La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Acte d’incivisme: Le vol des compteurs d’eau récurrent à Natitingou
Le vol de compteurs d’eau dans les ménages de la commune de Natitingou devient inquiétant. Dans la seule nuit du vendredi 03 septembre dernier, plus de dix compteurs ont été emportés par des individus non encore identifiés. Les compteurs d’eau de la Société nationale des eaux du Bénin font l’objet de vol par des individus non encore identifiés dans la commune de Natitingou. En une nuit, dix compteurs ont été emportés. C’est le constat fait par Marcel da Silva, directeur départemental de la Société nationale des eaux de l’Atacora qui a reçu diverses plaintes des ménages. Un acte d’incivisme grandissant qui vise les installations de ladite société dans la commune de Natitingou. « Depuis quelques jours, les plaintes sont enregistrées au niveau de notre service dépannage signalant que des individus inconnus de la société opèrent la nuit au niveau des installations et volent les compteurs des tiers. Ce n’est pas qu’on n’était pas habitué un peu au vol, mais c’étaient des cas rares, maintenant c’est devenu récurrent», regrette Marcel da Silva. « Nous avons enregistré près de dix cas de compteurs volés dans plusieurs quartiers à la fois. Cela prouve que c’est un réseau qui est en train d’opérer », informe-t-il. Ces actes interpellent la société, selon ses propos, pour la simple raison que les compteurs sont en location et ce sont les clients qui payent pratiquement la note. Il leur revient, insiste Marcel da Silva, de sécuriser les installations. « Malheureusement dans la commune de Natitingou, les compteurs sont installés sur des parcelles vides où des murettes sont érigées, et parfois non protégés pour l’essentiel. Donc, nous recommandons aux utilisateurs de faire l’effort de protéger les infrastructures avec des caissettes métalliques pour vraiment renforcer la sécurité des installations. Il y a des cas avérés où ces vils individus, à défaut d’arracher le compteur, sabotent les caisses en envoyant un coup de marteau sur le pont de lecture, rendant le compteur pratiquement avarié », signale le directeur. Ces voleurs sont généralement des voisins du quartier, à en croire le directeur de la société. Leur mode opératoire consiste à attendre une grande pluie pour profiter et voler massivement les compteurs. Ces présumés voleurs, affirme Marcel da Silva, déclarent souvent que les butins sont vendus à ceux qui s’intéressent à l’achat des ferrailles. Ces derniers interpellés, ajoute-t-il, ont rejeté les affirmations de ces voleurs, et expliquent que généralement ils sont intéressés par le laiton, une matière qui ressemble un peu au cuivre qui est sur le compteur. Pour limiter ces vols récurrents, il annonce que des dispositions doivent être prises, pour aller à l’école du Burkina Faso qui utilise des compteurs en plastique.

Encadré

L’eau potable difficile d’accès Les ménages ont un accès difficile à l’eau potable dans la commune de Natitingou. Trois à quatre jours de coupure d’eau par semaine. C’est une triste réalité à laquelle beaucoup de citoyens manquent d’explication. Selon les responsables de la Soneb, ces coupures interminables sont dues aux dysfonctionnements des installations de raccordement de la société. La boue s’infiltre dans les tuyaux de raccordement et avec la montée des eaux, l’équipe de dépannage ne parvient pas à intervenir pour donner de l’eau aux populations.
Société 08 sept. 2021


