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Nouvelles

Ouverture de la 1ère session ordinaire de l’année 2015 au Parlement:150 lois adoptées et 805 milliards FCFA accordés sous la 6e législature

En vertu de l’article 87 de la Constitution et l’article 4 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les députés ont ouvert hier jeudi 2 avril, la première session ordinaire de l’année 2015. A l’occasion, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago a fait le point de la 6e législature dont le mandat vient à terme le 15 mai prochain. Plus de 150 lois ont été adoptées et 805 milliards FCFA d’accords de crédits ont été mis à la disposition du gouvernement.

Les travaux de la première session de l’année 2015 sont désormais ouverts. L’ouverture a été effective grâce à la présence de 45 députés ayant favorisé l’atteinte du quorum. La cérémonie s’est déroulée en présence du gouvernement représenté par trois ministres, les diplomates accrédités au Bénin, les membres du Haut commandement militaire et les têtes couronnées de la ville de Porto-Novo. Mais cette séance plénière a failli frôler le report pour défaut de secrétaire parlementaire. Aucun des deux secrétaires parlementaires n’était présent. La première secrétaire parlementaire Claudine Prudencio serait en mission à l’étranger. Le deuxième secrétaire parlementaire André Okounlola serait sur le territoire national mais n’a pas fait le déplacement du palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
Une situation exceptionnelle qui a obligé le président de l’Assemblée nationale a fait recours à une jurisprudence de la Cour constitutionnelle mais jamais appliquée. Il s’agit de la décision EP 11-014 du 22 février 2011 de la Haute juridiction qui autorise en article 2 le président de l’Assemblée nationale à désigner d’office un député pour assurer les fonctions de secrétaire parlementaire. Le président Mathurin Nago a mis en application cette décision jurisprudentielle en désignant le député Gonrondoubou Orou Déké pour suppléer aux secrétaires parlementaires dont la présence d’un au moins est indispensable pour la validité des décisions qui seront prises.
Une fois la difficulté contournée, le président de l’Assemblée nationale a eu le chemin balisé pour ouvrir les travaux. Lesquels sont marqués par son seul discours.
Mathurin Nago fera constater avec satisfaction la fin de la 6e législature installée le 15 mai 2011. Une mandature qui cèdera la place à la septième législature à partir du 16 mai prochain. Il s’est posé la question de savoir si la mission a été bien accomplie. La réponse a été sans ambages. Pour Mathurin Nago, au cours de la législature qui s’achève, le Parlement s’est vaillamment acquitté de sa triple mission de législation, de contrôle de l’action du gouvernement et de représentation.

Bilan satisfaisant

Au plan législatif, la 6e législature a doté à ce jour le Bénin de plus de 150 lois au total, toutes catégories confondues contre 120 lois pour la précédente législature. Il a adopté 63 lois portant autorisations de ratification d’accords de crédits. Ce qui a permis à l’Assemblée nationale de mettre à la disposition du gouvernement des ressources financières évaluées à près de 805 milliards FCFA, pour la mise en œuvre de son programme de développement.
Le contrôle de l’action gouvernementale a connu aussi une place de choix. Plusieurs questions ont été posées au gouvernement pour permettre aux populations de mieux comprendre les choix opérées par l’Exécutif dans ses différentes actions de résolution des problèmes auxquels sont confrontés les Béninois. Certaines de ces interpellations ont abouti à la création de commission d’enquête parlementaire.
Sur le plan de la représentation, troisième mission constitutionnelle du Parlement, Mathurin Nago se félicite du bilan obtenu. L’Assemblée nationale a réussi à améliorer mieux que par le passé son image au plan régional et international. «Nous pouvons affirmer que la sixième législature a apporté sa pierre à la consolidation de la démocratie et de la gouvernance au Bénin», a souligné le président de l’Assemblée nationale. Toutefois, Mathurin Nago regrette que la présente législature ne puisse pas aller au-delà de ce bilan. Certains dossiers importants sont laissés sur les carreaux. Il cite le cas de la relecture du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour laquelle il a mis en place un comité qui a travaillé pendant plusieurs mois. La proposition de résolution sur la question a été déjà déposée pour étude et rapport à la commission en charge des Lois. Mathurin Nago, déplore que la 6e législature ne puisse pas disposer du temps matériel pour examiner ce dossier avant la fin de son mandat et améliorer le Règlement intérieur en cours d’application et vieux d’environs deux décennies. Il espère que la prochaine législature puisse faire aboutir ce dossier tout comme les autres abandonnés.

Djibril Mama Débourou, 1er questeur de l’Assemblée nationale

«A ce jour, pas un seul virement du gouvernement au Parlement»

Avant l’examen du projet de loi portant statut général des agents de la Fonction publique, le député Djibril Mama Débourou, 1er questeur de l’Assemblée nationale a émis un coup de gueule. Il a informé la plénière de ce qu’à la date de 2 avril 2015, le gouvernement n’a encore fait le moindre virement à l’Assemblée nationale pour le compte de son budget gestion 2015. Alors qu’on est déjà à plus de trois mois d’exécution du budget général de l’Etat gestion 2015. « Cela pose un problème de bonne gestion au niveau du gouvernement », souligne Djibril Mama Débourou. «Le comble est que j’ai appelé plusieurs fois le ministre de l’Economie et des Finances pour attirer son attention sur cet état de chose. Depuis un certain temps, il ne décroche même plus mes coups de fil», déplore-t-il, laissant croire que c’est par acrobatie que le Parlement tourne depuis trois mois. Le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago a appuyé son collègue. Il a reconnu qu’il faut effectivement donner les moyens à l’Assemblée nationale pour lui permettre de jouer sa partition. Il espère que l’appel du premier questeur sera entendu pour que l’Assemblée nationale ne soit pas financièrement bloquée. Mathurin Nago ne souhaite pas une situation qui mette en difficulté le fonctionnement des institutions de la République.
Th. C. N.

