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Nouvelles

Littérature: Le roman « Dieu n’est pas là-bas » lancé à Porto-Novo

Après Cotonou, le journaliste-écrivain Abalo Cocou Mèdagbé a lancé à Porto-Novo, samedi 3 février dernier, son roman « Dieu n’est pas là-bas ». Ce deuxième lancement a été parrainé par l’ancien ministre Christine Ouinsavi.

Etalé sur 216 pages et subdivisé en treize chapitres, le roman « Dieu n’est pas là-bas » d’Abalo Cocou Mèdagbé n’est pas une œuvre d’évangélisation comme pouvait laisser penser, à première vue, sa page de garde. C’est un livre qui promeut plutôt le dialogue interreligieux à travers l’amour et la paix.
En effet, de la présentation de l’ouvrage par l’auteur lui-même, l’on retient essentiellement, que le roman s’ouvre sur la vie d’un cultivateur, un redoutable ancien criminel qui a été finalement arrêté et incarcéré au Nigeria par la gendarmerie de ce pays, malgré ses forces surnaturelles. Revenu au village après trente ans de vie carcérale, le braqueur va se marier à un personnage aussi sinistre que lui avec qui il va mener une vie de couple malheureuse dans une cabane à 10 km du village d’Alafiarou dans la commune de Tchaourou. Le hasard fera connaître à ce couple un pasteur venu de Porto-Novo pour évangéliser les âmes dans Alafiarou. Les deux personnages renaîtront en Christ mais seul le cultivateur a véritablement abandonné ses pratiques maléfiques.
Le suspense de l’œuvre demeure dans l’exploit du pasteur sans pareil. Celui-ci réussit une grande campagne d’évangélisation ayant fait déplacer des milliers d’habitants venus de toutes les contrées d’Alafiarou pour soulager leurs douleurs, selon les promesses des affiches et des autres moyens de publicité. Mal en a pris à ce pasteur trop zélé de fouler aux pieds toutes les valeurs culturelles et cultuelles chères aux populations ayant fait le déplacement. De retour d’une séance d’évangélisation, le pasteur entendit à 3 h du matin des chants et danses provenant d’une rivière. Il décida d’aller détruire l’esprit ‘’satanique’’ qui troublait la quiétude des paisibles citoyens. Il sera porté disparu par la divinité « Tchankpanan » appelé en région Fon le vodoun Sakpata dont il a méprisé la capacité spirituelle, malgré les mises en garde de ses disciples natifs du milieu qui ont échappé au piège en prenant leurs jambes au cou. Malgré les prières des autres pasteurs, des parents et amis, ce n’est qu’après moult négociations avec la haute dignitaire de la divinité, que le pasteur réapparaîtra avec comme un nouveau statut : initié et adepte de la divinité Tchankpanan. Le pasteur reconverti prouvera désormais la force surnaturelle de son pouvoir actuel en guérissant tous les malades venus à la cérémonie de sa réapparition. Bien que ce pasteur consulte désormais le Fâ pour guérir miraculeusement des malades qui se présentent à lui, il ne se sépare pas de sa bible et va montrer à son épouse que les religions se valent et que l’une ne doit mépriser ou discréditer l’autre, note Abalo Cocou Mèdagbé. Un enseignement que salue la marraine de la cérémonie. Christine Ouinsavi s’est dite très impressionnée par l’ouvrage « Dieu n’est pas là-bas », un roman à suspens, selon elle. Elle laisse comprendre que Dieu n’est exclusivement dans aucune religion et qu’il est dans toutes les religions et tout processus qui concourt à édifier l’homme dans l’amour de l’autre. Un point de vue que le Pape Jean Paul II avait toujours prôné dans le monde, souligne Christine Ouinsavi.

Culture 05 févr. 2018


Sortie du corps diplomatique à Grand-Popo: Don de vivres et autres aux orphelins

Dans son élan de solidarité, le corps diplomatique accrédité au Bénin s’est porté au chevet des enfants de l’orphelinat de Grand-Popo, ce samedi 3 février. Des vivres et des fournitures scolaires ont été offerts aux pensionnaires.

