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Nouvelles

Risques de catastrophe et changement climatique: La Plateforme départementale de l’Ouémé en état d’alerte
Les membres de la Plateforme départementale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique de l’Ouémé sont plus que par le passé mobilisés pour mieux assurer leur mission surtout en ces temps de montée des eaux fluviales et de resurgence de la grippe aviaire dans nombre de communes du département. Mener des réflexions pour la prévention de tout risque de catastrophe dans le département de l’Ouémé, traiter les informations collectées auprès des différentes plateformes communales et en faire la synthèse et identifier les besoins en formation des acteurs. Telles sont, entre autres, les missions assignées aux membres de la Plateforme départementale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique de l’Ouémé dont la troisième session ordinaire au titre de l’année 202 a été close, vendredi 27 août dernier. Il s’agissait également pour les participants de réfléchir aux autres volets de leurs attributions à savoir préparer les autorités administratives départementales de même que les populations à pouvoir faire face aux risques majeurs, centraliser et coordonner les secours à apporter aux populations sinistrées et surveiller les sites ou endroits à risque du département. La plateforme doit se pencher sur les voies et moyens pour son bon fonctionnement et son efficacité afin de combler les attentes des uns et des autres. La cérémonie d’ouverture a été placée sous l’égide du préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou. L’autorité préfectorale a insisté sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour le bon fonctionnement dudit creuset au profit des populations. « Le fonctionnement de la plateforme est un problème crucial. Il faut que nous montrions notre capacité en tant qu’acteurs et membres de la plateforme départementale. C’est à nous-mêmes de donner du souffle à notre plateforme », a souligné le préfet de l’Ouémé. Marie Akpotrossou a exhorté la Plateforme à inscrire parmi ses priorités la situation des eaux du fleuve Ouémé dans plusieurs communes du département et celle relative à la résurgence de la grippe aviaire à Tohouè dans la commune de Sèmè-Podji. A cet effet, les maires ont été conviés à faire parvenir à la préfecture de Porto-Novo leurs plans de contingence actualisés pour une gestion efficace des éventuels risques de catastrophe dans le département. Société 30 août 2021


Libération du domaine de la route des pêches: Le compte à rebours enclenché
Les tractations sont relancées pour la libération, début septembre, du domaine maritime de la route des pêches. Les pêcheurs ont été informés, ce vendredi 27 août, de leur prochaine destination ainsi que des modalités y afférentes. Encore 72 heures, et les engins lourds pourraient entrer en action. A Togbin, le délai du 1er septembre est sur toutes les lèvres cet après-midi du vendredi 27 août 2021. Les occupants du domaine maritime venaient d’être informés par le préfet de l’Atlantique, Jean Claude Codjia, de l’imminence des opérations de libération. La nouvelle laisse perplexes certains occupants, comme Charlotte Kakpo qui ne sait à quel saint se vouer. « Je ne sais pas si mon atelier est concerné encore, puisque c’est en brique. S’ils peuvent nous laisser et qu’on paye quelques taxes, ce serait bien. Dans le cas contraire, je ne sais que faire après avoir passé 15 ans ici. C’était totalement de la brousse», souligne cette coiffeuse. A quelques pas de là, des mareyeuses commentent, avec craintes et humour, la nouvelle. « On nous a dit que nous irons à Djègbadji. C’est vrai que nous aurons un appui pour nous reloger, mais moi je ne sais pas si je peux toujours rejoindre Tokpa pour continuer à vendre du poisson », lance l’une d’entre elles. Pêcheur, Comlan Apédito dit n’avoir d’autre choix que de s’apprêter. « On ne peut pas refuser, même si le délai ne nous suffit pas. Si déjà, on peut nous montrer nos parcelles très tôt, on prendra les dispositions. C’est bientôt la rentrée », souligne-t-il. Cette opération était prévue pour se dérouler, il y a trois mois. Les occupants étaient censés libérer les lieux avant le 14 mai 2021, pour surtout laisser place au reboisement de la côte. Mais après sa descente sur le terrain, le chef de l’Etat a décidé à la veille de l’échéance que les opérations soient suspendues, le temps que des réaménagements soient faits. Il était retenu que les maquis et restaurants ne seront pas détruits. Les pêcheurs quant à eux avaient la possibilité de rester encore sur place, pour ne pas voir perturber la scolarité de leurs enfants pour la rentrée 2020-2021. De nouvelles modalités Le délai de grâce est passé, les tractations sont relancées. Ce vendredi, l’autorité préfectorale a rassuré les populations des différents villages de pêcheurs à savoir Togbin-Daho, Adounko, Hio, Avlékété, Ahouandji, Ounvènanfidé, etc. Ils seront relogés sur deux sites dont Djègbadji. Ils auront droit à une parcelle par ménage et un appui financier pour s’installer. La côte en revanche devra être libérée début septembre. Sur place, Jean-Marie Akibodé, conseiller local à Togbin-Daho, se veut