Persistance de la pandémie de la Covid-19: Des restrictions pour freiner le mal au sein de l’Epmb
Le président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb) à travers une adresse aux fidèles de cette congrégation, à la suite des institutions du gouvernement, a opté pour des restrictions visant à freiner la propagation de la pandémie de la Covid-19. Le Conseil des ministres du mercredi 1er septembre a décidé de 14 mesures fortes pour freiner la tendance haussière des cas de contamination à la Covid-19. Dans ce cadre, le président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb), le Révérend Kponjésu Amos Hounsa, a fait des exhortations à l’endroit des fidèles de sa communauté. L’homme de Dieu se réjouit dans un premier temps de la décision du gouvernement de laisser les cultes dominicaux se poursuivre et demande pour cette raison, que le respect des gestes barrières soit de mise à cette occasion. Tout en exhortant les fidèles à se faire vacciner, il a également plaidé pour que cette sensibilisation soit continue dans tous les lieux de culte relevant de sa communauté. Troisième restriction, il est demandé au sein de l’Epmb de « limiter rigoureusement la durée des cultes à une heure trente minutes quand il y a la Sainte cène ». Kponjésu Amos Hounsa rappelle aussi que le communiqué du Conseil des ministres n’a pas demandé la fermeture des lieux de culte, «par conséquent, nous devons être responsables et accompagner le gouvernement dans la lutte contre la recrudescence de la pandémie dans notre pays ». Le Seigneur rassure dans les moments difficiles qu’il assure notre sécurité. Ainsi, que mille tombent à ton côté et dix mille à ta droite tu ne seras pas atteint, poursuit-il dans cette exhortation, reprenant le Psaume 91, verset 7. Pour rappel, le gouvernement a, il y a quelques jours, décidé de corser les mesures anti-Covid dans le pays, en exigeant entre autres le lavage systématique des mains à l’eau et au savon, l’observance de la distance de sécurité sanitaire d’un mètre au minimum entre personnes, la fermeture des discothèques et structures assimilées et l’interdiction de rassemblements festifs dans les endroits publics, y compris les plages. Aussi, il a interdit des rassemblements de plus de cinquante personnes et une limitation du nombre de passagers à bord des taxis et embarcations à trois au maximum. Le port de masques et le respect de la distance de sécurité sanitaire entre passagers à bord des transports en commun, l’obligation, pour les employeurs, sur les lieux de travail, de faire respecter le port systématique de masques, d’installer le dispositif de lavage des mains et de faire respecter la distance d’au moins un mètre entre personnes sont aussi de mise. Autres exigences faites par le gouvernement, la suspension des événements et manifestations à caractère culturel, festif, sportif et religieux. Toutefois, il est autorisé des cérémonies d’inhumation pour des rassemblements n’excédant pas cinquante personnes, lesquelles doivent respecter la distance d’au moins un mètre entre elles. Le gouvernement recommande aussi la vaccination à toute personne âgée de plus de 18 ans, notamment le personnel enseignant et administratif des établissements publics et privés avant la rentrée des classes, les étudiants, le personnel militaire et paramilitaire, les taxi-motos, toutes personnes entrant ou sortant du territoire national. Société 08 sept. 2021


Décès du syndicaliste Dieudonné Lokossou: Une « voix de la justice sociale » s’est éteinte
L’ancien secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) n’est plus. Dieudonné Lokossou s’en est allé à l’aube du 7 septembre 2021, laissant le monde syndical en deuil. 7 septembre 2021. Dieudonné Lokossou n’a pas attendu le lever du jour avant de prendre départ pour la félicité céleste. Admis 48 heures plus tôt aux urgences du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm), il y a rendu l’âme. De retour à la Bourse du travail, le secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), Noël Chadaré a du mal à cacher ses émotions. « Je suis sonné, dévasté et pratiquement inconsolable. Celui qui s’en est allé, le camarade Dieudonné Lokossou est un grand frère, un ami de tous les instants. C’est quelqu’un avec qui j’ai une relation fraternelle, chaleureuse et avec qui je partage les moments les plus difficiles », confie-t-il. Pourtant, selon ses proches, rien ne présageait d’un départ précipité du « Général » à la retraite. Il venait parfois en renfort à ses camardes de lutte, à chaque fois qu’il s’agit de la défense des intérêts des travailleurs. Mais tout a changé du coup ce premier week-end de septembre 2021. L’ancien secrétaire général de la Csa-Bénin a commencé par se plaindre de malaise. Il sera très vite admis aux urgences du Cnhu. « Les enfants disaient que sa santé s’est dégradée dans la nuit du dimanche. Je suis allé très tôt le matin le voir. Il a fait un taux de glycémie élevé de 4. C’est un peu trop. Il était dans un état comateux. Il a été envoyé donc en réanimation. C’est ce que le Sonseil des médecins a décidé», précise Noël Chadaré. Mais une fois à l’hôpital, le tableau donnait toujours des signes d’alerte. Au petit matin du mardi, il a déposé, pour toujours, les armes. « On nous a fait comprendre qu’il a rendu l’âme des suites d’une embolie pulmonaire, contrairement à ce que les gens pourraient faire croire sur les réseaux sociaux. Nous avons déposé son corps à la morgue à Akpakpa, en attendant que la famille décide de la suite. S’il était mort de Covid, on n’aurait pas eu son corps. Ils ont fait les tests et ça n’a rien à voir avec la Covid », martèle le Sg de la Cosi-Bénin. Dieudonné Lokossou est un syndicaliste très connu pour ses critiques à l’encontre des régimes. Avec verve, l’ancien secrétaire général du syndicat des travailleurs de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop) dénonçait les problèmes de gouvernance qui ont fini par emporter cette société d’Etat. Déjà en 2004, avec Guillaume Attigbé, il a été représentant de la Confédération des Syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) au Conseil d’administration de la Caisse nationale de Sécurité sociale (Cnss). Dans plusieurs autres institutions, il a laissé ses empreintes comme au Conseil économique et social. Après deux mandats consécutifs à la tête de la Csa-Bénin, le Sg Dieudonné Lokossou a passé le témoin à Anselme Amoussou en janvier 2017. Une retraite écourtée par son départ pour la félicité céleste.   Actualités 08 sept. 2021