Actualités 03 avr. 2015


Assemblée nationale:La session ordinaire des adieux de la 6e législature s’ouvre demain

Les députés de la 6e législature lancent les travaux de la première session ordinaire de l’année 2015 demain jeudi 2 avril au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. C’est leur toute dernière session qui risque de ne connaître l’examen d'aucun dossier avant l’installation des députés de la prochaine législature.

Terminus, les députés de la 6e législature descendent ! Ils amorcent le dernier virage de leur mandat constitutionnel de quatre ans qui a démarré le 16 mai 2011. Ce sera à la faveur de l’ouverture des travaux de la première session ordinaire de l’année 2015 qui s’ouvre demain jeudi 2 avril au Parlement. Cette ouverture est une exigence de la Constitution béninoise qui stipule en son article 87 que «L’Assemblée se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires par an. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois». Cette disposition constitutionnelle a été reprise in extenso par l’article 4 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
C’est donc en application de ces dispositions que les députés ouvrent solennellement demain les travaux de la première session ordinaire de cette année. Cette ouverture solennelle se fait en présence des présidents des institutions de la République, des membres du gouvernement, des membres du corps diplomatique accrédité au Bénin, des autorités religieuses et des têtes couronnées du pays. Comme par le passé, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago aura à prononcer un discours. Un discours dans lequel il se prononce sur la situation sociopolitique et économique du Bénin, de la sous-région et du monde. Son discours est très attendu. En ce sens que Mathurin Nago ne ratera certainement pas l’occasion de se prononcer sur l'actualité politique. Surtout que c’est peut-être la toute dernière fois qu’il aura l'opportunité de s'adresser à ses mandants depuis le perchoir en tant que président de l’Assemblée nationale.
Il ne manquera pas non plus de faire le bilan global de la présente législature dont il évoquera sans doute les forces et faiblesses. Ensuite, il aura à dire au-revoir à ses collègues députés avec qui il est resté à l'hémicycle certains, depuis huit ans et d’autres quatre ans. Ils vont se dire au-revoir et se souhaiter bonne chance surtout ceux d’entre eux qui sont candidats aux législatives du 26 avril prochain.
Après cette ouverture, les députés vont se quitter pour descendre sur le terrain. Ils n’auront plus la tête à examiner les dossiers avant l’ouverture de la campagne électorale. Les nombreux dossiers en instance dans leurs tiroirs et placards seront alors reversés à la prochaine législature, la 7è de l’ère du renouveau démocratique qui prendra le relais à partir du 16 mai prochain. C’est donc la session des adieux de la 6e législature qui s’ouvre demain à l’hémicycle.

Actualités 01 avr. 2015


Scrutin législatif du 26 avril prochain:Les cartes d’électeurs distribuées à compter du mercredi 8 avril

La disponibilité des cartes d’électeurs sera une réalité dans une semaine. Si l’on s’en tient aux déclarations du président du COS-LEPI, Sacca Lafia, les 4 470 591 cartes d'électeurs sont déjà imprimées et en train d’être plastifiées. Sauf cas de force majeure, sa distribution devra débuter, mercredi 8 avril prochain sur toute l’étendue du territoire national.

L’impression des cartes d’électeurs est déjà faite et sa distribution sera effective sur le terrain le mercredi 8 avril prochain au plus tard. C’est ce qu’a révélé, hier lundi 29 mars, le président du COS-LEPI, Sacca Lafia. Considéré comme la dernière phase de la correction de la LEPI, l’établissement des 4 470 591 cartes d’électeurs suit son cours normal. Une horde de jeunes à l’œuvre sur les sites du COS-LEPI et du Centre national de traitement (CNT) à Agblangandan donne à espérer. Affairés, qui autour des tables bondées de cartes d’électeurs, qui, devant des appareils de plastification qui tournent à plein régime. Soit 20 cartes laminées la minute par 390 appareils fonctionnels sur les 500 du CNT.

Selon les explications du président du COS-LEPI, après cette étape de plastification, suivra la distribution des cartes aux électeurs. A l’en croire, le retard accusé pour la disponibilité du document électoral s’explique par les difficultés matérielles causées par des pannes fréquentes sur les appareils d’impression, les longues procédures administratives de passation des marchés publics et la procédure de décaissement des fonds parfois difficiles au ministère de l’Economie et des Finances. Saisissant donc l’occasion, Sacca Lafia annonce d’ores et déjà, un dépassement budgétaire qui a amené son institution à saisir le ministère en charge des Finances pour un complément de fonds. «Car, il faut payer les agents distributeurs, assurer le contrôle et la supervision des opérations de distribution des cartes d’électeurs», explique-t-il.
A la question de savoir si le temps pourrait suffire à satisfaire tous les électeurs, Sacca Lafia pense que la fièvre de la campagne électorale aidant, les objectifs pourraient être atteints même dix jours après le démarrage. Il a également rassuré les populations béninoises de la bonne marche du processus électoral en cours. «Tout le monde aura sa carte d’électeur avant le scrutin», a-t-il rassuré.
Aux citoyens, Sacca Lafia annonce par ailleurs, que lesdites cartes ont été imprimées en blanc et noir compte-tenu de la disponibilité financière. Toutefois, il a réitéré à l’endroit des uns et des autres que les données biométriques sont disponibles et pourraient être imprimées en couleur au cas où les décideurs choisiraient de le faire. Il a invité tous les électeurs à se rendre massivement dans tous les lieux où ils s’étaient faits enregistrer pour retirer leur carte d’électeur.

