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docteur Enagnon Brice Sohou, géoscience de l’environnement, spécialiste des catastrophe[/caption]Face au risque d’insécurité alimentaire, conséquence potentielle du dérèglement climatique, Enagnon Brice Sohou, docteur géoscience de l’environnement, spécialiste des catastrophes, préconise une économie circulaire pour éviter une dépendance alimentaire.
La variabilité climatique sur les consommateurs béninois présente un risque d’insécurité alimentaire.
Selon le docteur en géoscience de l’environnement Enagnon B. Sohou, dans un environnement de dérèglement du climat, les céréales sont exposées à des mauvaises herbes en général, à des attaques phytophages et d’autres types d’attaques. Or, note-t-il, « Les Béninois vivent essentiellement des céréales». Il craint que les Béninois qui consomment essentiellement les céréales soient obligés de consommer ce qu’ils ne produisent pas. Et il avertit : « Un pays qui n’a pas d’intégrité de consommation, c’est-à-dire qui n’a pas une promotion de la consommation locale, est un pays qui est exposé à toutes les formes de risques ».
Comme solution, Enagnon Sohou, pense qu’il faut développer des instruments de politique à intégrer dans une économie circulaire. C’est une économie respectueuse de l’homme, de la nature et de l’environnement, explique-t-il.
Pour lui, le Bénin s’étant engagé dans une dynamique de développement durable, doit se doter d’une stratégie d’incitation à la consommation locale. Le spécialiste des risques et catastrophes préconise une monnaie locale tout en restant dans le franc Cfa. Il penche pour une monnaie locale comme stratégie de promotion de la consommation domestique. «L’importance est que cette monnaie ne peut qu’être dépensée sur ce territoire. Alors, je ne peux que consommer les biens locaux», relève-t-il. Aussi, suggère-t-il que les entrepreneurs domestiques qui font la promotion des cultures locales bénéficient d’une politique fiscale incitative. « Le pisciculteur, par exemple, doit être favorisé », indique-t-il.
Pour le docteur en géoscience de l’environnement, il faut par exemple décréter prioritaires les produits d’origine locale afin qu’ils soient servis lors des grands rendez-vous, des réceptions officielles, dans les prisons, dans les cantines scolaires, dans les restaurants universitaires, etc. Cela permet, dit-il, «une économie circulaire». Il souhaite, par ailleurs, que les gouvernants fassent la promotion de l’agriculture bio pour éviter les pressions anthropiques sur les cultures, allusion faite aux organismes génétiquement modifiés.

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu en audience à son cabinet, ce mercredi 25 avril, plusieurs délégations dont la Plateforme électorale des Organisations de la société civile (Osc) qui est allée plaider pour la mise en place de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), bras technique du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi).
L’efficacité de la prochaine mandature du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi) en instance d’installation préoccupe la Plateforme électorale des Organisations de la société civile. Une délégation de cette coalition d’Osc conduite par sa présidente était en audience, ce mercredi 25 avril, chez le président de l’Assemblée nationale. Au sortir de l’audience, Fatoumatou Batoko Zossou dit avoir apporté la préoccupation à la deuxième personnalité de l’Etat. Selon elle, ce Cos-Lépi qui sera installé très bientôt, aura besoin de travailler avec une structure technique que le Code électoral a dénommée Agence nationale d’identification des personnes (Anip) en remplacement de l’Agence nationale de traitement (Ant). Or, depuis la mise en vigueur de cette loi électorale en 2013, cette agence n’a jamais été mise en place. Ce qui a obligé les différents Cos-Lépi à toujours fonctionner avec l’Ant qui devrait disparaître depuis, normalement. Fatoumatou Batoko Zossou a attiré l’attention du président de l’Assemblée nationale sur cette situation. « Il est question de voir si l’Assemblée nationale ne pouvait pas rapidement désigner ses représentants à l’Anip pour que l’Ant puisse être désignée », confie-t-elle.
La présidente de la Plateforme électorale des Organisations de la société civile dit avoir saisi l’occasion pour remercier le président Adrien Houngbédji pour le combat qu’il mène pour la représentativité des femmes dans les instances de décision. Le président de l’Assemblée nationale aurait promis que les fruits de ce combat seront palpables lors des prochaines élections où il sera constaté une nette amélioration du nombre de femmes au Parlement.
