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Nouvelles

Gilles Arsène Aïzan, psychologue clinicien: « Le viol affecte la personnalité des victimes et leur rapport à la société »
Il se note dans plusieurs localités du Bénin, ces derniers temps, une récurrence des cas de viol, notamment sur des mineures. Le phénomène prend de l’ampleur, mais la société peine à y trouver une solution. Gilles Arsène Aïzan, psychologue clinicien, évoque les conséquences du mal et suggère des pistes de solutions. La Nation : Comment expliquer la récurrence des cas de viol notamment sur les mineures ces derniers temps dans plusieurs localités du pays ? Gilles Arsène Aïzan : En réalité, le phénomène a toujours existé. Nous avons la chance maintenant qu’avec les réseaux sociaux, les nouvelles vont loin et vite. C’est ce qui fait qu’on en apprend beaucoup plus sur ces faits aujourd’hui mais je peux vous assurer que cela a toujours existé et presque dans les mêmes proportions. Il n’y a jamais eu d’étude spécifiquement orientée vers la prévalence de ce phénomène, autrement vous apprendrez qu’un fort pourcentage de femmes a été abusé sexuellement dans leur enfance ou a été agressé dans leur enfance. Pourtant, ce sont des actes qui ne manquent pas de conséquences sur la vie sociale des adolescentes surtout ! Les abus sexuels, y compris le viol, sont à l’origine de graves conséquences sur l’intégrité physique et psychique, directement liées à l’installation de troubles psychotraumatiques sévères, dont l’état de stress post traumatique. Quand ces conséquences ne sont pas prises en charge spécifiquement, quand les victimes ne sont pas secourues, écoutées, crues et bien accompagnées, elles peuvent se chroniciser et durer de nombreuses années, voire toute une vie, et avoir un impact très lourd sur la santé des victimes. Le viol affecte considérablement la personnalité des victimes et leur rapport à la société. Le viol sur la victime a le même impact psychologique que la torture. Cela traumatise et affecte la vie affective des victimes jusqu’à impacter leur descendance. La législation béninoise ne punit-elle pas assez ce mal ? Je ne porterai pas de jugement sur ce qui se fait en la matière mais je dis simplement « peut mieux faire ». Il faut suffisamment de dispositions sur le plan législatif pour prévenir ces faits et punir les auteurs. Il faut encourager les dénonciations, revoir la notion de consentement. Une victime n’arrive souvent pas à dénoncer les faits au moment de son occurrence mais beaucoup plus tard. Il faudra que le législateur connaisse les mécanismes en jeu dans un cas de viol et le processus de dénonciation par la victime ou sa prise de parole afin de mieux apporter les dispositions de lutte contre le phénomène. Revoir le délai de prescription pour que cela soit le plus long possible. A qui imputer la responsabilité entre les parents, les enfants, les auteurs et la société ? Dans notre société, les victimes de viol sont doublement victimes parce que c’est à elles qu'on reproche d’avoir eu des attitudes provocatrices ou de ne s’être pas suffisamment défendues. La faute est d’abord à la société parce que tout individu est le produit de sa société : en bien et en mal. Et il y a des références socioculturelles et au niveau pensée sociétale qui n’encouragent guère les dénonciations telles que le rang social de l’abuseur, le fait de ne pas considérer l’enfant comme sujet et croire en son discours. Que peut-on faire pour y remédier ? Il faut sensibiliser les décideurs et toute la population aux conséquences d’un viol et la dangerosité de l'acte quand la victime est une mineure. Il faut des actes forts, punir sévèrement les faits connus, mettre suffisamment de dispositions pour protéger toute personne contre des actes d’agression sexuelle évidente ou non. Il faut toutefois des mesures pour éviter toute forme de délation. Qu'en est-il des préjudices causés aux enfants en particulier ? Le viol intervenu sur un enfant a de graves conséquences sur sa vie et cela plus encore quand l’auteur est un ascendant ou s’il s’agit d’un acte incestueux (le sens de l’inceste ici est plus large et va au-delà de parent biologique pour prendre en compte toute personne en charge de l’éducation de l’enfant : parrain, enseignant, encadreur scolaire et sportif, père spirituel…) En dehors des troubles psychotraumatiques que le viol installe