Contribuer au bien-être des enfants vulnérables. C’est l’objectif visé à travers le don fait par l’ensemble du corps diplomatique accrédité au Bénin en volant au secours de l’orphelinat de Grand-Popo créé par l’association Meilleurs cœurs solidaires.
Sandi Sahadi Abdou, ambassadrice du Niger près le Bénin et doyenne du corps diplomatique, précise que le lot de matériels apportés aux pensionnaires du centre se compose de six matelas plus six moustiquaires (à livrer dans quelques jours), dix bidons d’huile de 10 litres chacun, onze sacs de riz de 50 kg, dix casiers de boisson sucrée, trois rouleaux de kaki de 27m chacun, un lot de savons de douche, un lot de savon de lessive et un lot de fournitures scolaires, des ballons. A cela, il faut ajouter deux chèques de montants respectifs de 378 000 F Cfa pour les frais de scolarité, et 73 000 F Cfa dont 50 000 F Cfa pour l’achat de deux disjoncteurs pour faire fonctionner le moulin à grain électrique, et 23 000 F CFA pour réparer le moulin à légume. « Cela permettra au centre de se faire de l’argent en moulant du grain pour les habitants de Grand-Popo », souligne la doyenne du corps diplomatique.
Au nom des enfants bénéficiaires, Merveille Afanou, écolière en classe de Ce 2, remercie les hôtes pour leur geste de générosité. Ce don a remis la joie dans leurs cœurs, témoigne-t-elle.
Ayant ouvert ses portes le 3 janvier 2016, l’orphelinat de Grand-Popo, selon Idriss Moussa, président de l’association Meilleurs coeurs solidaires et directeur du centre, a pour missions d’assurer la protection des orphelins et enfants vulnérables, leur garantir les besoins essentiels et œuvrer pour leur instruction et leur formation, les éduquer dans un climat familial et épanoui. A ce jour, il compte vingt-huit enfants de 5 à 15 ans dont dix-sept garçons et onze filles. « Tous vont à l’école et quatre sont au collège de Grand-Popo et vingt-quatre à l’école primaire », fait-il savoir. Quant au mode d’intégration à l’orphelinat, il précise qu’ils viennent par le biais du Centre social de la commune. Leur prise en charge est assurée par quatre adultes dont deux éducatrices, une cuisinière et le directeur. Cet orphelinat installé sur un domaine octroyé par la mairie de Grand-Popo fonctionne sur ses propres moyens et quelques aides passagères, dévoile-t-il.
Saisissant l’occasion, Idriss Moussa indique que les besoins sont énormes ; en témoignent les difficultés pour faire face à certaines charges dont l’eau et l’électricité, le repas et autres.

Société 05 févr. 2018


Bertille Guèdègbé Marcos, productrice de jus d’ananas bio : « Au-delà des moyens, la volonté de l’entrepreneur est aussi déterminante »

Présidente de l’Association interprofessionnelle de l’Ananas, Bertille Guèdègbé Marcos s’est lancée dans la filière ananas pour répondre à un défi des producteurs dont elle assurait la formation en tant qu’ingénieur agronome. Productrice et exportatrice de ce fruit, la directrice des entreprises « Les Fruits Tillou » et « Les Jus Tillou » produit  aujourd’hui, dans une unité ultra moderne installée à Allada, 12.000 litres de jus bio par jour, vendus à travers des fûts aseptiques de 200 litres. Celle dont le parcours atypique fait école se confie dans cet entretien.

 

Vous faites partie de ceux qui, à travers leurs activités, apportent de la plus-value à la filière ananas avec votre entreprise spécialisée dans la production de jus de fruits. Comment s’est fait, Mme Bertille Marcos, votre parcours dans l’activité de transformation de l’ananas ?

Je n’ai jamais été un agent permanent de l’Etat. J’ai travaillé pendant quinze ans dans différents projets après mes études universitaires. Le dernier projet sur lequel j’ai travaillé c’est la formation des producteurs d’ananas en collaboration avec la Faculté des sciences agronomiques. Au cours d’une de ces sessions de formation les producteurs ont lancé un défi, c’était de me voir produire de l’ananas pas de façon théorique mais pratique. J’ai accepté le défi et ils ont pris la peine de me trouver 11 ha de terres en location pour faire valoir ce que je sais faire. Je n’avais pas les moyens au départ mais je m’étais engagée en associant des hommes du village dans lequel était cette plantation. Onze au départ, nous avons commencé par la production de maïs sur les 11 ha. Ça m’a permis d’avoir un peu de bénéfice pour cultiver un hectare d’ananas et de façon progressive j’ai colonisé toutes les terres en ananas. J’ai débuté l’exportation de l’ananas frais vers l’Europe en 2003. Deux tonnes toutes les semaines en 2003. Et puis en 2015, j’exportais environ 60 tonnes par semaine. J’ai commencé une autre activité qui est celle de la transformation de l’ananas en 2008 parce que parfois le marché à l’international ne prenait pas les produits et puis le marché local aussi était défaillant et les prix ne tenaient pas.

