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Quotidien- Laurent Metognon[/caption]L’audience des mis en cause dans le dossier Caisse nationale de sécurité sociale se déroule actuellement au tribunal de première instance de première classe de Cotonou.
A la barre ce mardi 8 mai 2018, Laurent Mètongnon et ses co-accusés. Arrivés très tôt au tribunal pour être écoutés, c’est vers la fin de la matinée que Laurent Mètongnon, secrétaire général de la Fésyntra-finance et les autres inculpés dans le dossier Cnss-Bibe ont été appelés par le juge Rodolphe Azo. L’audience qui se poursuit actuellement est loin de connaître une suite favorable après deux reports successifs pour fait de grève de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab). Le moins qu’on puisse dire c’est que chaque inculpé est assisté de son avocat conseil.
La parole a été donnée aux conseils du bouillant syndicaliste Laurent Mètongnon pour présenter leurs arguments. Ses trois avocats dont Aboubakar Baparapé et Lionel Agbo ont été unanimes. La décision de la Cour constitutionnelle met fin à la procédure et en conséquence, ce qui reste au juge c’est de dire le droit. Il serait inutile, selon les avocats conseils de Laurent Mètongnon de continuer à garder leur client dans les liens de la détention après la décision de la Cour. Mieux, les avocats ont soulevé plusieurs irrégularités dans le procès verbal et pour lesquelles ils appellent le juge à les déclarer inutiles. Tour à tour, chaque partie devra présenter ses arguments en attendant la décision du juge, qui certainement va renvoyer le dossier.
Actualités 08 mai 2018

Les députés Dakpè Sossou, Gérard Gbénonchi, Jean-Michel Abimbola, Corneille Padonou, Issa Salifou, Garba Yaya, André Okounlola, Maurice Katocha Chabi, Alexis Agbléssessi et Robert Gbian composent la Commission spéciale chargée d’étudier les demandes de levée d’immunité des députés Valentin Djénontin, Idrissou Bako, Mohamed Atao Hinnouho. Ces demandes avaient été déjà transmises par le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou via le ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou, ainsi que les dossiers de poursuites devant la Haute cour de justice des anciens ministres Komi Koutché, Aboubakar Yaya et encore Valentin Djénontin.
La décision de nomination des intéressés a été rendue publique, ce lundi 7 mai par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Conformément au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la commission spéciale est présidée par le représentant du bureau du Parlement en la personne du premier vice-président, Robert Gbian. Elle a pour rapporteur Alexis Agbélessessi, président de la commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme. En dehors des deux, les huit autres membres ont été désignés par chacun des groupes parlementaires, comme le prévoit l’article 71 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Cette commission spéciale sera chargée d’entendre, au cas par cas, chacun des mis en cause dont la levée de l’immunité parlementaire est demandée ou celui de leurs collègues qu’ils auraient désignés pour les représenter. Une fois l’audition terminée, le rapport de la commission spéciale sera transmis à la Conférence des présidents pour avis avant d’être inscrit à l’ordre du jour de la plus prochaine séance de l’Assemblée nationale, suivant la procédure de traitement des questions urgentes. La décision relative à la levée de l’immunité parlementaire est prise par l’Assemblée nationale en séance plénière au cours de laquelle, il n’est donné lecture que des conclusions du rapport de la commission spéciale. La décision d’accorder ou de rejeter la levée de l’immunité parlementaire est adoptée sous forme d’une résolution par la majorité absolue du nombre des députés calculée par rapport au nombre des sièges effectivement pourvus, soit 42 députés. En cas de rejet de la demande, aucune autre demande relative aux mêmes faits et à la même personne n’est recevable au cours de la même session. C’est dire que le sort des députés Mohamed Atao Hinnouho, Valentin Agossou Djénontin et Idrissou Bako se trouve dans les mains de leurs collègues de la septième législature. Il faut souligner que le premier est cité dans une affaire de trafic de faux médicaments tandis que les deux derniers sont poursuivis pour des malversations financières à la Société nationale de promotion agricole (Sonapra). Idrissou Bako et Valentin Djénontin étaient, au moment des faits, respectivement directeur général de la Sonapra et président de la commission d’achat d’intrants agricoles au niveau de cette société, cumulativement avec ses fonctions de ministre de la Justice. C’est d’ailleurs à juste titre qu’en dehors de cette procédure de levée d’immunité, le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou a engagé contre Valentin Djénontin une demande de sa poursuite devant la Haute cour de justice en sa qualité de ministre au moment des faits querellés. La même procédure de demande de poursuite devant la Haute cour de justice est introduite dans le même dossier contre l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Komi Koutché. Il en est de même pour l’ancien ministre chargé de la Fonction publique, Aboubacar Yaya, contre qui est engagée aussi au Parlement une demande de poursuite devant la Haute cour de justice dans l’affaire de fraudes dans les concours de recrutement d’agents permanents de l’Etat au profit du ministère de l’Economie et des Finances sous le régime passé.
