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Nouvelles

Développement du continent par la culture : Micheline Adjovi conscientise la jeunesse et la femme africaines
Plusieurs thématiques se rapportant à la femme africaine ont fait l’objet de discussion, il y a quelques jours, à Cotonou, entre acteurs de divers horizons. Il était question pour panélistes et communicateurs de se pencher sur le thème de "La femme africaine fière de son identité a un rôle essentiel à jouer dans l'avenir de l'Afrique". Au nombre des intervenants, l’auteure Micheline Adjovi qui passe de plus en plus comme une défenseure de l’identité authentique africaine. Les trois panels de discussions organisés par Chimène Sossah, initiatrice de la causerie, portent globalement sur le leadership féminin et le développement du continent. "Africains, créons par nous-mêmes la richesse de demain" est le thème principal de l'événement, alors que l’auteure Micheline Adjovi a été invitée à se prononcer sur la thématique : "La femme africaine fière de son identité a un rôle essentiel à jouer dans l'avenir de l'Afrique". Ecrivaine avec à son actif une série de publications dont les dernières plongent le lecteur dans la culture authentique, la vraie identité des Xwéda et l’histoire de Ouidah, cette native de Ouidah passe également pour l’avocate de la femme. Micheline Adjovi porte sur la femme africaine un regard fascinateur, et ne manque la moindre occasion pour l’aduler comme un être aux dimensions multiples et particulières. Dans le cadre du panel, elle a expliqué que « dans la spiritualité africaine, la femme, quel que soit son degré d'évolution ou sa classe sociale, canalise la totalité de l'énergie magnétique de la mère spirituelle ». La preuve scientifique en est que « la 23e paire de chromosomes de son caryotype, celle responsable de la procréation, est constituée de deux variétés de chromosomes de même nature magnétique : l'énergie magnétique du père X et celle de la mère X. D'où le couple XX du caryotype féminin. Celui du genre masculin est XY». Sur la question de l’identité, pour la vivre « pleinement », conseille l’auteure, il est nécessaire d'en être informé, d'en prendre conscience et de l'assumer en toute connaissance de cause. « Pour ma part, j'ai appris à me redécouvrir et cette renaissance me permet d'affirmer au quotidien mon identité africaine partout et en tous lieux, avec fierté et dignité, sans complexe et sans peur du regard de l'autre», confie-t-elle ensuite à l’assistance. Aussi, assure-t-elle, non sans satisfaction, que « la femme africaine progresse à grands pas sur le chemin de son africanité. Mais il nous reste encore du chemin à parcourir ». Selon ses explications, la nature d'un enfant dépend du degré de conscience de ses parents et de l'ambiance qui prévaut dans son cadre de vie. « Il revient donc aux parents, par la pédagogie de l'exemple, de transmettre les valeurs éthiques et morales, de susciter chez l'enfant le courage de s'exprimer et la conviction de faire valoir ses idées, lui apprendre à assumer la responsabilité de ses choix et de ses actes sans se dérober », indique la communicatrice, par ailleurs psychologue de l’enfant et coach personnel. Le rôle de la femme dans l'avenir de l'Afrique Micheline Adjovi estime que si la famille est un gouvernement, l'homme en est le président, le premier ministre et le ministre des Affaires étrangères, mais que tous les autres postes reviennent d'office à la femme. « Elle est ministre de l'Intérieur, de l'Education, de la Défense et de la Sécurité publique, des finances et de l'Economie, de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, de la Santé, de l'Action sociale », soutient-elle. Pour elle, le rôle de la femme dans l'avenir de l'Afrique est de prendre conscience de l'enjeu et des défis du continent noir et éduquer ses enfants à l’esprit lucide et fécond, susceptibles de s'engager, entre autres, dans la recherche de développement inspirée de la culture africaine. Il faut pour le continent, suggère l’auteure, des enfants courageux et audacieux capables d'accéder à des solutions efficaces en prenant en compte la géopolitique et la géostratégie pour assurer à l'Afrique sa souveraine et légitime défense. « La culture africaine, source de connaissances et de sciences, est le tremplin de découverte et d'inventivité, de créativité et d'innovation dans tous les domaines pour une Afrique forte et puissante », poursuit-elle. C'est pourquoi, conclut-elle, la femme africaine a une importante mission dans l'éveil de conscience de la jeunesse en général et de ses propres enfants en particulier. Culture 29 nov. 2021


