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Nouvelles

Respect des mesures contre la Covid-19: Le Prd reporte sine die son Université de vacances
Le Parti du renouveau démocratique (Prd) reporte sine die l’édition 2021 de son Université de vacances initialement prévue pour le 25 septembre prochain à Abomey-Calavi. Un report qui maintient également le suspense autour du discours du président du Prd, Me Adrien Houngbédji, très attendu après les divers cadres du parti promus par le président Patrice Talon. Le Parti du renouveau démocratique (Prd) n’entend pas enfreindre les mesures du gouvernement pour freiner la propagation du coronavirus. Il vient de reporter sine die l’édition 2021 de son Université de vacances sur le thème : « Pour une appropriation du contenu social du Programme d’action du gouvernement 2021-2021 ». L’information liée au report est tombée en fin d’après-midi du samedi 11 septembre dernier. Elle a été donnée par le comité d'organisation présidé par Emmanuel Djiman Zossou en présence du secrétaire général du Prd, Falilou Akadiri. Selon eux, cette décision de report répond au souci du parti au logo arc-en-ciel de respecter les mesures prises par le gouvernement pour freiner la propagation de la Covid-19. Lesquelles mesures interdisent notamment les regroupements de plus de cinquante personnes. Le Prd de Me Adrien Houngbédji a donc repoussé l’organisation de cette messe politique pour se conformer aux prescriptions du gouvernement dans le cadre de la riposte à la Covid-19. Seulement, cet ajournement maintient le suspense autour du discours du président du Prd. Beaucoup avaient hâte d’entendre à l’occasion de cette université de vacances, le discours de Me Adrien Houngbédji par rapport aux dernières nominations des cadres du parti en Conseil des ministres du mercredi 8 septembre dernier. Son allocution était fortement attendue. En ce sens que ce sera l’occasion pour lui d’adresser ses mots de gratitude et ceux de ses militants au président de la République, Patrice Talon. Ceci pour le respect de la parole donnée à travers la promotion des cadres du parti à divers postes et fonctions stratégiques. En effet, lors du congrès extraordinaire du 6 février dernier à Porto-Novo, congrès au cours duquel le parti a jeté son dévolu sur Patrice Talon, alors candidat à la présidentielle d’avril 2021, ce dernier a invité Me Adrien Houngbédji et les siens à travailler pour étendre les bases du Prd afin qu’il devienne un véritable parti national. Patrice Talon avait promis d’aider le Prd, s’il gagnait le second mandat présidentiel, à relever ce challenge. « Le moment est arrivé pour panser les plaies, réparer les torts et préjudices qui sont lourds », a assuré Patrice Talon. « Je ferai la promotion du Prd mieux que quiconque », s’est-il engagé. Cette réparation semble être, pour le chef de l’Etat, une dette de sa part envers le Prd qui lui est resté depuis 2016, en dépit de tout, fidèle, loyal et solide. Législatives 2023, le baromètre Très tôt, une fois réélu, le président de la République a prouvé sa bonne foi en nommant Raphaël Akotègnon, le trésorier général du Prd, dans son premier gouvernement. Il l’a promu ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Cerise sur le gâteau, le secrétaire général du Prd, Dr Falilou Akadiri est promu à la faveur du Conseil des ministres du 8 septembre dernier, vice-grand chancelier de l’Ordre national du Bénin. Ce n’est pas tout. Plusieurs autres cadres du parti ont été promus au ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale lors de ce même conseil des ministres. Il s’agit d’Emile Gnonlonfoun nommé directeur de cabinet du ministre ; Abrahams Sidokpohou promu secrétaire général adjoint; Barthélémy Hounsounou fait conseiller technique à la Gouvernance locale et Dieudonné Hodonou nommé au poste de conseiller technique à la Décentralisation. Pascal Dohou hérite du poste de conseiller technique à la Réforme institutionnelle ; Djamiou Aboudou et Ismaël Kaffo deviennent respectivement conseiller technique juridique et conseiller technique au suivi-évaluation des Programmes et Projets du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Ainsi, avec ces différentes nominations, on peut dire sans risque de se tromper que la remontée du Prd est en train de s’amorcer sur le terrain après ses débâcles aux élections législatives de 2019 et aux communales de 2020. « Nous savons où nous avons trébuché. Nous retirerons une à une les pierres sur lesquelles nous avons trébuché », croit Adrien Houngbédji, sûr et certain que le parti réussira cette remondata pour reprendre du poil de la bête. Aujourd’hui, ses vœux se concrétisent à travers les nominations stratégiques qui s’opèrent en attendant les législatives de 2023 pour apprécier la plus-value politique de ces différentes promotions. Mais pour l’instant, on peut affirmer que le président de la République est en train de réaliser sa promesse de contribuer à la relance du parti des Tchoco-Tchoco. Actualités 14 sept. 2021