En réfléchissant à comment apporter de la plus-value à cette activité j’ai décidé de créer une unité artisanale de production de jus de fruits. Timidement avec 24 bouteilles de jus produit je me suis retrouvée en 2015 à 600 litres de jus par jour, ce qui fait l’équivalent de 2000 cartons par jour. Cette quantité d’ananas que je transformais en jus de fruits était vendue aussi bien sur le marché local que régional. On exportait vers le Niger, le Sénégal, le Mali et le Burkina Faso. En 2015 j’ai reçu une délégation française qui était certainement à la recherche d’un partenaire pour l’exportation de l’ananas transformé vers l’Europe. Ils ont fait des prélèvements tous azimuts des jus produits dans tout le Bénin, et après analyse ils m’ont envoyé un message de félicitations pour certifier de la bonne qualité de nos produits et délivré ainsi un agrément pour leur exportation vers l’Europe. Je me suis dit qu’il y a quelque chose d’inhabituel qui m’arrivait. Ça m’a donné un peu de joie parce que je trouvais que le travail que j’ai fait jusque-là tenait sa place. Une fois en France pour vérifier cette information, en visitant l’usine à Bordeaux je me suis rendue compte qu’elle produisait environ 3000 litres de jus par heure. Je me suis dit qu’il fallait que je m’inspire de leur expérience pour faire quelque chose de différent de ce que je faisais jusque-là. Alors je leur ai proposé de rentrer dans mon capital. Ce qu’ils ont fait à hauteur de 20%. Je leur ai demandé également de m’apporter de l’expertise dans l’ingénierie. Ce qu’ils ont accepté aussi en décidant de me mettre en contact avec un bureau d’études qui accompagne dans la mise en place des machines. Arrivée aussi à leur niveau j’ai demandé s’ils voulaient investir au Bénin et face à leur avis favorable je leur ai concédé 10% du capital. Par la suite je suis revenue au Bénin pour sécuriser la matière première en donnant 5% aux producteurs du pays. Il y avait le problème de la certification de la matière première qui s’est posé tout de suite et ils voulaient des produits bios. Il y a un seul groupement au Bénin qui a la certification bio depuis des années et qui ne vend pas le produit sous la forme bio. J’ai réussi par contractualiser avec eux et nous nous sommes mis à travailler à parfaire ce qu’ils avaient déjà entamé. Nous leur avons trouvé un marché en face et présentement ils sont mes partenaires  à hauteur de 5%.

En 2015 nous avons rédigé un business-plan que nous avons soumis à une banque de la place qui a cru en nous en finançant le projet, après étude. Et actuellement, nous sommes dans la production des jus de fruits bio à l’exportation et nous faisons 12.000 litres de jus par jour que nous vendons par des fûts aseptiques de 200 litres. Depuis janvier 2017 nous avons déjà pu exporter 30 à 35 containers de jus de fruits aseptiques vers l’Europe. Nous avons dans le même temps travaillé pour l’obtention des certificats. Donc l’usine a été certifiée bio et avec l’interdiction de l’ananas coloré frais à l’exportation, nous avons travaillé à obtenir aussi l’exportation de l’ananas frais bio. Nous sommes dans ce métier, nous en faisons une activité professionnelle et nous encourageons également les jeunes à travailler dans ce secteur d’activité et à s’y épanouir. Je pense qu’avec l’expérience acquise dans ce domaine on pourrait bien impacter d’autres.

Quelles ont été ces clés sur lesquelles vous vous êtes appuyée pour bâtir cette entreprise qui fait à présent florès ?

Au Bénin, les gens ne croient pas souvent que quelqu’un qui a démarré avec des moyens dérisoires  puisse arriver un jour à être industriel. C’est possible, il faut qu’on y travaille. Il faut qu’on arrive à avoir une détermination et une foi en ce que nous faisons tous les jours. Il faut aussi que ceux qui sont aujourd’hui dans des universités et qui travaillent à obtenir des diplômes pensent également que ce n’est pas seulement en allant vers la fonction publique qu’on peut réussir. On peut réussir en tant qu’entrepreneur. Personne n’y croyait quand moi j’ai commencé, ni mes parents ni personne d’autre. Mais j’ai persévéré, je pensais que je pouvais y arriver et rien ne m’arrêtait. Je n’avais pas au début peur du crédit mais j’estime qu’au-delà des moyens la volonté de celui qui se lance dans une activité est aussi déterminante dans sa réussite. Quand on parle aujourd’hui de la création d’une entreprise on met en avant le financement ; c’est vrai que le financement est une phase décisive dans le lancement d’une activité mais il y a la compétence. Outre le capital il faut avoir une ressource humaine qui porte le projet, une personne qui y croit vraiment. Elle doit être la cheville ouvrière de l’activité et tant qu’elle a la conviction que son entreprise est viable elle peut bien atteindre son objectif. Pour arriver dans une banque il faut pouvoir travailler et donner la preuve à l’établissement financier que votre projet est viable. C’est vrai qu’elle parle vite de garantie mais j’ai l’impression aujourd’hui que la banque table plus sur le business-plan, étudie la faisabilité et la viabilité du projet ainsi que le marché. Et regarde par ailleurs la composition du capital. Moi j’ai osé peut-être mais je voudrais que d’autres arrivent également à le faire. La filière ananas a un énorme potentiel à travers lequel n’importe qui peut arriver au niveau où j’en suis. Souvent je dis que je ne suis pas un exemple parce que nous avons plein de gens dans la filière qui se lèvent tous les jours pour faire quelque chose de bien. Ils n’ont peut-être pas eu mon opportunité mais font beaucoup ; depuis le producteur en passant par les exportateurs, transformateurs et les commerçants. Il faut que nous changions de mentalité par rapport au secteur de l’agriculture en général. C’est un secteur pourvoyeur d’emplois qui a besoin qu’on l’accompagne réellement. L’accompagnement dont il fait l’objet n’est pas à la hauteur des attentes des acteurs. Il faut que les décideurs puissent faire davantage pour le secteur en amenant des investisseurs.

