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Nouvelles

Supposée découverte de 1331 agents fictifs au sein de l’Armée: Le démenti formel du chef d’état-major général

Le chef d’état-major général des Forces armées béninoises était, vendredi 27 janvier dernier, devant les médias. Il a tenu à apporter un démenti formel sur la supposée découverte de 1331 agents fictifs qui percevraient des soldes et primes au sein des Forces armées béninoises.

La grande muette a dû sortir de son silence. La raison, couper court à une rocambolesque affaire de 1331 agents fictifs qui auraient été détectés à la suite de l’opération de recensement des effectifs de la Fonction publique. Face à la presse vendredi dernier, le général de brigade, Laurent Amoussou, chef d’état-major général des Forces armées béninoises (Cemg) a apporté un démenti formel. « Pour ce qui nous concerne, nous avons procédé au recensement des personnels militaires et policiers par la technique du paiement au vu des soldes et primes. Le personnel en stage est évalué à 301 agents, le personnel en mission à l’étranger à 1162. Nous dénombrons également 242 personnels civils, ce qui dégage un total de 262 personnels qui sont les décédés des Forces armées béninoises non encore radiés et les déserteurs », informe-t-il. Selon lui, les premiers chiffres divulgués dans les médias sont issus d’une évaluation brute. La confrontation avec l’opération de paiement main à main a permis de relever des erreurs substantielles. Le chef d’état-major général soutient ainsi que 101 personnels en stage ont été omis par les agents recenseurs, de même que 431 des personnels en mission à l’étranger. Au total, 29 agents non recensés n’ont pas été considérés et tous les 242 personnels qui forment l’effectif des civils ont été également omis. «Ce sont toutes ces omissions qui ont été rajoutées sur le chiffre réel de militaires et policiers en position inconnue, pour générer le chiffre exorbitant largement relayé», déplore le général Lwaurent Amoussou.

Le Cemg soutient que le souci d’une bonne gestion des ressources humaines dans les Forces armées béninoises reste au cœur de leur plan stratégique. «Nous y avons souligné notre détermination à assainir. Nous n’hésiterons donc pas à appliquer la loi dans sa stricte rigueur aux personnels militaires contrevenants aux lois de la République», insiste-t-il. Et de conclure que la volonté de justice et de rigueur a toujours guidé son action et reste le pilier de toutes ses décisions à la tête des Forces armées béninoises.

Actualités 30 janv. 2017


Vœux du haut commandement militaire au chef de l'Etat: Monsieur le président de la République, chef du gouvernement, chef suprême des Armées,

En ce début de l’année 2017, les Forces de défense, de sécurité et assimilés ont l’honneur de sacrifier à la tradition annuelle de présentation de vœux à vous-mêmes, à votre famille à votre gouvernement et à vos collaborateurs

Au-delà de son caractère protocolaire, cette cérémonie demeure un moment privilégié, voire exceptionnel où il vous est donné en votre qualité de chef suprême des Armées d’avoir un contact direct dans un cadre formel avec les représentants des personnels de toutes les catégories des forces de défense et de sécurité et assimilés, c’est également le moment pour vous de faire connaitre aux forces de défenses, des directives pour la nouvelle année.

Monsieur le président de la République

Avant de vous faire le bilan des activités menées au cours de l’année 2016 et de recevoir de votre bienveillante autorité, de nouvelles orientations pour 2017, je voudrais, au nom des personnels toutes catégories confondues de toutes les forces ici représentées et en mon nom propre vous formuler à vous-mêmes, à votre famille, à votre gouvernement ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers, nos vœux de bonne et heureuse année et de succès. Puisse le Tout Puissant, architecte de l’univers vous accorder la sagesse nécessaire à l’exercice de vos hautes fonctions. Qu’il vous donne surtout le santé et les conditions pour mener à bien votre mandat à la tête de notre cher pays.

Monsieur le président de la République, chef suprême des Armées,

l’analyse des grandes tendances géopolitiques actuelles et émergentes nous amène à redouter pour les années à venir des risques de déstabilisation de l’environnement sécuritaire international, régional, voire même national. Les défis sécuritaires classiques de la région de l’Afrique de l’ouest se sont complexifiés avec les nouvelles menaces auxquelles se trouve confrontée toute l’Afrique depuis quelques années. Il s’agit entre autres de la piraterie maritime, de la gestion des espaces frontaliers, de l’instabilité politique et des violences liées au terrorisme et aux extrémismes religieux. L’année 2016 a connu son lot d’évènement ayant eu des répercussions sur l’environnement sécuritaire international et régional. La situation au Moyen-Orient ponctuée par la crise syrienne, la conflictualité qui se développe dans le Sahel, notamment au Mali, les divers attentats revendiqués par des groupes terroristes, avec à leur tête l’organisation état islamique, la montée des extrémismes en Europe, la crise des migrants, la dégradation de la situation en République centrafricaine et en République démocratique du Congo, la crise post- électorale actuelle dans la République sœur de Gambie, la recrudescence de la criminalité et de trafic de tout genre, les menaces liées aux changements climatiques sont autant de sujets préoccupants qui interpellent les Forces de défense, de sécurité et assimilés et exigent d’elles un professionnalisme aigu.