Taxi-moto à Cotonou et Abomey-Calavi : les « Zem », des vies en pointillé
A Cotonou, les conducteurs de taxi-moto végètent dans la précarité. La vie de ces maillots jaunes ne tient qu’aux revenus quotidiens dérisoires, aux chances de survie et à l’espérance d’un mieux-être. Bientôt minuit à Cotonou. Sur l’esplanade du Stade Gl Mathieu Kérékou, des conducteurs de taxi-moto sont plongés dans le sommeil. Le corps plié en « Z », les deux mains jointes entre les jambes, habillés de plusieurs chemises surmontées de l’uniforme jaune, ils semblent être fixés sur l’engin posé sur les béquilles. [caption id="attachment_69580" align="aligncenter" width="800"]Zem dormant à la belle étoile Dormant à la belle étoile, ces zémidjans sont loin de vivre décemment[/caption]   C’est parti pour quelques heures de repos, peut-être encore moins si un client venait à les réveiller. Ceux qui sont encore en éveil guettent la moindre silhouette qui s’avance pour ratisser large. « C’est ce à quoi ressemble notre vie. Ce n’est pas une activité que nous menons à cœur joie. Chaque soir, comme celui-ci, au repos, on sent qu’on a perdu une partie de nous-mêmes et qu’à ce rythme, notre vie se consume à feu doux », confie Marcel Houéton, la trentaine. Cependant, il n’est pas question pour celui-ci de renoncer au maillot jaune. « A force de penser aux charges qui nous attendent en tant que chef de ménage, on poursuit l’aventure. Tout devient un jeu », martèle-t-il. Après avoir abandonné les études en 6e, Marcel Houeton s’est lancé dans des aventures au Nigeria, le voisin de l’Est. Malgré tous les risques qu’il prenait en terre étrangère, il n’était point épanoui. C’est ainsi qu’il a trouvé l’échappatoire dans la conduite de taxi-moto, depuis 5 ans. La rentrée est dans quelques jours et, père de deux écoliers, Marcel Houeton travaille à fond. « Je suis tenu de m’efforcer davantage pour donner la chance à mes enfants d’aller à l’école pour qu’ils ne subissent pas mon sort. On ne gagne rien. Parfois, vous n’avez pas de moyens pour vous nourrir, mais dans le même temps, votre enfant a de la fièvre. Dans ce cas, on négocie, avec le centre de santé pour payer par tranches», précise-t-il. En réalité, par milliers, les conducteurs de taxi-moto ou Zemidjan prennent, jour et nuit, d’assaut les routes de Cotonou et environs. Ils sont originaires en grande majorité du département du Zou, à une centaine de kilomètres de la capitale économique du Bénin. Leur accent renseigne très vite sur leur provenance. Selon l’Institut national de la statistique et de la démographie, en 2013, l’indice de la pauvreté humaine (Iph) est plus élevé dans les communes de Za-Kpota (52,8 %) et d’Agbangnizoun (50,9 %). La baisse des rendements agricoles et la paupérisation ambiante poussent fréquemment ces jeunes à l’exode rural. C’est le cas de Séraphin Houadatodé, rencontré au Carrefour Toyota et qui totalise déjà 9 ans dans cette activité. Ce natif de Za-Kpota a dû, dit-il, accepter ainsi son destin et s’efforce de s’y adapter. « Même étant à Cotonou, je n’ai pas abandonné les activités agricoles. Je cherche les moyens par le taxi-moto, puis j’arrive à payer les ouvriers qui sont dans mes exploitations agricoles. Je retourne par moments au village pour m’assurer que tout va bien. Ce n’est pas une activité de paresseux, mais pour celui qui veut garder sa dignité, malgré sa pauvreté», déclare-t-il. S’investir à fond pour se vider à plat Les engins ne leur appartiennent pas, pour la plupart. Certains payent mensuellement 40 000 FCfa pendant 15 mois en vue d’en devenir les propriétaires, soit 600 000 FCfa. Mais il n’est pas aisé pour ces maillots jaunes de respecter cet engagement. « Le contrat est rompu si le propriétaire n’est pas compréhensif. Il arrive que vous n’ayez pas les moyens. Si votre femme ou votre enfant a des soucis de santé, la priorité change. On répond d’abord à l’urgence », explique Séraphin Houadatodé. Ancien directeur général de l’Environnement, Dr Césaire Paul Gnanglè dit avoir été longtemps préoccupé par la situation de ces acteurs, au point de décider de mener récemment une étude sur le sujet. Les travaux révèlent que la quasi-totalité a choisi cette activité du fait du chômage et du manque de soutien. Selon ce chercheur, le bénéfice moyen mensuel d’un Zémidjan propriétaire de la moto qu’il utilise est de 49 000 FCfa à Abomey-Calavi et de 74 350 FCfa à Cotonou. En revanche, le Zémidjan non-propriétaire de sa moto a un bénéfice moyen mensuel de 6 150 FCfa à Abomey-Calavi et de 17 400 FCfa à Cotonou. La principale réalisation est l’achat de motos et de parcelles. Mais plus de la moitié des zemidjan dit n’avoir pu rien réaliser. «Les revenus sont faibles et ça cause des problèmes dans leurs ménages. Certains perdent même la virilité. Ils prennent des produits comme du Tramadol. Le gouvernement doit y penser parce que ce secteur est délaissé », déplore-t-il. Bien avant, une thèse de doctorat soutenue en 2017 par Gbetoton Nadège Adèle Djossou a dévoilé la même précarité. « Les revenus issus de l’activité, en moyenne 5 144 FCfa par jour, sont insuffisants pour couvrir les risques y afférents. Cependant, pour ne pas rester au chômage, les individus choisissent de l’exercer en dépit de ces risques», renseigne le document de 164 pages. Compte tenu de cette faiblesse des revenus, les maillots jaunes sont obligés de louer à trois, quatre, voire à dix une même chambre. C’est une promiscuité risquée en période de Covid-19, mais ils disent faire attention. « Chez moi à Akassato, nous sommes huit. Ça nous permet de réduire la charge de la location, même si c’est 15 000 Fcfa. On a d’autres dépenses. J’ai ma petite famille et ma mère. Les frais de scolarité sont là. Il faut assurer la maintenance de la moto. Certains dorment même au bord de la rue tout un mois pour que cette somme serve à payer du maïs pour nourrir la famille », ajoute-t-il. Accidents, insécurité, défaut d’assurance… Sans permis de conduire, les Zémidjan sont perçus par les Cotonois comme des dangers ambulants. Aux problèmes de santé déjà fréquents viennent se greffer des risques d’accidents et d’insécurité. Marcel Houéton a déjà manqué plus d’une fois de se faire braquer. « Une semaine après l’achat de cette moto que je conduis, j’ai été braqué à Etoile Rouge. Le client que j’ai pris a sorti une arme artisanale. Un complice l’attendait là. Heureusement, une patrouille de la Police était de passage. Ils ont fui, et la Police au début pensait que j’étais avec eux alors que je suis une victime », témoigne-t-il. S’il dit avoir eu la chance de sa vie, d’autres en revanche se font arracher leurs engins comme de petits pains, y perdant parfois même la vie. Par conséquent, Dr Césaire Paul Gnanglè propose une réorganisation complète de l’activité. « Les Zem à Cotonou, c’est un corps de métier qu’on ne peut supprimer. On ne peut que les organiser pour régler de nombreux problèmes. On peut mettre en place dans leurs zones d’origine des activités génératrices de revenus. On peut développer des exploitations de néré, de karité, et d’autres cultures à leur profit. Le chef de l’Etat prépare un programme de grandes cultures, c’est une opportunité », pense le chercheur. L’ancien directeur général de l’Environnement y croit après avoir vu une initiative pareille au Rwanda. « A Kigali, ils ont une mutuelle qui est élue par leurs pairs pour une durée de trois ans, un conseil d’administration qui s’occupe de la gestion issue des cotisations faites par les acteurs. Les activités génératrices de revenus menées sont confiées à un bureau d’études rémunéré par ces derniers. Ils cotisent 150 F rwandais par jour et par individu et cela leur permet de disposer d’un fonds de démarrage qui permet aux banques d’investissement de leur faire des prêts », explique Dr Césaire Paul Gnanglè. L’assurance est indispensable. Les travaux de Nadège Djossou montrent combien ces acteurs en ont besoin : « L’estimateur de Turnbull nous a permis d’estimer le Consentement à payer (Cap) moyen (Cap) à environ 1 600 F Cfa par mois pour les questions à simple choix dichotomique et à environ 2 000 F Cfa par mois ». Les maillots jaunes, ce sont des dizaines de milliers de citoyens qui espèrent, chaque jour un mieux-vivre. Et dont les vies s’arrêtent froidement, dans le silence. Société 14 sept. 2021


Représentativité du Bénin dans le monde: 67 nouveaux consuls honoraires nommés
Une carte diplomatique enrichie pour davantage servir la diaspora béninoise répartie sur l’ensemble de la planète. Telle est la ligne directrice de la politique qui consacre de nouveaux consuls, nommés pour satisfaire aux divers besoins. Le Bénin mieux représenté dans le monde que par le passé. On peut l’affirmer au regard des dernières modifications subies par la carte diplomatique. Au total, 67 nouveaux consuls honoraires sont nommés dont huit en Amérique, vingt-six en Europe, vingt-trois en Afrique et dix en Asie. Un consul, c’est pour les intérêts commerciaux (consuls honoraires) ou civils des nationaux du pays (consuls généraux). Mais généralement, le consul honoraire peut remplir ces deux fonctions. Sauf qu’il ne peut parler au nom du pays sur les questions politiques et diplomatiques, un rôle dévolu à l’ambassadeur. A la date d’aujourd’hui, le Bénin dispose de 11 ambassades dans les pays tels que la France, le Maroc, la Russie, Cuba, le Brésil, la Chine, le Japon, le Koweït, le Qatar, l’Arabie Saoudite, les Etats-Unis d’Amérique. Un consul général représente le pays au Nigeria, et une mission permanente auprès des Nations Unies (New York). Soit au total, 13 ambassades et représentations diplomatiques et consulaires. La réforme de la carte diplomatique Il faut dire qu’à l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon, le Bénin disposait de 39 représentations diplomatiques et consulaires, dont 11 ambassades dans le monde. Mais la réforme de la carte diplomatique induit la fermeture de nombre de représentations. «Les députés sont préoccupés par la carte diplomatique comme tout le monde. Pourquoi nous partons de 39 en 2016 à une vingtaine pour arriver aujourd’hui à 13 ambassades à l’étranger ? Je crois savoir que je suis arrivé à leur expliquer les raisons de cette réforme drastique. L’option aujourd’hui est notre efficience que nous combinons avec l’efficacité, c’est-à-dire plus de résultats avec moins de moyens, en modernisant les moyens de travail…», a expliqué en novembre 2020, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. A l’en croire, le montant du projet de budget 2021 de son département ministériel est de 21 973 544 000 F Cfa par rapport à un montant de 27 951 000 000 F Cfa en 2020. Une tendance baissière due à la réforme de la carte diplomatique et au réajustement d’un certain nombre d’actions. Mais avec la nomination de ces nouveaux consuls, c’est la joie qui renaît sans doute dans le rang des Béninois de la diaspora qui auront désormais un interlocuteur pas très loin d’eux. Société 14 sept. 2021