Quels sont, à votre avis, les goulots d’étranglement à lever pour des success-stories à l’image de la vôtre dans le secteur de l’agro-alimentaire ?

Les acteurs du secteur de la transformation connaissent d’énormes difficultés qu’il convient de surmonter pour permettre aux unités de franchir un cap dans leur développement. Il se pose tout d’abord un problème en ce qui concerne la disponibilité d’emballages sur le marché local. Il faut aller les acheter ailleurs, ce qui constitue un manque à gagner pour l’Etat béninois. S’agissant de la présentation de nos produits il faut que nos étiquettes soient mieux traitées. Il importe aussi que les petites entreprises soient accompagnées pour avoir les meilleurs équipements possibles afin d’avoir une qualité optimale de produits. Généralement les petits transformateurs qui mettent sur le marché des jus, n’ont pas tout ce qu’il leur faut pour que l’itinéraire de transformation soit maîtrisé ; ce qui justifie le fait qu’on ait chez le même transformateur des produits de différentes qualités. Tantôt, vous avez des produits de bonne qualité et parfois des produits en déphasage avec la qualité que vous avez l’habitude d’avoir. Il faut également travailler à la formation à la démarche qualité au niveau de chaque petite unité de transformation pour avoir des produits compétitifs pour l’exportation. 

 

 

Economie 04 févr. 2018


Espace enfance au Bénin: Le cadre qui libère les femmes du village de Folly

 

L’avènement de l’Espace enfance (Ee) à Folly, commune de Zâ-Kpota, est perçu comme une grande faveur pour les femmes exerçant une activité génératrice de revenus. Mieux que par le passé, elles disposent de plus de temps pour s’occuper de leurs activités.

Au milieu des dizaines de vendeuses installées le long du trottoir à Folly, un village de la commune de Zâ-Kpota, Mélanie Adjikui force l’admiration. Devant ses étalages de fruits, cette femme, la trentaine, s’adonne à cœur joie à l’arrangement et à la vente de ses produits.

C’est une vendeuse moins encombrée et visiblement soulagée qui nous accueille. Autour d’elle, aucune pression pouvant l’empêcher de bien mener son activité. En fait, Mélanie profite de l’absence de son enfant admis à l’Espace enfance (Ee) de la localité pour bien s’occuper de son commerce.
Il s’agit d’un centre communautaire de préscolarisation installé dans la localité, avec l’appui de l’Unicef, au profit des petits enfants de 3 à 4 ans. En même temps qu’il permet d’éveiller, de stimuler et de donner le goût de l’école aux tout-petits, il soulage également toutes les personnes qui ont la garde des enfants. Les femmes de Folly exerçant une activité génératrice de revenus (Agr) en sont visiblement comblées.
« Depuis que nos enfants sont admis à l’espace enfance, nous sommes très soulagées. Nous disposons de plus de temps pour nous occuper de notre commerce. Notre permanente disponibilité devant nos étalages nous aide à réaliser plus de bénéfices que par le passé », témoigne Mélanie mère de six enfants.
L’arrivée de l’Espace enfance est une véritable mesure d’accompagnement pour les femmes. En effet, les mères des enfants bénéficiaires se libèrent de la garde des enfants pour mieux s’adonner à leur commerce.
« Nous ne saurions jamais remercier l’Unicef à sa juste valeur pour son soutien à nos enfants. En tant que parents, nous en sommes plus que des bénéficiaires », sourit Hortense Assianmè, une autre vendeuse. Elle assure qu’après la mise en place de l’Espace enfance dans la localité, son bénéfice journalier a grimpé de 75 %.

