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Nouvelles

Non-respect des calendriers universitaires: Etudiants et enseignants se plaignent
Depuis quelques années, les entités de l’Université d’Abomey-Calavi peinent à finir les activités académiques dans les délais fixés. Etudiants et enseignants n’en peuvent plus de jouer aux prolongations. A l’Université d’Abomey-Calavi, l’année accadémique 2020-2021 devrait prendre fin le 9 juillet 2021. Mais un mois après cette échéance, facultés et écoles n’ont pas encore fini leurs activités, pendant qu’une autre année pointe à l’horizon. Alors qu’ils devraient être en vacances, les étudiants de l’Ecole nationale d’Administration et de Magistrature (Enam), pour la grande majorité, n’ont pas fini, à la date du 23 août 2021, les examens semestriels. Ceux qui souffrent le plus sont les étudiants de la première année qui n’ont toujours pas fini les cours du second semestre. « Cette situation n’est pas facile à vivre. À ces moments où certains sont déjà en vacances, nous sommes obligés d’aller à l’école. Ce qui fait qu’on est épuisés aussi bien physiquement que psychologiquement », confie Guiyass Madiou, étudiant en 3e année à l’Enam. Dans les entités à gros effectifs, la situation est plus préoccupante. Du côté de la Faculté de droit et des sciences politiques (Fadesp), la première année attend de composer les sessions de rattrapages tout comme leurs aînés de la deuxième année. Les étudiants enchaînent donc les années académiques sans réel repos. « L’une des nombreuses raisons est le fait que la date prévue pour le démarrage des cours est antérieure au démarrage des inscriptions dans nos écoles et facultés. Aussi, bien souvent, pour raison d’indisponibilité de l’enseignant, il nous arrive de perdre des semaines de cours », explique Marzouk Karimou, président du Bureau d’union d’entité (Bue) de l’Enam. Aaron Azanaï, trésorier général du Bue Fadesp, tente d'expliquer les chevauchements. « Le décanat suit la programmation du rectorat. Pour cela, il est souvent impossible au décanat de lancer le démarrage des cours tant que le rectorat n’a pas donné son aval. Cela entraîne à la longue, un retard dans le déroulement des cours et une prolongation de l’année académique », fait-il remarquer. Une question de ressources Les contraintes liées à la pandémie de Covid-19 viennent en rajouter aux difficultés séculaires. « La situation sanitaire actuelle a exceptionnellement contribué à retarder la rentrée à l’Uac. L’insuffisance de personnel enseignant qualifié est également une cause », explique Patrick Effiboli, enseignant-chercheur d’Histoire. Le ratio étudiants enseignant est encore faible. Les recrutements faits ces dernières années ne comblent pas encore le gap, sans oublier les départs à la retraire qui creusent le fossé. En face, il y a l’effectif pléthorique des étudiants qui donne du fil à retordre pendant les cours et la correction des copies. Ainsi, ces bouleversements ne sont pas sans effet sur les différents acteurs. « C’est une situation qui m’affecte du point de vue individuel, familial, social et académique. Cela me prive de repos véritable », déplore Patrick Effiboli. Submergés, les enseignants manquent souvent de temps et d’énergie à consacrer à leurs familles. Ce qui pourrait engendrer l’irritabilité et de la fatigue. En ce qui concerne les étudiants, ils peinent à suivre le rythme. « Certains camarades étudiants arrivent à tenir le coup et à s’en sortir. Mais pour la majorité qui n’arrive pas à suivre, leurs résultats s’en trouvent fortement affectés », déplore Marzouk Karimou. La solution réside dans l’amélioration des conditions de formation. Il faut plus d’enseignants et d’infrastructures pour faire face à la grande masse d’étudiants. La correction des copies dans ces conditions reste un casse-tête majeur. Désengorger l’Uac, une université qui compte plus de 61 000 étudiants, est une piste à explorer. « Ceci permettrait de faciliter le déroulement des cours et des examens semestriels. Par ailleurs, une autre solution pour désengorger les amphis serait de faire construire des écoles techniques de niveau universitaire. Ceci ferait d’une pierre deux coups dans la mesure où cela faciliterait l’insertion professionnelle », propose l’enseignant. Avec les réformes en cours dans l’enseignement supérieur, c’est le moment plus que jamais de poser des jalons pour des universités publiques modernes. Par Yeratel BOGNON (stag) Education 16 sept. 2021