Valorisation du tourisme de montagne : des réflexions sur les défis
Les acteurs touristiques et les Organisations de la société civile appréhendent les enjeux pour la valorisation du tourisme de montagne. Une réflexion sur la question a mobilisé, jeudi 25 novembre dernier à Natitingou, divers acteurs du secteur touristique et de la société civile. « L’implication des partenaires régionaux autour du tourisme durable en montagne ». C’est le thème, objet de réflexion, entre différents acteurs des Organisations de la société civile, du secteur du tourisme, des cadres des directions départementales établies dans l’Atacora, des enseignants et des citoyens ce jeudi 25 novembre à Natitingou. À l’initiative de l’Organisation non gouvernementale Bénin culture développement et amitié (Bcda), ces acteurs ont appréhendé, au détour d’une causerie, les enjeux pour valoriser le tourisme de montagne. S’attachant à la vision du chef de l’État déterminé à faire du tourisme le levier du développement économique du Bénin, il est opportun, à en croire les participants, de s’intéresser à ce type de tourisme qui pratiquement n’existe pas au pays. Les réflexions sont allées dans ce sens après la communication présentée par Imadou-Dine Moussouloumi Traoré, directeur départemental du Tourisme, de la Culture et des Arts de l’Atacora-Donga. Le tourisme est l’ensemble des activités déployées par les personnes au cours de leurs voyage et séjour dans les lieux situés en dehors de leurs environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année à des fins de loisirs, d’affaires ou autre motif non lié à l’exercice d’une activité, indique-t-il. L’origine du tourisme de montagne remonte, dit-il, au XVIIIe siècle, avec la recherche de lieux de détente par l’aristocratie, puis ultérieurement par la bourgeoisie. Ce tourisme montagnard désigne l’ensemble des activités de pleine nature liées au massif montagneux qui favorise le développement économique viable, socialement équitable et écologiquement reproductible, confie le communicant. Asseoir un tourisme durable L’Atacora étant une région fortement montagneuse, il est propice à ce type de tourisme, souligne-t-il. Il convient de prendre les dispositions pour développer toutes les activités inhérentes pour faire jouir les peuples de montagnes des avantages que la nature leur a offerts, soutient le directeur Traoré. D’où l’action des partenaires pour asseoir un tourisme durable. Au nombre des défis pour y parvenir, Imadou-Dine Traoré évoque la viabilité du secteur, l’équité sociale et la reproductibilité écologique. Pour sa part, Michel Nahouan, l’initiateur du ‘’Rendez-vous montagnard’’ souligne la synergie d’actions, la mutualisation des efforts, des ressources et des connaissances, la pérennisation du cadre d’échanges et l’approfondissement de certains défis liés à la préservation de la montagne. Son Ong va s’atteler à préserver l’écosystème à travers une expérience pilote mise en place. Il s’agit de la plantation de quinze hectares dans l’arrondissement de Tempégré, commune de Toucountouna où les flancs de collines sont reboisés avec environ onze mille plants. Ces plants, souhaite-t-il, doivent survivre pour qu’on voie à quoi peut ressembler une colline habillée. Il entend dupliquer ce projet dans la commune de Natitingou dans l’espoir de créer un déclic à partir de l’expérience et du vécu de la population. « Nous voulons créer un pôle vert pour rayonner cet esprit écologique et écocitoyen que nous avons envie de disséminer au sein de nos communes et de nos populations », a indiqué Michel Nahouan, soucieux de la protection de l’écosystème des montagnes. Economie 29 nov. 2021