rassurant. « Le préfet nous a parlé des avantages des aménagements prévus. Ça nous sera difficile au début, mais nous allons en jouir dans le futur. Nous ferons l’effort de quitter les lieux de notre gré, le 1er septembre 2021. C’est vrai le délai ne va certainement pas suffire. Un déménagement n’est pas facile à faire. Mais nous sommes en train de prendre les dispositions pour qu’il n’y ait pas de problèmes à Togbin », martèle l’élu local. Plusieurs chefs de village contactés tiennent presque le même discours. La principale attente des uns et des autres est que les parcelles soient le plus tôt attribuées pour faciliter les déménagements. Répondant pour sa part aux préoccupations des internautes à ce sujet, dans la même journée, le porte-parole du gouvernement a lui aussi essayé de dissiper les inquiétudes. « Les actions préalables sont en cours. Le domaine identifié pour accueillir les pêcheurs qui vont devoir quitter la berge est en cours d’aménagement. Ces pêcheurs sont identifiés et vont recevoir une indemnité pour se déplacer. Et après ça, l’opération pourra se mener », a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji. Ce n’est plus qu’une question de jours pour que soit effective la libération du domaine maritime. Jean-Marie Akibodé croit que le sacrifice mérite d’être fait pour des plages attractives : « Le président a du goût. C’est sûr qu’après les travaux, la plage sera captivante »? 357 ménages à déloger à Xwlacodji Toujours sur la côte, à l’Est du Port de Cotonou, on en sait plus sur la libération de la zone de Xwlacodji. Elle concerne le vieux village prévu pour être dégagé depuis une décennie. Selon le Porte-parole du gouvernement, 357 ménages sont identifiés pour être relogés. «Un site de relogement a été identifié et est en cours de recasement. Et les 357 ménages sont entièrement d’accord pour y participer. Ça a été très participatif, parce que ce sont des gens qui sont installés depuis et qui ont des titres. Le débat a été fait. Les accords ont été trouvés. Le chef de l’Etat a demandé que cela se mène de cette façon-là. Ils vont bénéficier d’une indemnité pour se déplacer, libérer l’espace qui par la suite rentre dans le plan général d’anoblissement de cette zone et de modernisation de notre pays. Les parcelles qui seront attribuées correspondent à ce que les occupants avaient », a précisé Wilfried Léandre Houngbédji. Selon le communiqué en date du 19 août 2021 et signé du ministre du Cadre de vie, José Tonato et du ministre de la Décentralisation, Raphaël Akotegnon, la zone doit être libérée à compter du 15 septembre 2021. Actualités 30 août 2021


Assurance des catastrophes naturelles au Bénin: Des alternatives pour renforcer la résilience de l’Etat
Les catastrophes naturelles occasionnent bien souvent des dégâts matériels de grande ampleur non couverts par l’assurance classique. Face aux conséquences drastiques de ces phénomènes, l’Etat peine à venir promptement en aide à ses citoyens. Dans son livre « Le défi de l’assurance des catastrophes naturelles au Bénin », le spécialiste de l’environnement Rémy Akpovi propose des mécanismes pour renforcer la résilience des Etats et des communautés. Pour faire face aux dégâts importants engendrés par les catastrophes naturelles, l’Etat a la possibilité de s’affilier aux mécanismes international et régional. C’est entre autres, ce que Rémy Akpovi, spécialiste de l’environnement, des catastrophes et des situations d’urgence, met en exergue dans son ouvrage « Le défi de l’assurance des catastrophes naturelles au Bénin ». Au plan international, l’Etat peut recourir au Programme de financement et d’assurance des risques de catastrophe (Disaster Risk Financing and Insurance Program). C’est un programme de la Banque mondiale et de la Facilité mondiale pour la réduction des catastrophes et le relèvement (Gfdrr). Conçu en 2010, il vise à amortir les effets socio-économiques des catastrophes naturelles pour accélérer la relance de l’économie. En effet, les catastrophes naturelles engendrent des dégâts matériels dont la remise en état est indispensable pour la reprise du cours normal de la vie et la relance des activités socio-économiques. Ce Programme aide alors les gouvernants au plan national et local, les propriétaires, les entreprises, les producteurs agricoles et les populations à faible revenu à renforcer leur capacité à réagir plus rapidement et de manière résiliente aux catastrophes. Les opérations de couvertures permettent aux Etats de s’assurer contre les séismes, les ouragans ou la sécheresse sur la base d’un partenariat tripartite entre la Banque mondiale, les Etats et les sociétés d’assurance. «La Banque mondiale a créé une plateforme qui met en place les conditions nécessaires à des émissions mondiales d’obligations catastrophes », explique Rémy Akpovi. Outre ce mécanisme au plan international, il y a deux programmes régionaux de mutualisation des risques de catastrophes, notamment la Mutuelle panafricaine de gestion des risques de catastrophes (African Risk Capacity) et le Programme de financement contre les risques de catastrophe en Afrique (Africa Disaster Risk Financing). Créée en 2012 par l’Union africaine avec le soutien du Programme alimentaire mondial, la