La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Travaux budgétaires au Parlement : 26,3 milliards FCfa pour l’Economie et les Finances en 2022 
 Le projet de budget 2022 du ministère de l’Economie et des Finances s’élève à la somme de 26,3 milliards FCfa contre 25,4 milliards en 2021, soit un accroissement de 3,8 %. Il a été présenté ce mardi à la commission budgétaire de l’Assemblée nationale par le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni dans le cadre de l’étude du projet de loi de finances gestion 2022.
L’année 2022 sera marquée au ministère de l'Economie et des Finances par une série d'actions qui justifient la hausse de son budget. Lequel est établi à la somme de 26,3 milliards FCfa contre 25,4 milliards FCfa en 2021, soit une progression de 3,8 %. Les dépenses du personnel du ministère restent sensiblement identiques. Le budget prévoit l'accroissement de 12,7 % des crédits d'achat de biens et de services résultant de l'amélioration des crédits de fonctionnement des structures déconcentrées du ministère par les délégation de crédits. La hausse des crédits de fonctionnement se justifie essentiellement par la prise en compte dans le budget du ministère des subventions de 1,9 milliard FCfa au profit de l'Instad ex-Insae. Les grandes lignes de ce projet de budget ont été présentées par le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Il a assuré l’exercice, comme chaque année, devant les députés membres de la commission budgétaire.
Pour 2022, le ministère a inscrit entre autres priorités la mobilisation de façon stratégique des ressources nécessaires au financement du Programme d’action du gouvernement (Pag) ; la surveillance du cadre macroéconomique; la poursuite de la mise en oeuvre de la gestion budgétaire axée sur les programmes découlant de la loi organique relative aux lois de finances; le renforcement de la surveillance des secteurs de la finance décentralisée et du blanchiment des capitaux; la poursuite des réformes visant la modernisation et la dématérialisation des procédures en vue de permettre une synergie d'actions au sein des Régies; la réorganisation de la supervision des établissements publics nationaux, sociétés d'État, sociétés d'économie mixte et autres entités autonomes de l'État en vue de l'assainissement du portefeuille des participations de l'État.
Cinq projets sont retenus dans le portefeuille Programme d’investissements publics (Pip) du Mef au titre de la gestion 2022, pour un total de 6,8 milliards FCfa. Il s’agit notamment du Projet de construction des bâtiments des régies financières de l'État; du Projet de construction du bâtiment des archives et du Centre de formation professionnelle de l'administration centrale des finances; du Projet d'appui à la gouvernance économique (Page); du Projet d'appui à l'accroissement des recettes intérieures du Bénin (Paarib) et du Projet d'appui à la réforme des finances publiques pour l'atteinte des Objectifs de développement durable (Odd) et le renforcement de la mobilisation des recettes de l'État?
Actualités 17 nov. 2021


20e concours d’agrégation SJPEG : Liste des Béninois admis dans 3 sections
Le 20e Concours d’Agrégation des Sciences Juridiques, Politiques, Économiques et de Gestion qui se tient à Cotonou du 4 au 17 novembre 2021 commence à livrer ses résultats définitifs. 26 candidats dont trois Béninois sont déclarés admis dans la section « Sciences économiques ». 24 candidats dont cinq Béninois ont pu tirer leurs épingles du jeu dans la section « Sciences de gestion ». Puis, dans la section « Droit privé », un Béninois figure parmi les 14 déclarés admis.   Section « Sciences de gestion » : résultats définitifs
  • ALIDOU Djaoudath          (UP)
  • HOUNYOVI Maxime Jean-Claude (UAC)
  • AGOSSOU Patrice Aimé          (UAC)
  • AGADAME Ahouanadi Jean Théophile (UAC)
  • ABODOHOUI Alexis (UP)
Section « Sciences économiques » : résultats définitifs
  • HOUNMENOU Godonou Bernard (UAC)
  • BABATOUNDE Latoundji Alain (UAC)
  • LOKONON Kounagbè Odilon Boris (UP)
Section « Droit privé » : résultats définitifs AGOSSOU Clautaire (UP)  
Actualités 17 nov. 2021


