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Nouvelles

Le Bénin défie les Odd avec l’outil qu’il faut : le Pag
Depuis 2016, le Bénin s’est doté d’un programme d’action arrimé aux Objectifs de développement durable (Odd) pour promouvoir un développement économique et social durable. C’est suite à cette initiative que le pays a été choisi par les Nations Unies en 2018 pour la phase pilote d’évaluation des coûts d’atteinte des Odd et de définition d’une stratégie de mobilisation de ressources. Le Bénin franchit désormais une nouvelle étape et concrétise cette stratégie en émettant la première obligation Odd d’Afrique dont le produit sera utilisé pour financer des projets à fort impact Odd. Une action réussie qui traduit ainsi la résilience économique remarquable du pays face aux chocs exogènes, en cette période de Covid-19. C’est la preuve que les investisseurs ont adhéré aux réalisations et au programme social du gouvernement du président Patrice Talon, en lien avec son engagement de faire du quinquennat (2021- 2026) en cours un mandat « hautement social ». M. Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement a déclaré que : « La priorisation des cibles des Odd, devient pour nous au gouvernement un repère pour toute l’action publique. La preuve en est que le Programme d’action du gouvernement a subi sans ménagement une vérification d’alignement sur les Odd. […] Le suivi des indicateurs de progrès des cibles nous semble, au-delà des politiques de développement elles-mêmes, la clé du succès de la marche du Bénin vers les Odd ». Et, le Manuel d’intégration des agendas 2063 et 2030 dans les documents programmatiques conduite par Dr Harry Viderot du 5 mai au 14 septembre 2020 comme consultant principal s’est inscrit dans cette droite ligne. Car, il faut souligner que les objectifs de développement durable (Odd) inscrits dans le Programme 2030 des Nations unies et l’Agenda 2063 de l’Union africaine visent à promouvoir une Afrique prospère fondée sur une transformation économique structurelle comprenant une utilisation, une production et une consommation durables des ressources. Approfondir les réformes économiques structurelles Afin d’atteindre ces résultats ambitieux, les pays africains devront exploiter davantage et optimiser les moteurs nationaux de leurs économies respectives, mobiliser leurs ressources nationales, accélérer et approfondir les réformes économiques structurelles, promouvoir l’industrialisation, et encourager l’entrepreneuriat responsable, la créativité et l’innovation. On ne saurait donc oublier l’agenda 2063, et surtout en tenir compte au même titre que l’agenda 2030 dans les documents programmatiques pour une meilleure prise en compte des acteurs en jeu. Surtout en cette période où le Bénin a réalisé sa première émission d’obligations internationales dédiées au financement de projets à fort impact sur l’atteinte des Objectifs de développement durable des Nations Unies, une première pour un Etat africain. Cette opération a permis de mobiliser un montant de 500 millions d’euros (328 milliards FCfa), avec une échéance de remboursement fixée en 2035. Le Bénin réaffirme ainsi le caractère hautement innovant de sa stratégie de gestion de la dette et renouvelle son engagement en faveur des Odd, s’affirmant comme le premier pays en Afrique à émettre un Eurobond Odd, et l’un des premiers au plan mondial. En cela, la prise en compte des agendas 2063 et 2030 dans les documents programmatiques s’avère essentielle. le gouvernement a conclu un partenariat avec le Réseau de solutions pour le développement durable des Nations unies (Sdsn en anglais), qui permettra un suivi et une évaluation régulière des progrès et des efforts accomplis afin d’atteindre les Objectifs de développement durable. La République pourra ainsi s’appuyer sur l’expertise technique du Sdsn pour accélérer sa progression vers les Odd, et communiquer de manière transparente avec les investisseurs sur les progrès réalisés. Toutefois, il serait aussi bénéfique d’associer les experts locaux pour des échanges fructueux et une meilleure qualité des recommandations, résolutions, propositions et observations. Tenir compte surtout du manuel d’intégration des agendas 2063 et 2030 dans les documents programmatiques pour assurer l’intégration de ces engagements internationaux dans le cadre national de planification du développement. Auparavant, aucun document, au niveau national, n’existait pour décrire la démarche d’intégration de ces paradigmes de développement en vue de faciliter la gestion du savoir et la capitalisation des expériences. Ce manuel comble ce vide et décline la démarche d’intégration des agendas 2063 et 2030 dans les documents programmatiques. L’approche méthodologique Il faut noter que l’approche méthodologique adoptée pour son élaboration a été inclusive et participative; pour susciter un changement qualitatif dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques au niveau des pays. A tous les niveaux, national, sectoriel et local, les pouvoirs publics se doivent d’assurer la prise en compte des Objectifs de développement durable et ses cibles dans les Programmes, Stratégies, et Plans de développement. Et dans cette dynamique, il est nécessaire d’assurer l’intégration de ces cibles dans les différents documents de planification du développement et de promouvoir le principe qui appelle à « Ne laisser personne de côté » et susciter les bonnes pratiques. Plus spécifiquement, il