Mutuelle panafricaine de gestion des risques de catastrophes supplée aux insuffisances du programme de la Banque mondiale qui dans sa forme n’est pas assez rapide et équitable. La Mutuelle panafricaine permet aux pays membres de faire face collectivement aux risques et d’assurer une bonne gestion financière afin de pouvoir réagir face à des risques probables mais incertains. « Les paiements de la Mutuelle panafricaine sont versés au Trésor public du pays concerné dans les deux à quatre semaines suivant une récolte, de sorte que l’aide commence à être acheminée auprès des ménages qui en ont besoin dans les 120 jours, soit le délai dans lequel leurs ressources commencent à s’épuiser », précise le spécialiste de l’environnement, des catastrophes et des situations d’urgence. Lancé en octobre 2018, le Programme de financement contre les risques de catastrophe en Afrique est élaboré pour renforcer la résilience des 54 pays d’Afrique et les aider à faire face aux catastrophes naturelles. Ce programme fournit aux pays membres un financement pour une réponse rapide, y compris le décaissement de fonds d’urgence, pour faire face aux catastrophes d’origine climatique aux niveaux national et local. Mais dans le secteur privé, cette forme de mutualisation est confrontée au caractère inassurable des catastrophes naturelles. Dans son approche de solution à cette barrière, Rémy Akpovi propose aux Etats et en l’occurrence aux gouvernants béninois, l’instauration d’une assurance obligatoire catastrophes naturelles qui sera prise en compte dans les contrats d’assurance, la création d’une caisse nationale de réassurance basée sur le partenariat public-privé, la mise en place d’une assurance indicielle avec la création d’une compagnie d’assurance agricole ; et l’adoption d’une loi sur l’assurance des catastrophes naturelles qui va consacrer les trois premières recommandations. Sur le fondement de cette approche, Rémy Akpovi élabore dans son ouvrage un prototype du régime de l’assurance des catastrophes naturelles dans la législation béninoise notamment le fonctionnement de l’assurance et le mécanisme d’indemnisation. L’assurance catastrophe : une nécessité Les catastrophes naturelles sont généralement dites inassurables à cause des dégâts hors proportion qu’elles occasionnent. L’ampleur de ces dégâts matériels ne répond pas aux critères ordinaires d’assurabilité des risques. Ces dernières années, cette situation a beaucoup évolué. Bon nombre de pays ont déjà développé l’assurance des catastrophes naturelles avec des nuances ; cependant beaucoup de pays n’ont pas encore adopté une approche dans ce sens. Les pays en plein développement comme le Bénin, doivent intégrer cette approche car les catastrophes naturelles n’épargnent aucun Etat et plombent bien souvent l’élan des pays qui ne sont pas assez résilients. Rémy Akpovi dans son ouvrage intitulé « Le défi de l’assurance des catastrophes naturelles au Bénin», rappelle que les inondations de l’année 2010 au Bénin ont occasionné des pertes considérables au plan social (santé et éducation) avec la destruction d’écoles, de centres de santé, et dans les secteurs des infrastructures (transport, énergie, eau et assainissement) la dégradation de plusieurs pistes rurales. « 284 écoles et salles avaient été démolies. Le coût global de ces pertes et dommages était évalué à 127 milliards 088 millions 200 mille francs Cfa. Comment les Etats déjà confrontés au sempiternel problème budgétaire pourront-ils financer le relèvement s’il n’y a pas de dispositions prises dans ce sens ? », s’interroge-t-il. D’où la nécessité pour l’Etat de contracter une assurance catastrophe. Dans la préface du livre, Agoligan Avoha, président de la Croix-Rouge Bénin, soutient: « Le coût humain et matériel des catastrophes naturelles et l’obligation constitutionnelle pour les Etats de protéger leurs populations, appellent à une action urgente pour donner les chances d’une reprise rapide aux Etats et communautés affectés. Dès lors, la mutualisation des catastrophes naturelles s’offre comme l’une des actions les mieux indiquées ». Société 27 août 2021


Adaptation aux changements climatiques: Les acquis du projet d'appui aux plans nationaux présentés
Les documents nationaux d'adaptation aux changements climatiques sont désormais " climato-sensibles " grâce à l'appui allemand. Les bilan et perspectives ont été présentés aux acteurs clés, ce jeudi 26 août, à Cotonou, lors de l’atelier de clôture dudit projet. Fruit de la Coopération bénino-allemande, le Projet d’appui scientifique au processus de Plans nationaux d’adaptation aux changements climatiques (Pas-Pna+), mis en œuvre par la Giz pendant cinq ans, est arrivé à terme. Ce projet a offert un appui continu à la formulation, à la mise en œuvre et au suivi-évaluation du processus national des Plans nationaux d’adaptation aux changements climatiques. L’atelier de clôture du projet a été l’occasion pour les parties prenantes de mesurer la contribution du Psa-Pna+ à la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques au Bénin. De la restitution faite, l’on retient que le projet a à son actif des résultats élogieux et encourageants. Entre autres, il a soutenu l’intégration des changements climatiques