Quotidien- Une illustration de manifestation des fibromes[/caption]Le fibrome utérin encore appelé myome est une tumeur bénigne qui se développe à partir du muscle de l’utérus. Même si la plupart n’ont pas de conséquences sur la santé, certains fibromes utérins peuvent évoluer au point d’entraîner des complications graves pour la femme. La présence d’un fibrome n’empêche pas la survenue d’une grossesse mais peut empêcher celle-ci d’aller à son terme, prévient Dr Chakiratou Badirou Anjorin, gynécologue obstétricienne échographiste.
Toutes les femmes en âge de procréer présentent un risque de fibrome utérin. Mais il y en a qui sont plus exposées que d’autres. C’est le cas de la femme noire qui est beaucoup plus exposée au développement des fibromes, car les tissus conjonctifs sont beaucoup plus développés chez la femme noire que chez la femme blanche. Le fibrome peut être unique ou multiple. Selon Dr Chakiratou Badirou Anjorin, dans la majorité des cas, les fibromes n’entraînent aucun symptôme, ce qui signifie que celles qui les portent l’ignorent. « On reçoit beaucoup de cas mais malheureusement à un stade avancé », se désole la gynécologue. « C’est quand le fibrome commence à poser de problème, ou quand la femme commence par se sentir mal ou saigne beaucoup au point d’être anémiée qu’elle vient consulter », poursuit-elle.
Pourtant, il y a des signes qui peuvent alerter sur la présence de fibromes dans l’utérus. Les saignements abondants lors des menstrues sont le principal signe. Selon Dr Chakiratou Badirou Anjorin, cette abondance des saignements ne se mesure pas forcément en termes de nombre de jours de menstrues mais en termes de quantité de sang éliminé qui contient parfois des caillots. Les saignements en dehors des menstrues, qui ne sont pas forcément signe de fibrome, peuvent également signaler la présence de fibromes. On peut ressentir une masse dure ou un poids dans le bas ventre. « Même si on n’a pas encore la masse au niveau du bas-ventre et qu’on a des saignements abondants, il vaut mieux aller voir le gynécologue qui va faire les examens nécessaires et indiquera la conduite à tenir», conseille-t-elle. Quand on avance en âge, le flux sanguin lors des menstrues doit diminuer, lorsque, au lieu de diminuer cela ne fait qu’augmenter, il faut consulter un spécialiste, ajoute le gynécologue.
De l’avis du spécialiste, l’hérédité joue un rôle dans la survenue du fibrome utérin. Lorsqu’une maman a développé un fibrome, la probabilité que sa fille fasse de même est forte. Parfois ce n’est pas le volume du fibrome qui compte mais sa situation. Lorsqu’il se situe dans l’utérus sous muqueux, à chaque règle la femme va beaucoup saigner et même en dehors des règles. Dans ce cas, le fibrome peut la tuer facilement par rapport à celle dont le fibrome est sur l’utérus et plus volumineux.
