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Nouvelles

Trois questions à Michael Derus, ambassadeur d’Allemagne au Bénin: « La formation technique et professionnelle sera ma touche particulière »
Michael Derus est le nouvel ambassadeur d’Allemagne près le Bénin. Sa touche personnelle sera, dit-il, la poursuite des actions retenues ensemble avec le Bénin dans le secteur de la formation technique et professionnelle. Comment appréciez-vous les relations entre le Bénin et l’Allemagne ? Michael Derus : Je suis arrivé le 25 juillet 2021, et j’ai eu le privilège de présenter mes lettres de créance au président de la République, seulement deux jours après. C’était vraiment une réception chaleureuse qui, je crois, témoigne de la qualité de nos relations diplomatiques, de notre engagement de coopération dont les programmes sont évalués à un montant global de plus de 450 millions d’Euros pour le Bénin dans divers domaines et secteurs. Entre autres, il y a le domaine de l’environnement et la protection contre les effets néfastes des changements climatiques, l’agriculture, etc. A présent, nous démarrons, ensemble avec le Bénin, un programme de formation technique et professionnelle. Ce qui à mon avis relève d’une autre dimension en matière de coopération bilatérale, parce que dispenser une formation technique et professionnelle fera des personnes cibles des créateurs de richesse. Cela crée aussi les conditions préalables pour des investissements étrangers, régionaux et même domestiques directs. Comment ces programmes sont-ils retenus et mis en œuvre ? La Giz est la structure qui met en œuvre les programmes commissionnés par le gouvernement fédéral d’Allemagne. La Giz intervient dans la mise en œuvre parce que cela nécessite une expertise technique. Le rôle de l’ambassade, c’est l’engagement politique et le contrôle avec le gouvernement de la République du Bénin. Tout ce que nous faisons ici est basé sur des accords bilatéraux, c’est-à-dire sur des partenariats. Ce n’est pas l’Allemagne qui dit : on fait ci, on fait ça, et on passe à l’action. Non! On procède à des consultations et des négociations avec nos partenaires béninois pour connaitre les besoins, les nécessités, les priorités du pays pour ensuite voir nos capacités, ce que nous pouvons faire pour satisfaire ces besoins. Et cela fait l’objet d’un accord bilatéral à la fin. Quelle sera votre touche particulière dans la mise en œuvre des programmes communs ? Le service est continu à l’ambassade. Il n’y a pas de changement de politique, même avec le changement d’ambassadeur. Néanmoins, ma touche personnelle sera la poursuite des actions retenues ensemble avec le gouvernement du Bénin dans le cadre de la formation technique et professionnelle, parce que je trouve que cela apporte une plus-value, une touche particulière à notre coopération, et je sais aussi que le président Patrice Talon est beaucoup attaché à la mise en œuvre de ce programme. Ce que nous voulons faire n’est pas académique. C’est la formation et le renforcement des capacités pratiques et professionnelles. Je vous donne un exemple. Vous voyez les techniciens (mécaniciens) automobiles de la Mercedes, la plupart n’ont jamais fait l’université ou n’ont jamais appris le métier à l’université. Ils ont une formation pratique de très haut niveau parce qu’aujourd’hui, les choses ont évolué et les programmes de production et d’assemblage ne sont plus manuels mais numériques. Pour en arriver là, cela demande une formation à la hauteur des défis actuels, une formation digne du 21e siècle. C’est ce que nous voulons faire avec le gouvernement béninois dans le secteur de la formation technique et professionnelle. Cela permettra de relever le niveau de compétitivité dans le secteur, de créer des emplois et de construire un futur meilleur à la jeunesse béninoise. Education 31 août 2021


Michel Bau, président de la Confédération africaine de Badminton: « Le badminton africain monte en puissance »
Au Bénin en marge des Internationaux de Badminton et des Championnats d’Afrique U15 et U19 de badminton, le Seychellois Michel Bau, président de la Confédération africaine de Badminton, s’est entretenu avec la presse béninoise, dimanche 29 août dernier à l’Institut régional de Santé publique (Irsp) de Ouidah. Au cours de cet entretien, il a été question du niveau des compétitions, de la promotion et du développement de la discipline sur le continent. Comment se porte le badminton africain ? Le badminton africain monte en puissance. Il se porte très bien. Nous avons mis en place une série de programmes afin de permettre au badminton africain de se développer dans les années à venir. Nous travaillons à avoir le matériel et les infrastructures nécessaires pour donner le goût aux enfants dans les écoles. Le badminton est un jeu facile et intéressant. Il participe à la santé et vous n'avez pas besoin de faire plusieurs heures avant de tirer un meilleur profit de ce sport. L'Afrique arrive et aura son mot à dire dans les années à venir avec ce qui se fait actuellement. De nouveaux pays africains nous