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Dématérialisation de l'Administration[/caption]Une carte à puces pour de multiples services, des avancements d’échelons et bientôt de grades automatiques, payer l’impôt, la Tva, des marchandises par la monnaie électronique, tirer sa fiche de paie soi-même sur le web, des gestes qui vont de plus en plus rimer avec le quotidien des Béninois au terme du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip).
Une révolution dénommée « dématérialisation » ou « e-Administration » est en marche au Bénin depuis un moment et ambitionne de sortir chaque jour davantage l’Administration des tracasseries sources de rackets ou des pots de vin.
Il s’agit d’un ensemble de technique qui suppriment l'utilisation du papier et par conséquent le contact physique du fonctionnaire au profit de l’électronique. Un contact qui souvent donne lieu à des pots de vin dans une administration où l’éthique semble de plus en plus déserter le forum.
Cette transition numérique de l’administration classique et rudimentaire à l’e-administration semble commencer par le processus du Recensement administrative initial à vocation d’identification de la population (Ravip) qui, à terme, aboutira à la distribution de carte d’identité numérique. Cette carte annoncée pour être une carte à plusieurs usages présage bien qu’elle ne présenterait pas seulement des puces d’identification mais éventuellement aussi des puces électroniques donnant accès à un nouveau monde numérique comme dans la plupart des pays qui se sont engagés dans la voie de la dématérialisation.
En Estonie, pays pionnier de la dématérialisation par exemple, cette pièce numérique fait partie de l’infrastructure à clé publique du pays et permet aux citoyens d’utiliser des services en ligne sécurisés. Un système sécurisé protégé facile à utiliser capable de s’ouvrir à l’aide de lecteur de carte incorporée dans la majorité des ordinateurs estoniens.
C’est pour dire que ceux qui manqueraient de se faire enrôler lors de l’opération du Ravip en cours vont se mordre les doigts. Ils risqueraient de se retrouver, dès la distribution de la carte d’identité numérique, en déphasage avec la révolution numérique en gestation.
Dès l’aboutissement de cette réforme, les tickets et les espèces ne seront plus nécessaires. Il suffirait d'approcher sa carte à puces du lecteur conçu à cet effet, pour accéder aux offres de service public. Cette carte qui regrouperait les fonctionnalités de nombreuses cartes sans puces réduirait non seulement le volume des portefeuilles mais aussi la pression de certains fonctionnaires d’exiger des pourboires pour rendre le service pour lequel ils sont déjà rémunérés.
Cette révolution vers laquelle le Bénin s’avance à petits pas, cache bien d’autres mutations, notamment l’avènement de la signature numérique dès le vote de la loi sur la dématérialisation. Cette technologie complémentaire inaugurera l’ère où les documents signés numériquement auront la même valeur juridique que ceux portant la signature manuscrite. Bientôt, au Bénin un moyen simple et sécurisé sera disponible pour valider en ligne des documents administratifs, des accords commerciaux, des virements bancaires et bien d’autres documents.
A terme, cette série de révolutions permettra au gouvernement de réduire de manière significative ses dépenses de fonctionnement, notamment les centaines de millions de charges englouties dans l’achat de papier. Mieux, elles vont favoriser le gain de temps et de revenu en supprimant les déplacements qu’engendre une apposition de signature physique d’un contrat.
Ces multiples gains (en numéraire et en temps) engageraient sûrement le Bénin à l’instar de l’Estonie dans la voie du développement durable.
Les lignes bougent
Beaucoup d’autres mutations numériques en cette révolution de la dématérialisation vont métamorphoser nos gestes, nos habitudes, nos mentalités les plus rétrogrades et faire de nous des hommes à la pointe des innovations technologiques. Il s’agit d’une série des promesses du président Patrice Talon à l’occasion de son discours sur l’Etat de la nation en décembre 2017.
L’année 2018 s’annonce comme celle de l’émergence des projets phares qui vont amorcer la métamorphose du Bénin, a-t-il promis. La preuve, en février 2018, deux mois après cette promesse, plus besoin de faire les rangs et perdre beaucoup du temps dans les banques pour avoir sa fiche paie. Il suffit de se connecter au site du trésor public, à savoir : www.bulletinpaie.tresorbenin.bj pour l’imprimer à loisir où l’on peut. Un pas significatif si l’on se rappelle le temps que gaspillaient les fonctionnaires pour retirer cette pièce.
De même, le lancement, le 14 décembre dernier du site web (www.bulletinpaie.tresorbenin.bj) et de deux autres plateformes, l’une relative au fonctionnement et réforme au Trésor public et l’autre, à la mise en production de star Uemoa, facilitent mieux que par le passé l’accès des Béninois aux offres de service public.
Le jeudi 8 mars 2018, à Cotonou, le ministre du Travail et de la Fonction publique, Mme Adidjatou Mathys, annonce une profonde métamorphose dans l’Administration. Selon cette mutation, la dématérialisation du processus d’avancement d’échelons des agents de l’Etat sera automatique et systématique, et se fera sans la demande de l’agent. A l’entendre, chaque agent peut, à partir de son poste de travail, suivre l’évolution de sa carrière et disposer d’actes y afférents sans avoir à se déplacer sur des kilomètres. Une révolution qui va engendrer une métamorphose des pratiques administratives peu orthodoxes.
Beaucoup de Béninois incrédules, se rappelant encore des tracasseries et pots de vin que l’aboutissement de ce processus d’avancement engendre dans les circuits administratifs et financiers, n’arrivent pas croire leurs oreilles, cette mutation en vue. Pour eux, l’effectivité de cette réforme va mettre fin à terme à leurs va-et-vient périodiques et souvent infructueux entre leurs services et le ministère du Travail et de la Fonction publique et le ministère des Finances.