Outil d’éveil et de stimulation des enfants

Si les Espaces enfance ont des avantages comparatifs sur les activités génératrices de revenus des femmes de Folly, ils sont aussi un atout pour les enfants bénéficiaires. Pour la communauté de Folly, ces espaces passent pour un dispositif incontournable de l’éveil et de la stimulation des enfants. « Les Espaces enfance ont élevé le niveau des enfants. Ils sont très éveillés et nous émerveillent aussi», reconnaît Hortense, une mère.
Selon les témoignages des mères d’enfants admis à l’Espace enfance, le dispositif permet aussi aux bénéficiaires de connaître les règles d’hygiène et d’apprendre les bonnes conduites de vie dès le bas-âge.« Avant de manger, nos enfants savent désormais qu’il faut se laver les mains à l’eau et au savon et veillent à la propreté de leur tenue vestimentaire. Ils tombent de moins en moins malades », souligne Hortense Assianmè.
« Quand ils rentrent de l’école, nos enfants partagent avec nous les bonnes pratiques apprises à l’école », ajoute Blandine.
La récitation des poésies et l’exécution des chants, la démonstration des pas de danse des bénéficiaires lors de notre passage à l’Espace enfance de Folly, renseignent bien sur leur degré d’assimilation des notions reçues au cours. Ce sont pour la plupart des enfants dont les aptitudes sont admirables.
Pour le directeur de l’Ecole primaire publique de Folly, Christophe Tchétchénougbo, l’initiative de l’organisme onusien est une merveille.
« Par la mise en place des Espaces enfance, l’Unicef nous a comblés en ce sens que les enfants qui y accèdent sont plus aguerris que ceux qui commencent directement la première année de l’enseignement primaire (CI) ».
L’Unicef appuie le centre en matériels didactiques et ludiques en vue de son bon fonctionnement.
« A la création de cette section en 2015, l’Unicef nous a dotés de 30 tables et de 30 chaises adaptées à l’âge des enfants. Un complément de 20 tables et de 20 chaises a été fait à la rentrée scolaire 2016 », signale Christophe Tchétchénougbo.
Seule école maternelle de Folly, l’espace enfance poursuit ses efforts en faveur de la préscolarisation des enfants. Pour l’heure, les moyens pour ouvrir une seconde école du genre sont inexistants.
La communauté de Folly et la seule animatrice de l’Espace enfance, Adéline Tchékpo, tournent une fois encore leur regard vers l’Unicef afin de pérenniser l’initiative?

Actualités 02 févr. 2018


Tournoi « Ligue des Champions de volley-ball »: Un tremplin pour préparer la prochaine saison

Les quatre meilleurs clubs du dernier championnat masculin de volleyball prennent part les 10 et 11 février prochains à la première édition du tournoi ‘’Ligue des Champions de volley-ball‘’ au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo.

Il s’agit de l’As Finance de Cotonou, champion en titre, l’As Police, Allada Vbc et Entente Vbc. Ce tournoi est organisé par certains responsables de la Fédération béninoise de volleyball et de la Ligue régionale de la discipline à Porto-Novo. Arouna Soulé, secrétaire général adjoint de la Fédération béninoise de volley-ball, et Kader Yaro, trésorier général de la Ligue régionale Ouémé-Plateau ont mis les moyens pour l’organisation de ce tournoi. Ce tournoi ‘’Ligue des Champions de volley-ball‘’ va permettre non seulement aux clubs champions et vice-champions de préparer les compétitions internationales mais aussi occasion pour se mettre au pas avant la saison prochaine?

Sports 02 févr. 2018


Préliminaires de la Ligue des champions Caf: Les Buffles Fc retranchés à Cotonou pour poursuivre leur préparation

Les Buffles Fc du Borgou ont rejoint, depuis mercredi 31 janvier dernier, Cotonou. Ils y ont rendez-vous avec l’Asec Mimosa de la Côte d’Ivoire, dimanche 11 février prochain, en match aller du tour préliminaire de la Ligue africaine des clubs champions.

Après deux matches livrés au Ghana, les Buffles Fc du Borgou ont établi leur quartier général à Cotonou où depuis quelques jours, ils ont entamé la dernière ligne droite de leur préparation. C’est en vue de leur match aller du tour préliminaire de la Ligue africaine des clubs champions face à l’Asec Mimosa, dimanche 11 février prochain au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou.
Leurs premières séances d’entrainement dans la capitale économique, les poulains d’Idrissou Moutari les ont effectuées, ce jeudi 1er février. C’est avec l’effectif au complet des joueurs avec lesquels ils comptent faire la campagne.
Au cours de leur stage bloqué à Cotonou, il est prévu qu’ils livrent des matches amicaux pour procéder aux derniers réglages. Jusque-là, ils ont joué six matches de préparation qui se sont soldés par trois victoires et trois défaites?

Résultats des matches
amicaux des Buffles Fc
Buffles Fc # Diable Rouges de Tchatchou 2-0
Buffles Fc # As Togo Port 2-1
Buffles Fc # As BonaKeri de N'dali 1-2
Énergie Fc # Buffles Fc 0-1
Adjouana du Ghana # Buffles Fc 1-0
Ashanti Kotoko du Ghana # Buffles Fc 1-0

Sports 02 févr. 2018


Lancement du budget 2018 du ministère de l’Energie: Les responsables des structures reçoivent des lettres de mission

Le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, a procédé, ce jeudi 1er février à Cotonou, au lancement du budget alloué à son ministère au titre de l’année 2018. Occasion pour lui de remettre aux responsables des structures officiant sous sa tutelle, des lettres de mission en vue d’améliorer leurs performances.

