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Nouvelles

Rodolphe Adjaïgbé sur la protection des données à caractère personnel: « Les citoyens doivent adopter une hygiène numérique »
Les données à caractère personnel non protégées peuvent être utilisées à des fins attentatoires à la sécurité et à la dignité de l’individu. Pour ne pas en arriver là, Rodolphe Adjaïgbé, chargé des Affaires juridiques de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), invite chaque citoyen à adopter une hygiène numérique. A travers cette interview, il explique le phénomène et donne son opinion sur le classement du Bénin dans le dernier rapport «Global cybersecurity index », de l’Union internationale des télécommunications. Que peut-on comprendre par ‘’Données à caractère personnel’’ ? Les données à caractère personnel sont toutes informations qui permettent d’identifier directement ou indirectement une personne physique. Il peut s’agir notamment de son nom, de son prénom, de son numéro de téléphone, de l’immatriculation de sa moto ou de sa voiture, de son relevé d’identité bancaire et autres. C’est autant d’éléments que j’énumère qui ne sont pas limitatifs mais à partir desquels, on reconnait une personne. Pourquoi faut-il protéger les données d’un individu ? Il faut protéger les données parce que déjà, sur le plan législatif, le code du numérique à travers son livre cinquième en a fait une priorité. Ces données sont d’une certaine sensibilité qu’il faut en assurer la protection. Lorsqu’on accède aux données médicales d’une personne physique, on connait banalement ses antécédents de santé. On peut en faire ce que l’on veut alors que la personne a besoin de protection. Cette protection est aussi d’ordre constitutionnel. Nous devons veiller à la protection des données parce que facilement, quelqu’un peut les usurper à des fins de délinquance. C’est pourquoi, le premier protecteur des données, c’est le propriétaire lui-même. Ensuite, il y a l’Autorité de protection des données à caractère personnel qui est la structure administrative indépendante compétente en la matière. Lorsque les données sont usurpées à des fins de délinquance, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) intervient aux côtés de l’Office central de la répression de la cybercriminalité ou de tout enquêteur aux fins de faire l’investigation numérique. Quelles sont les conséquences de la publication des données personnelles sur un individu ? En publiant les données d’un individu, on porte atteinte à sa vie privée. Cela peut engendrer aussi du déshonneur et de l’humiliation sociale pour la personne. Lorsque vos données sont utilisées à des fins attentatoires, vous comprenez que c’est difficile ou presque impossible de les réparer à 100 %. Lorsque vous laissez traîner vos données, un délinquant peut aller spolier vos comptes en banque en un temps record. Il en est de même pour des gens qui ne font pas attention quant à protéger tout ce qui concerne leurs parties intimes ou sous le couvert de quelque amitié ou relation se mettent dans des postures attentatoires aux mœurs et partagent des images ou des vidéos les concernant. Ces derniers ne savent pas dans quelle main cela peut tomber. Voilà pourquoi, il urge que les personnes aient elles-mêmes une hygiène numérique tout en sachant ce qu’il faut publier et où il faut le publier. Même dans les applications que nous utilisons, il y a des conditions générales d’utilisation et des politiques de confidentialité que nous ne prenons pas la peine de lire. Quelles démarches une personne victime peut-elle mener pour obtenir réparation? Lorsque vous êtes victime, la première des choses est d’adresser une plainte régulièrement soit au parquet du ressort de votre domicile, soit à un commissariat de police. Pour ces genres d’infractions relevant de la cyber délinquance, l’unité spécialisée ayant compétence sur tout le territoire national est l’Office central de répression de la cybercriminalité. Vous déposez votre plainte à ce niveau et cette unité de la police chargée de faire les enquêtes sous l’autorité des parquets collabore avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) notamment pour ce qui est de l’investigation numérique. Les autorités compétentes ont une manière de faire les perquisitions et les saisines dans l’espace numérique. Il ne s’agit pas d’un bâtiment, ni d’une valise où il faut aller déposer des scellés. Lorsque je vais sur votre Pc ou votre smartphone et je copie vos éléments à votre insu, je ne les ai pas emportés. Or dans le monde physique classiquement, c’est connu que le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui. Donc matériellement, la chose quitte le patrimoine ou la garde de son propriétaire, ce qui n’est pas le cas dans l’espace numérique. Vous avez toujours vos données qui sont encore sur votre poste mais qui sont parties ailleurs. La manière d’investiguer est toute autre et il faut en avoir l’art. L’Anssi a ses experts et appuie les unités y compris les juridictions aux fins d’établir la vérité des faits pour éclairer la religion des juges quant aux procès et aux condamnations probables des personnes impliquées. Le Bénin fait partie des 55 Etats ayant ratifié la convention de l’Union africaine encore appelée «convention de Malabo» sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel le 27 juin 2014. Mais jusque-là, cette convention n’est pas encore ratifiée. Pourquoi ce retard ? La convention de Malabo est l’accord conclu entre les 55 Etats de l’Union africaine pour définir des principes devant régir la cybersécurité au sein de l’Union africaine d’une part et la protection des données à caractère personnel d’autre part. L’objectif de cette convention est d’harmoniser les cyber- législations au sein des 55 Etats membres de l’Union. Il est prévu que cette convention signée par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine à Malabo entre en vigueur à l’occasion du dépôt du 14e instrument de ratification. Aujourd’hui, on n’en est pas encore à son entrée en vigueur parce que nous sommes à moins de 14 instruments de ratification déposés. Le Bénin est sur la voie et administrativement, le conseil des ministres a déjà rendu la décision portant transmission à l’Assemblée nationale aux fins de ratification de cette convention. Une fois cette convention ratifiée, le Bénin n’aura pas à retoucher sa législation pour faire une quelconque transposition afin de se conformer à cette dernière. Le président Talon a indiqué très clairement la direction s’agissant du numérique et le Bénin doit être un grand pôle