A en croire Mme Adidjatou Mathys, cette réforme va réduire de façon significative les tracasseries que subissent les usagers des services et directions au cours de leur carrière administrative. Pour elle, la lenteur administrative et les méthodes et pratiques obsolètes sont en déphasage avec un environnement en pleine mutation et à la pointe des technologies de l’information et de la communication. D’après une de ses évaluations de la performance de l’administration publique, qu’elle a rapportée, le taux de satisfactions des usagers demeure bas en dépit des moyens (humains, matériels et financiers) déployés pour assouvir leur attente.
Cette révolution annonce une série d’autres : la dématérialisation du processus d’avancement de grade, et l’authentification de signature numérique et bien d’autres mutations (la dématérialisation fiscale, de la Tva, etc. Des mutations que saluent déjà beaucoup de fonctionnaires qui peinent malgré leur tâche à suivre leur carrière.
Transformation digitale
A en croire un haut fonctionnaire du ministère de l’Economie et des Finances, des choses formidables et structurantes pour le pays se réalisent par le régime de la « Rupture » sans bruit. Pour lui, le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien.
Pour le directeur de l’informatique et du pré-archivage du ministère des Finances et de l’économie, M. Alain Ahounou, le gouvernement est en train de mettre en œuvre le Programme de renforcement des structures centrales de gouvernance (Prscg), un programme à grand impact pour la transformation digitale de notre pays. Il s’agit de mettre en place un réseau national de l’administration (intranet gouvernemental) qui permettra le déploiement des services liés au numérique et de construire un Datacenter national à Calavi. Ce programme, a-t-il précisé, est d’un coût global de 12,1 millions d’euros dont 6,5 milliards de francs Cfa, don de la coopération allemande (Kfw) et 1,4 milliard de francs Cfa financé par le budget national.
M. Alain Ahounou salue l’avènement de la dématérialisation de l’ensemble des fiches de paie des fonctionnaires ainsi que le paiement des pensions de retraites supérieures à 50 000 francs Cfa par virement bancaire.
Pour faciliter la déclaration et le paiement des impôts par les contribuables, la direction générale des Impôts a également mis en place le Système intégré de gestion des taxes et assimilés (Sigtas). Ce nouveau système d’information, financé par le gouvernement canadien à travers le Projet d’appui à l’accélération des recettes intérieures du Bénin (Paarib), a été lancé, le jeudi 15 mars à Cotonou, par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Avec ce nouveau système, il suffit d’un clic pour souscrire ses déclarations et payer ses impôts sans être astreint à se déplacer, a confié à nouveau, M. Alain Ahounou. Pour lui, le gouvernement communique modestement, c’est pourquoi, les gens pensent que rien ne se passe.
Toujours, selon la même source, la création de nouvelles entités comme l’Agence des services et systèmes d’information (Assi) et l’Agence du numérique (Adn) ainsi que l’élaboration d’un Schéma directeur national des systèmes d’information (Sdnsi) sont de nature à apporter de la cohérence dans le secteur et à booster la transformation digitale du pays. Il a en outre énuméré dans ce cadre la mise en place d’un serveur de certificats électroniques (PKI) à venir, le déploiement de la messagerie électronique et des outils de collaboration dans l’administration et de la délivrance électronique de visa (E-visa) déjà en cours de réalisation.
A l’en croire, la révolution numérique est bien en marche au Bénin, car la volonté politique est là au plus haut niveau et les briques structurantes sont en cours de construction, même si beaucoup reste à faire.
A l’allure des mutations, le Bénin franchira certainement l’étape de l’e-santé (ordonnance dématérialisée et retrait de médicaments à la pharmacie avec une carte d’identité électronique) et le vote via internet.
Le vote via Internet
Certains pays ont expérimenté le vote en ligne, mais seule l'Estonie l'a adopté de façon permanente. En effet, les Estoniens ont voté en ligne pour la première fois lors des élections locales de 2005, puis de nouveau lors des élections législatives de 2007. La réussite est au rendez-vous : les élections législatives de mars 2015 ont établi un nouveau record, avec plus de 175 000 électeurs ayant voté en ligne. C'est presqu'un tiers de l'ensemble des électeurs et une augmentation de 25 % par rapport aux précédentes élections législatives de 2011.
En dehors du fait que le vote est techniquement sécurisé, il respecte les mêmes principes que le vote traditionnel : une personne, une voix, toutes les voix sont égales et il est impossible de remonter la trace de la personne qui l'a exprimée. De plus, les électeurs ont une deuxième (et une troisième, et une quatrième) chance : si, pour quelque raison que ce soit, ils veulent modifier leur vote, ils peuvent le faire électroniquement ou se rendre à un bureau de vote. Seul le vote le plus récent est pris en compte.
L’e-administration ou la dématérialisation suppriment tous les agents intermédiaires qui, au lieu de faciliter l’accomplissement diligent des services publics, les font piétiner exprès pour exiger des pots de vin et gaspiller le précieux temps des usagers de l’administration. De plus-en-plus, le nombre de gestes, voire des agents de l’Etat qui ont joué le rôle d’intermédiaires entre l’offre d’un service et l’usager diminue.
Plus ce nombre de gestes est attribué à l’électronique, moins le fonctionnaire indélicat à la latitude de concevoir des manœuvres subreptices pour exiger des pourboires.
Ainsi, le gouvernement en lutte contre la corruption est en train de tarir toutes les opportunités de corruption qui freinent le développement de l’administration. L’argent sale, source d’inflation galopante qui sape et altère le fonctionnement de l’économie, circule de moins en moins. Plus de revenus fictifs. On se contente de ses revenus propres. Sans bruit, le gouvernement du régime de la « Rupture » est en train de vaincre un mal séculaire. Un exploit que n’ont pu réaliser les régimes précédents.
L'importance de l'éthique de l'Administration publique devient plus en plus une priorité pour le gouvernement. En effet, la préoccupation afférente à l'éthique dans la fonction publique est devenue une question de taille aussi bien dans les pays développés que ceux en voie de développement pour un certain nombre de raisons. Tout d'abord, la réputation et le succès d'un gouvernement dépendent de la conduite des fonctionnaires publics et de ce que pense le public de la conduite des responsables?
