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Nouvelles

Planification familiale au Bénin : Le veto persistant des hommes
Au Bénin, les femmes tendent à avoir plus d’enfants qu’elles ne le désirent. Beaucoup d’époux s'opposent encore à l’envie de certaines femmes de jouir de leurs droits en santé sexuelle et reproductive (Dssr). Difficile pour Simone (nom d’emprunt) d’évoquer le sujet. Cette nourrice de 26 ans, déjà même de trois enfants et résidant dans la commune d’Abomey-Calavi, craint que le vent emporte son aveu à des oreilles indiscrètes. « C’est un sujet qu’on n’évoque pas dans son ménage », avertit-elle. Il a fallu la persuader pour qu’elle décide de lâcher le morceau : « Quand j’ai accouché récemment, on m’en a parlé encore. Cependant, à peine j’ai évoqué cela dans une blague avec mon mari que le jeu est clos. J’ai compris sa position et celle de ma belle-sœur. J’ai alors abandonné, mais la crainte d’une nouvelle grossesse me hante ». Si Simone dit n’avoir pas pu concrétiser son ambition, Elisabeth (nom d’emprunt), 33 ans, a dû être radicale. Aujourd’hui mère de cinq enfants, elle devrait s’arrêter à trois. Mais à la demande de son époux, le 4e enfant est conçu, puis un 5e par surprise. C’est alors que cette revendeuse de produits vivriers a décidé de prendre les choses en main. « J’en ai discuté plusieurs fois avec mon époux et il s’y est opposé. Il disait surtout que si j’accepte le planning familial, ce serait le divorce. Mais, la charge des enfants me pesait dessus. J’ai donc fait l’injection à son insu », avoue-t-elle. De cas pareils foisonnent, en silence. Même à Cotonou, la grande métropole, ce n’est pas si aisé d’avoir l’accord des époux pour la planification familiale. Fort de son expérience, Dr Comlan Vidéhouénou Agossou, gynécologue-obstétricien, perçoit le consentement du compagnon ou de l’époux comme un nœud gordien. « Ça pose des problèmes dans bien des cas où si le consentement n’est pas obtenu de la partie masculine, la femme abandonne », fait-il remarquer. Échappée belle Droit dans leurs bottes, avec souvent la pression familiale dans le dos, les époux résistent encore à recourir à la limitation des naissances. Mais en face, les risques s’alignent pour les femmes sans jamais être exhaustifs : grossesses non désirées ou rapprochées, tentation d’avortement provoqué ou clandestin, mortalité maternelle, etc. Certaines finissent par pratiquer la contraception, en cachette. « Les hommes ne prennent pas en compte l’avis ou la vie de nous les femmes par rapport à la procréation. Ils se disent maîtres du foyer et veulent imposer leur volonté quoi qu’il en soit », fulmine Élisabeth. Face à cette attitude de prendre le contrôle de la régulation des naissances dans le foyer, Dr Charlemagne Codjo Tomavo, sociologue, ne veut pas jeter la pierre à ces femmes qui ne font qu’exercer leur droit et parfois préserver leur vie. « Il est difficile d’accuser les femmes qui agissent ainsi. Lorsqu’on sait qu’il y a des hommes qui ont totalement démissionné face à leurs responsabilités parentales, laissant seule la femme supporter les charges du ménage. Il est difficile d’exiger la transparence à la femme que l’on considère comme une usine à fabriquer des enfants », analyse-t-il. En réalité, la soif de la contraception, traditionnelle et moderne, n’est pas anodine. Elle est liée aux progrès relatifs aux droits en santé sexuelle et reproductive (Dssr) au Bénin. Selon les résultats de l’enquête démographique et de santé 2017-2018, la prévalence contraceptive moderne parmi les femmes en union a augmenté. Elle est passée de 3 % en 1996 à 12 %, deux décennies plus tard. Au fil des naissances, le désir devient manifeste, voire ardent. « Il y a une décennie, c’était beaucoup plus nous qui sollicitions les femmes. Aujourd’hui, ce sont elles mêmes qui choisissent une méthode parmi la panoplie qu’on leur présente », souligne Dr Comlan Vidéhouénou Agossou. Black-out En revanche, ce n’est pas toujours spontané. Beaucoup n’arrivent