chez la victime, l’un des troubles les plus graves est la dissociation de la personnalité avec clivage psychique. Dans ce cas, la sexualité de la victime est profondément affectée avec une sexualité débridée, à la limite de la déviance comportementale avec une addiction à l’adrénaline et sensations fortes, une quasi perte de la notion de risque en matière de sexualité, ce qui frise parfois la provocation, voire de l’outrecuidance. Une appétence sexuelle au-dessus de la moyenne avec des comportements à risque. Dans un autre cas, on peut assister à une inhibition totale du comportement sexuel avec développement de troubles psychosomatiques (ulcère gastrique, trouble cardio-vasculaire, chute des cheveux, prise de poids…) de l’alexithymie, des difficultés relationnelles avec les proches, une quête affective massive, perte de confiance en soi. Un enfant victime de viol subit d’autres épisodes de viol avant l’âge adulte ou à l’âge adulte. Les personnes ayant subi un viol parviennent-elles à avoir une existence normale ? Non ! Elles n’arrivent pas à avoir une existence normale quoique certaines personnes fassent l’effort de contrôler leurs comportement et pensée, mais cela n’est pas facile compte tenu des conséquences traumatiques de l’acte de viol avec la construction de la personnalité de l’enfant qui en prend un coup, la construction de la suggestivité également est affectée. Tout cela est assez considérable pour une seule personne. La question de viol doit être considérée comme une question de santé publique et tous les moyens seront mis à disposition pour lutter contre, à voir le nombre de personnes que le viol touche par mois et par an. Les conséquences s’installant pour de longue durée, cela doit être véritablement pris en compte.   Société 08 sept. 2021


Intégration régionale et enseignement supérieur: Un nouveau pas vers le bac harmonisé dans l’Uemoa
La mise en œuvre de la réforme du baccalauréat harmonisé à l’échelle de l’Uemoa se précise. Un atelier régional tenu la semaine dernière à Lomé a permis de tirer leçon de l’expérimentation du « bac blanc » organisé cette année. Le processus d’harmonisation du baccalauréat dans les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a amorcé un tournant décisif. Un atelier régional s’est penché, du 30 août au 3 septembre dernier à Lomé au Togo, sur la production de contenus, compétences et ressources nécessaires pour son aboutissement à court terme. Les experts nationaux réunis ont analysé l’état d’avancement de l’initiative du point de vue institutionnel, pédagogique et organisationnel. Le but visé est d’opérationnaliser la directive n°07/2020/CM/Uemoa du 28 septembre 2020 portant organisation du baccalauréat harmonisé au sein des Etats membres de l’espace communautaire. L’atelier régional a permis de faire un focus sur les mesures transitoires édictées en attendant l’effectivité de cette réforme visant à faire du bac non seulement un véritable outil d’intégration régionale, mais aussi et surtout un examen répondant aux standards internationaux en matière d’évaluation des compétences des élèves à la fin du second cycle. Il fait suite à une réunion du Comité interparlementaire de l’Union (Cip-Uemoa) sur la question tenue en juin dernier à Cotonou et aux ateliers nationaux de renforcement des capacités des acteurs impliqués. Les participants ont tiré leçon de l’organisation du « Bac blanc » national organisé cette année dans les Etats membres pour éprouver le mécanisme et les outils élaborés et les ajuster au besoin. La révision des contenus des examens a abouti à la production d’épreuves-types dans les disciplines pilotes : Français/Portugais, Histoire-Géographie, Sciences de la vie et de la terre (Svt) et Mathématiques. Les bacs blancs nationaux se poursuivront jusqu’à l’organisation du « Bac blanc Uemoa » et l’internalisation des acquis en vue de l’effectivité du baccalauréat unique pour les huit Etats membres de l’Uemoa. Pour ce faire, les Etats sont appelés à engager l’extension de l’expérimentation de cette harmonisation à toutes les autres disciplines enseignées en Terminale, prioritairement la Physique-chimie, l’Anglais et la Philosophie. Le baccalauréat harmonisé permettra aux jeunes bacheliers d’entreprendre des études supérieures conformément aux exigences du système Licence-Master-Doctorat (Lmd). Car, «La crise persistante de l’emploi à laquelle sont confrontés les Etats membres de l’Union met au cœur des défis à relever par les systèmes d’enseignement supérieur et de recherche, leur capacité à y apporter des réponses adéquates et durables», estime Amadou Tchambou, directeur de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle au département du Développement humain (Ddh) de la Commission de l’Uemoa. Outre l’adaptation des curricula pour répondre aux besoins en constante évolution des secteurs productifs, indique-t-il, il s’agira de rapprocher davantage les institutions universitaires et le monde professionnel. Société 08 sept. 2021