dans plusieurs stratégies nationales comme le Plan national de développement et le Plan national de développement sanitaire. Avec ce projet, des études de vulnérabilité ont été réalisées dans quatre secteurs à savoir agriculture, ressources en eau, protection du littoral et santé. Ces études ont permis de définir les mesures prioritaires dans les quatre secteurs cités, de les hiérarchiser pour permettre au pays de mieux faire face aux effets néfastes des changements climatiques. Le Psa-Pna a également contribué au renforcement de capacités scientifiques des universitaires dans le domaine des changements climatiques, et facilité les échanges d’expériences entre acteurs des pays dans lesquels il a été mis en œuvre. Avec le travail abattu, le Bénin peut être sûr d’avoir des stratégies qui intègrent les effets néfastes des changements climatiques dans les domaines du développement durable, de l’économie, etc. pour le bonheur des populations. Nole Buenner, chargée du projet, et Michael Derus, ambassadeur d’Allemagne au Bénin, apprécient fortement les acquis du projet et la collaboration de toutes les parties prenantes. Après avoir rappelé l’importance du Pas-Pna+ et les résultats obtenus, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José D. Tonato, a exprimé sa reconnaissance au gouvernement allemand et aux parties prenantes, puis rassuré l’Allemagne de l’engagement du Bénin à poursuivre les actions engagées afin de pérenniser l’œuvre. Forts des prouesses réalisées, le Bénin et l’Allemagne demeurent convaincus qu’une riposte efficace aux effets néfastes des changements climatiques exige une approche multisectorielle impliquant l’ensemble des acteurs et une coopération internationale soutenue. Le Pas-Pna est financé par le ministère allemand de l’Environnement, de la Protection de la nature et de la Sûreté nucléaire. Il est mis en œuvre au Bénin, au Burkina Faso et au Sénégal. Environnement 27 août 2021


Libération des espaces publics: Les mendiants en perte de repère
Au lendemain de la reprise de l’opération de libération des espaces publics, la débrouil-lardise est devenue la règle chez certains mendiants à Cotonou, autrefois occupants desdits lieux. Ils essayent vaille que vaille de s’adapter à la nouvelle donne en étant moins visibles dans les périmètres qu’on leur connaissait. A chacun sa stratégie de survie. Le petit Arouna, 11 ans, doit désormais redoubler d’efforts pour assurer sa collecte quotidienne de numéraires et autres aliments. La reprise de l’opération de déguerpissement des espaces publics l’a soumis au nomadisme. Il sait qu’il n’a pas d’autre alternative s’il veut s’en sortir et surtout, éviter d’être la cible des hommes en bleu. « Je préfère faire mon job ici. Je suis plus à l’aise dans ce cadre. Depuis quelques jours, j’ai suivi l’un de mes parents sur ce nouveau site », explique-t-il, tout en mangeant son beignet, tout débraillé. En fait, sa tante et lui, essayent de s’adapter aux nouvelles réalités qu’impose l’assainissement du cadre de vie à Cotonou. Ils se sont repliés sur le terre-plein central menant à Guinkomey à quelques encablures de l’ancien site au quartier Zongo, dans l’intention d’être à l’abri des forces de l’ordre qui cassent tout sur leur passage pour rendre attrayantes la capitale économique et les autres villes du pays. Ainsi évolue le phénomène de la mendicité depuis l’annonce des couleurs par les pouvoirs publics. Sans avoir reçu la visite des hommes en uniforme, certains mendiants qui opèrent sur les espaces publics ont compris l’enjeu. Ils ont décidé d’un repli tactique vers d’autres aires pour ne pas donner du fil à retordre aux commis de l’opération en cours. Ce vendredi 13 août aux environs de 15 h, leur principale zone d’affaires ‘’officieusement délimitée’’ dans les rayons de la mosquée centrale de Zongo n’a pas enregistré son effectif habituel. Ils ont reconstitué un nouveau périmètre pour leur business où ils siègent, imperturbables. A l’abri des regards indiscrets et du viseur des forces de l’ordre. Ils se retrouvent dans le même panier que les conducteurs de véhicules mal stationnés, les gros porteurs, les occupants illégaux des espaces publics, certains vendeurs à la sauvette qui tentent désormais de survivre au gré des stratégies. Repli stratégique Le constat n’a pas varié ce mercredi 25 août. Ils sont des dizaines d’hommes, femmes et enfants à prendre d’assaut la zone de démarcation de la route à double sens, à quelques mètres de leur ancien site. Ici, on retrouve des enfants et adolescents, debout, le regard dans le vide. D’autres assis scrutent l’horizon, ‘’bol de collecte d’aumône’’ en main. Enfants déscolarisés, adultes analphabètes, tous se prêtent à l’exercice en espérant gagner leur pain grâce à la charité des passants. Les mendiants sont conscients qu’ils doivent retrousser davantage leurs manches pour survivre. Selon Bruno Montcho, sociologue de la débrouille et de la déviance, enseignant chercheur à l’Uac, le repli des acteurs de la mendicité est stratégique. «Quand le pouvoir choisit de rétablir l’ordre, les acteurs qui occupent l’espace doivent prendre conscience pour revoir leur stratégie d’occupation de l’espace. L’occupation de l’environnement obéit aujourd’hui à des