est impérieux que les indicateurs de suivi soient davantage explicitement définis dans les différents cadres logiques, les éléments de résultats et de suivi-évaluation des politiques, programmes et projets nationaux. Aussi, est-il recommandé de veiller à une bonne formulation des indicateurs, à leur méthode de calcul et aux sources de données nécessaires. En outre, les recommandations suggèrent de doter tous les ministères et communes de documents de politiques sectorielles de développement, tout en mettant l’accent sur les cibles Odd prioritaires. Le renforcement des capacités des ressources humaines en charge de la mise en œuvre des actions de développement durable et la mobilisation des ressources tant domestiques qu’extérieures. La réussite de cette opération est cet Eurobond qui a été conclu à un coupon de 4,95 %, traduisant la confiance des investisseurs en la signature du Bénin. Une prime négative de nouvelle émission de 0,20 point de pourcentage a été obtenue, traduisant l’appétit significatif des investisseurs pour cet instrument innovant. Et la bonne gestion des politiques prônée par le Président Patrice Talon y aiderait assurément. Dr Harry Viderot Docteur en sciences de gestion de l’Université d’Abomey-Calavi du Bénin Société 13 sept. 2021



Saison des pluies et paludisme: Aucune couche n’est à l’abri
Le paludisme tue. Cette réalité est connue de tous. La période des pluies est davantage propice au développement du parasite, vecteur de la maladie. A chaque saison des pluies, chaque famille doit donc renforcer les mesures pour se prémunir. Qu’elles soient abondantes ou peu, les pluies exacerbent souvent la menace du paludisme en Afrique. Le Bénin connaît lui aussi les affres de cette maladie à chaque saison des pluies. La toute dernière vient de faire ses victimes. Akoko Dorothée Kindé Gazard, ancienne ministre de la Santé et professeur titulaire de parasitologie-mycologie au Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu), décrit le lien entre les différents facteurs et êtres concernés par la maladie. « Il existe une relation entre le climat et le paludisme notamment la pluie, l'humidité et la température. Le paludisme, met en présence trois êtres vivants : l'homme, le parasite et l'insecte vecteur ou anophèle femelle », précise-t-elle. L’eau, source de vie est aussi source de maladies et parfois même de mort en temps de pluies. « L'anophèle a besoin d'eau dans laquelle elle pond ses œufs qui vont se transformer en larves puis en moustiques adultes », explique-t-elle. L’homme en paye souvent le prix fort, au regard de ses relations avec la nature. « Lorsque les moustiques sont infestés par le parasite, ils transmettent la maladie à l'homme. La saison pluvieuse est la période de transmission par excellence du paludisme », poursuit-elle. Les enfants et femmes enceintes, proies faciles Premières cibles du paludisme simple ou grave, les enfants de moins de cinq ans y sont doublement exposés. « Il suffit de se rendre dans les services de pédiatrie pour voir les nombreux enfants alités, anémiés ou dans le coma (neuro-paludisme), du fait du paludisme. A cet âge, ils n'ont pas encore développé leur immunité contre la maladie. Immunité qui n'est d'ailleurs pas stable ni définitive. Ils développeront progressivement les anticorps avec l'âge. Donc à chaque période de transmission, ils peuvent faire la maladie », développe le professeur titulaire de parasitologie-mycologie. Le stress du personnel soignant dans les formations sanitaires, en période de pluie notamment en dit long sur leur peine à sauver la couche infantile en détresse, du fait du paludisme. La pléthore de cas les déboussole. « C’est la course pour trouver du sang, car les enfants sont très anémiés et il faut les transfuser. Ces enfants meurent, faute de sang. Le personnel est déboussolé par ces décès », se désole-t-elle. Le Littoral et le Borgou figurent parmi les départements fortement touchés. Il ressort que les enfants de moins de cinq ans ont souffert « du paludisme dans des proportions respectives de 75,76 % et 96,5 % dans ces deux départements en 2020, révèle-t-elle, faisant référence à une étude du professeur Ogouyémi Hounto et ses collaborateurs. Les femmes enceintes n’y sont pas moins vulnérables. « Les risques sont les mêmes surtout pour les populations fragiles ayant une baisse de l'immunité comme la femme enceinte, deuxième cible du paludisme », se désole l’ancienne ministre de la Santé. Au demeurant, le parasite, vecteur du paludisme, ne fait de cadeau à aucune couche sociale. «Dans tous les cas, tout le monde doit se protéger en cette période et éviter surtout les piqûres de moustiques en dormant sous une moustiquaire imprégnée, en utilisant des répulsifs… », préconise-t-elle. Toutes les périodes s’y prêtent A ces consignes, elle ajoute le recours aux soignants en cas de symptômes : « Les populations doivent se présenter dans une formation sanitaire dès l'apparition des signes de la maladie. Nous conseillons surtout la prévention. Il faut dormir sous une moustiquaire imprégnée chaque nuit et toutes les nuits ». Ces recommandations sont à prendre au sérieux, car toutes les périodes sont propices à la maladie. « Le paludisme peut sévir tout au long de l’année dans une région donnée. C’est ce que nous constatons souvent dans la région du sud. Il peut également sévir sur une partie de l’année (trois à quatre mois), notamment pendant la saison pluvieuse », souligne-t-elle. Le