numérique en Afrique. De ce fait, le code du numérique dans toutes ses dispositions cybernétiques relatives à la protection des données à caractère personnel est rédigé à l’aune de cette convention. Cette ratification viendra comme une régularisation par le Bénin. Le Bénin a aussi connu récemment une percée dans le rapport « Global cybersesurity index » de l’Union internationale des télécommunications. Il est classé 56e sur 194 pays au niveau mondial et 6e sur le plan continental. Quelle est votre appréciation ? C’est l’effort conjugué des acteurs de l’écosystème. C’est le lieu de remercier le chef de l’Etat pour cette vision et la direction donnée. S’il n’y a pas la vision et l’accompagnement politique, on n’en serait pas là. En termes de législation, le Bénin qui était jadis dernier aux plans sous-régional et africain est désormais parmi les premiers. En termes d’institution, le Bénin a l’un des meilleurs niveaux. Ensuite, il y a les statistiques, les actions qui sont menées pour sécuriser le cyberespace béninois. Ces statistiques sont très probantes, ce qui a permis d’observer un recul ostentatoire de la cyber délinquance dans le pays. Ça nous a fait gagner beaucoup de points dans la mesure où le Bénin est aujourd’hui 6e en Afrique. Un élément fondamental nous attend pour qu’on gagne deux ou trois rangs encore, c’est la ratification de la convention de Malabo. Il suffira pour le Bénin de ratifier cette convention et de déposer les instruments de ratification à la Commission de l’Union africaine et vous verrez qu’au prochain classement, le Bénin sera encore propulsé. Actualités 11 août 2021


Opérations de recettes, de trésorerie et du patrimoine de l’Etat: La nomenclature des pièces justificatives en validation
Le Bénin dispose depuis peu d’un projet de nomenclature des pièces justificatives des opérations de recettes, de trésorerie et du patrimoine de l’Etat. Cet important document indispensable à la conduite et la poursuite des réformes en cours au niveau des finances publiques était au coeur d’un atelier de validation, mardi 10 août à Cotonou. Une initiative qui bénéficie du soutien du Projet d’appui à la gestion des investissements publics et à la gouvernance (Pagipg). Le Bénin est en passe de combler un grand vide en matière de justification des opérations de recettes, de trésorerie et du patrimoine de l’Etat. C’est à travers la validation du projet de nomenclature des pièces justificatives en la matière au cours d’un atelier ce mardi à Cotonou. Depuis l’indépendance du Bénin, chacun des acteurs chargés de recouvrer les recettes de l’Etat accompagnait ces opérations des pièces justificatives qu’il juge nécessaires même si la nature de l’impôt est la même. Il est donc apparu nécessaire de disposer d’un document pouvant répertorier désormais les pièces justificatives à l’appui des opérations de recettes, de trésorerie et du patrimoine. Mieux, avec le développement du Système d’information de gestion des finances publiques (Sigfip) et le basculement imminent de la gestion budgétaire en mode programme, il est impérieux de conforter l’arsenal juridique en élaborant une nomenclature des pièces justificatives des opérations de recettes, de trésorerie et du patrimoine tel que le prescrit l’article 91 du décret 2014-571 du 7 octobre 2014 portant règlement sur la comptabilité publique. « Il est apparu nécessaire de disposer d’un document pouvant répertorier désormais les pièces justificatives à l’appui des opérations de recettes, de trésorerie et du patrimoine de l’Etat en vue de basculer en comptabilité d’exercice à partir du 1er janvier 2022 », explique à cet effet, Oumara Karimou Assouma, directeur général du Trésor et de la comptabilité publique. Cette rencontre s’inscrit dans une logique de mieux affiner le projet proposé par les cadres avertis lors des travaux techniques d’élaboration du document, appuie Waliou Laye Libanio, directeur de la Réglementation. Celui-ci rappelle aussi que ce document permettra à l’Etat en général et au ministère chargé de l’Economie en particulier de combler le vide observé jusque-là. Avec la promulgation de la loi N° 2013-14 du 27 septembre 2013 portant loi organique relative aux lois de finances, le Bénin s’est engagé dans un vaste chantier de réformes budgétaires et comptables qui ont pour objectif le renforcement de la bonne gouvernance et la consécration de la transparence dans la gestion des deniers publics. Recherche de la performance L’innovation principale introduite par ces réformes est le passage d’une logique de moyens à une logique de résultats. La mise en place d’une nouvelle comptabilité inspirée de celle des entreprises vise à garantir la transparence de la situation financière de l’Etat et à favoriser la recherche de la performance. Cet atelier qui consacre la validation du projet de nomenclature des pièces justificatives des opérations, de recettes, de trésorerie et du patrimoine de l’Etat est le moment idéal pour parvenir à des conclusions dont les enjeux sont déterminants pour notre pays, soutient, pour sa part, Alphonse Akpamou, coordonnateur national du Pagipg. « Si nous arrivons à réussir cet exercice, cela placerait notre pays au niveau des standards internationaux, et ça permettrait à notre pays de répondre aux instructions ou aux recommandations de l’Uemoa », note-t-il. Selon lui, le projet de nomenclature élaboré vise à combler un vide important. C’est pourquoi, il exhorte les participants à s’illustrer par des observations et recommandations de grande facture, aux fins d’améliorer le projet de nomenclature. Un projet qui, rappelle-t-il, est un facteur d’intensification et d’amélioration de la coopération avec l’ensemble des partenaires techniques et financiers. Actualités 11 août 2021


« Où en sommes-nous ? »
