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Nouvelles

Promotion des langues nationales: « Les communes ont un rôle à jouer», selon Coffi C. Codjia, directeur national de l’Alphabétisation
A l’occasion de la commémoration, ce 8 septembre, de la Journée internationale de l’Alphabétisation par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), Coffi Charles Codjia, directeur national de l’Alphabétisation et de la promotion des langues nationales, présente un bilan des efforts consentis par le Bénin dans ce secteur, et lève un coin de voile sur les actions à court, moyen et long termes. La Nation : Pourquoi le Bénin éprouve des difficultés à inclure l’alphabétisation dans le système éducatif formel ? La loi sur l’éducation est claire. On enseigne en français, en anglais ou en langues nationales. Le problème qui se pose, c’est à quoi serviraient nos langues, quel rôle joueront-elles, dans le système formel ? Est-ce qu’on fera un apprentissage de la langue pour connaitre la langue tout court ? A mon avis, c’est non. Est-ce qu’on fera l’apprentissage de la langue pour maîtriser la connaissance, c’est-à-dire la langue comme véhicule du savoir ? C’est oui. Mais c’est un processus qui est assez long. Et on l’a commencé avec le projet Elan. Ce projet a initié l’introduction de nos langues dans le primaire. Mais il a marqué un arrêt. A mon avis, c’est parce que à un moment donné, on s’est rendu compte que la langue n’était pas un véhicule du savoir, que c’était juste un apprentissage, tout comme on apprenait l’anglais. Même au niveau de l’anglais, il y a une réforme en cours qui va nous permettre de l’utiliser comme véhicule du savoir, et non plus comme savoir tout court. Qu’est-ce qui se fait pour que nos langues soient utilisées comme véhicule du savoir ? Au niveau de la Direction nationale de l’Alphabétisation, nous travaillons avec la stratégie Eftp, entendu Enseignement, formation technique et professionnelle (Eftp). Dans cette stratégie, il y a ce que nous appelons le plan d’urgence. On a eu la possibilité de mettre en place des modules de formation en langues, de traduire les modules qui existaient dans certaines matières comme la mathématique, l’éducation scientifique et technologique, l’éducation sociale, en langues nationales, si bien qu’aujourd’hui, certains modules peuvent être directement enseignés aux artisans en langues nationales. C’est ça ce qu’on recherche. On lui donne l’enseignement dans sa langue, et il a peut-être six mois pour être recyclé, formé et aller travailler dans son quartier ou dans son village. Mais, il a aussi besoin de maitriser un peu la langue française parce que c’est la langue la plus utilisée. Comment se déroule le cursus au niveau de l’alphabétisation? Au niveau de la Direction nationale de l’Alphabétisation, le cursus qui est retenu jusque-là est réparti sur 4 ans. Les deux premières années sont consacrées à la maitrise de la langue, la maitrise des connaissances générales et nous avons des ouvrages qui y sont dédiés. Et quand vous finissez ces deux premières années, vous êtes capable de vous exprimer dans votre langue maternelle et capable d’écrire la langue française. A partir du second cycle, vous pouvez écrire la langue française et avoir ce qu’on appelle être formé dans l’alphabétisation fonctionnelle, c’est-à-dire celle qui permet de bénéficier du vocabulaire indiqué pour le métier que vous apprenez. Au niveau de l’enseignement général, combien d’enseignants alphabétisés avons-nous ? Je peux vous dire que, s’il y en a d’alphabétisés, ce sont des autodidactes. Et j’aime bien dire qu’ils sont lettrés en langue française mais ce sont des analphabètes en langues nationales. Or, ce sont eux qui agissent sur tout cet effectif que nous voyons. Il faut alphabétiser ceux-là. C’est à eux qu’il faut montrer les éléments pour mettre en place ce que j’appelle un lexique spécialisé qui est propre à l’enseignement qu’ils donnent. C’est à partir de là qu’on pourra enseigner en langues nationales dans le système éducatif formel. Si l’on doit introduire nos langues comme véhicule du savoir, forcément ils ont besoin d’être alphabétisés. Avec un tel processus, pourrait-on atteindre de sitôt l’objectif ? C’est ce qui décourage. C’est pourquoi, je propose deux axes. On ne redresse pas le bois dur. Laissons ceux qui sont là actuellement et formons les gens qui progressivement vont les remplacer. A ce moment-là, on pourrait avoir l’enseignement en langues nationales. Parlant des acquis de l’alphabétisation, que retenir en ce qui concerne le Bénin ? Nous pouvons dire que le Bénin est sur une bonne voie. Je le dis face à cette reprise que nous avons constatée depuis 2016. Parce qu’il faut reconnaitre qu’en 2016, il y a eu une chute de l’effectif alphabétisé qui est tombé à près de 2 000, 3000. Aujourd’hui, nous sommes à 18 000, et si nous devons aller dans les statistiques détaillées, plus de 30 000 personnes sont impactées par les questions d’alphabétisation au Bénin. En outre, le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle en charge de l’alphabétisation a mis en place une stratégie pour faciliter l’enseignement de nos langues maternelles. Jusqu’à l’année dernière, nous étions à 44 communes impactées. Et cette année, nous allons impacter les 77 communes. C’est notre objectif. Cela suppose donc qu’il y ait plus d’engagement de la part de l’Etat. Nous voulons ouvrir un minimum de deux centres par commune. Reconnaissons qu’à côté de cela, nous avons initié avec la Coopération suisse un projet intitulé Projet de gestion décentralisé de l’alphabétisation. Pour le moment, il impacte les départements du Borgou et de l’Alibori. Grâce à ce projet, nous avons ouvert plus de 600 centres dans ces deux départements. Il y aura une extension du projet si les accords sont signés dans l’Atacora et la Donga, avec un engagement plus important. 