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Nouvelles

Marée haute à Agoué : le gouvernement en alerte, des sinistrés déplacés
Dans la commune de Grand-Popo, précisément à Agoué, à environ 500 m de la frontière Bénin-Togo, une marée haute a provoqué l’inondation de plusieurs habitations et met le gouvernement en alerte depuis ce dimanche. Le gouvernement vole, depuis ce dimanche, au secours des ménages touchés par l’inondation due à une montée inhabituelle de la marée au niveau de la façade littorale à Agoué, dans la commune de Grand-Popo. Toute une série de mesures sont prises pour soulager les sinistrés. En premier lieu, il y a eu la sécurisation du segment de la plage où les menaces sont prégnantes. Ensuite, une première vague des ménages touchés par l’inondation a été déplacée, dimanche dernier. En collaboration avec la mairie de Grand-Popo, d’autres sites d’accueil ont été recensés par une délégation de l’Agence nationale de protection civile (Anpc). Et pour y reloger le reste des sinistrés dans des conditions de vie saines, des cadres des ministères sectoriels se sont réunis de nouveau, ce lundi 8 novembre, à Agoué. A l’occasion, des actions urgentes ont été réparties entre les parties prenantes. A cette rencontre qui s’est déroulée sous la houlette du préfet du Mono, il y avait une délégation du ministère en charge du Cadre de vie et du Développement durable, des représentants du projet Waca ainsi que la direction de la lutte contre l’érosion côtière et le maire de Grand-Popo avec ses cadres techniques. La décision de reloger la population riveraine au-delà d’un kilomètre du sinistre, vise à lui éviter de se faire prendre au piège en cas d’un potentiel rebondissement. Vigilance ! La situation qui focalise les attentions, explique la directrice départementale du Cadre de vie et du Développement durable du Mono et du Couffo, Bernadette Ahouangbé-Fanou, est due à une haute marée qui a fait que des eaux marines ont pu submerger le petit cordon littoral situé entre la mer et un bras mort du fleuve Mono pour se retrouver au niveau des habitations. De ce qu’elle a observé dans la journée d’hier, la directrice départementale retient que la situation commence par se normaliser mais il y a lieu de rester vigilant. C’est pourquoi, souligne-t-elle, il est indiqué de libérer l'emprise, faire sortir les populations en vue de les installer ailleurs et baliser la zone. Aussi, paraît-il impérieux, à l’en croire, d’interdire la fréquentation du site aux curieux et riverains qui pourraient croire que la mer s'est totalement calmée. Elle insiste qu’une montée brusque du niveau d'eau ou de la hauteur de la vague est possible, à tout moment. Actualités 09 nov. 2021


Bopa : Deux personnes lynchées après un rapport sexuel
Une femme et un jeune homme ont été châtiés à Bopa pour avoir eu un rapport sexuel extraconjugal. C’est une barbarie qui ne dit pas son nom. Pour avoir eu des relations sexuelles extraconjugales, les mis en cause ont été châtiés par les gardiens de la tradition, plus précisément les dignitaires de Zangbéto. Les faits se sont déroulés le 9 novembre 2021 à la place publique du village de Oussa-Kpodji. « Ligotés, on les a mis à genoux, le torse-nu, au milieu d'une foule déchaînée et qui riait à gorge déployée. On pouvait voir sur leurs dos ensanglantés, les traces de chicotte et de lanière », renseigne une de nos sources. Selon les recoupements, il est reproché au jeune homme et à la femme qui serait une veuve d'avoir eu des relations sexuelles. Au-delà du châtiment corporel,  si la femme doit continuer à rester dans le village, elle doit se soumettre à des conditions. « Elle est interdite de parler avec quelqu'un, de sortir de chez elle si elle doit rester dans le village. Il a été également interdit à toute personne d'acheter chez elle ou de lui vendre un article ou une marchandise de quelque nature que ce soit », précise la source. Joint au téléphone, le chef d’arrondissement de Possotomè, Marcel Sossou, rassure que des enquêtes sont en cours avec la Police Républicaine. Pour sa part, le maire de Bopa, Abel Djossou, a dit qu’une séance est en cours pour clarifier la situation.   Société 09 nov. 2021


