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Nouvelles

La crémation : le chantier d’outre-tombe de la regrettée Rosine Soglo
Il y a dix ans de cela déjà, je plaidais dans cette même tribune et aussi dans un de mes ouvrages, en faveur de la crémation des personnes décédées. Je savais néanmoins que je prêchais dans le désert pour la bonne raison qu’aucun fait ne venait, à l’échelle nationale, étayer mon plaidoyer ni corroborer mon approche du traitement des dépouilles mortelles. Mais je savais aussi que l’élément déclencheur de ma manière de voir les choses arrivera un jour si tant il est vrai que nul n’est prophète dans son pays. Toutes les morts ont la même signification métaphysique certes, mais elles n’ont assurément pas la même connotation politique ni sociale. De son vivant, la regrettée Rosine Soglo a marqué la vie politique de son pays jusque dans ses dernières limites de citoyenne engagée, n’hésitant pas, bravant son handicap, à se faire accompagner, titubante mais en toute dignité, à l’Assemblée nationale pour y défendre ses idéaux et aussi l’honorabilité de cette instance. Nombre d’autorités politiques ont su le lui reconnaître à bon escient et beaucoup mieux que je me serais permis de le faire. En tirant sa révérence, notre dame de fer, à nous, a voulu laisser en dernier message, une empreinte novatrice et indélébile ouvrant outre-tombe, un chantier d’une grandiloquence sociale exceptionnelle ; elle n’a pas voulu se faire inhumer ; elle avait décidé de se faire conduire à un four crématoire quand bien même l’opération devra se faire dans un pays étranger faute d’infrastructure adéquate dans le sien. Signe de détermination hors pair ! La crémation est une mode de sépulture, une technique funéraire qui consiste à brûler et réduire en cendres le corps d’un être humain décédé. La dépouille est placée dans un cercueil en bois ou en carton qui est introduit dans un four préalablement chauffé à 800 degrés Celsius. Le corps est alors sublimé passant de l’état solide à l’état gazeux. Les cendres sont ensuite finement broyées et recueillies dans une urne cinéraire. C’est ce que madame Rosine Soglo a décidé de faire de sa dépouille ; l’inverse de ce qui a toujours été fait dans notre pays. Au-delà des cérémonieuses condoléances, et à dire vrai, ce sont des félicitations et des remerciements que nous lui devons ; nous devions l’applaudir avec grand respect et grande humilité. Et sa vie et sa fin de vie n’auront pas été ordinaires ; elles auront fait l’histoire et feront, à n’en point douter, date dans l’histoire des idées politiques de notre pays. Dignité de la dépouille mortelle face à l’inhumation Depuis les temps immémoriaux, nos morts sont inhumés c’est-à-dire mis sous terre. La terre était alors disponible et l’enfouissement, la solution naturelle. Nous mettions nos regrettés et continuons de les mettre dans ce qui n’est qu’un trou que nous comblons avec le sable provenant de son creusement ; puis nous mettons une dalle épaisse sur cet endroit, isolant ainsi définitivement le défunt des vivants. Nous l’appelons élégamment une tombe et souhaitons au défunt que la terre lui soit légère et aussi d’y trouver le repos éternel. Hypocrisie collective ; courtoisie macabre bien que de convenance ! Nous savons bien que le tréfonds de la terre n’a vocation à être léger pour quiconque. Nous savons que le corps y déposé va souffrir, car les locataires qui s’y trouvaient déjà n’auront ni mesure, ni état d’âme à lacérer ce corps intrus jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien qui les intéresse. Tout cela s’affiche plus ou moins clairement à notre conscience quand nous lui tournons le dos et que nous rentrons dans nos maisons respectives avec le sentiment d’avoir accompli un devoir ; plutôt le soulagement de s’être débarrassés d’un poids. Nous l’abandonnons dans ce trou que nous appelons aussi avec un tantinet de gêne tout de même, sa dernière demeure. Mais en fait de demeure il n’y a qu’excavation avec des choses horribles qui s’y passent. Je sais que l’on pourrait rétorquer que le défunt n’est plus conscient et que, de manière discursive, il n’est plus réactif aux traitements qui lui sont infligés dans cette abime. Je ne suis pas existentialiste, mais il me parait évident que ce n’est pas parce que l’on ne prend pas conscience d’un fait qu’il n’existe pas objectivement. Le corps supposé inconscient à qui est infligé une souffrance physique que ne peut supporter un vivant est objectivement sujet de maltraitance et de souffrance. En tout état de cause et outre ces considérations d’ordre plutôt métaphysique toujours sujettes à caution, mais aussi en raison de considérations beaucoup plus objectives, nous estimons en définitive que l’inhumation n’est pas respectueuse du corps de la personne dont on se sépare définitivement ; ce corps se décompose graduellement sans aucune défense ; envahi par toutes sortes de vilaines choses dont il n’est pas séant de faire le détail. De toute évidence, elle ne respecte pas la dignité du corps ; elle manque de décence ; elle est antihygiénique dans son essence ; elle l’est tout autant dans ses effets, et pour cause. Dans les régions où il n’est pas besoin de creuser très profondément pour avoir accès à l’eau source de vie, l’inhumation peut polluer le sol par infiltration et porter atteinte à la santé des vivants. De nos jours, bon nombre de cimetières sont laissés à l’abandon ; tombes et corps gisant au milieu de la broussaille et des mauvaises herbes ; les profanateurs de tombes y trouvent leur compte et les malfrats s’y trouvent à leur aise. Les profanateurs, pour aller déterrer et revendre sur les marchés en toute transparence et impunité, tels de vulgaires objets, les membres et les organes de nos défunts ; les malfrats pour mettre au point leurs stratégies d’attaque et se partager leur butin en toute tranquillité. Où est donc le repos éternel que nous clamons au nom des défunts ? Inhumation : entrave au développement L’inhumation est grande consommatrice d’espace ; de l’espace et toujours de l’espace de manière exponentielle puisque la mort est perpétuelle et on lui consacre autant d’hectares qu’elle requiert, qui constituent autant de sources d’investissement gelées. Chez nous chaque disparu a droit à sa concession muni, j’allais dire avec quelque raillerie, de son titre foncier ad vitam aeternam et la pratique du caveau familial n’y a pas cours. Pourquoi donc consacrer autant d’espace à des personnes qui ont terminé leur mission sur terre alors que celles qui, vivant encore et cherchant à remplir la leur de manière égale, manquent d’espace pour ce faire. Evoquer la raison de l’attachement spirituel et perpétuel aux défunts pour justifier la confiscation de tant d’espace ne résiste pas à la réflexion puisque nous savons bien qu’au bout du compte les tombes sont délaissées alors que les terres qu’elles occupent restent à jamais conquises. L’inhumation est alors une entrave au développement économique du pays et Rosine Soglo n’a pas voulu entériner cette situation délétère. Entrave au développement d’autant que l’inhumation est concomitamment source d’appauvrissement du citoyen ; nous ne le savons que trop bien. Outre le tralala habituel des cérémonies funéraires, l’inhumation en elle-même coûte déjà les yeux de la tête : la morgue, le cas