Le ministre Serge Ahissou à l’écoute des agents[/caption]Le ministre de l’Industrie et du Commerce a échangé, jeudi 5 avril dernier, avec les agents de la direction départementale en charge de ces deux sous-secteurs. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée de prise de contact avec les structures sous tutelle en vue de s’enquérir de leurs conditions de travail.
A la suite des lettres de mission à elles remises, Serge Ahissou a enclenché une visite dans les structures sous tutelle de son département ministériel. Jeudi dernier à la direction départementale de l’Industrie et du Commerce de l’Atacora-Donga sise à Natitingou, le ministre s’est dit à l’écoute des agents des structures sous tutelle et prêt à œuvrer pour l’amélioration des conditions de travail de ces derniers pour peu qu’ils accomplissent bien leur mission.
Accompagné de membres de son cabinet, il a rappelé aux uns et aux autres certains axes stratégiques du Programme d’actions du gouvernement au niveau des sous-secteurs Industrie et Commerce. Outre la création de nouvelles structures dans plusieurs communes du pays, la mise en œuvre de projets structurants, la réduction du secteur informel, la meilleure organisation du commerce transfrontalier, la réorganisation de la filière acajou et sa meilleure vulgarisation qui constituent ces axes, le ministre de l’Industrie et du Commerce a invité les agents à s’impliquer, chacun dans son rôle, dans le renforcement des actions d’appropriation du contenu du plan de travail annuel 2018 dudit ministère. « Il nous incombe de travailler à la dynamisation du réseau national d’information commerciale ainsi qu’à l’appui à la sensibilisation des acteurs et surtout le suivi des campagnes de commercialisation des produits tropicaux », a-t-il indiqué.
Si la visite s’inscrit dans l’objectif de s’enquérir des conditions de travail des agents de la direction départementale, ces derniers ont relevé certaines difficultés auxquelles ils font face. Il s’agit de l’indisponibilité du réseau internet depuis décembre 2017 et de celle de l’interphone, de l’insuffisance et de la vétusté du matériel informatique et des mobiliers de bureau ainsi que du matériel roulant.
Jacques Sambiéni, directeur départemental de l’Industrie et du Commerce, notera par ailleurs le délai trop long dans la délivrance des autorisations d’installation industrielle, la caducité des textes régissant la commercialisation des produits tropicaux en général, l’inexistence des décrets et arrêtés d’application de la loi 2007-21 portant protection du consommateur en République du Bénin et de la loi 2017-25 organisant la concurrence au Bénin.
Appelant tous les cadres de la direction à apporter leur contribution dans la réalisation du Pag, le ministre a pris l’engagement de faire ce qui est possible pour satisfaire au mieux les agents des structures sous tutelle?
Cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou[/caption]La quatrième affaire du rôle de la première session de 2018 de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a porté sur un dossier de viol mettant en cause Roland Hounguè, ouvrier dans la palmeraie de la coopérative d’aménagement rural d’Assagota, commune de Toffo. Au terme des débats, la cour l’a condamné à six ans de travaux forcés et à payer à la victime le montant de 500 000 F Cfa.
Six ans de travaux forcés et la somme de 500 000 F Cfa à titre de dommages-intérêts à payer à la victime. Ce sont les peines que les faits de viol ont coûté à l’accusé Roland Hounguè. Ce verdict a été prononcé, vendredi 6 avril dernier par la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou sur la base des articles 332 du Code pénal et 3 de la loi 2011-26 du 9 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes en République du Bénin.
Les faits remontent au 29 avril 2012. Ce jour-là, Roland Hounguè, un ouvrier de la palmeraie de la coopérative d’aménagement rural
d’Assagota commune de Toffo, y surprend dame P. B. en train de ramasser frauduleusement des noix de palme tombées. Il lui impose des rapports intimes avant de la laisser partir. Dame P. B. porte plainte contre Roland Hounguè qui a alors été interpellé et poursuivi du chef d’accusation de viol.
A la cour d’assises, ce vendredi, les débats se sont déroulés à huis clos au regard de la nature du dossier, et selon les dispositions légales. Après examen du dossier, la cour l’a reconnu coupable de crime de viol, faits prévus et punis par les articles 332 du Code pénal et 3 de la loi 2011-26 du 9 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes. Dès lors, il a été condamné à 6 ans de travaux forcés au pénal. Pour les intérêts civils, Roland Hounguè défendu par Me Rosaline Tadagbé Démagnitché a été condamné à payer la somme de 500 000 F Cfa à titre de dommages-intérêts à la victime qui a pour conseil Me Hélène Aholou Kèkè.
Il convient de signaler que l’accusé mis sous mandat de dépôt, le 8 mai 2012, retourne en prison pour un mois avant de recouvrer sa liberté.
Les travaux suspendus reprennent ce matin avec le cinquième dossier relatif à une affaire d’assassinat mettant en cause les nommés Dénadi Dovoédo et Gounou Adoundjo.
Composition de la cour
Président : Georges Toumatou
Assesseurs : Jules Chabi Mouka et Jacques M. Hounsou
Ministère public : Marie Robert Dadaglo
Greffier : Félicien Fatondji
Jurés :
Sidonie Yétondji Dégila épouse Gbédji
Marie Marguerite B. Nouhoumon
Hyacinthe Fatondji Ezin-Wata
Michel Moïse M. Léchékon
Société 09 avr. 2018
Lutte contre la vente illicite des pesticides[/caption]La vente illicite des produits phytosanitaires et vétérinaires est interdite au Bénin. Sous huitaine, il sera procédé au recensement des différents acteurs de ce commerce sur toute l’étendue du territoire national. Cette instruction a été donnée, vendredi 6 avril dernier à Parakou, par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, au cours d’une séance de sensibilisation.