Les étapes d’établissement de la carte d’électeur

Lundi 30 mars, la fin de la matinée se veut laborieuse sur les sites du COS-LEPI et du CNT à Agblangandan, dans les villas CEN-SAD. Des centaines de jeunes tâcherons regroupés en équipes de plastification et de contrôle sont à la tâche. Les 390 appareils de plastification tournent à plein régime. Les agents travaillent 24 heures sur 24 par vacation de trois équipes. A la chaîne, des équipes supervisées par des techniciens se chargent, au prime abord, de la plastification, du contrôle et de faire les colis selon les postes de vote. Après quoi, un contrôle est effectué dans une salle par d’autres agents pour vérifier d’une part le nombre de cartes emballées, leur appartenance effective au poste de vote et retirer les rebus (les cartes froissées). Ces rebus sont corrigées dans une salle de correction. Au bout de ce processus, les cartes d’électeurs sont enveloppées et scellées pour être mises dans des cantines qui seront envoyées sur le terrain.
Notons qu’avant cette phase de plastification qui bat son plein, l’impression des cartes s’est faite avec trois robots d’impression qui livrent au moins 8500 copies par heure. Quatre sous-sections constituées essentiellement d’agents d’impression, de contrôle, de mise en colis et logistique ainsi que des manutentionnaires ont assuré la tâche.
En tant que pièce maîtresse du processus électoral, la carte d’électeur est établie pour chaque électeur. Il s’agit d’une carte revêtue de la photo numérique de l’électeur. Elle porte l’empreinte de son pouce gauche ainsi que les codes permettant d’insérer d’autres données biométriques. La personne qui porte un handicap au niveau d’un ou plusieurs doigts, bénéficie d’une carte d’électeur spéciale revêtue de sa photo numérique.

Actualités 31 mars 2015


Note de conjoncture économique pour le mois de février 2015 :56,35 milliards de FCFA de recettes avec une augmentation du taux d'emploi

La Direction générale des affaires économiques du ministère de l'Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation vient de rendre publique la note de conjoncture économique du mois de février 2015. Selon cette note, il y a eu une reprise de l'activité économique avec des recettes totales nettes qui se sont affichées à 56,35 milliards de FCFA

Au plan national, l’activité économique en février 2015, selon la note de conjoncture économique que vient de rendre publique la Direction générale des affaires économiques du ministère de l'Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation s’est renforcée en comparaison au même mois un an plus tôt. L’indice global du chiffre d'affaires a connu une progression de 12,8%, tirée par la plupart des branches d'activité, à l'exception de la branche "Banques et Assurances".
L’emploi dans les grandes entreprises a connu un regain de 1,1% en lien avec les activités d'égrenage de coton.
Au niveau des finances publiques, les recettes totales nettes du mois de février 2015 se sont affichées à 56,35 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 94,4%de l’objectif de recette du mois. Elles sont en hausse de 2,9% par rapport à leur niveau au même mois de l’année 2014.
Selon la note de conjoncture, le contexte économique international du même mois de février a été marqué par une reprise de l’activité dans les principaux pays avancés. Aux Etats-Unis, l'indice composite de la production manufacturière (PMI) s'est inscrit en hausse de 2,2% avec un taux de chômage qui s’est établi à 5,5%, son plus bas niveau depuis juin 2008. Dans la Zone Euro, les tensions déflationnistes s’amenuisent, avec un taux d’inflation de -0,3%.

Les nouvelles prévisions de l'OCDE indiquent un taux de croissance de 1,4% pour 2015 contre une prévision initiale de 1,1%, soutenue par la baisse des prix du pétrole, le recul de l'euro et une politique monétaire plus accommodante.
Sur les marchés internationaux des matières premières, le cours du pétrole poursuit sa remontée. Le cours du baril s’est affiché à 54,06 $US (31 245,06 FCFA) contre 44,37 $US (25 060,26 FCFA) le mois précédent et 105,38 $US (50 610,85 FCFA) un an plus tôt, soit une augmentation de 21,8% par rapport au mois de janvier 2015 et un repli de 48,7% en comparaison à sa valeur de février 2014. En ce qui concerne le coton, le cours s’est également inscrit en hausse. Le cours moyen a été de 897,91 FCFA le kilogramme contre 564,69 FCFA en janvier 2015 et 1 003,76 FCFA le kilogramme un an plus tôt.

Economie 26 mars 2015


Sénégal:Karim Wade écope de 6 ans de prison et 138 milliards FCFA d’amende

Karim Wade a été condamné, hier lundi 23 mars 2015, par la Cour de répression de l’enrichissement illicite, à une peine de prison de 6 ans, en plus d’une amende de 138 milliards de FCFA.

Le verdict est tombé hier lundi 23 mars 2015 au palais de Justice de Dakar, situé au quartier Rebeuss, à une centaine de mètres de la prison où est détenu Karim Wade. Le fils de l’ancien président du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, a été condamné par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) à une peine de six ans de prison assortie d’une amende de 138 milliards de FCFA.