pas à aller au bout. C’est une réalité prise au sérieux par Dr Serge Kitihoun, directeur de programme de l'Association béninoise pour la promotion de la famille (Abpf). « On sait que notre pays est d’une tradition pro-nataliste basée sur l’hégémonie des hommes qui doivent décider de la taille de la famille. Quel que soit le niveau intellectuel de la femme, c’est l’homme qui doit décider. Cela se perçoit lors des consultations. Les femmes vous disent que l’époux n’a pas encore décidé du nombre d’enfants pour le ménage », fait-il remarquer. Ce poids masculin est très vite rattaché à des préjugés, selon des témoignages : la peur de l’infertilité des épouses, de l’infidélité et des effets secondaires. « Il n’y a pas que le regard de l’homme. Il y a aussi celui de la belle famille qui attend d’elle à 100 % la reproduction humaine, à grande échelle. Quand il n’y a pas la grossesse, c’est perçu comme un acte de non-productivité », martèle Dr Calixte Houèdé, sociologue. Le dictat des époux n’est pas que pour faire obstacle à la pratique de la contraception. C’est parfois pour l’imposer. Léocadie A., technicienne de laboratoire, se rappelle encore l’épreuve de sa sœur. « Son mari l’a forcée à adopter une méthode contraceptive au moment où il a perdu son travail. Il disait qu’il ne pourrait pas assumer ses responsabilités si une grossesse survenait. Ma sœur n’était pas d’accord, mais elle a été obligée de le faire », confie-t-elle. D’autres préfèrent prendre le contrôle de la planification familiale. Sylvain S., 35 ans, compte sur la bague qu’il porte : « Avec ça, je suis sûr que mon épouse ne tombera pas enceinte tout de suite. Elle est sceptique par rapport aux méthodes modernes ». Faire bouger les lignes Le Partenariat de Ouagadougou se fixe l’objectif d’atteindre 13 millions d’utilisatrices en 2030 dans l’ensemble des 9 pays membres, dont le Bénin. Pour doubler ainsi la prévalence actuelle, en moins de dix ans, il va falloir compter sur les hommes. C’est ce que fait au Bénin l’Abpf. « Nous discutons avec eux des avantages. Ils sont les premiers bénéficiaires parce que la planification familiale permet d’harmoniser les charges et revenus. L’homme n’est plus surpris et donc ne se crée pas de charges involontairement. Certains comprennent et accompagnent leurs femmes dans nos cliniques pour faire les choix. Nous travaillons aussi avec les leaders communautaires, à travers des plaidoyers. Jusque-là, on n’arrive pas à convaincre tout le monde. Mais le nombre convaincu n’est pas négligeable », se réjouit Dr Serge Kitihoun. Déjà, dans les rangs des couples intellectuels, le consensus n’est plus si difficile, surtout quand viennent s’imposer les contraintes professionnelles. « Les couples de travailleurs sont souvent en accord sur la question. De mon expérience, ils discutent beaucoup entre eux et convergent du point de vue sur une méthode, surtout les méthodes de longue durée comme le dispositif ultra utérin, les implants sous-cutanés », note Dr Comlan Vidéhouénou Agossou. Les organisations impliquées dans les services de planning familial redoublent d’ardeur pour accélérer les progrès en matière d’égalité entre les femmes et les hommes d’ici 2030 dans tous les domaines y compris celui des Dssr. C’est le moment de travailler, par le dialogue, à construire ainsi une société plus inclusive où les femmes sont autonomes et jouissent pleinement de leurs droits en matière de santé de la reproduction. C’est possible d’y croire avec l’hégémonie des hommes qui tend à faiblir, du fait, selon Dr Charlemagne Codjo Tomavo, de la modernisation et de l’autonomisation de plus en plus effective de la femme. Société 23 août 2021


5e arrondissement de Cotonou: Les pêcheurs de Xwlacodji appelés à vider les lieux
