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Nouvelles

Période des inondations au Bénin : Des risques croissants, exit l’imprudence !
Au fil des jours, les risques deviennent grands dans les communes aux voisinages des bassins du Bénin. Le temps est maintenant à la prudence, avec les cas de décès qui se font enregistrer. Des morts, en dépit des alertes. Au moins deux communes en ont fait les frais cette semaine. Le tableau funeste marque quatre morts à Malanville du fait du chavirement d’une barque. A Zagnanado, dans le Zou, le maire Justin Kannnikpo a lui aussi alerté sur un cas de noyade. Pourtant, cette commune de la basse vallée de l’Ouémé est en alerte rouge depuis plusieurs jours. Mais la sensibilisation n’est jamais suffisante. Déjà, dix jours plus tôt, le ministère de l’Intérieur invitait les populations de Malanville, Karimama, Athiémé, Grand-Popo, Zagnanado, Ouinhi, Adjohoun et Bonou à la vigilance. Ces dernières sont appelées à s’abstenir de tout comportement à risque, à savoir la traversée des cours d’eau à haut débit, la consommation d’eau des bassins, l’habitation des maisons menacées de ruine ou présentant autre danger. L’intensification des sensibilisations devient pédagogique et indispensable. « Il faut que les consignes soient respectées pour éviter les pertes en vie humaine et limiter les dégâts », insiste Martial Dossou, point focal national du Système d’alerte précoce (Sap).

Le bassin du Mono en alerte

Au sud-ouest, les communes en aval du barrage de Nangbéto sont également sur le qui-vive. La sonnette d’alarme a été tirée par la Communauté électrique du Bénin (Ceb) qui a informé du remplissage précoce du réservoir du barrage. Ceci pourrait donc conduire aux lâchers les prochains jours et à la montée des eaux du fleuve Mono. Les mairies prennent d’ores et déjà des dispositions. « Depuis le 23 août, nous avons commencé la veille avec les moyens de bord. Les populations sont informées pour respecter les instructions. Sur le terrain, nous avons envoyé une équipe faire la ronde pour pouvoir se rendre compte de la situation sur le cours d’eau. L’équipe est allée dans la matinée. Nous restons vigilants », confie Jocelyn Ayhi, maire de Grand-Popo. Dans cette commune, l’embouchure ensablée a causé en juin des inondations. Les travaux de désensablement se poursuivent encore sur le terrain pour maintenir le canal ouvert, surtout que le débit pourrait être élevé les prochains jours. « Les travaux continuent pour éviter la sédimentation afin qu’on ne soit pas surpris. Nous le devons au ministère du Cadre de vie. La situation que nous avons vécue la dernière fois nous a permis d’avoir une longueur d’avance sur les dispositions à prendre », précise le maire.

« Les inondations sont à craindre »

Beaucoup se posent déjà la question de savoir si les inondations catastrophiques de 2010 ne seront pas de retour. Du côté de l’Agence nationale de météorologie, on suit de près le rythme pluviométrique sur l’ensemble du territoire national, en tenant compte des prévisions saisonnières. « Au niveau de tous nos bassins, au sud et au nord, il est prévu une situation excédentaire. C’est-à-dire le niveau des cours d’eau va dépasser un peu plus la normale. Les situations d’inondations sont à craindre. Nous suivons avec nos collègues des autres pays qui ont reçu aussi de fortes quantités de pluies. Que ce soit au nord ou au sud, cette année, nous nous attendons au débordement des cours d’eau. Aussi, nous constatons de fortes quantités de pluies au sud, bien que nous soyons en temps normal dans la petite saison sèche. Ce qui laisse présager un début précoce de la petite saison pluvieuse », analyse Boris Anato, directeur de la Prévision météorologique et de la Maintenance à Météo Bénin. Face à ces tendances, les services de prévisions suggèrent la prudence totale pour éviter de s’exposer aux risques, quel que soit le degré. « Il faut respecter les mesures d’hygiène, protéger les enfants contre les moustiques. Il faut éviter de s’installer dans les exutoires », conseille Boris Anato. Début juillet, le plan de contingence national a été actualisé pour prendre en compte les risques nouveaux. Au niveau décentralisé, 42 communes disposent désormais de Plan de contingence communal. Ce qui fait un taux de 54 % environ. Ce qui reste faible par rapport aux enjeux.
Environnement 01 sept. 2021