échéant, la tombe, le monument funéraire, le corbillard, le cercueil, les déplacements intempestifs et onéreux des parents résidant aux quatre coins du monde pour venir assister à l’enterrement sous peine de critiques acerbes et humiliantes ; et bien d’autres frais toujours aussi obérants en cette occurrence. De toute évidence, l’inhumation est chez nous, une opération ruineuse. L’inhumation : un problème de société Enterrer, enfouir un disparu est devenu un vrai problème de société. Les cimetières sont saturés et les populations rechignent à enterrer leurs proches trop loin de leurs résidences probablement parce qu’ils ne veulent pas se reprocher le sentiment de s’en être trop éloignés. Alors des pratiques peu orthodoxes s’installent. L’on empile les corps sous terre ; l’on rouvre les tombes pour y inhumer de nouveaux corps. La chose pourrait paraître tout de même acceptable lorsqu’il s’agit de membres d’une même famille, mais quand il s’agit de personnes n’ayant aucun lien, la pratique devient vraiment gênante. Elle présente alors le visage d’un véritable commerce macabre où l’on vend tout ensemble, tombe et corps à une tierce personne, étrangère à la famille, au demeurant à des sommes exorbitantes. Outre le problème moral que cette pratique soulève, l’on peut se poser globalement la question de savoir pourquoi donc tenons-nous à inhumer nos morts. Est-ce par amour pour eux ; est-ce pour aller de temps à autre arracher les mauvaises herbes autour de leurs tombes ou aller les fleurir et se donner bonne conscience ; est-ce pour aller se recueillir sur leurs tombes et nourrir le vain sentiment qu’ils sont toujours auprès de nous ; est-ce pour raison de ne pouvoir faire notre deuil ? A-t-on besoin d’enterrer quelqu’un avant d’en garder bon souvenir ? De toute évidence l’inhumation pose un problème de société aigu et d’éthique qu’il convient de résoudre concomitamment. De plus elle est objet de discrimination sociale finale. Les riches ont droit à une inhumation de première classe entourée de tous les honneurs ; du grand et beau monde ; le pauvre s’en va comme il est venu. La crémation : avantages et pesanteurs Ses avantages procèdent, en situation antinomique, de tous les inconvénients de l’inhumation sans en présenter elle-même, aucun. De plus la crémation offre l’avantage que les cendres du défunt peuvent être remises à la famille et distribués aux membres où qu’ils se trouvent, leur épargnant d’onéreux déplacement aux lieux du décès et de l’inhumation. Les cendres pourront, dans l’esprit des dernières volontés du regretté, être également conservées en un endroit choisi pour constituer le souvenir ou éparpillées dans les airs. Pour ceux qui n’arrivent pas à faire le deuil d’un disparu et qui veulent se sentir toujours proches de lui, l’urne cinéraire parait la solution idéale d’autant qu’on peut la disposer dans n’importe quel endroit de la maison. La crémation est propre et nette ; elle ne cause aucune nuisance à personne ; elle ne nous prive pas des terres dont nous avons besoin pour travailler et vivre ; elle nous donne le choix d’éparpiller les cendres dans la nature ou de les garder avec nous ; elle nous épargne des dépenses inutiles. Qu’est-ce qui pourrait alors s’opposer à cette pratique si saine et si efficace, si ce ne sont les pesanteurs des religions et des croyances, mais aussi celles des traditions ? Les religions sont condamnées à évoluer parce que les esprits évoluent. A ce sujet, il convient de rappeler que, dans le passé, l’Eglise avait déjà évolué sur le sujet tout au moins pour ce qui était des lieux d’inhumation. Au 18e siècle, les morts étaient enterrés dans la cour de l’Eglise, mais ceux qui n’étaient pas considérés comme âmes pieuses de leur vivant n’y avaient pas leur place. Ils étaient inhumés en dehors de la cour de l’Eglise et même dans des fosses communes. L’Eglise a donc évolué dans le cadre de l’inhumation, mais elle a surtout évolué depuis le 8 mai 1963 vers la crémation ; aussi, la France considérée comme la fille aînée de l’Eglise pratique-t-elle de plus en plus la crémation, actuellement à hauteur de 50 % des décès. Il est vrai que les religions nous rappellent que nous sommes tous poussière et que nous retournerons poussière. Mais est-ce seulement dans un trou que l’on peut devenir poussière ; la cendre n’est-elle pas aussi poussière ? Poussière hautement plus significative à notre sens, d’autant plus significative que le feu purifie selon certaines croyances. Apparemment l’Islam, quant à lui, reste accroché à l’inhumation, mais les esprits évoluent. En se fondant sur la cinquième sourate du Coran, des musulmans estiment que l’inhumation est une pratique enseignée par Dieu lui-même qui aurait envoyé un corbeau pour montrer à Caïn comment cacher l’intimité du cadavre de son frère Abel qu’il venait d’assassiner. L’oiseau de grande envergure se serait mis à fouiller la terre. Et pourtant, l’on procède en Inde à la crémation des dépouilles à tour de bras et même sur les places publiques parce que les crématoriums sont débordés pour raison de Covid. En dehors des convictions religieuses, l’argument massue que certains opposent à l’incinération des corps, est que les mentalités ne seraient pas prêtes à accepter la chose. Soit ! Mais il ne s’agit pas d’imposer la crémation aux populations ; il s’agit de leur proposer une solution alternative pour leur permettre de faire le choix entre l’inhumation et la crémation. Au reste, il convient de reconnaître que l’idée de l’incinération commence à germer dans les esprits de bon nombre de compatriotes et qu’il est venu le temps de le dire tout haut et d’en tirer les conséquences. Rosine Soglo a joué sa partition sans tambour ni trompette ; elle a fait le pas qui convenait. Elle devra être retenue comme précurseur de la crémation dans notre pays et je dois dire ma profonde déception de constater que l’événement est passé inaperçu et par les médias et par les influenceurs d’opinion. Appel au maire de la commune de Cotonou Les autorités municipales gestionnaires des cimetières devraient donc en tenir compte et innover. Les maires pourraient amener, par des mesures incitatives, les propriétaires de morgue à investir dans les crématoriums ; ce qui ne pourra que continuer de servir leurs intérêts. Alors, la tradition cèdera du terrain, à son rythme certes, mais elle finira par en céder sous la pression de l’évolution des esprits. L’essentiel, c’est l’installation des fours crématoires et gageons que le reste suivra naturellement. Et pourquoi ne pourrait-on envisager que les mairies procèdent elles-mêmes à de telles installations, quitte à sous-traiter leur gestion à des sociétés privées ? Cotonou est notre ville phare et nous avons à la tête de cette commune un maire dynamique, bourré d’idées nouvelles qui ont fait sa réputation et nous n’avons pas besoin d’en dire plus. Nous n’avons aucun doute qu’il trouvera les voies et moyens d’entretenir le chantier que nous a laissé Rosine Soglo à titre posthume. La bonne gouvernance c’est aussi la bonne gestion du terme de la vie. Celui qui s’en est allé a apporté sa part au développement économique du pays et à la régénération de la vie ; il a rempli sa mission ; aussi devons-nous du respect à son corps quand le souffle l’aura quitté. Par Candide AHOUANSOU, Ambassadeur Société 20 sept. 2021