paludisme représente une grande menace de santé publique en Afrique. Aucune solution définitive n’a pu être encore trouvée à ce jour contre cette endémie. On comprend alors l’alerte du professeur Akoko Dorothée Kindé Gazard, dans une interview accordée à notre journal, lundi 26 avril 2021, à l’occasion de la 21e journée mondiale contre le paludisme. Pour elle, il n’est pas question de baisser la garde, sous prétexte de la Covid-19. Entre 2006 et 2010, le paludisme était la première cause d’hospitalisation au Bénin. Plus de dix ans après, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) assure que l’objectif zéro cas est presque atteint dans le monde. Du chemin a été donc parcouru après une décennie d’engagement contre le fléau à l’échelle internationale. Cette détermination doit rester intacte en vue d’un bilan élogieux à l'échéance des Odd. En la matière, le Bénin a encore beaucoup à faire pour assainir ses zones humides et inondables. Société 10 sept. 2021


Animation de la vie politique : Peu d’engouement malgré le financement public des partis
Si ce n’est en période électorale, il est rare de voir les partis politiques animer véritablement la vie politique comme l’imposent les dispositions légales en vigueur. Même la mise en œuvre du financement public des partis politiques n’y change pas grand-chose. Silence radio des leaders des partis politiques sur l’actualité nationale. Et pourtant, ce ne sont pas les sujets qui manquent. Viols récurrents sur mineures, déguerpissements des populations des abords des trottoirs, délogement des habitants de Xwlacodji, opérations du Bénin sur le marché financier international… la liste des sujets qui attendent les avis des formations politiques est longue. Surtout pour un gouvernement engagé dans des réformes profondes sur plusieurs plans, il était logique d’attendre que les partis politiques, aussi bien de la mouvance que de l’opposition, montent au créneau pour faire savoir leurs positions et qu’ils aillent aussi vers les populations. Même sur l’épineuse question de la vaccination contre la Covid-19, ils sont à peine trois partis politiques à organiser quelques actions pour sensibiliser leurs militants. La plupart se limitent à des visuels graphiques diffusés sur les réseaux sociaux. Une option qui ne permet pas à la grande masse de bien comprendre les décisions du gouvernement. Ce qui pourrait laisser croire que les partis optent pour la facilité plutôt que d’organiser de véritables campagnes de mobilisation et de sensibilisation. Même sur leurs projets de société, c’est le calme plat. Difficile, voire impossible de connaître au moins les grandes lignes des projets comme le recommande la Charte des partis politiques. Des actions sporadiques C’est seulement en période électorale, soit quelques mois avant les scrutins, que des mobilisations se font constater au niveau des différentes localités à travers les meetings, l’assistance à diverses couches sociales, l’organisation de diverses compétitions, etc. Toutefois, quelques actions sporadiques s’observent à certains niveaux. C’est le cas des formations politiques comme le Parti du renouveau démocratique et le Bloc républicain qui organisent des universités de vacances. Le Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin, pour sa part, mène des actions ciblées comme l’hommage à l’artiste Gbèmanwonmèdé en région Agonlin le 28 août dernier. De son côté, l’Union progressiste avait démarré récemment une compétition de football mais qui a été écourtée en respect des dispositions de l’arrêté interministériel en date du 25 août 2021 portant suspension des activités à caractère culturel, sportif et festif. Quid de la Charte ? Selon l’article 2 de la loi 2019 – 41 modifiant et complétant la loi n° 2018-23 du 17 septembre 2018 portant Charte des partis politiques en République du Bénin, « les partis politiques sont des groupes de citoyens partageant des idées, des opinions et des intérêts communs et qui s’associent dans une organisation ayant pour objectif de conquérir et d’exercer le pouvoir et de mettre en œuvre un projet politique… ». Projet politique souvent inconnu des militants et électeurs. Cette même loi en son article 7 garantit la liberté d’expression aux partis politiques. « Les partis politiques peuvent exprimer leurs opinions sur toute question d’intérêt local, national ou international », stipule la loi qui offre le maximum de protection aux leaders dans l’animation de la vie politique, y compris l’accès aux médias de service public. L’opposition aussi Dans une certaine mesure, le silence des partis soutenant les actions du gouvernement peut se comprendre. Dans le fond et dans la forme, ils ne pourront que soutenir, sauf circonstances particulières, les décisions de l’Exécutif. Encore qu’il faille bien que ces décisions jugées bonnes soient portées à la connaissance des populations qui en sont bénéficiaires. Un rôle que les partis politiques proches de la Rupture devraient jouer. Mais l’Opposition, elle, répond aux abonnés absents sur tous les sujets. En dehors de la stratégie de mise en place d’un cadre de concertation, le chef de file de l’Opposition, encore moins les responsables des autres partis de ce camp, n’interviennent pas pour mettre fin à la sécheresse dans l’animation de la vie politique. Une situation bien surprenante car Paul Hounkpè et autres ont normalement pour objectif de «conquérir et de gérer le pouvoir ». Une chose est certaine, ce n’est