exigences que tout acteur doit respecter. Ils sont obligés de se réadapter à cette réalité», admet-il. Point besoin d’y aller par la force. «On n’a pas besoin de leur demander de partir. Au fur et à mesure qu’on aménage les lieux, ils doivent prendre conscience de leur départ de ces espaces. Lorsque le pouvoir va rendre pérenne cette initiative, ça amènera les acteurs de la mendicité à changer de stratégie. Vous pouvez les voir bien habillés et toujours faire le même job», poursuit-il. Avec la lutte contre la recolonisation de l’espace public, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Beaucoup de citoyens sont heureux de vivre dans un cadre aéré, propre et sain, même si l’on enregistre des grincements de dents dans les rangs de certains tenanciers de boutiques et autres occupants de l’espace public. Même au niveau du nouveau périmètre qu’ils se sont tracé, Josué Adé, 17 ans, est sur le qui-vive permanent, mais il n’est pas prêt à abandonner son job. « J’ai appris que les flics pourront encore nous chasser d’ici mais qu’on nous trouve un autre endroit ou du travail pour nous permettre d’assouvir notre faim », fulmire-t-il. L’opération n’est dirigée contre personne Mais pour Alain Orounla, préfet du Littoral, l’opération en cours n’est dirigée contre personne. « Aucune population n’a jamais été dégagée. On n’est jamais entré dans une maison. On n’a jamais remis en cause un titre foncier. On a remis en cause l’incivisme. L’espace public appartient à nous tous. Ce n’est pas la propriété privée des contrevenants et donc il y a une opération de libération de cet espace pour la construction et l’édification d’infrastructures pour le bien-être des Béninois dans leur ensemble», a-t-il justifié sur un média de la place. Bruno Montcho acquiesce cette thèse : « Soit nous sommes dans l’espace urbain, soit nous n’y sommes pas. Les dispositions de l’Etat s’appliquent à tous. Nous allons chercher à atteindre un certain niveau d’assainissement des espaces urbains. Lorsque les mendiants vont se replier de cet espace, les personnes de bonne volonté iront vers eux pour leur donner l’aumône ». A travers un communiqué en date du 23 juillet, l’autorité préfectorale avait déjà donné le ton en déplorant notamment l’occupation des espaces publics par des commerçants, vendeurs à la sauvette et mendiants ainsi que certains récidivistes qui peinent à obtempérer. A l’heure du grand ménage, chaque occupant illégal sait qu’il doit se ranger. « Des centaines de milliards ont été consacrés à l’asphaltage de nos rues qui ne peuvent pas continuer à subir les actes d’incivisme que nous avons, par négligence, tolérés par le passé. Il s’agit de rappeler à nos compatriotes que nous sommes dans le cadre d’une activité permanente. Il n’y a pas de saison pour rappeler les gens à l’ordre. Ils ont été suffisamment informés de ce qu’ils doivent prendre le soin de libérer les espaces avant que les forces de sécurité ne soient obligées d’intervenir », précise Alain Orounla. Casimir Boton, conducteur de taxi-moto, perçoit cette option des pouvoirs publics comme une sanction contre l’occupation illégale de l’espace public et l’incivisme à Cotonou. Toutefois, un plan de relogement des mendiants serait le bienvenu pour éviter qu’ils reviennent. Société 27 août 2021


Valorisation des potentialités touristiques et culturelles du Bénin: Le Conseil de gestion de Koutammakou installé
Koutammakou, le pays des Batammariba attend d’être révélé pour ainsi devenir une destination phare au Bénin. Le ministre Jean-Michel Abimbola a posé l’un des premiers actes à travers l’installation, ce jeudi 26 août 2021, du Conseil de gestion dudit site. Un premier jalon, et pas des moindres, est posé. Koutammakou a son conseil de gestion sur lequel le gouvernement pourrait s’appuyer pour faire rayonner le pays des Batammariba. Cet organe a été installé ce jeudi par Jean-Michel Abimbola, ministre en charge du Tourisme. En effet, Koutammakou, un vaste territoire transfrontalier de 271 826 ha dont 240 658 ha du côté béninois se distingue par son architecture traditionnelle dominée par des Tata Somba et des espaces naturels auxquels sont associées des pratiques socioculturelles encore vivaces. Au plan touristique, cette volonté manifeste de mettre en patrimoine et en tourisme la particularité que constitue le pays des Batammariba, se traduit par la mise en place de la « Route des Tata ». A cela s’ajoute, la validation en cour, du dossier d’inscription du site de Koutammakou sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Hier jeudi 26 août, Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, accompagné de son directeur de cabinet, du directeur général de l’Agence nationale pour la promotion du patrimoine et le développement du tourisme (Anpt) et du directeur du patrimoine culturel, est allé procéder à l’installation du Conseil de gestion du Koutoummakou et à l’ouverture des travaux de sa première session ordinaire. Véritable destination touristique « (…) En une année, soit en 2020, nous avons réussi la prouesse de préparer et de déposer le dossier d’extension de l’inscription de Koutammakou sur la liste du patrimoine mondial. L’approbation de cette extension par la 45e session du Comité du patrimoine