Mondial 2022/Violation de la loi 3 du football par la Rdc : le Bénin saisit le comité d’organisation de la compétition
Battu par la République démocratique du Congo, dimanche 14 novembre dernier, lors de la 6e journée des éliminatoires du Mondial 2022 par le score de 2-0 au stade des Martyrs, le Bénin pourrait gagner sur tapis vert. L’instance faîtière du football béninois a porté plainte au sujet de l’excès de périodes de changements opérés par le sélectionneur des Léopards du Congo, Hector Cüper lors de cette rencontre. Au lendemain de sa défaite contre la République démocratique du Congo lors de la 6e journée des éliminatoires du mondial 2022, le Bénin a porté plainte contre son adversaire pour avoir effectué des changements au-delà des trois temps possibles. La Fédération béninoise de Football a saisi le comité d’organisation de la coupe du monde 2022 pour connaitre de cette situation. En effet, en violation de la loi 3 du sport roi, Hector Cüper a opéré cinq changements en quatre périodes. Et pour cause ! En plus de la sortie de Kakuta Gaël remplacé à la mi-temps, le sélectionneur congolais a procédé à quatre autres changements. Samuel Moutoussamy a cédé sa place à Edo Kayembé 63e minute tandis que Cédrick Makambu a remplacé Yannick Bolasié à la 77e minute. Ensuite, Jackson Muleka a pris la place de Dieumerci Mobokani à la 84e minuite avant l’entrée de Joel Kayamba en lieu et place de Ben Malango à la 90e minute. Un surplus qui pourrait permettre au Bénin de remporter ce match sur tapis vert car la loi stipule que : « Le nombre maximal de remplacements autorisés dans le cadre de tout match de compétition officielle sera déterminé par la Fifa, la confédération ou la fédération nationale concernée et ne pourra être supérieur à cinq. Durant le match, chaque équipe peut utiliser un maximum de cinq remplaçants, bénéficie d'un maximum de trois opportunités pour effectuer des remplacements et peut en outre effectuer des remplacements à la mi-temps ». Faut-il le signaler beaucoup d’autres irrégularités ont émaillé cette rencontre au cours de laquelle le score a été ouvert sur un penalty litigieux à la 10e minute. Sports 16 nov. 2021


2e journée Ligue pro de football du Bénin : Loto-Popo Fc enchaine avec une deuxième victoire
En déplacement, dimanche 14 novembre dernier, au stade municipal de Savalou, Loto-Popo Fc a laissé des souvenirs amers à Espoir Fc de la localité en s’imposant par le score de 3-0. Les buts de Moussa Gary, Stéphane Vignigbè et Martin Dzilah ont permis au champion en titre d’enregistrer sa deuxième victoire de la saison. Loto-Popo Football club a enchainé avec sa deuxième victoire de la saison en atomisant (3-0) Espoir Fc de Savalou, dimanche 14 novembre dernier, sur ses installations. Et pourtant, les Soha-boys avaient démarré cette partie avec de bonnes intentions. Ils vont même s’offrir la 1re occasion de la rencontre dès la deuxième minute. Mais, tout ceci ne va pas durer. Comme un moteur diesel, les joueurs de Loto-Popo Fc vont prendre le contrôle du jeu. A la 20e minute, Rodrigue Fassinou retrouve Zoulkaneri Séibou au premier poteau. Ce dernier lui retourne le cuir. Il le dépose ensuite sur la tête du Malien Moussa Gary qui ouvre son compteur but à la surprise des locaux. Espoir Fc est sonné mais sa réaction sera faible. Les Loto-boys vont multiplier les assauts pour inscrire le deuxième but à la 26e minute par le biais de Stéphane Vignigbè. Servi sur le flanc droit de l'attaque par Gaston Houngbédji, il ajuste avant de surprendre la défense des locaux par une frappe parfaitement enroulée qui va mourir au fond des filets. A 2-0, les 22 acteurs rejoignent les vestiaires. A la reprise Abdeslam Ouaddou va apporter du sang neuf à son dispositif et Espoir FC sera étouffé dans tous les compartiments de jeu. Sur un dédoublement, Kader Touré envoie un centre millimétré au nouveau renard de surface de Loto-Popo, le Ghanéen Martin Dzilah qui reprend de la tête et signe la troisième réalisation pour les visiteurs à la 72e minute. La note passe à trois et les joueurs venus de Grand-Popo élèvent encore le niveau avec leur jeu de passe à 10. Loto-Popo Fc s'offre ainsi son deuxième succès de suite au coup de sifflet final et quitte Savalou la belle avec 6 points + 4 buts et prend la tête du classement de la zone B. A la fin du match, le manager général, Abdeslam Ouaddou se projette sur le match de la 3e journée prévu pour demain mercredi 17 novembre contre Hodio Fc à Grand-Popo. « Je félicite mes joueurs qui ont bien réagi pour nous donner cette deuxième victoire. Nous continuerons sur cette lancée », a-t-il confié. Sports 16 nov. 2021