«On vient de condamner un adversaire politique», s’exclame Mamadou Diop Decroix, membre du Parti démocratique sénégalais. Justement, c’est samedi 21 mars dernier que Karim Wade a été porté comme candidat à la prochaine présidentielle par le Parti démocratique sénégalais. Karim qui écope d'une peine de prison de six ans, donc de plus de cinq ans, perd ainsi tous ses droits civiques et politiques.
Le fils de l’ancien président du Sénégal a été interpelé le 15 avril 2013, avant d’être déféré au parquet deux jours plus tard, le 17 avril 2015. Selon les juristes sénégalais, Karim Wade peut attaquer cette décision à travers un pourvoi à déposer auprès de la Cour suprême.
Le verdict tombé, c’est la désolation totale aux abords du tribunal de Dakar. Les militants et autres sympathisants du PDS se sont écroulés. L’ancien ministres des Sports du Sénégal, El Hadji Daouda Faye, est lui sorti de la salle d’audience, en cris. D’autres partisans du PDS menacent que «Karim Wade ne passera pas la nuit en prison».

Afrik.com

International 24 mars 2015


Audiences au palais de la Marina:Un émissaire de Denis Sassou Nguesso reçu par Boni Yayi

Le président de la République a reçu en audience, samedi 21 mars dernier, le ministre d'Etat congolais Aimé-Emmanuel Yoka. Il a été essentiellement question de la coopération bilatérale entre le Bénin et le Congo.

«Les relations d'amitié et de coopération entre le Bénin et le Congo sont très vieilles, mais toujours fraîches, de plus en plus portées par les liens fraternels qui unissent les présidents des deux pays», a indiqué , Aimé-Emmanuel Yoka, ministre d'Etat congolais Garde des Sceaux, chargé de la Justice et des Droits humains, «Nous avons fait un bref inventaire de ces relations sur tous les plans, et réfléchi sur les voies et moyens pour les promouvoir et les diversifier autant que faire se peut, d'autant qu'il y a une importante colonie congolaise au Bénin et vice-versa» affirme-t-il. Pour l'émissaire du président Denis Sassou Nguesso, il est de la responsabilité des dirigeants des deux pays de faire en sorte que ces communautés soient totalement intégrées et se sentent comme chez elles dans leur pays d'accueil respectif.
Le président de la République a également échangé avec son ministre en charge de l'Urbanisme, Christian Sossouhounto, en compagnie des responsables des agences de maîtrise d'ouvrage délégué que sont l'AGETUR, l'AGETIP, et la SERHAU. D’abord, il a été question de l'état d'avancement du Programme d'assainissement des 77 communes lancé depuis peu. A ce sujet, la situation des villes de Sakété, Pobè, Ouidah, Bohicon a été passée au peigne fin. Avec la dernière visite effectuée auprès des institutions partenaires, à savoir la Banque ouest africaine de développement (BOAD), la Banque d'investissement de la CEDEAO (BIDC), et la Banque africaine de développement (BAD), les derniers réglages ont été effectués et les travaux sont prévus pour démarrer dans la première quinzaine du mois d'avril, notamment à Pobé et Sakété.

S'agissant du Projet d'aménagement urbain d'appui à la décentralisation (PAURAD) financé par la Banque mondiale et qui prend en compte les villes de Kandi, Parakou, Sèmè-Podji, Cotonou, Porto-Novo, Lokossa, Abomey, Bohicon, les études sont bouclées et les travaux démarreront incessamment, assure le ministre. Quant au Programme d'urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU), les travaux avancent également avec satisfaction.

Certains chantiers ouverts au titre de ce projet sont déjà achevés, tel que le pont de Funai. Les autres, rassure Christian Sossouhounto, avancent à un rythme soutenu et augurent d'une livraison des travaux à bonne date.
Vendredi 20 mars, le président de la République a reçu, Mgr François Gnonhossou, nouvel évêque de Dassa-Zoumé, en compagnie de Mgr Antoine Ganyè, président de la Conférence épiscopale du Bénin.

Actualités 23 mars 2015


Désignation des représentants du Parlement dans les bureaux de vote:Les députés peinent à accoucher la liste des 26 212 agents électoraux

Les députés à l’Assemblée nationale n’arrivent toujours pas à désigner leurs 26 212 représentants au sein des bureaux de vote. Pour la troisième fois consécutive, après la séance plénière d’hier jeudi 19 mars, l'exercice s’est soldée encore par un échec.

Après la bataille lors de leur séance plénière du mardi dernier autour de la configuration politique de l’Assemblée nationale, les députés font actuellement face à la réalité. Et cette réalité, c’est parvenir à désigner leurs représentants au sein des bureaux de vote. Ils n’arrivent toujours pas à trouver le bon bout pour désigner enfin les 26 212 agents électoraux qui seront chargés de gérer les élections législatives du 26 avril prochain et les communales et municipales du 31 mai prochain.

Cette désignation est pratiquement un problème pour les députés. Beaucoup parmi eux regrettent déjà d’avoir mis cette corde au cou à travers l’article 76 du Code électoral. Surtout que selon eux, la désignation de ces agents électoraux est sans enjeu. Car, les deux représentants désignés par poste de vote par l’Assemblée nationale ne jouent pas les premiers rôles.
La gestion des bureaux de vote est assurée par le président et deux assesseurs désignés par la Commission électorale nationale autonome (CENA). Ce sont à ces trois agents électoraux que s’ajouteront les deux représentants du Parlement.