mondial qui se tiendra en 2022, viendra confirmer la Valeur universelle exceptionnelle (Vue) de ce bel espace culturel, faisant du Koutammakou béninois, une véritable destination touristique… » a rassuré le ministre Jean-Michel Abimbola. Il énumère les différents chantiers ouverts par le gouvernement dans le cadre de la transformation structurelle de l’économie, notamment la recherche et la mise en valeur des potentialités des différentes localités du territoire national. Mieux, dans son intervention, il a souligné les dispositions pratiques qu’exige la gestion d’un bien du patrimoine mondial, dont l’installation d’un Conseil de gestion chargé de mettre en œuvre le plan de gestion et de conservation préalablement élaboré. Une équipe qui, selon Paul Akogni, directeur du Patrimoine culturel, est constitué de toutes les parties prenantes et qui a pour mission de mettre en œuvre les actions prévues dans le plan de gestion pour les quatre années à venir. Présidé par le directeur de cabinet du ministère en charge de la Culture, le conseil de gestion de Koutammakou est composé des maires des communes de Boukoumbé, Natitingou et Toucoutouna respectivement aux postes de vice-présidents, du Président de la commission nationale linguistique Ditammari et des représentants des communautés locales. Tout en leur promettant le soutien des services centraux et déconcentrés du ministère ainsi que de l’Anpt, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts a invité les nouveaux conseillers à contribuer de façon significative et dans l’esprit de l’arrêté ministériel créant le conseil de gestion de Koutammakou, à l’atteinte des objectifs de valorisation, de promotion et de préservation de la valeur universelle exceptionnelle de cette aire culturelle. Notons qu’une mission du Conseil international des monuments et sites (Icomos) sera au Bénin dans les jours à venir pour évaluer le dossier. Le conseil de gestion qui a tenu sa première session ordinaire ce jeudi, aussitôt après son installation, a été invité à prendre les dispositions nécessaires pour la réussite de cette mission. Culture 27 août 2021


Vaccination contre la Covid-19: Martin Assogba invite à opérer le choix de la raison
Le président de l’Ong Alcrer, Martin Vihoutou Assogba, se joint à la campagne de sensibilisation pour une large couverture vaccinale contre la Covid-19 au Bénin. Stop Covid ! Tel semble être le mot d’ordre de tous les acteurs de la vie socio-économique et politique, pour endiguer ce mal qui prend de l’ampleur sur l’ensemble du territoire national. A travers un communiqué en date du mercredi 25 août, le président de l’Ong Alcrer, Martin Vihoutou Assogba, relève que depuis quelques semaines, le Bénin fait face à la troisième vague de la Covid-19 sur l’ensemble du territoire national. Et que cette résurgence du mal est caractérisée par une flambée inédite des cas d’infection à la forme grave de la Covid-19 avec un nombre élevé de décès au sein des populations. A juste titre, il invite ses compatriotes à une mobilisation générale pour se rendre dans les centres de vaccination mis en place en vue de bénéficier gratuitement des doses de vaccin déjà acquises par le gouvernement. «Consciente que la jouissance d’une parfaite santé est la condition sine qua non pour mener une vie épanouie et désireuse de voir les bras valides de notre peuple continuer à œuvrer sans répit pour le développement et le rayonnement du Bénin, l’Ong Alcrer invite tous les citoyens béninois à une mobilisation générale », peut-on lire dans l’adresse de Martin Vihoutou Assogba. A l’en croire, se faire vacciner c’est atténuer les effets dévastateurs et brutaux de la Covid-19 en cas d’infection. « Faisons dès à présent le choix de la raison que constitue la vaccination pour nous prémunir contre cette pandémie et ses multiples conséquences dévastatrices», invite-t-il. L’Ong Alcrer exhorte aussi toute la population au respect strict et scrupuleux des mesures barrières prescrites par le gouvernement et les autorités sanitaires. Elle encourage les citoyens béninois à surmonter la peur pour conserver leur bien le plus précieux qu’est la santé, a-t-il conclu. Actualités 27 août 2021


Transport en commun: Les gestes barrières, un vain mot dans les minibus
L’utilisation des cache-nez et la distanciation sociale ne sont plus de mise dans les transports en commun. Une porte ouverte à la propagation du coronavirus. Le respect des gestes barrières dans les minibus n’est plus une réalité. Passagers et conducteurs font preuve d’une grande légèreté, favorisant la propagation du coronavirus déjà en pleine recrudescence. Mardi 24 août 2021. Il est bientôt midi à la gare routière de Togba dans la commune d’Abomey-Calavi. Un parc riche d’une dizaine de minibus qui convoient au quotidien les clients, pour la plupart vers le grand marché de Dantokpa. La pluie diluvienne qui s’abat sur plusieurs localités de la région du Sud-Bénin depuis le matin favorise les conducteurs de minibus. Le marché est florissant pour eux. Les conducteurs de taxi-motos sont délaissés en faveur de ces véhicules branlants alignés sur la gare. Les uns après les autres, les passagers, trempés jusqu’aux os, s’engouffraient dans le minibus bleu qui était de tour. A