Violences contre avocat : le barreau craint une recrudescence
A travers une déclaration de presse, ce lundi 8 novembre, l’Ordre des avocats du Bénin exprime sa crainte d’un début de violences et voies de fait contre ses membres. Pour cette raison, il a décidé d’un boycott de toutes les audiences pendant 72 heures.
Les avocats boycottent toutes les audiences dans les cours et tribunaux du 8 au 10 novembre 2021. Cette décision de l’Ordre des avocats est entrée en vigueur depuis hier, laissant constater un blocage de certaines activités au palais de justice de Cotonou et ailleurs. Les avocats protestent ainsi contre les violences dont a été victime un des leurs alors qu’il était en position d’assistance à l’un de ses clients.
« Ce qui est arrivé à notre confrère nous paraît être le début du commencement de la légitimation des violences et des voies de fait contre l’avocat dans l’exercice de la profession et partant de la ruine à terme de celle-ci », a déclaré le bâtonnier Prospère Ahounou, entouré de ses confrères. « Cela va au-delà de l’atteinte à la dignité et à l’honneur de la profession d’avocat dans notre pays.»,
poursuit le bâtonnier.  C’est pour cette raison que « l’Ordre des avocats du Bénin dénonce ces agissements attentatoires à la dignité, à l’honorabilité et à la liberté de l’avocat, un des principaux acteurs du service public de la justice ».
La goutte d’eau de trop
Tout est parti d’un incident qui s’est produit, mercredi 29 septembre dernier. Alors qu’il assistait son client interpellé et conduit dans ses entrepôts à PK 10 route de Porto-Novo, l’avocat aurait été pris à partie par les forces de l’ordre bien qu’il ait décliné son identité, carte professionnelle à l’appui. « … Il a été brutalisé, violenté, son téléphone et son porte-carte contenant sa carte professionnelle arrachés, et lui-même conduit manu militari au commissariat de police d’Ekpè », rapporte le bâtonnier. Malgré toutes les démarches, l’avocat n’a pu recouvrer la liberté qu’après plus de six heures de garde à vue sans que le motif lui ait été notifié. Il aura fallu la descente du bâtonnier, alerté par un usager du commissariat d’Ekpè, de même que de plusieurs avocats informés, et après de vives et longues protestations, pour que le commissaire se décide finalement à libérer l’avocat, fait savoir l’Ordre.
Cette situation, à en croire les avocats, viole aussi bien les normes nationales, communautaires qu’internationales. Ils citent entre autres l’article 7 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, l’article 5 du règlement n°05/Cm/Uemoa relatif à l’harmonisation des règles régissant la profession d’avocat dans cet espace du 25 septembre 2014 et plusieurs articles de la Constitution béninoise.
Actualités 09 nov. 2021


Election sénatoriale du 26 septembre 2021 : Jean-Damien de Sinzogan saisit le Conseil constitutionnel français
Jean-Damien de Sinzogan, alias Jean de Bourbon conteste devant le Conseil Constitutionnel français, en application de l’article 59 de la Constitution, l’élection partielle du 26 septembre 2021 des sénateurs des Français de l’étranger.
Il a accusé réception de sa requête enregistrée sous le numéro 2021-5730 Sen, à travers une correspondance à lui adressée par Jean Maïa, secrétaire général du Conseil constitutionnel.
Candidat à cette élection, cet entrepreneur, fondateur de la société Hello Juriste France, dénonce la validation de bulletins de vote non conformes au standard légal et s’en remet à la décision de l’institution. Une décision attendue dans un délai de six mois.
Le requérant est invité à communiquer son adresse électronique pour la notification des actes et pièces de procédure, ainsi que des avertissements ou convocations, une fois l’instruction en cours devant le Conseil constitutionnel.
Actualités 09 nov. 2021


Pendjari : Le grand retour des éléphants
Alors que les menaces planent sur les éléphants dans la sous-région du fait de la criminalité faunique, les nouvelles qui proviennent du Complexe W-Arly-Pendjari (WAP) sont plutôt bonnes. En deux ans, la population de pachydermes dans la Pendjari a augmenté de 20%. L’annonce a été faite sur la page Facebook du  Parc national de la Pendjari le 8 novembre 2021. "En 2019 la population des pachydermes était estimée à 1 729. Cette année nous sommes fiers de voir encore grandir la population avec une estimation de 2 083 éléphants ! Ce qui représente une augmentation de 20% depuis l'arrivée d'African Parks Network ! '', dévoile l'équipe de gestion. Cette satisfaction découle de l’inventaire aérien des grands mammifères réalisé cette année dans l’ensemble du Complexe W-Arly-Pendjari (WAP). Le constat est que les mesures de protection portent des fruits. « C'est un succès pour l’équipe du parc, mais nous devons œuvrer davantage pour protéger cette espèce en danger critique d'extinction », ajoutent les gestionnaires, comme pour dire que les menaces ne sont pas totalement éloignées.     Environnement 09 nov. 2021