Recommandation de vaccin anti-Covid-19 aux enseignants : Des citoyens s’expriment
Tous les travailleurs du monde scolaire doivent-ils ou non se faire vacciner? Le gouvernement a tranché la question à la faveur du Conseil des ministres du 1er septembre dernier, en ‘’recommandant fortement’’ aux enseignants de le faire. Au sein de l’opinion, les avis restent tout de même divergents sur le sujet. Aimé Akando, premier adjoint au maire de Klouékanmey : « Les informations sur les réseaux sociaux ne permettent pas de discerner le vrai du faux » Je ne manque aucune occasion pour sensibiliser les gens. J’ai emmené mon enfant à recevoir sa dose de vaccin ce lundi. Il y a beaucoup de réticences dans les rangs des enseignants. Ce sont eux-mêmes qui désinforment. Les informations qu’ils lisent sur les réseaux sociaux ne leur permettent pas de discerner le vrai du faux. Je suis contre la désinformation. J’ai recommandé le vaccin à tous dans mon milieu professionnel. En se vaccinant, les enseignants pourront se protéger et protéger les autres. Après la vaccination, il faut poursuivre les mesures barrières. Ceux qui refusent de se faire vacciner restent la poudrière aux yeux de la population. Lorsqu’on suit les consignes y compris la vaccination, on a la vie sauve. Je voudrais demander aux enseignants de ne pas se fier à tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Il faut qu’on poursuive la sensibilisation à l’endroit de tous. Que les responsables d’enseignants fassent des tournées dans les écoles pour sensibiliser à l’importance de la vaccination. Paulin Anani, ingénieur commercial à la retraite : « Les enseignants doivent se faire vacciner parce qu’ils sont des hommes de relations publiques » La vaccination est vitale pour les enseignants. Comment être un enseignant, dans un état potentiel de maladie contagieuse et refuser de se faire vacciner ? Ce n’est pas bon. Celui qui dispense le savoir et qui éduque doit être sain afin de garantir la santé de ses apprenants. Je loue la recommandation du chef de l’Etat et son gouvernement. Les enseignants doivent se faire vacciner parce qu’ils sont des hommes de relations publiques. Noël Chadaré, secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin: « Il faut communiquer, sensibiliser et mettre les gens en confiance » « Le gouvernement n’a pas fait obligation aux enseignants de se faire vacciner. Il leur recommande le vaccin. Je voudrais qu’il revoie le discours. Les travailleurs savent qu’ils ont besoin de vivre pour s’occuper de leurs familles. Si c’est un vaccin qui va les sauver, il faut communiquer autour pour apaiser les gens, les sensibiliser et les mettre en confiance. Il y a mille manières d’atteindre un objectif, pourvu qu’on fasse preuve d’intelligence. Il faut développer des stratégies pour amener les gens à comprendre la situation, sans les contraindre. A partir du 15 novembre, en France, le Pcr sera payant. Combien de fois les Français qui résistent à la vaccination vont payer ce test sans prendre la décision de se faire vacciner? En suivant tout ce qui est véhiculé sur les réseaux sociaux, on ne peut pas avoir le courage de se faire vacciner. Les thèses ‘’complotistes’’ sont légion. Je préfère me faire vacciner que de contracter la maladie bêtement. Il vaut mieux mourir dans sept ans que de mourir maintenant. C’est avec ces arguments que j’essaye de convaincre les miens ». Franck A., citoyen : « On ne peut pas faire le bonheur de quelqu’un contre son gré » Ce serait bien de laisser chaque enseignant faire son choix. On ne peut pas faire le bonheur de quelqu’un contre son gré. Quand les gens n’ont pas de travail, on ne les oblige pas à le leur en donner. Or, le travail assure la vie. Grâce au travail, chaque citoyen pourra subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Chaque personne est libre de ses choix. Vidjinnanhin Gbénou, citoyen : «Chaque individu détient le droit sur son corps y compris les enseignants » Si le vaccin n’est pas entièrement fiable, pourquoi en faire sa promotion ? Le ministre de la Santé et le porte-parole du gouvernement affirment que les non-vaccinés peuvent contaminer les vaccinés. Dans ces conditions, on ne peut pas en faire une obligation pour tous. Une pathologie qui a un traitement n’a plus besoin de vaccin. Le paludisme tue plus que le Covid-19. Pourtant, aucun vaccin n’a jamais été trouvé contre cette endémie depuis des années. Il y a une sorte de cafouillage au niveau des scientifiques, s’agissant du Covid-19. La partie relative aux effets secondaires sur la fiche de vaccination renseigne à propos. Chaque individu détient le droit sur son corps y compris les enseignants. Nous sommes dans un pays de démocratie et de liberté. Toussaint Siton, conducteur de véhicule privé : « J’apprécie la recommandation faite aux enseignants de se faire vacciner » J’apprécie la recommandation faite aux enseignants de se faire vacciner. J’ai pris ma dose de vaccin anti-Covid-19 sans rechigner. Je me sens très bien. J’ai recommandé à ma famille de le faire. J’insiste même que mes enfants âgés de plus de 18 ans le fassent avant la rentrée scolaire. Ceux qui refusent de le faire sont libres. En recommandant le vaccin à tous, le gouvernement ne peut pas nous tuer tous. Il ne peut pas tuer tout le peuple. Il faut que les gens prennent conscience de cela. Michel Adjou, retraité : « Lorsque les enseignants sont vaccinés, cela pourra protéger les enfants et les parents d’élèves » Le gouvernement a vu juste. La manière dont la pandémie sévit fait peur. On ne peut qu’encourager cette décision du gouvernement. Il faut penser aux mesures hardies. Lorsque les enseignants sont vaccinés, cela pourra protéger les enfants et les parents d’élèves contre d’éventuelles contaminations. En tant que parents, nous sommes appelés à amener nos enfants à l’école tous les jours et à les ramener à la maison tous les soirs. Ce qui nous oblige à faire également la vaccination. M. Tanifiani : Je ne pense pas que le vaccin pour les enseignants soit nécessaire. On doit laisser chaque personne décider de ce qui lui convient. La mort nous guette tous à chaque pas. De la maladie à coronavirus ou non, on partira tous un jour. Akim Marcos, retraité : « Si le vaccin s’avère nécessaire, tout le monde le fera. La vaccination des enseignants peut être utile aux enfants. Ça peut les protéger ». T. Hounkpè : « Des enseignants pourraient se faire virer » Pour le moment, je suis réticent à la vaccination. J’exerce dans le privé. Lorsque mon patron la rendra obligatoire, je n’aurai peut-être pas le choix. Cela pourrait être le cas des enseignants aussi. A mon avis, le problème pourrait ne pas se poser pour les Ace et les Ape. Par contre, les aspirants n’ont pas un contrat formel. L’Etat peut ne pas les reconduire s’ils ne sont pas vaccinés. Je pense que le gouvernement veut profiter de la rentrée scolaire pour faire pression sur ce corps de métier. On ne peut pas recommander le vaccin aux populations et se désengager des effets secondaires. C’est une contradiction. Tout dépend du but du vaccin. Est-ce qu’en se vaccinant, on est définitivement épargné de la maladie ? Nous n’avons pas encore l’assurance de l’efficacité des vaccins anti-Covid-19 au regard des nombreuses suspensions dans certains pays. Solange Gbétin, citoyenne : « Les enseignants sont dans l’obligation de se protéger parce qu’ils sont en contact direct avec les enfants » Nous sommes contraints de nous faire vacciner, surtout lorsque tout le monde le fait dans notre milieu. C’est cette logique qui m’a motivée à me faire vacciner. Si la vaccination devrait tuer, alors qu’elle nous tue tous. Elle est vitale. Nous devons faire les choses dans les règles de l’art. Il faut se départir de certaines mentalités et prendre les bonnes décisions au profit de nos enfants. Les enseignants sont dans l’obligation de se protéger parce qu’ils sont en contact direct avec les enfants qui ne sont pas encore en âge de se faire vacciner contre la Covid-19. Ils sont obligés de donner le bon exemple, car il y aura un fichier sur la vaccination contre la Covid-19 dans les écoles. Société 08 sept. 2021