Malheureusement les députés ne trouvent pas encore le bon bout pour accoucher ces 26 212 agents électoraux. La plénière prévue pour hier afin de finaliser cette désignation n’a pas pu s’ouvrir. Les listes des députés ne sont pas disponibles. Ni la Majorité parlementaire forte de 53 députés, ni la Minorité parlementaire n’était prête. Et pourtant les députés ont fait nombreux le déplacement du palais des Gouverneurs. Ils se retrouvaient par petits groupes, certainement pour discuter de cette désignation qui est pratiquement un serpent de mer pour eux aujourd’hui. Mais ils ont intérêt à aller vite. Car, il y a la fermeture de la session extraordinaire attendue pour le mardi 24 mars prochain. Ils doivent faire tout pour adopter la liste unique nominative de leurs représentants dans les bureaux de vote.
Aux dernières nouvelles, il se murmure que les députés se retrouvent lundi 23 mars prochain pour tenter de finir avec ce dossier.

La 6e législature fait ses adieux le 2 avril prochain

Les députés de la 6è législature ouvrent la première session ordinaire de l’année 2015 le jeudi 2 avril prochain. Ceci conformément à l’article 87 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui exige que la première session ordinaire soit convoquée au cours de la première quinzaine du mois d’avril. La date du 2 avril 2015 a été retenue par la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale qui s’est réunie hier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
La particularité de l’ouverture de cette session ordinaire est qu’elle est la dernière de la 6e législature installée le 15 mai 2011. Les députés viendront pour lancer les travaux de cette session ordinaire et repartiront sur le terrain. Ce n’est pas évident qu’ils étudient un dossier. Les différents points qui seront inscrits à l’ordre jour seront examinés par les députés de la 7e législature qui seront élus au terme des élections législatives du 26 avril prochain.

Actualités 20 mars 2015


Législatives du 26 avril 2015:Combats épiques et bouleversements politiques attendus

Vingt listes de candidatures devraient finalement prendre part au scrutin législatif du 26 avril prochain, eu égard au point fait par la Commission électorale nationale autonome (CENA). De toutes les listes, certaines seront particulièrement scrutées, tant leurs prestations pourraient influencer le paysage et le débat politiques immédiats ou à venir.

L’échiquier politique pourrait connaître une redéfinition sinon fondamentale, du moins d’envergure au lendemain du scrutin du 26 avril prochain. Ces législatives, les troisièmes de l’ère Boni Yayi, les seules que celui-ci aborde aussi dans un contexte de fin de mandat et de règne, pourraient en effet annoncer une esquisse de ce que serait la carte politique après lui. Si en 2007 et en 2011, il surfait encore sur la vague de l’état de grâce pour réussir à faire gagner les FCBE, en 2015, les réalités apparaissent autrement plus compliquées. A moins d’un an de la fin de son bail à la tête du pays, et alors qu’une érosion relative a commencé à grignoter les terres ‘’fcbéennes’’, le défi pour le chef de l’Etat est de se convaincre qu’il reste maître du jeu et que sa popularité est intacte après 9 ans passés au front. Les couleurs sont d’ailleurs annoncées puisqu’officiellement, les FCBE ambitionnent de glaner 50 sièges de députés sur les 83. De quoi contrôler, seules, la majorité parlementaire. Ambition démesurée dans le contexte actuel, fait d’Opposition de plus en plus frontale entre les FCBE et certains de leurs anciens cadres, dont certains sont tombés en disgrâce alors que d’autres se sont affranchis de la tutelle du président Boni Yayi ? En tout cas, convaincues de contrôler 80% de l’électorat, d’après des études qu’elles disent avoir commanditées, les FCBE veulent y croire en dépit de la conjoncture qui n’autorise pas à croire qu’elles auront autant de députés qu’en 2011, soit 41, et qui fait penser que si même elles arrivaient à accrocher une trentaine de sièges, ce serait une sacrée performance déjà. Car en face, l’Opposition est de plus en plus farouche et, la détermination, grande...