8e Journée internationale des arts plastiques : focus sur la valorisation des paysages du Bénin
Initiée par le Bénin depuis 2014, la journée internationale des arts plastiques ‘’Jiap’’ est célébrée dans plusieurs pays de la sous-région. Pour cette 8e édition, la Faplag-Bénin à travers un concours sur le thème « Dans ma cité, le paysage que j’aime », motive les artistes plasticiens à produire des dessins, peintures, photographies d’arts et sculptures de bas-reliefs pour valoriser un paysage de leur choix. Immortaliser, valoriser, promouvoir et révéler le Bénin à travers la beauté de ses paysages grâce aux arts plastiques. C’est l’essentiel du message de Comlan Pacôme Alomakpé, gestionnaire du patrimoine culturel, lors de la conférence inaugurale sur le thème « Dans ma cité, le paysage que j’aime », qui lance la Jiap 2021. Face à une trentaine de plasticiens à Cotonou ; respect des gestes barrières oblige; le conférencier met l’accent sur deux défis importants dans ce processus de mettre les projecteurs sur les paysages du Bénin à court, moyen et long termes. Il s’agit des défis organisationnels et financiers. « Vous devez penser à industrialiser le secteur en vous entourant des compétences depuis la conception jusqu’à la vente de votre œuvre », exhorte-t-il en insistant sur l’importance de sceller les différentes collaborations par un contrat. Pour lui, ce préalable organisationnel est indispensable et susceptible de faciliter la résolution des défis financiers en soumissionnant aux guichets internationaux avec des projets pertinents, structurants et originaux. Outre cette conférence inaugurale, il est prévu des communications sur le droit d’auteur des plasticiens puis sur l’importance et le rôle de l’agent artistique dans la carrière des plasticiens. Elles seront respectivement animées par Eugène Aballo, directeur du Bubebra et Jules Koukpodé, expert en ingénierie culturelle. Révéler le Bénin par ses paysages Dans sa vision de célébrer les artistes plasticiens et de contribuer à la promotion du tourisme, la Fédération des Associations professionnelles des plasticiens et graphistes du Bénin ‘’Faplag-Bénin’’ initiatrice de la Jiap depuis 2014, a lancé ce concours de représentation des paysages, doté de prix. « Les potentiels candidats dans les quatre catégories; dessin, peinture, photographie d’arts et sculpture de bas-relief ; ont jusqu’au 19 novembre prochain pour déposer leurs œuvres à la Galerie nationale du Bénin, sise à la Haie-vive ou au siège de Faplag-Bénin à Zogbo » fait savoir Philippe Abayi, président de Faplag-Bénin. Selon ses confidences, un premier jury va présélectionner 10 œuvres dans chacune des quatre catégories, soit 40 œuvres au total qui seront exposées du 24 au 26 novembre 2021 à Ganvié. Les trois meilleurs plasticiens par catégorie auront en plus des tableaux d’honneur et trophées, une enveloppe financière de 150 000 F, 100 000 F et 50 000 F selon leur rang. Mieux encore, ces trois nominés par catégorie vont se qualifier pour intégrer le projet ‘’d’art-d’art’’ pour découvrir les attraits touristiques du Bénin et faire le repérage des paysages afin de produire des œuvres d’après nature aussi bien en dessin, peinture, photographie d’arts ainsi que dans la sculpture de bas-relief. Au dire de Philippe Abayi, le projet d’art-d’art en prélude à la Jiap 2022 a pour but d’amener les finalistes à user davantage de créativité afin de valoriser et révéler au monde entier la splendeur, la beauté, le romantisme et la poésie des sites, monuments, paysages et attraits touristiques afin d’accompagner le gouvernement du président Patrice Talon qui entend s’appuyer sur les arts et la culture pour booster le développement du tourisme et vendre au mieux la destination Bénin. Par Henri MORGAN (Stag.) Culture 08 nov. 2021