Un fibrome n’empêche pas la grossesse mais…
Quand le fibrome s’installe et prend de l’espace, il exerce une pression sur le fœtus et peut empêcher une grossesse d’aller à son terme, donc entrainer une fausse couche. Comme on l’entend dire souvent, « l’utérus qui ne fait pas d’enfant fait des fibromes ». Cette assertion s’explique, selon le gynécologue, par le fait que, « chez la femme qui est sujette à faire des fibromes et qui ne féconde pas, les fibromes se développent plus rapidement que chez celle qui est tout aussi prédisposée mais qui fait régulièrement des enfants ». De façon générale, la plupart des femmes ayant des fibromes sont fertiles et vivent des grossesses normales. Néanmoins, un fibrome volumineux peut diminuer la fertilité en bloquant les trompes de Fallope ou en empêchant la nidation de l’embryon. « Dans certains cas, il peut se développer et empêcher la femme de conduire une grossesse à son terme et d’avoir un enfant ». Si malgré la présence du fibrome, la grosses arrive à son terme, le fibrome volumineux peut entraîner une césarienne s’il bloque le passage empêchant l’expulsion de l’enfant.
S’agissant du traitement du fibrome, Dr Chakiratou Badirou Anjorin souligne que dans le cas où le fibrome est source de problèmes importants pour la femme, il n’y a que la chirurgie pour la tirer d’affaire. Selon le cas, cette chirurgie consiste à enlever la masse et parfois à faire une ablation de l’utérus. Dans certains cas où le fibrome est présent mais ne crée pas beaucoup de problèmes, il y a des traitements médicamenteux pour calmer la douleur et diminuer le flux sanguin jusqu’à ce qu’elle atteigne la ménopause.
Il faut préciser qu’un taux élevé d’œstrogènes dans l’organisme accélère la croissance des fibromes. Après la ménopause, les fibromes régressent progressivement en raison du déclin de la production d’œstrogènes et s’ils ne sont pas trop gros, ils finissent par disparaître. Mais si le fibrome est déjà volumineux au départ, même si la ménopause intervient, il ne disparaît pas et peut être source d’ennuis de santé pour la femme. Lorsqu’il n’est pas pris en charge, le fibrome peut conduire à des complications de divers ordres : anémie, constipations, infections urinaires qui peuvent atteindre les reins et entrainer une insuffisance rénale. Le fibrome, quand il est gros, peut comprimer d’autres organes comme le colon qui n’arrive plus à se vider complètement. Les matières fécales s’accumulent obligeant ces personnes à faire recours au lavement rectal ou à d’autres techniques pour les évacuer. Lorsque le fibrome en arrive à s’infecter, cela peut conduire à une septicémie et tuer. D’où la recommandation du Dr Badirou Anjorin, consulter le médecin dès l’apparition des premiers signes, c’est-à-dire des saignements abondants ou la suspicion d’une masse dure dans le bas-ventre.

Déboussolés, exaspérés après plusieurs démarches administratives pour la poursuite de leur formation et sans activités académiques depuis un mois environ, les étudiants inscrits en odontostomatologie de la Fss organisent un sit-in, ce mardi 8 mai à la Faculté des sciences de la Santé. Ils entendent plaider pour une meilleure formation.
Les étudiants inscrits en odontostomatologie à la Faculté des sciences de la Santé (Fss) vont donner de la voix ce jour pour l’avenir de leur filière. Ouverte à l’année scolaire 2011-2012, l’Unité de formation et de recherche (Ufr) en odontostomatologie serait sans perspectives. Faute de dispositifs techniques et de moyens financiers adéquats et d’enseignants qualifiés, la filière se délite peu à peu au malheur des apprenants. Après six années d’étude, la première promotion n’a toujours pas effectué les travaux et les stages pratiques pourtant indispensables à l’expertise que requiert cette spécialité nouvelle au Bénin.