Monsieur le président de la République,

Au cours de l’année 2016 les Forces de défense, de sécurité et assimilés ont mené des actions qui ont permis d’assurer la défense du territoire et la sécurité des personnes et des biens
Pour ce qui est de la défense du territoire, les efforts conjuguées des différentes composantes ont permis d’assurer notre souveraineté sur nos frontières terrestres et maritimes. L’insécurité dans les espaces maritimes de notre pays engendrée par les actes de piraterie maritime de pêches illégales et de trafics illicites a été jugulée par des actions des polices des mers effectuées par nos Forces navales.
Au plan de la sécurité intérieure, les Forces de défense et de sécurité ont eu à faire face à une recrudescence de la criminalité du grand banditisme. Les opérations menées par la Police et la Gendarmerie nationales avec l’appui des Forces de défense en l’occurrence, les opérations Mambas et Faubourg, ont permis de réduire considérablement ces fléaux en neutralisant certains auteurs de ces actes et de restaurer le climat de paix et de sécurité qui garantit la libre circulation des personnes et des biens.
Les Forces de défense, de sécurité et assimilés ont également entretenu un environnement propice au bon déroulement des élections présidentielles de 2016. Malgré les peurs, les intrigues et les intoxications politiciennes, les Forces sont restées neutres, républicaines et opérationnelles.
En ce qui concerne les opérations de soutien à la paix, notre présence sur les théâtres extérieurs contribue à honorer nos engagements internationaux. Ainsi plus de mille militaires, gendarmes et policiers ont été déployés en 2016, en République démocratique du Congo, en République centrafricaine, en Côte d’Ivoire, au Mali, à Haïti, au Libéria, au Soudan et au Tchad.
Dans le domaine de la gestion des ressources humaines, des efforts ont été faits pour améliorer le cadre de vie et de travail du personnel et renforcer ses capacités à travers des formations, stages et séminaires à l’endroit de toutes les catégories de personnel. En ce qui concerne le renforcement des capacités opérationnelles les Forces de défense et de sécurité ont organisé du 5 au 15 décembre 2016, une manœuvre inter-armée, et interministérielle dénommée MIS II. Cette manœuvre avait pour but d’entrainer les Forces à intervenir dans le cadre d’une attaque terroriste, d’évaluer la capacité opérationnelle des unités et de valider les dispositifs d’alerte et de secours aux populations...

...Monsieur le président de la République,

Outre les missions classiques de défense et de sécurité qui participent indirectement au développement socioéconomique du pays en créant un climat de sécurité propice au marché des affaires, des actions de développement ont été menées.
La direction générale des Douanes et Droits indirects, malgré la conjoncture économique internationale très difficile a contribué par ses actions, sur le terrain à renflouer les caisses de l’Etat. Les recettes douanières totales s’élèvent à deux cent quatre vingt seize milliards cent quatre-vingt-onze millions neuf cent quatre-vingt-quatre milles francs Cfa, soit un taux de réalisation de 84, 69% des prévisions.
La direction générale des Eaux, Foret et Chasse, quant à elle, poursuit ses efforts pour la gestion durable des ressources forestières et fauniques de notre pays. Les opérations de sécurisation des parcs Pendjari et W menées avec l’appui des Forces armées permettent de lutter contre les braconniers et de déguerpir les paysans installés illégalement.
Sur le plan de la protection civile, les Forces armées béninoises à travers le groupement national des sapeurs-pompiers ont lutté contre les incendies et les inondations et porté secours à plusieurs victimes.
La direction du service de Santé des Armées continue de déployer des efforts louables pour assurer le soutien sanitaire au personnel militaire et aux populations civiles.
Enfin, la direction centrale du Génie des Armée a apporté son savoir –faire dans la construction d’infrastructures et les travaux d’aménagement et d’assainissement de routes et pistes.

Monsieur le président de la République

Toutes ces actions se sont déroulées dans un environnement marqué par l’insuffisance et la vétusté des matériels et équipements, et ce , malgré les efforts louables, déjà consentis par votre gouvernement. Les Forces de défense, de sécurité et assimilés souffrent du manque de matériels de mobilité terrestre et de moyens d’intervention. Les Forces aériennes ne disposent pas de vecteurs pour l’exécution de leur mission. Ce qui engendre un niveau de capacité quasi nul pour cette composante qui relève d’une importance capitale dans le renforcement de la défense et de la sécurité de notre pays. Les appareils de transmission nécessaires et indispensables à la communication entre les unités et la coordination des actions dans le cadre opérationnel, font sérieusement défaut.

Monsieur le président de la République

Le spectre des menaces actuelles exigent de nos Forces de défense, de sécurité et assimilés, un professionnalisme qui ne peut être obtenu que par une réforme réaliste de l’outil de défense et de sécurité. Vous avez très bien perçu cette réalité et avez lancé dès votre prise de fonction les travaux devant mener à cette réforme. Ces travaux ont abouti à la rédaction des projets des textes qui soutiendront l’édification d’un outil de défense et de sécurité efficace et adapté.

Monsieur le président de la République

Malgré l’insuffisance des matériels adéquats de travail et le caractère de plus en plus inopérant de ceux existant, les personnels militaires et paramilitaires ont rempli avec courage, persévérance et dévouement les missions républicaines à eux confiées. Grâce à leur sens aigu de responsabilité, de disponibilité et de discipline, ces personnels ont sensiblement maitrisé la sécurité en imprimant une tendance à la baisse aux statistiques en matière de criminalité pour l’année 2016.
L’année 2017 qui commence constitue une année clé pour le renforcement de la sécurité et de la défense décrit dans le Programme d’actions du gouvernement (PAG 2016-2021). Aussi, des actions fortes devront être menées dès cette année pour accroitre la capacité opérationnelle des Forces de défense, de sécurité et assimilés. La mise en œuvre de ces réformes à travers l’adoption des textes de base élaborés en 2016 permettra la mise en place de nouvelles structures et amorcera l’édification d’un outil de défense et de sécurité professionnel efficace et adapté aux nouvelles menaces.
Etant donné que la lutte pour le développement passe également et inévitablement par l’engagement à relever les défis en matière de défense et de sécurité, je voudrais solliciter, une fois de plus, l’écoute soutenue et indéfectible de la Haute autorité aux doléances des Forces militaires et paramilitaires pour l’équipement en matériels de mobilité, terrestre, maritime et aérienne, en matériels spéciaux et d’intervention, en matériels de transmission et de communication modernes et performants et la construction d’infrastructures au profit de toutes les composantes.