Prix des produits agricoles au 3e trimestre : une hausse de 7,5 % portée par les céréales
La période de soudure de juillet à septembre a eu des répercussions conséquentes sur l’indice des prix des produits agricoles au 3e trimestre de l’année. Un accroissement de 45,4 %. C’est ce qu’affiche, pour le 3e trimestre, l’évolution des indices des céréales sur les marchés au Bénin. En effet, l’indice des prix à la production des céréales est de 154,6 au troisième trimestre 2021 contre 106,3 au deuxième trimestre. Ces chiffres ont été dévoilés le 11 novembre 2021 par l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad). Selon le bulletin trimestriel, cette évolution est favorisée par la hausse des indices du maïs (78,9 %) du fait de la faible disponibilité du produit en période de soudure. Les effets ont été donc portés sur l’indice des prix à la production des produits vivriers qui s’est établi à 139,9 au 3e trimestre 2021 contre 130,1 au 2e trimestre, soit une hausse de 7,5 %. Comparé à la même période en 2020, on note une hausse de 12,0 % due à l’augmentation de l’indice des prix du mil (51,0 %), du maïs (12,0 %) et du sorgho blanc (14,4 %). Stabilité pour les légumineuses Pour ce qui concerne les légumineuses, c'est-à-dire le haricot, le voandzou, le niébé et le pois d’angole, les prix sont restés stables. L’indice s’est établi à 162,5 au troisième trimestre 2021, affichant ainsi un accroissement (0,9 %) par rapport au deuxième trimestre. « Cette quasi-stabilité de l’indice est la résultante des hausses enregistrées par les indices du voandzou (32,0 %) et du pois d’angole (12,7 %) modérées par la baisse de l’indice du Niébé/haricot (-0,8%) », justifie le bulletin de l’Instad. En glissement annuel, l’indice des prix des légumineuses a connu une hausse de 33,0 % due au relèvement de l’indice des prix du Niébé/haricot (41,4 %). Par contre, avec un niveau de 174,1, l’indice des prix à la production des cultures maraîchères a connu une baisse de 24,7 %. Cette baisse a été beaucoup plus ressentie au niveau de la tomate (-33,8 %), du piment (-8,4%) et des légumes feuilles (-19,3 %). Aussi, pour les fruits, il a été enregistré une baisse de plus de 10 % des prix de l’ananas, du citron et de la noix de coco. Cependant, comparés à la même période en 2020, ces prix sont en hausse. Economie 16 nov. 2021


Tournée annuelle du préfet de l’Atlantique : des réponses aux doléances du maire de Toffo
Le maire de la commune de Toffo, Bibiane Adamaze Soglo et son conseil ont présenté au préfet de l’Atlantique, Jean Claude Codjia, les diverses préoccupations de leurs administrés ; ceci dans le cadre de la tournée annuelle de l’autorité de tutelle, le 9 novembre 2021 à Toffo. Ecouter au moins une fois l’an ses administrés. Le préfet du département de l’Atlantique, Jean Claude Codjia, a satisfait à cette exigence statutaire dans la commune de Toffo, mardi dernier au titre de l’année 2021. Après un huis clos à l’hôtel de ville avec le maire Bibiane Adamazè et ses adjoints, il échangera ensuite avec les conseillers, chefs villages, dignitaires et autres acteurs de la Société civile. « Nous venons partager vos réalités dans tous les secteurs. Les populations doivent être écoutées et leurs préoccupations prises en compte. Votre quotidien doit s’améliorer… », a déclaré Jean Claude Codjia, avant de saluer les actions que mène dans ce sens, le conseil communal présidé par Bibiane Adamazè Soglo. De l’état des lieux sommairement présenté par le maire, on retiendra que sur les dix recommandations d’ordre général formulées à l’endroit des communes du département, au titre de la tournée statutaire de 2020, la commune de Toffo a mis en œuvre