Imminence de la rentrée scolaire 2021-2022: Les vendeurs de fournitures attendent toujours les acheteurs
A Natitingou, les stands de vente de fournitures scolaires connaissent peu d'affluence. Pour cette année scolaire qui commence lundi 20 septembre prochain, les parents ne sortent pas encore pour l’achat des articles scolaires au profit leurs enfants. Les vendeurs de fournitures scolaires attendent toujours les acheteurs qui traînent le pas à se rendre sur les points de vente installés dans divers endroits de la ville de Natitingou. Bien que les stands de vente d’articles scolaires ne grouillent pas de monde, les marchands nourrissent toujours de l’espoir. Selon Dama Brisso Marcus, vendeur d'articles scolaires, il y a très peu de personnes qui viennent acheter les fournitures au niveau de son stand. « On est là depuis un mois, mais on reçoit peu de clients», se désole-t-il. Il est fréquent de voir les parents venir discuter le coût des articles sans pouvoir les acheter, à en croire Irène Wégnivor. « Les gens viennent demander le prix et quand on les informe, ils partent et promettent de revenir, mais on ne les revoit plus », fait-elle savoir. D’autres vendeurs déplorent l’arrivée au compte-gouttes des acheteurs, relatant que parfois personne ne s’approche de leurs points de vente au cours de la journée. « Il n'y a pas d'affluence cette année. On ne dirait pas que la reprise des classes est déjà à nos portes. Comparativement aux années précédentes, les gens peinent à sortir pour faire leurs achats », confie Fawas Chabi Dossoumon. Selon lui, ce fait inédit peut être en lien avec la hausse légère des prix de certaines fournitures. C’est le cas par exemple du paquet de cahiers de 100 pages qui passe de 1000 f l'année dernière à 1100 f cette année. « Je pense que ce n'est pas encore tuant », ajoute-t-il. Si pour les vendeurs, ce n'est pas encore le moment des bonnes affaires, ils ont espoir que les parents vont faire diligence les derniers jours pour acheter les fournitures scolaires pour leurs enfants. Par Boni BEREPA (Stag) A/R Atacora-Donga Education 16 sept. 2021


Partenariat euro-africain dans le domaine du numérique: Aurélie Adam Soulé Zoumarou échange avec les autorités françaises
En visite de travail en France, lundi 13 septembre dernier, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a pris part à une séance de travail avec les autorités françaises sur les priorités des Etats africains dans le domaine du numérique. Initiée par la France dans le cadre d’un partenariat euro-africain dans le secteur du numérique, cette rencontre a connu la présence de trois ministres africains. Au menu de la rencontre entre Cédric O, secrétaire d’État en charge de la transition numérique en France, Frank Paris, Conseiller pour l’Afrique du président de la République française, des représentants de l’Agence française de Développement (Afd) et de l’Agence publique Expertise France et Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, lundi 13 septembre dernier à Paris, le développement des infrastructures haut débit, le renforcement des compétences numériques et la structuration du financement des projets numériques sur le continent africain. Selon un tweet de Jérémie Pellet, directeur général Expertise France, elle avait à ses côtés, Cina Lawson, ministre des Postes et de l’Economie Numérique du Togo, et Augustin Kibassa Maliba, ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication de la République Démocratique du Congo (Rdc). Cette séance de travail qui s’inscrit dans le cadre d’un partenariat euro-africain dans le domaine du numérique a été initiée par la France qui se prépare à prendre la présidence de l’Union européenne (Ue) dès janvier 2022. Le site mediacongo.net note que ce nouveau partenariat euro-africain devra également être structuré en fonction de ce que l’Ue peut apporter à ses partenaires africains, en termes de financement alors qu’elle lance de nouveaux instruments (Ndici, Fedd+) - mais aussi une offre consolidée dans les domaines où elle dispose d’une forte plus-value, en particulier pour garantir que les infrastructures numériques de demain soient dans les mains des acteurs publics et privés africains et qu’elles contribuent à une intégration économique plus poussée et inclusive du continent. Les points débattus lors de la séance constituent des priorités pour les Etats africains. La participation du Bénin à cette rencontre, à travers la ministre du Numérique et de la Digitalisation, est une nouvelle illustration du leadership du pays dans le secteur du numérique quelques semaines après la réunion des ministres en charge de l’Economie numérique à Cotonou. Faut-il le rappeler, depuis 2016, le gouvernement du président Patrice Talon entreprend de multiples actions pour transformer le Bénin en une plateforme de services numériques pour toute l’Afrique de l’Ouest et faire des Technologies de l’Information et de la Communication (Tic), un levier du développement socio-économique. Actualités 16 sept. 2021