08 habitudes de ceux qui sont riches
Conseils @visés : La rubrique Conseils @visés se propose d’aller à la rencontre d’experts sur des questions liées au développement personnel appliqué à tous les domaines de la vie. Asteris Irené AHOUIGNAN, Pdg du groupe Diamond light, est conseiller en gestion de finances personnelles et en entreprenariat participatif. Il nous entretient sur la façon de penser et d’agir de ceux qui sont riches ou qui y travaillent. Pouvez-vous nous donner quelques habitudes des personnes qui sont riches et qu’on ne retrouve pas chez ceux qui sont pauvres ? - Se réveiller tôt : Cela ne veut pas dire qu’il faut se réveiller à 4 h ou 5 h nécessairement. Bien que cela soit bien pour la méditation. Mais le réveil dont je parle, c’est entre 6 h et 7 h selon le cas. - Méditer : La méditation est recommandée afin de faire le vide en soi. Il est question de vider complètement le cerveau pour le recharger avec des idées claires et smart. Après le réveil, il faut passer un temps dans la méditation : Sortir de la maison, regarder la nature, rester sur son lit ou fermer les yeux. Pour certains, c’est la prière mais la méditation va au-delà de la prière. C’est entrer en soi-même pour faire le vide. C’est aussi l’occasion de parler à soi-même. Le moment de se dire certaines vérités. Définir les objectifs à accomplir et les actions à mener au cours de la journée. - Se faire mentorer : Si vous souhaitez être un styliste à succès par exemple, il est impératif d’avoir un mentor qui a réussi dans le domaine. Donc pour devenir riche, il faut forcément avoir quelqu’un qui a réussi ou qui entre dans l’arène de ceux qui ont réussi comme mentor. Une personne dans votre environnement immédiat, quelqu’un qui a déjà fait ses preuves. Personnellement par exemple, j’ai trois (03) mentors qui me boostent. Parce que sans un mentor qui nous booste, il n’est pas évident d’aller loin. - Lire des ouvrages : C’est très important de lire ceux qui ont déjà réussi et qui parlent de leurs expériences. - Faire du sport : Comme la marche, l’endurance, la natation ou faire un sport complet. Ceux qui font régulièrement le sport réussissent et savent performer. Cela permet aussi d’éviter la procrastination. - Appartenir à une communauté avec une diversité de compétences : Des personnes pouvant te permettre d’avancer. Pour y arriver, j’ai mis en place ma propre communauté. Nous devons payer le prix pour appartenir à une communauté de riches, avant d’espérer être le prochain sur la liste. - Arriver à se fixer de grands objectifs : Lorsqu’on se fixe de grands objectifs, il est possible plus tard de s’offrir n’importe quel plaisir. - Être honnête : Une autre habitude difficile à trouver de nos jours, c’est l’honnêteté. Il faut être honnête pour n’être entouré que de personnes de qualité. Honnête envers soi-même et envers les autres afin d’attirer des personnes de qualité. On m’a dit qu’il faut être malhonnête pour réussir. C’est une richesse qui ne dure pas. Il faut être honnête pour que la richesse vous suive jusqu’à la fin de vos jours. A-t-on la chance de devenir riche si on n’est ni héritier ni très instruit ? Je suis orphelin de père et de mère, j’ai été un enfant placé, un domestique. Je n’ai pas connu mes parents. Je ne suis pas héritier et je n’ai pas beaucoup étudié non plus. Mais aujourd’hui, j’arrive à réfléchir plus que les héritiers. Il y a deux types d’héritiers. Ceux qui dilapident l’héritage et ceux qui tissent sur l’ancienne corde, la nouvelle. Ceux qui dilapident redeviennent pauvres. Mais je me dis qu’aujourd’hui, ceux qui sont riches ne sont pas nécessairement ceux qui sont instruits ou héritiers. Donc, je pense que pour devenir riche, on n’a pas besoin d’être trop instruit ou héritier. Quels sont les déprogrammations à faire pour avoir le bon mindset ? Quand je rencontre lors de mes conférences certaines personnes à qui je demande de renaître à nouveau, ils ne comprennent pas. Beaucoup préfèrent végéter dans leurs habitudes. Lorsque la situation dans laquelle vous êtes ne vous convient pas ou plus, vous devez élever le niveau, changer de fréquences, remplacer vos mauvaises habitudes, prendre vos responsabilités. Quand on comprend que c’est la somme de tout ce que nous faisons ou ne faisons pas qui conditionne ce que nous avons, on accepte plus facilement de déprogrammer et de reprogrammer son cerveau. Quand on n’est pas prêt à payer le prix, on pense toujours que les riches sont malhonnêtes. Aussi, j’entends certaines personnes dire qu’elles n’ont pas besoin de formation, d’aller à des conférences avant de réussir. Il y a de ces idées qui minent mes frères africains. Si on veut réussir, avoir un bon mindset, il faut d’abord voir l’environnement. Si l’environnement ne contribue pas de façon claire et nette, il faut le quitter. Accepter, oser rentrer dans un environnement où les gens réussissent. Lors de mes conférences, je dis souvent : « Si vous voulez vraiment acheter une voiture, allez vers ceux qui ont la voiture. Il nous faut une reprogrammation du cerveau, de l’esprit. Et c’est dans la lecture et nos fréquentations. Lire et appliquer. Suffit-il d’avoir une façon de penser différente pour tutoyer la richesse ? Il ne suffit pas d’avoir des pensées différentes de celles des gens pauvres pour tutoyer la richesse, il faut aussi de l’action bien planifiée et exécutée dans la discipline.   Rubrique proposée et animée par Lhys DEGLA Société 07 sept. 2021