« Nous recevons une formation au rabais avec beaucoup de lacunes et nous avons évolué ainsi d’année en année. Sur les six promotions, les trois dernières ont dû être reversées en Médecine générale et les trois premières promotions qui subsistent dans cette filière ont des retards criants », se désole Christian Goussanou, étudiant en 6e année. Dans ces conditions, les étudiants actuellement en sixième année finiront l’année prochaine sans expertise pratique et sans plateau technique pour exercer. Toutes choses qui amènent à se demander si la filière a été ouverte sur la base d’études préalables et de textes réglementaires. « En se basant sur le programme de formation harmonisée de l’Organisation Ouest-africaine de la Santé (Ooas), des dispositions préalables sont indispensables à la formation adéquate des apprenants de l’Ufr en odontostomatologie. Il s’agit en l’occurrence de la disponibilité sur le territoire national d’enseignants de rang magistral ; la construction et l’équipement des laboratoires devant servir de cadre aux travaux pratiques ; la construction et l’équipement de la Clinique universitaire d’odontostomatologie pour servir de cadre aux stages hospitaliers ; la disponibilité d’une équipe de maintenance pour l’entretien des infrastructures et la mise en place d’une équipe de coordination des activités académiques au sein de l’Ufr… Jusqu’à ce jour aucune de ces ressources n’est disponible et nous évoluons ainsi. Tout porte à croire que l’ouverture de cette filière au Bénin n’est fondée sur aucun texte. D’ailleurs aucune des autorités que nous avons rencontrées, n’a pu nous fournir l’acte portant création de la filière », se plaint le président de l’association des étudiants en odontostomatologie du Bénin, Oscar Adja.
Santé 08 mai 2018
Quotidien- Laurent METOGNON[/caption]Les mis en cause dans le dossier de placement hasardeux moyennant rétro-commissions des fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) à la Bibe, seront présentés au juge, ce mardi 8 mai.
Laurent Mètongnon et ses co-accusés dans ce dossier qui a défrayé la chronique, seront écoutés au cours d’une audience au tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Plusieurs fois reportée à cause des mouvements de grèves dans le secteur judiciaire, l’audience de ce jour devrait enfin permettre de tirer au clair cette affaire qui laisse libre cours aux supputations et suscite la réaction des syndicalistes et des membres du Front pour le sursaut patriotique (Fsp), un regroupement de politiques et d’acteurs de la société civile dont le syndicaliste Laurent Mètongnon est membre fondateur.
Rappelons que c’est le juge Rodolphe Azo qui va écouter les mis en cause, conformément à une décision de la Cour constitutionnelle.
Société 08 mai 2018

Les députés de la Minorité parlementaire ont levé le ton, ce lundi 7 mai, à l’Assemblée nationale pour condamner l’arrestation dont fait l’objet leur collègue Taofick Mohamed Hinnouho actuellement devant la Justice, en dépit de l’article 90 de la Constitution du Bénin. Lequel dispose qu’« Aucun député ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu’avec l’autorisation de l’Assemblée nationale, sauf les cas de fragrants délits ».
En vertu de cette disposition constitutionnelle, l’Opposition parlementaire dénonce une certaine violence physique et psychologique exercée sur le député de la 15e circonscription électorale par le parquet du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Elle a fait savoir son indignation à travers une déclaration lue à la tribune de l’hémicycle par le député Garba Yaya. Les députés de la minorité pointent d’un doigt accusateur le gouvernement qui serait derrière tout le calvaire que vit l’élu du peuple devant la justice qu’on veut coûte que coûte jeter en prison. Ils félicitent, au passage, l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) qui, à travers un communiqué de presse, dénonce l’immixtion de l’Exécutif dans le Judiciaire.