pas dans le silence constaté actuellement qu’ils y parviendront. Malgré le financement ! Le gouvernement de la Rupture a pleinement assumé sa partition pour que la vie politique soit animée par les acteurs concernés. Le cadre légal ainsi que les avantages devant leur permettre de répondre à cette exigence de la loi leur sont offerts. En dehors de la protection, des ressources financières publiques sont mises à la disposition du Bloc républicain, de l’Union progressiste et des Forces cauris pour un Bénin émergent conformément à la Constitution, à la Charte des partis politiques et à la loi 2019 – 44 du 15 novembre 2019 portant financement public des partis politiques en République du Bénin. Selon l’article 5 de la Constitution, « L'Etat concourt au financement des partis politiques aux conditions fixées par la loi. Le montant alloué à cette fin ne peut diminuer d'un exercice budgétaire à un autre. Toutefois, en cas de diminution des ressources propres du budget général de I'Etat, I ’allocation pourra être réduite dans les mêmes proportions ». L’article 5 de la loi sur le financement précise clairement les fins auxquelles les ressources sont destinées : « Le financement public des partis politiques concourt, entre autres : au fonctionnement des partis, à la promotion de leur programme politique, à leur participation aux consultations électorales, à la formation de leurs militants, à l'éducation civique et politique de leurs membres et des citoyens en général ». Mieux, à travers le décret 2020-362 du 22 juillet 2020 portant financement des partis politiques, une somme de 1,5 milliard F Cfa a été débloquée en faveur de l’Up, du Br et des Fcbe pour les deux derniers trimestres de l’année 2020. Chacun de ses partis a d’ailleurs encaissé depuis le 22 janvier 2020 la totalité de ce qui lui revient. Sauf que l’animation sur le terrain tarde à se faire sentir malgré ce financement. L’argument « Covid » Le prétexte tout trouvé pour justifier le désert concernant l’animation de la vie politique, c’est la Covid-19. Avec les restrictions imposées par le gouvernement pour contenir la pandémie, il est impossible pour les acteurs politiques d’organiser de grands rassemblements. « … Les mesures ci-après sont réactivées et/ou instituées pour renforcer la lutte contre la Covid-19 : … interdiction de rassemblements festifs dans les endroits publics, y compris les plages ; interdiction de rassemblements festifs dans les endroits publics, y compris les plages ; interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes ». Certes, les rassemblements politiques ne sont pas cités puisqu’ils n’existaient presque pas, mais ils sont certainement concernés par les mesures. Cependant, plusieurs autres moyens s’offrent aux partis politiques. Entre autres, la limitation des effectifs, l’organisation des rassemblements au niveau local, etc. Mais il va falloir attendre longtemps pour voir une telle détermination. Actualités 10 sept. 2021


Débordement du fleuve Mono: Au moins trois communes en proie aux inondations
Athiémé n’est plus la seule commune où le fleuve Mono déborde dans des concessions et exploitations agricoles. L’inondation touche aussi plusieurs autres communes telles que Grand-Popo dans le département du Mono et Dogbo dans le Couffo. Dogbo et Grand-Popo rejoignent Athiémé sur la liste des communes touchées par le débordement du fleuve Mono. A Dogbo dans le département du Couffo, ce sont des villages de l’arrondissement de Dévé, notamment le village de Tchangba, qui sont en train de subir le diktat des eaux. Plusieurs exploitations agricoles et concessions y sont sous l’eau. Les populations sinistrées ont reçu, mardi dernier, la visite du maire de la commune, Magloire Agossou. Ce dernier est allé assister les populations sinistrées et faire le constat. Par contre, dans le département du Mono, si le sinistre que provoque la sortie cyclique du fleuve de son lit à Athiémé défraie la chronique, il y a d’autres communes qui sont aussi touchées par les inondations. C’est le cas de Grand-Popo et de Comé dans une moindre mesure. A Grand-Popo, cinq arrondissements sur sept sont submergés. Il s’agit d’Adjaha, d’Avloh, de Djanglanmey, de Sazoué, et de Grand-Popo centre. Agoué et Gbéhoué sont les arrondissements épargnés pour le moment. Dans la commune, le fleuve a atteint, hier, 2,05 m de hauteur contre un seuil critique de 1,85 m relevé, samedi dernier, où le pluviomètre a marqué 7m au niveau d’Athiémé. Grand-Popo et Athiémé qui, ajoutées à Dogbo, portent à au moins trois les communes touchées par le débordement du fleuve Mono n’ont pas le même relief par rapport au lit d’écoulement du fleuve. Relativement aux dégâts matériels, ils sont considérables à Grand-Popo comme à Athiémé, selon des témoins. Entre autres, dans la commune des bois blancs où le sinistre est criant, les activités économiques au niveau de la berge, encore appelée l’ancien port, sont suspendues, la berge étant fermée aux visiteurs à l’aide de chicanes. Sur le plan communal, les inondations ne se limitent plus aux exploitations agricoles. Les eaux fluviales entrent dans les habitations contraignant les occupants à vivre les pieds dans l’eau. Seulement que l'ampleur dans les milieux de vie ne serait pas ce qu'elle est si l’embouchure d’Avlo était maintenue fermée. Société 10 sept. 2021


100 jours de l'Autorité de régulation des marchés publics: La nouvelle mandature pose ses marques