Formation aux métiers de l’audiovisuel: 75 professionnels des médias prêts pour l’emploi
Les étudiants de la 11e promotion du centre de formation ‘’Vidéo leader’’ ont reçu, samedi 18 septembre dernier, à Cotonou, leurs parchemins. Ces nouveaux professionnels des médias sont désormais aptes pour servir sur le marché de l’emploi. 75 meilleurs étudiants constituant la 11e promotion et formés dans le cadrage, le montage, le pilotage de drones, la présentation télé, le graphisme et l’infographie, le photojournalisme, le pro-designer et le web design ont reçu, samedi 18 septembre dernier, au centre de formation ‘’Vidéo leader’’, leurs parchemins pour s’ouvrir les portes de l’emploi. Durant 23 mois, ils ont suivi des cours théoriques et pratiques de même que des stages leur permettant d’approfondir leurs connaissances. Après avoir remercié les parents pour la confiance placée en ‘’Vidéo leader’’ Ariane Abla Adjolohoun, porte-parole du jury, a affirmé qu’à la fin de leur formation, ces 75 étudiants ont planché durant quatre jours devant un jury composé des formateurs et des professionnels de l’audiovisuel. A l’issue des épreuves, 16 étudiants ont obtenu la mention ‘’Très bien’’, 37 la mention ‘’Bien’’, 22 étudiants ont eu la mention ‘’Assez bien’’ et un seul étudiant s’en est sorti avec la mention passable. Elle souligne que le cadre de formation et les résultats des étudiants témoignent de la qualité et du professionnalisme qui caractérisent le travail abattu. Au nom du jury, Ariane Abla Adjolohoun félicite les récipiendaires. « Le parchemin que vous recevez n’est que la racine de votre avenir que vous devez arroser au jour le jour à travers le perfectionnement et surtout l’humilité et le respect », leur conseille-t-elle. Mireille Hounga, porte-parole des récipiendaires, salue l’accompagnement de tout le staff technique pour ces années de formation passées à ‘’Vidéo leader’’ et qui furent, à l’en croire, denses et riches. Et, dans une ambiance de stress et de compétition, de travail et d’efforts, ajoute-t-elle. « Nous pouvons être fiers de ce diplôme et de notre formation qui nous donnent des atouts importants pour notre vie professionnelle », note-t-elle. Didier Toulassi, promoteur de ‘’Vidéo leader formation’’ exhorte les parents à soutenir leurs enfants qui ont dépassé désormais l’étape de la formation pour celle de l’insertion professionnelle ou de la création d’entreprise. Il appelle les récipiendaires à la sérénité et au travail bien fait. « Si ce métier a pu me donner ce que j’ai, je crois que vous en aurez plus pour subvenir à vos besoins et aux besoins de vos familles », assure-t-il. Education 20 sept. 2021


Programme de renforcement des structures centrales de gouvernance: Les acteurs de la gestion des systèmes d’information outillés
Organisée durant deux semaines par l’Agence des Services et Systèmes d’Information (Assi), la série d’ateliers de renforcement des capacités des acteurs de la gestion des systèmes d’information s’est achevée, vendredi 17 septembre dernier, à Cotonou. Les compétences des bénéficiaires des infrastructures mises en place dans le cadre du Programme de Renforcement des Structures centrales de Gouvernance (Prscg) ont été renforcées, du 2 au 17 septembre dernier, lors d’une série d’ateliers de formations au profit des acteurs de la gestion des systèmes d’information à Cotonou. Selon Murielle de Dieu Valérie Assogba Wounon, chef projet à l’Agence des Services et Systèmes d’Information (Assi), ce programme qui s'inscrit dans le cadre de la coopération bénino-allemande a permis de mettre en place plusieurs infrastructures, notamment un data center national et un réseau national qui interconnecte 187 régies des finances publiques ainsi que des mairies, des préfectures, des ministères et agences. « Dans le cadre du Prcg, il est prévu de mettre en place un réseau national qui interconnecte 187 sites et un data center pour assurer la sécurité des données de l’administration publique », a-t-elle fait savoir. A l’en croire, ces formations certifiantes pilotées par l'Assi, sous la supervision du mi2nistère du Numérique et de la Digitalisation vont permettre à terme de former plus de 80 cadres de l’administration publique. Il s’agit, selon la chef projet à l’Assi, de 11 formations certifiantes qui vont amener les participants à pouvoir intervenir et maintenir ces infrastructures. «Nous souhaitons avoir une administration plus efficace et cela passe aussi par ce renforcement de capacités des acteurs principaux à la gestion des services informatiques », a-t-elle confié. Didier Adio, chef service Application et e-services au ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, apprécie les notions reçues lors de cette série d’ateliers. « Nous avons eu des notions en matière de gestion des projets qui pourront nous aider à mieux conduire les tâches courantes au niveau de nos ministères », a-t-il confié. Comme lui, Gérard Adétola, administrateur Infrastructures et Systèmes au data center du ministère de l’Economie et des Finances, est satisfait d’avoir bénéficié des connaissances sur la mise en place de data center, les qualifications pour bien gérer tout ce qui est virtualisation. Société 20 sept. 2021