« La cérémonie de ce jour rentre désormais dans nos rites et rythmes de fonctionnement pour contribuer aux performances attendues de nous par le gouvernement du Bénin », a déclaré Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, à ses collaborateurs, hier à l’occasion de l’atelier d’appropriation et de lancement du budget destiné à son ministère au titre de l’année 2018.
Cet atelier est en effet une rencontre annuelle qui permet, entre autres, aux cadres de ce ministère de s’enquérir du contenu du budget qui leur est alloué pour l’année 2018, puis des tâches qui leur incombent de manière globale, de mettre en exergue le niveau d’exécution du Plan de travail annuel de l’année précédente.
A travers une communication sur le thème « La gestion budgétaire de 2017 à 2018 au ministère de l’Energie : état des lieux-priorités pour 2018-mécanisme de suivi-évaluation », le directeur de la Programmation et de la Prospective (Dpp) du ministère, Herman Zimé, a souligné que le budget octroyé aux activités du ministère de l’Energie est de 53 929 900 000 francs Cfa. Ce budget, a-t-il indiqué, a été établi pour exécuter 18 projets et 117 activités, qui concourent à la fourniture des services énergétiques de qualité, en quantité suffisante et aux conditions optimales de coût, au profit de la population.
Le ministre Jean-Claude Houssou a invité ses collaborateurs à faire le nécessaire pour que les objectifs assignés au ministère soient atteints, tout en respectant à la fois les textes et le budget élaboré.
Pour le secrétaire général du ministère de l’Energie, Jean-Claude Gbodogbé, il n’est aucun doute que le ministère sera à la hauteur des attentes au terme de l’année budgétaire enclenchée, qui couvrira réellement l’année 2018. « L’année budgétaire 2017 bien que particulière puisqu’elle n’a duré que six mois, a permis à notre département ministériel d’exécuter à plus de 62 % l’ensemble des activités programmées et de ne consommer que le tiers à savoir 35 % de ses ressources », fait-il comprendre.
Cet atelier a aussi permis aux responsables des diverses structures sous la tutelle du ministère d’entrer en possession des lettres de mission. « L’important n’est pas d’attribuer les lettres de mission, l’important, c’est ce que chaque récipiendaire en fera. La lettre de mission, avant d’être un outil de performance, est un outil de responsabilisation et de réalisation de la performance de l’argent public pour les performances publiques au service de l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens », a fait savoir Jean-Claude Houssou, procédant à la remise de lettre de mission.
Au nombre de ces structures, il y a : la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), l’Agence béninoise d’électrification rurale et de la maîtrise de l’énergie (Aberme), la direction administrative et financière du ministère de l’Energie (Daf), le secrétariat général du ministère de l’Energie (Sgme), la direction de l’informatique et du pré-archivage (Dip), etc.
Après avoir reçu les lettres de mission, les responsables de ces différentes structures ont remercié l’autorité, et ont pris l’engagement de faire davantage d’efforts pour améliorer la situation énergétique de notre pays.
L’assistance a pris connaissance du résultat de l’évaluation de ces diverses structures au cours de la cérémonie. A la tête du classement avec
79,5 %, la Sbee, dont le directeur général était présent et a reçu les félicitations du ministre de l’Energie. Les autres structures ont aussi été encouragées?

Actualités 02 févr. 2018


Visite de chantiers de construction et de bitumage de routes: Le ministre Cyr Koty satisfait de l’évolution des travaux

Le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, est descendu, ce jeudi 1er février, sur des chantiers de construction, d’aménagement et de bitumage de routes dans les départements du Littoral et de l’Atlantique. Après une visite des chantiers de la Route des pêches, de Kpota-Calavi-Ouèdo-Hêvié-Cococodji, puis Misséssinto-Zinvié-Zè, il dit être satisfait de l’évolution des travaux avant d’inviter les entreprises en charge à maintenir le cap pour le respect des délais.