Gestion des forêts en Afrique: Défis pressants face aux changements climatiques
Une étude réalisée dans 15 pays africains dont le Bénin dévoile les efforts à faire pour améliorer la gouvernance forestière. Les résultats ont été présentés le 30 août dernier à l’atelier régional organisé par African Forest Forum. Priorité aux approches intégrées. C’est la voie à suivre pour une gestion durable des forêts. Elle a été recommandée par l’étude approfondie menée sur la gouvernance forestière dans 15 pays d’Afrique centrale et occidentale, dont le Bénin. « D’après l’étude, la gouvernance forestière est en général partiellement bonne dans les pays concernés. Des problèmes peuvent survenir au niveau de la prise de décision opérationnelle où la coordination est insuffisante. Aussi, malgré des efforts considérables, il est nécessaire de renforcer les efforts par des approches intégrées. La plupart des documents relatifs aux politiques forestières accordent peu d’attention au changement climatique », soulignent les auteurs. Le diagnostic ainsi que les solutions proposées ont été débattus à l’atelier régional sur les « réponses nationales à l’Accord de Paris et la promotion des gommes et résines en Afrique pour la résilience au climat ». En effet, l’objectif de cette session est de partager les leçons issues de ces travaux menés par l’African Forest Forum (Aff) ces deux dernières années sur la gestion des forêts et le rôle qu’elles jouent face au changement climatique. « L’Aff a travaillé dur pour jeter un pont entre les connaissances scientifiques et des politiques solides qui pourraient soutenir la gestion durable et l’utilisation judicieuse de ces ressources au profit du présent et de l’avenir », a souligné le Professeur Godwin Kowero, secrétaire exécutif de l’Aff. Cette étude fournit donc des informations clés aux décideurs politiques ainsi qu’à d’autres acteurs qui interviennent dans le secteur des forêts et du climat dans la sous-région. Cela permettra à ces derniers d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques, des plans et des programmes visant à promouvoir la bonne gouvernance forestière et d’autres initiatives liées au changement climatique. Il est surtout attendu l’actualisation de la loi sur le régime des forêts pour être en phase avec les exigences de l’Accord de Paris. A l’occasion, Dr Ben Chikamai, secrétaire exécutif du Network for Gums and Resins in Africa (Ngara), a expliqué combien une gestion durable des forêts constitue une réponse efficace aux chocs climatiques surtout dans les régions arides et semi-arides. Pour lui, les études menées montrent la capacité actuelle du continent à renforcer les chaînes de valeur des gommes et résines naturelles dans le but de renforcer la résilience des communautés. Le Bénin est présent à cet atelier avec une dizaine de participants, issus du monde scientifique, de la société civile, des médias et du ministère du Cadre de vie. Environnement 01 sept. 2021


Finale du tournoi de l’Union progressiste : Natitingou vainqueur
Le stade omnisports de la commune de Natitingou a abrité la finale du tournoi de l’Union progressiste ce dimanche 29 août. Au terme d’une compétition âprement disputée, l’équipe de Natitingou a battu celle de Kouandé par un score de 2-1 et remporte ainsi le trophée. Le doublé de Fiacre Tchando a permis à l’équipe de Natitingou de s’imposer en finale du tournoi organisé par l’Union progressiste, dimanche 29 août dernier au stade omnisports de la commune. L’équipe de Natitingou remporte ainsi le trophée départemental au niveau de l’Atacora en battant celle de Kouandé par un score de 2-1 devant des supporters, férus du cuir rond venus massivement suivre ce beau spectacle offert par deux équipes d’un niveau de jeu apprécié. Aucune des équipes n’a démérité, selon le député Thomas Yombo, qui a reconnu les efforts des deux côtés au cours de cette première édition du tournoi de l’Union progressiste. « Nous sommes dans un tournoi de brassage. Nous sommes entre nous, pas de gagnant, pas de perdant, c’est la fête dans le département de l’Atacora », a expliqué l’honorable Yombo, représentant de l’Union progressiste. Il a indiqué que le football c’est la passion, c’est ce qui a motivé les joueurs à offrir ce beau spectacle, d’après Thomas Yombo. L’équipe de Kouandé a affiché sa déception, ce qui a amené l'honorable à prodiguer des conseils à ces jeunes déterminés à remporter la première édition du tournoi. « Même si on n’est pas content, il faudrait que l’esprit sportif puisse triompher. L’esprit sportif signifie que je ne suis pas content, mais je supporte, je me donne des défis pour la prochaine fois afin que ce soit moi qui gagne », a ajouté Thomas Yombo avant de remettre le trophée au gagnant tout en promettant de doter les deux équipes d’un jeu de maillots. Sports 01 sept. 2021