Rencontre des douze préfets à Lokossa: L’évolution des projets à impact social sous revue
Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale et son collègue de l’Intérieur et de la Sécurité publique ont lancé jeudi 16 septembre dernier, à Lokossa, les travaux de la conférence des préfets pour le compte de cette année. Outre la qualité des prestations des administrations départementales et communales, les préfets se sont penchés aussi sur l’évolution de quelques projets gouvernementaux. La mise en œuvre de certains projets conçus par le gouvernement pour soulager les populations à la base ainsi que le relèvement de la qualité des prestations des administrations départementales et communales préoccupent la conférence des préfets des douze départements réunis à Lokossa. Relativement aux projets dont les impacts positifs sont attendus sur les populations, Raphaël Akotègnon, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, précise qu’il s’agit, entre autres, du projet de sédentarisation de l’élevage de gros ruminants et du Projet d’appui aux communes et communautés pour l’expansion des services sociaux (Projet access). Retiennent également l’attention, au dire du ministre Akotègnon, l’état des lieux du projet de maillage du territoire national en centres de secours de sapeurs-pompiers ainsi que le rôle et les responsabilités du préfet de département dans la mise en œuvre du Fonds national de réponse aux catastrophes. En plus, le ministre ajoute que les préfets se pencheront également sur le niveau de mise en place des unités locales de promotion de l’emploi et sur ce qui a été fait dans le cadre de la création des comités locaux d’insertion et de développement économique. Cette activité d’appropriation se justifie, selon lui, par le fait que les préfets ont « la charge de coordonner les interventions de l’Etat dans le cadre de la mise en œuvre des politiques publiques au niveau déconcentré et d’harmoniser lesdites interventions avec les actions pertinentes de développement programmées par les communes ». Mais autant la revue des projets gouvernementaux paraît importante pour le ministre, autant il en a appelé à l’évaluation des prestations au niveau des administrations départementales et communales. L’objectif, retient-il, c’est de relever les difficultés éventuelles qui plombent le bon fonctionnement des administrations visées afin d’envisager des solutions idoines qui guideront les prochaines actions du ministère. Covid-19 et sécurité Concernant le contexte sanitaire dans lequel se tient la présente rencontre, le ministre Raphaël Akotègnon n’a pas manqué de saisir l’occasion pour recommander aux préfets de ne pas baisser la garde en matière de sensibilisation à la vaccination contre la Covid-19 et au respect des gestes barrières. Cette exhortation sera appuyée par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Seïdou, qui rappelle que les préfets ont un rôle important à jouer dans le respect strict des mesures prises à la dernière séance du Conseil des ministres face à la résurgence de la Covid-19. Pour lui, le renversement de la timide tendance à la vaccination des populations des campagnes et des villes nécessite un peu plus l’implication des préfets. Lesquels ont été également appelés à s’investir davantage sur le front de la sécurité des personnes et des biens. Dépositaires de la force publique au niveau des départements, ils doivent, à quatre mois de la fin de l’année, redoubler d’effort aux fins de combattre au mieux l’insécurité, a préconisé le ministre Alassane Seïdou. Cette période des fêtes de fin d’année, souligne-t-il, étant souvent perturbée par des individus malintentionnés. A l’échelle du département du Mono, les initiatives prises ainsi que les perspectives ont été présentées par le préfet Bienvenu Milohin dans son mot de bienvenue. Concernant les inondations, la lutte contre la Covid-19, l’éducation, la sécurité et la gouvernance des communes, le préfet et ses collaborateurs ont fait état des efforts fournis.

-------------------- Rencontre chef de l’Etat-préfets en vue -------------

Les pratiques qui impactent négativement la gouvernance des communes ne sont pas du goût du gouvernement qui a décidé de prendre le taureau par les cornes. Le processus de décentralisation va faire sa mue de fond en comble. « Il sera procédé à une réforme structurelle du secteur de la décentralisation », a précisé à la cérémonie de lancement de la conférence des préfets, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Raphaël Akotègnon. Il poursuit que l’effet visé, c’est d’améliorer la gouvernance et de créer une dynamique de valorisation des potentialités dont recèlent les communes. Et pour préparer les animateurs à cette éventualité synonyme d’un grand bouleversement, le ministre leur souffle : « Vous serez incessamment entretenus, vous et les maires, par le chef de l’Etat sur les grandes orientations de cette réforme. Cette rencontre permettra de vous préparer aux prochaines mutations de notre administration territoriale afin de créer les conditions de son efficacité ». Pour le ministre, l’accompagnement des préfets et des maires sera indispensable pour le nouveau processus. Mais, nuance-t-il, « il nous faut plus de détermination et d’engagement pour créer les conditions propices à la réalisation des objectifs de développement ».  
Société 20 sept. 2021