Le quartier Xwlacodji de Cotonou s’apprête à se métamorphoser, dans le cadre de la rénovation du centre administratif et commercial de Ganhi. La zone occupée par les pêcheurs sera libérée en septembre prochain. A Xwlacodji, nul ne sait ni le jour ni l’heure d’une opération d’envergure qui pourrait emporter ce quartier historique. Mais la crainte d’être rasé par des engins lourds est tenace dans les esprits. Cet après-midi du 20 août 2021, ça murmure à propos de la libération prochaine d’une «?zone?» de cette partie de la côte Est de Cotonou, adossée au chenal. Dans cette agglomération de constructions précaires, le communiqué diffusé la veille appelant les pêcheurs à libérer la zone de toutes formes d’occupations reste encore confus. «?Le communiqué n’est pas précis. Il y a deux Xwlacodji et nous sommes une communauté de pêcheurs. Je ne sais pas lequel est concerné. Sinon, il y a des pêcheurs installés vers la berge. À moins qu’ils veuillent casser aussi des habitations comme ça a été le cas, il y a quelques années?», confie Ezéchiel, la trentaine. Les souvenirs des opérations de déguerpissement de 2012 et de 2019 sont ressassés sans cesse dans ce bidonville. En effet, le communiqué en question s’inscrit dans le cadre de la relance du projet de rénovation et de modernisation du centre administratif et commercial de Ganhi. Il est signé du ministre du Cadre de vie, José Tonato, et du ministre de la Décentralisation, Raphaël Akotègnon. Le gouvernement y annonce la libération de la zone occupée par les pêcheurs de ce quartier, l’un des tout premiers de Cotonou. Les opérations vont démarrer à compter du 15 septembre 2021. Sur place, les élus se refusent pour l’instant à tout commentaire à ce sujet. Pendant ce temps, la démolition de certains immeubles est en cours à la sortie du quartier, vers le chenal. Un bulldozer est en action réduisant en gravats, ce vendredi après-midi, un édifice de plusieurs étages. Beaucoup observent la scène de loin. Peut-être s’imaginent-ils si l’engin ne se tournera pas vers eux les prochaines semaines. Les précisions ne tarderont pas à tomber.   Société 23 août 2021


Exploitation de carrières de sable dans l’Ouémé : Plusieurs sites illégaux fermés et des arrestations opérées
Une descente inopinée sur le terrain de la Brigade mobile de contrôle (Bmc) des carrières d’exploitation des ressources minières au niveau du département de l’Ouémé par le préfet Marie Akpotrossou a conduit à la fermeture de cinq sites illégaux, à l’arraisonnement de plusieurs camions de sable et à l’interpellation de onze individus. L’opération s’est déroulée, jeudi 19 août dernier, à Adjohoun, Bonou, Sèmè-Podji et Porto-Novo. Sale temps pour les exploitants clandestins de carrières de sable et autres ressources minières dans le département de l’Ouémé. La Brigade mobile de contrôle (Bmc) des carrières d’exploitation des ressources minières livre désormais contre eux une guerre sans merci. Une descente sur le terrain, jeudi 19 août dernier, de cette équipe présidée par le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou et placée sous la tutelle du ministère en charge des Mines, a été fructueuse. La Bmc a découvert cinq sites d’exploitation clandestine et illégale de carrières de sable. Le constat a été fait au niveau des sites d’Akpo à Adjohoun, d’Atchabita et de Damè Wogon à Bonou ainsi que de Louho à Porto-Novo. La délégation préfectorale a constaté, outre la clandestinité des activités, plusieurs autres cas d’irrégularités qui créent des manques à gagner pour l’Etat et une concurrence déloyale aux exploitants régulièrement autorisés à opérer sur le terrain. Face à la situation, la Bmc a procédé purement et simplement à la fermeture des cinq sites d’exploitation informelle. Plusieurs camions chargés de sable ont été arraisonnés après contrôle systématique de la fiabilité de leurs tickets, bons de chargement et autres pièces comptables. Onze individus présumés exploitants frauduleux de carrières ont été aussi interpellés et gardés à vue par la Police en attendant d’être déférés devant les autorités judiciaires. Cette moisson montre toute la pertinence de l’opération visant à décourager les exploitants indélicats conformément à l'arrêté 2021-n°10 - 058/Sg/Spat/Sa 001Sg21 