Monsieur le président de la République

Les Forces de défense, de sécurité et assimilés consacreront l’année 20117, à la poursuite de l’accomplissement de la part qui est la leur dans l’œuvre de développement de la nation. Pour vous accompagner dans votre politique de réforme, elles ont ouvert plusieurs chantiers au nombre desquels, le renforcement des valeurs morales et fondamentales de discipline et de cohésion, le renforcement de la capacité opérationnelle des Forces, l’élaboration d’une instruction relative à la partition des Forces aux nombreuses tâches de développement.

Monsieur le président de la République

Qu’elles contribuent au rayonnement de notre pays sur des théâtres extérieurs, veillent à la sécurité et à la défense des populations, ou qu’elles apportent leurs pierres à l’édifice de développement et de la croissance économique, les Forces militaires et paramilitaires du Bénin sont résolument convaincues de l’importance de leur rôle à servir l’Etat et la Nation.
En vous renouvelant en cette circonstance solennelle notre détermination et notre disponibilité à continuer à servir le peuple béninois, nous nous tenons à votre disposition pour un nouvel engagement pour l’année 2017.

Monsieur le président de la République

Je voudrais, au nom des personnels des Forces militaires et paramilitaires, vous réitérer, à vous-même, à votre famille et à votre gouvernement ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers, les meilleurs vœux de bonne et heureuse année 2017. Puisse le Tout Puissant, dans sa grande miséricorde et dans son infini bonté, continue à faire rayonner la paix, l’unité et la concorde sur notre cher pays le Bénin.

Vive les Forces de défense de sécurité et assimilés
Vive la République et que Dieu bénisse le Bénin. Je vous remercie?

Les voeux du chef de l'Etat en réponse à ceux des corps constitutés

Monsieur le général de brigade, chef d’état- major général des Forces armées béninoises

Monsieur les officiers supérieurs, membres du haut commandement militaire

Monsieur le contrôleur général, directeur général de la Police nationale

Monsieur le colonel, directeur général des Eaux et Forêts et Chasses

Monsieur le colonel, directeur général adjoint des Douanes et Droits indirects

Mes premiers mots seront pour exprimer combien je suis sensible aux vœux que vous venez de m’adresser ainsi qu’à mon gouvernement et ma famille.
Je voudrais à mon tour vous formuler mes vœux de bonne année.
Je voudrais vous exprimer à chacun, à vos familles respectives, à vos personnels, mes vœux les meilleurs d’une année nouvelle pour nos Forces de défense, de sécurité et assimilés. Puisse le Ciel vous garantir la santé, le bonheur, la paix et le succès dans vos différentes et multiples occupations quotidiennes. Sans vous, il n’y a pas d’Etat, parce que vous en êtes le protecteur absolu. Ce sont vos missions qui incarnent le mieux la souveraineté d’un Etat et porte la lourde responsabilité de ses frontières, de sa défense contre les ennemis de l’intérieur et de l’extérieur. C’est de ce point de vue que je rejoins votre analyse générale par laquelle vous décryptez l’environnement mondial géopolitique actuel, par laquelle vous rappelez le chemin parcouru et bien entendu, par laquelle vous exposez les difficultés rencontrées au cours de l’année.

Monsieur le général de brigade, chef d’état- major général

J’apprécie à juste valeur les efforts que les Forces armées béninoises, la Police nationale, les Eaux, Forets et Chasses, ainsi que la Douane, ne cessent de déployer pour se rendre dignes de la confiance du peuple et de l’Etat. Elles accomplissent, tant bien que mal, les missions et les tâches que leur a assignées l’Etat malgré les difficultés de tous ordres. Je vous invite à poursuivre ces efforts afin d’incarner davantage les aspirations profondes de paix, de justice et de concorde pour garantir un environnement de quiétude indispensable à la construction d’un Etat de droit prospère. Je saisis cette opportunité pour vous inviter à compter sur mon entière disponibilité à mettre en œuvre au cours de cette nouvelle année les reformes pertinentes qui nous permettrons de relever les grands défis sécuritaires sur toute l’étendue du territoire national.

Mon général,Messieurs les officiers supérieurs

La relation armée et nation doit s’identifier par une implication accrue des Forces de défense, de sécurité et assimilés dans la sécurisation des personnes et des biens et dans les tâches de développement socio-économiques.
Je vous exhorte donc à poursuivre plus que par le passé cette œuvre de cohésion nationale facteur d’un développement harmonieux de notre jeune nation. Mon gouvernement est décidé à assurer la sécurité des personnes et leurs biens ; conditions sine qua non de développement et d’amélioration du bien-être des Béninois. A cet effet, je réitère mon engagement à mettre à la disposition des Forces des moyens indispensables à l’accomplissement de leur mission républicaine. Les efforts entamés dans ce sens vont se poursuivre et s’intensifier. Toutefois, en vous demandant de demeurer des Forces républicaines, je vous exhorte à combattre en votre sein, le laxisme, la mal gouvernance, les actes anti patriotiques qui sont incompatibles avec votre devoir. L’exemplarité, la discipline et le professionnalisme doivent rester les qualités fondamentales dont vous avez besoin dans vos missions respectives. Seules ces qualités peuvent asseoir votre légitimité aux yeux de nos concitoyens.
Je souhaite donc à ce début d’année que des réflexions soient engagées dans le sens d’une amélioration continue du processus de formation et d’encadrement de nos hommes en uniformes.
Je reste persuadé que vous êtes convaincus de l’importance de vos missions et de la confiance que la nation place en vous et que vous ne faillirez pas.
C'est sur cette note, note de confiance et d’exhortation que je vous réitère, à nouveau, à chacun de vous, à vos familles, à vos personnels, mes vœux de bonne et heureuse année 2017.
2017 sera votre année. Nous mettrons en place les reformes qui sont indispensables à notre ambition.
Bonne année!