30 000 personnes impactées sur le plan national, n’est-ce pas dérisoire ? Apparemment, c’est dérisoire. Mais c’est proportionnel aux moyens dont nous disposons. Quand nous faisons nos évaluations, nous avons plus de candidats que les candidats aux différents examens du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap). C’est dire que quelque part, nous sommes sur la bonne voie. Mais je reconnais qu’il faut qu’on aille plus loin. Et pour aller plus loin, il faut avoir plus de moyens. Pourquoi le Bénin n’arrive-t-il pas à imposer une langue nationale ? Notre Constitution a été claire. L’Etat aide au développement des langues. Et la loi sur la décentralisation dit que les communes ont pour rôle de faire la promotion des langues. Cela veut dire que chaque communauté a l’accompagnement de l’Etat pour le développement des langues. Maintenant, choisir une langue est un idéal. J’ai du mal à distinguer une langue forte d’une langue faible parce que pour moi, une langue est une langue. Mais il y a des communautés qui n’ont pas une population assez importante. Or vous connaissez le Béninois dans son nationalisme, son micro-nationalisme. C’est pour éviter qu’on heurte des sensibilités que la Constitution a dit cela. Maintenant, si à un moment donné, l’Etat décide de choisir une langue, nous allons nous y conformer. C’est une décision politique. Elle est au-delà des décisions administratives que nous prenons. Qu’avez-vous à dire pour conclure cet entretien ? Je conclus sur une note d’espoir. Espoir que notre pays à un moment donné aura peu d’analphabètes ou n’aura pas d’analphabètes. C’est mon espoir. Education 10 sept. 2021


Audience au médiateur de la République: Pascal Essou et les Pays-Bas explorent des pistes de partenariat
Le médiateur de la République, Pascal Essou, a reçu en audience ce jeudi 9 septembre, à son cabinet à Porto-Novo, l’ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin, To Tjoelker-Kleve, avec qui il s’est entretenu notamment sur la possibilité de réactiver le partenariat existant par le passé entre leurs deux structures. Les deux personnalités ont exprimé leur souhait d’approfondir ensemble les pistes de coopération dans l’intérêt du Bénin. Cette rencontre, la première entre Pascal Essou et son hôte, a été une occasion pour les deux de se connaitre. Elle a permis à la diplomate hollandaise de présenter de vive voix ses félicitations au médiateur de la République pour sa brillante nomination en mai dernier. To Tjoelker-Kleve se dit admirative des efforts du médiateur de la République dans le sens du renforcement de la paix, de la cohésion sociale et de la consolidation d’une bonne ambiance au Bénin. Elle a insisté dans ce cadre qu’il est important que tous les jeunes soient impliqués dans le développement du Bénin. «Si on veut un Bénin pacifié et positif, il est nécessaire que les jeunes prennent part au développement. Il faut leur donner les outils et la chance de se développer», a fait savoir l’ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin. Selon elle, c’est à ce travail que s’attèle depuis des lustres la Hollande au Bénin à travers notamment l’encadrement des jeunes agriculteurs, producteurs et autres. Ce qui permet aux jeunes bénéficiaires des projets néerlandais de se prendre en charge et de gagner leur vie. To Tjoelker-Kleve note que cette vision de la coopération néerlandaise au Bénin rejoint celle du médiateur de la République qui œuvre pour une jeunesse béninoise pacifiée et positive. Les jeunes peuvent beaucoup apporter dans le cadre d’un changement positif du Bénin notamment sur les plans politique, social et économique, insiste-t-elle. To Tjoelker-Kleve a précisé qu’en dehors du secteur de l’entrepreunariat et de l’autonomisation des jeunes, son pays appuie également le Bénin dans les domaines de la sécurité alimentaire et de la santé de reproduction.   Actualités 10 sept. 2021


Education, santé et gares routières: Le conseil municipal de Porto-Novo fait le point
« Etat des lieux et réalisations dans les domaines de l’éducation, de la santé et des réformes dans la gestion des gares routières. Suivi du point de l’exécution du Pai 2020». Tel est le thème de la séance de reddition de comptes du conseil municipal de Porto-Novo, la première au titre de l’année 2021. Occasion pour le maire Charlemagne Yankoty et son équipe de passer, mardi 7 septembre dernier à la Maison des jeunes de Porto-Novo, au peigne fin la situation d’avant leur installation et les acquis obtenus, un an après. Il ressort de la présentation de cette communication que les lignes bougent dans chacun des secteurs concernés. Plusieurs réalisations ont été faites dans le domaine de l’éducation. Il s’agit, entre autres, de la mise en place d’un appui de 12,007 millions F Cfa par le conseil municipal pour appuyer le programme des cantines scolaires de la municipalité ; le renforcement de la bibliothèque de l’Ecole primaire publique (Epp) de Djègan-Daho ; la construction d’un module de trois salles de classe plus bureau, magasins et un bloc de latrines à quatre cabines dans les Epp Dèguè-Tokpa, Foun-Foun Avali, Amoussa Kandévié B et Dowa. Il y a aussi la construction d’un module de quatre salles de classe au Collège d’enseignement général (Ceg) de Djassin et d’un module de trois salles de classe à l’Epp de Houèto. Plusieurs autres travaux ont été réalisés toujours dans le domaine de l’enseignement à travers les projets gouvernementaux. Il s’agit par exemple de la construction de la clôture des Epp de Koutongbé, de Hinkoundé, de Djègan-Daho et de Houinmè-Ganto dans le cadre de l’exécution du projet Asphaltage. Le point des actions dans les secteurs de la santé et des gares routières a été aussi présenté aux forces vives de la ville. Lesquelles ont surtout apprécié le bilan reluisant dans la gestion des gares routières avec une réalisation de 200 millions F Cfa de recettes déjà faites contre une prévision annuelle de 10 millions F Cfa. « Les résultats sont probants et très parlants dans le domaine de la gestion des gares routières. Ces résultats ne sont pas une réussite sans le concours et la volonté des uns et des autres », a reconnu le maire Charlemagne Yankoty. L’autorité municipale a partagé avec l’assistance les difficultés de son conseil surtout en ce qui concerne l’exécution du Programme annuel d’investissement (Pai). Il rassure que les réformes sont déjà en cours pour accélérer la consommation des crédits de ce Programme pour corriger le tir.   Actualités 10 sept. 2021