Libération de domaine public à Cotonou : Fiyégnon 1 s’efface pour la modernité
Le domaine public maritime de Fiyégnon 1 jouxtant l’aéroport de Cotonou est libre d’occupation. Annoncée en juillet dernier, la démolition a été effective ce lundi 13 septembre. Ils n’y ont pas cru, jusqu’à l’aube. Mais face à la pression des engins lourds, fonçant droit sur boutiques et concessions, Fiyégnon 1 s’est rendu compte de l’évidence. La pluie drue qui s’est abattue sur Cotonou ce lundi 13 septembre n’a pas émoussé les ardeurs du préfet du Littoral, Alain Orounla et sa suite. Les supplications de certains des occupants n’ont pu repousser l’opération de quelques jours encore. « Ils nous ont avertis certes, mais ce n’est pas dit qu’ils viendront aujourd’hui », nous lance un occupant des lieux. Un colis sur la tête et ventilateur sous le bras, cet homme, la quarantaine, n’a pas le temps de nous en dire plus. Presque essoufflé, il s’efforce malgré tout de presser les pas afin de déposer ses effets aux abords de la double voie et revenir ramasser le peu, avant qu’il ne soit trop tard. Du côté de la rue dite «Gondwana», autour de 11 heures, c’est une dame, la cinquantaine, qui tente de sauver encore deux ou trois effets. Mais trop tard, puisque l’une des pailleuses se dirige vers sa concession. La police met la pression pour éviter un drame. Hors du périmètre, elle manque de mots. « Ce n’est pas bien… », lâche-t-elle, abattue et impuissante. Parfois, les forces de sécurité, dont les treillis sont totalement mouillés, sont obligées de faire recours à des tirs d’artifice pour espérer que l’épaisse fumée bleue qui se dégage puisse faire repousser les lignes. Toute la journée, les images se suivent et se ressemblent presque : les mêmes empressements pour sauver les meubles, l’audace de tenir jusqu’à la dernière seconde de l’écroulement, des supplications, et un peu plus loin des commentaires hostiles. La douleur, malgré la mise en demeure Cette opération qui s’inscrit dans le cadre des aménagements urbains et paysagers de la zone balnéaire de la route des pêches ne devrait pas surprendre. L’emprise est connue de même que l’ultimatum qui a été fixé au 1er septembre 2021. « Certains citoyens se sont conformés, d’autres, dubitatifs, ont attendu de voir l’effectivité de l’opération, malgré les nombreuses sensibilisations à quitter les lieux. Toujours est-il que notre État, dans la souplesse et dans la fermeté a mis en exécution la décision de libération de l’espace de Fiyégnon, un domaine public squatté pendant de nombreuses années », déclare Alain Orounla, préfet du Littoral. Pour l’autorité, l’opération aurait pu se dérouler autrement, dans le dialogue, comme c’est le cas d’autres démolitions en préparation. « Je les ai reçus deux fois. Nous nous sommes rendus chez le médiateur. Ils sont restés dans une logique de maintien dans les lieux pendant que nous les invitions à examiner ensemble les modalités de relogement. Ces modalités sont toujours d’actualité. Ce sont des compatriotes qui étaient dans une logique d’occupation légitime alors qu’ils sont sur le domaine public. Ils se sont plus focalisés sur cette posture que celle de rejoindre les différents sites proposés et mis à contribution », explique Alain Orounla. En revanche, le dialogue n’est pas rompu. Le maire de Cotonou, Luc Atrokpo y croit encore. « Nous avons dialogué pendant longtemps. Ce sont des Béninois comme nous. Nous allons continuer de dialoguer avec eux, même si nous avons été tous d’accord qu’ici c’est un domaine de l’État. Nous sommes là pour restaurer ce domaine. Les jours et les mois à venir nous montreront de belles choses », laisse-t-il entendre. Bientôt la nuit. Le long de la route se remplit de tables, lits, matelas, effets personnels, ustensiles de cuisine. Les tricycles, voire des bâchées font le tour. Mais, beaucoup de ceux qui ont quitté des concessions précaires sont encore dans l’incertitude. Peu après 17 heures, de l’autre côté de la voie, sur le sable marin, une cuisine de circonstance a dû être érigée, pour le repas du soir. «Dieu fera le reste », murmure-t-on, autour du feu. Société 14 sept. 2021