Journée mondiale de l’enfance : l’Unicef Bénin marque les esprits
L’Unicef crée des espaces de dialogue et d’échanges entre les enfants du Bénin et les préfets à l’occasion de ses 75 ans et de la Journée mondiale de l’enfance (Jme). Une caravane de plaidoyers est en cours actuellement dans tout le pays et vise à mettre sur la table les préoccupations relatives aux droits des enfants. L’Unicef Bénin veut marquer son terrain à l’occasion de son 75e anniversaire. Le relais de plaidoyers des enfants et des jeunes en cours actuellement sur toute l’étendue du territoire national marque les esprits quant à la promotion des droits des enfants. Au cœur de ce dispositif, les enfants, les élus locaux, les préfets et l’équipe de l’Unicef. La motivation est de permettre non seulement aux cibles de s’exprimer sur les sujets qui les inquiètent, mais aussi aux préfets de partager leurs engagements en faveur des enfants et des jeunes. Pour l’Unicef, cette initiative est un soulagement. Les chefs de terre sont déjà acquis à la cause. « La plupart d’entre les préfets sont déjà engagés sur cette question, parce qu’ils ont une influence très large au niveau des départements et le pouvoir de passer des arrêtés préfectoraux, de renforcer les sensibilisations aux niveaux communal et communautaire. Ce sont des acteurs très respectés au niveau de la communauté », apprécie Marion Desmurger, cheffe de la communication à l’Unicef Bénin. Natitingou, Kandi, Djougou, Parakou et Dassa sont les localités déjà sillonnées. Le principe est simple. « Au niveau des préfectures, chaque enfant présente son message de plaidoyer au préfet. A la suite des plaidoyers, les préfets partagent à leur tour leurs engagements vis-à-vis des jeunes et des enfants », explique-t-elle. Dans le cadre de cette initiative, la partie septentrionale du pays est d’abord visée en raison des violations répétées des droits des enfants qui y ont cours. « Une grande partie des violations des droits des enfants en termes de statistiques se trouve généralement dans les départements du nord Bénin où les conditions de vie de certains enfants sont particulièrement difficiles, surtout dans les zones reculées », développe-t-elle. Si dans l’Atacora, le préfet s’est engagé à enrayer le phénomène des grossesses précoces et non désirées d’ici à 2030, dans le rang des jeunes filles dans les milieux scolaires et les centres d’apprentissage, dans le Borgou, l’heure est à l’accélération des efforts en faveur de la lutte contre les travaux forcés dans les centres d’apprentissage et les carrières et à la sensibilisation à la santé sexuelle et reproductive. 2022 est le dead line fixé pour honorer cet engagement dans le Borgou. A ce défi, s’ajoute celui de l’emploi des jeunes. Sur ce point, les signaux sont plutôt rassurants. « Le préfet a dévoilé ses efforts en ce qui concerne la mobilisation des ressources en vue de soutenir l’emploi des jeunes et lutter contre leur immigration clandestine ». Douze actions pour les douze départements Le plan de l’Unicef est d’engager douze actions pour l’ensemble des douze départements. Des jeunes reporters sont mis à contribution pour mieux toucher les cibles. « Ce sont des U-Reporters (jeunes de 15 à 35 ans provenant de différentes localités pour discuter des messages de plaidoyer importants) qui prennent sur eux d’organiser ces actions. Ils collaborent entre eux, décident de ce qu’ils vont organiser et cotisent même parfois pour créer des évènements afin de venir en aide aux autres », se réjouit Marion Desmurger. Les enfants impliqués dans ce relais de plaidoyers savent qu’ils doivent prendre le taureau par les cornes pour que les droits de tous les enfants puissent être respectés. Lesquels droits sont relatifs à la lutte contre les violences et abus sous toutes leurs formes, leur présence dans les médias et dans les instances décisionnelles qui leur sont dédiées. « A chaque étape, c’est un passage à la préfecture avec la remise de la lettre de plaidoyer des enfants et des jeunes au préfet suivie d’une U-action menée par les jeunes avec des enfants », soutient-elle. L’objectif de l’Unicef, c’est de remettre ces douze lettres des plaidoyers qui reflètent les attentes, les besoins et les espoirs des enfants et des jeunes du Bénin au chef de l’Etat ou son représentant. Le 8 décembre, date de la cérémonie officielle des 75 ans de l’Unicef, ces doléances seront portées au plus haut niveau. Deux mobiles sous-tendent l’élan de l’Unicef. Il s’agit dans un premier temps de montrer et de rappeler aux enfants et jeunes que leurs voix comptent. Deuxièmement, il est question de leur offrir la possibilité de porter leur voix auprès des décideurs. Les enfants y vont en toute connaissance de cause. « Ce ne sont pas de messages personnels mais de plaidoyers formulés sur la base de consultations entre les enfants et entre les jeunes pour qu’ils décident entre eux des sujets prioritaires qui les concernent et qui les inquiètent afin de pouvoir les porter auprès du préfet », précise-t-elle. Ces consultations qui se tiennent avec et pour les enfants ainsi que les messages de plaidoyers qu’ils portent traduisent leur soif en ce qui concerne la promotion de leurs droits. Idem pour les jeunes regroupés au sein des U-reporters et qui sont devenus les membres de la plateforme d’U-report (plateforme lancée par l’Unicef et le ministère des Sports en avril dernier pour promouvoir les droits des enfants». A travers cette plateforme, ils décident de chercher la bonne information, d’exprimer leur voix en participant à des sondages et enfin décident de devenir des acteurs de changement en créant des actions communautaires autour d’eux. La présente caravane de plaidoyers qui mobilise les enfants est une grande avancée pour le respect des droits de la cible de l’Unicef. Société 29 nov. 2021