Célérité dans le traitement des plaintes, innovations et facilités dans le processus de passation, dématérialisation des processus d’achat, etc. En cent jours, la nouvelle mandature de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a fait bouger les lignes. Pas de répit depuis cent jours à l’Armp. Et la nouvelle dynamique pour accélérer les procédures, donner suite à temps aux plaintes et dénonciations, puis garantir un climat d’affaires rassurant n’est pas près de s’arrêter. Du moins, si l’on s'en tient aux propos des représentants de l'Autorité, hier, sur l’émission Focus de la télévision nationale. Francine Aïssi Houangni, membre du Conseil de régulation, n’a pas hésité à livrer le secret. « Ce qui se passe actuellement à l’Armp vient de la dynamique de son président, Séraphin Agbahoungbata. Une dynamique acquise certainement aux côtés du président de la République », a-t-elle avoué. Au fond, la réalité semble bien lui donner raison au regard des prouesses réalisées en peu de temps. Selon Ludovic Guedje, secrétaire permanent de l’Armp, il fallait que l’institution tranche les contentieux de la passation et de l’exécution des marchés publics dans les délais. « Depuis l’arrivée de la nouvelle équipe, on constate qu’un point d’orgue est mis à rendre les avis et décisions dans les délais réglementaires», a-t-il martelé. Ces résultats, poursuit-il, vont de pair avec une réorganisation des services de l’Institution, la mise au travail du capital humain, la création des valeurs de référence et des couloirs d’expression réelle de la motivation. Un nouveau souffle A ce rythme, ce sont les investisseurs qui gagnent le plus. «Cette diligence dans le traitement des recours apporte un souffle nouveau dans la compétitivité des entreprises. Pour participer à une procédure de passation de marchés publics, il y a une maitrise de risques qui est faite par les entreprises, soit au niveau des banques, des fournisseurs, des assureurs ou au niveau des ressources et du capital humain. En clair, le coût d’opportunité généré par la célérité dans la prise des décisions à l’Armp est énorme pour les entreprises », a martelé Francine Aïssi Houangni. Ainsi, dans le cadre de ses missions, l’Armp déploie assez d’énergies pour contribuer à sauvegarder les investissements au Bénin et améliorer le climat des affaires. L’autorité est présente dans tout le cycle de gestion des projets d’investissements publics et de fonctionnement. «Nous savons que plus de 60% des ressources affectées à ces investissements empruntent le circuit des marchés publics, on comprend aisément la place et les responsabilités de l’Autorité de régulation des marchés publics au Bénin. Ainsi, en mettant à la disposition des acteurs du secteur public comme du privé des politiques, des outils et des textes faciles d’application, et avec les réformes en cours, l’autorité crée la confiance et l’assurance. Des innovations Au cœur des débats, il y a eu aussi les innovations de la Loi N° 2020-26 du 29 septembre 2020 portant code des marchés publics. Plusieurs allègements ont été proposés par le gouvernement, favorisant une meilleure compétitivité des opérateurs économiques. Avec les nouvelles dispositions, les délais sont réduits. De même, les formalités de pièces administratives ne concernent que l’attributaire du marché public. On assiste donc à une souplesse dans l’appréciation de la capacité technique et financière des soumissionnaires. Sur un autre volet, une proportion de Mpme doit figurer dans les plans de passation des marchés publics. Par conséquent, selon les invités, cela rend compétitives les offres proposées par les entreprises et permet des économies d’échelles à l’acheteur public. «Nous sommes dans un contexte où les marchés publics favorisent véritablement la participation des entreprises aux opportunités d’affaires. Dans ce rôle, l’Armp y contribue parce qu’au sein du système, les intérêts de chaque partie sont sauvegardés. Il est important avec toutes les facilités offertes par la loi portant code des marchés publics que les entreprises respectent les règles établies dans le domaine. Qu’elles s’associent pour bénéficier des formations de qualité de l’Armp pour une participation plus active aux opérations de passation des marchés publics », plaide Francine Aïssi Houangni. Et ce n’est que le début des innovations. Il est envisagé la création d'un centre de formation, de recherche et de documentation de la commande publique. Ce centre est attendu pour faciliter l’éclosion des savoirs et des connaissances qui alimenteront la régulation des marchés publics dans notre pays. Actualités 10 sept. 2021


Législatives de 2023: Sacca Lafia reçoit les premières attentes de l’Opposition