Recherche
Une délégation d’enseignants de l’Université d’Abomey-Calavi conduite par Léon Bio Bigou, a été aussi reçue par le président Adrien Houngbédji. Celle-ci est allée surtout parler de la question du financement de la recherche. Selon Léon Bio Bigou, depuis le plan de Lagos au Nigeria en 1980, la question du financement de la recherche est devenue une grande préoccupation. Et ceci dans la mesure où aucun pays ne peut se développer en dehors de la recherche. « De 1980 à ce jour, il y a beaucoup de déclarations à l’international, des décisions ont été prises, mais tout cela peine à trouver une application concrète », souligne-t-il. A en croire l’hôte du président de l’Assemblée nationale, avec la Déclaration de Dakar au Sénégal en 2015, il a été retenu que les pays africains devront pouvoir financer la recherche à hauteur de 1 % du Produit intérieur brut (Pib) et 5 % à l’horizon 2025. A la date d’aujourd’hui, il n’y a que l’Afrique du Sud, le Malawi, et l’Ouganda qui aient respecté ce taux de 1 % sur l’ensemble des pays africains. Le Bénin se situe à un niveau de 0,3 % de financement de la recherche, note Léon Bio Bigou. « Nous avons dit au président de l’Assemblée nationale qu’il faudra que le Bénin puisse respecter la Déclaration de Dakar », informe l’ancien secrétaire général de l’Université d’Abomey-Calavi. La délégation a aussi abordé avec le président Adrien Houngbédji la question de l’autonomisation des universités publiques. « Nous avons parfois des conflits d’attribution pour la gestion administrative et académique de nos universités publiques. Nous avons donc souhaité que l’Assemblée nationale puisse doter notre pays d’une loi en la matière », plaide Léon Bio Bigou.
Le président du Parlement a reçu plusieurs autres délégations, notamment celle du Syndicat national des administrateurs et assimilés du ministère de la Santé qui est allée partager ses inquiétudes avec Me Adrien Houngbédji par rapport aux réformes administratives en cours au niveau de ce département ministériel

La collectivité Aho Glèlè de Ouidah ne pourra pas prendre possession du domaine de 3000 hectares que la justice lui a concédé. Le périmètre a été déclaré d’utilité publique et un décret a été pris à cet effet en Conseil des ministres de ce mercredi 25 avril 2018.
Le gouvernement fonde sa déclaration d’utilité publique du domaine de 3000 hectares concédé à la collectivité Aho Glèlè dans la commune de Ouidah sur les dispositions du Code foncier et domanial. Lequel dispose en son article 525 que « Lorsque l’expulsion forcée affecte ou implique d’importants groupes de population, l’Etat a l’obligation de consulter les personnes concernées, d’étudier et de prendre les mesures alternatives possibles aux fins d’éviter ou de minimiser le recours à la force ». Le ministre de la Justice animant son traditionnel point de presse, ce mercredi 25 avril, a aussi mis en exergue l’article 529 du même Code qui prescrit que « Si l’exécution d’une ordonnance, d’un jugement ou d’un arrêt doit entraîner des démolitions massives d’habitations construites sur des parcelles d’une superficie cumulée de plus de cinq mille (5000) mètres carrés, l’Etat procède à l’expropriation pour cause d’utilité publique des parcelles concernées après un juste et préa- lable dédommagement des propriétaires desdites parcelles ».
Fort de ces deux dispositions, le gouvernement met une barrière à l’exécution de la décision de justice issue du litige domanial entre la collectivité Aho Glèlè et des populations de Ouidah. La Justice a en effet confirmé le droit de propriété de ladite collectivité sur le domaine querellé. Or, estime le ministre de la Justice Joseph Djogbénou, cette décision aura pour conséquence directe, des démolitions massives d’habitations et des expulsions à grande échelle de personnes occupant les lieux de leur propre chef ou de celui de présumés propriétaires ayant succombé au procès. Aussi, soutient-il que dans le cas d’espèce, la superficie concernée est largement supérieure au seuil fixé par la loi et que l’exécution d’une telle décision de justice est une source potentielle de troubles à l’ordre public et susceptible de rompre l’équilibre social dans la cité historique de Ouidah si rien n’est fait. C’est pourquoi, poursuit-il, le gouvernement a pris ses responsabilités en déclarant le domaine d’utilité publique, afin de protéger les populations visées, enclenchant par la même occasion le processus d’expropriation.