Conseil économique et social: Hommages à feus Nestor Wadagni et Dieudonné Lokossou
La cérémonie de clôture de la septième session extraordinaire de l’année 2021 du Conseil économique et social a été l’occasion pour ses membres de rendre, ce jeudi 09 septembre, hommage à leurs anciens collègues, feus Nestor Wadagni et Dieudonné Lokossou. Après l’adoption du procès-verbal de la cinquième session extraordinaire du Conseil économique et social, le président Tabé Gbian et les autres conseillers ont présenté officiellement, ce jeudi 09 septembre 2021, les condoléances du Ces à la nation et à leurs familles, suite aux décès de Nestor Wadagni et Dieudonné Lokossou, respectivement vice-président et ancien conseiller de l’institution. A en croire le président Tabé Gbian, les conseillers se préparaient pour la visite de terrain et un séminaire quand la nouvelle du décès du vice-président Nestor Wadagni est tombée. «A ce moment précis, nous étions bien loin de nous imaginer la triste réalité à laquelle nous nous trouverions confrontés. Au petit matin du samedi 04 septembre la nouvelle du décès de monsieur Nestor Wadagni, vice-président de l’institution, nous est parvenue. Plus qu’un collègue, nous venons de perdre un frère à tout point de vue », a-t-il déclaré. Mais Nestor Wadagni n’est pas le seul collègue que pleure le Ces. « Comme si cela ne suffisait pas, la nouvelle de la mort de l’ancien conseiller Dieudonné Lokossou nous est parvenue le mardi 07 septembre. Ces disparitions tragiques créent un grand vide dans nos cœurs », a poursuivi Tabé Gbian. Selon le président du Ces, le décès du vice-président Nestor Wadagni est la principale raison de la modification du calendrier de la 7e session extraordinaire du Ces. Un registre de condoléances est déjà ouvert au siège de l’institution afin de recueillir les témoignages des familles, proches et collègues des illustres disparus. Tabé Gbian rassure de la présence du Ces à toutes les étapes des obsèques des illustres disparus. Dans la même logique d’hommage, les conseillers ont décidé de baptiser la salle des plénières « salle Nestor Wadagni ». Pour finir, le président du Ces a remercié tous les conseillers pour le professionnalisme et l’esprit de sacrifice qui les a animés tout au long des visites de terrain. « Les comptes rendus qui nous ont été présentés sont édifiants et augurent de bonnes conclusions qui permettront à notre institution de s’illustrer une fois encore par la qualité des informations à adresser aux décideurs», a-t-il fait savoir. Par Ulrich AKPOVO (Stag.) Actualités 10 sept. 2021


Toudonou Hounguè alias Patati : Grand latéral gauche de tous les temps
International béninois, Toudonou Hounguè, alias Patati, est une légende du football du Dahomey et du Bénin. Il incarne le défenseur intelligent, serein et hargneux recherché, de nos jours, dans le football moderne. Au commencement était un slogan. Et le slogan devient un surnom ! Plus qu’un simple cri de ralliement de supporters, les trois syllabes : « Pa- Ta- Ti », sont devenues un sobriquet. Elles renvoient à l’image d’un immense talent : celui de Toudonou Hounguè , l’un des plus célèbres footballeurs au Bénin. « Eh pataati !... « Clou Matanti … ! Eh pataatiiii…« Clou Matanti ! ». C’était un slogan fort, rassembleur, et véritable source de motivation, de communion entre supporters et joueurs à Porto-Novo dans les années 70 et 80. C’étaient les moments de gloire du club Bleu-Blanc de la capitale : Etoile sportive. Mais au fil du temps, l’un de ses plus brillants sociétaires a fini par s’adjuger un pan du slogan devenu pour toujours, un surnom fort, du moins ce qui s’apparente plus tard à un nom de vedette du football désormais gravé dans la mémoire collective. Aujourd’hui septuagénaire adulé et respecté dans la famille sportive nationale, Toudonou Hounguè aime à raconter, avec gaieté, l’anecdote ayant généré le surnom qu’il dit porter fièrement. « Des moments d’excitation ! J’étais presque aux anges à chaque fois que le slogan fuse des gradins pour nous encourager », raconte l’ancien latéral gauche de l’Etoile de Porto-Novo. Il s’empresse d’ajouter : « Posté souvent aux abords de la pelouse, le visage fendu de large sourire, bras levés vers le ciel, je le leur rends bien dans mes jacasseries souvent ponctuées de quelques pas de danse, le tout couronné par un tonnerre d’applaudissements». En somme, il s’agissait d’un rituel récurrent. Et à chaque fois qu’un quidam entonnait: « Pa-ta-ti», le jeune latéral donnait la réplique : «Clou Matati», synonyme d’un moment singulier de communion entre ce jeune homme noir longiligne et le groupe de supporters de la ville-capitale. C’est ainsi qu’à son corps défendant, cet arrière gauche redouté aux allures de sahélien s’est fait surnommer : ‘’Patati’’. Ce qui ne figure nullement sur les documents officiels du teigneux défenseur Toudonou Hounguè qui a, durant près de deux décennies, confisqué, à lui tout seul, le poste d’arrière latéral gauche aussi bien en club qu’en sélection nationale. Taille moyenne, le visage émacié, le jeune natif d’Adjinan à Porto-Novo, « venu au football par passion », était rugueux dans ses contacts sur une pelouse verte. Ce qui lui a valu l’affectueux surnom de « méchant gaucher ». Mais l’intéressé l’accepte juste comme un compliment. « On ne défend pas une équipe la fleur au fusil », riposte-t-il, soulignant que sa ‘’méchanceté’’ ne dépasse pas les limites d’une pelouse de foot. Il est vu donc comme un homme sympathique dans sa vie extra-sportive. Un trait de caractère du joueur que confirme Raoul Zamba, l’un des coéquipiers du ‘’doyen’’, comme il aime à appeler son ainé. Pour lui, « Toudonou a beau être rugueux, teigneux, il demeure un homme affable, jovial dans la vie