entièrement huit et des actions sont en cours pour la mise en œuvre intégrale des deux restantes. Il s’agit du contrôle des autorisations d’ouverture des églises, mosquées et autres lieux de culte, la communication de la comptabilité trimestrielle des dépenses engagées. Un chapelet de doléances Au titre des préoccupations majeures de la commune, Bibiane Adamazè Soglo a indiqué que la question relative à l’accessibilité et à la fourniture pérenne de l’eau potable aux populations reste toujours non résolue dans plusieurs localités. La prévention des risques et catastrophes demeure aussi problématique. Et l’inexistence d’ouvrages d’assainissement complémentaires pour drainer les eaux issues des travaux de construction du stade omnisports de Toffo en cours d’achèvement, cause de graves inondations dans les champs et habitations des quartiers de Sèdji et de Gomey. « Nous vous prions de plaider auprès du gouvernement afin que les ouvrages d’assainissement confortatifs soient réalisés au profit de ces villages pour protéger les habitats et les espaces de culture », a souligné le maire de Toffo. Quant aux travaux de construction de la route Lalo- Toffo, l’abandon du chantier du côté de la commune de Toffo a été relevé. L’insécurité, le déblocage des collectifs budgétaires en souffrance à la préfecture, l’état dégradé des routes et pistes rurales ainsi que l’impraticabilité des routes classées notamment les axes Toffo-Sey-Ayou et Houègbo-Sey-Djanglanmey-Lon-Agonmey, de même que le manque de plateaux techniques et de personnel qualifié dans les centres de santé n’ont pas échappé à l’autorité communale. Une note d’espoir Le préfet de l’Atlantique, Jean Claude Codjia, s’est voulu rassurant au sujet des attentes de la commune de Toffo. Il va féliciter le conseil communal présidé par Bibiane Adamazè Soglo pour le succès obtenu lors du concours national sur l’amélioration du cadre de vie et souhaiter que les actions se poursuivent dans ce sens. Pour le volet sécurité, il plaide pour une collaboration constante entre les populations et les forces de sécurité publique. Il promet de décanter la situation relative au blocage des collectifs budgétaires en attente. En ce qui concerne l’accès à l’eau potable, environ 2,7 milliards de francs Cfa sont investis par le gouvernement pour la cause, et les arrondissements les moins desservis, Damè et Sèhouè sont déjà pris en compte. Les populations sont invitées à faire diligence, à se mettre ensemble pour mieux bénéficier du microcrédit Alafia, ainsi que du Fonds national de développement agricole. Jean Claude Codjia a promis de s’investir dans la satisfaction de toutes les préoccupations. Sur son initiative, des fonds ont été mobilisés pour accompagner l’effort du gouvernement dans le cadre des cantines scolaires. La commune de Toffo a donc reçu 1 480 000 F Cfa pour le bien-être des enfants dans 43 établissements. Actualités 16 nov. 2021


2e édition du concours Art Pro Pme : les lauréats distingués
Les lauréats de la 2e édition du concours ArtProPme organisé par l’Agence nationale des Petites et moyennes entreprises (Anpme) ont été récompensés au cours d’une soirée de distinction, vendredi 12 novembre dernier à Cotonou. Le concours ArtProPme a livré son verdict et les deux lauréats ont été distingués. Ils ont reçu chacun un trophée‚ un ordinateur et un chèque de 500 mille Fcfa. « Nous allons plus loin en associant les ambassadeurs culturels et artistiques à nos différents produits parce que nous estimons qu’ils sont d’excellents vecteurs pour une meilleure vulgarisation de nos produits », a fait savoir Alexandre Houedjoklounon, directeur général de l’Agence nationale des Petites et moyennes entreprises (Anpme). Pour cette deuxième édition, deux catégories ont été retenues, à savoir la Littérature avec 21 candidatures et le Cinéma avec 14 candidatures. L'exigence faite imposée aux participants, c’était la valorisation dans leurs œuvres, des produits et services des Mpme béninoises, des rythmes, places touristiques et rites qui constituent la richesse du Bénin. Tous les candidats ont été donc appelés à mettre en avant, à travers leurs productions, la