Droits des enfants et des jeunes : les assurances du préfet du Borgou
Initié par l’Unicef, le relais de plaidoyer des enfants et des jeunes lancé, vendredi 19 novembre dernier à Natitingou, a atteint Parakou, mardi 23 novembre. Après avoir écouté et reçu les messages de Miracle Océni et Barikis Yessoufou qui représentaient les enfants et les jeunes du Borgou, le préfet Djibril Mama Cissé a réaffirmé son engagement pour la promotion de leurs droits et épanouissement. Après ses collègues de l’Atacora, de l’Alibori et de la Donga, c’était au tour du préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, mardi 23 novembre à Parakou, d’accueillir la caravane organisée à travers le relais de plaidoyer des enfants et des jeunes. Initiée par l’Unicef, l’activité s’inscrit dans le cadre de la célébration de son 75e anniversaire à Cotonou et du 31e anniversaire de la ratification de la Convention des Droits de l’Enfant par le Bénin. En effet, chaque enfant a le droit de s'exprimer et d'être entendu. Tel que stipulé dans les articles 12, 13 et 14 de la Convention des Droits de l’Enfant, la participation des enfants dans les prises de décision les concernant est un principe fondamental. Ainsi, cette caravane qui vise à mettre en lumière les droits des enfants a également permis de rappeler au préfet du Borgou son engagement envers les générations futures. Au nom des enfants du Borgou, Miracle Océni, 14 ans, a focalisé son plaidoyer sur la présence des enfants de moins de 14 ans dans les ateliers d’apprentissage et les carrières au niveau du département. Elle est également revenue sur le phénomène de la mendicité des enfants qui sévit. « Dans l’un et l’autre cas, leur place est à l’école », a-t-elle insisté, appelant à la création des centres ludiques de rééducation et de réinsertion sociale et professionnelle. Des plaidoyers de taille A sa suite, la représentante des jeunes du Borgou, Barikis Yessoufou, 20 ans, a félicité le préfet pour l’attention qu’il n’a jamais cessé d’accorder à la jeunesse de son département. Toutefois, elle a plaidé pour la création des conditions favorables à l’accessibilité et à la disponibilité des services de santé sexuelle et reproductive pour les adolescents. C’est pour réduire les taux de grossesses non désirées et d’avortements. Elle souhaite également la création des espaces conviviaux, de dialogue, d’apprentissage et de partage d’expériences, pour des changements de comportements au niveau des jeunes. En réponse à leurs plaidoyers, le préfet du Borgou a tenu à apprécier cette belle initiative prise par l’Unicef. « Je suis toujours à mon aise, toutes les fois qu’il faut aborder les questions qui touchent les enfants et les jeunes. Il s’est réjoui de constater que les enfants et jeunes, venus pour le rencontrer, ont déjà une très bonne connaissance de leurs droits et des menaces qui planent sur ces droits dans son département. Le préfet les a rassurés qu’il est totalement acquis à la cause des enfants du Borgou. En témoignent les actions qu’il mène dans ce sens, avec par exemple, la mise en place du Comité départemental de protection de l’enfance dans le Borgou, sans oublier la prise d’un arrêté portant interdiction de la main-d’œuvre infantile. Il a fait la promesse que les efforts doivent se poursuivre et se renforcer, tant qu’il y aura des fléaux qui vont continuer à entraver l’épanouissement des enfants. Représentant la représentante de l’Unicef au Bénin, la cheffe de la communication, Marion Desmurger, est revenue sur l’idée de ce relais. Il s’agit, selon elle, d’amplifier les messages des enfants et des jeunes, de créer et de faciliter le dialogue intergénérationnel avec les adultes autour de leurs droits, puis de les écouter et de prendre des engagements qui les aideront à atteindre leur plein potentiel. Comme lors des trois précédentes étapes, une lettre de plaidoyer portant les messages des enfants et des jeunes a été remise au préfet. Ce dernier y a apposé sa signature et inscrit ses mots d’engagement. A la fin du relais le 1er décembre prochain, il y aura une compilation des 12 lettres de plaidoyer, avant leur transmission au représentant du chef de l’Etat, lors de la célébration officielle des 75 ans de l’Unicef au Bénin, le 8 décembre à Cotonou.   Société 29 nov. 2021