Bureau régional de l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Unfpa: Argentina Matavel Piccin prête pour de nouveaux défis
Argentina Matavel Piccin est la nouvelle directrice du Bureau régional de l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa). Elle est entrée dans ses fonctions à Dakar au Sénégal en remplacement de Mabingue Ngom appelé à d’autres tâches. La nouvelle directrice du Bureau régional de l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa) est désormais connue. Il s’agit de Argentina Matavel Piccin. Nommée par Nathalie Kanem, directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population, elle a pris fonction à Dakar, au Sénégal, en remplacement de Mabingue Ngom, appelé à servir ailleurs. Argentina Matavel Piccin était en Asie où elle a dirigé le bureau de l’Unfpa en Inde. Elle a été la représentante résidente de l’Unfpa en Côte d’Ivoire de 2017 à 2019. Prenant la parole, elle affirme que son arrivée à Dakar signifie pour elle un retour à la maison. « Je suis une fille de l’Afrique, prête à donner sa contribution pour l’accélératon des trois résultats transformateurs et les Objectifs de développement durable », relève-t-elle. Ressortissante du Mozambique, Matavel Piccin a plus de 25 ans d’expérience dans la conduite de programmes dans des contextes de développement et humanitaires complexes dans le Système des Nations Unies et le secteur non gouvernemental. Depuis qu’elle a rejoint l’Unfpa en 2006, la nouvelle directrice a été représentante au Botswana, en Mongolie, au Bangladesh, en Côte d’Ivoire et en Inde. Elle a réussi à repositonner l’agenda de la Conférence internationale pour la populaton et le développement (Cipd) dans les priorités natonales, a dirigé la stratégie, la vision et la planificaton des activités et a forgé et entretenu des alliances et des partenariats stratégiques. Au niveau de l’Unfpa, elle a occupé des postes de direction au Mozambique et aux États-Unis pour ‘’World Vision International’’, une Organisation non gouvernementale humanitaire et de développement de premier plan. Tout au long de sa carrière, la nouvelle directrice régionale a été une ardente défenseuse des droits, de l’accès et des choix pour tous, en particulier pour les femmes et les filles. En se concentrant sur ceux qui sont le plus laissés pour compte, elle a mené des programmes visant à améliorer la qualité des soins de santé en renforçant la profession de sage-femme, en améliorant les soins obstétriques d’urgence et les soins aux nouveau-nés, ainsi que la prévention et la réponse à la violence sexiste. Pour ses contributons, Matavel Piccin a été honorée par le gouvernement de la Mongolie et s’est vue décerner la médaille d’officier de l’Ordre national du mérite par le gouvernement de Côte d’Ivoire. Elle est titulaire d’une maîtrise en développement international de l’American University, Washington, Dc’’, ainsi que d’une maîtrise en gestion des politiques publiques de l’Institut de politique publique de l’Université de Georgetown, Washington DC. Société 16 sept. 2021