Université de vacances : Le Prd à l’école du « hautement social »
Soutenir le Programme d’action du gouvernement, c’est d’abord bien le connaître. Et c’est ce que projette faire le Parti du renouveau démocratique (Prd) lors de son université de vacances prévue pour le 25 septembre prochain à Abomey-Calavi. Mieux comprendre le « hautement social » du second mandat du président de la République et identifier les modalités de soutien concret au Programme d’action du gouvernement (Pag). C’est le sens qu’on pourrait donner à l’université de vacances du Parti du renouveau démocratique qui se tient le 25 septembre prochain à Abomey-Calavi. Le thème de ces assises étant : « Pour une appropriation du contenu social du Programme d’action du gouvernement 2021-2026 ». Depuis la réforme du système partisan, c’est la deuxième fois que le Prd tient ces assises qui lui permettent chaque année de réfléchir sur les enjeux du moment. Mais c’est la toute première fois que l’université se tient après la réélection du chef de l’Etat. Ce qui justifie le choix du thème. Ce serait une belle occasion pour ce parti qui soutient le régime et dont un militant est membre du gouvernement, d’échanger autour des axes d’intervention du Pag. Un document dont le point central est le social afin de donner un mieux-être aux populations. « Ce mandat sera hautement social », avait en effet clamé le président de la République, Patrice Talon, lors de son investiture pour un second mandat. Responsables des différentes structures et militants à la base du Prd évoqueront certainement la politique de microfinance du gouvernement, les diverses actions à l’endroit des couches les plus défavorisées, les recrutements et la promotion de l’emploi, les chantiers d’infrastructures devant permettre de lutter de manière adéquate contre la pauvreté non monétaire, etc. Pour cette rencontre annuelle du parti, des mesures particulières sont annoncées pour tenir compte de la pandémie du coronavirus qui sévit. Dans un premier temps, tous les militants qui doivent être sur le site de l’activité sont appelés à se faire vacciner. Autrement, il leur sera demandé « la production d’un résultat de test Pcr négatif réalisé 72 heures avant l’évènement », informe Falilou Akadiri, le secrétaire général du Prd. « La Direction exécutive nationale s’est penchée sur la situation liée à la pandémie de la Covid-19 et sur les dispositions de l’arrêté interministériel en date du 25 août portant suspension des activités à caractère culturel et festif. Au regard de ces dispositions nouvelles, l’option d’une visioconférence a été privilégiée pour le volet intellectuel de l’Université de vacances. Les informations complémentaires utiles seront communiquées en temps opportun aux structures du parti », indique, dans un second temps, un communiqué du Bureau exécutif national du Prd. Ceci étant, une bonne partie des militants suivront et interviendront de loin lors des discussions. Actualités 07 sept. 2021