Après les faux médicaments, le gouvernement s’apprête à engager la lutte contre les produits phytosanitaires et vétérinaires non autorisés. Ce sont des pesticides qui circulent librement sur les marchés et vendus comme des marchandises ordinaires. Ce n’est pas dans ces conditions qu’ils devraient être mis à la disposition des producteurs. Ainsi, avant d’enclencher la lutte, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, a organisé, vendredi 6 avril dernier à Parakou, une séance de sensibilisation avec les directeurs des structures sous tutelle dans le septentrion, les responsables de la Douane et de la Police républicaine dans le Borgou. Il avait à ses côtés le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé.
Le ministre a attiré l’attention sur le caractère dangereux des produits phytosanitaires et vétérinaires, puis le caractère illégal de leur commerce. Selon lui, la nécessité d’opérer un contrôle systématique sur tout le territoire s’impose.
En effet, les produits phytosanitaires et vétérinaires sont réglementés par une loi qui définit les conditions dans lesquelles ils doivent être importés, homologués, conditionnés et distribués. «Un produit phytosanitaire ne doit jamais se retrouver sur les étalages dans les marchés », a insisté Gaston Dossouhoui. « Ce commerce est illicite. La vente de ces produits obéit à certaines normes et les agents de contrôle phytosanitaire de la région doivent connaître nommément, ceux qui sont capables de les distribuer et en ont reçu l’autorisation », a-t-il poursuivi. « Dans certaines localités, ils cohabitent avec les cartons de biscuits et de bonbons. On s’en va jusqu’à les utiliser pour traiter les produits vivriers récoltés et les cossettes d’ignames. Il y a beaucoup de morts lentes et silencieuses des populations », a averti le ministre.
Aussi, pour ne plus avoir à courir ces risques, il a appelé les acteurs du secteur à travailler en parfaite intelligence. Selon Gaston Dossouhoui, la douane ne peut pas autoriser un commerçant à faire passer ces produits sans l’avis technique des agents de contrôle phytosanitaire. Des efforts ont été faits afin que ces derniers soient présents aux différentes portes d’entrées régulières du pays. « Le corps de contrôle, qu’il s’agisse de la Police républicaine ou de la Douane, a des démembrements dans toutes les communes et villages. Il peut nous donner la liste de ceux qui distribuent ces produits. C’est à faire sous huitaine », a instruit le ministre. Chaque directeur départemental de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a reçu pour mission de transmettre cette liste à son préfet.
Les responsables de la Douane et la Police républicaine dans le Borgou ont promis de jouer leur partition. « Les instructions seront données à nos éléments installés au niveau des différents postes frontaliers », a rassuré le directeur départemental des Douanes du Borgou et de l’Alibori, Charlemagne Binazon. Par la suite, les textes législatifs et réglementaires relatifs aux produits phytosanitaires et engrais au Bénin leur ont été remis pour la réussite de l’opération sur le terrain.

Les députés renouent, dès ce lundi 9 avril, avec l’hémicycle à l’occasion de la première session ordinaire de l’année 2018 avec d’importants défis à relever.
Le palais des Gouverneurs à Porto-Novo est sous les feux de la rampe, ce lundi 9 avril. Les députés effectuent leur rentrée parlementaire pour le compte de la première session ordinaire de l’année 2018. Et ce, conformément aux dispositions de l’article 87 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui dispose que : « L’Assemblée se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois ». C’est donc en vertu de ces dispositions légales que les députés lancent, ce jour, la première session ordinaire de l’année 2018, après trois mois de vacances marquées par zéro session extraordinaire.
La rentrée parlementaire de ce 9 avril est la sixième sur les huit du mandat de quatre ans de la septième législature installée le 16 mai 2015. Il ne reste donc que deux sessions à ouvrir pour que se conjugue au passé cette législature. Le compte à rebours de la fin de la législature ayant commencé, les députés devront aller vite avec l’examen de certains dossiers urgents au cours des trois mois de travaux que durera la première session ordinaire de l’année 2018.
Au nombre des défis, il y a l’examen et le vote de certains textes, notamment des propositions de lois portant sur la révision de la Charte des partis politiques en République du Bénin et celles relatives au Code électoral. Ces deux textes de lois attendus pour être appliqués lors des législatives de 2019 devront être examinés avant la fin des travaux de cette première session. Les députés ont intérêt à vite faire pour ne pas tomber sous le coup de la loi communautaire de la Cédéao qui interdit les révisions des textes électoraux à six mois des élections politiques. Le Parlement a vraiment intérêt à attaquer en priorité ces deux propositions de lois au cours des travaux de cette première session ordinaire de l’année 2018 sans oublier le dossier de désignation des membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi). Un dossier pour lequel la Cour constitutionnelle a enjoint au Parlement de désigner ses membres au plus tard le 21 décembre dernier. Une injonction qui, jusqu’ici, n’a pas été respectée.
Les députés sont attendus également sur ce terrain pour se conformer, même si c’est en différé, à cette décision de la Haute juridiction.
Autres dossiers
Plusieurs autres dossiers meubleront sans doute les travaux dont l’examen des requêtes de la Justice via le ministère de la Justice demandant les levées d’immunité des députés Valentin Djénontin, Mohamed Atao Hinnouho et Idrissou Bako afin de permettre au juge de les écouter dans certaines affaires dans lesquelles ils ont été cités. Il en est de même des demandes de poursuite devant la Haute cour de justice des anciens ministres Komi Koutché et Fatoumatou Amadou Djibril impliqués dans certains scandales économiques présumés au moment où ils étaient aux affaires. Tous les cinq dossiers ont été déjà déposés sur la table du président de l’Assemblée nationale par le garde des Sceaux. La présente session aura certainement à donner une suite à ces différentes demandes engagées dans le cadre de la lutte contre la corruption et l’impunité.