Recrutement des enfants dans les conflits: Répercussions sur les mineurs
Dans un nouveau rapport publié, ce lundi 13 septembre, Amnesty International alerte sur les répercussions croissantes du conflit sur les enfants dans la zone sahélienne regroupant le Niger, le Burkina Faso et le Mali. L’éducation, la santé ainsi que la sécurité alimentaire sont fortement touchées. « Je n’ai plus rien, à part moi-même ». C’est le titre du nouveau rapport d’Amnesty international rendu public, ce lundi 13 septembre. Plus qu’un cri de détresse, ce titre est une alerte lancée aux Etats africains concernés par la question des conflits impliquant les enfants. D’une soixantaine de pages, le document met en lumière les conséquences dévastatrices des conflits sur les enfants au Niger, auxquels participent l’État islamique au Grand Sahara (Eigs) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Gsim), affilié à Al Qaïda. Amnesty international révèle que ces deux groupes armés « ont commis des crimes de guerre et d’autres atteintes aux droits humains dans le cadre du conflit, notamment des homicides de civils et des attaques contre des écoles ». La présente étude menée au Niger notamment dans la région de Tillabéri renseigne sur le risque que courent de nombreux enfants recrutés dans les conflits. « Dans la région de Tillabéri, au Niger, une génération entière grandit entourée par la mort et la destruction. Des groupes armés ont attaqué à maintes reprises des écoles et des réserves de nourriture et ciblent des enfants lors de leur recrutement », se désole Matt Wells, directeur adjoint du programme Réaction aux crises à Amnesty International. Il indique les solutions d’urgence à mettre en place au profit des enfants : « Il faut que l’État nigérien et ses partenaires internationaux prennent de toute urgence des mesures pour suivre et prévenir les atteintes et pour protéger les droits fondamentaux de toutes les personnes touchées par ce conflit meurtrier, en particulier les enfants ». Selon notre source, les violences contre les civils au Niger se sont exacerbées en 2021 avec « 544 morts dans le contexte du conflit entre le 1er janvier et le 29 juillet 2021, contre 397 en 2020 ». Le recrutement d’enfants par le Gsim s’est considérablement accru cette année dans le département de Torodi, près de la frontière avec le Burkina Faso. La stratégie de ce « groupe armé consiste à proposer des avantages comme de la nourriture, de l’argent ou des vêtements pour attirer des jeunes garçons de 15 à 17 ans. Il utilise également des enfants comme espions, éclaireurs et guetteurs, entre autres rôles définis dans le droit international comme une participation aux hostilités », révèle le rapport. En 2021, les massacres à grande échelle ont occasionné plus d’une soixantaine de décès dans le rang des enfants dans la partie nigérienne de la zone des trois frontières. Ces conflits affectent les secteurs de l’éducation et de la santé. Amnesty international renseigne que « l’Eigs et le Gsim, opposés à ce qu’ils considèrent comme une éducation « occidentale», ont incendié des écoles et menacé des enseignants, ce qui a entraîné la fermeture de nombreux établissements. En juin 2021, au moins 377 écoles de la région de Tillabéri avaient fermé, privant plus de trente-et-un mille enfants d’accès à l’éducation ». La sécurité alimentaire est aussi menacée. Selon Amnesty international, les enfants risquent davantage de souffrir de malnutrition et de maladies connexes du fait de la destruction des stocks de grains, du pillage des magasins et du vol du bétail, laissant des familles sans ressources et sans nourriture. Cette situation qui tire sa source au Mali s’est propagée au Burkina Faso, au Niger et au Tchad. Selon les estimations, 13,2 millions de personnes au total auront besoin d’une aide humanitaire en 2021 et le nombre de personnes déplacées s’élève à 1,9 million. Le phénomène interpelle le Bénin dans la mesure où il partage ses frontières avec le Niger et les autres pays impliqués dans les conflits armés. La protection et la sécurité des enfants dans la partie septentrionale du Bénin doivent être davantage renforcées pour les mettre à l’abri d’éventuels risques. Société 16 sept. 2021


Promu ambassadeur du Bénin près la Russie: André Okounlola démissionne du Parlement (Son suppléant Dr Romaric Ogouwalé installé ce jeudi)
André Okounlola n’est plus membre de la 8e législature de l’Assemblée nationale. Il a déposé sa démission ce mercredi 15 septembre au profit de ses nouvelles fonctions d’ambassadeur du Bénin près la Russie où il a d’ailleurs fait ses études universitaires. La lettre de démission sera lue à l’entame de la séance plénière qui sera tenue ce jeudi à 15 h, après l’ouverture des travaux de la deuxième session extraordinaire de l’année 2021 consacrés à l’examen de quatre dossiers dont principalement le projet de budget de l’Assemblée nationale exercice 2022. Ainsi, promu diplomate à la faveur du Conseil des ministres du 8 septembre dernier, André Okounlola sera remplacé par son suppléant Dr Romaric Ogouwalé. Ce dernier, selon des sources bien informées, sera installé dans ses nouvelles fonctions de député au cours de la séance plénière de ce jeudi. Le suppléant aurait été déjà contacté à cet effet par les services compétents du Parlement pour son installation par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Dr Romaric Ogouwalé va siéger en lieu et place du désormais ex-député du Bloc républicain (Br) dans la 10e circonscription électorale. Il poursuivra le reste du mandat d’André Okounlola au sein de la 8e législature jusqu’à son achèvement en mai 2023. Il faut signaler que Dr Romaric Ogouwalé est enseignant de géographie à l’Université d’Abomey-Calavi. Il est originaire de Kilibo dans la commune de Ouessè. La démission du fils de Savè consacre également la vacance du poste de 2e questeur de l’Assemblée nationale. Lequel devra être pourvu pour que le bureau du Parlement soit au grand complet. L’élection du nouveau 2e questeur est attendue pour très bientôt conformément aux dispositions du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale en la matière. Actualités 16 sept. 2021