Les officielles posent ici après le lancement[/caption]Le Comptoir professionnel d’électricité et réseau (Cper), le premier showroom des matériels électriques de marque Legrand, a lancé ses activités au Bénin pour la promotion d’une énergie propre. C’était, ce mercredi 25 avril, à Cotonou en présence des responsables de la marque Legrand, du distributeur agréé Cged et du ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou qui a lancé officiellement les activités.
« Le rêve est devenu une réalité. Nous ne sommes plus dans un monde virtuel. Ce que j’ai entendu ce soir est en cohérence avec les ambitions du gouvernement ». Ces propos du ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude
Houssou, hier, indiquent combien le Comptoir professionnel d’électricité et réseau (Cper) dont les activités sont lancées, est d’une importance capitale pour le secteur de l’énergie au Bénin.
En lançant officiellement cette nouvelle société qui est le premier showroom des matériels électriques de marque Legrand au Bénin, le ministre de l’Energie a rappelé les quatre projets phares dans le domaine de ce secteur contenu dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). Avec l’installation au Bénin du distributeur agréé des matériels électriques de marque Legrand, Dona Jean-Claude Houssou se réjouit que le « Bénin révélé » s’exprime avec le lancement de cette nouvelle société.
En félicitant le directeur général de Cper, Joël Maforikan, le ministre de l’Energie a attiré l’attention des acteurs du secteur présents à la cérémonie sur quatre choses qui lui tiennent à cœur. La première chose, indique-t-il, est la sécurité électrique. A cet effet, il a invité les responsables de la nouvelle société à collaborer avec les différents acteurs du secteur pour que des séances de sensibilisation soient organisées afin de prendre en compte cet aspect dans leurs activités.
La deuxième chose, selon Dona Jean-Claude Houssou, est la qualité des produits. Cette qualité, dit-il, passe avant tout par les institutions et aussi par l’acceptation de payer les coûts. Pour lui, la troisième chose est relative aux normes. Et en la matière, il estime qu’il faut arriver à instaurer ces normes au Bénin. Puis la quatrième chose enfin, le développement des compétences à travers les formations.
Priorité à la qualité
En matière de qualité, le directeur général de Cper, Joël Maforikan, a rassuré le peuple béninois des produits de marque Legrand, qui sont vendus dans le showroom de sa société.
En effet, l’étude prospective effectuée avant l’installation de cette société, selon son directeur général, a montré qu’il y a beaucoup de produits de qualité douteuse dans le secteur qui sont vendus sur le marché béninois. C’est ce qui l’a amené à choisir de vendre des produits de marque de grande importance comme Legrand. Mais au-delà de la vente des produits de cette marque, le directeur général de Cper informe que sa société procède aussi à la formation des différents acteurs du secteur de l’énergie pour les installations dans les maisons. Avec cette tâche, Cper a à ses côtés Legrand. C’est ce qui a justifié la présence des responsables de cette marque à la cérémonie du lancement hier.
La nouvelle société de vente des produits de marque Legrand a également signé une convention avec la société Cged spécialisée dans le domaine de la distribution. Créée en 1988, Cged appartient au groupe Sanopar Company présent dans 44 pays au monde.
L’ambition de Cged en Afrique est le développement, le partenariat et la promotion d’une énergie propre. Et si le Bénin a été choisi, c’est parce qu’il y a une stabilité politique et économique, puis une volonté politique pour le développement.
L’ambition de Cged avec Cper, c’est la confiance à long terme ; l’expertise et le développement de réseau. C’est pourquoi, le directeur général de Cper promet qu’à l’avenir, il mettra en place un réseau de distribution pour atteindre d’autres régions du Bénin.

Après la suspension de la motion de grève du Front d’action des syndicats de l’éducation, lundi 23 avril dernier, Eric Roméo Péthos, précédemment porte-parole, a rassuré de la reprise des classes à partir de ce jeudi 26 avril. Dans cette interview, il est revenu sur les raisons qui ont motivé la suspension.
La Nation : Depuis le lundi 23 avril dernier, le Front a suspendu sa motion de grève. Quelles en étaient les raisons après plus de quatre mois de grève dans le secteur de l’éducation ?