Au début des années 60, c’était sous ce titre qu’un jeune secrétaire d’Etat à l’Information du premier gouvernement du président Hubert Koutoukou Maga, un certain Professeur Albert Tévoédjrè aujourd’hui disparu, publiait sa rubrique mensuelle ou hebdomadaire dans laquelle il rendait momentanément compte de la situation sociopolitique de notre pays le Dahomey aujourd’hui Bénin. En reprenant donc ce titre, la présente réflexion, sans prétention aucune ni forfanterie, ni ambition démesurée, voudrait tout simplement essayer de « tresser la nouvelle corde au bout de l’ancienne » que cet aîné avait tressée ! Ainsi donc depuis le 23 mai 2021, jour de la Pentecôte pour le peuple chrétien, les lampions se sont éteints, et les tam-tams se sont tus sur l’ élection présidentielle dans notre pays. Et avec sa prestation de serment, le président réélu par le peuple souverain a officiellement entamé son second mandat de cinq ans qui, en principe, court du 23 mai 2021 au 22 mai 2026 inclus. Depuis le 1er août 1960, date de son accession à la souveraineté internationale, notre pays et son peuple militant dans leur quête pour des lendemains qui chantent ont connu plusieurs soubresauts. Ainsi, il faut distinguer la période de 1960 à 1972. Au cours de cette période, notre pays a enregistré dans son histoire environ une demi-douzaine de coups d’Etat militaires, et était qualifié « d’enfant malade de l’Afrique » ! Puis, il y eut la période de 1972 à 1989 qualifiée de période «Révolutionnaire » où un régime militaro-marxiste dirigea le pays. Enfin, de 1990, année de l’inoubliable « Conférence nationale souveraine » à nos jours, période que nous avons tous baptisée période démocratique, le peuple béninois n’a jamais baissé les bras. Mais il n’avait pas encore réalisé son destin. Ainsi, le pays était victime de la corruption, et à la merci des hommes politiques de tous poils et de tout pelage, foncièrement très cupides. C’est là où nous en étions lorsqu’en 2016 un brave fils du pays sorti de nulle part, dont le courage n’a d’égal à l’intérieur que celui de Bio Guerra, de Kaba et de Béhanzin et à l’extérieur celui de Nelson Mandela, d’ Abraham Lincoln, de l’empereur Japonais Meiji, ou du leader Chinois Deng Xiao Ping, après avoir mûrement réfléchi, agissant tel un coach sportif qui a longtemps observé un match de football, a fini par en saisir tous les contours et décida d’intervenir pour sauver le peuple victime. C’est ainsi que Patrice Athanase Guillaume Talon se présenta au suffrage du peuple en 2016 avec comme leitmotiv deux groupes de mots à savoir la rupture et le nouveau départ. Il lui a fallu d’abord convaincre le peuple que cette rupture et ce nouveau départ n’ont rien de commun avec ce qui s’est passé dans notre pays depuis 1960, car ce pays-là dans sa longue expérience en a vu plus d’un ! Aujourd’hui, le peuple a compris que Talon était celui qu’il attendait ! Une chance pour lui. Il dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit, ce qu’il promet ! Désormais et enfin, notre pays a un président et un vrai. En cinq années, il a réformé de fond en comble le pays ! Depuis son infrastructure jusqu’à sa superstructure sans oublier son administration. Mais avant toute chose, lui et ses collaborateurs s’étaient dotés d’une boussole, car rappelons-nous, « qui veut aller loin ménage sa monture ! » Et ce fut la rédaction du (Pag) comme Programme d’action du gouvernement ; (Pag) comme Patrice Athanase Guillaume. Ce n’est pas le fruit du hasard ! C’est tout simplement que le président Talon a le Pag dans son Adn ! Il a transformé notre pays en cinq années du tout au tout dans tous les secteurs de la vie nationale et a rendu les Béninois fiers d’être de ce pays. Et grâce au Pag, le Bénin est en train de rattraper son retard sur les autres Etats de la sous-région !!! Mais alors, il y a une pierre où les choses ont achoppé ! Comme chacun sait, les réformes politiques sont difficilement acceptées en Afrique. De quoi s’agit-il ? Depuis 1990, et l’avènement de la démocratie dans notre pays, les partis politiques ont éclos de toutes parts à telle enseigne que les médias ont parlé à juste titre de clubs électoraux qui naissent à l’approche des élections et qui disparaissent telle la neige au soleil dès que les élections sont passées. Certains partis avaient même comme nom les initiales de leur « président-fondateur»! C’était une honte pour notre pays et pour notre démocratie. Le Bénin en est arrivé à compter jusqu’à près de trois cents partis politiques ! Un journal avait alors dénoncé la « pléthore de partis, maladie infantile de la démocratie ». Et ça, tous les hommes politiques de ce pays le savaient et se tenaient pourtant coi !!! Mais, le président Talon, oui encore lui, a alors décidé de «faire quelque chose » pour mettre un terme à cet état de choses qui n’honorait personne. Ce « quelque chose» a débouché sur la naissance de l’Union progressiste (Up) et le Bloc républicain (Br) en fin d’année 2019 ! Et pour l’observateur averti ou non, il est surpris et heureusement étonné de retrouver dans un même parti politique, les honorables, Ange-Marie Bruno Amoussou, ancien président fondateur du parti Social démocrate (Psd), Antoine Kolawolé Idji du Madep, Pascal Irené Koupaki, Mathurin Coffi Nago, etc. Tous membres de différents partis politiques importants sur l’échiquier national qui se sont « sabordés » pour que ça marche et pour la paix. De la même façon, le Bloc républicain regroupe en son sein, Abdoulaye Bio Tchané, le général Robert Gbian et Jean Michel Abimbola avant sa démission. Qui l’eût cru ? Il n’y a pas si longtemps que cela. C’est vrai, il n’y a là rien de définitif, ni rien de bien solide, dira-t-on, mais c’est déjà quelque chose de fait. C’est encourageant et à encourager. Et là encore, c’est bien sûr l’œuvre de qui vous savez, c’est-à-dire du président Talon. Prions donc que cette tendance devienne irréversible et que les autres partis politiques acceptent de se regrouper eux aussi. Du coup, à la veille de l’élection présidentielle du 11 avril 2021, notre pays s’est retrouvé avec environ une dizaine de partis politiques au lieu de trois cents (300). Le « quelque chose » que le président Talon avait proposé se trouvait au « milieu du gué» comme un navire en croisière lorsque l’échéance de l’ élection présidentielle était arrivée. Là aussi, le président n’a pas hésité à prendre ses responsabilités pour que cette élection, malgré la loi, soit la plus inclusive possible. En effet, entre autres, la loi fait obligation aux candidats à cette élection d’être parrainés par des députés à l’Assemblée nationale et/ ou des maires de nos communes. Les engagements pris en ce moment-là par le président Talon à cause surtout de la configuration actuelle de l’Assemblée nationale et des mairies devraient permettre à quelques partis de l’opposition de présenter des candidats à ladite élection. Mais certains candidats desdits partis avaient tout simplement décliné les offres de parrainage des députés et des maires sous prétexte que ceux-ci n’émanaient pas de leurs formations politiques. Ce sont des citoyens béninois et c’est leur droit de décliner l’offre. Mais alors, il fallait en assumer les conséquences. Le refus d’assumer les conséquences de leurs actes aura été la base des troubles sociaux enregistrés dans notre pays au cours de la dernière élection présidentielle, car