Budget de l’Etat, gestion 2022 : Les principaux axes pour une économie prospère
La conduite de la politique économique sur la période 2022-2024 sera conforme au Plan national de développement (Pnd) 2018-2025 et aux priorités du gouvernement sur la période 2021-2026. Après s’être focalisé sur la mise en place des fondements de la transformation structurelle, en révélant le potentiel des secteurs stratégiques, la politique économique sur la période 2022-2024 sera orientée vers deux axes principaux que sont la consolidation des acquis du Programme d’action du gouvernement 2016-2021 et le relèvement des chaînes de valeurs ajoutées pour le développement du secteur de la transformation. Concrètement, l’État poursuivra et renforcera les mesures en cours visant à promouvoir les secteurs à fort potentiel dont l’agriculture, le tourisme, l’économie numérique et l’économie du savoir, en mettant un accent particulier sur l’enseignement technique et la formation professionnelle. De même, les grands chantiers ouverts visant à combler le déficit infrastructurel du Bénin seront poursuivis, notamment les infrastructures de transport, énergétiques et d’assainissement. Concomitamment à ces mesures, une attention particulière sera accordée au développement de l’industrie de transformation, à la faveur du retour de l’État dans l’investissement industriel pertinent. L’objectif est de lancer la dynamique industrielle pour rendre l’environnement plus attrayant à l’investissement privé. Cette politique économique sera associée à une stratégie de diffusion des fruits de la croissance, notamment vers les couches les plus vulnérables. A cet effet, l’État mettra en œuvre des projets à fort impact social et ceux en cours comme le projet Assurance pour le renforcement du capital humain seront accélérés. Par ailleurs, l’État restera résolument engagé sur les Objectifs de développement durable (Odd) dont les cibles prioritaires sont déjà retenues et pour lesquelles un système de suivi est mis en place et opérationnel. Toute cette politique sera portée par l’assainissement des finances publiques, la dématérialisation des procédures et des programmes spécifiques de financement de l’économie. Actualités 08 sept. 2021


Médiateur de la République: Le garde des Sceaux et le représentant résident du Pnud reçus
Le médiateur de la République, Pascal Essou, s’est entretenu tour à tour, ce mardi 7 septembre à son cabinet à Porto-Novo, avec le ministre de la Justice et de la Législation, Severin Quenum et le représentent résident du Programme des Nations Unies au Bénin, Aoulé Mohamed Abchir. Avec le fonctionnaire onusien, il a été surtout question d’une visite de courtoisie. Elle a permis au représentant résident du Pnud au Bénin de présenter ses vives félicitations à Pascal Essou pour sa brillante nomination, en mai dernier, à ce poste, par le président de la République, Patrice Talon. Les deux personnalités ont saisi l’occasion pour faire le point à mi-parcours du partenariat institutionnel entre leurs deux institutions, scruter de nouveaux horizons afin de renforcer davantage ces liens de coopération. Il est envisagé l’élaboration d’une feuille de route pour l’année prochaine. « C’est une visite de courtoisie. Je voulais depuis quelque temps, rendre visite au médiateur de la République, pour le féliciter d’abord pour sa nomination et ensuite, faire le point de la collaboration que nous avons déjà eue ensemble et envisager quelques pistes de partenariat pour l’année à venir», a précisé Aoulé Mohamed Abchir. Selon lui, les équipes techniques des deux institutions vont continuer le travail pour essayer de traduire en actes concrets ce qui est retenu des discussions. Ce qui devra aboutir de manière un peu plus précise à une feuille de route pour la collaboration entre le médiateur de la République et le Pnud. Le représentant résident du Pnud au Bénin rappelle que la prochaine feuille de route qui sera élaborée ne viendra que consolider tout ce qui est déjà fait en termes de renforcement de capacités du médiateur de la République et autres. Le ministre de la Justice et de la Législation, quant à lui, n’a pas fait de déclaration à la presse à sa sortie d’audience. Les réformes attendues du médiateur de la République à l’aune des nouvelles missions à lui confiées ne manqueront pas d’être évoquées à cette rencontre, la première entre les deux personnalités depuis l’installation de Pascal Essou à la tête de cette institution. Actualités 08 sept. 2021