Mines et hydrocarbures du Bénin: Les freins à l’exploitation des ressources
Le secteur minier et pétrolier est encore embryonnaire au Bénin, quoiqu’il suscite beaucoup d’espoirs pour la diversification de l’économie nationale. Entre textes inadéquats et insuffisance de ressources, le pays a du grain à moudre pour valoriser ses potentialités sous-exploitées. Vétusté ou non fonctionnalité des équipements de sondage géologique et de laboratoire d’analyse, absence d’un système de gestion moderne informatisée des autorisations et titres miniers, absence d’industries de valorisation, exploitation illégale et inefficiente de certaines ressources minérales dont l’or, le gravier, le sable, l’argile… De nombreux problèmes subsistent en matière de recherche et de promotion des ressources minières, en dépit de l’existence d’un arsenal juridique fourni. A ces difficultés, s’ajoutent l’absence d’industries de valorisation des ressources minérales, la faible capacité de planification, de suivi, de contrôle et d’évaluation des activités du secteur au niveau de l’Administration, révèle le Document de programmation pluriannuelle des dépenses (Dppd) 2022-2024 du ministère en charge des Mines. Pour y remédier, un programme «Mines» est élaboré, déclinant un pan du Plan stratégique de relance du secteur des mines en cours d’actualisation, et du plan d’action du secteur rédigé depuis juin 2018. Il vise essentiellement la création des conditions favorables pour que le secteur minier contribue efficacement aux finances publiques, à l’amélioration des conditions de vie des populations béninoises et à la création d’emplois. Ainsi, il permettra de valoriser les ressources minières dont dispose le pays. Le programme doit jouer un rôle fondamental dans la diversification de l’économie nationale en contribuant à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté dans un contexte marqué par plusieurs enjeux. Par exemple, le Bénin gagnerait d’importantes devises avec une généralisation de l’utilisation de matériaux locaux de construction, notamment la terre de barre pour la fabrication de briques autobloquantes.

Axes et priorités

Outre les gisements d’or, de calcaire, de granite, de sable en exploitation, le pays dispose également de réserves de fer, de matériaux de construction, de kaolin, de phosphate, de pierres ornementales, de marbre, de tourbe, d’étain, de lithium, d’uranium, selon le ministère en charge des Mines. Des soupçons de sources de nickel, de zircon, de diamant devront être confirmés par les recherches minières. Les informations sont contenues dans une banque de données géologiques et minières, une cartothèque où sont conservées des cartes géologiques, des cartes de levé aéro-magnétique, aéro-spectrométrique, gravimétrique ainsi que des images Landsat. « A l’horizon 2025, le Bénin est un pays dont les ressources minérales sont connues et mises en valeur de façon durable et contribuent efficacement à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté». Ainsi s’énonce la vision du sous-secteur des mines. Pour ce faire, la stratégie de relance du secteur minier est articulée autour de sept axes. Les priorités portent sur le renforcement du cadre institutionnel, législatif et réglementaire, les travaux de recherche sur les gisements et indices existants, la gestion des données géologiques et minières, le développement de l’artisanat minier et de la petite mine, détaille le Dppd 2022-2024 du ministère des Mines. Le marketing efficace du secteur, le développement du partenariat pour assurer les travaux de recherche et la mise en place d’un fonds national de promotion et de développement du secteur font également partie des actions prévues. Le programme Mines se penchera, entre autres, sur le développement et la gestion intégrée de l’approvisionnement en gaz naturel et en produits pétroliers, l’approfondissement des connaissances sur les ressources pétrolières et la sécurisation des données existantes.

Pétrole : l’espérance !

Dans le sous-secteur des hydrocarbures, la finalité de la stratégie de relance est d’impulser l’émergence d’une industrie dynamique et diversifiée des hydrocarbures au Bénin pour satisfaire les besoins intérieurs et l’exportation à un coût compétitif. Cela passera par une gestion plus performante, un cadre législatif et réglementaire plus attrayant, la découverte et la mise en valeur des potentialités en hydrocarbures des bassins sédimentaires côtiers et non côtiers béninois. La vision en la matière est de faire du sous-secteur, à l’horizon 2025, « l’un des moteurs de l’industrialisation du Bénin émergent, un sous-secteur bien géré, dynamique, capable de rendre constamment disponibles les produits pétroliers à un coût compétitif pour l’économie et la société». Dans cette optique, il s’agit de renforcer les capacités techniques des structures du secteur des mines et des hydrocarbures, d’attirer les investisseurs productifs dans le secteur, d’actualiser le code minier et des substances explosives, d’élaborer le code gazier aval. Il est aussi question d’élaborer et de mettre en application les textes règlementaires régissant les domaines des mines et des hydrocarbures, de doter les projets miniers en suspension d’études de faisabilité, de rendre opérationnel le laboratoire d’analyse des hydrocarbures et de suivre la mise en œuvre du Projet de construction et d’exploitation d’un pipeline export entre le Bénin et le Niger. Pour la gestion 2022, un budget de 507 741 000 F Cfa sera consacré au programme Mines. Les actions à mener sont relatives à la recherche, la promotion et la valorisation des ressources minérales, à la prospection pétrolière, à la sécurisation de l’approvisionnement en produits pétroliers et en gaz naturel ainsi qu’à la règlementation et à la régulation du secteur.
Actualités 16 sept. 2021