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la Brigade mobile de contrôle des carrières d'exploitation de ressources minières dont le sable, la latérite, le gravier roulé, les pierres et les substances précieuses dans le département de l'Ouémé. Missions de la Bmc L’article 2 de cet arrêté préfectoral précise que la Bmc est une unité opérationnelle en appui à l'administration minière et aux maires en matière de lutte contre l'exploitation illégale des ressources minières dont le sable, la latérite, le gravier roulé, les pierres et les substances précieuses dans le département. Elle est par ailleurs chargée entre autres, de constater l'ouverture et l'exploitation illégale des carrières et d’identifier leurs auteurs en vue de faire appliquer les sanctions et peines prévues par la réglementation en vigueur. La brigade est chargée également de proposer des mesures coercitives pour décourager les exploitants illégaux, procéder au déguerpissement des exploitants clandestins et à la saisie de toutes substances des mines ou de carrières exploitées de manière illicite et d'élaborer et mettre en œuvre des stratégies de lutte efficaces contre l'exploitation illicite des ressources minières dont le sable, la latérite, le gravier roulé, les pierres et les substances précieuses. Aussi, la Bmc est également compétente pour contrôler les quantités ou volume de productions sorties des carrières sur la base de diverses sources de vérification, le contrôle de la régularité des bons de chargement délivrés par les exploitants et les mairies de chaque commune concernée. Outre le préfet qui assure la présidence, la Bmc du département de l’Ouémé est composée de cinq autres membres dont le directeur départemental chargé des Mines ou son représentant; le directeur départemental de la Police républicaine ou son représentant ; le directeur départemental du Cadre de vie et du Développement durable ou son représentant et le chef du service des Affaires marchandes de la mairie représentant le maire de la commune où l’opération a eu lieu. Actualités 23 août 2021


Sélection des aspirants-enseignants du secondaire: Le registre des inscriptions ouvert
Le test de sélection des nouveaux aspirants au métier d’enseignant dans le secondaire général pour la rentrée scolaire 2021-2022, aura lieu vers mi-septembre. A cet effet, les candidats sont invités à prendre part aux opérations d’inscription qui ont commencé et se poursuivent. Le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle est à la quête de compétences complémentaires pour renforcer la base de données des aspirants au métier de professeur dans l’Enseignement secondaire général. L’opération s’inscrit au titre de la préparation de la rentrée scolaire 2021-2022. Par le truchement d’un communiqué de presse en date du 20 août 2021, le ministre Kouaro Yves Chabi a annoncé l’organisation d’un test de sélection des futurs aspirants par matière d’enseignement, le samedi 11 septembre prochain. La sélection se fera dans dix disciplines à savoir : français, mathématiques, physique-chimie-technologie, sciences de la vie et de la terre, philosophie, allemand, espagnol, économie, éducation physique et sportive, et économie familiale et sociale. Le ministre rappelle aux candidats que l’admission au test ne donne pas systématiquement droit au redéploiement. L’opération vise d’abord et avant tout à renforcer la base de données existante. Les inscriptions ont donc démarré depuis vendredi dernier et se poursuivent jusqu’au vendredi 27 août prochain. Elles se font obligatoirement en deux phases. La première consiste en une inscription sur la plateforme secondaires.educmaster.bj, et la seconde phase est celle du dépôt du dossier physique par le candidat dans les directions départementales des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Ledit dossier doit comporter la fiche d’inscription obtenue après la première étape, une photocopie légalisée des diplômes académiques et professionnels (s’il y a lieu), et une