Risques d’inondations dans les bassins: Les résultats de la cartographie disponibles
Les résultats des travaux de cartographie des risques d’inondations dans les bassins des fleuves Niger, Ouémé et Mono sont disponibles. Ils ont été présentés, ce mardi 31 août à Cotonou, à la clôture de l’atelier de leur validation. Les acteurs de la cartographie ont clôturé l’atelier de validation des résultats des travaux de cartographie des risques d’inondations dans le bassin des fleuves Niger, Ouémé et Mono. L’objectif est de cartographier les zones d’inondations afin de doter les mairies concernées d’instruments de management territorial préventif modernes en ce qui concerne la gestion des risques et des situations d’inondations. Selon Ouorou Baro Mora, directeur de cabinet du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, la capacité nationale d’identification des risques de cartographie et d’élaboration des données spatiales demeure faible et limitée. Ce diagnostic est confirmé par la Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe. En effet, les communautés locales ne disposent ni d’une ligne directrice d’identification des risques de catastrophe et de mise en place des bases de données spécifiques ni d’un cadre d’harmonisation et de coordination de l’information. Ce qui constitue un obstacle majeur à la mise en œuvre des plans de développement des communes et au développement durable. « C’est bien au regard de toutes ces limites que la présidence de la Plateforme nationale des risques de catastrophe a demandé et obtenu l’appui du Pnud pour élaborer la cartographie des risques d’inondations dans les bassins du Niger, du Mono et de l’Ouémé. Cette demande a permis de doter les mairies de Malanville, Karimama, Zagnanado, Aguégués, Grand-Popo et Athiémé d’instruments de management territorial relatifs et modernes pour la gestion des inondations », a-t-il ajouté. José Herman Wabo, représentant résident adjoint du Pnud, a félicité le gouvernement pour son leadership et pour la confiance faite au Pnud. Selon lui, la problématique de la gestion des risques d’inondation n’épargne aucun secteur de développement. Au regard des dégâts engendrés, il convient de mettre en place des systèmes et mécanismes de gouvernance efficaces pour une meilleure gestion des inondations au Bénin. « La qualité des outils et des données permettra au gouvernement d’anticiper sur l’évaluation des dégâts et la planification des réponses ne laissera plus les communautés pour compte », a-t-il conclu.   Par Ulrich AKPOVO (Stag.) Environnement 01 sept. 2021


Concours médias sur des faits de corruption : Josué Méhouénou de La Nation décroche le 3e prix
Josué Méhouénou du quotidien La Nation a décroché le 3e prix du concours de journalisme d’investigation portant sur les faits de corruption. Il a reçu sa distinction au terme d’une cérémonie, ce mardi 31 août à Cotonou. Troisième meilleure enquête dans la catégorie presse écrite, Josué Méhouénou séduit le jury présidé par Guy Constant Ehoumi, avec sa production sur des faits de corruption dans la commune de Zagnanado. Il vient juste derrière Michel Clément Sossou dont l’œuvre a trait au rançonnement des détenus et parents de détenus dans les prisons, et Félicienne Houessou qui a porté sa plume sur des pots-de-vin glissés dans le recrutement des agents électoraux, lors des élections communales et locales de 2020 au Bénin. Trois autres journalistes dont deux de la Radio, et un de la télévision seront aussi distingués, au terme de la première édition de l’initiative d’appui financier à la pratique du journalisme d’investigation des faits de corruption initiée par le Programme d’appui à la lutte contre l’impunité et au renforcement de l’Etat de droit au Bénin (Palired) et le Projet de renforcement des capacités des Organisations de la Société civile pour la détection et la dénonciation de la corruption (projet 2D Corruption). Selon Zakiath Latoundji, présidente de l’Upmb, la mise en œuvre de ces projets par Transparency International, Social Watch Bénin et Alcrer, a permis le renforcement des capacités de 120 journalistes en 2020 sur les techniques d’investigation. Et avec la délibération de ce concours qui consacre la distinction des meilleures productions, elle indique que les objectifs de l’Union sont atteints. « Le journalisme d’investigation pratiqué de façon éthique et rigoureuse joue un rôle primordial dans la dénonciation des pratiques de corruption, et dans le processus pour traduire les mis en cause devant la justice ». Telle est la conviction de Blanche Sonon de Social Watch Benin. La deuxième phase de cet appui à l’endroit des médias est lancée pour le compte de l’édition 2021. Culture 01 sept. 2021