Une délégation des Forra au cabinet de Joseph Djogbénou: Les questions relatives à la paix au cœur des échanges
Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou, a reçu en audience, vendredi 3 septembre 2021, une délégation les Forces royales pour la paix et la réconciliation en Afrique (Forra). Il s’gissait pour la délégation d’échanger avec le président de la Cour sur des questions relatives à la paix et à la réconciliation au Bénin. Les questions relatives à la paix et à la réconciliation au Bénin ont fait l’objet des échanges qui ont eu lieu, vendredi 3 septembre 2021, entre le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou et une délégation les Forces royales pour la paix et la réconciliation en Afrique (Forra). « Nous sommes venus voir le président de la Cour constitutionnelle pour lui exposer les objectifs les Forra et notre vision pour accompagner le président de la République dans cette démarche qu’il mène pour qu’il y ait la paix au Bénin », a souligné Sa Majesté Dada Agbodandé III, roi de Toffo et porte-parole de la délégation, à leur sortir d’audience. A en croire le porte-parole de la délégation, le président de la haute juridiction s’est dit satisfait de leur démarche et en a profité pour leur prodiguer de sages conseils et apporter sa pierre à l’édifice. « Le président nous a conseillés et il nous a accompagnés avec des idées qui vont nous aider à atteindre nos objectifs », a-t-il fait savoir. Sa Majesté Dada Agbodandé III a profité de l’occasion pour remercier, au nom les Forra et de toutes les têtes couronnées du Bénin, le président de la République pour tout ce qu’il fait pour le pays, pour la chefferie traditionnelle et pour la paix. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Actualités 08 sept. 2021


Inondations dans plusieurs communes du Bénin : Des dispositions pour freiner les dégâts
Les signaux sont préoccupants par rapport aux dégâts que causent cette année les inondations au Bénin. Plusieurs mesures ont été proposées par la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes qui s’est réunie le 7 septembre 2021. Il faut redoubler de vigilance pour arrêter de compter les morts. La Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes qui a tenu hier sa session annuelle reste préoccupée par l’évolution des dégâts. «En ce moment, le niveau d’alerte dans les bassins des fleuves du Niger, de l’Ouémé, et du Mono est au rouge et des pertes en vie humaine ainsi que des dégâts matériels sont enregistrés dans plusieurs localités », souligne Alassane Seidou, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique. En réalité, en dépit des messages de sensibilisation et des dispositions d’alertes précoces en place, les dégâts ne cessent d’être enregistrés. 38 communes sur les 77 subissent la furie des eaux avec au moins 9 décès liés aux inondations et des dizaines d’autres du fait des accidents liés à l’eau. De nombreuses infrastructures sociocommunautaires dont une cinquantaine d’écoles primaires et près d’une dizaine de collèges sont touchées. De même, plusieurs habitations sont détruites ou endommagées ainsi que des ouvrages de franchissement. D’importantes pertes agricoles et de cheptel sont en cours d’évaluation. Cette session de la plateforme nationale a donc permis de faire le point de la gestion de ces inondations et d’anticiper sur d’autres dégâts. Le directeur général de l’Agence nationale de la Protection civile, le contrôleur général Aristide Dagou, a fait le point et suggéré des mesures à prendre par les autorités afin que la situation soit mieux gérée. Les ministres sectoriels sont fortement mobilisés. « Cette réunion est importante parce que nous avons des risques importants dans notre pays. Les pluies diluviennes qui s’abattent sur le pays engendrent d’importants risques pour les populations. Ce ne sont pas seulement les conditions de vie de ces dernières qui sont détériorées. C’est aussi la vie même de ces populations qui est concernée avec des pertes économiques. Tout ceci appelle une action de la part du gouvernement et qui justifie cette réunion », a souligné Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale. La crise des inondations de 2021 intervient dans un contexte où la Covid-19 fait rage. Ce qui requiert de la délicatesse dans les mesures d’interventions au profit des sinistrés estimés à plus de milliers de personnes. « Je voudrais compter sur nos structures qui sont au niveau opérationnel afin que des mesures spécifiques soient prises pour protéger les populations et éviter que la vie de promiscuité que mènent les sinistrés évacués sur les sites d’accueil ne soit pas facteur de propagation de la Covid-19 », a insisté le ministre de l’Intérieur. Les mesures proposées, le gouvernement s’emploie à les mettre en œuvre tout en comptant sur les autres acteurs et le civisme des populations. Actualités 08 sept. 2021