ordinaire », renseigne-t-il, avant de lever un coin de voile sur le côté taquin, le sens de l’humour et …. bon viveur de son ainé. A l’égard de Toudonou, son filleul, et jeune co-équipier aussi bien en club qu’en sélection, Théodore Ahouassou ne tarit point d’éloges. «Patati a marqué sa génération. Fin technicien, son sens du placement sur l’aire de jeu et ses relances de balles lui ont conféré une certaine efficacité à son poste de latéral gauche à telle enseigne qu’après son départ de la sélection nationale, on a eu du mal à lui trouver un remplaçant efficace.», renseigne-t-il. Et pourtant, rien ne prédestinait Toudonou, gamin au quartier Ouenlinda, à Porto-Novo, à faire carrière dans ce domaine. Issu d’une fratrie nombreuse, il a manqué de peu d’assouvir sa passion de taper dans le ballon rond, en dépit de son appartenance à une famille de passionnés de football. Ses frères aînés : Marcellin et Noël évoluaient dans le club Postel Sports de la ville. Mais c’était contre l’avis de leur géniteur : Atawé Hounguè, un agent de la Poste et grand aficionado de foot qui ne « nourrissait pas le rêve de footballeur pour sa progéniture ». En somme, le jeune Toudonou a eu, à ses débuts, assez de peine pour aller taper dans le ballon. « Ruses, mensonges et autres subterfuges » l’ont souvent aidé à se dérober aux fins d’aller assouvir sa passion hors du cocon familial. « Parfois, je sollicitais la permission pour aller approvisionner en herbes fraîches l’enclos des ruminants élevés par la famille », confie- t-il, sourire aux lèvres. Ce sont souvent les seules occasions, pour l’écolier du Cours primaire public de Ouenlinda de se soustraire à l’attention parentale pour jouer dehors dans son petit club de quartier : Etoile Polaire de Ouenlinda, lorsque ce n’est pas dans la cour de son école. D’ailleurs, il garde encore en mémoire, avance-t-il, «les moments de correction de papa, lorsque le pot aux roses est découvert». Mais avec le temps, Toudonou ne redoutait guère d’éventuelles représailles. La passion a fini par prendre le dessus et le gamin peine à abdiquer. Mais son étoile n’a pas tardé à briller. Car, lancé dans une rencontre capitale, un après-midi ensoleillé par son coach Vincent Flacandji, de l’Etoile de Porto-Novo, la jeune recrue, jusque-là réserviste, saisit sa chance. Il tape dans le mille, sous le hourra du public. Une prestation moyenne mais séduisante au vu de l’âge de son auteur. Koffi Firmin, l’une des vedettes nationales de foot à l’époque s’en émerveille. Rendez-vous est donc pris pour que les ainés des Hounguè conduisent leur jeune frère à la prochaine séance d’entrainement de l’Etoile sportive de Porto-Novo. Toudonou qui rêvait d’évoluer au Postel Sports hésite avant de se laisser convaincre. Le football d’élite vient ainsi de frapper à la porte du jeune Toudonou dans la ville-capitale. Ame bien née… Un beau matin, une surprenante scène amuse plus d’un, dans la cour de la Poste à Porto-Novo. Etienne Pognon, responsable de la structure et grand dirigeant influent de l’Etoile de Porto-Novo, n’a pu retenir sa joie à la vue du père du jeune Toudonou au service. En des termes forts, il exprime une immense joie: « Ah, vraiment, monsieur Hounguè, sincère gratitude ! Qu’est-ce que ton petit nous a fait honneur hier. C’est un footballeur d’avenir. Veuille lui transmettre nos chaleureuses félicitations… », lui adresse-t-il, chaleureusement. Puis, le responsable étreint longuement son collaborateur. Instant solennel qui laisse pantois le géniteur de Toudonou. Ebahi, il était loin d’imaginer qu’en dépit de sa rigueur, son fils à qui il est interdit de sortir du cocon familial pour aller jouer, a pu passer les mailles pour endosser, déjà, l’étoffe de vedette d’une soirée avec tant d’éloges (venant) de la part d’un dirigeant du calibre de l’Etoile de Porto-Novo. Sur le coup, les yeux humides, un sentiment de fierté l’envahit. Papa Godonou Tèba Hounguè écrase quelques gouttes de sueur au front, et les instants d’après, il décide de faire contre mauvaise fortune bon cœur. De retour à la maison, il enlace à son tour son champion de footballeur, lui transmet les félicitations de la part de son patron. Ainsi, « Papa a lâché prise », indique Toudonou, plus d’une quarantaine d’années après les faits. Ce scénario a été le déclic d’une carrière précoce pour un jeune homme de 16 ans, au début des années 70. Une nouvelle aventure sportive débute pour ce gamin au pied gauche redoutable qui a déjà délaissé les classes. Il devient footballeur surclassé dans un club de football de grande envergure : Etoile sportive de Porto-Novo qui rivalise, dans la ville-capitale, avec Postel Sports, et Asso Porto-Novo. Dès lors, une autre vie commence pour Patati. Gamin, mais déjà talentueux, il se retrouve aux côtés de grands noms comme Germain Kpokpo-Ola, Cosme Tronnou, Dovi Lakoussan, Firmin Koffi, Jérôme Akakpo..., dans un championnat national, pourtant rude, que nourrissait une rivalité monstrueuse à l’époque. Talent confirmé, le gaucher ne tarde pas à taper dans l’œil du sélectionneur national. A 19 ans, Toudonou devient international. « Une grâce pour moi. Car jeune adolescent, j’ai partagé le vestiaire avec des sommités du foot de mon temps», soupire-t-il. Suite à la dissolution des clubs de foot au plan national, en 1975, et à la naissance des formations provinciales, le « méchant défenseur » rejoint le nouveau-né du département : Les Dragons de l’Ouémé. Cette formation le révèle davantage. C’est le couronnement. C’est bien au sein de cette formation que Toudonou écrit une nouvelle page de sa vie sportive en compagnie des individualités ayant marqué le football béninois : Saadou do-Rego, Marouf Adéchokan, Raoul Zamba, Adolphe Ogougnon, Blaise Codjia, Francis Yêkêdo, Victor Zêvounou….La belle époque des Dragons de l’Ouémé. La période de gloire des Orange-Noir dirigés par le richissime homme d’affaires Séfou Fagbohoun. Toudonou et sa génération « Dragons Wéémééé ! » ont raflé presque tout sur leur passage. « Les Dragons étaient un club de trophées. Nous