Rentrée scolaire 2021 – 2022: Les assurances du porte-parole du gouvernement
Le gouvernement ne reste pas indifférent aux préoccupations des Aspirants au métier d’enseignant (Ame). Il s’emploie à leur offrir les meilleures conditions de travail pour leur épanouissement et un bon encadrement des apprenants. C’est l’explication fournie par Wilfried Léandre Houngbédji lors de son deuxième rendez-vous avec les Internautes sur la page Facebook « gouvernement du Bénin ». La première inquiétude des aspirants rapidement dissipée par le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement concerne les Ame admis aux tests, inscrits dans la base de données mais non déployés dans les établissements. « S’il y a des aspirants non déployés, c’est probablement parce que les matières dans lesquelles ils ont été évalués ne nécessitent pas de nouveaux déploiements. Il y a de l’offre au-delà des besoins », fait comprendre Wilfried Léandre Houngbédji. Autrement dit, le gouvernement ne peut pas employer plus de personnes qu’il en a besoin. Mais pourquoi faire des tests à de nouveaux aspirants et les inscrire dans la base de données alors que tous ceux qui y sont ne servent pas encore dans un établissement ? s’interrogeaient également les aspirants. La réponse est toute simple. « Les tests qui vont se faire concernent essentiellement les matières où il y a des places à pourvoir », clarifie le porte-parole du gouvernement. Par exemple, il peut y avoir un surplus d’enseignants d’Anglais dans la base de données et un déficit d’enseignants de mathématiques. La logique impose de faire des tests pour avoir des enseignants aspirants à mettre en position de classe dans les établissements publics. S’agissant des retards de paiement des heures supplémentaires aux aspirants qui doivent en bénéficier, il est dû aux actes de mal gouvernance notés par les auditeurs du ministère en charge des Finances. Des écarts ayant été relevés entre les chiffres du ministère des Finances et ceux des établissements où les Ame sont en position de classe, un audit a été commandité afin de lever toute équivoque. Le constat est amer. « Sur un échantillon de 17 % d’établissements, il s’est dégagé une différence de 10 millions FCfa », informe le Secrétaire général adjoint du gouvernement. Conséquence: le ministère des Finances a décidé d’étendre l’audit à tous les établissements. Cela ne devrait pas surprendre, car le gouvernement a toujours donné une grande importance au respect de l’orthodoxie financière et à la bonne gestion des ressources publiques. Mais Wilfried Léandre Houngbédji rassure tous les concernés qu’ils entreront en possession de leurs ressources financières dès que tout sera clair. Dans tous les cas, entre le statut de vacataire et celui d’aspirant, la différence est grande. Les aspirants le reconnaissent même s’ils veulent toujours de meilleures conditions. Cela y va de l’intérêt de toutes les parties prenantes du secteur de l’éducation? Par J.C.T Education 01 sept. 2021


Bibliothèque nationale : Le Conseil d’administration installé
Le ministre en charge de la Culture a procédé, ce mardi 31 août, à l’installation du Conseil d’administration de la Bibliothèque nationale. Pour cet établissement public, c’est désormais un nouveau jour qui se lève. « L’installation du Conseil d’administration de la Bibliothèque nationale consacre la renaissance de cet établissement », a d’entrée souligné le ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola. Elle fait suite à l’adoption du décret n° 2021-208 du 12 mai 2021 portant approbation des statuts modifiés de la Bibliothèque nationale du Bénin. Elle obéit surtout, poursuit le ministre, « au souci de rendre opérationnel, plusieurs décennies après la création de cet établissement, son principal organe d’orientation et de contrôle qu’est le Conseil d’administration ». Ils sont au total sept membres désignés par diverses entités de la République pour siéger dans ce conseil d’administration qui veillera à accompagner le processus de modernisation intégrale de l’institution, à garantir la mise en œuvre diligente, efficace des grands chantiers et des importantes réformes en cours dans le secteur de la lecture publique au Bénin. Serge Hervé Houssou pour la présidence de la République, Sébastien Joël Kiniffo pour le ministère en charge du Développement, Alain Hugues Ahounou désigné par le ministère d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Boris Sèhlouan pour le ministère du Numérique et de la Digitalisation, Pierre Chanou (ministère des Enseignements maternel et primaire), Emilien Egbako (ex-ministère de la Communication et de la Poste) et Eric Folly Totah représentant le ministère du Tourisme et président du Conseil d’administration sont les sept membres dont l’installation officielle, doublée des premières assises dudit conseil, a eu lieu ce mardi. Le Programme d’action du gouvernement 2016-2021, dans le but d’améliorer la croissance économique du pays, en son pilier n° 2, axe stratégique n° 4, a prévu au titre des projets phares, la modernisation de l’ensemble du dispositif national de lecture publique à travers, notamment, l’introduction d’outils et de ressources numériques. « La Bibliothèque nationale est au cœur de cette approche novatrice voulue et conduite par le chef de l’Etat et qui vise à terme la redéfinition de la carte nationale de la lecture publique, l’adoption d’une politique nationale du livre et de la lecture publique, projet dont les travaux sont à un stade avancé, la desserte de tout le territoire national en infrastructures de lecture modernes, équipées et connectées, la professionnalisation des acteurs de la filière livre », a indiqué le ministre à l’occasion. Il ajoutera aussi l’appui à l’émergence d’une industrie nationale du livre, notamment à travers la mise en œuvre de mécanismes de financement innovants au profit du sous-secteur du livre et de la lecture, le renforcement de l’offre culturelle des territoires à travers le soutien à l’organisation d’activités littéraires notamment dans les lieux de lecture publics et la dématérialisation de l’accès des populations aux ressources documentaires et aux services de lecture publique. Diverses actions envisagées Pour 2022 déjà, à la faveur du transfert de la tutelle du réseau de lecture publique à la Bibliothèque nationale, il est prévu la réhabilitation des bibliothèques départementales de Natitingou, de Parakou, de Ouidah, des centres de lecture et d’animation culturelle de Tanguiéta, de Kouandé et de Ouaké, ainsi que la construction des bibliothèques départementales de Lokossa et d’Abomey et un renouvellement important du fonds documentaire qui meuble les collections présentes dans les lieux de lecture. La dématérialisation progressive de l’accès des populations aux ressources documentaires, aux services éditoriaux et bibliographiques, l’extension progressive du réseau de lecture publique aux départements qui en sont encore dépourvus et l’amélioration globale des dispositifs d’accueil des lecteurs, d’animation et de promotion de la création littéraire nationale sont aussi envisagées. Les sept membres du Conseil d’administration ont donc l’obligation, insiste Jean Michel Abimbola, d’accompagner en urgence, d’orienter et de contrôler la démarche en cours, qui vise la modernisation globale du projet sus évoqué. Pour lui en effet, c’est la seule condition pour espérer le renouveau du livre et de la lecture publique. Une telle exigence impose au Conseil d’administration d’aller vite et c’est là, l’engagement que prendra son président Eric Folly Totah au nom des administrateurs, rassurant de la célérité qui sera mise à l’œuvre. Culture 01 sept. 2021