Actualités 09 janv. 2017


11e Journée nationale de lutte contre la corruption: Le fléau ne recule toujours pas

Le Front des organisations nationales contre la corruption (Fonac) en partenariat avec l’USAID, a célébré ce jeudi 8 décembre la journée nationale de lutte contre la corruption. L’occasion pour les responsables d’attirer l’attention sur ce phénomène qui résiste à toutes les luttes en faveur de son éradication. Ils pensent que l’éducation et la gouvernance par l’exemple, peuvent être les portes de sortie.

35 % des Béninois pensent qu’il n’est plus possible d’éradiquer la corruption parce que pour eux, c’est une cause perdue d’avance et seulement 5% des victimes de ce fléau osent rapporter les faits de corruption, la plupart du temps par peur de représailles. Ce sont là les résultats d’un récent sondage conduit, selon Jonathan Richter, directeur de l’USAID, par l’Institut de recherche empirique en économie politique (IREEP). Même si l’institut n’a pas interrogé l’ensemble de tous les Béninois, ces résultats donnent au moins une idée de l’ampleur du phénomène et surtout de son enracinement dans la société. Tellement la corruption au Bénin résiste à toutes les luttes, au point où Jonathan Richter affirme qu’elle « est devenue culturelle, donc considérée comme normale ».

A l’occasion de la célébration de cette 11e édition, le Fonac a dressé un bilan peu glorieux de la lutte contre la corruption qui montre que le phénomène résiste. Jean-Baptiste Elias, président du Fonac, a cité une dizaine de grands dossiers de corruption au Bénin dont son institution a pu rassembler les preuves depuis des années pour que les auteurs soient sanctionnés, mais la mauvaise volonté politique fait toujours traîner les pas y compris au niveau de la justice. « Nous nous rendons compte hélas que la corruption ne recule pas comme on l’aurait souhaité, les investigations ont permis de se rendre compte que c’est l’impunité qui fait le lit de la corruption » reconnaît Jean-Baptiste Elias, président du Fonac. Selon lui, il faudra nécessairement combattre l’impunité pour que la corruption recule ou cesse au Bénin. Le thème de cette 11e édition est  « Lutte contre la corruption et cotre l’impunité, gage du développement durable du Bénin ». La célébration de la dite journée permet aux organisateurs de réfléchir sur les sujets d’intérêt commun qui concernent la lutte contre la corruption pour mieux identifier les activités à mener durant les douze prochains mois pour réduire sensiblement le phénomène au Bénin.

Approches de solutions

Il est donc urgent d’intensifier cette lutte pour redonner confiance aux Béninois qui commencent à se résigner quant aux résultats de cette lutte.
Plusieurs pistes de solutions ont été envisagées pour éradiquer le phénomène. On peut citer, entre autres, l’éducation à la base et le changement de mentalité au niveau des responsables à divers niveaux. Certains participants ont aussi envisagé une réadaptation de certains textes de la République qui aident à lutter contre la corruption dont l’application reste toujours difficile.
Cette lutte est un travail de longue haleine et le président du Fonac ne pense pas le contraire. « L’essentiel est que nous réussissions à infléchir les tendances de ces fléaux en vue de réduire progressivement leur ampleur à défaut de les éradiquer complètement », souligne-t-il. Jean-Baptiste Elias espère que cette 11e journée nationale de lutte contre la corruption permettra d’insuffler une nouvelle dynamique à ce combat dont la finalité est de bâtir un Bénin prospère débarrassé de la corruption, de l’impunité et de toutes pratiques attentatoires à l’éthique et à la morale?

Actualités 09 déc. 2016


Etat-major de l’Armée de terre des Forces armées béninoises: Le Colonel Fructueux Gbaguidi prend le commandement

L’état-major de l’Armée de terre a changé de commandement depuis lundi 14 novembre. Le colonel Abdoul Baki Sanni Bachabi après trois ans cinq mois de commandement, a passé le témoin au colonel Fructueux Candide Ahodégnon Gbaguidi sous la supervision du ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, Candide Azannaï.

Hymne national suivi de la revue de troupe sous un soleil ardent. Le temps choisi pour la cérémonie de passation de commandement à l’état-major de l’Armée de terre (13heures) n’a pas empêché le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, Candide Azannaï, de présider le passage de témoin entre les colonels Abdoul Baki Sanni Bachabi et Fructueux Candide Ahodégnon Gbaguidi. Ce dernier a été nommé par décret pris en Conseil des ministres le 26 octobre dernier.

En présence du ministre de l’Energie, des Mines et de l’Eau, du chef d’état-major général des Forces armées béninoises, des têtes couronnées venues de Savalou, des hommes de rang, des sous-officiers de l’Armée de terre, Candide Azannaï a pris le commandement des mains du chef d’état-major sortant pour remettre à l’entrant avant de prononcer la formule consacrée : « militaires hommes de rang, sous officiers de l’Armée de terre, vous reconnaîtrez désormais comme chef, le colonel Fructueux Candide Ahodégnon Gbaguidi. Vous obéirez à ses ordres, ….. ». Un protocole au terme duquel le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale a invité le promu à prendre officiellement les troupes en main.
La prise du commandement par le nouveau chef d’état-major de l’Armée de terre a été suivie d’un défilé militaire des différentes troupes présentées sous le soleil ardent.
Attaché de Défense près l’ambassade du Bénin à Paris en France depuis juillet 2014, le colonel Fructueux Candide Ahodégnon Gbaguidi a fait le Prytanée militaire Saint-Louis au Sénégal de 1979 à 1986 où il a obtenu le baccalauréat série C.
Après son baccalauréat, le nouveau chef d’état-major de l’Armée de terre a suivi des formations professionnelles avant d’occuper plusieurs fonctions dans l’Armée béninoise. Attaché de Défense adjoint près l’ambassade du Bénin à Paris en France, il a été également commandant de l’Ecole nationale des sous-officiers de Ouidah, poste qu’il a occupé après celui de directeur des Etudes à l’Ecole nationale supérieure des Armées de Porto-Novo de septembre 2008 à décembre 2010. Le colonel Fructueux Candide Ahodégnon Gbaguidi a dirigé plusieurs formations et coordonné plusieurs missions dans le cadre du maintien de la paix dans les pays en conflit?