l’Etat béninois ne pouvait pas modifier les lois votées par nos honorables députés pour satisfaire les desiderata des candidats de l’opposition. C’était à eux de se conformer à la loi et force doit rester à la loi. Le résultat est que les candidatures à la présidentielle de ces opposants avaient été rejetées par la Cena comme non-conformes aux exigences de la loi en vigueur. Comme quoi « dura lex, sed lex ! » La loi est dure, mais c’est la loi ! Il s’en est suivi des protestations actives de ces candidats qui ont débouché sur des troubles sociaux et des arrestations subséquentes. L’opposition n’a pas certainement, à cause de son jeune âge, saisi le sens de cette concession faite au nom de la paix. La justice béninoise est à l’œuvre à cet effet et n’a pas encore achevé de jouer sa partition dans ces dossiers. Quelles que soient les conclusions auxquelles aboutiront les travaux de notre justice, mes certitudes d’incertitudes me disent que le chef de l’Etat ayant le dernier mot dans toute cette histoire, interviendra en père de la nation pour la paix dans notre pays. La condition sine qua non est que l’opposition joue le jeu et entre dans l’obéissance aux lois de la République. Où en sommes-nous ? Le Pag poursuit son exécution mais il va falloir que les Béninois apprennent à décrypter le langage de leur président, car il fait ce qu’il dit. En effet, au lendemain de sa brillante réélection, le chef de l’Etat devant les hommes politiques venus le congratuler en son domicile disait, notamment parlant de ses collaborateurs, je cite : « Ceux qui étaient là et sont là seront encore toujours là !... ». Tout avait alors été dit. Mais alors, on comprend difficilement l’étonnement des Béninois devant la reconduction des membres du gouvernement à leurs postes de ministres sauf trois (03) qui ne répondaient pas à l’appel pour avoir été appelés à d’autres fonctions. Par exemple, lorsqu’il affirme que le train du Bénin est en marche et ne s’arrêtera plus, c’est qu’il a déjà prévu la relève politique ! En Chine, Deng Xiao Ping n’est plus mais ceux qui dirigent le pays aujourd’hui sont ses disciples. Le président a promis de s’intéresser, au cours de ce nouveau mandat, à sa jeunesse, à la jeunesse de son pays et de faire beaucoup plus de social. Je puis hic et nunc vous en garantir la réalité, car ne l’oublions pas, « il fait ce qu’il dit. » C’est peut-être ici le moment et le lieu de demander aux « usines de formateurs de chômeurs » qu’il est temps et grand temps, de redonner de nouvelles orientations aux formations dispensées à nos enfants dans leurs universités et autres écoles privées. Car pour les écoles et universités publiques, le gouvernement s’en chargera certainement. Nous voulons que nos enfants apprennent à « lier le bois au bois », comme le jeune docteur en pharmacie et grand ébéniste à la fois auquel le président Talon a accordé une audience au cours du mois de juin 2021. Pour ce qui me concerne, déjà en 1982 à Paris, j’avais fait la rencontre d’un Français spécialiste de la formation des jeunes et qui aimait l’Afrique, pour ne pas le citer il s’appelait monsieur Guillou. Au cours de nos échanges, il m’avait dit en substance : «la plupart des jeunes Africains que je reçois ici dans mon bureau, et Dieu sait que j’en reçois, me disent que ici en France, ils font des études de gestion ! Pour aller gérer quoi ? Alors que dans les grandes villes africaines où je suis allé plus d’une fois, il n’y a nulle part personne pour fabriquer des lunettes. » Où en sommes-nous ! En janvier 2022, le Cameroun organisera la prochaine Coupe d’Afrique des nations (Can). Mais hélas ! le Bénin n’y prendra pas part pour avoir été éliminé par la Sierra Leone. Ainsi, dans la poule où nous étions censés émerger, le premier qualifié est le Nigeria, le deuxième est la Sierra Leone, et le Bénin n’occupe que la troisième place, synonyme d’élimination. La pratique dans le domaine du sport de haut niveau et de façon spécifique dans le football voudrait que, dès que cela ne marche pas pour l’équipe, le sélectionneur soit « sauté tel un fusible » et remplacé. Je pense, dans cette situation présente, que le Bénin a bien fait de garder Monsieur Dussuyer jusqu’à la fin de l’année tout au moins en vue de la préparation de notre « onze national » pour les éliminatoires de la Coupe du monde ! En effet, notre équipe est bonne. Mais elle doit s’améliorer sur la base de toutes ses expériences acquises pour être classée parmi les meilleures d’Afrique. De quoi s’agit-il ? Notre « onze national », les « Ecureuils », est doté d’une bonne défense mais aujourd’hui, il n’a pas d’attaque et le résultat, c’est qu’il ne marque pas de but pendant que tout le match pèse sur la défense. Et malgré la qualité du gardien, l’équipe finit par perdre ses matches. Pour l’instant, « les Ecureuils » disposent de trois éléments dans leur attaque : Michael Poté, il est vieillissant et fait ce qu’il peut. Jodel Dossou est jeune et en devenir pour le moment, il doit progresser. Mounier, le seul vrai attaquant valable pour le moment, se retrouve souvent seul dans le camp adverse où il peut alors faire peu de chose, dans tous les cas pas scorer ! Mais la rupture et le nouveau départ ne sont pas en manque d’imaginations pour trouver une solution au problème qui se pose. On est en train de ressusciter le championnat scolaire qui constituait le vivier d’où émergeaient les éléments qui constituaient notre équipe nationale. L’espoir est donc permis ! Où sommes-nous ? Le peuple béninois est au travail. Cotonou, le 27 juin 2021 Par Albert KIKI Ministre Plénipotentiaire à la retraite Société 11 août 2021


Marathon de Porto-Novo: 39 athlètes et deux clubs de sport primés