ont rejoints. Nous avons des athlètes qui ont commencé par gagner des médailles au niveau international. Quelles sont les relations avec les fédérations et les gouvernements nationaux ? Nous travaillons avec l'appui du gouvernement dans chaque pays à l’épanouissement de la jeunesse africaine à travers ce sport. Pourquoi avoir porté le choix sur le Bénin pour abriter ces compétitions ? Le Bénin fait partie des pays qui sont en train de progresser dans cette discipline. Il se retrouve dans notre vision d'inclusion et intégration des pays membres de la Confédération africaine de Badminton. Comment avez-vous trouvé le niveau de la compétition ? Je pense que le niveau de la compétition est élevé. Il va falloir continuer sur cette lancée car nous pensons investir sur les talents pour atteindre nos objectifs dans les prochaines années. Où en êtes-vous avec le programme au Shuttle time ? Ce programme est lancé mais nous travaillons pour que les athlètes puissent avoir le matériel et les équipements nécessaires. J'étais aux Jeux Olympiques de Tokyo pour envisager des partenariats visant à développer cette discipline en Afrique. Nous avons demandé des équipements. Nous pensons pallier le manque de matériels à la pratique de ce sport. Il va falloir mettre du matériel à la disposition des enfants avant de voir l’impact de ce projet. Nous allons travailler à acheter et à bénéficier de don. Votre mot de la fin Nous saluons les autorités béninoises pour avoir accepté d’accueillir toutes les délégations en dépit de cette pandémie du coronavirus et pour tout ce qu’elles font pour le développement du badminton béninois. Sports 31 août 2021


Match Bénin-Madagascar: Dussuyer contraint de faire sans Dossou, Sessi et Verdon
Trois joueurs clés du dispositif de Michel Dussuyer, n’évolueront pas avec les Ecureuils au stade Barea Mahamasina d’Antananarivo, jeudi 2 septembre prochain. Il s’agit de Jodel Dossou, Sessi d’Almeida et Olivier Verdon forfaits pour cause de blessure. A quelques jours de la première journée des élimi natoires de la Coupe du monde Qatar 2022, les nouvelles ne sont pas bonnes dans le rang des Ecureuils. Pour leur déplacement au stade Barea Mahamasina, jeudi 2 septembre prochain, Michel Dussuyer, entraîneur national, est contraint de faire sans Olivier Verdon, Jodel Dossou et Sessi d’Almeida, des éléments clés de la sélection tous blessés. Ils ne pourront donc pas effectuer le déplacement d’Antananarivo. Blessé lors du tour préliminaire de la Ligue des champions, mardi 24 août dernier, avec son club Ludogoorets, Olivier Verdon déclaré forfait, vendredi 27 août dernier, est remplacé par Olympe Gantin, défenseur central de Loto-Popo, champion du Bénin. Il est donc forclos pour les matchs contre Madagascar et la République démocratique du Congo. Sort identique pour ses coéquipiers Jodel Dossou (Clermont Foot) et Sessi d’Almeida. Ces derniers seront remplacés par Ibrahim Ogoulola de l’As Sobemap et Roland Junior Béakou des Buffles du Borgou. De sources proches de la sélection nationale, Sessi d’Almeida et Jodel Dossou ont subi des examens médicaux, ce lundi 30 août. Les résultats sont attendus dans les prochaines heures afin de savoir si ces deux joueurs pourront se rétablir avant le match de la deuxième journée contre la République démocratique du Congo le 6 septembre prochain. En dehors de ces trois joueurs, tous les autres habitués de la sélection nationale appelés pour ce match : Khaled Adénon, Steeve Mounié, Cèbio Soukou, Michael Poté, Cedric Hountondji et autres sont attendus ce mardi sur le vol affrété par le gouvernement béninois dans le cadre de cette rencontre. Sports 31 août 2021


Karl Frédéric Paul, représentant résident de Plan International Bénin: « La perception envers les enfants doit changer »
Au Bénin, des milliers d’enfants doivent leur dignité et fierté à Plan International qui fait de leur bien-être, son crédo. L’avenir des enfants est prometteur avec cette institution qui entend s’investir davantage pour ses cibles. Dans cette interview, Karl Frédéric Paul, représentant résident de Plan International Bénin, revisite le chemin parcouru par l’institution, fait un point non exhaustif de sa contribution à la riposte à la Covid-19 au Bénin et envisage quelques perspectives. La scolarisation des filles est une quête permanente pour Plan International Bénin. Quel bilan peut-on faire de l’année fiscale 2021 dans un contexte de Covid-19? Karl Frédéric Paul : Plan International est la première organisation actuellement au Bénin qui mobilise les ressources, met en place des boutiques scolaires dans ses zones d’intervention pour assurer une éducation inclusive et de qualité aux enfants vulnérables, surtout les filles. Environ 36 000 enfants reçoivent directement des kits et du soutien financier pour leur santé et bien-être. Les conditions et le cadre de vie des élèves et enseignants sont aussi un défi que nous avons relevé au cours de l’année fiscale 2021. En effet, nous avons construit et doté une dizaine de modules de classe de matériel et de latrines. Nous créons aussi les