Selon le programme de la journée, juste après le lancement des travaux, le président de l’Assemblée nationale procèdera à l’inauguration des nouveaux bureaux des députés. C’est un bâtiment érigé dans l’enceinte du palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Il est de type R+2 destiné à fournir de l’espace nécessaire et de meilleures conditions de travail aux parlementaires dont plus de la majorité est sans bureaux et contrainte de rester souvent sous les arbres lors des pauses à l’hémicycle. Le nouveau bâtiment est composé de 12 bureaux pour responsables avec toilettes, 12 secrétariats, 20 bureaux banalisés, 6 salles d’attente et 4 salles de réunion. L’inauguration consacrera la mise en service officielle de l’édifice dont les travaux de construction ont démarré le 21 novembre 2016 et ont duré douze mois. La cérémonie aura lieu en présence des présidents du Parlement du Niger, du Togo et du Burkina Faso.
Les hôtes du Niger, du Burkina Faso et du Togo présents
Le président de l’Assemblée nationale du Niger, Ousseini Tinni ; celui du Burkina Faso, Alassane Sakandé et celui du Togo, Drama Dramani, sont au Bénin. Ils ont été invités par leur homologue béninois, Me Adrien Houngbédji, pour rehausser la cérémonie d’ouverture solennelle des travaux de la première session ordinaire de l’année 2018 qui a lieu ce lundi 9 avril. Le président du Parlement nigérien a été le premier à fouler le sol béninois. Ousséini Tinni est arrivé dans la matinée du samedi 7 avril dernier. Il a été suivi du Burkinabè dont le vol a atterri au petit matin du dimanche 8 avril. Le président de l’Assemblée nationale du Togo a rallié le Bénin par voie terrestre. Drama Dramani est arrivé dans l’après-midi ce dimanche.
Les deux invités spéciaux du président Adrien Houngbédji ont été accueillis, tour à tour, par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété. Ils vont prendre part à l’ouverture officielle de la première session ordinaire de l’année 2018.
Centrale électrique de Maria-Gléta[/caption]Une délégation conduite par le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, était, vendredi 6 avril dernier, sur le site de la Centrale électrique de Maria-Gléta. Objectif : apprécier l’évolution du chantier. Il se dégage un taux d’exécution physique de 25% après de deux mois de travaux.
La Centrale électrique de 120 MW de Maria-Gléta prend progressivement corps. La relance des travaux est intervenue, il y a deux mois. Le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, à la tête d’une délégation constituée du préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia ; du maire d’Abomey-Calavi, Georges Bada ; du chef d’arrondissement de Togba, Pierre Dègnon et du directeur général de la Sbee, Laurent Tossou, ont pu constater de visu l’évolution des travaux, vendredi dernier, au cours d’une visite sur le site.
« Nous sommes dans les délais que nous avons promis ; nous avons atteint un taux d’exécution physique de 25 % sur l’ensemble du projet contre un taux d’exécution financier inférieur à 20 % », se réjouit le coordonnateur du projet, Eméric Tokoudagba.
Il explique que les consignes données par le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou après son passage, il y a deux mois sont suivis. « Par rapport au premier coulage de béton, le ministre nous a donné des instructions fermes en ce qui concerne les délais et la qualité des travaux ; ce que nous avons respecté… », précise-t-il.
Pour le ministre, les travaux évoluent au rythme souhaité. « Deux mois après mon premier passage, avec le premier coup de béton, on se rend compte concrètement de l’avancée des travaux ; ce qui augure du bon suivi du projet », apprécie-t-il. Les inquiétudes dont il avait fait part par rapport à la qualité de la réalisation, la tenue des échéances, les préoccupations des entrepreneurs locaux, sont prises en compte. « Le point fait avec les responsables du projet ont confirmé que le planning théorique est conforme au planning pratique. Si les choses évoluent dans cette dynamique, on risque d’être en avance sur le délai prévu », projette-t-il.
Sur le chantier, chaque acteur a un rôle déterminant. La Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) y joue sa partition. « La mission de la Sbee est de suivre le calendrier du projet, de vérifier si les travaux qui sont réalisés en termes de délai respectent le contrat signé entre elle et le partenaire qui a gagné le marché », renseigne son directeur général, Laurent Tossou.
Satisfaction
Selon le maire de la commune d’Abomey-Calavi, Georges Bada, le projet est très novateur. « J’ai vu moi-même que les travaux ont très bien commencé et avancent bien. Les ouvrages d’assainissement sont prévus pour que l’eau ne puisse pas détruire la réalisation finale », sourit-il. Occasion pour lui de « féliciter le chef de l’Etat et le ministre de l’Energie qui suivent de près l’exécution du chantier ».
Au-delà de la commune d’Abomey-Calavi, c’est toute l’Atlantique qui sera bénéficiaire du joyau. Le préfet dudit département, Jean-Claude Codjia, apprécie lui aussi les efforts qui sont en train d’être faitspour sortir de terre la turbine à gaz. « Je voudrais remercier le ministre de l’Energie qui nous montre la meilleure manière de célébrer l’an 2 de l’accession à la magistrature suprême du chef de l’Etat, Patrice Talon, en étant sur le terrain pour penser aux besoins basiques des populations. Avec ce gouvernement, il n’y aura pas d’éléphant blanc », rassure-t-il.
Le chef d’arrondissement de Togba, Pierre Dègnon, est tout aussi satisfait de l’état d’avancement des travaux. « Le gouvernement de la Rupture ne se limite pas aux poses de première pierre. Avec lui, c’est du concret. », vante-t-il.
Encore un an et les populations d’Abomey-Calavi et environs pourront donc exprimer leur reconnaissance au gouvernement. « Avant fin juin 2019, on doit pouvoir sortir le premier Kwh pour alimenter nos concitoyens et nos industriels», parie le ministre de l’Energie. Le souci du gouvernement est de disposer d’ici à deux ans, d’une autonomie énergétique au profit de tout le pays.