La quatrième édition du «Marathon Be the Best » de Porto-Novo a eu lieu, dimanche 8 août dernier, avec à l’arrivée, le sacre de 39 athlètes et de deux clubs de sport. Ces lauréats ont été tous primés à la faveur d’une cérémonie qui s’est déroulée sur le site du village du Marathon à la Place Bayol en présence des officiels. L’édition 2021 du « Marathon Be The Best de Porto-Novo» a désormais vécu. Les organisateurs ont relevé le pari de la tenue de l’évènement dimanche 8 août dernier, dans la ville capitale. Des centaines d’athlètes toutes catégories confondues étaient sur la ligne de départ devant l’hôtel de ville de Porto-Novo. La compétition portait sur: le marathon de 42, 195 km, le semi-marathon de 21,100 km, la marche de 10 km et la course de 10 km. En dehors des Béninois, il y avait aussi des athlètes d’autres pays, notamment de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Cameroun et de la Martinique. Les cinq premiers de chaque catégorie ont été gratifiés de lots en nature et d’enveloppes financières allant de 10 à 500 mille F Cfa offerts par les sponsors et partenaires. Bentille Djérikou (2 h 51min 50 s); Colette Ayadé (1 h 26 min 35 s); Diane Gonçalves (1 h 16 min10 s) et Douwé Koto (39 min 45 s) ont été les premières au niveau des femmes respectivement pour les catégories du Marathon de 42,195 km; du Semi-marathon 21,100 km ; de la Marche de 10 km et de la Course de 10 km. Tandis qu’au niveau des hommes, dans le même ordre, les têtes d’affiches sont respectivement Raja Lagblé (2 h 32 min 20 s); Babatoundé Bello (1 h 20 min 20 s); Augustin Agogo et Sylvain Azonhin (33 min13 s). Ils ont reçu chacun une médaille d’or en plus des autres lots. Des médailles d’argent et de bronze ont été remises aux 2e et 3e lauréats. Les 4e et 5e ont été gratifiés de lots de consolation. Deux clubs de sport ont été aussi récompensés. Le président du conseil d’administration de l’Ong Be The Best, Ninon Ahoudjinou, s’est réjoui de la réussite de l’évènement. Il a rappelé l’objectif de l’initiative qui est de permettre non seulement à Porto-Novo de disposer de son Marathon comme c’est le cas dans toutes les capitales au monde pour agrémenter la célébration de la fête de l’indépendance dans la ville mais aussi faire découvrir la ville dans tous ses aspects notamment culturels, cultuels et touristiques. C’est pourquoi, l’édition de cette année a été meublée par l’organisation du Village du Marathon qui s’est déroulé du 1er au samedi 7 août dernier à la Place Bayol. Le président de la Fédération béninoise d’Athlétisme, Vierin Dégon, a félicité l’Ong « Be the Best » pour son initiative chaque année. Il se réjouit de constater qu’à chaque édition du Marathon, il y a toujours un plus dans l’organisation. La grande amélioration cette année est le circuit du marathon qui a été bien tracé, mieux que les éditions antérieures. Viérin Dégon rassure que ce marathon est déjà inscrit en lettres d’or dans l’agenda de sa fédération qui ne ménagera aucun effort pour apporter chaque fois son expertise technique. Jocelyne Zinsou, représentant le ministre chargé de l’Energie, Jean-Claude Houssou, parrain de l’édition, loue aussi l’organisation de ce marathon qui permet de réunir la jeunesse de Porto-Novo, du Bénin et d’ailleurs autour du sport. Sports 10 août 2021


Parlements: La Covid-19 a accéléré leur modernisation
Pour faire suite à la Conférence mondiale de l'Union Inter parlementaire du mois de juin 2021, la nouvelle édition du Rapport mondial sur le parlement numérique révèle le rôle de catalyseur joué par la pandémie de Covid-19. Un grand nombre de parlements se modernisent en adoptant les nouvelles technologies qui permettent de se rapprocher des citoyens qu'ils représentent. Publié par le Centre de l'Union Inter parlementaire (Uip) pour l'innovation au parlement, le nouveau rapport présente le résultat d'une enquête menée entre 2018 et 2020 auprès de 116 chambres parlementaires dans 91 pays et de groupes de discussion ayant rassemblé 49 parlements. Ce document fait suite à la Conférence mondiale 2021 de l'Uip sur l'e-parlement, tenue virtuellement durant 3 jours au mois de juin. Plus de 650 parlementaires et membres du personnel parlementaire du monde entier se sont connectés pour échanger leurs bonnes pratiques et débattre des enseignements tirés de la pandémie. Ce format a rencontré un grand succès auprès des participants, qui ont été 95 % à le considérer comme une réussite, 57 % comme une grande réussite et plus de 90 % à estimer qu'ils aimeraient poursuivre la discussion dans le cadre de conférences futures. Le Secrétaire général de l'Uip, Martin Chungong, a déclaré : "La pandémie a fait vaciller les idéaux et les pratiques démocratiques, qui ont de nouveau donné la preuve de leur extraordinaire résilience. Les parlements ont dû s'adapter à une situation évoluant rapidement, ne serait-ce que pour continuer à fonctionner. La nouvelle édition du Rapport mondial de l'Uip sur l'e-parlement, qui détaille l'expérience vécue par l'ensemble des parlements ces dernières années, contient non seulement des dizaines d'études de cas illustrant la façon dont les parlements se sont adaptés, mais aussi comment ils se sont transformés pour être mieux en mesure de servir les citoyens. Qu'est-ce qu'un parlement numérique ? La définition d'un e-parlement a beaucoup évolué depuis le premier rapport de l'Uip, en 2008. Aujourd’hui cela n’inclut pas seulement la technologie mais aussi la gouvernance, la transformation et l'efficacité. Ces éléments incarnent les valeurs de la collaboration, de l'inclusion, de la participation et de l'ouverture au peuple. Covid-19 : un catalyseur Plus d'une année après le début de la pandémie, le document met en évidence la radicale transformation culturelle par laquelle sont passés les parlements, contraints d'innover et de trouver des solutions nouvelles pour continuer à fonctionner. Les parlements du Brésil, de l'Espagne et du Chili ont, par exemple, été parmi les premiers à adopter les outils numériques dès le début de la pandémie pour organiser des réunions à distance. Le dernier Rapport mondial sur le parlement numérique révèle que 10 % des parlements font appel à l'Intelligence Artificielle (Ia) sous une forme ou une autre. Fin 2020, 65 % des parlements consultés avaient organisé des réunions de commission en ligne ou hybrides et, 33 % une plénière en ligne ou hybride. Les règlements et procédures parlementaires ont dû être amendés pour permettre le télétravail, l'adoption de formules de travail plus souples, ainsi que le vote à distance. Entre 2018 et 2020, le recours aux visioconférences a connu une hausse spectaculaire de 72 %. Renforcement du lien avec les citoyens Les outils numériques sont désormais mieux acceptés par les parlements car ils leur permettent de se rapprocher des citoyens. Le travail à distance se révèle aussi propice à la participation du public. Entre 2018 et 2020, 81 % des parlements ont été concernés par cette hausse. Les réseaux sociaux sont aujourd'hui utilisés par 76 % des parlements et 56 % des parlementaires. L'utilisation par les parlementaires d'applications de messagerie instantanée pour dialoguer avec les électeurs continue également à se développer, passant de 14 % en 2016 à 39 % en 2020. Lorsqu'il a été demandé aux parlementaires quels étaient les deux objectifs majeurs qu'ils poursuivaient en recourant à des outils numériques, ils ont cité la volonté d'informer les électeurs des questions politiques et des lois à l'étude (70 %) et le souhait que le peuple participe plus directement au processus politique (69 %). Encouragement à la modernisation Le rapport de l'Uip contient également un certain nombre de recommandations visant à inciter les parlements à poursuivre la modernisation de leurs activités de base. Parmi ces recommandations figurent la nécessité d'amender en permanence la réglementation afin de réussir à fonctionner avec fluidité et d'assurer la continuité de la participation des parlementaires et du public, tout particulièrement dans les commissions, la consolidation de formules de travail souples pour le personnel et les parlementaires, ainsi que la promotion de la collaboration interparlementaire dans le but d'accélérer l'innovation et de développer le soutien mutuel entre les parlements. par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse). Actualités 10 août 2021