nous sommes fait un nom sur le continent», confie Patati avec un brin de nostalgie dans la voix. Puis, il enchaîne : « Les grands clubs du continent nous respectaient. Notre demi-finale de la coupe d’Afrique des clubs vainqueurs en 87 en était le couronnement », se réjouit l’enfant d’Adjinan. Cette période avait enregistré, faut-il le rappeler, beaucoup de joueurs expatriés, et pas des moindres, dans les rangs de la formation de l’Ouémé : Papa Arko, Francis Koumi, Georges Gormashe, Kingston Asabir, Peter Rufaï et l’enfant prodige du football ghanéen Abédi Ayew Pélé. Aventures…. mésaventures ! La longue carrière de Patati a été également ponctuée d’une parenthèse d’aventures à l’international. En effet, au sommet de la gloire du n°3 des Dragons, de grands clubs du continent lui ont fait les yeux doux. Le défenseur n’a pas manqué à l’appel. Mais les périples en Côte d’Ivoire et au Gabon n’ont pas été fructueux… En 1981, le club ivoirien Africa Sports a manifesté un vif intérêt pour le joueur. Il répond à l’appel et rejoint Abidjan suite à des négociations de transfert. Mais à peine l’enfant de Ouenlinda a- t-il entamé le championnat ivoirien que son pays se met à ses trousses. Un courrier administratif provenant de la préfecture de l’Ouémé et signé de sa première autorité lui enjoint de « retourner au bercail sous peine d’être considéré comme un exilé volontaire », explique le joueur. Rentré précipitamment au pays dans les mêmes conditions que son coéquipier Saadou do-Rego, Patati avoue avoir craint les représailles du système politique de l’époque. Aujourd’hui, il jure toutes les divinités ancestrales de sa région que sa sortie du pays a bel et bien respecté toutes les clauses. « Ce sont des dirigeants du pouvoir politique révolutionnaire qui sont à la base. Certains parmi eux étaient contre l’évolution des sportifs, et ont travaillé contre leur expatriation», explique-t-il. Des années plus tard, après avoir servi à nouveau les Dragons et le Onze national du Bénin, Patati se retrouve au Gabon au sein d’une entreprise de Btp pour y travailler. Mais quelques séances de foot avec l’association des ressortissants du Gabon suffisent pour que son compatriote… Agueh le découvre et le propose aux Vautours Club Magougou. Grands moments de sa carrière, puisqu’il parle de « Football bien organisé et mieux payé ». Alors que le joueur croyait trouver enfin l’eldorado, la politique, encore elle, viendra briser son rêve. Patati sera victime de la politique de rapatriement collectif de ses compatriotes du Gabon. Il rejoint, une énième fois, son club de cœur : Les Dragons, au grand bonheur des dirigeants. Après ses mésaventures dans des clubs en Afrique de l’Ouest et Centrale, Patati n’a pas abdiqué. Il se retrouve en France, en 1984. Et y évoluera en 4e division dans le modeste club de Sisteron-Vélo. Mais l’aventure ne durera pas longtemps... « Aucun regret. J’ai été correct tout au long de ma carrière. Mon mérite m’a été reconnu partout et par tous », se glorifie le néo-retraité. Auréolé d’une riche et longue carrière de plus de deux décennies, marquée par de fortunes diverses, le plus célèbre des enfants Hounguè dans le foot a collectionné titres, trophées et honneurs. Plusieurs fois champion du Bénin, plusieurs fois vainqueur de la Coupe du Bénin et du trophée de l‘Indépendance. Patati a également participé à plusieurs campagnes africaines au cours des années de gloire des Dragons et des Vautours Club Magougou. De ses souvenirs marquants, Patati évoque, en prime, et non pas sans amertume, le penalty manqué à la fin de la rencontre Dragons-Canon de Yaoundé en 1983 à Cotonou. C’était la période où de célèbres joueurs camerounais sont fraîchement revenus du Mondial 82 en Espagne. « On était menés 0-1. Adolphe Ogouyon a tiré à côté, je me suis précipité auprès de l’arbitre pour lui signaler que le portier adverse a bougé. Dans la confusion, il m’a été permis de le reprendre. Malheureusement, je le mets, moi aussi, à côté.», regrette-t-il. Il se souvient que c’est au terme de cette rencontre qu’un parent à lui, fervent supporter des Dragons Fc, a perdu la vie suite à un accident de la circulation. « Il n’a pas supporté ce qui s’est passé sur le terrain, ce jour-là ». Homme de vie rangée, septuagénaire épanoui et discret, Patati passe aujourd’hui une paisible vie de retraité avec sa petite famille dans sa modeste villa au quartier Akonaboè à Porto-Novo. Son quotidien est rythmé de repos, visites à des amis et parfois des séances d’activités sportives, les week-ends. Il aime regarder des rencontres de football, mais très souvent à la télé. « Puisque le foot actuel n’est pas chatoyant comme au bon vieux temps ». Saluant les efforts fournis, ces dernières années, par les autorités pour faire remonter la pente, lui qui a servi quelques années au sein de l’encadrement des Dragons, regrette le sort fait aux anciens footballeurs dans son pays. « Ils sont très peu associés à la gestion de la chose footballistique. Ils n’ont pas souvent l’occasion de transmettre leurs vécus à la nouvelle génération », s’insurge-t-il. Ce qui sonne comme une révolte chez l’ex-international et motive son refus de voir sa progéniture évoluer dans ce secteur. Il n’y aura donc jamais d’héritier direct de ce svelte et athlétique défenseur des années 70 et 80 que l’histoire retient comme ayant été l’un des plus offensifs, technique et rugueux du football béninois. Sports 10 sept. 2021


Montée des eaux à Tchaourou: Les traversées nocturnes et surcharges interdites