Ces alliés devenus ennemis

Candide Azannaï, Hélène Kèkè-Aholou, Mathurin Nago, Sacca Lafia, Djibril Mama Débourou, Claudine Afiavi Prudencio, Grégoire Laourou (la liste n’est pas exhaustive) : voilà autant de fidèles passés, depuis, à l’ennemi sinon mués en adversaires coriaces et tenaces. Si intrinsèquement certains d’entre eux ne pesaient pas grand-chose et pouvaient ne pas véritablement inquiéter les FCBE, ils auront réussi, prenant sans doute conscience de leurs faiblesses, à concevoir ou conclure des alliances qui leur permettent, dans l’absolu, d’être sereins. Ainsi, Candide Azannaï dans la 16ème circonscription électorale (Cotonou Ouest), tête de liste de l’alliance qu’il a conclue avec l’Union fait la Nation (Opposition traditionnelle), peut espérer, avec le positionnement de Me Joseph Djogbénou juste derrière lui, un effet de ralliement qui l’aiderait à se sortir d’affaire. Mathurin Nago dans sa bonne 18ème circonscription (Bopa, Lokossa, Houéyogbé) a réussi à s’adjuger le ralliement de Dakpè Sossou (2ème titulaire), maire de Lokossa dont l’emprise sur la circonscription, notamment la ville de Lokossa, peut aider le président sortant de l’Assemblée nationale à regagner son siège de député. Le cas échéant, Dakpè Sossou aura été un vrai porteur d’eau et Mathurin Nago peut alors considérer ces législatives comme la rampe de lancement de sa course à la Marina en 2016. Quant à Hélène Kèkè-Aholou, la tâche sera plus ardue pour elle, dans la 20ème (Adjohoun, Akpro-Missérété, Avrankou, Bonou, Dangbo) où elle aura fort à faire face au PRD, maître traditionnel des lieux, et aux FCBE qui la firent élire en 2007 et 2011. Cette alliance des Forces démocratiques unies (FDU) conduite par Mathurin Nago pourrait aussi espérer voir son candidat Bani Samari, réussir à tirer son épingle du jeu dans la 2ème circonscription (Gogounou, Banikoara, Ségbana) où il avait déjà créé la sensation en se faisant élire en 2011 sur une liste concurrente des FCBE. Peut-être faudra-t-il encore compter avec lui… Claudine Prudencio, pour sa part, si son UDBN seule n’aurait pas pu lui permettre de s’en sortir, peut espérer que naisse de son alliance avec l’UN, un résultat nommé victoire pour lui permettre de retourner à l’hémicycle. Et, ainsi, oublier ses noces passées avec les FCBE, des noces qui auront été en dents de scie, l’amenant à voir successivement en Boni Yayi, un «papa bonheur», puis « papa malheur » au gré des circonstances et des intérêts…
Grégoire Laourou, c’est probablement l’un de ceux qui n’auraient pas voulu combattre les FCBE, tant il se sera montré, au fil des années écoulées, un militant disponible et généralement discipliné. Mais l’ascension fulgurante de son poulain Komi Koutché, tel un TGV, aura quelque peu assombri l’éclat de son étoile dans la 9ème circonscription (Bantè, Dassa-Zoumè, Savalou). Les deux étant natifs de Bantè et ne pouvant figurer sur la même liste sans froisser les natifs des autres communes composant la circonscription, c’est sans doute malgré lui que Grégoire Laourou s’en va voir, avec son alliance Eclaireur, si l’herbe sera plus verte ailleurs que chez les cauris.
En ce qui concerne Sacca Lafia et Djibril Mama Débourou, des pontes de la galaxie Yayi dans le Nord du pays, l’on ne sait trop s’ils sont victimes du souci de renouvellement générationnel prôné par une certaine tendance au sein des FCBE, ou s’ils paient pour leur rapprochement d’avec le candidat annoncé à la succession de Boni Yayi, Robert Gbian, dont on sait qu’il n’est pas, pour le moment en tout cas, le favori du locataire de la Marina. Toujours est-il que ceux-ci se montrent critiques envers Boni Yayi. Comme en témoigne leur récent meeting à Kandi dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme, à l’occasion de laquelle Sacca Lafia a carrément déclaré et répété avec emphase que «Yayi Boni, c’est fini !» Avec Sacca Lafia, Djibril Mama Débourou et Robert Gbian conduisant l’alliance Soleil, les circonscriptions électorales du Nord en général, les 7ème (Nikki, Bembèrèkè, Sinendé, Kalalé) et 8ème (Pèrèrè, Parakou, Tchaourou, N’Dali) seront particulièrement disputées. Ici, le combat aura un goût relevé car il s’agira d’établir des rapports de force probants qui attestent, pour l’alliance Soleil, qu’elle est la nouvelle force qui contrôle les lieux, et pour les FCBE, que Boni Yayi influencera encore le jeu pendant un moment et donc, qu’il faudra quêter son soutien… Celui-ci cerné par ses anciens alliés, n’est pas moins en proie à l’appétit des opposants traditionnels.

UN, PRD, se tracer une trajectoire prometteuse

Opposants de vieille date à Boni Yayi, l’Union fait la Nation et le PRD auront à cœur de se rassurer, quant à l’avenir immédiat. Faire un résultat conséquent, pour se convaincre que l’adversaire a vendu leurs peaux avant de les avoir tués, et lui démontrer, par la même occasion, qu’ils n’ont pas dit leur dernier mot. L’UN, quoique délestée du PRD et de la RB aura fait montre d’une régularité dans sa ligne politique face au pouvoir durant toute la législature. Une attitude que l’alliance conduite par Bruno Amoussou proposera aux électeurs de récompenser. Un résultat franchement positif, en l’absence du PRD et de la RB convaincrait Bruno Amoussou et compagnie que leur combat est compris et soutenu par le peuple, et leur ferait espérer que l’avenir, qui commencera déjà avec 2016, après les municipales du 31 mai, pourrait être encore plus prometteur. Mais le PRD, dans ses bastions traditionnels entendra marquer son hégémonie mise en doute par les ralliements massifs de la plupart des maires issus de ses rangs, à la majorité présidentielle. Ayant réussi à garder tous ses députés élus en 2011 dans la logique de l’Opposition au pouvoir, logique suivie aussi par Atao Hinnouho quoique parti labourer son propre champ politique, le parti de Me Adrien Houngbédji peut se targuer aussi d’une régularité comportementale face au pouvoir en place, quoique… Ici, le retour à la compétition du leader charismatique des Tchoko-tchoko sera appréhendé comme la sensation et l’on observera s’il suffira à redonner des couleurs au PRD. Qui, s’il se fait maître dans ses fiefs traditionnels, pourra envisager de peser sur la présidentielle de 2016, en s’alliant à un candidat faute d’en avoir en propre.
Dans la même dynamique, la RB, après avoir failli perdre son identité en saisissant «la main tendue» par le chef de l’Etat après la présidentielle de 2011 et alors même que son président Léhady Soglo avait été le directeur de campagne du candidat unique de l’Opposition, qui contestait alors les résultats, aura pour souci de se repentir de sa collaboration avec les FCBE, pour se refaire sinon une virginité politique, du moins une santé à même de lui permettre de continuer d’exister par elle-même. On se demandait bien comment la RB aurait pu, en restant dans son alliance avec les FCBE et le président Boni Yayi, tout en se réclamant de ce dernier, se comporter sur le terrain à l’occasion de ces élections ; sachant que le chef de l’Etat ne manquera pas, comme par le passé, de prêcher aux siens que la seule liste qu’il reconnaisse est la liste FCBE qu’il aura conçue en personne.
En s’affranchissant de son partenariat avec le pouvoir, la RB a probablement fait une partie du chemin. Reste maintenant à convaincre les électeurs que cette rupture n’est pas que conjoncturelle. Pour ce faire, Léhady Soglo dispose d’un argument valable qu’il a d’ailleurs commencé à asséner : l’opposition de la RB à la révision de la Constitution dans les circonstances actuelles. Cela suffira-t-il pour lui permettre de glaner les 15 sièges de députés qu’il envisage ? Revigoré par son alliance avec le parti Réveil patriotique de Janvier Yahouédéou, lequel, dans la 24è circonscription électorale (Covè, Ouinhi, Zagnanado, Za-Kpota, Zogbodomey) entend bien démontrer que l’échec de 2011 n’était qu’une parenthèse de l’histoire, mais pourrait bien profiter des appréciations positives qu’auraient les populations à propos de cette alliance RB-RP pour se propulser à nouveau à l’Assemblée nationale d’où il pourra peut-être conforter son ambition présidentielle. En tout cas, la RB pourrait bien connaître une embellie dans cette circonscription. Mais à l’échelle nationale, cela reste une autre paire de manche…