Lutte contre la pollution par les sachets plastiques: Tanguiéta, la ville touristique se libère de ses déchets
Tanguiéta est une ville du nord-ouest du Bénin de 74 675 habitants, selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2013. Cette commune du département de l’Atacora de 5 465 m2 sort progressivement de son état de pollution due à la prolifération des déchets solides ménagers qui accueillent tout visiteur. « Quand vous venez à Tanguiéta, ce sont les dépotoirs sauvages qui vous accueillent. Vous allez constater partout des dépotoirs sauvages, des tas d’ordures… Mais aujourd’hui, il y a une main qui travaille pour assainir la ville », affirme Midana Parfait N’Sera, membre de l’Association communale d’hygiène et d’assainissement (Acha) créée depuis 2017 et basée à Tanguiéta, grâce à l’appui d’Enabel à travers le projet Appui multisectoriel pour la sécurité nutritionnelle et alimentaire dans l'Atacora (Amsana). « D’abord, les dépotoirs sauvages n’existent plus et si vous prenez les artères principales, il n’y a plus de prolifération de sachets. La ville de Tanguiéta est véritablement assainie », poursuit-il. La commune de Tanguiéta doit son état actuel de ville propre aux membres de l’Acha qui, selon divers témoignages, se sont pliés en quatre pour libérer la ville de ses polluants qui ne manquent pas d’impact sur la santé de ses citoyens. C’est l’autre conséquence immédiate de ces cas de pollution avec à la clé l’insalubrité et ses corollaires de prolifération des maladies diarrhéiques que l’association combat à travers la collecte des déchets solides ménagers et leur transformation. Dans ce cadre, précise Parfait N’Sera, il y a plusieurs sous-produits qui se dégagent de ce processus de transformation. Entre autres, les matières organiques tirées des déchets solides ménagers, de l’impluvium et autres cendriers issus des sachets plastiques transformés. Ces déchets dégagés de la ville comportent aussi des produits solides qui ne peuvent pas être utilisés tels que les tessons de bouteille, les boîtes, les piles… Ces objets sont déchargés au niveau du site terminal et enfouis parce qu’ils nuisent à l’environnement. « Pour ce qui est des sachets plastiques, ils sont fondus et transformés en impluvium qui sert à conserver dans l’agriculture beaucoup d’eau. Ils permettent d’éviter le gaspillage d’eau et la prolifération des herbes. Déposés dans le jardin, ils permettent d’utiliser moins d’eau et vous avez moins d’herbes», explique Parfait N’Sera. La matière organique vient enrichir les sols. Des champs expérimentaux à l’initiative de l’Acha prouvent qu’à travers les déchets solides ménagers, on peut trouver de la matière organique pouvant servir dans l’agriculture sans aucun impact négatif, selon les témoignages. Une contribution substantielle qui a révolutionné les actions de l’Acha qui progressivement réussit à satisfaire les demandes des populations de Tanguiéta. Selon Bouraïma Naguim, conducteur de taxi sur l’axe Natitingou-Tanguiéta, un effort a été fait dans l’assainissement de la ville qui abrite des touristes. « Avant l’avènement de l’association, le nombre de personnes dépistées positives de la fièvre typhoïde était énorme. Cette maladie y sévissait sérieusement. Avec l’avènement de la gestion déléguée du parc Pendjari, les touristes devant passer forcément par Tanguiéta pour rallier le parc sont en contact direct avec ces déchets. Ce qui ne permet pas d’attirer beaucoup de touristes qui pourraient être allergiques aux saletés et cela ne donne pas non plus une bonne impression pour la première ville qui les accueille», estime Parfait N’Sera. Tri des déchets, destruction des dépotoirs sauvages Au moyen de trois tricycles qui collectent systématiquement les ordures au niveau des ménages, l’association s’est donné en plus pour tâche la destruction des dépotoirs sauvages. Et suivant un message radio du préfet du département de l’Atacora, les points noirs de la ville ont été détruits. «Le préfet a instruit le maire aux fins de détruire le dépotoir situé derrière l’école maternelle où il y avait assez d’ordures et vu que c’est un centre social abritant les enfants, la contamination serait beaucoup plus facile. L’autorité préfectorale a interdit d’y jeter les ordures et ordonné d’assainir le site», indique Parfait N’Sera. «Après toutes ces activités, nous avons constaté que pour le tri de ces ordures, il faut de la main-d’œuvre. Nous avons trois sites intermédiaires dans trois quartiers. Ces trois sites ont été remplis simplement parce que nous n’arrivons pas à transformer automatiquement. Ce qui nous a amenés à recruter vingt femmes communément appelées femmes balayeuses rémunérées à 1000 F par jour, appuyées par d’autres femmes volontaires intéressées par le tri des déchets solides ménagers. Ces femmes viennent au niveau des sites et procèdent au tri pour dégager les différentes composantes à savoir matières organiques, sachets plastiques et autres objets durs…», explique le membre de l’Acha qui expose ainsi le mécanisme ayant permis d’assainir la ville de Tanguiéta. Un processus auquel la population s’était opposée au départ. Elle était hostile, dit-il, au ramassage des ordures parce que n’ayant pas compris les enjeux liés à l’assainissement de cette ville vitrine du tourisme. Ces activités sont si bénéfiques qu’aujourd’hui elle-même se réfère à l’association pour demander ses prestations. Action durable La ville de Tanguiéta ayant pris la mesure de l’assainissement, appuie le groupement qui investit ses propres ressources pour pouvoir maintenir le cap, depuis l’arrivée à terme du projet Appui multisectoriel pour la sécurité nutritionnelle