Construction de l'Académie francophone de Tennis : le pas décisif avant la réalisation du projet franchi
Une délégation du cabinet A 26, architecte de Roland Garros, conduite par son directeur de développement Michael Barabé et Jean-Claude Talon, président de la Fédération béninoise de Tennis, a échangé avec Oswald Homéky, ministre des Sports et son collègue du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato à Cotonou, vendredi 5 novembre dernier. Au cours de cette rencontre qui marque une étape importante avant la réalisation de l'Académie francophone de Tennis, la vision et l’offre de collaboration imaginée par le cabinet et son partenaire béninois ont été présentées. La rencontre entre Michael Barabé, directeur du développement du cabinet A 26, architecte de Roland Garros, Jean-Claude Talon, président de la Fédération béninoise de Tennis, l’architecte béninois Serge Walckhoff, Oswald Homéky, ministre des Sports et son collègue du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, marque une étape importante avant la construction de l’Académie francophone de Tennis à Avlékété dans la commune de Ouidah. Pour Oswald Homéky, ministre des Sports, c’est un pas de géant qui vient d’être posé avant la réalisation de cette infrastructure moderne. « Nous nous sommes entourés de grandes expertises car nous avons souhaité que cette infrastructure soit unique et exceptionnelle sur la Route des Pêches », a-t-il indiqué. Le gouvernement taille beaucoup d’importance à cette académie dont les courts seront labellisés Roland Garros, selon le ministre Oswald Homéky. Jean-Claude Talon, président de la Fédération béninoise de Tennis, est fier de porter ce projet dont les contours au plan technique ont été validés lors de cette rencontre. Pour lui, cette séance a été appréciée par les ministres prêts à conduire le projet jusqu’à la construction de cette académie dédiée aux jeunes de la Francophonie. Par ses performances et à travers l’organisation des compétitions internationales, la Fédération béninoise de Tennis participe à la dynamique de développement du sport de haut niveau et à la promotion des activités sportives à la base, selon Bernardin Codjo, secrétaire général de la Fbt, qui annonce la présence du Bénin sur plusieurs compétitions continentales dans les prochains mois. Heureux de travailler sur ce projet avec les autorités béninoises, Michael Barabé, directeur général d’A26 Sports, a salué l’enthousiasme avec lequel Oswald Homéky, ministre des Sports et son collègue du Cadre de vie et du Développement durable ont accueilli la présentation de la vision et l’offre de collaboration imaginée par le cabinet d’architecture A 26 et son partenaire béninois. « Nous avons présenté nos premières intentions autour de ce projet et sa capacité à rassembler l'ensemble des tennismen francophones », a-t-il déclaré. Satisfait des échanges avec les ministres, il pense que cette étape illustre l’avancée de ce projet. Abondant dans le même sens, l’architecte béninois Serge Walckhoff se dit ravi des échanges avec les ministres avant la mise en œuvre de cet ambitieux projet. «Ce qui reste, c'est la réalisation de cette belle infrastructure respectueuse de l’environnement et de la nature», a-t-il confié. Pour lui, à l’instar des autres projets déployés dans le cadre du programme d’aménagement de la «Route des Pêches», l’Académie francophone de Tennis va non seulement participer au rayonnement du Bénin mais aussi à la préservation de l'environnement. Sports 08 nov. 2021