« Du haut de cette tribune, nous voulons appeler et interpeller le gouvernement ; nous voulons interpeller la conscience citoyenne de tous les élus parlementaires ; nous voulons interpeller le brave peuple à l’effet d’espérer que du concours de nos contributions et des vôtres (président de l’Assemblée nationale, ndlr), l’Etat de droit soit rétabli et le député remis en liberté sans délai ; conformément à la Constitution, à la loi et à la décision du juge », insiste Garba Yaya qui s’indigne face à la situation.
Thibaud C. NAGNONHOU

L’avocat en charge de la défense du député Mohamed Taofick Hinnouho alias Atao est monté au créneau, ce lundi 7 mai à Cotonou, pour apprécier la mise sous mandat de dépôt de son client. Me Alfred Bocovo a déclaré, lors de sa conférence de presse, avoir été molesté avec son client par une demi-douzaine d’hommes en civil. Il a été soutenu par Me Aboubacar Baparapé qui dénonce une arrestation du député « non conforme » aux textes de la République.
Porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale sa version des faits sur l’affaire relative à l’arrestation et à la mise sous mandat de dépôt du député Mohamed Taofick Hinnouho alias Atao. C’est le but de la conférence de presse qu’a animée, ce lundi 7 mai à Cotonou, maître Alfred Bocovo, chargé de la défense, et assisté de Me Aboubakar Baparapé, président de l’Organisation pour la défense des droits de l’Homme et des peuples.
Me Alfred Bocovo a dénoncé le matraquage médiatique à travers lequel le procureur de la République et le ministre de la Justice, par médias interposés, ont fait des déclarations non conformes à la réalité. Il importe, selon lui, d’apporter une réponse appropriée pour équilibrer l’information. Me Alfred Bocovo a déclaré que pendant qu’ils marchaient pour rentrer au cabinet du juge des libertés et de la détention, une demi-douzaine d’hommes en civil leur ont barré la voie, les empêchant d’accéder au bureau du juge. « Ils l’ont trituré comme on triture les légumes pour préparer la sauce, de sorte qu’il est tombé essoufflé», a allégué Me Bocovo. Voulant aller à son secours pour le libérer de leur étreinte, « J’ai reçu des coups », précise-t-il.
C’est parce que le procureur de la République arrivé sur les lieux a constaté les dégâts qu’il a ordonné que le Service d’assistance médicale d’urgence vienne le chercher pour l’amener au Cnhu, selon l’avocat du député actuellement mis sous mandat de dépôt en psychiatrie. Il dit avoir été également hospitalisé.
C’est le vendredi 4 mai dernier qu’on a notifié une garde-à-vue suivie d’une détention provisoire au député, fait-il savoir. Cela, pour de nouvelles infractions notamment des fraudes douanières.
L’avocat relève que lorsqu’on parle de flagrance, cela obéit à des exigences, lesquelles ne sont pas réunies en l’espèce. « Où se trouve la flagrance entre la disparition du député et son retour au pays ? » s’interroge-t-il.
Pour Me Alfred Bocovo, le certificat médical se délivre à la victime, et lorsqu’on se met à le rendre public, on tombe sous le coup de la loi, analyse-t-il.
« C’est une procédure conduite avec rage et ruse pour l’abattre. Nous ferons les procédures jusqu’au bout », a insisté l’avocat du député qui dénonce la violation de l’article 90 de la Constitution. Car, justifie-t-il, en l’état actuel de la procédure, le député est couvert par l’immunité parlementaire. De plus, par l’ordre de refus d’arrestation du juge des libertés et de la détention, le mandat tombe. Le fait de décerner un mandat d’arrêt est illégal, selon la défense.
Pour Me Alfred Bocovo, son client s’est d’abord mis à l’écart parce qu’il redoutait les tracasseries qu’il subit actuellement.