Opération « Bravoure Féminine » : L’essai en transformation avec l’appui des pouvoirs publics
Il a fait de la poésie, l’œil d’Horus. Alphonse Sèdolo Gbaguidi ne cesse de marquer des points sur l’échiquier culturel avec son célèbre poème intitulé « Bravoure Féminine ». Cette œuvre, cri de ralliement de toute la gent féminine, va très vite devenir la boussole vers un projet plus grand, une captivante initiative dénommée Opération « Bravoure Féminine », Projet Modules de classe du Droit au Savoir. Dans l’interview qui suit, Alphonse Sèdolo Gbaguidi nous fait le point à mi-parcours de ce projet soutenu par les autorités gouvernementales. La nation : Vous êtes le concepteur de l’opération « Bravoure Féminine » Projet Modules de classe du Droit au Savoir. Que retenir de cette initiative ? Sèdolo Gbaguidi : L’opération « Bravoure Féminine » Projet Modules de classe du Droit au Savoir est une initiative culturelle et socio-éducative majeure, de défrichage patriotique et volontariste d’un champ insoupçonné de plusieurs possibles positifs. Cette initiative, en appel du devoir, a débuté sans que je ne m’en rende vite compte le 16 mars 2012 à Cotonou au cours de deux manifestations officielles de commémoration de la Journée internationale de la Femme organisées par les ministères en charge du Commerce et des Finances, animées avec mon poème « Bravoure Féminine », en ce moment-là sans refrain mélodieux. L’opération « Bravoure Féminine » est une action innovante de développement, de promotion hors sentiers battus de l’Education en général, scolaire en particulier par la culture, notamment l’Art poético-littéraire et oratoire. Elle est en passe de faire du Bénin le premier pays au monde à abriter sur son sol des infrastructures scolaires construites sur la base exclusive du produit de la vente licite dédicacée et de l’exploitation décente, en prestation, d’un poème ! Ce poème intitulé « Bravoure Féminine » de réalités poignantes et de potentialités surprenantes, faisant avec humanisme la promotion de la femme et du genre, est d’actualité permanente et d’une historicité conséquente. Sa portée, à l’évaluation optimale de son efficacité opérationnelle, en fait progressivement au profit de notre pays, un médium culturel de développement innovant et de rayonnement diplomatique. En effet, ce poème a été attesté par plusieurs institutions dont l’Organisation internationale de la Francophonie par l’entremise de nos ministres en charge de la Culture et des Affaires étrangères, au nombre des rares poèmes les plus précieux, les plus valeureux et les plus chers de la planète, ne serait-ce que de l’espace francophone. Je le déclame, le plus souvent, sur scène, grâce à Dieu, sans instrument musical, sur une tonalité exaltante jugée d’efficacité impactant, en symbiose participative et vivace avec un chœur ou l’auditoire. Je saisis cette occasion pour saluer la pertinence des réformes institutionnelles de notre pays qui ont fait élire le 11 avril 2021 en duo avec le chef de l’Etat le président Patrice Talon, pour une première fois au poste rétabli de vice-président de la République, un personnage féminin, à savoir Son Excellence Mariam Chabi Talata Zimé Yérima. A cette juste vision de nos autorités au profit du genre, vient de s’ajouter l’approbation, par le Conseil des ministres en date du 21 juillet 2021, des statuts de l’Institut national de la Femme sous une nouvelle formule plus épanouissante. Puisqu’il est question de bravoure, je ne puis passer sous silence la mémoire de l’ex-première dame et députée, première femme chef de parti politique au Bénin, l’amazone Rosine Soglo qui a rendu l’âme le 25 Juillet dernier à l’âge de 87 ans. A l’international, même si l’actualité relative aux droits des femmes n’est plus rassurante en Afghanistan, on peut quand même applaudir l’élévation au Panthéon en France annoncée le 21 août dernier pour le 30 novembre prochain d’une sixième femme et première femme noire, la brave cantatrice franco-américaine, résistante antinaziste et militante antiségrégationniste Joséphine Baker, près d’un demi-siècle après son décès. Alors, qu’est-ce qui nous garantit un aboutissement heureux de ce projet ? La première des garanties après Dieu qui confère à ce projet une fiabilité conséquente est d’abord la bonne conscience qu’on me reconnait, avoir des préceptes spirituels et principes moraux de la vie en communauté, corroboré par la présomption d’intégrité dont me créditent avec bienveillance toutes les personnalités et institutions dont je sollicite l’accompagnement. La deuxième des garanties qui est tout aussi fondamentale que la première, provient du soutien et du parrainage du gouvernement par le biais du ministère en charge de la Culture, faisant suite à l’acte notarié de préservation scrupuleuse des précieux acquis de la mobilisation afférente à ce projet. C’est vous dire que tout ce que génère ce poème est rigoureusement conservé au profit de la mise en œuvre de ce projet. La troisième des garanties et qui n’est pas des moindres est le suivi et l’accompagnement des médias béninois en général. Quels sont les sous-secteurs de l’éducation nationale retenus pour bénéficier des premières réalisations physiques de cette initiative ? Je vous précise que c’est le sous-secteur de l’Enseignement maternel et primaire public qui est ciblé pour être le premier bénéficiaire des réalisations physiques de ce projet au Bénin avec les prérogatives du choix des localités à pourvoir en ces infrastructures de développement scolaire. Et pour cause, n’est-ce pas un encadrement social conséquent de base et un suivi scolaire méthodique de l’adolescente ou de la jeune fille d’aujourd’hui qui font d’elle la brave femme de demain ? Les trois ministres successifs de ce sous-secteur de notre enseignement à savoir Feu Éric Kouagou N’da le 05 août 2014, Eléonore Yayi Ladékan le 20 août 2015 et l’actuel titulaire Salimane Karimou le 9 juin 2016, m’ont déjà formellement reçu à ce sujet en audience pour me complimenter et me donner leur accord de principe. La réalisation de ce noble projet de construction d’infrastructures scolaires nécessite d’importantes ressources financières. Comment vous-y prenez-vous et où en êtes-vous avec la mobilisation ? Le talent poético-artistique jugé génial qu’on apprécie en moi, ne doit m’empêcher d’avouer très humblement que je ne suis doté ni d’une intelligence économique intuitive de bon vendeur, ni d’une culture financière avérée de chef d’entreprise ou de banquier. A ces insuffisances, en termes d’aptitudes, s’ajoutent mes problèmes de santé qui rendent plus âpre et éprouvant le processus de la mobilisation. Mais je ne me résigne pas ! Le grand mérite des résultats actuels de cette mobilisation, loin de me revenir, revient plutôt au peuple béninois et à ses dirigeants qui ont contribué à faire de cette initiative un projet participatif sur lequel notre intelligence collective doit, à présent, surfer et capitaliser en innovation de rupture au service du développement et du rayonnement de notre pays. Pour la technique d’approche et de vente, je propose plutôt la présentation de ce poème aux institutions et autres entités par des requêtes écrites de demandes d’audience ou d’animation en prestation d’intermède des manifestations officielles organisées par celles-ci. Ces dernières en retour qui pour la plupart sont des départements ministériels, en fonction du degré d’appréciation qu’elles ont de la proposition m’invitent pour la prestation qu’elles rétribuent selon leurs convenances. La dernière entité en date à m’avoir reçu est le ministère en charge du Développement qui, à la faveur de la célébration en léger différé, le 11 mars 2021, de la Journée internationale de la Femme, m’a permis de dédicacer une copie du document illustratif du poème « Bravoure Féminine» au ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané avant ma prestation de ce jour-là. Ces rétributions pour la plupart symboliques sont assorties de lettres de félicitations, d’attestations de mérite et autres états de service ou de paiement signés parfois de leur responsable au plus haut niveau. Malgré certaines imprévisibilités déroutantes du parcours, c’est l’ensemble des résultats de ces démarches et les traçabilités y afférentes ainsi que l’obtention de quelques appuis financiers et institutionnels qui ont abouti au niveau actuel de la mobilisation. Ces résultats ne sont pas sans grands sacrifices personnels supplémentaires et permanents pour les charges de logistique, de fonctionnement et de subsistance inhérentes à l’évolution de ce projet. Comment se présente le bilan financier de cette croisade ? Le bilan financier de cette croisade présente pour le moment un niveau de ressources mobilisées se chiffrant à 11 millions de francs Cfa répartis comme suit : 5 millions de francs Cfa pour le compte du Bénin et 6 millions de francs Cfa pour le compte du Burkina Faso. Les fonds du Bénin garantis par acte notarié sont en solde disponible dans une banque de la place et mis à la disposition des autorités béninoises parrainant ce projet avec les droits d’exploitations du poème qui les a générés. Ces fonds sont mis à disposition de la République sous des règles de formes optimisantes, à convenir par effet de levier, selon l’idéal de révélation positive du Bénin tant prôné par le Chef de l’Etat. Quant aux fonds du Burkina-Faso, ils avaient été avancés en cash par une éminente personnalité de ce pays au cours du mois de décembre 2018 à Ouagadougou. C’était en préfinancement de la poursuite du traitement stabilisateur médicalement exigé à Cuba de la maladie dégénérative de la rétine de l’œil appelée précisément rétinite pigmentaire dont je souffre et qui m’a fait perdre autant une bonne partie de mes repères que mon autonomie d’écriture et de lecture. Cette personnalité Burkinabè attend depuis lors ma disponibilité pour la transformation de ce prêt en contrat de partenariat devant déboucher aussi sur la réalisation de ce projet dans son pays. C’est la brusque survenue de la pandémie du coronavirus et le climat d’insécurité prévalant au Faso ainsi que les engagements de départ pris avec les autorités de mon pays qui me retiennent encore ici. Que disent nos autorités de ce projet et de la mobilisation y afférente ? Nos autorités sont de hauts responsables qui ont le droit d’appréhender toute proposition de contribution des citoyens au développement de notre pays avec leur pouvoir discrétionnaire qu’il faut se faire le devoir de respecter. Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola qui est mon ministre sectoriel m’a informé de vive voix, suite à ma requête relayée et appuyée par le ministère en charge des Affaires étrangères, de l’aval qu’il a donné pour un portage fédérateur et patriotique de l’Opération « Bravoure Féminine». En droite ligne de ses propos, le ministre de la Culture vient de faire réactiver le parrainage de son département à l’endroit de l’opération Bravoure féminine par les lettres de recommandation et de remerciement en date du 08 juillet 2021. Cela m’oblige à l’effort du maintien constant de la dynamique progressive de la mobilisation engagée par cette initiative. C’est aussi le Bénin qui se révèle positivement par l’action concrète de la poésie au service du développement !? Propos recueillis par Anselme Pascal AGUEHOUNDE Société 14 sept. 2021