Eric Pethos : Les secrétaires généraux réunis le 23 avril à la Bourse du Travail, se sont posé trois grandes questions. Est-ce que lorsqu’un gouvernement est silencieux sur les revendications, les apprenants de la République doivent en être des victimes ? Est-ce que lorsqu’un gouvernement veut et planifie une année blanche, le syndicat doit l’accompagner dans ce plan ? Enfin, est-ce que lorsque deux camps politiques s’affrontent, le Front d’action des syndicats de l’éducation doit prêter flanc à leur jeu ? Ce sont les réponses à ces trois grandes questions qui ont amené les secrétaires généraux, en toute souveraineté et à la majorité de près de 70 % des signataires de la motion, à décider de sa suspension. Voilà ce qui est fait et des personnes restent cachées derrière les réseaux sociaux, ils écrivent, intoxiquent, racontent tout ce qui dénote du ridicule. Tout le monde n’est malheureusement pas allé en grève pour les mêmes objectifs, pour les mêmes finalités. Nous cohabitons tous sur le même terrain mais pendant que certains se battent pour leurs revendication, d’autres veulent se faire une certaine visibilité en prélude aux élections professionnelles qui se préparent et une dernière catégorie veut rendre le pays ingouvernable au locataire de la Marina. Et toutes ces catégories cohabitent sur le même terrain et parlent aux mêmes militants, c’est normal que l’intoxication aille bon train… les secrétaires généraux ont pris leurs responsabilités et ont suspendu leur motion de grève.
Au cours de l’assemblée générale, il y a eu des divergences au point où certains secrétaires généraux se sont retirés de la salle. Ne craignez-vous pas que votre mot d’ordre ne soit pas suivi ?
Faites le tour des écoles. Même si tout le monde ne reprend pas jeudi et vendredi, le lundi tout le monde est supposé être en classe. Les militants du Front vont reprendre. Les militants de l’autre organisation qui ont des objectifs autres que syndicaux peuvent continuer. La belle preuve, ils étaient en mouvement avant le Front, des semaines, voire un mois et on n’a rien constaté sur le terrain. Maintenant que le Front a suspendu sa motion, il leur appartient de continuer, à foncer afin que le peuple puisse comprendre aussi qui est-ce que les enseignants suivent parce que le tout n’est pas de rester bon parleur, de menacer. Attendez jeudi et vendredi et on va faire le bilan. Les militants du Front sont des milliers à féliciter, à accueillir cette décision avec grande joie. Cette grande masse silencieuse se réjouit de cette décision-là. Quand les gens disent on va jusqu’au bout, la question qu’on se pose c’est de savoir le bout là c’est où ? On n’est pas encore dans une année blanche et les salaires accusent de retard de deux semaines, lorsqu’on sera en année blanche, imaginez… Quand l’enseignant n’a pas son salaire, on ne ressent pas ça collectivement. C’est individuellement qu’on ressent ça dans sa famille, dans son ménage. Il n’appartient pas au dirigeant de suivre la troupe. Nous avons tracé le chemin et notre troupe constituée des vrais militants du Front, va suivre. Il n’y a rien à faire. Maintenant ceux qui ont des objectifs politiques et électoralistes peuvent continuer encore quelques instants avant d’atterrir aussi à une extrémité honteuse.
Après quatre mois de grève dans le secteur, techniquement, qu’est-ce qui est faisable pour rattraper tous ces retards ?
Les enseignants béninois sont formés dans de très bonnes écoles. Même si dans nos rangs, il y a des brebis galeuses, il faut avouer très sincèrement que ce sont des enseignants qui sont formés dans les règles de l’art. Ils savent ce qu’il faut faire en un temps record pour sauver ce qui peut l’être. C’est vrai qu’on ne pourra pas tout sauver, parce que des apprenants sont déjà allés dans des vices, des apprenants sont déjà allés dans les champs, des apprenants sont allés aussi dans le commerce ; donc la grève a eu un impact certain, il ne faut pas le cacher, ils ont fait à la maison un temps supérieur au temps réglementaire des vacances. Ils viennent de faire douze semaines à la maison, ça ne peut pas ne pas avoir de conséquence. Mais les enseignants sont assez outillés pour colmater les brèches. Il appartient aussi aux parents d’élèves d’accompagner dans ce sens pour qu’on n’en arrive pas à des résultats qui dénotent du ridicule. Ce qui est sûr, les résultats ne seront pas très bons, mais ils ne seront pas non plus minables parce que les collègues savent ce qu’il faut faire pour sauver les meubles.
Depuis la décision de suspension de la grève, vous êtes traités de traîtres par vos camarades. Que vous approche-t-on ?