culture béninoise et les produits purement made in Benin. Un lauréat a été primé par catégorie à l’issue du travail du jury composé de personnes qualifiées et compétentes sous l’œil vigilant d’un huissier de justice. Selon Claude Balogoun, président du jury, les autres candidats n’ont pas démérité mais il fallait ressortir le meilleur. Il a par ailleurs formulé une demande à l’endroit du Dg de l’Agence nationale des Pme. « Je souhaite que pour l’édition prochaine, tous les auteurs gagnants ou non participent à un atelier de réécriture de leurs textes afin qu’ils fassent l’objet d’une édition spéciale qui sera partagée dans l’administration gouvernementale, aux députés et dans les consulats », a-t-il souligné. Dans la catégorie Littérature, le journaliste Sêmèvo Bonaventure Agbon a été sacré lauréat avec son texte intitulé "Voix intérieure". Il parle du personnage Sègnidé qui‚ en proie à une voix intérieure qui lui annonce une mort imminente‚ est allé consulter le Fâ par le biais d'un ami. Il a constaté que "l'ordonnance rituelle" est bourrée de produits exotiques et a protesté humblement‚ souhaitant remplacer le Gin‚ Sprite‚ biscuits...par le Déhan‚ l’ananas séché‚ le biscuit de baobab‚ fonio‚ néré... « C’est une question de développement et de création d’emplois », a soutenu l’auteur. Un plaidoyer fort pour le « consommons béninois ». Côté Cinéma, la technicienne Christiane Bamenou a remporté le prix avec sa production vidéo ‘’Totchénou’’ qui présente également, plusieurs produits agroalimentaires réalisés par des Béninois. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Société 16 nov. 2021


Amélioration de l’image de la presse africaine : les recommandations du 9e Filep
La 9e édition du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (Filep) s’est refermée, vendredi 12 novembre dernier, à Ouagadoudou. D’importantes recommandations ont été formulées à l’endroit des Etats africains par les participants venus de vingt pays du continent en vue de redorer le blason de la presse africaine. L’édition 2021 du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (Filep) s’achève sur une série de doléances. Les participants à cette messe de la presse africaine ont adressé une série de recommandations aux chefs d’Etat africains dans plusieurs domaines en vue d’améliorer l’image de la presse à l’échelle du continent. Entre autres, le 9e Filep recommande aux dirigeants la prise de mesures nécessaires pour la sécurité physique et juridique des professionnels de l’information, la protection des journalistes en exil ou en quête de refuge sur leurs territoires. Le festival préconise le soutien des Etats aux entreprises de presse privées en vue d’améliorer les conditions de vie des journalistes, à travers des fonds de soutien technique, matériel et financier conséquents. La digitalisation rapide que connait le continent africain a des répercussions sur le mode de consommation de l’information par les citoyens. A ce titre, les médias traditionnels sont confrontés à des défis économiques qui se caractérisent par un marché publicitaire peu concurrentiel, une difficile conversion des utilisateurs au payement des contenus et par la nécessité d’une diversification progressive des sources de revenus. Cette situation fragilise les entreprises de presse africaines, déjà confrontées aux difficultés financières. Pour mieux garantir la viabilité économique des médias africains et assurer leur pérennité, les participants souhaitent que la prochaine édition du Filep soit orientée sur les nouveaux modèles économiques des entreprises de presse. Les festivaliers lancent un appel pressant aux chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) en vue de la réouverture des frontières terrestres avec un dispositif du contrôle sanitaire similaire à celui disponible dans les aéroports. Ils relèvent que la fermeture des frontières terrestres affecte les pouvoirs d’achat des ménages et impacte négativement l’économie africaine qui repose essentiellement sur le commerce et le secteur informel. Selon le Filep, l’ouverture des frontières aériennes seules apparaît comme une discrimination à