Actualités 15 nov. 2016


Etat-major général des Forces armées béninoises : Le général de brigade Laurent Amoussou aux commandes

Le nouveau patron des hommes en armes a pris son commandement vendredi 30 septembre dernier à la place d’armes de l’état-major général des forces armées béninoises. Le général de brigade Laurent Amoussou s’est en effet installé en lieu et place du général Awal Bouko Nagnimi appelé à faire valoir ses droits à la retraite.

Depuis vendredi 30 septembre dernier, les officiers, sous-officiers et hommes de rang du Bénin ont la stricte obligation d’obéir au général de brigade Laurent Amoussou, en tout ce qu’il leur commandera pour le bien du service et de la nation. Cette recommandation leur a été faite par Candide Azannaï, ministre délégué en charge de la Défense nationale. C’est d’ailleurs lui qui a installé le nouveau chef d’état-major général des forces armées béninoises dans ses nouvelles fonctions en présence de la haute hiérarchie militaire et des composantes essentielles de l’armée.
En effet, le Conseil des ministres du mercredi 14 septembre dernier avait décidé de la nomination à la tête des Forces armées béninoises (Fab) d’un nouveau chef en la personne du général de brigade Laurent Amoussou, en remplacement du général de brigade Awal Bouko Nagnimi appelé à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 1er octobre dernier.
Cérémonie empreinte de solennité et respectant le protocole militaire exigé en de pareilles circonstances, la passation de commandement entre Cemg entrant et sortant s’est déroulée en présence de nombreux généraux à la retraite dont le cercle vient de s’élargir avec un nouvel entrant : Awal Bouko Nagnimi. Avant de laisser le commandement à celui qui était jadis son adjoint et qui est appelé à prendre à sa suite la direction des forces armées béninoises, l’homme qui a conduit les destinées de l’armée béninoise au cours des 21 derniers mois a été célébré à la hauteur de son talent, de ses prouesses et de son engagement au service de la troupe.

Honneur, hommage et témoignages

Enrôlé le 1er août 1981 dans une promotion spéciale, Awal Bouko Nagnimi a passé 35 ans un mois et vingt-neuf jours au sein des FAB qu’il aura servi de tout son être avec un engagement et un dévouement sans pareil. Ce qui lui a valu d’être élevé à titre exceptionnel, Commandeur de l’Ordre national du Bénin par le chef de l’Etat. Une distinction qui lui a été remise au cours de cette même cérémonie «pour les éminents services rendus à la nation ». Mais avant, plusieurs des qualités de ce haut gradé de l’armée béninoise né à Kouandé le 12 janvier 1959 ont été rappelées à l’assistance. Titulaire d’un Bac D en 1981 et d’un DESS en 2001, Awal Bouko Nagnimi a également suivi diverses formations militaires qui lui ont valu entre autres, un diplôme de commandement, un diplôme de pilote militaire, un diplôme d’état-major, un brevet d’école de guerre… Mais c’est beaucoup plus à l’exercice du commandement à divers postes de responsabilités que l’homme aura révélé les qualités exceptionnelles qui lui valent l’admiration et la considération dont il jouit au sein des hommes en arme.
Ancien attaché de défense du Bénin dans des missions diplomatiques, ancien directeur général de la Gendarmerie nationale, il a passé plus de 35 ans de sa vie au service de l’armée. «Rigoureux et pragmatique, il a exercé son autorité dans le respect de la personne humaine». Il a aussi «le sens du devoir accompli». don de soi, amour du travail bien fait… sont autant de valeurs que la République célèbre en lui en l’honorant à l’heure de son départ de la tête de l’armée. Un départ que l’intéressé accueille avec satisfaction, soulignant que sa « carrière a été une grâce ». A son successeur, qui était d’ailleurs son adjoint, le général de brigade Awal Bouko Nagnimi demande de poursuivre l’œuvre de l’édification d’une armée au service de la nation, en travaillant entre autres à « l’adaptation de notre outil de défense aux exigences et menaces » actuelles. Jeune recrue, Awal Bouko Nagnimi a gravi tous les échelons de l’armée se hissant sur la plus haute de ses marches, celle de chef d’état-major, poste qu’il a occupé pendant 21 mois?

Actualités 03 oct. 2016


Rapport d’évaluation du Système national d’intégrité: L’état des lieux alarmant de la corruption au Bénin

Dans le cadre de sa politique de lutte contre la corruption, le gouvernement a commandité une étude du Système national d’intégrité (SNI) du Bénin. Ladite évaluation pilotée par Transparency International, l’Ong Alcrer et Social Watch Bénin avec l’appui financier de l’Union Européenne (UE), a été transmise aux autorités béninoises, jeudi 29 septembre à Cotonou.

Telles de vieilles habitudes, la corruption a la peau dure au Bénin. La dernière évaluation du SNI l’atteste à plus d’un titre. Selon cette étude diligentée par le gouvernement à travers le ministère de l’Economie et des Finances, l’état des lieux sur les sources du fléau demeure préoccupant. D’après les 13 piliers ou institutions passés au peigne fin (lesquels jouent un rôle prépondérant en matière de promotion de l’intégrité au Bénin) l’Exécutif obtient une note de 48 sur 100, le Parlement 44 et le système judiciaire 24,5.