Des élections inclusives ! C’est le premier dossier dont hérite le tout nouveau président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Sacca Lafia. Le sujet était au cœur de l’audience qu’il a accordée, mercredi 8 septembre dernier, au chef de file de l’Opposition, au siège de l’institution à Cotonou. Le chef de file de l’Opposition, Paul Hounkpè, poursuit sa tournée dans les institutions. Cette fois-ci, le pèlerin politique a posé ses valises à la Commission électorale nationale autonome (Cena), pour faire part de ses attentes au nouveau responsable des lieux. A la tête d’une délégation constituée des membres du bureau exécutif de son parti, Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Paul Hounkpè a félicité le président Sacca Lafia et son bureau pour cette nouvelle mission à eux confiée, qui pour le moins, est empreinte de lourdes responsabilités. Et comme on pouvait s’y attendre, il ne s’est pas juste agi d’une rencontre de convivialité entre le Conseil électoral et la délégation conduite par le chef de file de l’Opposition. De sources dignes de foi, Paul Hounkpè a invité Sacca Lafia et ses pairs à travailler à garantir la paix en République du Bénin. Il fait un rappel des incompréhensions nées des élections communales de 2020 et de la présidentielle de 2021, du fait de certaines options de la Commission électorale nationale autonome (Cena), notamment en ce qui concerne les lois électorales. Pour le chef de file de l’Opposition, l’équipe dirigée par Sacca Lafia devra corriger le tir, en œuvrant pour des élections inclusives, libres et transparentes. A ce titre, Paul Hounkpè invite le Conseil électoral à clarifier à temps les conditions de participation des partis politiques aux prochaines élections. Il faut noter que les prochaines législatives se tiendront en 2023, et dans la perspective d’une large participation des partis de l’Opposition à ce scrutin, Paul Hounkpè mène une concertation pour aplanir les divergences en leur sein. Sacca Lafia qui préside le Conseil électoral, et de fait la Commission électorale nationale autonome (Cena) a salué la démarche de son hôte et de sa suite et promis de faire le nécessaire pour combler les attentes. Actualités 10 sept. 2021


Littérature et histoire: Micheline Adjovi révèle la vraie identité des Xwéda et l’histoire de Ouidah
Micheline Adjovi peut être désormais comptée parmi les rares natives de la cité de Kpassè à avoir mené des travaux de recherche assez poussés sur la vraie identité des Xwéda, leur origine et histoire. Au-delà de la littérature et de l’histoire, les trois ouvrages lancés, dimanche 5 septembre dernier par cette auteure inaugurent une ère nouvelle pour la connaissance du peuple Xwéda. « Ouidah, fille légataire de l’Égypte antique », « wéda vodoun dagbé, le python tutélaire du peuple Xwéda » et « Daath Kpa-Sê, le roi fondateur de Gléxwé et grande figure de la résistance à la traite négrière ». Ces trois ouvrages publiés sous la plume de Micheline Adjovi plongent dans l’histoire d’un peuple dont l’origine demeure peu connue à ce jour. « Je n’entends pas parler du peuple Xwéda dans les livres d’histoire, les chercheurs en histoire de nos universités en parlent peu… Beaucoup estiment que l’origine du peuple Xwéda est encore à chercher… » Autant de constats qui ont obligé l’auteure qui n’a de cesse de revendiquer ses origines à engager des recherches sur le peuple Xwéda. Au bout de nombreuses années de travaux, elle en vient à une série de conclusions consignées dans ses dernières publications. Une trilogie rendue publique dimanche dernier à l’occasion d’une cérémonie de lancement en présence de nombreux natifs de la cité des Kpassè. Avec « Ouidah, fille légataire de l’Égypte antique », on découvre que Ouidah, est devenue par la force de l’histoire, une ville cosmopolite et œcuménique, une cité historique et mémorielle. Ensuite, « Xwéda vodoun dagbé, le python tutélaire du peuple Xwéda » qui plonge le profane dans un univers fantastique pour lui enlever le voile de l’ignorance autour du python, présenté comme tout un symbole. Enfin, « Daath Kpa-Sê, le roi fondateur de Gléxwé et grande figure de la résistance à la traite négrière». Cette autre œuvre porte le nom du roi fondateur de Gléxwé, véritable résistant. Ce sont là, quelques commentaires du professeur Augustin Anignikin sur les publications de l’auteure. « Je suis fille du soleil. La Lune est ma mère. Le soleil, mon père et l’air m’a porté dans ses entrailles. La terre est ma nourrice, Xwéda Dagbé est mon totem, divine est mon identité». Ces notes introductives de Micheline Adjovi rappellent une fois de plus l’attachement de l’auteure à sa culture. Sauf que ses trois ouvrages vont au-delà de sa seule fierté de native de Ouidah. Elle les présente comme le fruit de ses recherches sur son identité. «Dans les grands livres d’histoire, on parle des autres peuples sauf des Xwéda, sinon très peu. Je me suis toujours demandé, mais qui sommes-nous ? Qui suis-je ? C’est pour avoir des réponses conséquentes et scientifiquement imbattables à mes questionnements que je me suis lancée dans la recherche». Désormais, elle dispose de réponses à la plupart de ses questionnements. Les Xwéda sont tellement puissants… Non seulement elle apporte des précisions, clarifications et informations, mais elle va au-delà pour rendre aux Xwéda une certaine fierté. Elle révèle surtout que ce peuple vient de l’Egypte antique. « Ils sont foncièrement des prêtres, des prêtres théurges. Ce qu’ils disent de leur bouche, ce qu’ils professent par leur parole, leur verbe devient réalité. Ils sont des maîtres du verbe, ils sont Dènon, ils sont des prêtres kabbalistes », revendique-t-elle d’un ton assuré. Micheline Adjovi soutient en effet que « les Xwéda sont tellement puissants que leur verbe est source de guérison ». Le culte du python royal qu’ils pratiquent est un culte thérapeutique. D’ailleurs tout dans le python royal est symbole, enchaine-t-elle. « L’inoffensivité du Python royal montre que la vie est inoffensive. L’homme devrait vaincre les difficultés qui surviennent sur son chemin pour mûrir et évoluer. Et c’est pour cela qu’il est dit que la morsure du python royal immunise », enseigne-t-elle sous le regard médusé du public. Pour elle, le Xwéda