conditions d’apprentissage de la gouvernance démocratique à travers plusieurs gouvernements scolaires où les enfants filles comme garçons s’impliquent et participent à la gestion et à la vie de leurs établissements. En outre, en cas d’abandon des classes, Plan International de commun accord avec les parents et les enfants, supporte les frais d’apprentissage et offre du matériel d’installation à la fin de la période d’apprentissage. Le contexte difficile de la Covid-19 qui prévaut encore n’a nullement émoussé notre détermination et nous avons réadapté nos programmes, projets et initiatives pour conduire une riposte efficace et participer à la protection des enfants surtout des filles contre les abus et les violences. Toutes les écoles, quelques marchés, les mairies et préfectures de nos zones d’intervention ont été pourvus de dispositifs de lavage des mains, de savon liquide et des milliers d’affiches de sensibilisation pour accompagner le respect des gestes barrières. Vous travaillez à développer le leadership des femmes et des filles dans tout le Bénin par le biais des campagnes au profit des filles ou encore le financement des initiatives des organisations de jeunes. Comment appréciez-vous les résultats sur le terrain ? Les renforcements de capacités des organisations de jeunes filles (environ 40 organisations de notre réseau) constituent désormais un pilier de mobilisation, d’engagement et de plaidoyer à travers la campagne ‘’Aux Filles, l’Egalité’’ avec trois demandes précises : ‘’filles et garçons, même pouvoir’’, ‘’filles et garçons, même liberté’’, ‘’filles et garçons, même représentation’’. Cette campagne entièrement menée et gérée par cinq filles leaders stagiaires à Plan International Bénin ne cesse de trouver un écho favorable auprès des jeunes filles, des garçons et des autorités à divers niveaux, surtout les préfets de nos zones d’intervention. Pour assurer plus d’impact et porter les initiatives des jeunes, nous avons mis en place le ‘’Youth Challenge Fund’’ qui a octroyé du financement à six organisations de jeunes sur la base des propositions de projets. Cette phase expérimentale nous conforte dans nos réflexions et nous entendons accroître le financement pour contribuer à amplifier la voix des jeunes filles, des femmes et surtout faire adhérer les jeunes garçons en qualité d’alliés. Outre les réseaux des quarante organisations, nous travaillons avec des partenaires comme l’Association des Blogueurs du Bénin, l’Union des Professionnels des médias du Bénin, le ministère de l’Economie numérique, Sèmè City, le Réseau ouest-africain des Jeunes femmes leaders et des jeunes filles et femmes influenceuses sur la toile pour porter loin la voix des filles. 3 filles sur les 10 sélectionnées au Bénin dans le cadre du Forum Génération Égalité pour faire le plaidoyer sur la base des dix messages des filles du Bénin proviennent de Plan International Bénin. A l’interne, les femmes disposent d’un ‘’Women Forum’’ où elles discutent des questions qui leur tiennent à cœur et notre mécanisme de promotion du leadership des femmes à des positions élevées au sein de l’institution fonctionne bien. Les grossesses précoces et ou mariages forcés, la question de la santé sexuelle et reproductive demeurent des défis. Quels sont les efforts de Plan International Bénin en la matière ? Les grossesses précoces, les mariages forcés et la santé sexuelle et reproductive sont liés et ont bénéficié de nos programmes et continuent d’être le cheval de bataille de Plan International Bénin. Nous mobilisons et travaillons avec les maires et préfets de nos zones d’intervention pour une application effective des textes contre les auteurs de ces abus sur les filles. Plusieurs textes et arrêtés ont été pris par ces autorités locales qui ont aussi rejoint le combat à nos côtés à travers des sessions d’échanges et de sensibilisation dans les lycées et collèges. Au moins, une dizaine de nos projets travaillent sur ces questions et également sur l’accès à l’information et aux méthodes modernes de contraception. Nous soutenons les filles mères à travers le financement de la formation et de l’insertion professionnelles. Les filles et les femmes doivent être en mesure de décider de leur choix, de quand elles veulent avoir des enfants, avec qui elles désirent les avoir et combien d’enfants elles veulent avoir. La campagne ‘’Zéro grossesse en milieu scolaire (ZeGroMis) est l’une des initiatives phares que nous portons avec tous les départements du Bénin. Je crois fermement en l’Etat de droit et au système judiciaire qui fonctionnent bien au Bénin. Nous travaillons sous le contrôle des lois. Il faut corriger certaines traditions pour nous permettre d’avancer sur le chemin du développement. J’ai la certitude qu’on y arrivera ensemble. Comment votre institution se positionne-t-elle dans cette lutte au regard de l’échéance des Odd ? Plan International Bénin entend contribuer par ses projets et programmes à renforcer davantage les capacités des filles et des jeunes femmes afin qu’elles puissent, à l’horizon 2030, occuper des positions