Pour vite se faire recruter : un e-book et des podcasts donnent des astuces
En vue d’aider les talents à la recherche d’une opportunité professionnelle, le chasseur de têtes Yann Hazoumè vient de publier un e-book intitulé « Comprendre comment fonctionne un chasseur de têtes » et des podcasts. Ces outils apportent, aux talents en quête d’opportunité de carrière, des conseils pour se faire recruter. « Comprendre comment fonctionne un chasseur de têtes » est un livre électronique qui permet d’appréhender la façon de travailler de l’intermédiaire entre le recruteur et le recruté. « Dans ce premier ouvrage, j’ai dépeint le chasseur de têtes et son environnement, afin que le candidat connaisse mieux cet acteur de plus en plus incontournable dans la transition professionnelle », explique Yann Hazoumè, spécialiste du recrutement qui a accompagné des centaines de cadres et dirigeants pour (re)positionner leur carrière en Afrique. Le livre éclaire sur les différences entre chasseur de têtes et cabinet de recrutement, comment reconnaître un bon chasseur de têtes, connaître ses enjeux et contraintes, et les erreurs à éviter. Pour compléter le e-book et donner davantage de conseils aux candidats, Yann Hazoumè a produit des chroniques : des podcasts également accessibles gratuitement sur internet via les principales plateformes de podcasting. Des contenus courts, humoristiques, pour sourire d’anecdotes réelles mais aussi méditer des leçons de sagesse africaine appliquées au recrutement. A titre d’exemple, il y a Fela Kuti, Wagner et la longueur des Cv, des références professionnelles dont il faudrait se passer, les situations embarrassantes en entretien d’embauche et une dizaine d’autres histoires instructives. Avec le e-book et ces podcasts, les talents ont désormais pas mal d’outils accessibles, utiles et divertissants pour parfaire leurs techniques de recherche d’emplois. L’auteur du livre souligne qu’un autre e-book qui sera publié, ira un peu plus en détails et expliquera, avec des exemples et cas pratiques à l’appui, comment les cadres de la diaspora professionnelle peuvent mieux préparer leur retour sur le continent et se faire repérer. Société 29 nov. 2021


Dividende démographique : Swedd-Bénin élabore un nouveau profil-pays
Le programme Autonomisation des Femmes et Dividende démographique au Sahel (Swedd-Bénin), en collaboration avec plusieurs ministères sectoriels, organise, du 25 novembre au 4 décembre à Bohicon, une formation des experts. Il procède à l'occasion à l’élaboration d’un nouveau profil-pays sur le dividende démographique. Des experts du Bénin et d’autres pays africains prennent part aux travaux. La formation vise à fournir aux participants, essentiellement des chercheurs et experts, les informations et outils leur permettant l’appropriation du calcul du dividende démographique ainsi que la contribution des femmes et hommes. L’autre défi que doit relever cette rencontre qui dure dix jours est de favoriser la synergie entre les experts des questions de population et les chercheurs du Centre régional d’excellence en économie générationnelle (Creg) autour du dividende démographique et des questions de population en général. A l’ouverture des travaux, Laurent Hounsa, directeur général de l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad), s’est réjoui de la tenue au Bénin de l'atelier de formation des experts nationaux et d’élaboration du nouveau profil pays sur le dividende démographique. Les résultats de cette rencontre permettront d’avoir un nouveau profil pays sur le dividende démographique au Bénin. Puisque, précise-t-il, dans sa quête de la maîtrise de la croissance démographique, le Bénin, conformément aux directives sous régionales, s'est déjà lancé dans le processus de la capture du dividende démographique. Pour sa part, Djaoudath Alidou, coordonnatrice de l’Unité de gestion du projet Swedd-Bénin, précise que la budgétisation sensible au dividende démographique est aussi un autre pas vers l’égalité de genre et le Bénin, à l’instar d’autres pays, s’est aussi engagé dans cette démarche. Hermann Tokou, directeur de cabinet du ministère de l'Economie et des Finances, s’est aussi félicité des différentes démarches menées par l’Unité de gestion du projet (Ugp-Swedd) jusque-là, pour faciliter à l’institut le plein accomplissement de la mission qui lui est dévolue par le gouvernement à travers l'Observatoire national du dividende démographique (Ondd). Réponse à la demande Au démarrage des travaux, on pouvait noter la présence effective du professeur Latif Dramani, coordonnateur du Creg- Crefat, et du professeur Barthélémy Biao, directeur général du laboratoire Lareg. D’ailleurs, la première communication de cet atelier a porté sur le Centre régional de recherche en économie générationnelle (Creg) qui représente « une véritable réponse à la demande croissante de profils du dividende démographique et de produits connexes sur le continent, notamment en Afrique subsaharienne où les pays ont un grand potentiel pour réaliser le dividende démographique au cours des prochaines décennies». En termes de perspectives, le Creg s’engage à élaborer des profils nationaux de dividende de démographie pour chaque pays de la région Afrique de l'Ouest et centrale et au-delà. La deuxième présentation a porté sur « Le réseau des comptes nationaux de transfert». Les participants ont eu droit à un rappel relatif au réseau des comptes nationaux de transfert (National transfer accounts, Nta) créé en 2004 à Berkeley, aux États-Unis. En effet, ce réseau a vu le jour grâce à une discussion approfondie entre chercheurs qui ont reconnu l’impact majeur de la dynamique de la population et de la structure par âge sur l’économie. Son objectif est de faciliter et encourager l'amélioration des données, de la recherche et des politiques reliant la population et l'économie, en intégrant la problématique du genre, la structure sociale et économique et les inégalités. Ainsi, il vise à promouvoir le développement et l'utilisation de comptes nationaux de transfert (Nta) et de comptes nationaux de transfert de temps (Ntta). Les travaux ont cours jusqu’au 4 décembre. Ils donneront aux participants la compréhension améliorée des questions relatives au dividende démographique, à ses enjeux et implications pour le Bénin. Et le Bénin se dotera de nouveaux profils de consommation -le sexe et le milieu de résidence- et de revenu du travail toujours selon le sexe et le milieu de résidence. Que comprendre du dividende démographique ? Le dividende démographique est la croissance économique accélérée qui peut être générée par une baisse soutenue des taux de mortalité et de fécondité d'un pays suivie d’une modification progressive de la structure par âge de la population : la population jeune dépendante (moins de 15 ans) devient de plus en plus réduite par rapport à la population en âge de travailler (15-64 ans). Avec moins de personnes dépendantes à soutenir, un pays a une fenêtre d'opportunités pour une croissance économique rapide, si elle est accompagnée par des politiques appropriées pour promouvoir le capital humain, l'emploi et les investissements en matière de santé, d’éducation et de gouvernance. Société 29 nov. 2021