Dégel de la crise socio politique: Plaidoyer pour la réconciliation et la paix
Les Forces royales pour la réconciliation et la paix au Bénin et en Afrique (Forra) a présenté un point d’étape de ses actions en faveur de la paix et de la réconciliation au Bénin. Dans l’après-midi d’hier mardi 7 septembre à Cotonou, ses membre ont appelé le chef de l’Etat à pardonner. « L’heure a sonné pour un pardon et une vraie réconciliation…». C’est le message délivré à l’endroit du président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, par l’organisation dénommée Forces royales pour la réconciliation et la paix au Bénin et en Afrique. Il s’agit d’un creuset qui a pris l’initiative d’aller à la rencontre des institutions de la République, des acteurs politiques de tous bords, en vue de travailler à l’affermissement du vivre ensemble au plan politique sociopolitique qu’il juge ‘’élastique’’. A en croire le secrétaire général, Lucien Medjico, les Béninois dans leur majorité ont soif de cette réconciliation. A juste titre, la Forra, créée en juillet 2019 et présidée par Dah Aglimassè Gbehinto, roi d’Adjokan, a au cours de son périple imploré le pardon du chef de l’Etat. « A chaque station, notre délégation s’est prosternée aux pieds de nos vis-a-vis que sont nos presidents d’institutions pour demander pardon, en les invitant à transmettre ce message au président de la République, père de la nation, pour le dégel total de la crise sociopolitique dans notre pays », a expliqué le secrétaire général de l’organisation, Lucien Medjico, avant d’ajouter que « s’il le faisait, il l’aurait fait en mémoire de feu Isidore de Souza et d’autres dignes fils du pays ayant laissé leurs vies pour la paix et la réconciliation». A la rencontre avec le ministre Abdoulaye Bio Tchané, ils ont insisté sur le fait qu’il urge de trouver les moyens pour sortir le pays de frictions politiques afin de permettre à celles et ceux qui vivent dans des conditions difficiles à l’extérieur mais qui ont des difficultés pour rentrer dans leur propre pays, de revenir chez eux. Les Forra plaident également pour la libération de ceux qui sont en prison pour des situations liées à la politique. Il faut rappeler que les Forra réunissent en leur sein des rois, des chefs traditionnels, princes, dignitaires de cours royales, des personnalités et leaders d’opinion qui prônent la paix, le vivre ensemble et l’unité nationale. Au cours de leur tournée, ils ont rencontré plusieurs présidents d’institutions dont le médiateur de la République, le Conseil économique et social, la Cour constitutionnelle. Actualités 08 sept. 2021


Biodiversité: Près de trois espèces sur 10 menacées, selon l’Uicn
Une nouvelle liste des espèces menacées d’extinction a été dévoilée à Marseille, le 4 septembre 2021, en marge du congrès mondial de la biodiversité. Près de 28 % des espèces étudiées sont sous la menace d’extinction. L’effondrement de la biodiversité se poursuit. 38 543 espèces sont désormais déclarées menacées sur 138 374 étudiées par l’Union internationale de conservation de la nature (Uicn) dans le monde. La liste actualisée a été dévoilée le 4 septembre 2021 dans le cadre du Congrès mondial de la nature à Marseille. Le document indique que 902 espèces sont éteintes, 8 404 sont en danger critique d’extinction. Dans le même temps, 14 647 espèces sont en « danger », 15 492 sont vulnérables et 8 127 sont quasi menacées d’extinction. Les tendances montrent que les taux normaux d’extinction ont été dépassés de 100 à 1 000 fois, suivant les espèces. Ces données ne concernent que les espèces prises en compte dans les évaluations. En effet, bien que toutes les espèces du monde ne soient pas évaluées, ce répertoire donne un aperçu de la situation globale et tire la sonnette