l’endroit des plus démunis soumis à de nombreux rackets lors de leur déplacement par voie terrestre. Ousséni Tamboura, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement burkinabé, a pris acte de ces doléances et promis de les transmettre au président Roch Marc Kaboré. « Nous sommes attentifs aux différentes recommandations formulées par le Filep et à l’ensemble de la presse. Les gouvernements et les médias sont ensemble pour relever les défis de la sécurité. Nous sommes tous des combattants de la démocratie et de la liberté. Nous ne nous lasserons pas de soutenir les journalistes», promet-il. Ces promesses réconfortent les différents acteurs des médias présents à ce rendez-vous de la presse africaine. Société 16 nov. 2021


3e sommet des AfricTivistes : des engagements pour contrer l’Infox
Au troisième sommet des AfricTivistes qui s’est tenu, les 11 et 12 novembre à Abidjan, des engagements ont été pris pour contrer la désinformation et favoriser la souveraineté numérique. A l’heure du tout numérique, avec d’un côté une nouvelle colonisation des Etats et de l’autre les ravages de l’Infox, l’Afrique décide d’agir. Les AfricTivistes, une ligue africaine de blogueurs et de web activistes du continent, se sont engagés à Abidjan pour une utilisation responsable de l’internet. Ainsi, contre la désinformation, la déclaration issue du 3e sommet d’AfricTivistes est sans ambages. « Nous affirmons avec énergie notre rejet de la désinformation et de tout discours de haine dans le cyberespace, toutes choses qui fragilisent le vivre-ensemble dans nos Etats et constituent autant de menaces pour la garantie de l’Etat de droit et de la démocratie », soulignent les participants. Ces derniers entendent sensibiliser l'opinion publique au droit d'accès à internet, la souveraineté numérique et la protection des données. L’exercice va aussi cibler la jeunesse africaine sur l’utilisation responsable des outils du web 2.0 et les opportunités économiques qu’offre le numérique. Le fact-checking ou la vérification des informations qui circulent sur les réseaux sociaux est l’un des piliers sur lesquels journalistes et blogueurs comptent s’appuyer pour contrer la menace. Cependant, la collaboration entre ces différents acteurs n’y est pas encore. «Nous encourageons les acteurs de l’information que sont les blogueurs et les journalistes à constamment rechercher des cadres de collaboration formels ou informels afin de mettre en place des synergies d’actions pour faire face aux enjeux socio politiques des menaces du cyberespace », recommande la déclaration d’Abidjan. En quête de souveraineté Au-delà du virus de l’Infox et de celui de la haine, la question de la souveraineté à l’ère du numérique reste préoccupante. Il y a lieu de rattraper les retards accusés par les Etats africains en matière de régulation et de gouvernance digitale, et d'harmoniser les législations dans les matières y afférentes, sous l'impulsion d'organisations régionales et continentales. Mais le plus urgent, c’est le combat à mener pour la souveraineté face aux risques de nouvelle dépendance. Puisque le continent affiche déjà une nouvelle carte aux couleurs des super puissances du numérique. « Nos maux d’hier constituent nos fardeaux d’aujourd’hui. Nos tares d’hier nous font subir les trois précédentes révolutions industrielles qui ont façonné le monde. Nous avons regardé les autres faire et nous dépendons de leurs technologies. Aujourd’hui, nous risquons de subir cette révolution numérique si nous commettons les mêmes erreurs », fustige Cheikh Fall, président des AfricTivistes. Les dirigeants africains sont alors interpellés par les blogueurs, journalistes et web activistes du continent. A travers la Déclaration d’Abidjan, ces derniers se sont engagés à sensibiliser les pouvoirs publics africains à la nécessité de protection des données numériques nationales et les États à privilégier les expertises nationales dans la mise en place de politiques publiques numériques responsables. «Nous encourageons les Etats africains à collaborer avec les organisations de la société civile sur la collecte des données en plaçant celles-ci au cœur des processus d’élaboration des politiques publiques et ce, sur la base de règles éthiques », précise-t-on dans la déclaration. De son côté, la Banque africaine de développement, représentée à ce sommet par Luther Tarwin Yaméogo, veut accroître les investissements axés sur les technologies. Société 16 nov. 2021