Ce dernier est d’ailleurs identifié comme le maillon faible de la chaîne, note Gustave Assah, président de Social Watch Bénin et membre du consortium ayant procédé à l’évaluation. Selon le rapport, une telle situation est due à l’absence de répression de la part des différents organes d’application de la loi (police, gendarmerie, etc.). «Le problème du Bénin est moins la corruption que l’impunité qui la favorise», renchérit Martin Assogba, président de l’Ong Alcrer.
«La corruption est perçue comme systémique, banalisée et tolérée à l’analyse de ce rapport», s’alarme pour sa part Samuel Kaninda, coordonnateur Afrique de Transparency International. Il ressort toujours selon ce document, une inefficacité de la loi sur la corruption et les infractions connexes, entravée entre autres par le manque de protection des dénonciateurs et le rôle limité de l’Agence nationale de lutte contre la corruption (ANLC).
L’évaluation du SNI du Bénin est assortie de cinq grandes recommandations, à court, moyen et long terme. Gustave Assah cite entre autres : l’opérationnalisation de la capacité de poursuite des membres du gouvernement par la Haute cour de Justice en cas d’actes délictueux, la réforme de l’ANLC afin de la doter de plus de leviers d’actions, une meilleure collaboration entre les organes agissant dans la lutte contre la corruption en République du Bénin, etc.
A en croire Martin Assogba, un comité de suivi desdites recommandations sera mis en place afin de contribuer à enrayer le fléau des différents secteurs de l’administration publique. «Nous sommes tous interpellés. Nous devons avoir une politique d’actions concertées pour sortir de ce tableau», a déclaré Marie-Odile Atanasso, ministre de l’Enseignement supérieur, représentant son homologue des finances, à l’occasion. Selon lui, la demande de ce rapport témoigne de la volonté du gouvernement à éradiquer le mal.
Un mal qui, selon Delphine Delieux, chargé d’affaires de la délégation de l’UE au Bénin, inhibe toutes les actions des gouvernants dans le cadre de l’épanouissement du plus grand nombre. A contrario, elle estime que «le fait d’investir dans la lutte contre la corruption est bénéfique car les gains sont considérables en termes de performance de l’administration, de crédibilité de l’Etat et de confiance restaurée» ?

Actualités 30 sept. 2016


Lutte contre la corruption : Le système national d’intégrité au Bénin évalué

Des acteurs institutionnels ainsi que des représentants du secteur privé et de la Société civile étaient en conclave, mardi 19 juillet dernier à Cotonou, pour évaluer le système national d’intégrité au Bénin. L’initiative est de Transparency international et des Ong Alcrer et Social watch Bénin avec l’appui de l’Union Européenne. Elle entre dans le cadre du processus de l’évaluation du système d’intégrité au Bénin. La cérémonie d’ouverture des travaux a été placée sous l’égide du ministre en charge de la Justice et de la Législation, Joseph Djogbénou, qui avait à ses côtés l’ambassadeur, chef de la Délégation de l’Union Européenne, Joseph Coll.

Faciliter une compréhension partagée de l’état actuel du système national d’intégrité du Bénin d’une part, et adopter des recommandations pour la mise en œuvre de réformes et autres actions prioritaires pour le renforcement du système d’intégrité du Bénin, d’autre part. Ce sont là, les principaux objectifs des assises nationales sur l’intégrité au Bénin dont les travaux ont eu lieu à Cotonou.
Pour le directeur de cabinet du ministre en charge de l’Economie et des Finances, Servais Adjovi, la réalisation de l’évaluation fait suite à une demande exprimée par le gouvernement qui a souhaité avoir un regard externe dans le but de disposer d’un outil aux fins de mieux entreprendre des réformes durables et efficaces dans le domaine de la lutte contre la corruption et l’impunité. Le rapport a mis en relief les trois points qui le composent. Parlant du rapport à valider par les participants, il précise que de façon spécifique, il donne une bonne indication du sérieux et de l’engagement du gouvernement dans la lutte contre la corruption. « Il fournit des éléments d’appréciation des mécanismes de lutte contre la corruption ainsi que des progrès enregistrés en matière de lutte contre la corruption au Bénin, formule des recommandations-clés à partir des constats réalisés et apporte des éclairages précis sur l’ampleur du phénomène de la corruption et son évolution . Le rapport analyse enfin les résultats obtenus au regard de l’application des mécanismes juridiques afin d’engager des poursuites judiciaires et de mettre fin à l’impunité », a révélé Servais Adjovi.
A l’endroit des participants, il confesse que c’est un rapport assorti d’un plan d’actions et d’un plan de suivi favorable à la consolidation du programme de lutte contre la corruption du gouvernement du Bénin.
A propos du projet d’évaluation, le directeur exécutif de l’Ong Alcrer, Martin Assogba, souligne qu’il découle du constat que malgré les efforts et les engagements contre la corruption, le Bénin fait toujours face à d’importants problèmes de corruption. « Ceci transparait dans les indicateurs mondiaux de corruption et la perception des citoyens d’une corruption généralisée », a-t-il ajouté. Puis, il cite tous les instruments juridiques et autres, mis en œuvre afin de lutter contre le fléau pour conclure qu’ils n’ont pu le faire reculer au Bénin qui demeure parmi les pays où le mal est toujours enraciné.
Il a appelé au sens de responsabilité du régime du président Patrice Talon, pour prendre la mesure des graves conséquences de ce fléau sur la marche du Bénin vers la prospérité, et à faire montre d’un engagement résolu à travers notamment la mise en place de mesures hardies, réalistes et réalisables et non populistes.
Procédant à l’ouverture des travaux, le ministre en charge de la Justice, Joseph Djogbénou, s’est dit préoccupé. « A propos de la corruption, nous posons toujours les bonnes questions. A savoir si nous avons les bons procédés, si nous identifions les bons interlocuteurs. La corruption est un phénomène universel et elle est plus caractérisée dans les Etats en construction. Elle est même endémique au Bénin. Mais ne traitons-nous pas les effets plutôt que les causes ? », indiquera-t-il. Le Garde des Sceaux a également évoqué la relation avec l’état et/ ou le bien public, pour expliquer qu’elle pourrait constituer également l’une des causes de la corruption. Son exhortation a été de « poser la vraie question sur la cause ! ».
Pour leur part, le chef de la délégation de l’Union Européenne, Joseph Coll, ainsi que le représentant de Transparency International ont salué l’entregent de l’équipe de chercheurs pour le travail abattu. «Si le Bénin est reconnu comme un exemple de démocratie stable dans la sous-région où les conditions démocratiques sont des denrées rares, on ne peut s’empêcher de constater que les populations de ce pays peinent encore à jouir véritablement des fruits de cette stabilité qui en définitive devient vide de sens, quand cela n’a pas d’impact réel et concret sur le panier de la ménagère, sur l’accès aux soins de santé primaire, sur l’accès à l’éducation… sur le développement durable du pays», a déploré Joseph Djogbénou. ?