Marché de bétail de Tohoué à Sèmè-Podji: Ultimatum aux vendeurs de moutons pour déguerpir
Les vendeurs de moutons et autres acteurs du marché illégal de bétail de Tohouè dans la commune de Sèmè-Podji ont été une énième fois sommés de vider sans délai les lieux pour regagner le site de Zè réservé par le gouvernement à cette activité. Autrement, ils subiront les conséquences de leur entêtement pouvant aller jusqu’à leur arrestation par la Police. Le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, a été on ne peut plus claire avec eux lors de sa visite, mercredi 8 septembre dernier sur le terrain. Mais, à la date de ce lundi 13 septembre, les intéressés n’ont pas bougé. C’est le statu quo sur le site laissant croire que l’autorité préfectorale a prêché dans le désert lors de sa dernière visite inopinée où elle a relevé le caractère illégal du marché de bétail de Tohouè. Et elle a invité les occupants du site à cesser de faire de la rébellion et la sourde oreille à la décision du gouvernement les sommant de rejoindre le marché de bétail de Zè. « Lorsque l’État prend une décision, celle-ci doit être exécutée. C’est après avoir fini de l’exécuter que l’on peut maintenant faire des doléances et être mieux écouté », a insisté le préfet de l’Ouémé. Cette descente de Marie Akpotrossou intervient après une énième visite de son prédécesseur sur le même site. «Je ne suis pas contente de vous. Ici, ce n’est pas un marché, il faut écouter et respecter la décision du gouvernement. En tant que bons croyants, vous devez respecter celui que Dieu a placé devant vous », a fait observer Marie Akpotrossou. Elle a sensibilisé ses interlocuteurs en langue française, fon et dendi afin de mieux faire passer son message. Le préfet de l’Ouémé a poursuivi en constatant avec amertume que l’opération menée par la Police républicaine, le 15 juillet dernier, où la saisie d’une vingtaine de bêtes a été opérée n’a pas du tout servi de leçon aux intéressés pour les amener à quitter les lieux. Ce sera désormais des hommes, qui seront arrêtés prochainement en plus des bêtes si les vendeurs de moutons continuent de faire la sourde oreille, menace Marie Akpotrossou. Le président des vendeurs du marché de bétail de Tohouè, Arouna Moumouni, et la représentante des femmes, Djémilath Idohou, disent ne pas être contre la décision de leur déguerpissement prise par le gouvernement. Ils affirment même être prêts à l’instant pour partir. Seulement, ils plaident que l’Etat leur trouve un autre endroit dans la commune de Sèmè-Podji. Pour eux, le site de Zè est trop éloigné pour leurs clients dont la grande partie habite les régions de l’Ouémé-Plateau et le Nigeria. L’autorité préfectorale était accompagnée, pour la circonstance, des cadres techniques et administratifs de la préfecture de Porto-Novo ainsi que de ceux des directions départementales de l’Elevage et de la Police nationale de l’Ouémé.   Actualités 14 sept. 2021


Promotion des Pme au Bénin : Entre précarité et quête de prospérité
Alors qu’elles produisent plus de 40 % de la richesse nationale, les micro, petites et moyennes entreprises sont confrontées à des défis de restructuration et de survie, en dépit des instruments dédiés à leur compétitivité. Quelque 3 512 886 emplois sont créés par les micro, petites et moyennes entreprises (Mpme), tous secteurs d’activités confondus au Bénin, selon Alexandre Houédjoklounon, directeur général de l’Agence nationale des petites et moyennes entreprises (Anpme). Qu’elles soient du secteur formel ou de l’informel, elles occupent 94,2 % des actifs et produisent plus de 40 % de la richesse nationale, poursuit-il. Ces chiffres révélés lors de la vingt-quatrième édition de la conférence périodique du ministère de l’Economie et des Finances en août dernier témoignent de la «contribution indéniable » des Mpme à la création d’emplois dans notre pays. Les travaux qui ont porté sur le thème « Déterminants de la pérennité des entreprises privées au Bénin, défis et perspectives », ont permis d’analyser les difficultés auxquelles sont confrontées ces entreprises qui sont pour un grand nombre dans l’informel. Il est à noter que 84,1 % des emplois créés proviennent des Unités de production informelles, si l’on s’en tient aux chiffres issus de l'Enquête régionale intégrée sur l'emploi et le secteur informel (Eri-Esi 2018) réalisée par l’ex-Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) avec l’appui technique de l’Observatoire économique et statistique d'Afrique subsaharienne (Afristat). De fait, ces emplois sont vulnérables avec de fortes disparités selon le niveau d’instruction et le milieu de résidence. Une certaine dynamique de croissance de la formalisation et de la création d’entreprises est enregistrée ces dernières années, grâce aux réformes Doing Business enclenchées. Le nombre d’entreprises formalisées est passé respectivement à 23 705 en 2018 puis à 26 658 l’année suivante, note l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex). Ces données sont toutefois loin de refléter la réalité sur les Mpme en matière de création d’entreprise au Bénin. Déjà, au 31 décembre 2018, 1 305 162 unités de production exerçaient dans le secteur informel, a révélé l’Eri-Esi. Limites des dispositifs Deux principaux instruments assurent la promotion des Pme au Bénin. L’Agence de développement de l’entreprenariat des jeunes (Adej) est un dispositif de mise en œuvre des programmes d’appui à l’entreprenariat en constituant des pépinières de Pme capables de créer de la valeur et d’offrir des opportunités d’emplois durables. Elle contribue à la préparation de la Pme via l’incubation, le mentorat et la capacitation des primo-entrepreneurs qui viennent de démarrer. L’Anpme, quant à elle, procède à l’identification et au diagnostic des Pme ainsi qu’à la facilitation au financement et aux marchés à travers l’accès à l’information et aux technologies, le coaching, le réseautage et le suivi. Comme acquis, indique son directeur, l’agence a réalisé un répertoire des Pme sur tout le territoire national et mis en place un dispositif d’intervention opérationnel et des partenariats divers avec l’écosystème des Pme. Malgré l’existence de ces dispositifs, les Mpme sont minées par des difficultés telles que le manque de synergie des actions en leur faveur, la superposition de structures ou cellules de projets avec des missions proches, voire similaires, l’insuffisance des ressources financières, la lourdeur administrative, diagnostique le Dg/Anpme. Les défis sont donc énormes pour améliorer l’environnement des activités des entreprises en vue d’une croissance durable de l’économie. Un meilleur financement de l’Anpme permettrait d’assurer l’accompagnement à une meilleure gouvernance des Mpme et la mise en place d’un système d’information comptable et financière fiable. En cela, soutient M. Houédjoklounon, la création et l’opérationnalisation du Fonds de développement des Mpme s’avèrent nécessaires à côté d’un environnement plus propice et incitatif à la formalisation des Mpme. La mise en place d’un programme de développement des entreprises au niveau local est aussi importante. Défis En matière de promotion des petites entreprises, c’est le fonds qui manque le plus. Il est question de faciliter l’accès au financement adapté à leurs activités et aux marchés publics et aux marchés régional et international, d’encadrer et de renforcer les capacités des porteurs d’initiative, managers et autres acteurs qui appuient les entreprises. En fait, les institutions de financement classiques se montrent frileuses dans l’octroi des crédits productifs, ne voulant prendre aucun risque, a fait remarquer Dr Nguéto Tiraïna Yambaye, directeur général du Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace) lors de son installation. S’il faut que les institutions de garantie se réinventent pour s'adapter aux nouveaux modèles économiques et aux besoins des promoteurs d’entreprises, conçoit-il, il est aussi impérieux que ces derniers renforcent leurs capacités en matière des techniques de montage des dossiers de crédit. Les entrepreneurs se plaignent des règles quelque peu rigides, des produits financiers peu diversifiés et des taux d’intérêt non adaptés. C’est le cas de Georgette Taraf, responsable d’une usine de transformation de cajou, qui fustige par ailleurs le système d’approvisionnement et la forte volatilité des prix des matières premières pour les unités de transformation. Le bien-être des entreprises passe aussi par la promotion du label béninois, à travers le quota à l’importation, la taxation à l’importation, la détaxe à l’exportation et la fiscalisation différenciée pour les produits fabriqués au Bénin, suggère Alexandre Houédjoklounon. Faire respecter la préférence nationale reste un défi pour l’accès des produits locaux aux marchés, analyse-t-il. Pour cela, il faudra privilégier la production pour la commande publique. Le directeur général de l’Anpme souligne que 50 % des commandes publiques d’une valeur inférieure à 10 millions devront revenir aux Pme locales ; les achats de mobiliers fabriqués localement devront représenter au moins 60 %. Il faudra également prioriser les produits locaux à 80 % dans les restaurants universitaires, les cantines scolaires, les casernes, 80 % au moins des produits d’entretien fabriqués localement, 80 % de fournitures de bureaux aux fournisseurs locaux. Par ailleurs, l’administration fiscale doit poursuivre les efforts pour une fiscalité de développement, tout en facilitant l’accès à la bonne information et en levant l’analphabétisme fiscal dans lequel végètent de nombreux promoteurs de Pme n