de leadership dans les administrations publiques et privées et surtout dans les instances de prise de décisions. Nous continuons à mobiliser les ressources et d’autres partenaires, surtout ceux de la Plateforme des Organisations Internationales du Bénin (Pongib) afin de renverser la tendance actuelle et d’induire un réel changement à tous les niveaux. Les données sur les abus et les violences faites aux enfants et aux femmes au Bénin montrent que les acteurs ont encore du pain sur la planche. Comment Plan International Bénin compte-t-elle se démarquer en la matière ? La violence, quelle qu’elle soit, est un choix. On peut avoir les problèmes les plus graves au monde et les régler pacifiquement. Faire la violence sur les femmes et les enfants vulnérables est un acte répréhensible et criminel. La perception envers les enfants doit changer. Notre travail de plaidoyer à l’endroit des autorités locales, des leaders religieux et traditionnels mené par les jeunes filles et leurs organisations soutenues par un mécanisme flexible et innovant de financement vise à mettre en place un Mouvement National en Faveur de la Fille, véritable créneau et catalyseur pour fédérer les différentes synergies en faveur du mouvement pour l’égalité. Ce mouvement sera une réalité dans quelques mois avec les filles, les jeunes femmes et des jeunes garçons aux commandes. C’est un travail de longue haleine et nous n’entendons pas nous arrêter tant que les filles ne pourront pas apprendre, diriger, décider et s’épanouir. Un pays qui se développe comme le Bénin a tout à gagner en relevant ce défi. Les enfants et les femmes sont le futur de la nation et du monde. Faire violence sur ces deux catégories n’a absolument aucun sens. Par contre, il est nécessaire que la question de l’égalité entre les sexes devienne réalité dans nos institutions. De la dernière année fiscale à ce jour, combien d’enfants avez-vous déjà impactés ? Plus de 40 000 enfants bénéficient directement de nos interventions sans compter les bénéficiaires indirects qui se comptent par milliers. Actualité oblige ! Quel accompagnement Plan International Bénin apporte-t-elle au Bénin pour l’aider à mieux riposter à la Covid-19 ? Plan International Bénin a contribué à la mobilisation des ressources financières à travers la remise d’un chèque de quarante millions de francs Cfa au gouvernement en avril 2020. Nous travaillons avec le gouvernement par le biais des ministères concernés par la crise sanitaire à travers les sensibilisations massives au profit des élèves, des enseignants, des différents corps d’apprentissage et les divers appuis matériels et financiers au Bénin pour soutenir les efforts du gouvernement. Nous sommes en train de fournir cent mille tests Pcr pour le dépistage rapide du Covid-19. Il y a une urgence en termes d’accès à l’oxygène. Nous voulons mettre en place des accords-cadres avec des sociétés béninoises pour la fourniture de 228 000m3 d’oxygène sur le long terme. La prévention par la vaccination et les gestes barrières restent les meilleures armes contre la Covid-19. Que réserve Plan International Bénin pour ses cibles d’ici à 2026, puis à 2030 ? Nous travaillons sur les Odd 2, 3, 4, 5, 8, 11. Nous allons poursuivre nos financements en faveur des projets, ainsi que nos parrainages et renforcer les actions visant à atteindre les Odd. Le Bénin est bien parti pour atteindre la plupart de ces objectifs. Nous allons renforcer notre investissement en vue d’une amélioration de l’accès et de l’utilisation des services de santé sexuelle et reproductive des adolescentes et des jeunes vulnérables. Nous travaillerons toujours avec les autorités locales et centrales en vue d’une éducation sûre, de qualité et inclusive. Nous continuerons à mobiliser les ressources pour consolider les efforts en faveur des Objectifs du développement durable. La stratégie pays de Plan International Bénin contribue à la réalisation des objectifs du Programme d’action du gouvernement. Quel est votre mot de la fin ? Je tiens à remercier le gouvernement béninois et les autorités décentralisées pour l’excellente qualité de nos relations. Nous avons une vision commune avec les autorités béninoises. Je suis très reconnaissant de travailler avec les ministères des Affaires sociales, des Affaires étrangères, de la Santé, du Développement ainsi que ceux en charge de l’Education. Le Bénin a de magnifiques jours devant lui pour son développement. Société 30 août 2021


Revue 2020 du secteur agricole: Des propositions pour améliorer les indicateurs