Quid de la voie d’accès à la centrale
Avant de se rendre sur le site de la centrale, le ministre et sa délégation ont marqué un arrêt sur la route d’accès y menant pour constater l’évolution de la construction de cette voie. « Il est prévu la construction d’une route d’accès conséquente pour que nous puissions transporter aisément les équipements vers la centrale », renseigne André Oussou, chef projet local groupement défi et stratégie B/EC. Cette route d’accès sera aménagée en pavé de 13 mètres de large sur 3 km avec des ouvrages d’assainissement.
Quelques caractéristiques de la centrale
La Centrale est constituée de sept moteurs MAN 18V60DF de 18,9 MW unitaire, d’un poste d’évacuation 161 kV extensible à 400 MW de capacité ; d’un poste d’interconnexion 161 kV de 400 MW de capacité ; d’un système de connexion de la centrale au réseau de gaz naturel. Il est également prévu la densification du réseau électrique dans la zone du projet avec 23 km de réseau basse tension et 8 km de réseau moyenne tension.
Au-delà des travaux techniques, le projet de la construction de la centrale revêt également des caractéristiques sociales. En plus de la lumière, les populations pourront également bénéficier des infrastructures de base. Il est prévu la construction de vingt-quatre salles de classe au profit du collège de Houêto, de la clôture du collège et d’une infirmerie au profit du collège.

Bonne nouvelle pour la musique béninoise aux Etats-Unis. Lionel Gilles Louèkè, l’un des chantres du jazz les plus prometteurs de sa génération, est en effet en tournée aux Etats-Unis où il s’est installé depuis plusieurs années. Du moins, au cours du mois d’avril où il a démarré une tournée musicale qui le conduira dans plusieurs Etats. Willliamstowm, Chicago, Washington DC, Boston, Oakland, Portland, Indianapolis, Denver, Seattle, New York pour ne citer que ces villes accueilleront celui qui a partagé la scène avec les plus grands musiciens du monde. De Herbie Hancock à Sting en passant par Carlos Santana.
A bientôt 45 ans, Gilles Lionel Louèkè, selon de nombreux spécialistes du jazz, a la touche des grands musiciens, cette magie qui enchante à travers un timbre vocal d’une intensité portante.
Une fois encore il part à la conquête d’un public qui lui renouvelle sa fidélité en se déplaçant massivement à chacune de ses prestations.
Culture 08 avr. 2018

La Commission électorale nationale autonome (Céna) perd un de ses cinq membres. Il s’agit de Moïse Bossou qui a tiré sa révérence, dans la soirée de ce samedi 7 avril, au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou où il était hospitalisé depuis quelques semaines. Il s’en est allé à l’âge de 74 ans. Moïse Bossou faisait partie des cinq personnalités désignées par l’Assemblée nationale, le 20 mai 2014, pour constituer cette institution chargée d’organiser les élections au Bénin que le législateur a voulue désormais permanente pour un mandat de sept ans. C’est dire que le décès de Moïse Bossou ouvre une nouvelle bataille à l’Assemblée nationale qui aura à pourvoir très bientôt le poste vacant.
Il faut rappeler que, conformément aux dispositions du code électoral, Moïse Bossou a été désigné au même titre qu’Emmanuel Tiando, actuel président de la Céna, comme étant les deux personnalités de la majorité parlementaire sous le régime passé pour siéger au sein de cette première mandature de cette institution. Les deux personnalités de la minorité parlementaire désignées sont Basile Fassinou et Freddy Houngbédji. La cinquième personnalité retenue est Geneviève Boco Nadjo, actuelle vice-présidente de la Céna et représentante de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab). Le remplaçant de l’ancien enseignant de droit public précisément constitutionnel à la Faculté de droit et de sciences politiques (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi aura à poursuivre le reste du mandat de la Céna qui s’achève en 2021. Avant la Céna où il occupait le poste de chargé de la Formation, Moïse Bossou a été membre de la quatrième mandature de la Haute autorité de l’audiovisuel de la communication (2009-2014) et un ancien militant ou sympathisant du Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji.
Actualités 08 avr. 2018
Le chef de l'Etat, Patrice Talon (à droite) a œuvré à la réunifcation de la famille du football[/caption]Depuis son avènement en avril 2016, le gouvernement du Nouveau départ s'attèle à satisfaire les attentes de l’ensemble du mouvement sportif béninois pour relever les défis du secteur des sports. Ainsi, le financement des fédérations, la formation à la base et le développement des infrastructures, sont depuis deux ans, les priorités du ministre en charge des Sports, Oswald Homéky.
Pendant ces deux dernières années, l’engagement du gouvernement aux côtés des fédérations sportives est total. Des subventions aux fédérations à la formation des encadreurs en passant par les études pour la mise en place des infrastructures, le gouvernement ne ménage aucun effort pour atteindre ses objectifs. Plus de 1 milliard de francs Cfa de subventions ont été allouées aux fédérations sportives en deux ans. Partant de la perception de l’enjeu que représente le développement du sport professionnel, l’Etat béninois n’a pas lésiné sur les moyens pour accompagner le secteur. De 502 millions de francs Cfa en 2017, le montant des subventions est passé à 553 millions francs Cfa en 2018. De plus, les subventions ont été mises à temps à disposition des fédérations, cette année.
« Le choix que nous avons fait de renforcer les ressources mises à votre disposition, obéit à notre volonté de faire en sorte que vos différentes disciplines sportives puissent vraiment exister et permettre au Bénin de se révéler», a fait savoir le ministre Homéky lors de la remise des subventions, le 30 mars dernier. Le directeur du Sport d’élite, Bonaventure Coffi Codjia, justifie ce geste par le fait que l’Etat ait délégué aux fédérations sportives le pouvoir d’organiser et de promouvoir la pratique de leurs disciplines. « Une contribution appréciable est apportée à chaque fédération en fonction des besoins et des ressources disponibles », se réjouit-il.