Rentrée scolaire 2021 – 2022: L’espoir d'un mieux-être pour les aspirants
A l’approche de la rentrée scolaire, les Aspirants au métier d’enseignant (Ame) comptent sur les diligences du gouvernement pour un bon séjour dans les classes. Plus la rentrée scolaire s'approche, mieux les enseignants aspirants voient luire l’espoir d’un mieux-être. Du moins, si les diligences sont faites pour combler leurs attentes. Ils pourront ainsi ranger au placard trois mois de galère due à la cessation des paiements pendant les vacances. Revendications ou doléances entre les mains, ils espèrent donner de la voix, avec diplomatie, pour obtenir du gouvernement l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. La charité bien ordonnée commençant par soi-même, les porte-parole de la Fédération nationale des collectifs des Enseignants Pré-Insérés du Bénin entendent sensibiliser d’abord leurs collègues à une plus grande solidarité en leur sein. Selon Ferdinand Missenhoun et Pierrot Sourou Akodjènou, il faut que les aspirants parlent d’une même voix et se mobilisent au sein du creuset chargé de défendre leurs intérêts. Ensemble et plus forts, ils pourront obtenir une à une, et avec plus de facilité, la satisfaction de leurs revendications. C’est l’espoir de leurs porte-parole. « Dans l'union, nous devrons veiller à la qualité du contrat de travail de l'année qui s'annonce. Il doit offrir un traitement salarial décent et une durée socialement admissible (12 mois sur 12). Il faut aussi l’octroi d’une prime de rentrée », fait savoir Ferdinand Missenhoun. « Nous aurons également à suivre de près le déploiement afin d'y relever les éventuelles failles », ajoute son collègue responsable des pré- insérés.

Accélérer les diligences !

Pour une bonne rentrée, les pré-insérés comptent sur la célérité du gouvernement dans l’accomplissement des différentes diligences. Ils se réjouissent des premières actions qui se mènent, mais attendent bien plus : « Il faut avouer que la pression est de mise sur les chefs d'antenne de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) qui envoient, vaille que vaille, le contrat dans les mails des aspirants. Néanmoins, certains sont toujours en attente de réception de cette pièce maîtresse sans laquelle la confirmation de disponibilité pour la nouvelle rentrée n'est pas possible. A cela, s'ajoutent malheureusement l'instabilité de la connexion Internet et la fermeture momentanée du site, ce qui bloque les opérations d'inscription et de confirmation de disponibilité en cours ». L’autre problème que les responsables des aspirants espèrent régler au plus tôt, c’est celui concernant l’inscription en ligne des anciens élèves des écoles normales pour le nouveau test. «Les détenteurs du Bapes, qu'on appelle communément "Normaliens normaux", ne parviennent pas à s'inscrire parce qu'il y a une étape qui leur demande de renseigner leur diplôme académique, alors qu'ils n'en ont pas», informe Pierrot Akodjènou. « Notre espoir, c’est que le site internet soit stable et performant», font savoir les porte-parole.