Me Aboubakar Baparapé relève que ce lundi, c’est la journée nationale de lutte contre la torture. « La personnalité du délinquant influe sur le procès pénal…le criminel le plus dangereux a des droits constitutionnels et d’autres liés à la défense », a exposé le défenseur des droits de l’Homme. Il estime que c’est parce le député Mohamed Taofick Hinnouho n'est pas de la majorité présidentielle qu’il subit de pareils traitements. Me Aboubakar Baparapé déclare être venu soutenir son confrère en charge de la défense du député pour refuser ce qu’on avait connu sous le Prpb
Declaration de Maitre Alfred Bocovo[/caption]Depuis ce week-end, le dossier des faux médicaments connaît un nouveau développement avec de nouveaux chefs d’accusation contre le principal mis en cause, le député Atao Mohamed Hinnouho. Outre les accusations de trafic de faux médicaments, il lui est également reproché des fraudes douanières pour lesquelles il devra répondre. Mais son avocat Me Alfred Bocovo au cours d’une conférence de presse, ce lundi 7 mai, s’est opposé aux propos du ministre.
Inculpé d’exercice illégal en pharmacie, vente de médicaments falsifiés, fournitures, offre de fournitures, trafic de produits médicaux contrefaits, fabrication ou fourniture de produits médicaux ne remplissant pas les exigences de conformité, association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, faux en écriture privée et usage de faux en écriture privée, le député Atao Mohamed Hinnouho devra également répondre des accusations de fraude douanière. C’est l’élément nouveau rapporté par le ministre de la Justice, garde des sceaux, Joseph Djogbénou, dans le dossier. Le procureur de la République a les compétences pour décerner un mandat de dépôt en matière de flagrant délit selon les explications du garde des sceaux. Il soutient que les produits incriminés sont entrés sur le territoire béninois sans que le cordon douanier ait pu retracer leur entrée. Ce qui a suscité une plainte de la direction générale des Douanes et des Droits indirects qui a constaté que d’importantes sommes ont échappé au Trésor national. « Cette procédure de flagrant délit a été également ouverte. L’enquête a eu lieu et le procureur de la République a placé le député sous mandat de dépôt suivant cette procédure, sur la base de la plainte de la direction générale des Douanes devant le juge des flagrants délits », a détaillé Joseph Djogbénou. Le député Atao Hinnouho n’est pas placé sous mandat de dépôt en vertu de la procédure d’instruction d’après le ministre, mais sur la base de la plainte de la douane et dans le cadre de la procédure de flagrance conformément à la Constitution, au règlement intérieur de l’Assemblée nationale et au Code de procédure pénale.
L’avocat du député, Me Alfred Bocovo, ne se retrouve pas dans cette nouvelle accusation. « On a inventé les dernières accusations. Une personne qui est libre par une décision de justice, on s’est mis à ses trousses… », regrette-t-il. A ses dires, une personne qui a été déjà poursuivie pour une dizaine d’infractions devant un juge d’instruction même s’il y a une autre infraction, le procureur devrait ouvrir une enquête complémentaire pour constater ces faits. « Donc, il ne s’agit pas de flagrant délit », a-t-il conclu, exigeant la preuve qu’Atao Hinnouho dispose d’une carte d’importateur pour importer des produits au Bénin.
Signalons que le député Atao Hinnouho sera présenté au procureur ce jour
Carole Borna[/caption]L’Unesco et le monde ont célébré le 5 mai dernier, la troisième édition de la Journée du patrimoine mondial africain. Carole Borna, directrice du patrimoine culturel au ministère du Tourisme, de la Culture et des Sports, nous explique comment cette journée permet de mobiliser l’attention sur «Le riche et magnifique patrimoine de nos pays ».
La Nation : Comment est née la célébration de la journée du patrimoine mondial africain ?
Carole Borna : Cette initiative fait suite à la décision prise, lors de la 38e session de la Conférence générale de l’Unesco en novembre 2015, de consacrer la date du 5 mai à la célébration du patrimoine culturel et naturel exceptionnel du continent africain, berceau de l’humanité. Le thème retenu cette année est « Aimer le patrimoine mondial africain ». C’est une occasion de sensibiliser les populations à la préservation et à la valorisation des sites africains, et spécialement ceux qui sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
Qu’en est-il du patrimoine africain inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco ?