Avant d’être porte-parole du Front, dans le contexte actuel, on sait qu’on ne suspend pas de grève sans être taxé de traître. Ce n’est pas parce qu’il y a risque de crash d’avion qu’il faut aller à Paris à pied. Ce n’est pas parce qu’on va vous taxer de tous les noms que vous n’allez pas prendre des décisions courageuses et responsables. Nous nous n’avons pas été approchés et nous avons atteint un certain niveau de maturité syndicale pour ne pas descendre à une extrémité si humiliante. Nous sommes responsables à un niveau supérieur d’une grande confédération syndicale. Donc nous n’allons pas vaciller au son des billets. Nous avons posé un acte responsable, nous l’assumons et si cela est à refaire, nous allons le refaire. Dans tous les cas nous avons le sentiment d’avoir fait œuvre utile pour la République et les âmes de ces milliers d’apprenants que nous sauvons des canailles nous accompagneront et à coup sûr, cette tempête va passer et nous allons nous retrouver. Pour ceux qui pensent que nous avons conduit la barque au garage, nous ne leur répondrons pas de si tôt, Dieu ne veut pas la mort du pécheur. Le temps nous donnera raison. Et tous saurons que nous sommes dans un combat syndical.
A quand la levée de votre motion de grève ?
Nous ne saurions le dire. Nous avons suspendu non pas parce que nous avons capitulé, mais parce que nous observons un repli pour mieux sauter. Il appartient au gouvernement de bien analyser cette suspension, parce que les enseignants viennent de montrer leur capacité d’organisation, leur capacité de nuisance aussi. Si le gouvernement pense que nous avons repris les cours et se refuse à satisfaire les revendications minimales à court et à moyen termes, dans tous les cas, avant une prochaine rentrée scolaire, les enseignants vont se fâcher.
Education 26 avr. 2018

Le Conseil des ministres s'est réuni, ce mercredi 25 avril, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Les dossiers ci-après ont été examinés au cours de la séance.
I- Mesures normatives.
Le Conseil a adopté deux décrets :
1-1. Création, composition, attributions, organisation et fonctionnement du Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose, le Paludisme, les hépatites, les Infections sexuellement transmissibles et les épidémies (Cnls-Tp).
Ce Conseil national est en charge de la coordination des interventions en matière de détection, de prévention, de surveillance et de réponse aux épidémies au Bénin. C’est l'instance suprême de veille, d’orientation et de coordination en matière de lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les Ist et les épidémies dans notre pays.
A ce titre, il est l'institution nationale de coordination servant d’interface entre le Bénin et le Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies, sous l'égide de la Cedeao. Il a pour attributions de :
- veiller au bon fonctionnement du système de surveillance épidémiologique ;
- s’assurer de la dimension multisectorielle de la lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les Ist et les épidémies ;
- harmoniser l’élaboration des plans d’appel de secours aux épidémies ;
- coordonner la mobilisation du financement du Fonds mondial au Bénin ;
- veiller au suivi de la performance de tous les projets et programmes, etc.
Le ministre de la Santé est instruit pour rendre effective, à brève échéance, l’application de ce décret.
1-2. Déclaration d'utilité publique du périmètre objet de décision de justice des consorts Aho Glèlè, sis dans la commune de Ouidah.
La Justice a confirmé le droit de propriété de la collectivité Aho Glèlè sur un domaine situé dans la commune de Ouidah. L’exécution de cette décision aura pour conséquence directe, des démolitions massives d'habitations et des expulsions à grande échelle de personnes occupant les lieux de leur propre chef ou de celui de présumés propriétaires ayant succombé au procès. Cela constitue une source potentielle de troubles à l'ordre public et de perturbations de l’équilibre social.
Or, aux termes de l’article 525 du Code foncier et domanial,
« Lorsque l’expulsion forcée affecte ou implique d'importants groupes de population, l’Etat a l’obligation de consulter les personnes concernées, d’étudier et de prendre les mesures alternatives possibles aux fins d'éviter ou de minimiser le recours à la force ».
Aussi, l’article 529 du même Code prescrit-il que : « Si l’exécution d’une ordonnance, d’un jugement ou d'un arrêt doit entraîner des démolitions massives d'habitations construites sur des parcelles d'une superficie cumulée de plus de cinq mille (5000) mètres carrés, l’Etat procède à l'expropriation pour cause d'utilité publique des parcelles concernées après un juste et préalable dédommagement des propriétaires desdites parcelles ». En l'espèce, la superficie concernée est largement supérieure au seuil fixé par la loi.