Le transport des personnes et des biens par voie fluviale de nuit, ainsi que les surcharges au niveau des embarcations ne sont plus autorisés sur les fleuves et cours d’eau de Tchaourou. Ainsi en a décidé le maire de la commune, face à la montée des eaux et pour éviter les cas de naufrages ou de noyades. Chaque année, ce sont des cas de noyades et de naufrages qui sont déplorés sur les fleuves et cours d’eau qui arrosent ou traversent Tchaourou. La mairie de Tchaourou, consciente que la brave et courageuse héroïne, Sakinatou Harouna, ne serait pas toujours présente pour sauver des vies humaines, comme ce fut le cas lundi 3 août 2020 sur le fleuve Okpara, au niveau de Woria, un village de l’arrondissement de Tchatchou, a décidé de tirer la sonnette d’alarme à temps. Par le biais de son premier responsable, Jonathan Awo, elle a interdit le transport des personnes et des biens par voie fluviale pendant la nuit sur les cours d’eau présents sur le territoire de sa commune. De même, elle n’autorise plus les surcharges au niveau des embarcations. L’objectif poursuivi, par ces temps de montée des eaux, est de ne plus avoir à déplorer les cas de naufrages ou de noyades dans les rangs de ses populations. « Le maire a pris une décision pour réglementer certaines pratiques au niveau des fleuves. Elle touche également les embarquements et les traversées nocturnes, sans oublier ceux qui transforment ces cours d’eau en leurs lieux de distraction par ces temps de crue », a expliqué le premier adjoint au maire de la commune de Tchaourou, Ibrahim Yarou Sidik. « La commune est traversée de part et d’autre par des fleuves. L’autorité ne peut pas attendre que le pire survienne chaque fois avant de réagir », a-t-il poursuivi. « Pas plus tard que le lundi 6 septembre dernier, on était dans la zone de Kassouala, pour un cas de noyade d’un enfant de 9 ans », a rappelé le premier adjoint au maire. Selon lui, le maire se devait donc de prendre ses responsabilités. Ibrahim Yarou Sidik invite les populations à être prudentes au cours de la traversée. Avec la rentrée des classes qui s’annonce, il les exhorte à prendre les dispositions nécessaires pour accompagner leurs enfants, surtout ceux qui doivent traverser les fleuves avant de se rendre dans leurs établissements. Société 09 sept. 2021


Alphabétisation au Bénin: Plus de 30 000 personnes sont impactées
Le 8 septembre est décrété Journée internationale de l’alphabétisation par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Le Bénin n’est pas resté en marge de cette commémoration, vu que plus de 30 000 personnes sont impactées par l’alphabétisation . En matière d’alphabétisation, le Bénin est sur la bonne voie. Plus de 30 000 personnes sont impactées. C’est ce qu’il convient de retenir de la 56e édition de la Journée internationale de l’Alphabétisation placée sous le thème: « L’alphabétisation pour une reprise axée sur l’humain : réduire la fracture numérique ». La célébration offre l’occasion aux acteurs de faire le point des acquis et de définir des perspectives. Au Bénin, le gouvernement ambitionne une meilleure organisation et l’arrimage du sous-secteur de l’alphabétisation au système éducatif formel afin de lui donner toutes les prérogatives concourant à l’élimination de l’analphabétisme. Car, pour le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Yves Kouaro Chabi, l’alphabétisation, au-delà de son importance inhérente en tant qu’élément du droit à l’éducation, permet à l’individu de s’émanciper et d’améliorer ses conditions de vie en lui procurant plus de capacités à choisir un type de vie qui peut lui convenir. « Nous pouvons dire que le Bénin est sur une bonne voie. Je le dis face à cette reprise que nous avons constatée depuis 2016. Parce qu’il faut reconnaitre qu’en 2016, il y a eu une chute de l’effectif alphabétisé qui est tombé à près de 2000, voire 3000. Aujourd’hui, nous sommes à 18 000, et si nous devons aller dans les statistiques détaillées, plus de 30 000 personnes sont impactées par les questions d’alphabétisation au Bénin », indique Coffi Charles Codjia, directeur national de l’Alphabétisation et de la promotion des langues nationales. Des efforts conséquents Des statistiques qui paraissent dérisoires au regard des ambitions que nourrit le gouvernement béninois. Mais Coffi Charles Codjia se veut rassurant. «Quand nous faisons nos évaluations, nous avons plus de candidats que les candidats aux différents examens du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap). C’est dire que quelque part, nous sommes sur la bonne voie. Mais je reconnais qu’il faut qu’on aille plus loin. Jusqu’à l’année dernière, nous étions à 44 communes impactées. Et cette année, nous allons impacter les 77 communes. C’est notre objectif. Cela suppose donc qu’il y ait plus d’engagement de l’Etat. Nous voulons ouvrir un minimum de deux centres par commune», explique-t-il. Selon lui, les statistiques de l’Insae indiquent que l’enseignement technique, la formation professionnelle, et l’enseignement général n’absorbent pas plus de 10 % de la population. Car souligne-t-il, 51 % de la population béninoise est analphabète et dans les 51 %, il faut noter que 61,2 % à savoir des personnes qui ont plus de 15 ans, les jeunes, les artisans sont mis à la charge de la Direction nationale de l’Alphabétisation. « Donc si on a 61 % de la population active qui n’est pas allée à l’école, ça veut dire que le plus gros est dans les rangs des analphabètes », relève-t-il. Des défis à relever « Nous sommes en pourparlers avec la direction de la Formation technique et professionnelle pour que les évaluations pour les diplômes délivrés aux apprenants dans le cadre du Certificat de qualification professionnelle prennent en compte les langues nationales. Là, celui qui a son diplôme en couture ou en coiffure sait lire et écrire en langue nationale », assure Coffi Charles Codjia. A en croire le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Yves Kouaro Chabi, la célébration de cette 56e édition de la journée internationale de l’Alphabétisation offre l’occasion d’examiner la façon dont l’alphabétisation peut contribuer à bâtir un fondement solide pour l’épanouissement de l’homme, en mettant en avant les interactions entre l’alphabétisation et les compétences numériques dont ont besoin les jeunes et les adultes non alphabétisés. De même, cette journée permettra de réinventer l’avenir de l’enseignement et de l’apprentissage dans le domaine de l’alphabétisation tout en tenant compte du contexte de la pandémie de coronavirus. Education 09 sept. 2021