et alimentaire dans l'Atacora (Amsana). Ce groupement travaille à rendre pérennes les activités. Mais sans financement, il travaille sur son plan d’affaires dans le but de couvrir les charges à la longue. L’appui des partenaires en matériel, surtout les tricycles de grande capacité pour pouvoir tenir face à la sollicitation des services, est souhaité. L’autre casse-tête est lié aux différents sites de transfert des déchets qui sont soit le domaine de la mairie à valoriser, soit des rues qui doivent être aménagées. L’Acha a, à ce titre, un contrat de délégation avec la mairie et sur cette base elle doit évaluer ses prestations. « La mairie nous appuie à travers une subvention annuelle qui n’est pas à la hauteur de ce que nous attendons, mais qui, je pense, pourrait être améliorée dans le temps », espère Parfait N’Sera. « La communauté a compris elle-même que l’assainissement s’impose à elle. Elle veut vivre dans un cadre décent pour réduire les risques de maladies. C’est pourquoi nous demandons à la mairie d’apporter une subvention assez conséquente. Au niveau central, je pense que l’État a compris et si on prend le cas de Cotonou, l’État est en train de mettre de grands moyens pour véritablement lutter contre l’insalubrité et la pollution environnementale. C’est dans ce même schéma que nous nous inscrivons et demandons à l’État de nous appuyer pour que la ville vitrine du tourisme au Bénin soit bien assainie », plaide Parfait N’Sera. « C’est vraiment important que la ville touristique présente une propreté exceptionnelle, pour que les touristes puissent être attirés par notre potentiel et aussi par la propreté dans laquelle ils doivent vivre. Ils ne seront pas contents de vivre dans un cadre insalubre de peur de contracter des maladies… », lance-t-il. Il y a lieu de multiplier le nombre de poubelles installées au niveau des artères et carrefours de la commune pour plus d’efficacité dans la lutte anti-pollution à Tanguiéta.   Environnement 10 août 2021


Assises de la Cafrim à Cotonou: D’importants projets discutés pour l’essor de la musique africaine
La Confédération africaine de musique (Cafrim) vient de terminer à Cotonou la première session de son comité exécutif. Principal sujet débattu par les experts venus de plusieurs pays africains, des projets pour l’essor de la musique africaine. La Confédération africaine de musique (Cafrim) a vu le jour il y a quelques années au Niger pour entre autres objectifs, promouvoir et améliorer la musique, la diffusion en Afrique en tenant compte de son impact universel éducatif, culturel, ludique et humanitaire, et ce, en mettant en œuvre des programmes de jeunesse et de développement. Elle se propose aussi de gérer la musique sous toutes ses formes par l’adoption de toutes les mesures qui s’avèrent nécessaires ou recommandables. Elle a à sa tête le Béninois Mathieu Vitoffodji. C’est d’ailleurs lui qui a accueilli il y a quelques jours à Cotonou, ses pairs pour une rencontre d’importance majeure, à savoir la première session du comité exécutif. Des délégués venus de plusieurs pays ont pris part aux travaux dont la finalité est de définir une nouvelle charpente pour la visibilité de la musique africaine. Tous spécialistes de la chose, les experts présents en terre béninoise ont défini de nombreuses actions pour «le bien de la musique africaine». Les assises se sont par ailleurs penchées sur « des projets pour le futur et dans l’intérêt supérieur de la musique africaine ». Au cours des travaux, les participants ont mené des échanges visant le développement de la structure et son extension à plusieurs autres pays, condition indispensable pour se mettre davantage au service de la musique du continent et de ceux qui travaillent à relever son niveau et à la révéler davantage. La Cafrim promet non seulement soutien et accompagnement à ces acteurs, mais elle compte également appuyer les initiatives visant à faire de la musique africaine, la chose la mieux appréciée aux quatre coins du monde. Plusieurs projets seront initiés à cet effet. D’autres assises de l’organisation sont à venir et vont se pencher sur les grandes actions prévues. Ce qui est certain, rassurent les responsables de l’organisation, il s’agit de « projets à impacts que le comité mettra en œuvre dans les tout prochains jours pour le bien de la musique africaine». C’est à cette même occasion que sera révélé le domaine qui abritera à Cotonou le siège de la Cafrim. Culture 10 août 2021


Alain Orounla à propos de la libération des espaces publics: « II s’agit d’une opération de lutte contre la recolonisation… »
La Police républicaine est en guerre contre l’occupation des espaces publics. A cette fin, elle a déclenché il y a quelques jours, une opération musclée sur l’ensemble du territoire national. Dans le département du Littoral où l’opération se déroule aussi, le préfet Alain Orounla revient sur les tenants et les aboutissants. La Nation : La police républicaine a enclenché une opération de déguerpissement des occupants illégaux des espaces publics. Pourquoi cette nouvelle opération ? Alain Orounla : II ne s’agit pas d’une opération de déguerpissement mais d’une opération de lutte contre la recolonisation de l’espace public. Des mesures sont prises pour la libération de ce qui doit rester libre pour que les populations puissent aller et venir. Cette lutte est devenue d’autant plus impérieuse, parce que des centaines de milliards de francs Cfa ont été consacrés à l’asphaltage de nos rues, qui ne peuvent continuer de subir les habitudes, l’incivisme que nous avons par négligence toléré par le passé. Il n’y a pas de raison de rappeler à l’ordre des gens qui ont été suffisamment informés de ce qu’il fallait. Qu’ils prennent le soin de libérer cet espace avant que les forces de police, de sécurité ne soient appelées à intervenir pour rappeler à cette obligation. Il faut dire que les ambitions des commerçants sont en contradiction avec la nécessité de laisser les trottoirs libres pour que les usagers, les citoyens puissent circuler sans entrer en compétition avec les véhicules sur la chaussée. Les commerces se font soit dans les boutiques, soit au marché et le gouvernement en construit suffisamment pour que tous les usagers puissent en bénéficier. Les gens qui étalent les marchandises se mettent eux-mêmes en danger. Même si nous avons les meilleurs conducteurs dans notre département, ce qui est loin d’être le cas, les dérapages ne sont pas inévitables et c’est la puissance publique qui endosserait la responsabilité. On est dans une politique d’aménagement