Forum sur l’investissement en Afrique 2021 : les Etats africains en quête d’oxygène
L’Afrique maintient le cap de la mobilisation de ressources, dans un contexte de crise sanitaire et climatique. Le Forum sur l’investissement en Afrique 2021 qui se tient du 1er au 03 décembre prochain est une occasion inédite. Plusieurs milliards de dollars supplémentaires pourront être mobilisés les prochains jours par les Etats africains. Ils entendent saisir l’occasion des «?Journées du marché?» de l’édition 2021 du Forum sur l’investissement en Afrique pour mettre le paquet. En réalité, initié par la Banque africaine de développement (Bad), ce forum annuel est devenu un cadre privilégié d’attraction des investissements dans l’Agriculture et la Santé au moment où l’Afrique tente de se remettre des effets de la pandémie de Covid-19. « L’Afrique devait être considérée aujourd’hui comme la frontière mondiale de l’investissement », a déclaré Akinwumi A. Adesina, président de la Bad à l’endroit des investisseurs. La 3e édition des Journées du marché du Forum pour l’investissement en Afrique aura lieu à Abidjan du 1er au 3 décembre 2021, dans un format hybride. Une hausse de la demande d’investissement est prévue. L’édition 2021 aura pour toile de fond la persistance de la pandémie, ainsi que les négociations sur le climat récemment conclues à la Cop 26 à Glasgow. Ces deux événements portent l’urgence de transformer les défis de l’Afrique en opportunités d’investissement. Selon la Bad, un consensus croissant se dégage autour de l’idée que le secteur privé sera indispensable pour donner l’ampleur et la rapidité nécessaires à l’élimination urgente des goulets d’étranglement dans de nombreux secteurs. Ces journées seront marquées par des sessions dans le style d’un conseil d’administration, uniques en leur genre. A l’occasion, des développeurs de projets et des investisseurs, y compris des fonds de pension, des fonds souverains et des sociétés de capital-investissement, examineront des projets, notamment dans les secteurs des soins de santé, de l’énergie et du climat, de l’agroalimentaire, des Tic et des télécommunications. Usine de production de vaccins Il sera présenté à ce forum, entre autres, un investissement potentiel dans la construction d’une usine de production de vaccins homologuée par l’Organisation mondiale de la santé. L’usine sera capable de produire trois types de vaccins de manière routinière, dont un pour le Covid-19. Les promoteurs du projet ont conclu un contrat de vente de la production de lait avec une grande entreprise internationale du secteur de l’alimentation et des boissons. Au cours des trois jours que durera l’événement, des sessions plénières seront également organisées pour discuter de la manière de mobiliser les financements institutionnels, du rôle des innovations de rupture telles que les technologies financières et les cryptomonnaies, et de la valeur des femmes en tant que championnes de l’investissement. Les travaux reviendront ensuite sur les réalisations et les faits marquants de la deuxième édition, qui s’est tenue à Johannesburg en 2019. À l’époque, cinquante-sept transactions d’une valeur d’environ 68 milliards de dollars ont été examinées. Le mécanisme de suivi des transactions du Forum sur l’investissement en Afrique permet de suivre l’évolution des engagements pris par les investisseurs au cours du forum et de déterminer la voie à suivre pour les concrétiser. Economie 29 nov. 2021