d’alarme en vue des actions de conservation. Déjà confrontées à de multiples menaces, la faune et la flore doivent composer avec le changement climatique. La hausse des températures et par conséquent du niveau de la mer pourrait réduire les habitats de la biodiversité d’au moins 30 % dans les 45 prochaines années. À cette menace, viennent s’ajouter la dévastation de la nature qui réduit drastiquement les habitats de la faune sauvage, ainsi que la surexploitation de certaines espèces, la chasse, la pêche et les trafics. Les bijoux de l’Afrique menacés Les dernières évaluations mettent en évidence une diminution importante du nombre d’éléphants d’Afrique sur l’ensemble du continent. Le nombre d’éléphants de forêt d’Afrique a chuté de plus de 86 % en trois décennies et ils deviennent une espèce « en danger critique d’extinction». Quant à l’éléphant de savane d’Afrique, il est resté dans la catégorie des espèces « en danger». Sur un autre volet, le lion a perdu 40% de ses individus en deux décennies, devenant désormais vulnérable. C’est aussi le cas de la girafe et du guépard dont l’habitat diminue considérablement. Parmi les grands mammifères, les deux espèces de gorilles africains, le gorille de l’Est et le gorille de l’Ouest, sont en «danger critique», la dernière catégorie avant l’extinction. Toutefois, la liste rouge rapporte une amélioration de la situation des espèces de thon. Quatre d’entre ces espèces retrouvent les chemins du peuplement avec la mise en œuvre des quotas régionaux de pêche. Au regard de ces efforts, l’Uicn entend désormais publier un statut vert à côté de la Liste rouge. Ce statut prend en compte les espèces en régénération et ne compte pour le moment que 181 espèces. Ce qui est très loin de la « liste rouge ». Société 08 sept. 2021


Inceste à Glo-Djigbé: Le père et le copain d’une mineure déposés en prison
Présentés au procureur de la République, ce mardi, le père d’une fille de 16 ans et son copain ont été déposés à la prison civile d’Abomey-Calavi dans une affaire d’inceste. A 16 ans, elle serait enceinte de son père qui séjourne depuis ce mardi en prison. Son petit ami également a été déposé dans le même dossier. Les faits remontent en effet à juillet 2021 où l’Ong Fnd a été saisie d’un dossier d’inceste à Glo-Djigbé dans la commune d’Abomey-Calavi. La mère de la fille a décidé de porter plainte contre le mis en cause, son ex-époux avec qui elle a eu six enfants et dont elle s’est séparée il y a de cela un an. L’affaire est parvenue à la Police qui a écouté les deux parties le 2 septembre et gardé à vue le père. Mais au cours des enquêtes, il a été découvert que la fille a un copain. Interpellé, ce dernier est passé aux aveux. « Il a avoué avoir entretenu des rapports sexuels protégés avec la fille quatre fois et que le dernier date de mai. Ce que la jeune fille a confirmé. Il avoue par ailleurs que la fille, après leur dernier rapport sexuel, lui avait confié que son père tenait des rapports sexuels avec elle sans se protéger. Et que depuis ce jour il ne l'avait plus touchée », renseigne Héléna Capo-Chichi, présidente de l’Ong Fnd qui a suivi le dossier. Le père aurait voulu gérer cette grossesse en secret. Mais les choses se sont passées autrement. Après son départ du foyer, la mère a permis à sa fille de rester auprès de son père pour aller en apprentissage. Elle va alors dans l’atelier de son père le matin et rentre chez sa mère le soir. « Mais depuis quelques mois, le père sous prétexte d’avoir assez de commandes à livrer a commencé à garder la fille pendant des jours avant de la laisser rentrer chez sa mère. « La victime nous confie ce jour que c’est tout au début que son père a commencé par lui faire des attouchements qu’elle a refusé de continuer la formation mais qu’elle ne savait comment l’avouer à sa mère. Elle confie aussi que lorsqu’elle a annoncé la grossesse à son père, il avait insisté pour qu’elle désigne comme auteur son petit copain avec qui elle avait toujours de rapports protégés et qui ne l’avait plus touchée depuis le mois de juin », précise Héléna Capo-Chichi. Le père et le petit copain sont déposés à la prison civile d’Abomey-Calavi. Pour rappel, 26 cas de viols sur mineures ont été enregistrés dans la commune d’Abomey-Calavi jusqu’à début septembre de cettte année. Société 08 sept. 2021


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