Vote du budget du Parlement gestion 2022 : Les députés en session extraordinaire dès demain
En vacances depuis quelques semaines, les députés reprennent le chemin de l’hémicycle dès demain, jeudi 16 septembre. Ils se retrouvent en session extraordinaire dont l’ordre du jour porte principalement sur l’examen du projet de budget de leur institution pour l’exercice 2022. « L’Assemblée nationale établit son budget prévisionnel et le transmet au ministre chargé des Finances pour intégration au projet de budget de l’Etat ». C’est ce que prévoit le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. En application de cette disposition légale, les députés se retrouvent, ce jeudi 16 septembre, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, en session extraordinaire pour l’examen de leur projet de budget au titre de l’année 2022. Cette date a été retenue par la Conférence des présidents du Parlement qui s’est réunie, hier mardi 14 septembre, sous la houlette du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Seulement, rien n’a filtré pour l’instant en ce qui concerne le montant de ce projet de budget élaboré par le bureau de l’institution parlementaire. L’on ne sait pas s’il est en baisse, statique ou en progression par rapport au budget du Parlement exercice 2021 qui est de 17 078 749 880 FCfa contre 13 928 749 880 FCfa en 2020, correspondant à un taux d’accroissement de 22, 62 %. Ainsi, conformément à la procédure parlementaire, le document sera présenté à l’ensemble des députés par les deux questeurs de l’Assemblée nationale. Leur présentation devrait s’articuler autour de deux axes essentiels à savoir : le point de l’exécution au 30 juin 2021 du budget en cours et les grandes masses de l’avant-projet de budget, gestion 2022. « Le budget de l’Assemblée nationale est élaboré selon la nomenclature du budget de l’Etat réparti en chapitres et articles pour la gestion du personnel, du matériel et de fonds spéciaux tenus à sa disposition », dispose l’article 143 du Règlement intérieur du Parlement. C’est la troisième fois que la 8e législature fait cet exercice budgétaire. La plénière aura donc à apprécier le rapport présenté par les deux questeurs avant son vote. Les députés auront à adopter ou rejeter le document budgétaire. Une fois adopté, le budget de l’Assemblée nationale sera incorporé à la loi de finances exercice 2022 en cours de finalisation au niveau du gouvernement. Cette incorporation doit être faite avant la transmission par l’exécutif du projet de budget de l’Etat gestion 2022 pour adoption par l’Assemblée nationale. Il faut rappeler que cette session extraordinaire qui s’ouvre va durer au plus quinze jours. Les trois autres points au menu Outre le projet de budget du Parlement gestion 2022, la deuxième session extraordinaire de l’année 2021 de l’Assemblée nationale va examiner trois autres dossiers. Ces derniers concernent la proposition de résolution portant Code d’éthique et de déontologie des députés béninois et le projet de loi portant autorisation de ratification de la convention concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale, telle qu’amendée par le Protocole de 2010 (Mac), signée à Paris, le 27 novembre 2019 par les Etats membres de l’Organisation de coopération et de développement économique (Ocde) dans le cadre du forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales. Le troisième et dernier point inscrit au menu des travaux est relatif à l’examen des projets de loi portant autorisation de ratification du traité portant modification des dispositions du traité de l’Union économique monétaire ouest-africaine (Uemoa) du 20 janvier 2007 relatives à la dénomination du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers et du Protocole additionnel n°1/2017/Cceg/Uemoa modifiant et complétant le Protocole additionnel relatif aux organes de contrôle de l’Uemoa adoptés à Abidjan en Côte d’Ivoire respectivement le 12 juillet 2019 et le 10 avril 2017. Ainsi, le sort de ces différents dossiers sera connu au bout des quinze jours que dure cette session parlementaire extraordinaire. Actualités 15 sept. 2021