photocopie légalisée de l’acte de naissance. Seuls les candidats ayant suivi ces deux étapes d’inscription prendront part aux épreuves écrites, insiste le ministre Kouaro Yves Chabi. Les diplômes académiques et professionnels retenus pour être éligibles varient d’une discipline à une autre et peuvent être consultés sur l’avis. « Sont exclus de ce test, les agents de l’Etat encore en service et, sauf pour une nécessité de changement de corps d’appartenance, les aspirants déjà inscrits dans la base de données, même non redéployés», précise-t-il. Les matières à composer au cours du test de sélection sont celles de culture générale et de spécialité suivant les niveaux des candidats. Aspirants des années antérieures S’agissant des aspirants ayant servi dans les établissements secondaires au cours de l’année écoulée, le ministre Kouaro Yves Chabi invite ceux d’entre eux qui « consentent poursuivre le service, à confirmer leur disponibilité sur la plateforme secondaires.educmaster.bj ». Il convie également les aspirants régulièrement inscrits dans la base de données mais qui n’ont pas été déployés les années antérieures, à manifester leur volonté et leur disponibilité à servir, via la même plateforme. La période retenue pour cette opération est la même que celle des inscriptions des candidats au test de sélection des aspirants au métier d’enseignant, promotion 2021-2022. Le ministre encourage toutes les personnes concernées à faire preuve de diligence, car à la fin de la période impartie pour ces différentes opérations, « l’accès à la plateforme Educmaster ne sera plus possible ». Actualités 23 août 2021


Les Pepit’Arts de Medédjonou en France: Dignes ambassadeurs culturels du Bénin à Rosny Sous-Bois
Deux grandes dates, deux grands rendez-vous. Les prestations annoncées de la troupe d’enfants les Pepit’Arts de Medédjonou à Rosny Sous-Bois en France se sont révélées de grands moments de valorisation du patrimoine culturel béninois. Les gamins ont assuré et cela augure de nombreux autres rendez-vous à venir. Grande révélation de la dernière édition du Marché africain des arts et spectacles d’Abidjan (Masa), la troupe d’enfants les Pepit’Arts de Médédjonou était attendue en France pour deux prestations après sa tournée nationale. Ces deux rendez-vous en terre française se sont révélés de grands moments de valorisation du patrimoine culturel béninois. Michel Noudégbessi, directeur artistique et premier responsable de la troupe, ne s’est pas empêché à la fin de la seconde et dernière prestation, samedi 21 août, d’exprimer toute sa satisfaction. « Ça a vraiment cartonné, la dynamique continue!», s’est-il exclamé, joint par notre Rédaction par téléphone. Le patron des « Pepit’Arts » a été particulièrement enchanté par les émotions du public. Lesquelles, selon lui, résument bien la joie que ceux-ci ont pu ressentir en suivant les soixante-quinze minutes de prestations des jeunes enfants de Médédjonou. « Grand public et très beau spectacle », s’est exprimé une personnalité béninoise vivant en France qui, pour la première fois, a pu suivre une prestation de ces enfants dont les échos font le tour du monde depuis peu. Pour l’expédition française, le nombre des enfants a été revu à la baisse, sans doute pour des questions de logistique. Ils n’étaient que 19 sur scène, mais cela n’aura rien ôté à la qualité du spectacle. Bien au contraire, il était d’un niveau relevé, avec des enfants dont la détermination à battre le tambour, à exécuter les pas de danse, à exécuter de leur plus belle voix les chants patrimoniaux de leur terroir est notoire. L’occupation scénique a été revue et améliorée. Le costume pour sa part n’aura jamais été aussi valorisant pour le patrimoine culturel béninois. En somme, un tout en un qui n’aura laissé personne indifférent. Les spectateurs qui ont effectué le déplacement aussi bien de la salle des fêtes de la mairie de Rosny Sous-Bois (Paris) que pour la soirée inaugurale du festival « Danses patrimoniales du Bénin » ont eu