Encadre

Stratégie d’intervention La stratégie d’intervention de l’Anpme est déployée en fonction de la situation de l’entreprise. Le dispositif « Mpme (Nouveau) Départ » s’adresse aux entreprises au démarrage qui ont besoin d’incubateurs ou celles en difficulté qui nécessitent un plan de restructuration, explique M. Alexandre Houédjoklounon. Il aide également les entreprises du secteur informel ayant une forte capacité de production désireuses de migrer vers le secteur formel. Quant au dispositif « Pme Pro », poursuit-il, il vise à travailler au cœur des métiers, à développer les compétences métiers des Pme, tels que les processus de production, l’approvisionnement, le design. La bonne gouvernance est également de mise, ajoute-t-il. « Mpme Label » est le programme « normal » de l’Anpme sur des entreprises formelles à travers une série de services non financiers pour rendre crédible la Pme auprès des institutions de financement. « Mpme Elite » concerne toute entreprise à fort potentiel labélisée, potentiel champion national. L’Agence apporte l’aide nécessaire pour préparer l’entreprise à entrer à la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm). Elle peut également bénéficier d’un accompagnement volontaire basé sur un contrat de croissance. En plus de ces instruments, dix incubateurs, pépinières et hôtels d’entreprises (Iphe) sont prévus, notamment au profit des filières agricole et agroalimentaire, avec l’appui de la Banque ouest-africaine de développement (Boad). Ils devraient constituer l’arsenal infrastructurel et technique dans lequel les entreprises, quel que soit le stade de leur développement, trouveront les conditions optimales pour leur épanouissement et la bonne gouvernance.  
Actualités 14 sept. 2021


Inhumation de Rosine Soglo : Témoignages
Feue Rosine Soglo, ancienne première dame, présidente de l’association Vidolé et du parti ‘’Renaissance du Bénin (Rb)’’ a été conduite à sa dernière demeure ce samedi 11 septembre. Son souvenir de femme exceptionnelle marque les esprits des Béninoises. Témoignages !   [caption id="attachment_69535" align="alignright" width="387"]Photo de BOURIANA-DAGUIA-AKADIRI BOURIANA-DAGUIA-AKADIRI[/caption] Une combattante de la liberté et de la libération de la femme dans toute la plénitude du mot a tiré sa révérence. Une amazone contemporaine, une militante chevronnée, protectrice des enfants et de la femme s’en est allée. Que pouvons-nous face à l’œuvre de Dieu ? Nous résigner et accepter ce verdict qui attend chacun de nous. Ses bienfaits et surtout les œuvres accomplies selon la position de chaque personne resteront gravés dans nos mémoires qui parfois oublient les bienfaiteurs. Rosine Soglo s’en est allée. La roue de l’histoire tourne. L’essentiel est que son passage sur terre serve d’exemple pour les futures générations. Il faut savoir que seule l’audace pour défendre ses idéaux compte sur terre afin de mériter des hommages dignes du nom. Bonne mère, épouse fidèle très attachée aux valeurs de compassion et d’amour, nous te tirons un grand coup de chapeau. Que Dieu nous comble d’autres Rosine Soglo pour le bonheur du peuple béninois. Rosine, va te reposer en paix, immortel nom gravé dans la mémoire individuelle et collective.   [caption id="attachment_69538" align="alignright" width="288"]Huguette Bokpè Gnacadja, secrétaire exécutive de l’Institut national de la femme Huguette Bokpè Gnacadja, secrétaire exécutive de l’Institut national de la femme[/caption] Rosine Soglo est une dame qui valait son pesant d’or. Il lui arrivait d’être dans tous ses états pour la cause des femmes. Nos chemins se sont croisés quelques années avant que son mari devienne président de la République. J’ai été le témoin oculaire du genre de colère quelle pouvait piquer quand elle se retrouvait dans une situation où la femme était l’objet de discrimination, de rabaissement. Lors d’une réunion relative à l’amendement des statuts d’une association, le rédacteur du draft avait commis la maladresse de consacrer un paragraphe aux couches vulnérables à savoir les femmes. Quand elle a entendu ça, elle a piqué une colère royale en réagissant en ces termes: « Qui vous a dit que les femmes faisaient partie des couches vulnérables ? Qu’est-ce que vous appelez couche vulnérable? ». Le rédacteur a dû corriger cela rapidement. J’étais une spectatrice intriguée de la scène. C’est comme si elle avait eu une réaction allergique à la phrase. Je me suis demandé qui était cette dame dont la colère est à fleur de peau sur la question de la vulnérabilité des femmes. C’est comme si elle m’avait contaminée, en semant une graine en moi. C’est ainsi que ma relation avec elle a continué. Ce n’était pas des relations familières, mais chaque rencontre avec elle était particulière en ce sens qu’on partageait nos passions communes pour la défense des droits des femmes. La deuxième chose qui m’a marquée, c’est que chaque rencontre avec elle était comme un rendez-vous de l’encouragement à travers ces termes : « Allez, ma petite, fonce ! Je t’encourage. Vas-y, c’est bien ». Nous avons eu ce genre de relation pendant des années. C’est en 2018 que nous nous sommes véritablement parlé à l’occasion d’un séminaire parlementaire sur la représentation des femmes au sein du parlement. Une fois de plus, elle était si désabusée que c’était compliqué au sein du parlement d’avoir un débat sur les mesures temporaires spéciales permettant aux femmes à compétence égale de pouvoir bénéficier des mêmes opportunités que les hommes. J’ai appris que quelqu’un écrit un livre sur elle. J’appelle de tous mes vœux la parution de ce chef-d’oeuvre. Que les belles choses qu’elle a faites soient gravées en lettres d’or, ainsi que les belles choses qu’elle a dites dans son langage cru, dans son intégrité à l’état brut, dans ses indignations spectaculaires, mais pleines d’enseignements.   [caption id="attachment_69539" align="alignright" width="345"]Pauline Hountondji Salanon, professeure de biologie à la retraite Pauline Hountondji Salanon, professeure de biologie à la retraite[/caption] Feue Rosine Soglo avait voulu créer un orphelinat au profit des enfants malnutris. A défaut, elle nous a aidées à mettre en place l’association des femmes veuves et démunies en 1994. Son soutien ne nous a pas manqué. Grâce à elle, et à feu Mgr Isidore de Souza, nous avons eu d’autres financements, qui malheureusement ont été détournés. Sans elle, personne ne connaîtra notre association. Plus tard, notre creuset s’est agrandi et est devenu ‘’Union des femmes actives pour le développement (Ufad)’’. Elle existe encore aujourd’hui et accorde de petits crédits aux femmes veuves. Paix à son âme ! Lamadokou Kossi, ministre togolais de la Culture et du Tourisme : « Ses œuvres, ses actions vont au-delà du territoire béninois… » Nous avons été dépêchés par le président Faure Gnassingbé à la tête d’une délégation pour venir apporter le soutien, la solidarité, la compassion de l’ensemble du peuple togolais à notre distingué et grand neveu, le président Nicéphore Dieudonné Soglo dans cette épreuve. Le sentiment qui nous anime est le même qu’au départ, celui du regret d’une si grande perte pour le Bénin et l’Afrique, parce que la personnalité de Mme Rosine Soglo est très connue de nous tous, et ses œuvres, ses actions vont au-delà du territoire béninois. J’invite le peuple béninois à la solidarité, à la cohésion nationale.  