Malgré, les difficultés économiques, le ministère en charge des Sports ne s’est pas dérobé à ses responsabilités en ce qui concerne l’appui financier depuis l’avènement du gouvernement du président Patrice Talon. Pour Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois, l’Etat contribue comme elle peut au financement des fédérations qui bénéficient en fonction de leurs programmes de subventions de l’Etat pour mener leurs activités au plan national et international. Il salue le management du ministre Oswald Homéky qui s’est battu pour améliorer en deux ans la cagnotte de cet appui qui tient compte de bien de critères. Pour lui, non seulement les subventions sont octroyées dans la transparence, mais elles sont données dès le premier trimestre comme le souhaite l’ensemble des acteurs du mouvement sportif national. D’ailleurs, les associations et les fédérations sportives sont les partenaires auxquels le ministère fait confiance pour atteindre ses objectifs. Selon Hermann Chabi, secrétaire général du Syndicat des travailleurs de l’administration de la jeunesse, des sports et des loisirs, l’aide du ministère en charge des sports aux fédérations a également impacté les équipes nationales, les clubs en compétitions africaines et internationales. En témoigne le soutien financier de 30 millions de F Cfa du gouvernement apporté en février dernier aux clubs béninois engagés dans les compétitions de la Confédération africaine de football. Aussi, le ministère en charges des Sports joue-t-il un rôle de facilitateur entre les fédérations et les sponsors. Le ministre Oswald Homéky l’a encore rappelé aux fédérations lors de la dernière cérémonie de subventions aux fédérations : « En plus de tout ceci, nous aidons les fédérations qui viennent vers nous à bénéficier de l’appui de sponsors ce qui vient en appoint au soutien de l’Etat central », a-t-il-laissé entendre. Plusieurs disciplines ont été soutenues par le gouvernement actuel non seulement par l’octroi de subventions mais également par l’appui en termes de ressources humaines à travers l’aide de l’Etat à la formation des cadres et des athlètes.
Plusieurs encadreurs sportifs formés
Le processus de recrutement et de déploiement de 1200 encadreurs pour la formation des talents sur toute l’étendue du territoire national suit son cours. Ces encadreurs recrutés pour s’occuper des classes sportives et des associations sportives communales en athlétisme, en football, en basketball, en handball et dans les arts martiaux, ont été formés courant décembre 2017 et janvier 2018 par des experts pour la mise en œuvre du vaste programme de détection, de formation et de promotion des jeunes talents dans les écoles, dans les universités, dans les garnisons et dans les communes. A ce niveau le gouvernement a consenti de lourds investissements pour l'achat des équipements et matériels qui seront mis à la disposition des encadreurs pour leur permettre d’accomplir leur travail. Brigitte Tonon, expert de la Fédération internationale de basketball, a d’ailleurs salué cet effort du gouvernement de doter les établissements scolaires d’encadreurs de qualité.
Pour Eric Domingo, encadreur en basketball, « Le recrutement des encadreurs sportifs est une innovation du gouvernement actuel et ceci va renforcer la formation sportive à la base et le développement des disciplines », a-t-il confié. Des encadreurs ont été formés au profit des « Classes sportives en football » par l’Allemand Joachim Fickert en décembre dernier.
En plus de ces formations, le gouvernement octroie des bourses de formations aux athlètes et parfois aux dirigeants. C’est le cas des bourses octroyées aux athlètes par le ministre Oswald Homéky lors du gala des champions en 2017, en présence de la star du football camerounais Samuel Eto’o où plus de 50 millions de Fcfa ont été déboursés pour récompenser les athlètes. Les meilleurs athlètes ayant porté haut l’étendard du Bénin dans les compétitions continentales et internationales ne sont plus laissés en rade par le gouvernement. A travers des cérémonies de reconnaissance, le ministère en charge des Sports, témoigne de la gratitude du gouvernement à ceux-ci. Pour le gouvernement actuel, toutes les disciplines sont placées à la même enseigne. Les boulistes reçoivent les mêmes honneurs que les footballeurs. Pour preuve, la descente du ministre Oswald Homéky pour lancer les championnats ou les compétitions en judo, pétanques et autres considérées jusqu’alors comme disciplines mineures au Bénin.
En attendant des infrastructures aux normes
Le Bénin souffre d’un manque criant d’infrastructures de qualité. Mais depuis quelques temps, un vaste projet de dotation en infrastructures de qualité se déploie. « Plusieurs études ont été faites par le ministère en charge des Sports en collaboration avec le ministère du Cadre de vie pour la construction des infrastructures de qualité au profit des athlètes », a confié Hermann Chabi. Selon lui, les fruits de cette initiative ne tarderont pas à mûrir. Des études de faisabilité et topographiques ont été effectuées dans tous les départements et les travaux sont annoncés pour les prochains mois. Dans le secteur des Sports, les infrastructures représentent un outil indispensable. « Le développement du sport est fonction du développement de nos infrastructures sportive », a-t-il fait remarquer. D’ailleurs, l’ambitieux programme d’action du gouvernement dans ce domaine a prévu la construction d’une infrastructure pluridisciplinaire de 7000 places en lieu place du Palais des sports ; l’érection de stades de normes internationales dans tous départements et communes du pays.
Dans la catégorie de l’aide en infrastructures, il faut souligner que la quasi-totalité des aires de jeux appartiennent à l’Etat. Suivant les textes, le gouvernement facilite l’accès aux fédérations. Des équipements sont également distribués aux fédérations et associations sur la base de leur demande. Hermann Chabi invite le gouvernement à continuer à créer le cadre technique favorable à la construction des infrastructures sur toute l’étendue du territoire nationale. Pour lui, le développement du sport n’incombe pas seulement au ministère de tutelle mais aussi aux fédérations qui doivent travailler à voir une feuille de route ou un plan travail annuel assorti de chronogramme rigoureux. Il va falloir que les fédérations s’organisent mieux pour accompagner la volonté politique.