L’AND aussi

Parmi les listes dont les performances méritent d’être suivies, il y a aussi l’Alliance nationale pour la démocratie et le Développement (AND) de Valentin Aditi Houdé. Un des rares qui, depuis qu’il a osé tourner dos au président Soglo, a toujours réussi à se faire élire député, et qui ambitionne de créer un vaste regroupement politique incarné par l’AND. Mais il aura été aussi un des soutiens du chef de l’Etat, après l’avoir combattu un moment. Un soutien qui s’est tout de même révélé très tôt critique au point d’afficher des désaccords et de l'amener à refuser clairement d’intégrer les FCBE.
Pour Valentin Aditi Houdé, le challenge est donc de prolonger l’histoire en revenant comme membre de la 7ème législature. Et s’il parvient à glaner quelques autres sièges de députés, il marquera les esprits et pourra confirmer le bien que certains pensent de lui, au point de lui promettre un rôle de premier plan dans l’arbitrage de la présidentielle de 2016…

Les présidentiables

Eric Houndété dans la 5è (Allada, Kpamassè, Ouidah, Toffo, Tori-Bossito), Joseph Djogbénou dans la 16è (Cotonou Ouest), Robert Gbian dans la 7è (Nikki, Bembèrèkè, Sinendé, Kalalé) et Janvier Yahouédéou dans la 24è sont les présidentiables annoncés, engagés dans la compétition pour les législatives. Leurs résultats seront donc dignes d’intérêt. Dans sa circonscription, Eric Houndété aura particulièrement à en découdre avec la RB, les FCBE, et l’AND dont la tête de liste, Octave Houdégbé entend bien se révéler comme un homme de terrain. S’il a, certes, l’avantage d’être régulièrement élu dans cette circonscription, Eric Houndété sait sans doute qu’il faut se garder de crier victoire avant l’heure, et doit donc ferrailler ferme face au vénérable candidat Houdégbé.
Quant à Joseph Djogbénou, sa position de 2è titulaire ne lui confère pas d’office la qualité de député. Mais dans cette circonscription où RB, FCBE et UN se partageront probablement les 5 sièges en jeu, il peut espérer, avec du travail et une certaine désaffection pour les FCBE qu’il entend provoquer chez les populations, que sa liste s’en sortira avec deux sièges, ce qui lui garantirait d’intégrer l’Assemblée nationale et de se faire une idée pratique de ce que peut être le combat politique.
Robert Gbian, dans cette 7è circonscription où 4 sièges sont en jeu, aura pour sa part, essentiellement, à en découdre avec les FCBE dont la liste est ici conduite par le ministre Théophile Yarou. Si pour le général à la retraite l’élection semble acquise, ce qui intéressera davantage, c’est le score que l’alliance Soleil fera dans cette circonscription. Un partage égalitaire des sièges avec les FCBE ou même 3 contre 1 au profit de sa liste sonnera comme une bonne entrée en matière et lui donnerait du relief. Une légitimité qui pourrait bien servir sa cause. Mais un score rachitique qui le verrait sauver son seul siège, apparaîtrait comme une contre-performance, un défaut d’ancrage politique. Mais il peut compter sur les tauliers comme Djibril Mama Débourou, son suppléant, pour le travail de mobilisation. Pour lui donc, ce sera comme un référendum local pour attester de sa légitimité à aspirer à la succession de Boni Yayi…
Quant à Nassirou Bako Arifari, en alliance stratégique avec les FCBE, dans sa première circonscription (Kandi, Malanville, Karimama), son adversaire principal sera celui de l’alliance Soleil, Issa Salifou. Si, du fait de ses responsabilités, le ministre a certainement perdu prise sur le terrain, au point qu’on se demandait si avec sa seule liste Amana il réussirait à se faire élire comme il y a quatre ans, le modus operandi trouvé avec les FCBE est de nature à lui garantir une élection sans fioritures. Suffisant pour ensuite prétendre à une quelconque légitimité pour embrasser la présidentielle ? Pas si sûr.
En ce qui concerne Janvier Yahouédéou, qui ne fait non plus mystère de son ambition de siéger à la Marina, ces législatives constituent un bon test. Lui qui, seul, avait glané 17.000 voix dans cette circonscription, qui ne suffirent pas à le propulser au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, devra maintenant prouver que son ambition présidentielle n’est pas démesurée. Le résultat, s’il est concluant, sera cependant bémolisé par l’apport de la RB, qui pourra lui opposer que son élection n’est pas le fait de son poids intrinsèque…
Enfin, Léhady Soglo, dans la 16è, face aux FCBE et à l’UN, aura à convaincre de la justesse de la ligne politique de son parti, de 2011 à récemment, et espérer que les électeurs le comprennent. En tout cas, en deuxième position après ‘’maman’’ Rosine, il lui faudra faire gagner au moins deux sièges à sa liste pour gagner le pari de se faire élire député, même si on sait qu’il ne siégera probablement pas. Moins de deux sièges pour la RB, dans la 16è, serait un échec évident et mettrait quelque peu en doute sa légitimité à envisager la présidentielle.
En attendant, pour les uns et les autres, le plus important, c’est de se faire élire député…