Infrastructures routières : le giratoire de Glo Gbonou, une réalité
Le carrefour à sens giratoire réclamé au niveau du quartier Glo Gbonou à Lokossa est devenu réalité depuis quelques jours. C’est une grande première pour le compte du réseau des routes classées traversant Lokossa, dans le département du Mono. Le carrefour Glo Gbonou a changé de visage. Ce qui n’était qu’un simple contournement s’est mué en un giratoire ouvert, depuis plus d’une semaine, aux usagers de la route. Cette réalisation, qui est une grande première dans le réseau des routes classées traversant la ville de Lokossa, mesure au total 19 m de rayon répartis en un anneau central de 10 m et une chaussée bitumée de 9 m. Plusieurs terre-pleins centraux font également partie de l’architecture. Cet important investissement est réalisé dans le cadre du projet de bitumage de la route Lokossa-Dévé-Aplahoué-frontière Togo. Lokossa et Aplahoué sont les chefs-lieux respectifs des départements du Mono et du Couffo. Tout comme dans le premier chef-lieu, le projet a permis de doter Aplahoué aussi d’un nouveau carrefour giratoire construit presque en face du siège de la préfecture. Mais ici, le carrefour s’étend sur une dimension un peu plus réduite et ne dispose pas non plus de terre-plein central. La raison, a-t-on appris, réside dans le fait que le carrefour n'a pas «assez d’emprise ». En réalité, le nouveau giratoire construit à Aplahoué est de 14 m de rayon dont un rond-point central de 5 m. Faciliter l’accès au plus grand marché En décidant de détruire le contournement réalisé précédemment au niveau du quartier Glo Gbonou, dans le cadre des travaux de bitumage de la route Comé-Lokossa-Dogbo, alors que la route n’a pas encore fait l’objet d’une réception, le gouvernement a voulu parer au plus pressé. Il s’agit, entre autres, des accidents induits par des difficultés de manœuvre ainsi que des conflits devenus quelque peu fréquents sur le carrefour. L’ancienne configuration du carrefour rendait particulièrement difficile l’accès au marché Nesto d’Almeida, le plus grand marché de Lokossa, pour les usagers en direction de Comé. Et c’est par rapport à cette situation qui prévalait « qu’il a été convenu de faire forcément un giratoire », confirme Koffi Aboki, chef de la mission de contrôle du chantier d’aménagement et de bitumage de la route Lokossa-Dévé-Aplahoué-frontière Togo. Il soutient que « le giratoire va permettre de gérer le trafic ». Dans la même logique de rendre la circulation plus fluide et sécurisée, ajoute-t-il, le gouvernement a fait l’option de dédoubler la voie au niveau du marché. Elle y est construite en deux fois deux voies assorties d’un terre-plein central et des pistes cyclables en cours de pavage. Il faut rappeler que c’est de la cité des Kotafon que les protestations contre le contournement avaient commencé. Aux côtés des populations ayant embouché cette trompette, on a noté la présence de certaines autorités et des acteurs politiques de la 18e circonscription électorale. Les manifestations de mécontentement étaient telles que l’ambassadeur Cyr Koti, alors ministre des Infrastructures et des Transports, a dû effectuer une descente en vue d’essayer de convaincre sur le fait que l’entreprise adjudicataire du projet Colodo n’avait fait que reproduire l’architecture validée. Mais mieux que cet argumentaire fondé sur le cahier des charges, c’était l’annonce, un peu plus tard, de la prise en compte de la doléance relative à la modification du carrefour qui a apaisé définitivement les manifestants. Société 15 sept. 2021