Une médiation dynamique et permanente
Le gouvernement de la Rupture a réglé plusieurs situations conflictuelles entre les membres des fédérations sportives. C’est ainsi que la médiation du chef de l’Etat Patrice Talon, en personne, a abouti à la mise en place d’un comité transitoire à la Fédération béninoise de football en crise depuis 2010. Les membres qui ne parlaient pas le même langage collaborent ensemble jusqu’à l’assemblée générale prochaine. « Il faut saluer le travail de médiation accompli par le gouvernement même si la crise n’a pas encore trouvé une solution définitive » confie Hermann Chabi. N’eût été l’intervention du gouvernement avec le soutien du Comité national olympique et sportif béninois (Cnosb) dans des situations, on aurait assisté à d’autres conflits. En badminton, en golfe, en tennis de table et autres, le ministre en charges des sports a joué sa partition pour aplanir les divergences et les malentendus.
Actualités 06 avr. 2018
La diplomatie Béninoise à démonré[/caption]Les acteurs de la diplomatie béninoise ont eu l’occasion de démontrer, au cours de ces deux dernières années, qu’ils sont au service du rayonnement du Bénin et qu’ils constituent un maillon important de la mobilisation de ressources au service du développement.
Les maux de la diplomatie béninoise diagnostiqués dans le projet de candidature du président Patrice Talon trouvent actuellement des solutions. La pléthore notée dans les représentations diplomatiques a été solutionnée par une réduction des représentations diplomatiques et consulaires, dans un souci de rationalisation et de rendement.
Depuis 2016, il est d’évidence que la diplomatie béninoise s’est fixé de nouveaux objectifs et traduit les ambitions des dirigeants actuels par de meilleurs résultats. Le réseau diplomatique et consulaire du Bénin compte actuellement 37 missions diplomatiques et consulaires dont vingt-neuf ambassades, consulats généraux et trois missions commerciales, selon des chiffres émanant du ministère des Affaires étrangères. Sauf que le gouvernement ne s’est pas contenté de réduire les postes diplomatiques. A l’ère de la Rupture, les ambassadeurs sont dotés de lettres de mission qui font d’eux des agents mobilisateurs de ressources au service du développement de leur pays. Ces lettres ne servent pas seulement de boussole à leurs actions au sein des services extérieurs mais sont également un instrument de gestion axée sur les résultats. Au cours des vingt-quatre derniers mois, la diplomatie béninoise s’est montrée particulièrement très engagée sur certains chantiers, notamment celui de la promotion de la culture béninoise.
La diplomatie a ainsi innové et œuvré au rayonnement de la culture à travers l’exposition dans les locaux du ministère des œuvres des artistes peintres et sculpteurs. Celles-ci ont eu lieu à chaque rencontre périodique avec le corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin. C’est d’ailleurs là l’une des innovations de l’actuel ministre des Affaires étrangères qui permet d’entretenir un contact permanent avec le milieu diplomatique. Ces sessions d’échanges avec les chefs de missions diplomatiques et les représentants d’organisations internationales sont l’occasion de les informer sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement.
Des offensives sur tous les fronts
Le 26 août 2016, le Bénin a officiellement réclamé à la France la restitution des biens culturels issus du patrimoine culturel béninois et présent dans plusieurs collections françaises. Un comité national a été mis en place et est présidé par le ministre en charge du Tourisme et de la Culture. Le ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération prend une part active au sein dudit comité pour une diplomatie offensive auprès de la partie française. A terme, à l’instar de certains pays du monde, le Bénin pourra bénéficier des dividendes de ses trésors culturels restés en France. La dernière visite à Paris du chef de l’Etat a permis de donner un coup d’accélérateur à ce projet. L’espoir est de plus en plus permis quant au retour de ses biens, pourrait-on dire.
Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a activement œuvré en vue du positionnement des cadres béninois à des postes de haut niveau. Ainsi, en moins de deux ans, plusieurs d’entre eux ont été promus. On peut citer, entre autres, l’élection de Me Reine Alapini Gansou au poste de juge à la Cour pénale internationale, l’élection du Bénin au sein de plusieurs organes de l’Unesco, l’élection de madame Elisabeth Afiavi Gnansounou Fourn comme membre du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption, la nomination du Général Moumouni Zankaro comme commandant de l’état-major du Secteur de Bangui par les Nations Unies, la nomination de madame Bernadette Houndékandji épouse Codjovi comme juge à la Chambre d’accusation de la Cour pénale spéciale de la République centrafricaine et bien d’autres.
Dans le même temps, le Bénin a étendu sa coopération à de nouveaux partenaires du continent afin de faire de l’intégration africaine et de la coopération Sud-Sud une réalité. La coopération s’est intensifiée avec des pays de l’Afrique de l’Est, le Kenya et le Rwanda particulièrement.
La mobilisation des ressources
La mobilisation des ressources s’effectue dans le cadre des partenariats traditionnels (bilatéraux et multilatéraux). Mais l’administration actuelle se caractérise par la recherche de partenariats innovants et privilégie les financements ou les réalisations de projets économiques structurants. L’effort de mobilisation de ressources par des ambassadeurs a attiré vers le Bénin de potentiels investisseurs privés des pays suivants : Afrique du Sud, Algérie, Arabie Saoudite, Belgique, Canada, Chine, Danemark, Espagne, Estonie, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Lettonie, Pays-Bas, Russie, Suède, Suisse, Tunisie, Turquie... Mais également des investisseurs institutionnels. Il a été mobilisé auprès des partenaires bilatéraux (Allemagne, Belgique, Brésil, Canada, Chine, France, Japon, Pays-Bas, Suisse) la somme de 483,217 milliards de F Cfa entre avril 2016 et décembre 2017.
On pourrait donc dire sans se tromper que la diplomatie béninoise, deux ans après l’avènement au pouvoir de Patrice Talon est devenu un outil phare dans la mobilisation des ressources et moyens en vue du financement du programme d’actions du gouvernement, document de référence pour la gouvernance 2016-2021 au Bénin.