Les chantiers ouverts dans le cadre du Programme d’action du gouvernement reçoivent la visite du ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty. Accompagné des cadres dudit ministère, il était sur le terrain pour s’enquérir du niveau d’évolution des chantiers de la Route des pêches, de la voie Kpota-Calavi-Ouèdo-Hêvié-Cococodji, puis celle de Misséssinto-Zinvié-Zè.
Initié par le gouvernement d’alors entre 2013 et 2015 dans le cadre du développement de la Route des pêches, le premier chantier visité avait connu une suspension des travaux de la part des autorités actuelles qui ont voulu y voir clair avant la poursuite. En raison de l'option des nouvelles autorités, le projet a connu un léger retard qui, selon le chef de mission de contrôle du chantier, Mama Idrissou, pourra être rattrapé.
Avec un budget de 29 milliards de francs Cfa, ce chantier de la Route des pêches d’une longueur de 13 kilomètres exécuté par l’entreprise Adéoti à plus de 23 % s’étend du carrefour devant le supermarché Erevan jusqu’au village Adounko, arrondissement de Godomey dans la commune d’Abomey-Calavi.
Avant d'étendre le projet jusqu’à Ouidah, le directeur général des Infrastructures, Jacques Ayadji, a expliqué que le gouvernement actuel a initié une deuxième étape du projet dont les travaux sont confiés à une entreprise chinoise.
Quant au tronçon Calavi Kpota-Ouèdo-Hêvié-Cococodji, long de 21 kilomètres en double voie, les travaux sont exécutés par l’entreprise Ebomaf. Ici, la libération des emprises est achevée. Ce qui facilite à l’entreprise, un déroulement normal des travaux dont le taux d’exécution est de 31,20%. Il n’y a plus de résistance des populations, se réjouit Cyr Koty qui salue ce comportement des populations riveraines. Lesquelles ont compris, selon lui, l’importance de cette route.
La réalisation de cette route, à en croire le ministre, permettra aux populations de bien développer les activités génératrices de revenus, et par ricochet le développement de la commune d’Abomey-Calavi.
Après Calavi-Kpota-Ouèdo-Hêvié-Cococodji, le ministre et sa délégation sont allés sur le chantier de Missésinto-Zinvié-Zè long de 32 kilomètres. Ici aussi, les travaux confiés à l’entreprise Ebomaf sont exécutés à 52,17 %. Sur les deux chantiers, Ebomaf a atteint un taux d’exécution global de
41,68 % pour un taux de consommation de délai de 50,08 %.
Sur les trois chantiers, le ministre Cyr Koty dit être satisfait des entreprises qui ont la charge des travaux. Car, elles sont en train de tout mettre en œuvre pour que les retards enregistrés au démarrage des chantiers soient rattrapés dans les délais impartis. Il les a félicitées et encouragées à rester toujours aux côtés du gouvernement pour que les objectifs fixés soient atteints.
L’aménagement et le bitumage des routes sont des projets phares qui s’inscrivent dans le cadre du Pag. Ils permettent de faciliter la mobilité des populations riveraines.
La visite des chantiers se poursuit aujourd’hui sur les chantiers Porto-Novo-Akpo-Missérété et Pobè-Adja-Ouèrè-Ouinhi?

Aéroport de Glo-Djigbé : les formalités pour le dédommagement
Après la visite des chantiers de construction et de bitumage des routes, le ministre des Infrastructures et des Transports est allé à l’arrondissement de Glo-Djigbé dans la commune d’Abomey-Calavi où se déroulaient les formalités des personnes affectées par le projet aéroportuaire de la localité.
Selon Clémentine Dohou, membre de la Commission interministérielle chargée de dédommagement et de relogement des personnes affectées par le projet, il s’agit d’une séance de négociation avec lesdites personnes. Avec ces personnes, souligne-t-elle, la commission calcule les droits pour les terrains et les constructions à dédommager. Selon elle, si dès le premier jour de l’opération, il n’y avait pas eu d’affluence, c’est parce que l’information n’était pas bien passée. Mais à partir de ce jeudi, la commission commence à enregistrer une affluence importante. Elle a invité les autorités à les aider à communiquer autour de cette opération pour que les personnes concernées viennent se faire enregistrer.
Un appel auquel le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, entend apporter un écho favorable. Avec les constats, il estime que la satisfaction est totale avant de promettre que des dispositions sont en train d’être prises pour trouver les solutions qu’il faut afin de démarrer effectivement dans un bref délai ce projet de construction de l’aéroport de Glo-Djigbé, un projet phare du gouvernement du Nouveau départ?

B. S.

Actualités 02 févr. 2018


Espace enfance du village de Folly: L’initiative de l’Unicef éclaircit l’horizon de Blandine

Les Espaces enfance (Ee) favorisent l’accès à la scolarisation des filles commises au rôle de baby-sitter. Blandine A. en est un témoignage vivant.

« Je rêve de devenir docteur en médecine pour aider mes frères et sœurs malades, notamment ceux qui sont dans des situations difficiles », confie Blandine A. Cette adolescente de 15 ans, déscolarisée jusqu’à un passé récent, a désormais toutes les cartes en main pour réaliser son rêve ; elle qui était commise à la garde de ses frères et sœurs à la maison.
Depuis l’ouverture de l’Espace enfance à Folly, un petit village de la commune de Zakpota (137 km de Cotonou), par l’Unicef, le statut de Blandine a évolué. Elle est déchargée de son rôle de garde-enfants et se scolarise comme tous les enfants de son âge. C’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’elle salue la mise en place de l’Espace enfance au profit des enfants de 3 à 4 ans.
« Avant la mise en place de l’espace enfance, quand je voyais mes amis aller à l’école, je pleurais d’être privée de cette chance. En effet, je devais rester à la maison pour m’occuper de mes frères et sœurs », témoigne-t-elle.
Avec l’avènement de l’Espace enfance qui accueille, entre autres, les enfants dont elle avait la garde, Blandine aborde la vie avec plus d’assurance. En évoquant les bienfaits de l’initiative de l’approche communautaire de préscolarisation de l’Unicef, elle affiche plutôt un air décontracté et laisse apparaitre le bonheur qui l’envahit.
« Au-delà de la scolarisation de mes frères et sœurs, l’installation de l’Espace enfance me permet aussi de goûter aux délices de l’école », se réjouit-elle. Finies donc ses jérémiades ! Finies également les taquineries et moqueries de ses amis qui la prenaient pour une analphabète.
Même si elle a repris l’école après une pause de trois années hors de l’école, les performances de Blandine en classe traduisent bien son désir de réussir. « Je veux devenir un bon cadre », affirme-t-elle avec conviction.
Depuis qu’elle a renoué avec les bancs en classe de Ce 1, la petite Blandine n’a jamais redoublé une classe, selon les témoignages de ses parents et de ses enseignants. D’ailleurs, en classe de Cm 2, elle envisage avec certitude de réussir avec brio au Certificat d’études primaires (Cep) afin de poursuivre ses études secondaires, voire supérieures.
Si Blandine a pu gravir ses échelons, c’est grâce à la clairvoyance de l’institution onusienne qui a installé un Espace enfance à Folly, commune de Zâ-Kpota au sud du Bénin, afin de permettre aux enfants en âge d’être préscolarisés de recevoir des services d’éveil et de stimulation pour leur développement holistique et pour leur préparation à une éducation primaire de qualité.Une initiative qui libère également les filles privées de la scolarisation pour jouer le rôle de gardienne d’enfants dans leurs familles.
« Blandine a commencé l’école à l’âge de 10 ans parce qu’il n’y avait pas d’autres possibilités. En tant qu’aînée, elle devrait rester à la maison pour s’occuper de ses jeunes frères », explique sa mère Hortense Assianmè pour justifier le retard de la scolarisation de l’adolescente.
Le souhait de la communauté de Folly est que les Espaces enfance soient répandus dans tout le Bénin au regard de ses avantages et bienfaits pour les bénéficiaires et pour toutes les communautés à la basen