Audience à la Cour constitutionnelle: Okounlola reçoit les conseils de Djogbénou
André Okounlola, nouvel ambassadeur du Bénin près la Russie, est reçu en audience, vendredi 17 septembre dernier, par Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle. Il s’est enquis auprès de son hôte des orientations spécifiques de sa juridiction pour mieux consolider les relations bilatérales entre le Bénin et la Russie. En prélude à son départ pour la Russie, André Okounlola, nouvel ambassadeur du Bénin près la Russie a eu un tête-à-tête avec le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou. « Je suis venu rencontrer le président de la Cour constitutionnelle qui représente une institution importante pour recueillir d’abord ses conseils et de façon spéciale connaître les missions attendues de ma part par rapport à sa juridiction, les aspects qu’il faut creuser pour mettre le Bénin et la Russie ensemble », confie-t-il à sa sortie d’audience. En tant que représentant légal du Bénin auprès de la Russie, l’ambassadeur André Okounlola rassure qu’il prendra en considération les orientations du Pr Joseph Djogbénou en s’attelant à la consolidation des relations bilatérales entre les deux nations. Spéciale mission « Le président de la Cour a mis l’accent sur un forum annuel que la Russie organise où toutes les juridictions constitutionnelles du monde entier se réunissent pour discuter et harmoniser leurs points de vue par rapport à leur mission », précise l’ambassadeur. Il est vrai que la pandémie de la Covid-19 n’a pas permis à la Russie de tenir ce forum cette année. Mais il est probable qu’il se tienne en 2022. C’est comptant sur cette éventualité que d’ores et déjà, André Okounlola s’engage à s’impliquer dans l’organisation dudit forum afin d’être à l’avant-garde pour transmettre au président de la Cour constitutionnelle les informations nécessaires relatives à la tenue du forum en 2022. L’ambassadeur André Okounlola remplace Noukpo Clément Kiki rappelé au pays. Son poste à l’Assemblée nationale est désormais occupé par son suppléant Romaric Ogouwalé. Nommé mercredi 8 septembre 2021, en conseil des ministres par le chef de l’Etat, ambassadeur du Bénin près la Russie, André Okounlola était précédemment député du Bloc républicain et deuxième questeur de l’Assemblée nationale où il a déposé sa démission, ce mercredi 15 septembre. Par Henri MORGAN (Stag.) Actualités 20 sept. 2021


Signature d’accord entre l’entreprise Webhelp et l’Apiex: 2000 emplois à créer en cinq ans
Webhelp s’implante au Bénin avec l’ambition de créer 2000 emplois en cinq ans. Un protocole d’accord a été signé à cet effet, vendredi 17 septembre dernier à Cotonou, entre la société française et l’Apiex, en présence du ministre en charge des Pme. Webhelp, l’entreprise française d’externalisation de la gestion de l’expérience client et des processus métier, démarre ses activités dès le mois d’octobre au Bénin. La signature d’un protocole d’accord de coopération intervenue vendredi dernier à Cotonou, acte l’installation de ce groupe qui entend recruter au minimum 500 jeunes diplômés titulaire de Bts, licence ou master. Ces derniers seront formés et accompagnés dans leur parcours professionnel sur les métiers de la relation client comme conseiller clientèle, superviseur, formateur, chef de projet, analyste qualité, etc. En cinq ans, l’ambition commune est de créer 2000 emplois, indique Romain Plé Némo, directeur général en charge des opérations de Webhelp-Bénin. Il salue la diligence dont a fait montre l’Apiex qui a accompagné le groupe « de manière pragmatique et efficace pour accomplir tous les défis rencontrés, à commencer par le bâtiment qui soit à la mesure des standards élevés de Webhelp et de ses clients». « Aujourd’hui, Webhelp est en passe de réussir ce défi fou de lancer un site en trois mois », apprécie-t-il. « Nous espérons que cet accompagnement va continuer et même s’approfondir dans le futur », formule M. Plé Némo, après avoir témoigné sa gratitude aux autorités béninoises et à toutes les personnes qui facilitent l’installation de la société. Laurent Gangbès, directeur de l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex), se félicite de la concrétisation des négociations entamées huit mois auparavant avec le « n° 2 mondial de la relation client». « La signature de l’accord marque la volonté de l’Apiex et du Webhelp d’aller loin dans leurs relations afin de permettre que l’installation de l’entreprise soit véritablement un succès », laisse-t-il entendre. Assurances Laurent Gangbès assure que l’Apiex fera tout ce qui est en son pouvoir pour que la coopération soit «fructueuse » et couronnée de résultats probants en termes d’opportunités pour les chercheurs d’emplois et les créateurs de richesse que sont les entreprises. Cette assurance est également donnée par Modeste Tihounté Kérékou, ministre des petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, qui se réjouit du choix porté sur le Bénin pour abriter un site de cet « important et prestigieux groupe » déjà présent au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Maroc, en Algérie. « D’ici quelques mois, avec l’ensemble de vos équipes, vous pourrez par vous-mêmes faire la preuve que vous ne vous êtes pas trompés de destination », lance-t-il aux responsables de la société, soulignant que le Bénin est un pays à fort potentiel et engagé dans une dynamique d’amélioration des affaires. Le gouvernement qui est au service des investisseurs et créateurs de richesse, ne ménagera aucun effort à accompagner la société et à faciliter ses opérations, affirme le ministre, en vue du développement de ses activités d’offshoring, un domaine à fort potentiel de création d’emplois pour les jeunes et de contribution à la balance commerciale du pays.

Encadre

Webhelp en bref !