La revue 2020 du secteur agricole a pris fin, vendredi 27 août dernier, sur des notes de satisfaction. Plusieurs propositions ont été faites pour améliorer les performances à l’avenir. Les leçons de 2020 tirées, les acteurs agricoles se projettent dans l’avenir. Après deux jours de discussions, ils ont fait des propositions fortes pour continuer à produire, malgré les contraintes du climat et de la Covid-19. Lesquelles propositions ont été saluées par le chef de file des partenaires techniques et financiers (Ptf) du secteur. « Il est aujourd’hui important de poursuivre les efforts pour soutenir le secteur agricole béninois face aux effets immédiats de la Covid. Cependant, il faut sans doute aussi innover, chercher des solutions sur le long terme. L’une des options par exemple serait de travailler sur la production nationale d’intrants. Aussi, la question climatique doit être plus que jamais au cœur de nos actions. Il faut poursuivre les efforts sur la transition agroécologique, en amont et en aval des filières. C’est-à-dire en amont sur les aménagements, la gestion d’eau, la production d’intrants. Puis en aval, il faut travailler sur la qualité, la transformation et la disponibilité de la production sur le marché », a souligné Jean Huchon, au nom des Ptf. Ces travaux ont permis d’évaluer le niveau de mise en œuvre des recommandations de la revue de 2019, les performances physique et financière de 2020 et la contribution des autres secteurs. Pendant deux jours, les débats et analyses ont permis non seulement de faire le point sur la campagne agricole, mais aussi de se pencher sur les défis pour la mise en œuvre du Pag2. Les menaces climatiques et sanitaires vont demeurer, mais les acteurs ont identifié des portes de sortie. « Nous ne devons pas perdre de vue que des efforts restent à fournir pour atteindre les objectifs de sécurité alimentaire et nutritionnelle, de réduction de la pauvreté », a laissé entendre Dossa Aguemon, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Les acteurs entendent faire un véritable suivi des recommandations issues de cette revue. Actualités 30 août 2021


6e édition de Palme Cardinal Gantin des Artisans de Paix: Le banquier Jean-Jacques Golou distingué
Jean-Jacques Golou, responsable d’établissement financier, a été distingué à l’occasion de la 6e édition de Palme Cardinal Gantin des Artisans de Paix, samedi 14 août dernier à Cotonou. Un prix qui témoigne de son œuvre. Jean-Jacques Golou rejoint le cercle restreint des lauréats de Palme Cardinal Gantin des Artisans de Paix. Pour son édition 2021, l’initiative de l’Ong Paix Liberté a reconnu les mérites de ce banquier, directeur général d’établissement financier. Il a reçu le trophée à lui décerné en présence de plusieurs personnalités dont Victor Adossou, président de la Cour Suprême. Jean-Jacques Golou a été nominé pour ses qualités humaines et de leadership, son engagement professionnel et social, son sens de responsabilité et sa disponibilité envers les plus vulnérables. Des atouts que reconnaissent les promoteurs de l’initiative. « C’est avec une grande émotion, mêlée de joie, que nous vous remettons ce prix pour vous rendre un hommage à la mesure de qui vous êtes. Cette distinction témoigne de votre leadership au service de l’humanité », a indiqué Hugues Hector Zogo, président de l’Ong Paix Liberté. Selon des témoignages recueillis sur l’homme, Jean-Jacques Golou, membre fondateur du club Lions Cotonou cristal, a toujours montré sa disponibilité et son engagement non seulement pour toutes les actions s’inscrivant dans l’éducation, la paix, mais également dans la solidarité envers les couches les plus vulnérables. 1er président du club Toastmasters, Cotonou Elite, un club engagé au service du leadership et de la communication, il a sponsorisé en 2020 la création du premier club Toastmasters de Bohicon, Audace, qui est le point de rassemblement des jeunes du Couffo, du Zou et des Collines désireux de progresser en communication et leadership. Bien que très rigoureux et exigeant avec un sens de l’organisation très poussé, Jean-Jacques Golou, président d’honneur de l’Ong Le Bon Pasteur des Enfants, dont il est membre, fait preuve d’ouverture d’esprit, de beaucoup d’humilité, de simplicité, d’amour et de sagesse dans toutes ses démarches. Ce prix décerné à l’expert-comptable formé au Canada et diplômé Mba en Banque et Finance de la Birmingham Business School au Royaume-Uni, en reconnaissance de ses actions depuis plusieurs années, est également une invite à impacter davantage au quotidien son environnement à travers un leadership plus remarquable. La Palme Cardinal Gantin des Artisans de Paix est intiée depuis le 8 mai 2016 pour honorer la mémoire de Cardinal Bernadin Gantin. L’Ong a donné le nom du Cardinal Gantin à cette Palme pour son rôle de bâtisseur d’une Afrique unie dans la paix. Elle récompense les hommes et femmes qui travaillent au respect de la dignité humaine. Société 30 août 2021


Clôture du volet Gouvernance de Omidelta/Fonds Ane: Les parties prenantes à l’heure du bilan