est consacré et divinisé et cette consécration est un prérequis qui lui assure l’exemption de certains rites initiatiques, en particulier, l’internement dans un couvent vodoun. « Nous portons le pentagramme dans le cercle du visage et nous avons l’hexagramme sur le corps. Personne ne nous apprend cela à l’école. Mais en tant que Xwéda, nous devons appréhender le sens intrinsèque de ces symboles, nous en approprier et nous comporter en tant qu’une référence », indique-t-elle. Malgré ces révélations, elle estime que « la problématique de l’origine des Xwéda est assez délicate et reste un vaste chantier où chaque chercheur doit apporter sa contribution afin que triomphe la vérité historique ». L’évidence, c’est que cette vérité historique si tant recherchée et jamais trouvée, les Xwéda l’ont minutieusement et précieusement archivée dans des supports immatériels, intemporels et immuables que seuls ne peuvent décoder que ceux qui ont la sagesse. La science incorporée dans la tradition Xwéda ne peut être perçue et comprise que par les initiés à partir de l’intérieur, tranche-t-elle. Les lignes des trois ouvrages en disent davantage et long... Culture 10 sept. 2021


Promotion des langues nationales: « Les communes ont un rôle à jouer», selon Coffi C. Codjia, directeur national de l’Alphabétisation
A l’occasion de la commémoration, ce 8 septembre, de la Journée internationale de l’Alphabétisation par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), Coffi Charles Codjia, directeur national de l’Alphabétisation et de la promotion des langues nationales, présente un bilan des efforts consentis par le Bénin dans ce secteur, et lève un coin de voile sur les actions à court, moyen et long termes. La Nation : Pourquoi le Bénin éprouve des difficultés à inclure l’alphabétisation dans le système éducatif formel ? La loi sur l’éducation est claire. On enseigne en français, en anglais ou en langues nationales. Le problème qui se pose, c’est à quoi serviraient nos langues, quel rôle joueront-elles, dans le système formel ? Est-ce qu’on fera un apprentissage de la langue pour connaitre la langue tout court ? A mon avis, c’est non. Est-ce qu’on fera l’apprentissage de la langue pour maîtriser la connaissance, c’est-à-dire la langue comme véhicule du savoir ? C’est oui. Mais c’est un processus qui est assez long. Et on l’a commencé avec le projet Elan. Ce projet a initié l’introduction de nos langues dans le primaire. Mais il a marqué un arrêt. A mon avis, c’est parce que à un moment donné, on s’est rendu compte que la langue n’était pas un véhicule du savoir, que c’était juste un apprentissage, tout comme on apprenait l’anglais. Même au niveau de l’anglais, il y a une réforme en cours qui va nous permettre de l’utiliser comme véhicule du savoir, et non plus comme savoir tout court. Qu’est-ce qui se fait pour que nos langues soient utilisées comme véhicule du savoir ? Au niveau de la Direction nationale de l’Alphabétisation, nous travaillons avec la stratégie Eftp, entendu Enseignement, formation technique et professionnelle (Eftp). Dans cette stratégie, il y a ce que nous appelons le plan d’urgence. On a eu la possibilité de mettre en place des modules de formation en langues, de traduire les modules qui existaient dans certaines matières comme la mathématique, l’éducation scientifique et technologique, l’éducation sociale, en langues nationales, si bien qu’aujourd’hui, certains modules peuvent être directement enseignés aux artisans en langues nationales. C’est ça ce qu’on recherche. On lui donne l’enseignement dans sa langue, et il a peut-être six mois pour être recyclé, formé et aller travailler dans son quartier ou dans son village. Mais, il a aussi besoin de maitriser un peu la langue française parce que c’est la langue la plus utilisée. Comment se déroule le cursus au niveau de l’alphabétisation? Au niveau de la Direction nationale de l’Alphabétisation, le cursus qui est retenu jusque-là est réparti sur 4 ans. Les deux premières années sont consacrées à la maitrise de la langue, la maitrise des connaissances générales et nous avons des ouvrages qui y sont dédiés. Et quand vous finissez ces deux premières années, vous êtes capable de vous exprimer dans votre langue maternelle et capable d’écrire la langue française. A partir du second cycle, vous pouvez écrire la langue française et avoir ce qu’on appelle être formé dans l’alphabétisation fonctionnelle, c’est-à-dire celle qui permet de bénéficier du vocabulaire indiqué pour le métier que vous apprenez. Au niveau de l’enseignement général, combien d’enseignants alphabétisés avons-nous ? Je peux vous dire que, s’il y en a d’alphabétisés, ce sont des autodidactes. Et j’aime bien dire qu’ils sont lettrés en langue française mais ce sont des analphabètes en langues nationales. Or, ce sont eux qui agissent sur tout cet effectif que nous voyons. Il faut alphabétiser ceux-là. C’est à eux qu’il faut montrer les éléments pour mettre en place ce que j’appelle un lexique spécialisé qui est propre à l’enseignement qu’ils donnent. C’est à partir de là qu’on pourra enseigner en langues nationales dans le système éducatif formel. Si l’on doit introduire nos langues comme véhicule du savoir, forcément ils ont besoin d’être alphabétisés. Avec un tel processus, pourrait-on atteindre de sitôt l’objectif ? C’est ce qui décourage. C’est pourquoi, je propose deux axes. On ne redresse pas le bois dur. Laissons ceux qui sont là actuellement et formons