Travaux en commission budgétaire au parlement : Yves Kouaro Chabi défend un budget de 143 milliards FCfa
« Nous venons de défendre le budget exercice 2022 du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Il est en hausse de 33 %, soit 143 milliards F Cfa », a dévoilé le ministre Yves Kouaro Chabi, au sortir des travaux devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Selon lui, cette dotation est en phase avec l’ambition du gouvernement qui a fait l’option de renforcer l’enseignement technique et la formation professionnelle. « Nous avons un grand programme autour de la stratégie nationale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle avec en vue l’ouverture de 30 lycées agricoles et des écoles de métiers. Ce budget servira donc essentiellement à réaliser cette stratégie », a expliqué le ministre. L’enseignement général n’est pas du reste. Yves Kouaro Chabi annonce l’accélération de la Stratégie nationale de l’enseignement général en cours d’élaboration et qui viendra accompagner efficacement la Stratégie nationale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle…Selon le ministre, les députés se sont beaucoup intéressés à ce qui se fait dans le cadre du programme Aspiranat. Pour lui, que ce soit au primaire ou au secondaire, les enseignants aspirants jouent un rôle très important dans les écoles où ils assurent des heures d’enseignement. Yves Kouaro Chabi rassure ces derniers que le gouvernement se penche sur les préoccupations qu’ils posent. « Nous avons tous noté avec les députés à l’Assemblée nationale qu’il y a quand même une nette amélioration au niveau de la gestion des aspirants. Nous sommes conscients qu’ils posent le problème de salaire de neuf mois sur douze. C’est une question que nous connaissons, mais nous disons qu’après trois années de mise en œuvre de ce programme d’aspiranat, il est temps de faire une évaluation », informe le ministre. Il y a des équipes qui sont chargées de faire ce travail d’évaluation pour voir ce qui peut être corrigé, ajoute-t-il. «Ces équipes travaillent et bientôt nous aurons les résultats », rassure Yves Kouaro Chabi. Actualités 26 nov. 2021


Traiter une morsure de serpent avec du cérumen : attention, ce remède n’est pas prouvé
Une recette préconise le traitement, en deux minutes, de morsure de serpent avec du cérumen. La Nation a vérifié pour vous cette publication largement partagée cette semaine. Le
message décline la recette anti-venin en deux points. Primo : Prélever la couche des pellicules dans l'oreille de la personne mordue à l’aide d’un coton-tige, et l’appliquer sur la partie où le serpent aurait mordu. « Vous verrez une sueur qui sort de la partie, c'est du venin. Attention à ne pas toucher le venin », prévient-on dans la publication. Secundo : Nettoyer le venin avec du coton ou du tissu. Et pour convaincre de l’efficacité du remède, la publication soutient qu’il y a une interaction entre le venin du serpent « chargé négativement» et la pellicule « chargée positivement». Ce qui devrait annuler la force du venin.

Le contexte

L’Oms estime que chaque année, les morsures de serpents sont la cause de 81 000 à 138 000 décès au moins et d’environ 3 fois plus d’amputations et d’autres incapacités définitives. Les morsures de serpents venimeux peuvent entraîner une paralysie pouvant bloquer la respiration; des troubles sanguins aboutissant à des hémorragies fatales; des insuffisances rénales irréversibles et des lésions tissulaires susceptibles de provoquer des incapacités définitives et l’amputation d’un membre. Dans ce contexte, la recette paraît bien intéressante pour beaucoup d’internautes. Elle fait d’ailleurs le tour des réseaux sociaux depuis septembre 2018.

Ce que vous devez savoir !

Spécialiste des morsures de serpents, Dr Harold Tankpinou Zoumènou, émet des réserves et met en garde les internautes. « D’abord, le venin n’est pas visible à l’œil nu. Ensuite, toutes les morsures de serpents ne s’accompagnent pas d’injection de venin. Ce qui fait que certaines personnes auront des signes après la morsure et d’autres non. Par ailleurs, ceux qui se font mordre passent automatiquement chez le guérisseur (les morsures survenant le plus souvent en milieu rural). Ainsi, même quand il n’y a pas eu d’injection de venin et donc pas de manifestations cliniques chez la personne, on peut conclure à tort que le guérisseur ou le médecin peut-être ou tout autre remède a été efficace », a-t-il expliqué à La Nation.