Des acquis salués

Certes, tout n’est pas rose dans le monde des pré-insérés. Mais ils peuvent compter plusieurs acquis depuis l’avènement du régime de la Rupture. Grâce aux réformes, ils disent avoir obtenu la sédentarisation. Finis pour eux les moments où il fallait parcourir plusieurs établissements dans une même journée pour dispenser les cours. Les réformes mises en œuvre par le gouvernement permettent également aux pré-insérés d’avoir des émoluments fixes durant les mois de cours. Ce n'était pas le cas quelques années plus tôt. De plus, « nous sommes à l’abri de l’escroquerie et de l’arnaque des censeurs qui avaient de nombreuses exigences avant de nous donner les heures de cours », reconnaissent les enseignants pré- insérés. La prise en charge des soins de santé en cas de maladie et la déclaration en cours actuellement à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) sont d’autres acquis dont les pré-insérés peuvent se réjouir en attendant mieux. L’acquis le plus récent dont se félicitent les Ame, c’est la prorogation des délais d’inscription et de dépôt de dossier pour le test. Ces candidats à l’ « aspiranat » ont jusqu’à ce jour pour remplir cette formalité. Quant aux confirmations de disponibilité à poursuivre l’enseignement, les anciens Ame ont désormais jusqu’au 5 septembre 2021. Pourvu que le délai leur suffise et qu’ils aient la faveur de la connexion Internet.
Education 01 sept. 2021