Journée internationale de l’alphabétisation:  Plus d’engagement pour une éducation multilingue
L’alphabétisation est un facteur de développement durable. C’est ce qu’a fait comprendre Yves Kouaro Chabi, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle à l’occasion de la 56e Journée internationale de l’Alphabétisation. Tout en rappelant l’importance de l’alphabétisation, il invite chaque acteur à plus d’engagement afin de gagner le pari d’une éducation multilingue basée sur les technologies dans le contexte de la pandémie de Covid-19. « L’alphabétisation pour une reprise axée sur l’humain: réduire la fracture numérique ». C’est le thème de la 56e édition de la Journée internationale de l’Alphabétisation. Dans ce cadre, le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Yves Kouaro Chabi, a fait savoir que l’alphabétisation, au-delà de son importance inhérente en tant qu’élément du droit à l’éducation, permet à l’individu de s’émanciper et d’améliorer ses conditions de vie en lui procurant plus de capacités à choisir un type de vie qui pourrait lui convenir. Il revient sur le Programme d’action du gouvernement, en son Axe 5 qui stipule que: « Les ambitions actuelles du développement et les réformes éducatives exigent une meilleure organisation et l’arrimage du sous-secteur de l’alphabétisation au système éducatif formel afin de lui donner toutes les prérogatives concourant à l’élimination de l’analphabétisme ». A cet effet, explique-t-il, son département ministériel s’est engagé dans la promotion d’une éducation de développement en adéquation avec le Plan sectoriel de l’éducation qui vise l’accès équitable aux programmes d’alphabétisation, l’arrimage de l’alphabétisation à la formation professionnelle, l’amélioration de la qualité des ressources humaines, des programmes et curricula ainsi que du système de suivi- évaluation sans oublier l’amélioration du pilotage et de la gestion du sous-secteur. Dès lors, l’éducation constitue au Bénin, ajoute-t-il, l’un des leviers sur lesquels le gouvernement compte agir pour le décollage socioéconomique du capital humain. Ceci se traduira, poursuit-il, par une forme de mutualisation des programmes d’alphabétisation avec ceux de l’enseignement technique et de la formation professionnelle dans le but d’améliorer les compétences professionnelles des enseignants et des maitres artisans à l’aide d’outils performants pour une meilleure adéquation des actions de formation avec les besoins du monde économique. Importance Yves Kouaro Chabi souligne que cette journée est une occasion pour examiner la façon dont l’alphabétisation peut contribuer à bâtir un fondement solide pour l’épanouissement de l’homme, en mettant en avant les interactions entre l’alphabétisation et les compétences numériques dont ont besoin les jeunes et les adultes non alphabétisés. Elle va amener également à explorer les facteurs qui permettent de concevoir une alphabétisation fondée sur la technologie inclusive et utile afin de ne laisser personne de côté. Aussi, cette journée constituera-t-elle l’occasion de réinventer l’avenir de l’enseignement et de l’apprentissage dans le domaine de l’alphabétisation tout en tenant compte du contexte de la pandémie de coronavirus. « Pour cela, il sera question de réfléchir et de discuter de la conception des pédagogies liées aux enseignements/apprentissages. Un accent sera également mis sur l’analyse du rôle des éducateurs, des systèmes de gouvernance ainsi que les mesures efficaces susceptibles de soutenir l’apprentissage tout en visant l’atteinte de l’Objectif de développement durable N° 4 qui mentionne que l’alphabétisation fait partie intégrante de l’éducation et de l’apprentissage tout au long de la vie», a-t-il indiqué. Actions du gouvernement Le gouvernement, quant à lui, accorde une attention particulière à l’atténuation de l’impact de la crise de Covid-19 sur l’alphabétisation en encourageant le développement des pédagogies et des méthodes adaptées au contexte de cette crise. L’autorité ministérielle en veut pour preuve la mise en place de la plateforme de la bibliothèque numérique en langues nationales, le référentiel intégré de l’alphabétisation à la formation professionnelle en lien avec le numérique, la réalisation des modules de formation multimédia et la traduction en langues nationales des modules de formation en électricité. Il a saisi l’occasion pour féliciter tous les acteurs à divers niveaux, qui ne cessent de consentir des sacrifices pour alphabétiser les compatriotes dans les langues nationales. Education 09 sept. 2021


Impact économique du mauvais assainissement: Le Bénin perd 52 milliards F Cfa
Dans un récent rapport, le Programme eau et assainissement a révélé l’impact économique d’un mauvais assainissement dans les pays d’Afrique. Pour le compte du Bénin, le pays perd environ cinquante-deux milliards de francs Cfa pour défaut d’assainissement. « Le Bénin perd 52 milliards de francs Cfa chaque année à cause d’un mauvais assainissement ». C’est le constat que fait le Programme eau et assainissement dans une étude documentaire. Cette somme, précise le rapport, est équivalente à 12 dollars Us par personne au Bénin et par an, ou 1,5 % du Pib national. Ledit rapport explique que 2,5 millions de Béninois utilisent des latrines insalubres ou partagées. 