droit à une belle visite des arts et culture du Bénin à travers les prestations de la troupe d’enfants. Le représentant de l’ambassadeur du Bénin en France, le maire de Servon en Seine-et-Marne, les dirigeants du groupe Evariste (Btp), grands amoureux du Bénin, les présidents des associations des Béninois en France… ont unanimement reconnu le talent exceptionnel des jeunes artistes. De quoi se frotter les mains, indique Michel Noudégbessi. Pour lui, le plus dur commence maintenant et le pari de la promotion et de la valorisation du patrimoine béninois aux quatre coins du monde reste plus qu’un défi. Culture 23 août 2021


Badminton: Ouidah accueille trois compétitions majeures
La Fédération béninoise de Badminton organise en collaboration avec la Confédération africaine de la discipline depuis mercredi 18 août dernier trois compétitions majeures à Ouidah. Venus de l’Inde, de l’Allemagne, du Kazakhstan, du Nigeria, du Burkina Faso, du Cameroun, du Ghana, du Niger et de l’Afrique du Sud, les badistes ont pris part dans un premier temps à la 4e édition des Internationaux de Badminton qui a connu son épilogue samedi 21 août avec des lauriers divers aux meilleurs. Dans la catégorie simple homme, Aman Farogh Sanyay s’est débarrassé en finale de Dimitry Panarin et a décroché la médaille d’or tandis que chez les dames, Johanita Scholtz de l’Afrique du Sud a remporté la compétition. En double homme, la paire Gideon Babalola et Habeeb Temitope Bello du Nigeria a réussi à battre Daniel Steyn et Bonganni Von Bodenstein de l’Afrique du Sud. A ce niveau chez les dames, l’Afrique du Sud a raflé les médailles d’or et d’argent grâce à ses paires venues en finale. A l’issue de ce premier tournoi, Sahir Edoo, secrétaire général de la Confédération africaine de Badminton salue les autorités béninoises pour avoir accepté la tenue de ces évènements majeurs au Bénin. Il se félicite aussi de la mobilisation des délégations des trois continents autour de ces compétitions en dépit des restrictions de voyage liées à la pandémie du coronavirus. Il s’est réjoui de la présence des athlètes venus de l’Inde, l’Allemagne et autres. Selon lui, la compétition a été d’un niveau élevé. « Les badistes montent en puissance depuis l’organisation de cette compétition en 2017 », a-t-il confié. Signalons qu’après la clôture de cet open de badminton, Aubin Assogba, président de la Fédération béninoise de Badminton a procédé au lancement des championnats d’Afrique U15 et U19 qui rassemblent tous les jeunes badistes du continent. Sports 23 août 2021


1re édition de la Ligue Pro de Volley-ball du Bénin: Finances Vbc hommes et Etoile Filante dames sacrés champions
La première édition de la Ligue Pro de Volley-ball du Bénin s’est achevée le week-end dernier avec les matchs de l’ultime journée de la compétition. Victorieuse de Vesos par le score de 3-2, Etoile Filante s’est adjugé le trophée chez les dames tandis que chez les hommes, Finances Vbc a été sacré champion. Les amoureux du volleyball ont eu droit, samedi 21 août dernier, à une belle partie entre Vesos et Etoile Filante chez les dames lors de l’ultime journée de la première édition de la Ligue Pro de Volleyball du Bénin au Hall des Arts, Loisirs et Sports de Cotonou. En tête du classement avec 14 points, Etoile Filante a dû sortir la grosse artillerie pour venir à bout des dames de Vesos qui se sont vite lancées dans ce match. Vesos, 12 points au compteur avant cette rencontre décisive s’est vite donné les moyens en remportant les deux premiers sets du match (25-18, 25-22). Mais à partir du troisième set, Julienne Odjo Tanko, meilleure joueuse du tournoi, Adama Arouna, meilleur service dame de la compétition et leurs coéquipières vont changer le cours de la partie. Elles jouent le match de leur vie pour remporter respectivement les 3e et 4e sets (22-25 16- 25) avant de bénéficier du tie break qui leur a permis d’achever Vesos 10-15. Vainqueurs, elles sont reparties avec un trophée, des médailles et un chèque d’un