«C’est un jour inoubliable pour tout le Bénin… »

[caption id="attachment_69540" align="aligncenter" width="300"]Nazaire Sado, député Nazaire Sado, député[/caption] L’ancienne première dame, l’honorable Rosine Soglo est l’épouse de l’ancien président Nicéphore Dieudonné Soglo qui est de Bohicon et je suis un élu de la 23e circonscription. Je me dois d’être là aujourd’hui, un jour inoubliable pour tout le Bénin. Avec cette dame, j’ai passé 8 ans à l’Assemblée nationale. Elle a été présidente de mon groupe parlementaire pendant 8 ans. Je n’ai pas pu passer signer le livre de condoléances et j’ai donc tenu à venir lui rendre un dernier hommage. J’en suis très content. Et je voudrais demander à notre Dieu de nous donner d’avoir une aussi longue vie que l’honorable Rosine Vieyra Soglo.   « Rosine Vieyra Soglo, c’est la détermination, l’opiniâtreté, l’abnégation et l’engagement » [caption id="attachment_69542" align="alignleft" width="398"]Ganiou Soglo, fils de la défunte Ganiou Soglo, fils de la défunte[/caption] Ma mère, Rosine Vieyra Soglo, restera dans la mémoire collective comme une œuvre. Ce n’est pas un hasard que ce soit dans mes bras qu’elle a choisi de s’éteindre 25 juillet 2021, il était 15 h 43 min. Elle restera aux yeux de tous une femme de conviction avec un franc-parler, une éthique, une honnêteté, pratiquement sans égal dans le monde politique, aussi loin que mon esprit voyage dans notre passé commun. Je revois cette femme hors-norme, intrépide et déterminée, ne sacrifiant rien ou presque à ses principes et valeurs. Parfois rude ou blessante, il est vrai, contre la simple vérité aux autres, mais aussi douce et câline au détour d’une phrase, d’un regard ou d’un geste, si espiègle et si plein d’humour. L’humilité, la dignité, le respect de l’autre, la générosité, l’amour du travail et l’excellence. Le caractère sacré de la famille et de l’amitié, tels sont les codes qui ont cimenté ses convictions profondes jusqu’à la fin, dans la maladie et la souffrance. Quelle fierté, maman, d’être ton fils et entendre les éloges prononcés à ton égard sur toute l’étendue du territoire national et partout dans le monde. J’ai encore vivace à l’esprit cet hommage pour ton courage et bravoure du président Boni Yayi qui, malgré vos divergences politiques, n’a jamais oublié les liens qui vous unissaient : «Elle n’a raté personne et c’est ça qui est intéressant. Même son mari, elle l’a cogné. Elle a cogné le président Kérékou et dans un grand éclat de rire, il finira par dire : Elle m’a cogné, elle m’a cogné’ ». Rosine Vieyra Soglo, c’est la détermination, l’opiniâtreté, l’abnégation et l’engagement. Une amazone s’en est allée. Que dis-je ? Une reine. Maman, tu es parti en paix avec un léger repas chez toi, comme tu l’avais toujours désiré et exigé, libre et légère comme un dimanche matin. Je te souhaite une traversée paisible dans ta nouvelle odyssée. Quant à moi, maman, je n’aurais pas été là aujourd’hui, si tu n’avais pris la bonne décision pour me faire évacuer à Paris, merci. Ne t’inquiète pas, papa est en de bonnes mains. Comme tu me l’as dit, je veillerai sur lui avec conviction, amour, nul ne lui fera de mal. Je serai à ses côtés, je veillerai sur ton prince.
Actualités 13 sept. 2021