les gens qui progressivement vont les remplacer. A ce moment-là, on pourrait avoir l’enseignement en langues nationales. Parlant des acquis de l’alphabétisation, que retenir en ce qui concerne le Bénin ? Nous pouvons dire que le Bénin est sur une bonne voie. Je le dis face à cette reprise que nous avons constatée depuis 2016. Parce qu’il faut reconnaitre qu’en 2016, il y a eu une chute de l’effectif alphabétisé qui est tombé à près de 2 000, 3000. Aujourd’hui, nous sommes à 18 000, et si nous devons aller dans les statistiques détaillées, plus de 30 000 personnes sont impactées par les questions d’alphabétisation au Bénin. En outre, le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle en charge de l’alphabétisation a mis en place une stratégie pour faciliter l’enseignement de nos langues maternelles. Jusqu’à l’année dernière, nous étions à 44 communes impactées. Et cette année, nous allons impacter les 77 communes. C’est notre objectif. Cela suppose donc qu’il y ait plus d’engagement de la part de l’Etat. Nous voulons ouvrir un minimum de deux centres par commune. Reconnaissons qu’à côté de cela, nous avons initié avec la Coopération suisse un projet intitulé Projet de gestion décentralisé de l’alphabétisation. Pour le moment, il impacte les départements du Borgou et de l’Alibori. Grâce à ce projet, nous avons ouvert plus de 600 centres dans ces deux départements. Il y aura une extension du projet si les accords sont signés dans l’Atacora et la Donga, avec un engagement plus important. 30 000 personnes impactées sur le plan national, n’est-ce pas dérisoire ? Apparemment, c’est dérisoire. Mais c’est proportionnel aux moyens dont nous disposons. Quand nous faisons nos évaluations, nous avons plus de candidats que les candidats aux différents examens du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap). C’est dire que quelque part, nous sommes sur la bonne voie. Mais je reconnais qu’il faut qu’on aille plus loin. Et pour aller plus loin, il faut avoir plus de moyens. Pourquoi le Bénin n’arrive-t-il pas à imposer une langue nationale ? Notre Constitution a été claire. L’Etat aide au développement des langues. Et la loi sur la décentralisation dit que les communes ont pour rôle de faire la promotion des langues. Cela veut dire que chaque communauté a l’accompagnement de l’Etat pour le développement des langues. Maintenant, choisir une langue est un idéal. J’ai du mal à distinguer une langue forte d’une langue faible parce que pour moi, une langue est une langue. Mais il y a des communautés qui n’ont pas une population assez importante. Or vous connaissez le Béninois dans son nationalisme, son micro-nationalisme. C’est pour éviter qu’on heurte des sensibilités que la Constitution a dit cela. Maintenant, si à un moment donné, l’Etat décide de choisir une langue, nous allons nous y conformer. C’est une décision politique. Elle est au-delà des décisions administratives que nous prenons. Qu’avez-vous à dire pour conclure cet entretien ? Je conclus sur une note d’espoir. Espoir que notre pays à un moment donné aura peu d’analphabètes ou n’aura pas d’analphabètes. C’est mon espoir. Education 10 sept. 2021


Audience au médiateur de la République: Pascal Essou et les Pays-Bas explorent des pistes de partenariat
Le médiateur de la République, Pascal Essou, a reçu en audience ce jeudi 9 septembre, à son cabinet à Porto-Novo, l’ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin, To Tjoelker-Kleve, avec qui il s’est entretenu notamment sur la possibilité de réactiver le partenariat existant par le passé entre leurs deux structures. Les deux personnalités ont exprimé leur souhait d’approfondir ensemble les pistes de coopération dans l’intérêt du Bénin. Cette rencontre, la première entre Pascal Essou et son hôte, a été une occasion pour les deux de se connaitre. Elle a permis à la diplomate hollandaise de présenter de vive voix ses félicitations au médiateur de la République pour sa brillante nomination en mai dernier. To Tjoelker-Kleve se dit admirative des efforts du médiateur de la République dans le sens du renforcement de la paix, de la cohésion sociale et de la consolidation d’une bonne ambiance au Bénin. Elle a insisté dans ce cadre qu’il est important que tous les jeunes soient impliqués dans le développement du Bénin. «Si on veut un Bénin pacifié et positif, il est nécessaire que les jeunes prennent part au développement. Il faut leur donner les outils et la chance de se développer», a fait savoir l’ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin. Selon elle, c’est à ce travail que s’attèle depuis des lustres la Hollande au Bénin à travers notamment l’encadrement des jeunes agriculteurs, producteurs et autres. Ce qui permet aux jeunes bénéficiaires des projets néerlandais de se prendre en charge et de gagner leur vie. To Tjoelker-Kleve note que cette vision de la coopération néerlandaise au Bénin rejoint celle du médiateur de la République qui œuvre pour une jeunesse béninoise pacifiée et positive. Les jeunes peuvent beaucoup apporter dans le cadre d’un changement positif du Bénin notamment sur les plans politique, social et économique, insiste-t-elle. To Tjoelker-Kleve a précisé qu’en dehors du secteur de l’entrepreunariat et de l’autonomisation des jeunes, son pays appuie également le Bénin dans les domaines de la sécurité alimentaire et de la santé de reproduction.   Actualités 10 sept. 2021


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