Actualités 20 juil. 2016


Clôture de l'Assemblée générale du Rinlcao: D’importantes résolutions pour lutter contre la corruption

Démarrée mercredi 13 juillet à Cotonou, la 3è Assemblée générale du Réseau des institutions nationales de lutte contre la corruption en Afrique de l’Ouest (Rinlcao), a pris fin vendredi 15 juillet dernier. Des conclusions issues des travaux, une lueur d’espoir se dégage en faveur d’une riposte efficace contre la corruption au sein de l’espace communautaire.

Des perspectives heureuses se dessinent en matière de lutte contre la corruption en Afrique de l’Ouest. C’est la bonne nouvelle qui a sanctionné les travaux du Réseau des institutions nationales de lutte contre la corruption en Afrique de l’Ouest (Rinlcao), au terme de sa 3è Assemblée générale, tenue à Cotonou. Faisant le point des efforts des pays membres de la Cédeao en la matière, le président du Rinlcao, Bouréima Issoufou, a exprimé sa satisfaction au regard des avancées significatives notées ces dernières années par les Etats. Ces efforts, selon lui, sont prometteurs pour enrayer le phénomène.

«Le combat mené dans chaque pays donne des résultats tangibles, signe que les choses bougent dans l’espace communautaire », se réjouit-il. Pour lui, les objectifs poursuivis par l’espace communautaire en termes de lutte contre la corruption sont en train d’être comblés. Lesquels objectifs prônent la bonne gouvernance et le bien-être des populations. Seulement, il faudra pour les acteurs de lutte de maintenir le cap pour préserver les économies de ces pays, des actes répréhensibles qui mettent à mal leurs ressources et plombent la réalisation des infrastructures sociales au profit des populations. A ces défis, il ajoute la promotion de la bonne gouvernance et la protection des lanceurs d’alerte.
Entre autres pistes pour réussir ces challenges, les participants ont examiné au cours des travaux, le projet de programme régional de l’Organisation des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc), les rapports de chaque pays sur les activités anti-corruption menées en 2015.
Au titre des résolutions, l’Assemblée générale du Rinlcao a pris note de l’entrée en vigueur du Protocole de la Cédeao sur la lutte contre la corruption avec les récentes ratifications du Niger et du Sénégal puis encourage les membres à promouvoir son application. La rencontre a également permis aux participants d’adopter la stratégie de l’institution communautaire pour la promotion des lanceurs d’alerte, d’encourager les membres du réseau à soutenir sa mise en œuvre. Ils invitent par la même occasion la Commission de la Cédeao à organiser des programmes de sensibilisation sur cette stratégie à travers les pays membres.
Du point fait par Agapit Maforikan, rapporteur de l’Agence nationale de lutte contre la corruption (Anlc), structure organisatrice de la rencontre, le renforcement de la collaboration bilatérale sur les mesures préventives et les enquêtes de corruption, sont entre autres attentes exprimées par les participants.
A l’issue de la rencontre, ils ont exhorté la Cédeao à envisager l’élaboration de son règlement sur la protection des lanceurs d’alerte et se sont félicités par la même occasion de la mise en place de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest ?

Actualités 18 juil. 2016


Organisation des examens professionnels du CEAP et du CAP: Traque à la corruption dans l’Atacora-Donga

Les examens professionnels du Certificat élémentaire d’aptitude pédagogique (CEAP) et du Certificat d’aptitude pédagogique (CAP), option Enseignement maternel et primaire ont démarré depuis le lundi 18 avril dernier dans les départements de l’Atacora et de la Donga. Pour qui connaît les pratiques qui ont cours dans le cadre du déroulement de ces examens, les appels aux comportements vertueux de la Direction des Examens et Concours semblent enrhumer le système de corruption.

«Il est interdit aux candidats d’organiser des réceptions encore moins de faire ripailles à l’endroit des commissions d’examens, tout comme ils ne doivent pas leur offrir des présents ni des enveloppes. En un mot la corruption en ces périodes d’examens est formellement réprimée », rappelle Albert N’da, secrétaire général de la Direction départementale des Enseignements maternel et primaire, pour montrer combien les autorités accordent du prix à rompre avec les actes de corruption lors du déroulement des examens professionnels du CEAP et du CAP.

A l’instar des chefs des circonscriptions scolaires de Kouandé et de Kérou qui ont été épinglés et sanctionnés l’année dernière, les indélicats, précise-t-il, subiront les rigueurs de la loi 2011-20 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin. Dans le cas d’espèce, c’est l’ordonnance 73 portant lutte contre les fraudes dans les examens qui est applicable.
Les pratiques de corruption longtemps décriées pendant la période des examens professionnels du CEAP et du CAP au Bénin résisteront-elles à ces mesures de la Direction des Examens et Concours engagée à assainir le cadre organisationnel desdits examens depuis 2013 suite à l’ampleur prise par le phénomène ?
Tout porte à le croire, selon Joseph Azantchémè, chef service des Enseignements maternel et primaire. Du moins jusqu’à l’entame de la deuxième semaine de la phase pratique des examens professionnels du CEAP et du CAP dans les départements de l’Atacora et de la Donga. « Il est vrai que depuis le démarrage de ces examens, des prétendus faits de corruption nous sont rapportés mais je pus vous dire qu’aucun de ces cas n’est encore avéré. Quoiqu’il soit difficile d’enrayer du jour au lendemain de telles pratiques il convient néanmoins de souligner que le phénomène est en recul. Nous avons foi que les mentalités vont évoluer et que ne seront admis au CEAP et au CAP que les candidats méritants. Plus besoin de soudoyer tel membre d’une commission pour espérer réussir », note-t-il, tout optimiste.
Ainsi, en prélude au démarrage de ces examens, une délégation de la Direction des Examens et Concours s’est fait le devoir de parcourir les départements aux fins de sensibiliser les acteurs à la base. Pour ce qui concerne les départements de l’Atacora et de la Donga, c’est précisément le 22 mars 2016 que ces derniers ont été entretenus par les cadres de cette direction sur les instructions relatives au déroulement des examens et les comportements que les inspecteurs des Enseignements maternel et primaire membres de commission d’examen sont censés avoir dans le cadre de ces examens.
Au total, c’est 1913 candidats dont 890 provenant du département de la Donga et 1023 de l’Atacora qui sont concernés par ces examens au titre de cette année.