Mis en œuvre pendant deux ans et demi, le volet Gouvernance du Programme Omidelta/Fonds Acteurs non étatiques a pris fin sur une note de satisfaction. Lors d’un atelier de partage de connaissances tenu en fin de semaine dernière, les parties prenantes ont relevé les acquis et bonnes pratiques qui se dégagent de l’exécution de ce programme ainsi que les perspectives. Le volet Gouvernance du Programme Omidelta/Fonds Acteurs non étatiques a atteint les objectifs attendus. Les actions sont édifiantes avec entre autres : le renforcement et la synergie des acteurs non étatiques pour la veille citoyenne dans la gestion de l'eau ; la formation des formateurs sur la veille opérationnelle; le renforcement de la concertation entre les acteurs sur les ressources locales… L'exécution de ce programme a contribué à la mise en place de bonnes pratiques de gouvernance qui sont arrimées aux Objectifs de développement durable et au Programme d’action du gouvernement. « Démarré le 4 avril 2019, le volet Gouvernance du programme Omidelta/ Fonds Ane financé par l’ambassade des Pays-Bas et géré par la Snv a été mis en œuvre par le consortium Pne Bénin, Alcrer et Social Watch. Pour un montant de 524 millions 775 mille 391 francs Cfa prévu, il a été décaissé 459 millions 260 mille 750 francs et 437 millions 858 mille 434 ont été dépensés, soit un taux d’exécution financière de 83 % à la date du 31 juillet 2021, avec un taux de réalisation physique de 91 %. L’implémentation s’est réalisée dans les 77 communes du territoire pour les aspects liés à l’approvisionnement en eau potable, l’hygiène et l’assainissement avec un accent particulier dans la basse et moyenne vallée de l’Ouémé…», résume Professeur Euloge Agbossou, président du Partenariat national de l’eau (Pne) du Bénin. A en croire Professeur Youssouf Abou, secrétaire général adjoint du ministère de l’Eau et des Mines, le volet Gouvernance du Programme Omidelta Fonds Ane a contribué, à travers la veille, à l’amélioration de la résilience, de l’équité… Le mérite revient à l’ensemble des parties prenantes, en l’occurrence : l’ambassade des Pays-Bas, la Snv, le consortium, les acteurs étatiques et non étatiques, les communes, les usagers…Le secrétaire général adjoint du ministère de l’Eau et des Mines a également salué l’efficacité du consortium Pne – Alcrer – Social Watch dans l’espoir que toutes les parties prenantes poursuivront leur rôle de veille. Messan Hadonou, représentant du coordonnateur national du Programme Omidelta/Fonds Ane, a exprimé la satisfaction de la Snv pour le travail abattu et la bonne volonté des parties prenantes. Tout en réitérant l’engagement de la Snv à accompagner la gouvernance en eau, Messan Hadonou a souhaité voir les acquis intégrés dans les habitudes. Après avoir annoncé que le Partenariat national de l’eau célèbre cette année ses 20 ans d’existence, Professeur Euloge Agbossou a réaffirmé l’engagement du Pne à veiller à la bonne gouvernance des ressources en eau. Poursuivre ! Le programme a été une réussite, mais les acteurs doivent rester mobilisés autour des défis. «Le bilan d’exécution nous rassure de l’atteinte des objectifs sur le territoire national. Le défi qui nous reste est d’assurer la durabilité des acquis et la pérennisation des bonnes pratiques. Je voudrais compter sur votre engagement effectif à relever ce défi », a déclaré Youssouf Abou. Dans le cadre de la poursuite des actions, des recommandations ont été formulées à l’endroit des différentes parties prenantes. Entre autres, il est recommandé à la Direction générale de l’Eau de prendre des dispositions pour l’achèvement du manuel de mise en place et d’animation des comités locaux de l’eau et la prise de l’arrêté de son institutionnalisation ; puis d’intégrer dans le manuel une disposition permettant d’éviter la monopolisation des postes de responsabilités du bureau desdits comités. Les mairies sont appelées à mettre en place une plate-forme numérique pour la reddition de comptes et à œuvrer pour le renforcement des capacités sur la mobilisation des ressources financières des communes pour l’amélioration de l’organisation de la reddition de comptes sur l’eau et l’assainissement. Par ailleurs, les participants recommandent au consortium Pne Bénin - Ong Alcrer et Social Watch de monter un projet pour faire des actions de consolidation des acquis de la mise en œuvre du programme et poursuivre la synergie d’actions pour la veille dans le secteur de l’eau et de l’assainissement… Société 30 août 2021


Systèmes financiers décentralisés: Des engagements pour réduire l’exclusion financière au Bénin
L’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Bénin (Consortium Alafia) a tenu, vendredi 27 août dernier à Cotonou, son assemblée générale. A cette occasion, il a été rappelé aux institutions de microfinance leur rôle dans le développement économique et combien elles doivent concilier obligation de résultats et respect des textes régissant leur secteur. L’année 2020 a été particulière pour l’ensemble des acteurs des Systèmes financiers décentralisés (Sfd) au regard du contexte en lien avec la crise sanitaire de la Covid-19. Mais les Sfd membres du Consortium Alafia ont su dans l'ensemble montrer leur résilience. « La bataille contre Covid-19 n’est pas encore gagnée. En continuant d'unir nos efforts, nous sommes sûrs d'avoir des lendemains meilleurs », a indiqué, optimiste, Clément Yadonta, président du Conseil d’administration de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Bénin (Apsfd). 