C’est pour ces raisons que le présent décret de déclaration d’utilité publique a été adopté comme préalable au processus d’expropriation.
Le Conseil a instruit les ministres concernés aux fins d'accomplir les diligences nécessaires pour sa mise en œuvre effective.
II- Communications
Sous cette rubrique, les comptes rendus portant sur les matières suivantes ont été approuvés :
II- 1. Anomalies relevées au greffe du Tribunal de première instance de Cotonou.
La passation de charges entre les greffiers en chef sortant et entrant du tribunal de première classe de Cotonou a révélé de graves anomalies.
En effet, madame Désirée Tossounon-Zakari a été nommée le 04 août 2017, en remplacement de monsieur Abou Séidou admis à la retraite le 1er octobre 2017. Elle est entrée en fonction le 19 octobre sans que son prédécesseur daigne lui passer service. A plusieurs reprises et sous divers prétextes, celui qui a occupé la fonction de 2011 à 2017, a évité de satisfaire à cette exigence et n'a pas fait le point des comptes bancaires ouverts sous sa responsabilité.
L’inspection des services judiciaires saisie de cette situation a dû adresser une demande d’explication au greffier en chef sortant. C’est alors qu'il s'est résolu à procéder à la passation de charges le 09 mars 2018, soit plus de cinq mois après son départ du greffe.
A l’occasion de cette passation de service, des anomalies et contradictions sont apparues dans sa gestion des fonds de greffe. Lesdites anomalies et irrégularités, consignées dans le procès-verbal contradictoire de passation de charges, ont permis de constater des incohérences d'une ampleur considérable entre les soldes attendus et les soldes effectivement disponibles dans les différents comptes bancaires. Ainsi, à la date du 09 mars 2018, la gestion de monsieur Abou Séidou présente un déficit non justifié d’un milliard cinq cent quinze millions cinq cent cinquante mille trois cent onze (1.515.550.311) F CFA. Ce déficit se décline ainsi qu’il suit :
- solde débiteur d'un milliard quatre cent douze millions trois cent quinze mille cinq cent quatre-vingt-cinq (1.412.315.585) F CFA sur le compte consignation ;
- solde débiteur de quatre millions sept cent trois mille six cent soixante-dix-huit (4.703.678) FCFA sur le compte scellé ;
- solde débiteur de quatre-vingt-dix-huit millions cinq cent trente et un mille quarante-huit (98.531.048) FCFA sur le compte succession.
Il convient de signaler que les sommes d’argent déposées sur ces différents comptes représentent les sommes reçues par le greffier en chef au titre des consignations ordonnées par décision judiciaire, les fonds de scellés ainsi que les fonds de certaines successions dont la gestion lui est confiée.
Le Conseil a pris acte de ce compte rendu, ainsi que de la saisine, aux fins d'investigations, du Procureur de la République, par les soins du ministre de la Justice et de la Législation. Le ministre a été instruit à l'effet de faire procéder à un audit de gestion des greffes de tous les tribunaux et Cours d'appel, sur la période des cinq dernières années.
II- 2. Point de la mise en œuvre des mesures urgentes de lutte contre la cybercriminalité et crimes à finalité supposée rituelle.
Le gouvernement a pris des mesures vigoureuses pour faire face au phénomène de cybercriminalité et assurer la sécurité des populations. Dans ce cadre, la Police républicaine et les services judiciaires ont mené des actions diligentes qui ont permis, en quelques jours, de procéder à quatre cent cinquante-six (456) interpellations.
De façon spécifique, le point au niveau des parquets généraux renseigne qu'au parquet général d'Abomey, neuf (09) procédures sont déférées devant les chambres de flagrant délit et les cabinets d'instruction. Courant mars-avril, trente (30) personnes ont été inculpées dont vingt-cinq (25) en détention provisoire et cinq (05) poursuivies sans mandat de dépôt. Au parquet de Lokossa, trois (03) affaires sont actuellement en cours, dans lesquelles quatorze (14) personnes sont poursuivies dont dix (10) en détention provisoire et quatre (04) sans mandat de dépôt.
Au niveau du parquet général de Parakou, dix-sept (17) personnes sont poursuivies à Parakou, trois (03) à Djougou et une (01) à Natitingou. Toutes ces personnes sont placées en détention provisoire.