Ces pratiques qui discréditent

Les examens professionnels donnaient lieu à toutes sortes de pratiques de corruption qui ont fini par jeter le discrédit sur les inspecteurs. Pour Dieudonné Bangana, chef service des Examens et Concours de la Direction départementale des Enseignements maternel et primaire, les nombreuses plaintes reçues de candidats quant aux rançonnements des membres des commissions d’examens ont tôt fait d’alerter les autorités sur les actes de corruption en cours lors du CEAP et du CAP. « Il y a des enseignants réputés pour leur absentéisme et qui savent qu’ils peuvent compter sur la fraude pour réussir à ces examens et en paient le prix. Ces candidats indélicats et leurs complices ne sont plus appelés à s’illustrer aussi négativement car ils sont passibles de sanctions graves », confie-t-il, tout en admonestant les intermédiaires que sont souvent les directeurs d’écoles. Des libéralités et autres présents sont offerts aux membres des commissions qui pouvaient à l’époque faire jusqu’à trois ou quatre examens par jour. « C’est devenu une tradition. Offrir des cadeaux aux membres des commissions d’examens est systématique », s’offusque-t-il.
Des candidats à l’approche de ces examens épargnent de l’argent ou sollicitent l’aide de leurs parents ou proches et parfois de parents d’élèves pour faire face aux dépenses relatives à ces pratiques.
Si d’aucuns saluent les décisions en cours pour assainir l’organisation des examens professionnels bien d’autres restent dubitatifs, arguant que des subterfuges pourraient relancer autrement ces actes. Certains n’excluent pas que des réceptions soient faites dans des résidences à l’abri des regards indiscrets ou que des enveloppes ne soient glissées aux inspecteurs dans la stricte intimité.
Déjà les instructions données par la Direction des Examens et Concours font état de ce que les jurys d’examen doivent fonctionner en pool afin d’éviter que le président soit le même inspecteur pour tous les candidats de la circonscription scolaire. Aussi rappelle-t-on que chaque jury d’examen est autonome et souverain. Aucune pression d’où qu’elle ne vienne ne doit influencer les décisions d’une commission d’examen et cette dernière se doit d’être impartiale. Par ailleurs, il est retenu qu’un même inspecteur ne peut présider qu’un seul examen du CAP par jour et un examen du CEAP par demi-journée.
Ces examens se dérouleront jusqu’au 22 juillet prochain puis interviendra une pause pour cause de vacances scolaires. Ils reprendront à partir du 15 octobre prochain pour prendre fin à la fin du mois de novembre.
Il est à noter également que cette année, avec le nombre écrasant de candidats, beaucoup d’inspecteurs à la retraite ont été sollicités. ?

Actualités 10 mai 2016


Lutte contre la corruption en période électorale au Bénin: L’OCCG invite au respect de la Constitution et du Code électoral

Suite à la conférence de presse donnée par le président de la Conférence épiscopale du Bénin, Mgr Antoine Ganyé, qui a réaffirmé la neutralité de l’Eglise catholique aux élections, l’Observatoire chrétien catholique de la gouvernance (OCCG) s’est également prononcé sur la situation politico-économique du pays, en dénonçant des faits de corruption électorale. C’était jeudi 17 mars, au Chant d’oiseau à Cotonou.

L’Observatoire chrétien catholique de la gouvernance (OCCG) déplore avec tristesse et désolation l’utilisation massive de l’argent et autres libéralités lors des campagnes électorales des 1er et 2e tours de l’élection présidentielle. Cette préoccupation a été portée à la connaissance des professionnels des médias au cours de la conférence de presse du jeudi 17 mars. L'occasion a également permis de réaffirmer la mission de l’OCCG. Cette mission consiste à entretenir une veille citoyenne, dynamique et chrétienne, sur le respect des droits fondamentaux de l’Homme en vue de garantir la promotion de la dignité de la personne humaine.

Selon le rapporteur de l’Observatoire chrétien catholique de la gouvernance (OCCG), Léandre Loko, le phénomène a atteint son paroxysme ces derniers jours avec des scènes surréalistes observées devant l’entrée principale de la présidence transformée, à l’occasion en « guichet automatique » de distribution d’argent aux femmes, aux conducteurs de taxis motos et aux enseignants. Ce qui n’a jamais été observé au Bénin depuis 56 ans d’indépendance et qui constitue une violation flagrante des dispositions de la Constitution et du Code électoral en ses articles 62, 63,139 et 144, fait-t-il observer.
A cet égard, l’Observatoire recommande au peuple béninois, la vigilance et surtout la retenue. Ceci en appelant, les responsables des institutions de la République au respect de l’article 35 de la Constitution qui dispose : «les citoyens chargés d’une fonction publique ou élus à une fonction politique, ont le devoir de l’accomplir avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l’intérêt et le respect du bien commun ».
Enfin, l’Occg appelle tout le peuple béninois à une prise de conscience individuelle et collective afin de voter selon sa conscience dans la crainte de Dieu. ¦

Actualités 18 mars 2016


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