un rythme beaucoup plus rapide qu’en temps ordinaire, le véhicule est rempli et démarre en trombe. On y dénombre une quinzaine de passagers, serrés les uns contre les autres. Seuls quelques-uns portaient de cache-nez. « Au suivant», lance un jeune homme qui pousse de toutes ses forces un autre minibus, le conducteur étant au volant, pour l’avancer de quelques mètres, un peu loin des quatre autres. En une trentaine de minutes, sous la pluie battante, le véhicule de 18 places est rempli de quinze passagers. A eux s’ajoutent le conducteur et le « racoleur », cet apprenti chauffeur qui a pour fonction d’accueillir les passagers et les disposer soigneusement dans le minibus puis de collecter les sous. Dans ce minibus, point de cache-nez porté par les passagers. « Nous devons rester à trois sur le banc. A quatre, nous sommes trop coincés sur notre banc alors que le coronavirus sévit toujours », se désole une passagère toute en colère. Contre toute attente, c’est une autre passagère qui lui répond: « Depuis un bon moment, ils ont repris leurs anciennes habitudes. C’est désormais quatre personnes sur chaque siège. Si ce n’était pas la pluie, j’avais déjà perdu l’habitude des minibus qui vous exposent au coronavirus ». Ces parenthèses fermées, les passagers passent à d’autres sujets plus « croustillants». Pendant tout le trajet, les discussions tourneront surtout autour de l’histoire de la vie de couple houleuse vécue par une passagère. Covid pour tous Dans ce minibus comme dans tous les autres qui pullulent sur les routes de Cotonou, le gel hydroalcoolique et le cache-nez sont des objets rarissimes. Alors que le coronavirus connaît une explosion et que les autorités s’en inquiètent, passagers et conducteurs versent dans la négligence. Selon le ministère de la Santé publique, à la date du 19 août 2021, le Bénin compte 125 décès liés à la Covid et 3 324 cas actifs pour un total de 12 021 cas confirmés. Une propagation grandissante de la maladie qui coïncide avec la troisième vague dans certains pays européens. Pour pallier ce mal, le gouvernement sensibilise sans cesse les populations à la vaccination. Gratuitement, dans plusieurs centres de santé, les personnes qui le souhaitent peuvent recevoir des doses du vaccin. Le gouvernement a également reçu fin août 250 bouteilles d’oxygène qui devraient aider à une meilleure prise en charge des malades au centre de traitement installé à Allada. Dans le même temps, de nouvelles restrictions sont imposées. Il s’agit de l’interdiction des manifestations culturelles et festives devant regrouper un grand public. Mais les passagers et conducteurs semblent bien indifférents à l’actualité sanitaire du pays. Clandestinité ! « Nous continuons de mettre l’accent sur les gestes barrières dans les minibus», soutient François Koto, un des coordonnateurs de la gare de Togba. Mais la réalité est toute autre. Reconnaissant les écarts entre les directives des responsables de la gare et les actes des conducteurs, il accuse une frange de conducteurs qui font preuve de légèreté. « Ce sont quelques conducteurs qui font des surcharges lorsqu’ils constatent que les coordonnateurs sont absents de la gare. D’autres respectent les consignes sur le parc mais prennent d’autres passagers en chemin », relève le responsable de la gare. « Ils trichent lorsque nous manquons de vigilance », martèle-t-il. François Koto précise également que des allègements avaient été faits par les autorités en charge du transport en commun. « Nous avons autorisé les conducteurs à prendre désormais trois passagers par siège au lieu de deux », clarifie-t-il. Cet allègement, l’autorité l’explique par la réduction de la clientèle du fait du bitumage de la voie Calavi Kpota- Togba. Les clients préférant les taxis-motos, il fallait faire des réajustements pour la survie des minibus, insiste François Koto. En attendant que les conducteurs adoptent et fassent adopter les gestes barrières dans leurs véhicules, les postes de vaccination restent ouverts pour toute la population. Actualités 27 août 2021


Assurance pour le renforcement du capital humain: Un projet porteur d’espoir pour les pauvres
Ces dernières années, le gouvernement du président Patrice Talon s’évertue à accroître la capacité et l’accès aux services sociaux de base ainsi qu’aux opportunités économiques de façon durable et équitable aux Béninois, notamment les plus démunis. Il revient donc aux bénéficiaires de se l’approprier pour jouir des retombées. Le projet d’Assurance pour le renforcement du capital humain apporte un grand espoir aux populations, notamment les plus démunies. D’un montant de 94,818 milliards F Cfa, soit environ 172,5 millions Usd, il est soutenu par le budget national à hauteur de 1 milliard F Cfa et par les partenaires techniques et financiers (Crédit suisse, Banque mondiale, Usaid et Unicef) pour un montant de 93,818 milliards F Cfa. L’ambition du gouvernement, à travers ce projet, est d’améliorer l’accès aux services de santé pour toute la population, de fournir aux acteurs démunis du secteur informel (agriculteurs, commerçants, transporteurs, artisans et artistes) des formations opérationnelles, de faciliter ou d’améliorer l’accès aux crédits aux différents acteurs susvisés