Actualités 17 mars 2015


Incendie d’un dépôt d’essence à Parakou:Des centaines de bidons de «kpayo» partis en fumée

Un grand dépôt d’essence de contrebande communément appelée « kpayo » a pris feu dans l’après-midi du samedi 14 mars dernier au quartier Ganou dans le 1er arrondissement de Parakou.

Grâce à la détermination des sapeurs-pompiers qui sont venus à bout des flammes au bout de quatre heures d’horloge, l’on ne déplore, fort heureusement, aucune perte en vie humaine mais les dégâts matériels sont considérables. Des centaines de bidons d’essence de 25 litres sont partis dans les explosions laissant apercevoir des flammes intenses et une épaisse couche de fumée dans le ciel. Il y avait au total 932 bidons dont 58 bidons d’huile à moteur et plus de 240 bidons vides, à en croire Abdoulaye Gado, gérant du dépôt. L’incendie s’est déclenché, raconte-t-il, alors qu’un client sans bidon vidait l’essence pour défaut de «garanti».

Actualités 16 mars 2015


Situation socio-politique nationale:Les FCBE apportent des clarifications

L’honorable Bida Nouhoum, porte-parole des FCBE, a rencontré, samedi 14 mars dernier, au Chant d’oiseau à Cotonou, les étudiants et ressortissants de la Donga. Au cours de la conférence publique qu’il a dirigée aux côtés de son collègue Christophe Houssou, l’occasion lui a permis d’échanger avec eux sur les questions de l’actualité nationale. Le développement économique du pays, les supposées démissions en cascade enregistrées dans les rangs des FCBE à la veille des élections, ainsi que le projet de révision de la Constitution.

Les questions liées au développement et à l’avenir de la nation doivent préoccuper tous les citoyens sans exception. Ce qui, d’une manière ou d’une autre, leur permettrait de mieux se positionner au cours des débats publics. Tel est le souci des honorables Bida Nouhoum et Christophe Houssou qui, en tant que représentant du peuple ayant le devoir constitutionnel de porter les informations nécessaires et utiles aux populations, ont tenu à échanger, samedi 14 mars dernier, avec les étudiants et ressortissants de la Donga résidents à Cotonou.
Le premier point abordé au cours de leur conférence publique a été le développement économique du pays.

Il a consisté à faire le bilan des réalisations du président de la République, Boni Yayi, depuis son avènement au pouvoir en 2006 et sa réélection, il y a 4 ans, par rapport aux engagements pris auprès des populations et aux promesses qui leur avaient été faites.
Par rapport aux démissions en cascade annoncées au sein des FCBE, le député a laissé entendre que c’est de la désinformation et de la pure intoxication. «Que ce soit au niveau de la Coordination nationale des FCBE, que ce soit au niveau du délégataire que je suis, ayant eu l’honneur de déposer la liste de cette force politique, nous n’avons pas enregistré de démissions. C’est tout une imagination pour destabiliser les FCBE, et créer de la psychose.

En dehors des deux cas enregistrés au départ avec des personnes qui n’étaient pas d’accord avec leur positionnement, il n’y a pas eu de démissions en cascade. Contrairement à ce qui a été rapporté, nous avons plutôt enregistré l’arrivée des militants d’autres alliances politiques. Le maire Patrice Houssou-Guèdè d’Abomey-Calavi dont on avance le cas, n’est pas un élu FCBE, nous l’avons plutôt aidé à occuper son poste», a expliqué Bida Nouhoum. Avec des députés élus dans presque toutes les 24 circonscriptions électorales, plus de 900 conseillers locaux élus et six élections déjà remportées sous le règne de leur chef, les FCBE demeurent et resteront, selon lui, la première force politique dans l’histoire du Bénin.
Abordant le dernier point de cette conférence publique, Bida Nouhoum a d’abord fait la genèse de l’amendement du projet de révision de la Constitution initié par le président Boni Yayi depuis 2008. «La décision DCC 14 du 20 novembre 2014 de la Cour constitutionnelle a indiqué que le projet de révision qui est actuellement sur la table de l’Assemblée nationale, ne permet pas une nouvelle République. Par conséquent, un 3è mandat pour le président Boni Yayi n’est pas possible. Si les intentions de ceux qui se servent de cette question comme thème de campagne ne sont pas ailleurs, le débat est donc clos. Mieux, Yayi Boni a souhaité que sans consensus au Parlement, cette révision n’ait pas lieu.

Qu’on cesse d’abuser de l’analphabétisme des populations», ont tranché Bida Nouhoum et Christophe Houssou. Tout en conviant les détracteurs des FCBE à un débat contradictoire, Nouhoum Bida leur demande de lui apporter la preuve que le projet d’amendement de la Constitution a touché à l’âge et à la limitation de mandat.

Politique 16 mars 2015


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