Créée depuis juin 2000 et basée à Paris, la société Webhelp est présente dans plus de 50 pays et 160 sites, indique Karim Layachi, directeur du Développement international Afrique de l’entreprise. En partenariat de prestation de service avec plus de 1300 entreprises dans le monde, elle compte 80 000 salariés dont 20 000 en Afrique, ajoute-t-il. Leader européen dans son domaine, elle leur offre l’opportunité de se concentrer sur leur cœur de métiers, en leur apportant le support dans le marketing, la relation client, la pénétration au cœur des marchés local et international. Webhelp réalise 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires.  
Actualités 20 sept. 2021


Crise politique en Guinée et au Mali : la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cedeao lève le ton
Au terme de sa session extraordinaire tenue le 16 septembre dernier, la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cedeao a réaffirmé le maintien de ses sanctions à l'égard de la Guinée. Elle reste ferme sur le retour à l'ordre constitutionnel aussi bien en Guinée qu’au Mali, selon des échéances bien rigides. La conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement a décidé de maintenir la suspension de la Guinée de toutes les instances de la Cedeao jusqu'à la restauration de l'ordre constitutionnel dans ce pays. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé d’imposer un délai de 6 mois pour les élections présidentielle et législatives afin de restaurer l’ordre constitutionnel en Guinée. C’est ce qui ressort du point fait, vendredi 17 septembre dernier, par Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, de retour du sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cedeao. La Conférence a également décidé d’interdire la participation du fameux Cnrd aux prochaines élections et de prendre des sanctions ciblées, conformément au protocole de la Cedeao, contre les auteurs de ce coup d’Etat. Il s’agit non seulement d’identifier les responsables du coup d’Etat, de geler leurs avoirs, de restreindre leur circulation et leurs voyages dans l’espace de la Cedeao mais aussi d’étendre ces mesures restrictives à leurs familles. La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement a alors sollicité l'appui de l'Union africaine, des Nations Unies, de l’Union européenne et de l’ensemble des partenaires pour la mise en œuvre de ces sanctions. La Cedeao va accompagner le processus de restauration de l’ordre constitutionnel dans ce pays. La conférence étudiera la nécessité de désigner un facilitateur pour la médiation. Par ailleurs, la Conférence a demandé au président en exercice d'effectuer une visite en Guinée en compagnie de quelques chefs d’Etat volontaires pour écouter les membres de cette junte et obtenir d’eux le respect des décisions prises. Cette deuxième session extraordinaire organisée en présentiel témoigne du grand intérêt que la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement porte à la situation politique en Guinée. Dès le lendemain du coup d'Etat, le président en exercice de la Conférence, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo avait diligemment organisé un premier sommet par visioconférence le 8 septembre dernier, pour connaître de la situation avec ses pairs. Au cours de cette session en présentiel, la conférence a pris connaissance du rapport de la mission de haut niveau menée le 10 septembre dernier. La mission a pu rencontrer le colonel qui a pris le pouvoir en Guinée et le président Alpha Condé qui jouit d’une bonne santé mais dont la situation ne peut se perpétuer sous ce régime. Des inquiétudes sur la situation au Mali Se prononçant sur la situation au Mali, la conférence s’est montrée préoccupée par quelques libertés observées dans la conduite de la junte au pouvoir... Un dérapage est à craindre. Les chefs d'Etat ont alors maintenu le délai de février 2022 pour l’organisation des élections qui vont rétablir l’ordre constitutionnel au Mali. « Sur le plan sécuritaire, les chefs d'Etat se sont penchés sur les velléités du gouvernement actuel du Mali de recourir à des forces extra-gouvernementales étrangères pour assurer la sécurité interne… Les chefs d’Etat ont montré leur vive préoccupation », rapporte le ministre Aurélien Agbénonci. C’est une situation qui ne conforte pas la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement car la question de la sécurité est gérée conjointement dans l’espace communautaire. Aurélien Agbénonci précise qu’à l’occasion de ce sommet, il a marqué l’accord du président Patrice Talon à l’ensemble des décisions prises par la conférence. « Mais le président de la République m’a également autorisé à m’exprimer sur le fait que le Bénin condamne la rupture dans les ordres constitutionnels dans nos pays. On ne peut pas développer nos pays si l’on retourne à cet ordre décadent d’il y a quelques années, qui faisait que nos pays étaient le théâtre de coups d’Etat qui portent atteinte à tout effort de développement. Le Bénin a souhaité que le pacte de la Cedeao sur la démocratie et la bonne gouvernance soit renforcé et revu pour que des mesures claires soient prises en amont et en aval pour prévenir les situations qui conduisent à ces coups d’Etat», a-t-il ajouté. Les chefs d'Etat ont d’ailleurs prévu se revoir lors d'une retraite pour se pencher sur toutes les causes de ces dérives dans la gouvernance des Etats. Actualités 20 sept. 2021