Elimination des fluides frigorigènes frelatés : bataille corsée en faveur de la couche d’ozone
Mal choisis, les fluides contenus dans les réfrigérateurs et climatiseurs détruisent la couche d’ozone. Pour cela, le Bénin mène une guerre contre ces substances sur le marché. Les fluides frigorigènes frelatés sont toujours présents sur le marché, avec leurs risques. Et la bataille contre ces produits destructeurs de la couche d’ozone est renforcée du côté du ministère du Cadre de vie et du Développement durable (Mcvdd). En réalité, nombreuses sont les entreprises importatrices de gaz réfrigérants qui ne respectent pas les exigences en la matière. « 36 entreprises de vente de fluides frigorigènes ont été visitées dans 13 villes. Aucune d’entre elles n'est en règle. Près de deux tonnes de fluides frigorigènes de plusieurs marques en bonbonnes comme en cannettes ont été retirées », confie Yvette Gauthé, épouse Boko, point focal national Ozone au Mcvdd. En effet, les premiers systèmes de réfrigération ont eu recours à des fluides naturels tels que l’éther, le dioxyde de carbone et l’ammoniac, voire l’air tout simplement. Dès la fin du XIXe siècle, les scientifiques travaillent à l’utilisation de nouveaux réfrigérants. Les chlorofluorocarbones (Cfc), dont le R-12, entrent en ligne de compte, mais ne tarderont pas à révéler leur capacité à nuire à la couche d’Ozone. Les hydrochlorofluorocarbones (Hcfc) dont le R22 sont sollicités, mais se révéleront eux aussi nuisibles. Une fois dans les équipements, ces fluides frigorigènes ont un pouvoir de réchauffement très élevé. «Lorsque nous prenons un appareil frigorifique, il a trois parties : La première est mécanique, la seconde est électrique et l’autre qui est frigorifique contient les fluides. Ces fluides ont évolué de génération en génération. Lorsque nous prenons un réfrigérateur qui utilise le R134-a, le pouvoir de réchauffement est de l’ordre de 1300 alors que pour le R600-a il est de 4. Il y a une grande différence », explique Richard Affadonougbo, spécialiste des questions de froid. Ainsi, en raison de la capacité de ces gaz à détruire la couche d’ozone et à réchauffer la planète, la communauté internationale a décidé de la réduction et de l'élimination totale de ces substances, de génération en génération. Le dernier amendement au protocole de Montréal est celui de Kigali, signé au Rwanda le15 octobre 2016. Il est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2019. « Les études ont montré qu’en réduisant ces substances Hfc, nous réduisons de 0,4°C le réchauffement climatique », martèle Yvette Gauthé épouse Boko. Nuisibles, mais en vente … Après avoir éliminé le R-12 ou le chlorofluorocarbone (Cfc), le Bénin a mis le cap sur les hydrochlorofluorocarbones (Hcfc) ou le R-22. « Pour cette deuxième génération de gaz, le Bénin est déjà à plus de 60 % de son élimination. Suivant le calendrier établi, nous allons éliminer totalement ces gaz en 2023. Nous allons élaborer le calendrier d’élimination de la troisième génération pour en finir avec les gaz nocifs de la couche d’ozone», renseigne le point focal national Ozone au Mcvdd. Cependant, nombreux sont les tenanciers de boutiques qui passent outre la réglementation régissant l’importation, la commercialisation et la distribution des Hcfc, Hfc, et autres réfrigérants. Il est fait obligation aux entreprises de disposer d’un agrément du Mcvdd. Mais beaucoup continuent d’exercer dans l’illégalité. « Avec le ministère du Commerce, nous avons commencé une campagne conjointe de contrôle d’agrément et de sources d’importations de ces gaz. C’est toujours en cours. Si vous n’arrivez pas à justifier votre source d’approvisionnement, on vous retire les produits », précise-t-elle. Certaines entreprises procèdent même au mélange des produits achetés chez les importateurs agréés avec ceux d'autres qui ne sont pas agréés. En amont comme en aval Dans cette bataille pour la préservation de la couche d’ozone, la responsabilité des frigoristes et des consommateurs est aussi engagée, à divers degrés. Parce que d’une part, au cours de la maintenance, les techniciens qui manipulent lesdits équipements sans l'outillage requis lâchent ces substances dans l'atmosphère. «Le fluide circule dans une tuyauterie. Si ces tuyauteries sont bien réalisées, en principe, on ne devrait pas avoir ces substances dans l’atmosphère. Les climatiseurs ne devraient donc pas être un danger pour l’environnement, si les normes sont respectées. Mais au fil des années, il y a de ces réfrigérants qui se retrouvent au niveau de l’atmosphère à cause des fuites », fait remarquer Richard Affadonougbo. D’autre part, du côté des consommateurs, la course aux équipements d’occasion accentue les risques. « Non seulement ces réfrigérateurs polluent l’environnement, mais l’efficacité énergétique est moins élevée. Vous dépensez un peu moins, mais vous consommez beaucoup plus d’énergie après. Il faut aller vers des équipements modernes qui contiennent des fluides alternatifs, c’est-à-dire les hydrocarbures », souligne-t-il. Il y a lieu qu'aussi bien le consommateur que le technicien soient au même niveau d’information. Dans le cadre de la Journée mondiale de l’Ozone, le 16 septembre 2021, le Mcvdd prévoit de former tous les acteurs de la chaîne d’acquisition des équipements de froid et de climatisation sur les nouvelles normes. C'est un pas dans un contexte de Covid-19, où la conservation des vaccins au froid et les équipements utilisés méritent une attention particulière. Environnement 15 sept. 2021


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