Mise en place d’un cadre de concertation : Regards croisés des partis de l'opposition
Des assises regroupant les courants politiques se réclamant de l’Opposition sont projetées pour les tout prochains jours. Les tractations sont en cours pour donner corps à cette intention du chef de file de l'opposition, Paul Hounkpè. Les états-majors de plusieurs formations politiques de l’Opposition ont été formellement saisis par le cabinet du chef de file, Paul Hounkpè. Certains ont aussitôt réagi favorablement à l’idée de la mise en place d’un cadre de concertation de tous les acteurs se réclamant de ce courant, d’autres poursuivent les discussions, avant une imminente délibération, sur la posture à adopter face à l’initiative de Paul Hounkpè. Ainsi, malgré quelques doutes affichés au regard des querelles entretenues dans leur camp au cours de ces dernières années, la plupart des opposants sont pour le dialogue. « Pendant que le combat faisait rage, les gens nous ont trahi. Et lorsque ce sont eux qui proposent un tel cadre, vous vous demandez si c’est le prochain poignard… », indique Eugène Azatassou, membre du bureau politique du parti, ces démocrates avant d’ajouter : « En réalité, nous n’avons pas rejeté cela au niveau du parti Les Démocrates. Nous sommes en débat à l’interne, pour que lors des différentes rencontres, nous ayons nos propositions, pour que l’Opposition soit ensemble ». A l’en croire, il s’agit d’une préoccupation qui requiert une réflexion approfondie sur la méthode et les objectifs à atteindre. « Sans cela, on va vers d’autres déboires et ça ne serait pas intéressant », insiste-t-il. Au niveau de la coalition de l’Opposition dénommée Front pour la restauration de la démocratie (Frd) dont le président, l’ex-député Valentin Aditi Houdé, a été saisi, les discussions sont également en cours. « Au niveau du Frd nous sommes en discussions et nous sommes prêts à rencontrer le chef de file de l’Opposition pour approfondir les débats… », déclare Antoine Guédou, président du parti Grande solidarité république (Gsr). Ce Front de l’Opposition compte en son sein plusieurs partis et mouvements de partis dont Les Démocrates, le Grs, la Dynamique Aïvo. Pour Antoine Guédou, l’impossible ne doit pas être le jargon quotidien lorsqu’il s’agit des intérêts de la Nation. « Je pense qu’il n’y a pas autant de radicalisme en ce qui concerne l’opposition. Il peut avoir de radicalisme pour opposition au pouvoir, parce que le pouvoir qui est en place pense que s’entendre avec lui, c’est accepter ses conditions. Ça ne peut en être ainsi. C’est accepter les conditions qui avantagent la Nation, toutes les parties prenantes », souligne-t-il.

Quelques préalables pour certains

Pour d’aucuns, un cadre de concertation, tel que pensé par le chef de file de l'Opposition est un idéal mais avant, il faudra nettoyer les écuries d’Augias. Faire table rase du passé sans une clarification serait préjudiciable à la portée et survie de l’initiative. Il faut relever que ces appréhensions sont nées du fait que certains acteurs de l’Opposition ont pris part aux élections communales de 2020 et à la présidentielle de 2021, alors que d’autres sont restés sur le quai. Les derniers accusent les premiers d’avoir bénéficié d’un traitement de faveur de la part du pouvoir, et les autres rétorquent qu’ils ont fait l’option de l’alternance par les urnes, par opposition à un radicalisme destructeur. « Je crois qu’aujourd’hui à moins qu’on ne veuille pas être objectif, il y a opposition et opposition. Nous sommes tous contemporains de notre histoire politique actuelle. Et en tant que tels, nous savons qu’il existe l’Opposition proche du pouvoir en place et les autres. Parler aujourd’hui de Cadre de concertation de l’Opposition dans ce contexte comme cadre de discussions avec le pouvoir, à mon avis, n’est pas réaliste et je n’y crois pas », a confié l’ex-député Jude Lodjou. C’est une perception partagée par le président du parti Restaurer la confiance (Rlc), Irénée Agossa, qui a suggéré dans un passé récent, l’organisation des assises de l’Opposition. Selon lui, ces assises permettront de clarifier les positions. « Nous devons nous dire certaines vérités. Ce n’est qu’après cela que nous allons pouvoir mettre en place le cadre de concertation. C’est-à-dire faire d’abord la part des choses entre les différents courants. Nous, nous ne sommes pas par exemple pour une opposition armée. Notre opposition est une opposition républicaine fondée sur les droits de la République et qui pense à une alternance à travers les urnes », martèle le président du parti Restaurer la confiance (Rlc), candidat malheureux à la présidentielle de 2021.

Avancer pour le bien de tous

Loin de toutes réserves sur l’initiative en débat, le président du parti Mouvement populaire de libération (Mpl) a déjà donné son consentement. « Nous sommes partants pour toutes initiatives d’où qu’elles viennent, pour peu qu’elles se proposent de nous donner les chances de participer aux prochaines échéances… », fait savoir Expérience Tebe. Il explique que dans ce cadre, sa formation politique a été également saisie par Paul Hounkpè. « Il a posé la problématique, et son souci est de faire en sorte que les problèmes liés à la participation des partis de l’Opposition à la prochaine échéance soient débattus. Nous ne trouvons aucun inconvénient à une telle démarche», explique-t-il. Expérience Tebe espère que les questions qui seront débattues lors de la rencontre entre acteurs de l’opposition et portées au niveau du gouvernement trouveront un écho favorable, afin qu’en 2023, les intentions se concrétisent effectivement sur le terrain et que tous les partis désireux de participer à cette compétition et en remplissent les conditions puissent effectivement y prendre part.