Construction de lycées techniques agricoles: Les atouts d’un projet imminent pour la jeunesse
L’un des projets du gouvernement pour le secteur de l’éducation, c’est la promotion de l’enseignement technique avec comme axe majeur la création de trente lycées techniques agricoles d’ici 2023. L’enseignement technique occupe une place de choix dans l’action du gouvernement qui travaille à la création de trente lycées techniques agricoles d’ici 2023. La mise en œuvre de ce projet d’importance pour la jeunesse est imminente. Un atout tout simplement, selon quelques acteurs des lycées, qui justifient la pertinence de cette option du gouvernement. Celle-ci vise à quitter une agriculture de subsistance pour une agriculture moderne, mécanisée. Euloge Dossou-Gouin, proviseur du lycée technique de Natitingou estime que c’est une décision qui vient à point nommé, car le Bénin dispose d’une vaste étendue de terre à valoriser. «Si on a pensé aux lycées agricoles, c’est déterminant. On a assez de terres à valoriser. Cette décision du gouvernement de promouvoir l’agriculture dans le pays à travers la construction des lycées ne peut que nous réjouir. L’autosuffisance alimentaire par exemple est capitale et on doit la réussir », explique le proviseur. « Les jeunes pourront aussi trouver très rapidement d’emplois. C’est un domaine qui va absorber assez de jeunes qui pensent qu’il faut aller s’asseoir dans les bureaux forcément avant d’être un homme coté dans la société alors que sur le plan de la nature, nous avons un don qui n’est pas des moindres que nous devons exploiter », a ajouté Euloge Dossou-Gouin. Pour que chaque Béninois puisse avoir minimum, le proviseur soutient que les jeunes doivent se donner à la terre. Pour cela, il y a lieu de les aider à découvrir les potentialités relatives au métier de l’agriculture. Mesures d’incitation Le chef d'exploitation par intérim du lycée technique agricole de Natitingou précise que l’agriculture est le levier du développement. Pour Séraphin Ayénikafo, la création de trente lycées agricoles d’ici 2023 va booster la formation des jeunes, développer l’agriculture, la production vivrière, cotonnière et toutes les autres cultures. « Pour que ce projet puisse réussir, il faut que des lettres de missions soient adressées aux différents acteurs qui seront réellement impliqués dans le domaine de l’exploitation, c’est-à-dire la production. Je suggère que l’exploitation soit confiée à des gens avec des contrats d’objectifs. Il faut aussi de la motivation pour faire réussir le projet d’apprentissage des écoliers », conseille-t-il. Cyrille Hounkpatin, secrétaire du Centre de formation Liweïtari (Cfl) de Natitingou, note pour sa part que c’est dans l’intérêt des jeunes de décider d’aller se faire former dans les lycées techniques pour avoir un métier. C’est la meilleure décision, car le secteur de la formation professionnelle est celui qui va booster l’économie et réduire le taux de chômage. Le gouvernement a posé un grand pas, selon ses dires, déjà en envoyant des formateurs en formation à l’étranger. « Il y a une très bonne démarche du fait que des formateurs sont envoyés en formation, cela montre que les dispositions sont prises. Avec la disponibilité des formateurs, plus d’inquiétude à avoir quant à la mise en place des équipements», informe Cyrille Hounkpatin. Toutefois, ajoute-t-il, il faut mettre l’accent sur le financement des lycées à implanter et assurer un suivi à long terme pour maintenir la qualité de la formation. Des mécanismes pouvant permettre de relever le taux d’inscription des jeunes dans les lycées techniques agricoles sont évoqués par la plupart des enseignants de lycées. « Il faut revoir à la baisse la scolarité des apprenants pour susciter un grand nombre d’inscrits. Le coût constitue une barrière pour l’inscription des apprenants. En plus de cela, il faut montrer aux apprenants le bien-fondé de l’agriculture pour susciter en eux une vocation et vanter la qualité de la formation qui sera donnée dans ces lycées techniques agricoles en montrant les débouchés de l’emploi », conseille Cyrille Hounkpatin. Extension du domaine des lycées La rencontre du ministre d’État, Abdoulaye Bio Tchané, avec les maires des communes bénéficiaires des lycées en avril 2021 prouve bien que la préoccupation des enseignants connaitra une suite favorable. Le recrutement de 662 aspirants pour les lycées agricoles en vue renforcera l’effectif des enseignants dans les lycées. Au total, vingt-deux profils sont recherchés dans le secteur de la production végétale et animale, en foresterie, aquaculture et pêche, en maintenance des matériels et machines agricoles, en technologie de transformation alimentaire… Face aux maires des dix communes concernées par la première cohorte, les critères de choix des sites qui vont abriter ces lycées ont été abordés ainsi que l’extension des domaines des lycées. Les autorités communales doivent ainsi mettre 1050 ha de terres à disposition, dont 50 ha pour le site du lycée et 1000 ha d’exploitation économique. Il s’agit pour le moment des communes d’Allada, Comè, Klouékanmè, Savalou, Djougou, Tchaourou, Natitingou, Bemberekè, Banikoara, Malanvillle. Suivra le tour des communes de Kouandé, Ségbana, Tanguiéta, Cobly , Djidja, Bassila, Ouèssè, Nikki, Zagnanando, Zogbodomè, Aplahoué, Dogbo, Adja-Ouèrè, Kétou, Sakété, Kpomassè, Adjohoun, Athiémé, Zè, Avrankou pour la deuxième vague. Education 20 sept. 2021