Société 02 févr. 2018


Demi-finale de la Chan / Maroc-Lybie: 3-1 Les Lions de l’Atlas se qualifient pour la finale

Pays-hôte du Chan 2018, le Maroc a obtenu son billet qualificatif pour la finale de la compétition en battant la Libye (3-1), ce mercredi 31 janvier à Casablanca à l’occasion de la première demi-finale. Le doublé d’Ayouba El Kaabi, meilleur buteur du tournoi et le but de Walid El Karti sur penalty ont permis au Maroc de prendre l’avantage dans une rencontre à rebondissements.

Le Maroc tient sa finale ! A l’issue d’un match âprement disputé, les Lions de l’Atlas du Maroc ont fini par prendre le dessus (3-1) sur une équipe libyenne pourtant en verve. D’ailleurs, ce sont les Marocains qui sont allés à l’assaut des buts adverses en s’offrant plusieurs occasions nettes de but dès l’entame de la partie. Ayouba El-Kaabi et Walid El Karti ont manqué d’efficacité devant les buts des Chevaliers de la Méditerranée gardés par Mohamed Nashnush qui ne capitule pas jusqu’à la première mi-temps. 

Quelques morceaux choisis. A la cinquième minute de jeu, le milieu offensif marocain Achraf Benchirki glisse une balle à l’attaquant Walid El Karti qui le pique par-dessus le gardien de but adverse Mohamed Nashnush. Mais, un défenseur libyen parvient à éviter le pire. S’en suivent les occasions des vingt-quatrième, trente-neuvième et quarante-deuxième minutes conduites par le duo El-Kaabi et El Karti. Les sauvetages du défenseur libyen Ahmed El Trbi dans les pieds de l’ailier Ismail El Haddad n’émoussent guère l’ardeur des Marocains jusqu’à la mi-temps.
De retour des vestiaires, les Lions de l’Atlas maintiennent la pression sur leurs adversaires. C’est sans compter sur la détermination des Chevaliers de la Méditerranée, vainqueurs du Chan 2014, qui se montrent dangereux à travers Saleh Taher Saieb (63e).
Mais les Lions de l’Atlas vont réagir dix minutes plus tard. Ils ouvriront le score par le biais d’Ayouba El Kaabi, jeune attaquant de 24 ans, meilleur buteur de l’histoire du Chan, à la soixante-treizième minute (1-0). Une bévue monumentale du dernier rempart marocain, Anas Zniti permet aux Chevaliers de la Méditerranée de revenir au score par le biais d’Abdulrahman Ramadhan khalleefah à la quatre-vingt-sixième minute. Anas Zniti rate son dribble, l’attaquant libyen Saleh Taher Saeid intercepte le ballon et le transmet instantanément à Abdulrhman Ramadhan Khalleefah qui l’expédie au fond des filets (1-1). Il a fallu recourir à la prolongation pour voir le meilleur buteur de l’histoire de la compétition s’offrir un doublé et mettre son compteur personnel à huit buts profitant d’un corner dévié au second poteau : 2-1. A la cent-dix-septième minute de jeu, Walid El Karti corse la note sur penalty (3-1) suite à un tacle trop brutal d'Ahmed El Trbi. Le Maroc se qualifie ainsi pour la finale de son Championnat d’Afrique des nations (Chan) et rejoint le cercle fermé des finalistes de cette compétition?

Sports 01 févr. 2018


1799 - 2239