Les yeux rivés sur 2023

C’est dire que sceptiques et non sceptiques sur l’initiative de la mise en place d’un cadre de l’Opposition, ont tous le regard tourné vers les législatives 2023. « Si nous sommes organisés nous allons décrocher presque la totalité des sièges parce que la situation actuelle est l’émanation de ce parlement, qui constitue la base de l’Etat de loi que nous vivons, puisque c’est eux qui votent les lois, qui ont fait qu’aujourd’hui nous sommes en difficulté. Donc, 2023 c’est l’heure du bilan… ». Telle est la conviction que porte le président du parti Restaurer la confiance (Rlc), Irénée Agossa. L’initiative du chef de file de l’opposition, Paul Hounkpè, est donc en terrain fertile, et reçoit l’assentiment de la quasi-totalité de ses pairs. Quelle en sera l’issue ? Bien malin qui peut répondre à cette interrogation.
Actualités 07 sept. 2021


Election des sénateurs représentant les Français établis hors de France : Jean-Damien de Sinzogan tête de liste
Les élections sénatoriales de 2021 pour les Français établis hors de France auront lieu le 26 septembre prochain. Jean-Damien de Sinzogan, né le 19 juin 1993 dans le 15e arrondissement de Paris, est en course sur la liste «La République en Marche », parti politique français lancé en avril 2016 par Emmanuel Macron, avant son avènement au pouvoir. Tête de liste et ayant pour colistiers Odile Tiacoh, Bernard Lepidi, Isabelle Guerard, Hervé Béhanzin, Evelyne Combes, Jordan Msihid et Diontan Touré, le candidat dont le père est originaire de Porto-Novo au Bénin, accorde une place à l’écologie à l’école. Ainsi, la liste portée par Jean-Damien de Sinzogan met un accent particulier sur la sensibilisation des écoliers à l’écologie ainsi qu’à la charte de l’environnement au sein des écoles (maternelles, primaires), l’augmentation de la part des menus bio dans les cantines, la mise en place de verdures et de potagers dans les  établissements scolaires, l’urbanisme écologique. Il en est de même du quota d’espaces verts applicable à l’ensemble des municipalités pour favoriser le verdissement des villes, de la consommation d’énergie adéquate dans les bâtiments publics et de la création d’un label « villes vertes » décerné sur le fondement de critères objectifs (qualité de l’air,  verdure, respect de l’environnement). Par ailleurs, pour cette élection, la liste de Jean-Damien de Sinzogan retient l’attention par son projet de voir des sociétés respectueuses de l’environnement s’implanter à travers des mesures incitatives telles qu’une fiscalité appropriée. L’incitation à l’usage de voitures électriques par la gratuité des emplacements de stationnements  municipaux reste également un point important de ce projet de société à visage écologique et humain. Le site de campagne de la liste est : www.princeofjoinville.com Société 07 sept. 2021


Vulgarisation du Code béninois de l’enfant : Les femmes du marché de Xwlacodji conscientisées
Avec l’appui de Plan International Bénin, le Comité communal de protection de l’enfant de la commune de Cotonou a organisé, vendredi 3 septembre dernier, une campagne de vulgarisation du Code de l’enfant du Bénin à l’intention des femmes du marché de Xwlacodji. En langues locales, celles-ci ont été sensibilisées à plus d’attention à l’égard des enfants et de leurs droits. Les femmes du marché de Xwlacodji en savent davantage sur le Code béninois de l’enfant et pourront désormais non seulement protéger les enfants mais aussi éviter tout ce qui porte atteinte à leurs droits. Les femmes vendeuses de poisson fumé de Xwlacodji ont en effet été la cible d’une campagne de sensibilisation aux droits des enfants et aux innovations du Code de l’enfant. C’est dans le cadre des activités du Comité communal de protection des enfants de la commune de Cotonou à travers le projet « Safe and inclusive cities for girls » de Plan International Bénin. « Avec les femmes, nous avons fait un récapitulatif des principaux droits de l’enfant et de leurs devoirs, ensuite nous les avons incitées à plus de bienveillance et de protection vis-à-vis des enfants et de leurs droits dans le marché et alentours ; puis nous avons suscité en elles le désir de mettre sur pied un mécanisme de dénonciation des différents abus à l’endroit des enfants », explique Ella Kossouoh, chef du Centre de promotion sociale de Xwlacodji. A l’en croire, cette campagne a effectivement abouti à la mise en place d’une équipe composée de trois personnes, notamment trois dames parmi les leaders du marché. La campagne s’est déroulée avec l’appui du chef quartier de Xwlacodji qui a pu galvaniser les femmes et qui a soutenu l’initiative. A l’origine de cette initiative, un constat affligeant : « Dans tous les marchés, les droits des enfants sont souvent bafoués à travers les châtiments corporels, les violences sexuelles, le travail des enfants, la maltraitance et la négligence des enfants… Il y a assez de droits qui sont bafoués dans les marchés », fait observer Ella Kossouoh. Cette campagne vient alors conscientiser les femmes du marché de Xwlacodji afin de faire d’elles les garantes du respect des droits de l’enfant. Société 07 sept. 2021