1re journée de la Ligue pro de Football 2021-2022 : belle entame pour l’As Cotonou, Loto Popo et Buffles
Le festival offensif de l’As Cotonou et les victoires du champion en titre, Loto Popo et de son dauphin, les Buffles du Borgou ont marqué, le week-end dernier, la première journée de la Ligue pro de football. Dans la zone B, Loto Popo, champion en titre est venu à bout de Dynamo d’Abomey, l’As Cotonou s’est débarrassée de l’As Police (5-0) dans la région C au moment où les Buffles du Borgou s’imposaient à Dynamo de Parakou dans la région septentrionale. L’As Cotonou a démarré la Ligue pro de football en fanfare, samedi 6 novembre dernier, en atomisant l’As Police par le score de 5-0. Ce sont d’ailleurs les ‘’Adjaka Lolo’’ qui ont lancé les hostilités en inscrivant le premier but de la partie dès la 4e minute. Jospin Botchi récupère une balle en milieu de terrain, lance Soumaila Hounkpè qui marque d'un lob (0-1). Acculés en début de partie, les policiers vont manquer le marquage sur le premier corner de la rencontre et encaisser le deuxième but. D’un coup de tête, Joseph Edé réussira à tromper le gardien de l’As Police, Jean de Dieu Aminou (0-2). Menés, les policiers tentent de réduire le score sans succès. Ils seront surpris de nouveau à la 27e minute où Joseph Ede va réaliser son doublé sur une frappe croisée (0-3). Les policiers vont sombrer à la 36e minute. Augustin Hounzan met sur orbite Soumaila Hounkpè qui ne se fait pas prier pour réaliser également son doublé (0-4). A deux minutes de la pause, Joseph Edé va désarmer totalement les policiers en réussissant son triplé à la 43e minute. En deuxième partie, l’As Cotonou va conserver son avantage jusqu’à gagner son premier match de la saison. Au même moment dans la zone B, Loto Popo Football club, champion du Bénin en titre, est venu à bout de Dynamo d’Abomey au stade municipal de Grand-Popo par le score de 2-1. Avec cette victoire, Loto Popo Fc donne un signal fort aux équipes de cette zone. Dans la seconde rencontre de cette zone, samedi 6 novembre dernier, Dadjè Fc et Energie Fc se sont séparés dos à dos à Aplahoué. Buffles et Ayéma vainqueurs Dans la région septentrionale, le vice-champion en titre, Buffles Fc du Borgou, a confirmé sa suprématie sur Dynamo de Parakou en remportant le duel fratricide par le score de 2-0, samedi 6 novembre dernier. Une victoire arrachée grâce au doublé de Roland Béakou. Leader de la zone A lors de la saison 2020-2021 avec 11 victoires, trois nuls et deux défaites, les Buffles du Borgou lancent ainsi la course à leur propre succession. Dans cette même zone, au stade Atchoukouma de Djougou, Dynamique de la localité a été contrainte au nul par Damissa Fc pendant que dans la zone D, Ayéma Football club et l’Association sportive Vallée Ominisports se sont débarrassés respectivement de la Jeunesse sportive de Pobè (2-1) et de l’Association sportive Ouémé Stars (0-1). Résultats des rencontres du week-end Samedi 6/11/21 Zone A Dynamique Fc – Damissa 0-0 Buffles – Dynamo de Parakou 2-0 Zone B Loto Popo – Dynamo d’Abomey 2-1 Dadjè Fc – Energie Fc 0-0 Zone C As Police – As Cotonou 0-5 Zone D Jsp – Ayéma Fc 1-2 Asos – Asvo 0-1 Sports 08 nov. 2021


Éditorial de Paul Amoussou : bon ancêtre...
Bla-bla-bla. C’est le coup de gueule d’une adolescente de 18 ans à peine, Greta Thunberg, l’égérie mondiale de la cause écologique, qui met au défi les dirigeants mondiaux de prendre des mesures immédiates pour atténuer le changement climatique.
Mais comme ceux-ci s’illustrent davantage par leurs discours que par leurs actes, elle ne manque pas de dénoncer l’incohérence de leurs politiques. Comme une lancinante ritournelle, à chaque sommet sur le climat, les fameuses conférences des parties (Cop) sur les changements climatiques, elle se fait chienne de garde de la planète terre.
Très à cran sur le combat écologique, la petite Greta pousse l’engagement loin au point de ne pas voyager en avion, afin de réduire son empreinte carbone. Les vols en avion seraient énergivores selon elle. C’est dire qu’elle donne beaucoup d’elle-même pour cette cause qui paraît abstraite pour beaucoup tant que le ciel ne leur tombe pas sur la tête.  Mais le changement climatique est une réalité si l’on en juge par les facéties dont les saisons se rendent coupables ces dernières années, à travers un charivari incroyable !
Aussi, la petite Greta peut-elle se permettre de remonter les bretelles à pépé Biden, à tonton Xi Jiping, à oncle Boris Johnson ou à papounet Narenda Modi, le premier ministre indien...Son impertinence est telle qu’elle a pu dire en 2018 que les dirigeants mondiaux n’étaient pas assez ‘’mûrs pour dire les choses telles qu’elles sont’’, à savoir que notre maison (la planète terre) est en feu, encore moins aptes à prendre les mesures qui s’imposent.
La légitimité d’une telle posture de l’adolescente vient de ce que n’est pas en cause le passé, dont sont tributaires les dirigeants mondiaux, mais l’avenir. D’où les messages des manifestants, des jeunes pour l’essentiel, à l’occasion de la Cop 26 qui se tient actuellement à Glasgow, réclamant «La justice climatique», faisant état de ce que «C’est notre avenir».
Aussi, est-il exigé des plus gros pollueurs (émetteurs de gaz à effet de serre)  qu’ils prennent leurs responsabilités. «Sois un bon ancêtre», lance une banderole sans que l’on ne sache si le message s’adresse à Biden ou  à Macron. En tout cas, il est demandé aux dirigeants mondiaux de ne pas choisir l’extinction, sous-entendu de la terre, mais d’opter pour le changement systémique, celui d’un système qui soumet à rude épreuve la planète,  et non pas pour le changement climatique !
Pour ces jeunes qui s’approprient la pensée d’Antoine de Saint-Exupéry selon qui, «La terre ne nous appartient pas, nous l’empruntons à nos enfants» , la Cop26 est un échec , ‘’une honte absolue’’. En somme, du bla-bla-bla, car de fait, il est notable que les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre n’ont pas pris des engagements tendant à régler le problème, refusant d’être de bons ancêtres comme la jeunesse engagée sur la cause climatique les y engagent.
Actualités 08 nov. 2021