Détection automatique des fuites d’eau: Une solution technologique en expérimentation
Mettre en place un système permettant de détecter automatiquement et avec précision les fuites : c’est le défi d’une start-up béninoise soutenue par le Partenariat national de l’eau (Pne). La commune de Sakété va bientôt expérimenter un système automatique de détection de fuites d’eau en adduction d’eau villageoise. L’innovation est l'oeuvre de la start-up Cercle d’Innovation en Informatique et Electronique (C2I) qui a remporté le 1er prix Innovation de l’eau, décerné en cette année, par le Partenariat national de l’eau (Pne). Cadre de concertation de tous les partenaires impliqués dans le secteur de l’eau, le Pne soutient l’initiative et son implémentation dans la commune de Sakété. Dans un contexte où les pannes liées aux fuites d’eau sont récurrentes et occasionnent souvent de grosses pertes en eau, ce système doit pouvoir aider les techniciens à détecter avec précision et rapidité les fuites. Ils gagneraient ainsi le précieux temps consacré à la recherche de la fuite pour vite s’attaquer à la résolution du problème. Cette solution technologique vient confirmer l’efficacité de la start-up C2I qui a déjà réalisé plusieurs innovations et reçu de nombreux prix au plan national et international. La sirène automatique fut l’une des premières créations de la start-up. L’idée de la sirène automatique est venue du constat que les surveillants dans les écoles doivent appuyer la sirène à tout moment. « Nous avons alors réalisé un système électronique qui se déclenche toute seule, sonne et s’arrête automatiquement. Une fois programmée, elle joue ce rôle tout au long de l’année scolaire. Elle ne sonne pas pendant les congés, les jours fériés et les week-ends, et peut être spécialement déclenchée à distance à partir d’un smartphone », explique Venceslas Kanontin, ingénieur en conception électronique et responsable de la start-up C2I. L’expérience de la sirène automatique a été un véritable déclencheur, une porte ouverte sur d’autres idées. L’une des plus récentes innovations de C2I, c’est la mise en place d’un système intelligent d’irrigation qui consiste à arroser les champs automatiquement à base d’une application. C’est un système électronique qui permet de donner la quantité d’eau exacte qu’il faut aux plants. Le système a été développé. C’est d’ailleurs sur la base de ce projet que la start-up a été retenue pour participer au projet IncubIma de Sèmè City. Composée d’une équipe jeune et dynamique, C2I est dans l’ingénierie informatique et surtout dans l’innovation. Lancée en 2016, cette start-up travaille sur le développement des applications web et mobiles, la conception électronique, le graphisme et le réseau informatique…La particularité de la start-up, c’est la synergie entre les applications et les équipements pour impacter le monde. Un environnement favorable, un parcours élogieux L’année 2016 sonne comme le début d’une ère de gloire pour les start-up. Jamais des gouvernants n’avaient accordé autant d’attention au numérique. L’environnement devient propice et les concepteurs laissent leur potentiel s’éclore. Après un quinquennat d’existence, les lauriers de la start-up C2I ne se comptent plus. « Il faut avouer que, depuis 2016, nous avons saisi beaucoup d’opportunités grâce à la révolution numérique et technologique soutenue par le gouvernement. La même année, nous avons été primés "Meilleure start-up" par le ministère de l’Economie numérique et de la Communication parce que nous avions développé une application portant sur l’hymne national. Ce qui nous a permis d’avoir un ordinateur. Cela nous a vraiment encouragés, car nous avions commencé sans équipements », relate Venceslas Kanontin. Revigorée par ses premiers succès, C2I prend son envol et confirme ses performances. En 2017, C2I a postulé pour le projet Préci-Agri et a été primée "Meilleure start-up en Agri challenge". « C’est ce qui nous a permis de voyager, d’aller à Barcelone, de rencontrer des partenaires techniques et financiers », ajoute Venceslas Kanontin. Les fruits tiennent la promesse des fleurs, la motivation s’en trouve décuplée, les ambitions s’étendent désormais à l’international. C2I se montre à la hauteur et remporte, en 2018, au plan international, le 1er prix d’innovation Africa start-up Tour (Astour) et le 1er prix du salon international des incubateurs et start-up numériques ; puis au plan national, le 1er prix d’innovation en e-agri au Bénin. Les prix n’ont pas plombé la curiosité et la soif de perfectionnement de la start-up C2I. La jeune entreprise aura l’opportunité en 2020 de profiter de l’une des grosses initiatives du gouvernement dans le secteur de l’innovation : Sèmè City. Sans l’ombre d’une hésitation. Venceslas Kanontin soutient : « Par rapport à ce qui se faisait avant, je pense que les start-up ont vraiment beaucoup plus d’opportunités ». Il salue d’ailleurs la création du ministère du Numérique et de la Digitalisation qui joue un rôle capital dans la promotion des start-up. Par ailleurs, le manager de la start-up C2I relève deux difficultés majeures. « Nos universités ne forment pas encore assez bien. Quand tu es concepteur et que tu veux faire une réalisation ou que tu as fini de réaliser, pour embaucher d’autres personnes qui puissent reproduire la réalisation, tu es obligé de les former encore », note Venceslas Kanontin. Illustrant le deuxième obstacle que rencontrent les innovateurs, il poursuit : « Nous Béninois et Africains en général, on a en tête que ce que fait le Béninois ou l’Africain n’est pas de bonne qualité. Par contre, quand on entend que le produit vient de l’Occident, on pense que ça doit être un produit de qualité », regrette le Ceo de la start-up C2I. Société 20 sept. 2021


Centre d’incubation pour jeunes enseignants débutants : des mentors outillés sur le fonctionnement du système mural
Des professeurs de français outillés sur le fonctionnement du système mural sur le web. Cette initiative qui s’inscrit dans le cadre du programme Centre d’incubation pour jeunes enseignants débutants (Cijed) a réuni, samedi 18 septembre dernier, plusieurs professeurs de français à l’Institut français de Cotonou. « Comprendre le fonctionnement du système mural sur le web ». C’est autour de cette thématique que sont mobilisés des enseignants de la langue française. Il s'agit d’une préformation dans le cadre du programme Centre d’incubation pour jeunes enseignants débutants (Cijed) appuyé par le projet Plurilinguisme et enseignement au Bénin, Sensibilisation des acteurs de l’éducation (Pebs). «C’est un programme de l’Association des professeurs de français qui vise à accompagner ceux qui sont sortis de l’université ou de l’école normale, et s’essaient à l’enseignement… », a déclaré Anicet Mingnigbeto, secrétaire général de l’Association des professeurs de français du Bénin. A l’en croire, ce programme mis en place par l’association béninoise a été récupéré par la Fédération internationale des professeurs de français qui l’a étendu au niveau mondial. Ainsi, en dehors du Bénin qui a démarré cette expérience, on peut compter la Roumanie, la Tunisie et le Brésil. Le système mural sur le web est un logiciel conçu par le Suisse François Miller. Un outil qui permet à ce psychopédagogue d’informer et d'échanger avec ceux qu’il forme. Sauf qu'il faut être véritablement formé pour accéder facilement auxdites informations, inter-échanger afin de répondre efficacement aux exigences du formateur suisse. D’où la formation continue d’une vingtaine de mentors à Cotonou pour leur permettre de comprendre le fonctionnement du programme. «Déjà, nous sommes gagnants à double titre, parce que les jeunes sortis de l’université auront désormais des mentors. Au finish, nous aurons une vingtaine de mentors pour 100 jeunes enseignants déjà sélectionnés et donc la déperdition du début va cesser parce que ces jeunes seront outillés sur les préalables par des mentors », a expliqué le secrétaire général de l’Association des professeurs de français du Bénin, Anicet Mingnigbeto. Le Centre d’incubation est donc installé aux fins d’une interconnexion entre les mentors en formation et les 100 jeunes sélectionnés. « C’est le système éducatif national qui en bénéficie parce que ces jeunes auront véritablement une aisance à exercer dans les classes », souligne Anicet Mingnigbeto. Il se déroulera du 18 au 20 octobre, la formation avec François Miller, concepteur du logiciel. Une autre est prévue en 2022. A terme, les mentors pourront efficacement prendre en charge les jeunes et les accompagner sur une période de cinq ans. Ils auront un accompagnement à la fois didactique, pédagogique et psychologique. « Le dispositif est de telle sorte qu'il y a des groupes WhatsApp, Messenger, ainsi de suite. Les jeunes seront en permanence en contact avec les mentors et à toutes sortes de questions liées à l’enseignement, ils auront des réponses », fait observer le secrétaire général de l’Association des professeurs de français du Bénin qui ajoute que cette activité est mise en œuvre grâce au projet Plurilinguisme et enseignement au Bénin, Sensibilisation des acteurs de l’éducation (Pebs). Education 20 sept. 2021


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