2020 a été une année plus particulièrement difficile pour le Consortium Alafia, convient-il. Selon lui, la crise sanitaire a rendu difficile la réalisation de plusieurs actions planifiées. Mais tout n’aura pas été que du fiel. Nonobstant le contexte difficile, l’association professionnelle a réalisé de bonnes performances retracées dans les différents rapports examinés au cours des travaux de cette assemblée générale. Par exemple, en matière de représentation des Sfd membres et la défense des intérêts collectifs, l’association professionnelle a mené des plaidoyers au niveau régional avec la faîtière des associations professionnelles sur l’amendement de la nouvelle loi uniforme réglementant la microfinance dans la zone Uemoa, le vote d'une Loi-cadre qui détermine les obligations des parties relatives à une activité de crédit et le régime des responsabilités en cas de non remboursement, et l’amélioration des conditions des Sfd. Au niveau national, pour une meilleure collaboration entre les communes et les Sfd, des actions ont été également menées, rappelle Clément Yadonta. Dans le domaine du renforcement des capacités, le Consortium Alafia a pu mettre en œuvre son plan annuel de formation et d'assistance technique aux Sfd membres. En dehors de la formation, l’association a aussi beaucoup fait durant 2020 en matière d'assistance technique, reconnait le président du Conseil d’administration. Il en voudra pour preuve, la réalisation de la Plateforme mutualisée de finance digitale des Sfd du Bénin, le PowerCard Microfinance en partenariat avec la Firme Hps du Maroc, la création d'une centrale d’information sur le risque crédit… Des défis Clément Yadonta reconnaitra les efforts déployés par l’ensemble des Sfd pour en arriver à ces résultats. « Ces réalisations ont été obtenues dans un contexte de crise sanitaire et aussi marqué par la rareté des ressources », souligne-t-il. Cependant, relève-t-il, beaucoup reste à faire et le chantier du développement de la microfinance au Bénin est encore immense. « Des défis restent à relever sur le plan de la gouvernance, du contrôle interne, du système d’information, de gestion, d'interconnexion des bases de données, de digitalisation de l'offre de services financiers, d'accroissement de la portée des Sfd dans les milieux les plus reculés, de transformation institutionnelle… », mentionne Clément Yadonta. L’engagement et la détermination des Sfd à atteindre leurs objectifs plaisent bien au projet d’Appui au développement, à la professionnalisation et à l'assainissement de la microfinance (Adapami). Maurille Maurice Couthon représentant ledit projet à l’occasion insistera sur les dispositions pour le respect de la nouvelle réglementation qui encadre le secteur. Le vrai problème des Sfd, selon lui, réside au niveau de la gouvernance. Représentant le ministère d’Etat en charge de l’Economie et des Finances, Abou Bakary Issiaka va féliciter l’association pour la stabilité de sa gouvernance. Aussi, invitera-t-il à éviter les dérives constatées au niveau de certains systèmes financiers décentralisés et à la résorption des différentes faiblesses relevées au quotidien dans la gouvernance de certains. « L’efficacité des Sfd aujourd'hui passe par leur aptitude à évoluer en conformité avec la réglementation d’une part, et d’autre part à développer des produits et services de microfinance répondant aux exigences du temps », conseille-t-il. « Si nous sommes convaincus que la microfinance est un puissant instrument au service des populations démunies et appelons par ailleurs dans une certaine mesure l'Etat à appuyer les institutions desservant ces populations, nous devons accepter, et même demander aussi que l'Etat prenne en continu des mesures pour assurer la pérennité du secteur », souligne-t-il. Economie 30 août 2021


Vaccination Anti-Covid: Des éclairages sur les probables effets secondaires
Le directeur de l’Agence nationale des soins de santé primaires, Dr Thierry Lawale, s’est exprimé sur les inquiétudes et polémiques liées à la campagne nationale de vaccination contre la pandémie du coronavirus. Aucune crainte à avoir sur la réponse scientifique de l’heure contre la Covid-19. Le directeur de l’Agence nationale des soins de santé primaires, Dr Thierry Lawale, l’a martelé, samedi dernier, sur les antennes de la Télévision nationale. « Tous les vaccins qui sont déployés sur le terrain sont des vaccins efficaces, sans danger, et assez bien tolérés. Le gouvernement rassure de cela. Tous les vaccins administrés au Bénin ont été testés. Mais au-delà de tout, il y a des questions de convenances personnelles et individuelles », a-t-il expliqué sur la question du libre choix dont dispose chaque citoyen sur le type de vaccin à recevoir. Selon le spécialiste, ce choix n’est nullement lié à la qualité du produit. Au sujet des effets secondaires, il relève que c’est chose normale, la preuve d’ailleurs que l’organisme est en train de réagir aux fins de produire des anti corps. « En principe, les effets secondaires ne peuvent pas provoquer la mort du sujet vacciné. Cependant, je précise qu’en pratique médicale, il y a toujours des incidents qui sont inattendus. Mais pour ce qui est en train