million de F Cfa. Fortune identique pour Finances Vbc, sacré champion chez les hommes avant cette ultime journée. Deuxième au classement avec 18 points chez les hommes, Allada Vbc s’est imposé à Adjidja par 3-0 (25-18, 25-21, 25-23). Vice-champions, ils repartent avec un trophée, des médailles et une enveloppe de 500 000 F Cfa. Avant cette confrontation chez les dames, Allada Vbc n’a pas pu laver l’affront face à Adjidja Vbc 3e au classement avec 4 points. Il finit avec une défaite et reste la lanterne rouge de la compétition 3-0 ( 25-15, 25-22, 25-15). Respectivement troisième chez les dames et chez les hommes, Adjidja Vbc et Us Sakaré ont reçu une enveloppe de 250 000 F Cfa chacun tandis que Allada Vbc (Dames) et Energie (hommes) ont été récompensés pour leur fairplay. Récompenses individuelles Meilleur service dame : Adama Arouna de Etoile Filante Meilleur service homme : Moukaila Tidjani ( Finances ) Meilleure passeuse : Rafi baké Issa Idrissou ( Etoile filante) Meilleur passeur : Chabi Gafarou (Allada) Meilleure attaquante : Dame Julienne Odjo Tanko ( Etoile filante) Meilleur attaquant : Saleck Tabé (Finances) Meilleure Bloc dame : Marduyath Gnagbo Vesos Meilleur bloc homme : Hamid Baparapé ( Adjidja) Meilleure libero dame : Adjarath Barassounon ( Adjidja) Meilleur Libero homme : Denis Tovitchédé (Énergie) Meilleure joueuse chez les dames : Julienne Odjo Tanko ( Étoile filante) Meilleur joueur chez les hommes : Raoul Gaba ( USB Sakaré) Sports 23 août 2021


Championnat national Dames U16-U18; Main Magique leader, Ascec se relance
Lancées mardi 17 août dernier au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, les phases finales du Championnat national petites Catégories chez les Dames 2020-2021 vont s’achever ce week-end. En match d’ouverture, la formation d’Ibaad a été battue par Main Magique 8-58 en U16 tandis que 2A2B est difficilement venue à bout de Ascec 31-28 chez les U18. Au nombre des trois rencontres au programme hier, seulement deux ont pu se tenir pour le compte de la deuxième journée du tournoi. C’est ainsi que la formation de Main Magique s’est débarrassée de Réal sports Basketball Club par le score de 33-30 chez les U16. Chez les U18, Ascec s’est relancée dans la compétition en dominant Kabas qui faisait son entrée en lice par 39-31? Ch.H Résultats 3e Journée : mercredi 18 Août 2021 Réal Sports 65 # 15 Ibaad (U16) Kabas # 2A2B (U18) Associés # Asec (20) 2e Journée : mercredi 18 Août 2021 Réal Sports 30 # 33 Main Magique (U16) Kabas 31 # 39 Asec (U18) Associés # Asec (U20) (Match pas joué) 1re Journée : mardi 17 Août 2021 U16 : Ibaad 8 # 58 Main Magique U18 : 2A2B 31 # 28 Asec Sports 20 août 2021


Université d’Abomey-Calavi: La démolition des résidences en ruine entamée
Des coups de marteau s’abattent, depuis ce jeudi 19 août, sur le bâtiment Kim II Sung (Kis) du campus de l’Université d’Abomey-Calavi. Décidée en conseil des ministres, il y a deux mois, la démolition des deux résidences universitaires en état de délabrement a démarré. Portes et fenêtres du rez-de-chaussée éventrées. De jeunes ouvriers, casques et gilets au point, réduisent en caillasses les murs du bâtiment Kim II Sung (Kis). De ce bâtiment jouxtant le jardin universitaire du campus de l’Université d’Abomey-calavi, il ne reste plus de vie. Dehors, aux alentours, ses derniers occupants rangent leurs effets : sacs, tam-tams, cartons, ustensiles de cuisine, nattes, etc. Ils partent, pour la plupart, pour une destination inconnue. Assis près de ses bagages, Emmanuel H., étudiant en Linguistique, fixe son regard dans le vide. « Je suis triste. Nous n’avons pas encore un lieu où nous loger d’abord, le temps de finir les examens de rattrapage », confie-t-il. Pourtant, déjà en mars 2021, le Centre des œuvres universitaires et sociales (Cous) de l’Université d’Abomey-Calavi a intimé l’ordre de vider les lieux. Ceci, avant même que n’intervienne la décision du gouvernement en juin 2021 de démolir ces vieilles constructions. « Comme ce sont deux