Les changements climatiques: Notre combat à tous
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) vient de publier son sixième rapport sur le climat intitulé : « L’humanité est au pied du mur ». Comme d’habitude, ce rapport attire avec plus d’insistance, l’attention de la communauté internationale sur la progression alarmante du réchauffement climatique et ses conséquences dévastatrices pour la vie sur la planète. Depuis son rapport de 2013 qui prévoyait de maintenir le réchauffement de la terre en dessous de 1,5°C à la fin du siècle, seuil critique au-delà duquel la vie serait difficile sur terre, les prévisions actuelles font état d’une augmentation de 1,1°c en 2021. Une augmentation aussi rapide remet en cause les objectifs fixés par l’Accord de Paris de 2015 sur le climat et appelle donc à une action urgente. Ce phénomène est dû, entre autres, à l’accroissement des émissions de gaz à effet de serre (Ges) dont plus de la moitié proviennent des industries. Ces émissions de Ges provoquent le réchauffement climatique causant d’une part la fonte des glaces induisant l’élévation du niveau de la mer, l’acidité des océans et la diminution de leur oxygénation et d’autre part, des pluies excessives et/ou des sécheresses prolongées. Les principaux acteurs de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre sont donc les pays développés. Le monde est de plus en plus exposé aux conséquences dramatiques des changements climatiques Ces dernières années, des affres du changement climatique se font de plus en plus répétitives un peu partout dans le monde : Des vagues meurtrières de chaleur font des ravages dans les pays d’Europe, en Inde et au Pakistan. Des inondations ont dévasté habitats, cultures et plongé de nombreuses populations dans la précarité en Asie du Sud-Est, au Bangladesh, en Inde et au Nepal. Plusieurs pays africains notamment l’Algérie, la Tunisie, le Mozambique et le Niger alternent de longues sécheresses et de sévères inondations entrainant des pertes en vie humaine et des dégâts matériels importants. Le Bénin qui était un puits net de Gaz à effet de serre (Ges) en 1990 (c’est-à-dire absorbe plus qu’il n’émet), est devenu une source nette d’émission de Ges à partir de 1997. Le pays subit dangereusement les conséquences du réchauffement climatique qui se manifestent par les inondations cycliques, les pluies tardives, les vents violents, les sécheresses prolongées et la chaleur excessive. Le Bénin a connu les inondations les plus désastreuses de son histoire en 2010, qui ont touché 55 communes sur les 77, ont fait 46 victimes et affecté plus de 680 000 personnes, dont environ 60 000 enfants. Plus récemment, le pays a enregistré des inondations un peu partout. Le gouvernement du Bénin est proactif dans la lutte contre les effets des changements climatiques Face à ce tableau mondial qui n’épargne pas le Bénin, le gouvernement du président Talon a engagé des actions pour contrer la menace et renforcer la résilience des écosystèmes et des systèmes socio-économiques. Citons notamment : • la Loi N°2018-18 du 06 août 2018 sur les changements climatiques en République du Bénin ; • l’adoption en 2021 de la politique de gestion des changements climatiques à l’horizon 2030 ; • l’ élaboration de la troisième Communication sur les changements climatiques en 2019 ; • l’élaboration conformément à ses engagements au titre de l’Accord de Paris de sa Contribution prévue déterminée puis sa Contribution déterminée au niveau national (Cdn) en cours d’actualisation ; • l’élaboration d’une stratégie de développement à faible intensité de carbone et résilient aux changements climatiques ; • les actions pour compenser les émissions de Co2 : plantation de palétuviers ; protection des parcs naturels tels que la Pendjari ; protection des zones humides ; utilisation des mangroves ; incitation des populations à l’utilisation de l’essence sans plomb ; taxes douanières pour limiter l’importation des véhicules vétustes ; investissement dans les énergies renouvelables. Plus que le corpus légal et réglementaire qui se met méthodiquement en place, le Pag 1 2016-2021 a permis au gouvernement d’initier et de mettre en œuvre des projets emblématiques pour attaquer avec résolution la construction d’une véritable résilience nationale face aux effets du changement climatique. C’est le cas notamment dans les domaines de la lutte contre l’érosion côtière, la dégradation des sols, la désertification, de la maîtrise des inondations et crues cycliques, de la construction d’infrastructures résilientes dans tous les secteurs. Ces actions sont le fruit de notre capacité désormais avérée à mobiliser des ressources financières sur tous les fronts, y compris le bouclage récent d’un Euro bond Odd. Le Pag 2 2021-2026 est prioritairement destiné à renforcer l’orientation climato-sensible du Pag 1, par une consolidation encore plus responsable de ces acquis de développement durable, au niveau politique le plus élevé de la gouvernance de notre nation. La responsabilité morale de chaque citoyen est engagée Consciemment ou inconsciemment, chacun contribue au réchauffement climatique et à la pollution de l’environnement en général de par nos activités à savoir : • l’utilisation du bois de chauffe; • l’usage de kérosène pour l’éclairage domestique ; • la prolifération des ventes d’essence au bord des voies ; • la mauvaise maintenance des moteurs à essence et le choix du type de moteur ; etc. Nous devons donc tous nous engager et contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre. La société civile, les autorités communales et les citoyens doivent chacun en ce qui le concerne soutenir les actions du gouvernement par ses propres moyens. Nous pouvons y contribuer par nos moyens de production comme par nos modes de consommation. L’agenda 2030 sur le développement durable et ses Objectifs de développement durable (Les Odd) nous appellent à un élan solidaire. Mais à la veille de la prochaine rencontre internationale sur le sujet- La Cop 26 à Glasgow en Ecosse- il faut encore une fois marteler la responsabilité des grands pays industriels. Sur les 100 milliards de dollars par an promis aux pays en développement pour aider à la mitigation des risques, très peu a été décaissé. Les plus gros pays pollueurs du monde doivent être mis face à leur responsabilité qui est de remplir leurs obligations, sinon la Cop restera un leurre. Ces jours-ci, les incendies en Californie et un peu partout en Europe, les inondations au Japon et en Chine sont des catastrophes qui appellent à réfléchir et nous rappellent en même temps que nul ne sera épargné si nous n’agissons pas. En effet, à regarder les conséquences dévastatrices de ces changements climatiques, nous sommes tous au pied du mur. Il faut donc agir maintenant n Par ABDOULAYE BIO TCHANE ET JOSE TONATO Abdoulaye BIO TCHANE, ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale. José Didier TONATO, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Environnement 01 sept. 2021