Probable augmentation du prix de la farine de blé: Un coup dur pour les consommateurs
Les consommateurs de pain, pâtes alimentaires et autres produits à base de blé ont des soucis à se faire. Le prix du blé pourrait connaitre une hausse dans les jours à venir. A la base de cette situation, des menaces sur les récoltes du blé dans les pays producteurs. Le blé, matière première pour la fabrication des pâtes alimentaires devrait connaitre une flambée les jours à venir. Des fabricants français de pâtes alimentaires alertent sur une pénurie à venir du blé dur, provoquée par des problèmes climatiques au Canada et en Europe. Le Canada, touché cet été par une vague de chaleur d'une intensité exceptionnelle, est le premier pays producteur de blé dur, dont il représente à lui seul les deux tiers du commerce mondial. « Le dôme de chaleur qui a affecté le pays, devrait conduire à une récolte de moins de 4,2 millions de tonnes, soit 32 % de moins que la moyenne des cinq dernières années et près de 30% de moins que les prévisions», selon les chiffres publiés par un bureau statistique canadien. En cause, des pluies beaucoup trop abondantes en Europe et une sécheresse sans précédent au Canada, qui conduisent à une pénurie de blé dur et « à la flambée historique des prix mondiaux», indiquent d’autres sources documentaires. Entre la mi-juillet et la mi-août, le prix mondial de référence des blés durs a subi une augmentation historique de plus de 30 %. Une hausse qui pourrait encore fortement s’accélérer lorsque le Canada aura fini de récolter et confirmer une pénurie mondiale de blé dur, selon des industriels. Pour une tonne de blé dur, l'indice de prix calculé s'établissait déjà aux alentours de 326 euros en moyenne sur le mois de juillet, contre 305 euros au mois de juin et 293 euros au mois de mai. Au Bénin, la réalité est perceptible. Même si le blé est produit bien loin des terres africaines, il demeure très présent dans l’alimentation, notamment pour la fabrication de certains produits de grande consommation comme le pain et ses dérivés et les pâtes alimentaires. Inquiétudes Doit-on craindre une hausse des prix des produits à base de blé dur ? « Oui. Elle est inévitable vu la situation au niveau mondial et cela dès les semaines à venir », prévient un fabricant de pâtes alimentaires au Bénin contacté par notre rédaction. « La flamblée du blé au niveau mondial entraînera une hausse des prix des produits alimentaires à base de cette matière première, notamment les prix des pâtes alimentaires, du pain, des nouilles et autres produits fabriqués à partir du blé, qu’il soit blé dur ou blé tendre», poursuit notre source. Selon elle, « le Bénin ne produit pas de blé mais en importe. Les entreprises qui commercialisent ou fabriquent les pâtes alimentaires par exemple risquent de payer cher les produits finis (s’ils sont importateurs) ou de payer cher la matière première, le blé, pour ceux-là qui sont eux-mêmes fabricants de pâtes alimentaires, de nouilles, de pain». Conséquence, « cette hausse se répercutera sur le produit final et à l’achat, le consommateur paiera le produit cher à son tour», tranche notre interlocuteur. Si cet acteur à un niveau plus élevé perçoit déjà la menace et s’en inquiète, les acteurs au bas de l’échelle n’en savent presque rien. Aminou Konaté, 21 ans, tenancier d’une cafétéria au quartier Zogbo, continue de payer ses pâtes alimentaires au même prix. « Il n’y a même pas eu 5 F de plus sur le prix d’achat », confie son jeune frère en déchargeant un tricycle contenant des cartons de pâtes alimentaires. « Je n’ai pas entendu parler de hausse de prix pour le moment », reprend-il comme pour rassurer. Ange-Edgard Agbokou, boulanger à Houéyiho, est un peu plus avancé dans l’information. Il a suivi des informations sur des médias internationaux évoquant des difficultés dans des pays producteurs de blé. « J’ai entendu dire que les changements climatiques ont fait chuter les récoltes », explique-t-il. D’ici là, il n’exclut pas de renforcer son stock de farine de blé, histoire de moins ressentir le coup de la hausse en son temps. « Le dérèglement climatique met en danger le marché des pâtes alimentaires », alerte le Syndicat des industriels fabricants de pâtes alimentaires (Sifpaf) et le Comité français de la semoulerie industrielle (Cfsi), dans un communiqué. A cela s'ajoute « une récolte insuffisante en Europe… réduisant fortement le potentiel utilisable de blé dur pour faire des pâtes alimentaires ». Les effets de la faible récolte canadienne devraient donc se ressentir au niveau mondial et conduire à une « flambée historique des prix mondiaux », apprend-on aussi. «On n'aura pas le choix, il faudra que le prix des pâtes augmente en linéaire », explique François Rouilly, un expert français consulté sur la question par des médias étrangers. Economie 13 sept. 2021


Braquages dans la ville de Cotonou: Les clarifications de la Police
Plusieurs braquages sont perpétrés ces derniers jours dans la ville de Cotonou. A la faveur d’un point de presse, vendredi 10 septembre dernier, à sa direction générale, la police républicaine a apporté des clarifications sur les tenants et les aboutissants de ce regain d’insécurité dans la capitale économique. 10 braqueurs neutralisés, un agent de police tué. C’est le bilan des échanges de tirs entre les éléments de la police républicaine, avec à leur tête le directeur général Soumaïla Yaya et des braqueurs, dans la matinée du mercredi 8 septembre 2021, au quartier Guinkomey dans le 5e arrondissement de Cotonou. Cet accrochage entre la police et les hors-la-loi, a permis de déjouer un nouveau braquage dans la capitale économique où les structures bancaires sont depuis peu la cible de ces divorcés sociaux. Selon le porte-parole de la Police, le commissaire principal Roger Tawes, les braquages enregistrés ces derniers jours dans la ville de Cotonou sont l’œuvre d’une bande organisée. A l’en croire, leur mode opératoire est le même. Disséminés en plusieurs binômes, ils se déplacent au moyen de motocyclettes, se positionnent aux alentours immédiats des banques et parfois se font passer pour les usagers de ces structures financières afin de cibler leurs victimes, qu’ils dépossèdent de leurs biens en faisant usage d’armes à feu pour contrer toute résistance. C’est donc après analyse de ce mode opératoire que la police républicaine a engagé des moyens de surveillance conséquents visant à identifier et interpeller les mis en cause. Ainsi, vendredi 6 août 2021, suite à un braquage perpétré au quartier Gbèdjromédé, deux individus de nationalité nigériane ont été interpellés après une course poursuite et mis à la disposition des autorités judiciaires pour avoir soustrait à leur victime la somme de 785 000 francs Cfa. Le porte-parole de la Police explique que les investigations ont permis de retrouver l’intégralité du butin qui a été restitué sur instruction du procureur de la République à la victime blessée par balles au moment des faits. « L’exploitation des renseignements obtenus au cours de l’enquête a révélé que les deux suspects appartiennent à un vaste réseau criminel composé de gens très mobiles, faisant la navette entre le Nigeria et le Bénin. Dès lors, les membres de cette bande ont été mis sous surveillance... », a-t-il poursuivi. Et cumulativement à cette action, les équipes de renseignements et d’intervention de la police républicaine ont été déployées de jour comme de nuit aux alentours immédiats des structures bancaires et à d’autres points stratégiques. Au dire du commissaire principal Roger Tawes, dans la matinée du mercredi 8 septembre 2021, plusieurs membres de la bande en provenance du Nigeria ont été repérés, dans un premier temps au deuxième arrondissement de Porto-Novo vers 9 h 30. Et aux environs de 11 h les mêmes personnes ont été signalées à proximité de l’Eglise Béthel de Guinkomey dans le 5e arrondissement de Cotonou. «Ce renseignement a été confirmé par les éléments précurseurs de la police qui précisent que ces individus recherchés se sont positionnés par binôme sur les points stratégiques avec vue sur la rue menant à l’agence Coris Banque de la localité. Le directeur général de la police républicaine, le contrôleur général de police Soumaïla Yaya, lui-même en tête de ses hommes, a entrepris d’en découdre avec ses individus sans foi ni loi », confie le porte-parole de la police. Un dispositif adéquat a été déployé pour boucler la zone afin de procéder à leur interpellation. Mais au déclenchement de l’opération, les fonctionnaires de Police ont essuyé des coups de feu et la riposte a permis de mettre hors d’état de nuire certains de ces malfrats. « Au bout de la traque qui a duré environ 3 h d’horloge, dix malfrats ont été neutralisés. Des matériels de guerre ainsi que d’autres objets et un sac contenant des amulettes ont été retrouvés sur eux et saisis. Deux des malfrats qui assuraient le guet ont réussi à prendre la clé des champs malheureusement. Un fonctionnaire de police a été atteint par balles au cours des échanges de tirs et a succombé des suites de ses blessures », explique le commissaire principal Roger Tawes en s’inclinant devant la mémoire de cet agent qui est tombé les armes à la main, et présentant les condoléances de la police républicaine à sa famille. Il va ensuite saluer la collaboration de la population qui a significativement contribué à la réussite de l’opération et renouvelé la détermination de la police à assurer leur sécurité. Actualités 13 sept. 2021


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