L’Afrique est sous représentée sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco et beaucoup de sites qui figurent sur cette liste du patrimoine mondial sont en péril. Les biens africains représentent environ 13 % des sites inscrits aujourd’hui, c’est peu. C’est pour cela qu’il est très important de protéger et de préserver les biens que nous possédons, car ils sont irremplaçables et leur dégradation ou leur disparition serait une perte énorme surtout pour les générations futures.
Cependant, il faut souligner que de nombreux biens en Afrique sont confrontés à de multiples menaces comme le changement climatique, les catastrophes naturelles, l’urbanisation à grande échelle sur certains sites et les conflits qui engendrent des troubles et permettent les vols et les pillages. Les défis sont grands mais les actions doivent continuer d’être menées et surtout renforcées pour éviter les pertes. Cet héritage est inestimable, du point de vue historique et du point de vue social, car il ne s’agit pas uniquement de sauvegarder et de présenter des biens culturels; mais il est question aussi de développement durable, de valeurs et d’identité culturelles. Les populations ont tout à gagner en s’impliquant dans la gestion des biens, car le patrimoine culturel et naturel bien géré et mis en valeur est un moteur de développement et une source de richesse. Il aide à la réduction de la pauvreté, grâce notamment à la création d’emplois. Cette journée spéciale est aussi pour les Etats africains une occasion de faire le point sur le patrimoine que nous avons en commun et de renforcer la coopération régionale. Chaque pays peut aussi penser à l’inscription de nouveaux sites sur la liste du patrimoine mondial.
Comment s’organisent la préservation et les valorisations des sites ?
Par des campagnes de sensibilisation et des actions concrètes sur les sites : réhabilitations, restaurations, campagne de salubrité, expositions temporaires, visites et événements divers qui aident à la promotion. Au niveau de la direction du Patrimoine culturel, nous misons surtout sur l’implication des jeunes. Ils sont très actifs sur le terrain. Je ne vais pas citer toutes les Ong et toutes les associations béninoises et internationales qui se mobilisent autour du sujet mais elles sont nombreuses et nous les encourageons. Le ministère du Tourisme, de la Culture et des Sports encourage les projets qui visent à sensibiliser la jeunesse à la valeur du patrimoine et de la diversité par le biais d’une approche combinant les activités ludiques et la découverte sur le terrain. Cette démarche est fermement ancrée dans les valeurs de l’Unesco et s’appuie sur les idéaux de diversité culturelle, de dialogue et d’échanges. Les activités menées au niveau local encouragent les jeunes béninois et ceux de divers pays à participer directement à la protection et à la valorisation du patrimoine mondial. Elles permettent ainsi une meilleure connaissance et l’appropriation de ces biens patrimoniaux. Tout cela aide à la transmission de ce riche patrimoine. Demain, ce sont nos enfants qui seront appelés à veiller sur ces trésors et qui seront les garants de nos cultures et de nos traditions.
Nous travaillons aussi avec l’Ecole du patrimoine africain (Epa) à Porto-Novo, qui nous accompagne dans certaines activités et qui met en place des actions de formation et d’éducation à l’endroit de la jeunesse. Et je voudrais à cette occasion inciter les Béninois et tous ceux qui visitent notre pays à se rendre sur nos sites culturels et naturels afin de les découvrir et les faire vivre.

L'UNSTB, la COSI-Bénin et la CSTB, les trois centrales et confédérations syndicales qui tergiversaient à suspendre leur motion de grève viennent de le faire. L’annonce vient d’être faite à l’occasion d’un point de presse que les responsables tiennent à la Bourse du Travail.
Cette décision, selon les secrétaires généraux, fait suite à une assemblée générale tenue simultanément dans les 12 départements du pays. Onze départements sur les douze que compte le pays ont été favorables à la suspension des mouvements de grève. Les travailleurs sont donc invités à reprendre le service.