Politique de concurrence de la Cedeao : les parties prenantes s’approprient le cadre régional
L’Autorité régionale de la concurrence de la Cedeao organise, les 15 et 16 novembre, une session de plaidoyer et de sensibilisation des parties prenantes du Bénin sur le cadre de la concurrence au niveau régional. Occasion de discuter des questions liées au libre-échange et à la protection des consommateurs. Facteur d’innovation et de croissance de la productivité, la concurrence est régie dans la Cedeao par des règles communautaires adoptées par les chefs d’Etat par acte additionnel A/SA.1/12/08 en date du 19 décembre 2008. Organe garant de leur mise en œuvre, l’Autorité de régulation de la concurrence de la Cedeao (Arcc), instaurée en juin 2019, sensibilise les parties prenantes des Etats membres sur son mandat et ses implications pour les entreprises locales et le commerce régional. Après la Gambie, le Togo et le Ghana, le Bénin accueille, les 15 et 16 novembre, le programme de plaidoyer et de sensibilisation sur la politique régionale de concurrence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). La session regroupe des cadres de l’Administration publique, des praticiens du droit, des représentants du secteur privé, de la Société civile, notamment les associations de consommateurs. Il est question pour l’organisation régionale de s’assurer de l’appropriation des textes par les acteurs nationaux et de leur préparation aux prochaines interventions de l’Arcc, dans la perspective de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale (Zlecaf). « Il est important que les Etats membres de la Cedeao connaissent et maîtrisent le cadre régional de la concurrence dont ils se sont dotés avant d’entrer de plain-pied dans la Zlecaf », souligne Blaise Diplo Djomand, représentant résident de la Cedeao près le Bénin. Pour lui, « La question de la concurrence est très technique mais n’en est pas moins un sujet d’intérêt général de par son impact direct sur l’activité économique ». Le concept de la concurrence repose sur la liberté laissée aux acteurs économiques de produire et de vendre des biens et services dans les conditions fixées par le marché, explique Micaël Bassabi Djara, directeur de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce. « Un tel contexte soumettant chaque entreprise à la pression concurrentielle d’autres entités, poursuit-il, vise à stimuler la créativité et à créer les conditions d’une offre de qualité apte à répondre aux exigences des consommateurs. » Collaboration Au terme des échanges faits d’exposés et de séances de travail avec les autorités, le directeur de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce espère qu’une synergie sera créée entre les structures nationales en charge de la concurrence et de la protection du consommateur et l’Arcc pour une application effective du droit de la concurrence de la Cedeao. L’Arcc veille à discipliner ou réguler certains comportements des agents économiques en vue de promouvoir l’équité dans les échanges et d’assurer le bon fonctionnement du marché. Elle intervient dans le cas des accords et pratiques concertées, anticoncurrentielles en l’occurrence, susceptibles de restreindre les échanges, d’abus de position dominante, de fusions et acquisitions, d’aides publiques faussant la libre concurrence, précise Dr Siméon Koffi, directeur exécutif par intérim de l’Arcc. Sont exonérés les accords, décisions ou pratiques visant à améliorer la production ou la distribution de biens ou à promouvoir le progrès technique ou économique. Les prochaines sessions du programme de sensibilisation se tiendront en Côte d’ivoire, au Nigeria et dans les autres pays, dans l’espoir d’une adhésion volontaire aux règles de concurrence pour un marché régional libre et ouvert. Economie 16 nov. 2021


1729 - 3209