Préparatifs de la rentrée scolaire 2021 – 2022: Pas d’aspirants aux journées pédagogiques
Ils ont beau être les plus nombreux, les Aspirants au métier d’enseignant ne participeront pas aux journées pédagogiques nationales de réflexion et de concertation des enseignants. Aucun Aspirant au métier d’enseignant (Ame) ne prendra part aux journées pédagogiques nationales de réflexion et de concertation des enseignants qui se dérouleront les 09 et 10 septembre 2021. C’est ce qui leur a été notifié à la veille de cette année scolaire 2021-2022, selon Ferdinand Sourou Missenhoun, un de leurs porte-parole. « C’est une rencontre pédagogique pour discuter des questions liées au contenu et à la manière d’enseigner durant l’année. Normalement, ce sont les aspirants qui devraient bénéficier de ces journées puisque la plupart des collègues n’ont pas fait une formation pédagogique », estime le porte-parole de la Fédération nationale des collectifs des enseignants pré-insérés du Bénin. Il souligne également le fait que les aspirants soient les plus nombreux dans l’animation des établissements publics. «Mais malheureusement, nous sommes écartés de ces journées de réflexion », fait-il constater. En réalité, ce n’est pas la première fois que les aspirants sont exclus des journées pédagogiques. D’ailleurs, ils n’y ont jamais été associés. Mais ils nourrissaient l’espoir que la situation change cette année, surtout que ce point fait partie des principales doléances qu’ils ont adressées aux différentes autorités du système éducatif. Selon eux, plus que les primes qui seront perçues, c’est la formation de ces deux jours qui importe. De cela dépend la qualité des enseignements au cours de l’année scolaire. A défaut de prendre part à ces journées qui se déroulent dans chaque département, les aspirants sont contraints de s’en tenir aux animations pédagogiques qui se déroulent par discipline dans les établissements. Un contenu consistant Les journées pédagogiques nationales de réflexion et de concertation des enseignants ne seront pas une balade de santé pour les participants. Deux thèmes principaux seront développés. Les enseignants de l’enseignement général auront pour thème: « Introduction d’un socle commun de connaissances, de compétences et de culture dans le système éducatif béninois : enjeux et défis ». Il leur sera développé les généralités sur le « Socle commun de connaissances, de compétences et de culture (Scccc) », les enjeux et défis de l’introduction d’un « Socle commun de connaissances, de compétences et de culture» dans le système éducatif béninois. De leur côté, les enseignants de l’enseignement technique et de la formation professionnelle discuteront de « L’enseignement et la formation techniques et professionnels à l’ère du numérique : état des lieux et perspectives ». Ils auront deux sous-thèmes que sont l’état des lieux d’une part et les perspectives de l’utilisation du numérique d’autre part. Dans ces deux sous-secteurs de l’éducation, il est aussi prévu des activités par discipline au cours des deux journées. Actualités 07 sept. 2021