Au niveau du parquet général de Cotonou, soixante-sept personnes sont poursuivies à Cotonou, dix-neuf (19) autres à Ouidah, dont une est déjà condamnée; trente-cinq (35) personnes sont poursuivies à Porto-Novo dont vingt-trois (23) sont en détention provisoire et douze (12) poursuivies sans mandat de dépôt. A Abomey-Calavi, quarante et une (41) personnes sont poursuivies, la plupart étant en détention provisoire.
Prenant acte de ce compte-rendu, le Conseil a instruit les ministres concernés de rendre compte dans de brefs délais, du point des moyens complémentaires à mettre à la disposition de la Police républicaine et de la Justice, pour une prévention et une répression efficace des infractions cybernétiques et crimes y liés.
II- 3. Prix des produits pétroliers au titre du mois de mai 2018.
La Commission d'ajustement des prix a noté une hausse des cours de tous les produits pétroliers à savoir : essence (07,65%), pétrole (04,91%), gasoil (08,13%) et gaz domestique (04,12%), comparativement à leur valeur du mois précédent. Conformément au mécanisme d’ajustement, les prix des produits pétroliers valables pour compter du mardi 1er mai 2018 se présentent comme suit :
- essence : 525 F/l,
- pétrole : 545 F/l,
- gasoil : 535 F/i,
- mélange : 605 F/l,
- gaz domestique : 505 F/kg
III- Rencontres et manifestations internationales.
Le Conseil a autorisé :
- l’organisation à Cotonou, du 08 au 11 mai 2018, de la 10e réunion des experts et du comité ministériel de pilotage du programme de développement de l’autoroute du corridor Abidjan-Lagos ;
- l’organisation du premier congrès conjoint de la Société Béninoise de Rhumatologie et de la Société Togolaise de Rhumatologie sur les réalités de la pratique rhumatologique en Afrique sub-saharienne à Grand-Popo, du 20 au 21 septembre 2018 n
Fait à Cotonou, le 25 avril 2018.
Le secrétaire général du gouvernement,
Edouard Ouin-Ouro
Actualités 26 avr. 2018

Le classement mondial de Reporters sans Frontières sur la liberté de presse en 2018 voit le Bénin dégringoler au 84ème rang sur 180 pays, avec 30,16 points. 78ème en 2017 avec 30,32 points, il n’a pas mieux fait cette année en reculant de six places.
Une position que l’organisation impute à diverses situations dont la fermeture par la Haute autorité de la communication et de l’audiovisuel (HAAC) d’un certain nombre de chaînes privées dont Sikka TV, la non couverture par la télévision d’Etat des activités de l’opposition. Toutefois, elle note que « les journalistes béninois bénéficient d’une liberté d’expression certaine et, même s’il arrive que certains soient poursuivis et condamnés, les peines prononcées ne sont que rarement effectuées. »
Reporters sans Frontières se désole par ailleurs que la dépénalisation de tous les délits de presse, promise par le chef de l'Etat lors de sa campagne électorale en 2016, ne soit toujours pas tenue.
Actualités 25 avr. 2018
Le Bénin sur la troisième marche du podium[/caption]Les karatékas béninois ont participé du 20 au 21 avril dernier, au championnat d’Afrique zone 3 de karaté-do à la salle des Arts martiaux de l’Institut des sciences du sport et du développement humain (Issdh) au Burkina Faso. Au classement général de la compétition, le Bénin a terminé à la troisième place avec vingt médailles dont 6 en or 5 en argent et 9 en bronze.
Le Bénin revient du championnat d’Afrique Zone 3 de karaté-do au Burkina Faso avec vingt médailles dont 6 en or, 5 en argent et 9 en bronze. En kata par équipe, l’équipe béninoise, grâce au trio Océanne Ganiero, Cherstine Kodo et Fridole Tobossou, est montée sur la première marche du podium.
En kata individuel chez les moins de 21 ans, Bernice Sawadogo a offert la médaille d’or au Burkina Faso devant Adamou Issoufou du Niger et Jospin Lokossou du Bénin. Chez les moins de 17 ans, Salif Savadogo du Burkina Faso est arrivé en tête devant Abdoulaziz Bachirou du Niger et Brice Koulinta du Togo et Aaron Tobossou du Bénin. En Kumité individuel (U21), le Bénin par l’entremise de Cherstine Kodo a remporté la compétition devant Faloumou Yaou du Niger. Chez les moins de 20 et moins de 76 kg, Ange Béhanzin du Bénin a battu Joseph Bebané du Burkina. Clément Koudjéga (Togo) a pris la troisième place devant Abdoulaziz Tahirouz du Niger.