« La médecine ne se fait pas sur WhatsApp »

Classiquement, on distingue deux grandes familles de serpents en Afrique : Les Viperidae (vipères, etc.) qui sont les plus répandues et les Elapidae (type cobra, etc.). Selon le chercheur, les premiers ont un venin qui déclenche des manifestations hémorragiques quand il est injecté. La situation peut évoluer sans que le malade se rende compte de la gravité. Il peut en mourir parce qu’il aura manqué de sang. Quant aux Elapidae, ils ont un venin qui est responsable de manifestations neurologiques. Ces patients meurent souvent sur les lieux de l’incident. Alors, la morsure de serpent, lorsqu’elle s’accompagne d’injection de venin, peut être plus dangereuse que laisse supposer un remède aussi banal. La recette diffusée sans preuve scientifique expose davantage la population. « Tant qu’elle (la recette) n’est pas étayée par un article scientifique, elle est fausse jusqu’à preuve du contraire. La médecine ne se fait malheureusement pas sur WhatsApp. Le seul traitement d’une morsure venimeuse est un anti venin administré de façon précoce dans les minutes suivant la morsure. Et suivant un protocole établi par la société africaine de venimologie. Quand le venin est injecté, il est injecté », insiste Dr Harold Tankpinou Zoumènou.

Pas de fondement scientifique

Déjà le 21 janvier 2021, Africa Check a publié un article de vérification sur ce remède. Selon les experts contactés par le média, le venin diffère d'une espèce à l'autre et il est composé de plusieurs centaines de protéines différentes. Certaines sont effectivement chargées négativement, mais d'autres sont neutres ou chargées positivement. Dr Chippaux a souligné à Africa Check que l'inoculation du venin se fait en profondeur, de quelques millimètres à 3 ou 5 centimètres selon l'espèce de serpent et sous pression, exactement comme avec une seringue utilisée pour injecter un médicament dans les muscles. « Le venin s'introduit immédiatement dans les vaisseaux lymphatiques, et non pas les vaisseaux sanguins comme on le croit généralement, qui assurent sa diffusion en quelques secondes ou minutes dans tout l'organisme », a dit Dr Chippaux. En ce qui concerne le cérumen (le contenu de l'oreille), il est composé de graisse. « C'est peut-être ce qui a fait croire qu'il pouvait protéger du venin comme lorsque l'on protège les cosses des batteries avec de la graisse qui limite leur corrosion. Cependant, je ne vois pas comment l'application externe de cérumen pourrait empêcher la diffusion du venin qui se fait vers l'intérieur de l'organisme alors que l'écran est apposé à l'extérieur », cite en verbatim Africa Check.

Verdict

Ce remède qui préconise un traitement en deux minutes de la morsure de serpent n’est pas cliniquement prouvé. La morsure de serpent étant une urgence médicale, il est plutôt conseillé de transporter le patient dans un centre de santé, le plus rapidement possible, où il sera évalué et traité médicalement.

Santé 26 nov. 2021


Travaux en commission budgétaire au Parlement : 13,2 milliards F Cfa pour les affaires sociales et la microfinance
13 261 130 000 F Cfa, c’est le montant du projet de budget du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance pour le compte de l’année 2022. Il est en hausse de 74 % par rapport au budget en cours d’exécution qui s’élève à7 622 337 000 F Cfa. La ministre Véronique Tognifodé a présenté, hier jeudi, à la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, les grandes lignes de ce projet de budget. Face à la presse parlementaire, l’hôte des députés a expliqué que cet accroissement est principalement dû au transfert du projet Swedd au niveau du ministère. Au titre des actions phares en 2022, Véronique Tognifodé annonce le renforcement du cadre institutionnel des Centres de promotion sociale (Cps) de sorte à les rendre un peu comme des Guichets uniques de protection sociale dans les communes du Bénin. Elle compte rendre également opérationnel le Registre social unique qui sera désormais la base de toutes les interventions sociales au Bénin et poursuivre la mise en œuvre du Programme de modernisation des espaces publics de protection sociale et de promotion du genre pour offrir un cadre adéquat de travail aux assistants sociaux et d’accueil aux cibles du ministère. La ministre n’a pas occulté le projet Assurance pour le renforcement du capital humain « Arch) qui sera généralisé en 2022 au niveau de l’assurance maladie et la fin de la phase pilote du volet formation. Véronique Tognifodé s’est dit très satisfaite de l’exercice budgétaire annuel devant les députés qui ont posé beaucoup de questions surtout par rapport au microcrédit Alafia et ses perspectives. Actualités 26 nov. 2021


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