Révolution numérique: Les cybercafés appelés à se réinventer
Avant qu’internet ne soit accessible à volonté sur les smartphones, voire à domicile, les cybercafés ont fait la pluie et le beau temps. Mais aujourd’hui, avec l’avancée de la technologie et la démocratisation de la connexion internet, c’est le déclin de l’activité à Cotonou et ses environs. Ce n’est plus la pluie et le beau temps pour les cybercafés qui, il y a quelques années, avaient le vent en poupe. Aujourd’hui, avec la révolution numérique, ce secteur connaît une descente aux enfers. Maurice Hangbé, graphiste, qui s’est investi dans cette activité a un passé qu’il ne regrette pas. « Je gérais un cybercafé et ça marchait bien », témoigne-t-il, sans révéler de chiffres. Pour sa part, Hervé Tokou, promoteur de cybercafé à Tankpè, commune d’Abomey-Calavi, exerce dans le domaine depuis huit ans. A l’en croire, l’activité donnait bien. Ses recettes journalières, révèle-t-il, étaient de vingt mille F Cfa. Mais comme dans toute belle histoire, un élément perturbateur est intervenu pour tout bouleverser. Il s’agit, dit Maurice Hangbé, de la percée fulgurante de l’internet à Cotonou et environs. « Avec l’arrivée des téléphones intelligents et des forfaits à bas prix qu’offrent les réseaux Gsm, il est devenu difficile de maintenir le cap. Les choses sont allées de mal en pis. Les recettes mensuelles ne suffisaient plus à payer les factures. On a dû fermer », précise-t-il. Il s’est reconverti mais en restant toujours dans les Technologies de l’information et de la communication. Il est devenu graphiste. Cependant, il s’est résolu à croire que ce temps des cybercafés est révolu. De son côté, Hervé Tokou n’a pas fermé même s’il reconnaît que le secteur bat de l’aile ces derniers temps. Informaticien réseau et promoteur de cybercafé, il s’adapte aux réalités actuelles du secteur. Au-delà de l’avènement des téléphones intelligents, il incrimine aussi d’autres facteurs. Il indique que c’est la mauvaise qualité de la connexion internet et son coût élevé qui ont contribué à rendre déserts les cybercafés. « La connexion est de mauvaise qualité, mais est très coûteuse », se plaint-il. Du coup, les recettes journalières ont chuté, passant de vingt mille à deux mille cinq cents, voire deux mille F Cfa. Des progrès qui ont tout bouleversé La démocratisation des Tic a pris une allure fulgurante cette dernière décennie. Le rapport Emicov publié en 2011 par l’Insae en dit long sur l’état de la fracture numérique. En 2011, 3,6 % des Béninois disposaient d’un ordinateur contre 2,0 % en 2010. De 52,9 % en 2010, le nombre de détenteurs de téléphones intelligents est passé à 71,7 % en 2011, soit une hausse de plus de 18 points sur la période d’un an. Le pourcentage d’utilisateurs réguliers d’internet s’élevait à 10,2 % au Bénin, mais ce chiffre cachait déjà des écarts importants. Aujourd’hui, le taux s’est considérablement amélioré de sorte à réduire le fossé aux dépens des cybercafés. Ces centres ont presque disparu des coins de rue et des abords des établissements scolaires et universitaires. Ceux qui résistent encore se comptent du bout des doigts. L’affluence n’est plus de mise. Elle a considérablement chuté, le chiffre d’affaires aussi. « Il y a encore quelques années, la salle était saturée presque tous les jours. Il arrivait même très souvent que les clients manquent de postes pour travailler. Mais aujourd’hui, les smartphones, les portatifs et la connexion internet sont à la portée de tous. Rares sont ceux qui y viennent encore. Cette situation agit beaucoup sur nos recettes qui ont complètement chuté », témoigne George Daaga, gérant d’une salle de navigation à Abomey-Calavi. Renaissance du secteur Pas question de fermer. Malgré l’évolution des Tic, certains croient encore à l’importance des cybercafés. C’est le cas de Gildas da Silva, étudiant, qui s’y rend souvent dans le cadre de la préparation sa thèse. « La connexion domestique n’est pas toujours de bonne qualité et s’épuise très vite. Quand j’active un forfait internet de 500 F Cfa via mon téléphone portable, à peine je fais une heure et le forfait s’épuise. Or, avec 400 F Cfa, je peux avoir 3 h dans un cyber-café», souligne-t-il. Cependant, pour continuer à exercer cette activité, il urge de repenser la chose. Hervé Tokou est décidé à rester dans le secteur. Pour lui, il n’est pas question d’y faire une croix. L’idéal est d’innover pour redonner vie à cette activité. Pour maintenir sa clientèle, il offre d’autres prestations en dehors de l’accès à l’internet. « Je vends des ordinateurs. Je réalise la maintenance informatique et réseau », fait-il savoir. Il pense aussi que le relooking du cadre peut attirer la clientèle. « Il faut créer d’autres activités et des espaces de coworking au sein des cybercafés. Cela va permettre aux clients de travailler et de rencontrer d’autres personnes avec qui, ils peuvent définir de nouvelles perspectives pour leurs projets », souligne Hervé Tokou. Ce n’est pas seulement au Bénin que ces centres sont condamnés à innover au risque de disparaître. Depuis 2013, au Sénégal, certains cybercafés se sont mis à la mode en donnant la possibilité aux clients de naviguer sur des tablettes. Aucune innovation ne saurait être de tropen la matière. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Société 01 sept. 2021


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