Pays hôte, le Burkina Faso a ravi la vedette aux autres pays pour la deuxième fois consécutive. Vainqueurs en 2017 à Cotonou, les Etalons ont conservé leur rang en remportant 29 médailles (12 en or, 6 en argent, 11 en bronze). Le Burkina Faso confirme ainsi sa suprématie dans la Zone 3 parlant de cet art martial.
La grande révélation du tournoi est l’équipe du Niger deuxième avec 27 médailles dont 8 en or, 10 en argent et 9 en bronze, devant le Bénin (20 médailles dont 6 en or, 5 en argent et 9 en bronze), la Côte d’Ivoire (13 médailles, 2 en or, 7 en argent, 4 en bronze) et le Togo (11 médailles dont 2 en or, 2 en argent et 7 en bronze.
Le président de la Fédération béninoise de Karaté n’est pas satisfait du rendement des karatékas béninois, car l’équipe avait la capacité de faire mieux selon lui, dans cette compétition. «Nous devrons retrousser encore nos manches pour parvenir à de meilleurs résultats dans les joutes à venir », a-t-il déclaré.
Le capitaine de l'équipe vainqueur recevant la coupe des mains de Président du comité d'organisation du tournoi[/caption]Le tournoi de football doté du trophée « Laurent Gbagbo, digne fils d’Afrique », a connu son épilogue ce samedi 21 avril sur le terrain de l’Ecole primaire publique Gbodjètin d’Agla à Cotonou avec le sacre de l’équipe des ressortissants ivoiriens. En finale de la compétition, elle a réussi à battre la sélection des resortissants du Ghana de (2-0).
Avant d’atteindre la finale, la sélection des ressortissants de la Côte d’Ivoire a éliminé l’équipe béninoise à l'issue des épreuves de tirs au but (3-2) après un score nul et vierge au terme du temps réglementaire. Les ressortissants ghanéens, quant à eux, s’étaient débarrassés des Nigérians aux tirs au but (2-0). Les deux équipes s’étaient neutralisées (0-0) au bout du temps réglementaire.
Pour Junior Taboudou, président du comité d’organisation, la première édition du tournoi de football doté du trophée « Laurent Gbagbo, digne fils d’Afrique» a été une réussite. Béninois, Ivoiriens, Nigérians, Ghanéens et autres communautés africaines se sont réunis autour du tournoi pour commémorer le septième anniversaire de la chute du pouvoir de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire et sa « déportation » à la Cour pénale internationale (Cpi).
Ce tournoi, « c’est une façon pour nous de lui apporter notre soutien, notre solidarité, la solidarité de toute la jeunesse africaine », a laissé entendre Damana Adia Pickass, vice-président chargé de la jeunesse au Front populaire ivoirien (Fpi), parti de Laurent Gbagbon
Le programme Shuttle time [/caption]Une délégation de la Fédération béninoise de badminton effectue, ce mercredi 25 avril, une descente à Parakou dans le cadre du programme Shuttle time « Badminton à l’école » qui vise l’extension et la promotion de la discipline à la base. Comme dans les autres départements du pays, la coordination nationale du programme donnera une formation aux enseignants d’Education physique et sportive (Eps) puis procédera à un don d’équipements constitués de 50 raquettes, 120 volants et 5 filets à cinq collèges et écoles primaires de Parakou.
Selon Bernadin Bokpè, coordonnateur du programme, démarré depuis 2015 dans l’Atlantique et le Littoral, ce programme va s’étendre dans tous les autres départements du pays. C’est à ce titre que depuis mars, la Coordination nationale Shuttle Time a entamé une série de formation des enseignants d’Eps pour la pratique du badminton suivi de don de matériels. En témoignent les étapes de Lokossa, Savalou, Dassa-Zoumè, et de Natitingou où la formation s’est déroulée avec un don de 50 raquettes, 120 volants et 5 filets à des établissements scolaires. Cette tournée va s’achever à Porto-Novo demain, jeudi, pour le compte du département de l’Ouémé. Au total, 25 collèges et écoles primaires bénéficient de ce programme cette année avec 250 raquettes, 600 volants et 25 filets à distribuer, indique Bernardin Bokpè.