Préparatifs de la rentrée scolaire 2021 – 2022: Nécessité d’impliquer les enfants ?
Les préparatifs de la rentrée scolaire vont bon train à moins de quinze jours de la date retenue à cet effet. Mais cette année encore, beaucoup d’enfants n’auront pas le privilège d’être impliqués dans ce processus. Cela est tributaire du statut social des familles, qu’elles soient aisées ou pauvres. Envoyer son enfant à l’école, c’est un devoir et un challenge pour tout parent. Pour y arriver, les plus nantis ne lésinent pas souvent sur les moyens pour offrir le nécessaire à leur progéniture. Si une chose est d’envoyer les enfants à l’école, l’autre est de leur créer les meilleures conditions de réussite dès le départ. Tout part de leur implication lors de l’achat des fournitures scolaires. Du point de vue de certains acteurs du monde scolaire, les exclure de ce processus ferait fausser le jeu. Les apprenants aussi ont leur mot à dire lorsqu’il s’agit d’acheter les fournitures scolaires. La rentrée des classes, c’est pour eux et doit se préparer avec eux. Camille Koto, psychopédagogue, soutient qu’il est dans l’ordre normal des choses de les associer. Autrement, la démarche serait biaisée. « Les premiers concernés doivent être impliqués. Les parents peuvent laisser leurs enfants choisir leurs sacs et chaussures par exemple. Ils peuvent également les amener lors des achats du matériel scolaire. Les enfants apprécient toujours ce qu’ils ont eux-mêmes choisi », conçoit-il. Achat des fournitures scolaires, payement de la scolarité et autres, c’est bien. Mais la préparation d’une bonne rentrée des classes va au-delà de ces aspects. Il y a beaucoup à gagner en les impliquant dans la préparation du nouveau cycle scolaire de neuf mois. « C’est aussi une manière de leur apprendre à se prendre en charge, à devenir autonomes. Cela augmente la confiance en soi. C’est justement pour ne pas manquer cette étape que les parents doivent se libérer pour se rendre dans l’établissement de leurs enfants avant et à la prérentrée pour recevoir la liste des fournitures scolaires, les précisions sur la tenue uniforme, et autres nécessités», développe-t-il. Trop de privilèges à l’enfant Bruno Montcho, sociologue, enseignant chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), est plutôt de l’ancienne école. Il pense qu’impliquer un enfant dans la préparation de la rentrée scolaire, c’est lui offrir trop de privilèges. Ce qui ne marche pas à tous les coups : « En notre temps, les parents achetaient les fournitures scolaires sans forcément tenir compte de la liste desdites fournitures et de notre avis. A la rentrée, les enseignants nous remettaient la fameuse liste et les parents procédaient à la sélection des articles dont on devrait se servir en classe ». Les temps ont changé et il faut s’y adapter. Le sociologue en a conscience, mais il y met du bémol. Selon lui, l’implication des enfants dans la préparation des classes doit être fondée sur des critères. « Il faut associer les enfants au regard de leur volonté, de leur perception par rapport à la rentrée, et des ambitions des parents pour eux. Les parents peuvent faire les achats des cahiers et livres avec eux. Par contre, il faut savoir les amener dans les magasins pour le choix des sacs, chaussures et autres », préconise-t-il. Bruno Montcho estime qu’en prenant la liste des fournitures scolaires à l’école, les enfants sont déjà associés d’une certaine manière à la préparation de la rentrée. Il analyse la question sous deux angles. Le premier tient compte des parents aisés qui sont prêts à tout offrir à leurs enfants dans le cadre de la rentrée scolaire. Le second, c’est le cas des familles modestes et pauvres. «Un enfant qui vient d’une famille pauvre n’a pas de volonté. C’est exactement le cas des enfants qui ne fêtent pas la Noël par exemple. Les parents achètent les fournitures en fonction de leurs moyens », souligne-t-il. A un moment donné, les parents doivent faire preuve de ‘’douce dictature’’ pour ne pas se retrouver devant le fait accompli. Car, explique-t-il, dans leur quête effrénée du beau, les enfants peuvent exposer inconsciemment leurs parents. «Il faut savoir partir faire des choix avec vos enfants. Lorsque votre poche n’est pas suffisamment pleine, l’enfant peut faire des choix qui dépassent vos capacités financières. Lorsque le parent n’est pas en mesure de le satisfaire, cela relève d’une incapacité notoire. Cela pourrait même créer des tensions inutiles au sein du couple. On n’a pas toujours les moyens de satisfaire les caprices d’un enfant. Il n’est pas nécessaire de donner satisfaction aux préférences d’un enfant, encore que certaines familles en comptent plusieurs », avertit le sociologue. Il relève que, sous d’autres cieux, le choix des enfants n’est pas systématique. « Même en Europe, les parents refusent d’emmener les enfants faire des choix à des moments donnés. Il faut pouvoir les amener à se contenter de ce qu’on leur offre. Dans le cas d’espèce, il ne s’agit pas de leur demander de choisir leurs ouvrages. Le plus important, c’est de savoir les ouvrages dont ils ont besoin et de pouvoir les leur offrir dans le délai », insiste-t-il. Pour lui, ce principe est non négociable : « Il n’est pas question qu’un enfant dicte sa volonté à ses parents pour l’achat des articles autres que les fournitures scolaires. Ces articles sont du ressort des parents. Ils sont libres de les renouveler ou non ». A chaque parent donc de trouver le juste milieu pour satisfaire son enfant. Actualités 07 sept. 2021


1783 - 3215