bâtiments qui sont concernés par la démolition, je pensais que le gouvernement allait commencer par Hassan 2 qui n’est pas occupé. Nous avons été surpris, cet après-midi, que les travaux aient démarré effectivement. Nous sommes obligés de sortir nos effets. Si on peut nous loger ailleurs, ce serait bien », se défend Emmanuel H. Enrayer le danger ! Du côté des ouvriers, on se concentre plutôt sur la mission: démolir le bâtiment comme en a décidé le gouvernement lors du Conseil des ministres du 16 juin 2021. La raison invoquée est qu’il n’offre plus de sécurité optimale d’habitabilité. « De sérieuses dégradations sont constatées sur le bâtiment dit Kis au regard desquelles le rapport d’expertise recommande sa démolition et la construction d’un autre immeuble», avait justifié le gouvernement. En ce qui concerne le bâtiment Hassan II qui connaîtra aussi le même sort, s’il ne présente pas de dégradations apparentes, il est cependant soumis à un phénomène vibratoire de plus en plus croissant qui ne permet pas son occupation. Ce sont des précautions sécuritaires que les associations d’étudiants ne contestent pas, mais plaident pour de nouvelles constructions. « On sait tous que le bâtiment constitue un danger. Avec cette démolition, le souhait ardent des étudiants est qu’il y ait de nouvelles constructions pour accroître la capacité d’accueil dans les résidences universitaires. Ça fait mal pour ceux qui sont là, mais on n'a pas le choix », déclare Ludger Zannou, président de l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb). En attendant, les occupants illégaux se cherchent des abris, pour ne pas dormir à la belle étoile. Actualités 20 août 2021


Préparatifs du West africain challenge Cup: Buffles victorieux face à la Renaissance du Niger
Les Buffles du Borgou se sont imposés, mercredi 18 août dernier au stade René Pleven d’Akpakpa, à l’équipe de la Renaissance du Niger par le score de 2-0. Cette rencontre vient en prélude à la première édition du tournoi West African Challenge Cup (Wacc). Esae Fc, champion en titre du Bénin et Renaissance du Niger croiseront les crampons ce jour dans le même cadre. Dans quelques jours se jouera au Bénin un tournoi international dénommé West African Challenge Cup (Waac). En prélude à cet évènement sportif qui réunira plusieurs équipes de football de la sous-région, des matches amicaux sont programmés. Les Buffles du Borgou se sont débarrassés de Renaissance du Niger par le score de 2-0, mercredi 18 août dernier au stade René Pleven d’Akpakpa lors d’un match amical de préparation de cette compétition. L’équipe vice-championne en titre du Bénin a ouvert le score à la 11e minute par le biais de Dieudonné Noumonvi. Lancé depuis leur base arrière, Henri Chiché sert une bonne balle de but à Dieudonné Noumonvi qui d'un plat du pied bat le portier adverse Abdoulsalam Chaibou du Niger. A 1-0, les Buffles du Borgou étendent leur hégémonie sur la partie jusqu’à obtenir un penalty à la 14e minute. Henri Chiché prend ses responsabilités et marque le deuxième but. C’est sur cet avantage au score que les poulains de Dramane Sanou vont retourner aux vestiaires. A la reprise, ils vont conserver leur avance sans inscrire d’autres buts. Ayinla Abayomi et Roland Beakou des Buffles ont manqué de peu de corser la note. Mission accomplie pour Chérif Dine Cakpo et ses coéquipiers qui empochent les trois points grâce à leur victoire. Un second match pré-tournoi est prévu pour ce vendredi 20 août sur les mêmes installations pour permettre à Esae Fc, champion en titre du Bénin, de renouer avec la compétition. De sources proches de la direction du Wacc, le tournoi proprement dit va démarrer dimanche 22 août prochain. Contrairement aux six équipes annoncées ce sont finalement quatre formations qui seront présentes et animeront un mini-championnat linéaire au bout duquel l’équipe qui va totaliser le plus grand nombre de points sera déclaré victorieuse. Sports 20 août 2021


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