Pahou à Ouidah : une partie du Centre de santé consumée
Les flammes ont laissé derrière elles, jeudi 4 novembre dernier, au Centre de santé de Pahou dans la commune de Ouidah, d’importants dégâts.
De loin, ce samedi 6 novembre, pas de signe visible d’un drame. Les allers-retours des usagers dans cet établissement sanitaire, vieux de plus de trois décennies, portent à croire que tout va bien. Cependant, aussitôt proche du bâtiment parti en fumée, l’odeur âcre laissée par les flammes repousse tout visiteur. Depuis les fenêtres, les stocks de médicaments brûlés sont pêle-mêle. Et plus on avance à l’intérieur, le constat est désolant : des lits calcinés dans la salle de garde et dans la salle de consultation, des matériels de travail réduits en cendres, un toit noir et rongé par les flammes. Mais dans ce champ de ruine étouffant, au fond du bâtiment, des agents du centre de santé continuent de travailler. « Nous remercions Dieu qu’il n’y ait pas de perte en vie humaine. Les malades ont été évacués à temps. Il y avait même une femme qui venait d’accoucher fraîchement. Cependant, on va s’intoxiquer dans ces conditions. Je crains pour la santé du malade et des nôtres aussi. Avec l’état de la toiture, on se demande ce qui adviendra s’il pleut », souffle un des agents.
Les flammes ont surpris le personnel soignant dans la nuit du 4 au 5 novembre 2021. Dénis Edazankpé, un usager dont la femme a accouché dans des conditions précaires, juste après l’incendie, a été un témoin du sinistre. « Vers 23 heures, j’ai amené mon épouse pour qu’elle accouche. Les agents nous ont bien accueillis. On lui a fait une injection pour déclencher le travail. À peine la sage-femme est sortie de la salle et arpentait le couloir qu’elle a vu une épaisse fumée venant du haut », raconte-t-il. Cet usager dit avoir fait usage de l’extincteur pour tenter de maitriser les flammes. Les autres soignants ont réussi à faire évacuer le local.
Malheureusement, les matériels n’ont pu être sauvés. « Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour maitriser l’incendie.
Dans le même temps, ma femme a accouché à 2 heures du matin. Les agents et des femmes l’ont protégée avec des pagnes pour qu’elle puisse le faire au dehors », précise Denis Edazankpé. À l’aube, un second incendie s’est encore déclaré dans les locaux. Le Groupement national des Sapeurs-pompiers soupçonne un court-circuit. Des consignes ont été données pour faire aérer les locaux. Informées, les autorités sanitaires sont descendues sur les lieux pour faire les constats. Le centre de santé a besoin d’être réhabilité. En attendant, le réaménagement d’un autre local pour la maternité et la pharmacie est indispensable.
Santé 08 nov. 2021


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