5,2 millions n’ont pas de latrines du tout et font leurs besoins en plein air. Le quintile le plus pauvre est 25 fois plus susceptible de pratiquer la défécation en plein air que le plus riche… « La défécation en plein air coûte au Bénin plus de 75 millions de dollars Us par an. Pourtant, l’élimination de cette pratique nécessiterait la construction et l’usage de moins d’un million de latrines », détaille le rapport du Programme eau et assainissement. Chaque personne pratiquant la défécation en plein air passe presque 2,5 jours par an à trouver un endroit isolé pour déféquer, ce qui conduit à de grandes pertes économiques estimées à 21 millions de dollars Us en temps d’accès chaque année. Ce coût pèse disproportionnellement sur les femmes qui sont pourvoyeuses de soins et qui peuvent passer plus de temps à s’occuper des jeunes enfants, des parents malades ou des personnes âgées, selon le Programme eau et assainissement. Le rapport évoque aussi une perte de 79 millions de dollars Us chaque année à cause de la mort prématurée d’environ 7 000 Béninois. Il s’agit notamment de 4 300 enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque année de diarrhée. Lesquels décès sont à presque 90 % directement attribués à l’impureté de l’eau et au manque d’assainissement et d’hygiène. Il est utile de rappeler que le mauvais assainissement est un facteur contributif, de par son impact sur les taux de malnutrition, aux autres causes principales de mortalité infantile, notamment le paludisme, les maladies respiratoires graves et la rougeole. Le temps où l’on est absent au travail ou à l’école à cause de la diarrhée, le temps passé à se faire soigner au centre de santé ou à l’hôpital et celui passé à s’occuper des enfants de moins de 5 ans souffrant de diarrhée ou d’autres maladies attribuables à un mauvais assainissement sont évalués à 0,7 million de dollars Us chaque année à cause des pertes de productivité pendant la maladie ou l’accès aux soins de santé. « 3,1 millions de dollars Us sont dépensés chaque année en soins de santé directement et indirectement à cause de la malnutrition et ses conséquences liées à d’autres maladies telles que les infections respiratoires et le paludisme, toutes les maladies diarrhéiques qui constituent la cause principale de morbidité. Les coûts associés à la recherche de soins de santé incluent la consultation, les médicaments, le transport et, dans certains cas, l’hospitalisation, ce qui est un fardeau sur les dépenses des ménages et du gouvernement », détaille le rapport Water and sanitation program (Wsp). Les ménages pauvres paient un lourd tribut Le poids économique d’un mauvais assainissement pèse plus sur les pauvres, comme le précise si bien ce document des spécialistes. Selon le rapport la défécation en plein air coûte plus qu’une toilette fixe, et la contamination de l’environnement par les selles est la cause profonde d’une moyenne annuelle de 475 cas de choléra affectant le Bénin. Ainsi, les implications économiques d’une flambée de choléra vont au-delà de la réaction du système de santé auxquelles on ajoute des coûts liés à la perte de productivité et aux décès prématurés, détournant ainsi les dépenses pour d’autres articles essentiels et conduisant à des pertes en termes de commerce et de revenu provenant du tourisme. Au Bénin, les coûts annuels des funérailles liées à l’assainissement sont estimés à 0,9 million de dollars US, selon le rapport Wsp. Relativement à la pollution des eaux, il indique que l’impact adverse du rejet dangereux des matières fécales dans les ressources en eau n’est pas inclus dans l’estimation du coût d’autant que les chiffres ne sont pas disponibles pour l’Afrique. Et d’ajouter aux coûts relatifs au mauvais assainissement les effets qu’ont ces rejets dangereux sur la fourniture en eau potable, la distribution d’eau, les coûts du traitement pour la consommation et sur d’autres usages domestiques. Le projet de loi sur l’hygiène publique au Bénin innove Le Bénin se prépare à se doter d’une nouvelle loi sur l’hygiène publique. Beaucoup d’innovations sont contenues dans ce projet de loi en attente d’être voté. Selon Yadjidé Adissoda Gbèdo, ingénieur eau et assainissement, la responsabilisation des communes dans la prise en compte des questions d’hygiène et d’assainissement figure dans les dispositions de ladite loi, ce que l’ancien code n’avait pas abordé. Elle confirme que le vote permettra aux communes de mieux exercer leur rôle de maîtrise d’ouvrage en matière d’hygiène et d’assainissement, conformément aux lois sur la décentralisation. « En ce temps où le monde entier est secoué par la Covid-19, le vote de ce projet de loi va rendre fonctionnelle, plus légitime, plus forte la police sanitaire, dans l’exercice de ses fonctions. Cette police sanitaire si elle était vraiment fonctionnelle, aiderait au respect des mesures d’hygiène et à la sensibilisation sur la Covid-19 », explique Mme Gbèdo. Mieux, elle ajoute que cette nouvelle loi contribuera au repositionnement du Bénin parmi les pays qui, dans la sous-région, priorisent l’hygiène et l’assainissement. Elle contribuera aussi aux résultats tangibles dans l’atteinte des Objectifs de développement durable 6.2. Car la priorisation de l’hygiène et de l’assainissement au Bénin aura pour résultat positif le financement du sous-secteur et le relèvement de son profil institutionnel. Le respect effectif des règles d’hygiène et d’assainissement au sein de la communauté et dans les lieux publics, la réduction des maladies liées à l’insalubrité et au péril fécal… sont autant d’innovations contenues dans la proposition de loi sur l’hygiène publique. Environnement 09 sept. 2021


Préparatifs du Triathlon Standard : Gabe Manner est à Cotonou
Dans le cadre des préparatifs du Triathlon Standard qui se tiendra en décembre prochain, Gabe Manner, responsable d’une organisation partenaire de la Fédération béninoise de Triathlon (Fébétri) séjourne à Cotonou depuis mercredi 8 septembre. A sa descente d’avion, il a été accueilli à l’aéroport international de Cotonou par Richard Assah, président de la Fébétri. Gabe Manner se dit heureux d’avoir foulé le sol béninois pour la première fois. « C’est la première fois que je viens au Bénin et je compte apporter mon expertise à la Fébétri », a-t-il promis. Pour Richard Assah, c’est une fierté pour le Bénin de recevoir un consultant international qui a aidé beaucoup de pays dans le cadre du développement du triathlon. Avant sa séance de travail avec les membres du comité exécutif de la Fédération Béninoise de Triathlon, il a été reçu en audience par Julien Vinankpon Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois? Sports 09 sept. 2021


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