et leur assurer une pension de retraite. Des résultats significatifs Depuis sa mise en œuvre, plusieurs actions ont été menées et des résultats significatifs ont été atteints. Au niveau du ciblage et de l’identification des pauvres, l’identification communautaire des ménages pauvres à 100 % a été réalisée globalement dans les 77 communes de même que l’identification de 541 748 ménages pauvres (extrêmes et non extrêmes). En ce qui concerne le volet assurance maladie, l’accent a été mis sur l’identification du panier de soins de base et de la liste des médicaments remboursables. Le gouvernement a lancé aussi la phase pilote de l’assurance maladie dans 7 communes pour 105 000 bénéficiaires, la distribution des cartes biométriques aux bénéficiaires, la signature de convention de partenariat avec l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) pour l’établissement des cartes au profit des nouvelles cibles identifiées, soit environ 1 million de bénéficiaires et enfin le lancement de la phase de généralisation de l’assurance maladie. Sur ce point, 5 175 bénéficiaires ont été pris en charge pour un montant de 16 548 633 F Cfa. Par rapport au volet formation, il a été procédé à la mise en place d’un comité interministériel du volet Arch-Formation. L’autre action menée est la validation des documents d’opérationnalisation et l’élaboration du manuel de procédures de Arch-formation. Le lancement de la phase pilote du volet formation dans huit communes dont Abomey-Calavi, Porto-Novo, Parakou, Abomey, Djakotomey, Djougou et Lokossa font aussi partie des priorités du gouvernement. Il s’est agi également de passer à la sélection des six premières formations à mettre en place dans chacune des communes pilotes (boulangerie-pâtisserie, mécanique automobile et diesel, électricité automobile, menuiserie bois, électricité-bâtiment et énergies renouvelables). S’agissant du volet crédit et du volet retraite, le Fonds national de microfinance (Fnm) a activé la phase pilote du crédit digital au profit des commerçants. Les nombreuses autres réformes menées dans ce domaine concernent la préparation de l’extension du crédit aux artisans, l’élaboration de la fiche de crédit aux artisans et la conception d’un produit d’assurance retraite Arch au profit des acteurs du secteur informel. Pour les années à venir, les perspectives regroupent la généralisation du volet assurance maladie à 1,2 million de personnes y compris l’extension du volet crédit à tous les secteurs d’activités pour un montant de 10 milliards de F Cfa sans oublier le volet retraite Arch. Société 27 août 2021


Festival Danhomey land Hip-hop show: Entre révélations et démonstrations
La sixième édition du Festival Danhomey land Hip-hop show (Dalah’sh) a pris fin sur des notes de satisfaction, aussi bien pour le public que pour les organisateurs et artistes en herbe qui ont eu l’occasion de faire parler leur talent. Le Festival Danhomey land Hip-hop show (Dalah’sh) a connu diverses fortunes depuis son avènement. Mais l’édition de cette année a donné l’occasion à plus d’une dizaine de jeunes rappeurs d’exprimer leurs talents et ainsi, de se révéler au public ainsi qu’aux promoteurs de spectacles. Même si officiellement, rien n’est dit à propos, les coulisses du festival laissent entrevoir des envies de promouvoir plusieurs de ces jeunes dont le talent a besoin d’être soutenu. Pour en arriver là, les participants à cette édition ont donné le meilleur d’eux-mêmes à toutes les étapes de sélection pour âtre présents à la grande soirée-concert qui a clôturé le festival. Ils sont venus chacun avec sa spécificité pour marquer la différence. Ils ont pour la plupart surfé sur les langues nationales pour se démarquer du lot. Ensuite, la différence s’est faite sur les thématiques choisies et enfin sur la musique. Le Centre de Lobozounkpa, lieu hôte de cette sixième édition aura en tout cas, pendant plusieurs jours, vibré aux sons et lumière du hip-hop, certes avec des artistes en herbe, mais à l’avenir prometteur. Autant on peut parler de la kyrielle d’artistes en devenir très engagés, autant il convient de relever la participation active des jeunes des communes de Cotonou et d’Abomey-Calavi au géant concert-clôture du festival organisé au Centre de Lobozounkpa. Ils ont effectué en grand nombre le déplacement pour être les témoins de cette scène hip-hop qui a également vu défiler, quelques artistes confirmés. Au nombre de ceux-ci, le groupe Cotonou city crew, mais aussi et surtout, l’une des grandes révélations du moment, Vano Baby. Le jeune artiste qui caracole au sommet des hit parades et impose sa version et sa vision de cette musique a clôturé ce grand show de plus de trois heures par une prestation très appréciée par le public. Le festival Dalah’sh 2021 n’a pas été consacré qu’à la musique. Plusieurs ateliers et rencontres thématiques ont été organisés avec de grands noms du monde du showbiz pour les rapprocher des jeunes artistes. Il y a eu surtout une journée de réflexion sur le thème « Industrie musicale au Bénin: Repenser les mécanismes de promotion et les sources de revenus dans la musique » et un débat libre de l’art urbain. Culture 27 août 2021


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