d’être déployé dans notre pays, on n’a pas encore enregistré ce genre de cas », souligne le directeur de l’Agence nationale des soins de santé primaires, Dr Thierry Lawale. De son intervention, il ressort également qu’il n’y a aucun lien scientifique entre le mécanisme d’action des vaccins, le groupage sanguin et le facteur rhésus. « Il faut que les gens soient rassurés et qu’ils ne prêtent pas flanc aux vendeurs d’illusions qui vont les conduire vers la mort. Je suis du groupe B, j’ai été vacciné et je suis encore vivant, alors que les allégations prétextaient que 48 heures après la vaccination, les sujets de ces groupes sanguins devraient mourir », clarifie Dr Thierry Lawale. Intérêt de l’engagement du citoyen En dépit de tout le bien dit sur la vaccination contre la Covid-19, le postulant est appelé à signer un engagement en cas de déconvenues après injection. Une formalité sujette à polémique. Le directeur de l’Agence nationale des soins de santé primaires fait observer que dans la pratique médicale, tout acte devrait être précédé d’un consentement éclairé du patient, une note signée. « On ne le faisait pas et on nous le reprochait sous certains cieux. Je voudrais préciser que le déploiement des vaccins contre la Covid s’inscrit dans un mouvement international auquel le Bénin a adhéré ; et donc par rapport à ça, il était normal de faire les choses selon les règles de l’art et dans ce contexte il est demandé aux soignants de recueillir le consentement éclairé… », affirme Dr Thierry Lawale, qui recommande à ses concitoyens, une lecture attentive du document qui leur est soumis à cette fin. « S’ils ont des ambiguïtés sur certaines lignes, qu’ils posent les questions et qu’on leur explique de fond en comble ce qui se passe au lieu de défrayer la polémique sur les réseaux sociaux », a-t-il insisté avant de rappeler que la probabilité de développer des formes graves de la Covid-19 et d’en mourir chez le sujet vacciné, ‘’est presque nulle pour le moment’’. A juste titre, le gouvernement continue de recommander fortement la vaccination qui, il faut le rappeler, est gratuite sur l’ensemble du territoire national. Santé 30 août 2021


Construction de la route du coton: Les travaux lancés en octobre prochain
Le bitumage de la route du coton sera lancé au mois d’octobre prochain. C'est une annonce faite par le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, vendredi 27 août dernier, sur la plateforme AskGouv. Bonne nouvelle pour les usagers de la route du coton, Djougou-Péhunco-Banikoara. Les travaux de bitumage de cette voie vont démarrer en octobre prochain, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji. Abordant le sujet sur AskGouv suite à la question d’un internaute, le secrétaire général adjoint du gouvernement assure que tous les travaux préliminaires sont achevés et que la route sera lancée à cette date. « En raison des pluies, les travaux n’ont pas été lancés. Mais les entreprises sont connues et elles sont en place. En principe, au cours du mois d’octobre à venir, les travaux seront lancés. La route du coton sera bientôt une réalité…», rassure Wilfried Léandre Houngbédji. Une fois achevée, la route du coton va désenclaver les 2KP et contribuer à l’amélioration des infrastructures de transport, de logistique et de commerce pour le bonheur des producteurs de cette zone réputée grenier du coton et des produits vivriers au Bénin. Fin septembre 2019, le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey, a précisé que le projet coûtera 132 milliards F Cfa. C’est à l’occasion du vote de la loi portant autorisation de ratification de l'accord de prêt signé à Lomé le 16 juillet 2019, entre la République du Bénin et la Banque ouest africaine de développement (Boad), pour le financement partiel du projet d’aménagement et de bitumage de la route Djougou-Pehunco-Kérou-Banikoara. Trois acteurs interviennent dans le plan de financement à savoir, la Banque africaine de développement (Bad) avec une contribution de 113 milliards F Cfa dont 107 milliards sous forme de prêt et 6,173 milliards de francs Cfa sous forme de don. L’Etat béninois contribue à environ 2 milliards F Cfa et la Boad accorde un prêt de 17 milliards. Parlant des caractéristiques du projet à l’époque, Hervé Hêhomey a expliqué qu’il s’agit d’une route 2 x 2 voies longue de 209,68 kilomètres. Elle est divisée en quatre lots. Le premier concerne l’axe Djougou-Péhunco, 72,48 km. Pour ce lot, la durée d’exécution des travaux est de 30 mois. Le lot 2 est Péhunco-Kérou, 72,94 km, pour une durée d’exécution de 30 mois. Le lot 3 concerne la sortie Kérou-Pk, 38,56 km, pour une durée de 24 mois et enfin le lot 4 porte sur le tronçon Pk-Banikoara distant de 25,70 km. Sa construction devrait durer 24 mois. Aussi, Wilfried Léandre Houngbédji a annoncé que les travaux préliminaires pour la construction de la route Béroubouay (Bembèrèkè)-Kandi-Malanville sont finalisés, et cette voie sera lancée « dans la même période, à peu près », que celle du coton. Actualités 30 août 2021


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