du territoire, qui exige que nous soyons disciplinés et les Béninois savent être disciplinés. Je vous ai parlé à l’entame de lutte contre la recolonisation, ça veut dire que nous avons déjà connu une phase de libération pour construire les édifices que vous connaissez, et aujourd’hui les Béninois ont appris à respecter l’espace public. C’est le temps et le relâchement qui les a incités à recoloniser et nous reprenons une lutte que les uns et les autres connaissent. Est-ce la solution adéquate quand on sait qu’il y a eu déjà plusieurs tentatives ? Les marchés ne sont pas construits pour des moutons. Ils sont construits pour ceux qui veulent vendre. Donc, on ne peut pas investir autant d’argent dans les marchés pour les laisser déserts et encombrer la rue. Et cette opération de libération de l’espace public s’accompagne également d’une lutte contre tout ce qui rend la ville impropre. Nous avons des terre-pleins centraux illégalement occupés. Nous ne mettons pas des milliards à planter des arbres pour que des quidams viennent pisser là-dessus, ou que chacun vienne y faire ses besoins. Nos rues ne sont pas pour que des enfants viennent y mendier à la demande de parents irresponsables ou de réseaux mafieux, nous luttons également contre ça. Et cela nous permet de lutter contre tout risque d’insécurité. C’est dire que c’est un ensemble de mesures pour assainir l’univers urbain. Les usagers profitent également de la vente à la sauvette. Y a-t-il un mal à cela ? Ce n’est pas dans la rue qu’on vend ou qu’on achète, encore moins dans la circulation. Certains de nos compatriotes, par facilité, encouragent ce phénomène, puisque quand ils s’arrêtent au feu rouge, on leur vend un peu de tout, des produits qui d’ailleurs ne sont pas de bonne qualité. Le jour où on aura fait disparaitre le phénomène, qui n’est pas un bon comportement, ils iront au marché et ils ne vont pas se plaindre à juste titre de ce qu’il n’y a pas de vendeurs ambulants ou de vendeurs à la sauvette, qui sont de menaces autant pour l’environnement que pour leur propre sécurité. Je pense que la majorité des Béninois sont ordonnés et savent faire les choses comme cela se doit, et nous n’allons pas encourager une minorité de gens qui tournent dos au civisme, en étant sensibles aux récriminations et aux arguments qu’on trouve toujours pour râler et pour empêcher le progrès. Beaucoup de pays envient le courage avec lequel nous prenons nos responsabilités sous l’instruction du président de la République qui a une politique de remise en ordre de tout ce qui n’allait pas bien. Dans le cas spécifique du marché Dantokpa, est-ce que cette libération de l’espace public est justifiée? Je vous mets au défi de relever la moindre intrusion de nos forces de police dans le marché Dantokpa. Ce que nous souhaitons, c’est que les gens aillent dans ces marchés où il y a encore beaucoup de places contrairement à ce qui est prétendu. Nous parlons actuellement de ceux qui se mettent en marge du marché et encombrent la circulation. Faites le tour de la descente du Nouveau Pont en passant par la pharmacie les 4 thérapies, ce qui s’y passe est inimaginable. On déserte le marché pour venir s’installer sur la voie, sur la chaussée entravant la circulation, avec tout ce que cela comporte comme pollution, production de déchets de tous genres. C’est un spectacle insoutenable, d’autant plus insoutenable qu'il se produit aux abords du marché Dantokpa qui a la vocation d’accueillir des gens de la sous-région, des gens qui viennent d’un peu partout. Si nous reflétons cette image de notre pays à travers ce marché international, nous ne pouvons pas inciter les gens à venir faire du tourisme dans notre pays. Or, le tourisme fait partie des priorités du gouvernement, source de devises que nous recherchons et pour lequel il y a des centaines de milliards d’investissement en cours. Il faut être logique. Il faut être cohérent. Les gens ne peuvent venir que quand ils savent qu’ils viennent dans un pays assaini, agréable, attractif. Donc, ce ménage doit être fait pour que toutes les actions résultant du programme d’action du gouvernement aient leur sens, leurs effets pour qu’ils puissent atteindre leur cible. Tout se tient. Actualités 10 août 2021


Fonds national des retraites du Bénin: La protection sociale des agents de l’Etat renforcée
La politique de gestion des pensions au niveau du Fonds national des retraites du Bénin (Fnrb), sur la période 2022-2024, sera axée sur la protection sociale efficace des agents de l’État ainsi que de leurs familles. LÉtat, à travers le Fonds national des retraites du Bénin, entend faire un diagnostic actualisé du régime de retraite, réaliser une étude de la mise en place d’une retraite complémentaire au profit des agents de l’État et moderniser la gestion du régime par la refonte du système d’information et la dématérialisation du processus de gestion des pensions. Au plan financier, renseigne le document de programmation budgétaire et économique pluriannuel 2022-2024, les perspectives seront impactées aussi bien par les départs à la retraite que par les recrutements de nouveaux agents. Sur les trois prochaines années, 6 725 agents devraient partir à la retraite, pour une incidence financière totale de 6,4 milliards F Cfa et une perte de ressources totale de l’ordre de 2,7 milliards F Cfa. Sur cette base, le déficit du Fonds devrait se maintenir, avec toutefois une amélioration progressive. En effet, les produits passeraient de 55,5 milliards F Cfa en 2022 à 60,7 milliards F Cfa en 2024, soit une progression de 9,4 %. S’agissant des charges, elles ressortiraient à 96,9 milliards F Cfa contre 95,1 milliards F Cfa en 2022, affichant ainsi une augmentation de 1,9 % et reflétant les incidences des départs à la retraite. De l’évolution des produits et des charges, il se dégage un résultat négatif de 36,2 milliards F Cfa en 2024 contre 39,6 milliards F Cfa en 2022. Actualités 10 août 2021


Hackerlab 2021: L’événement prévu pour novembre prochain
Organisée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) du Bénin, l’édition 2021 de Hackerlab aura lieu en novembre prochain. L’objectif de cette initiative est non seulement de détecter des talents en matière de cybersécurité mais aussi de les former et leur donner une visibilité aux plans national et international. Les jeunes béninois passionnés du hacking sont invités à s’inscrire par équipe de deux à quatre personnes pour prendre part au Hackerlab 2021 qui se tiendra en novembre prochain. Dans ce cadre, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) du Bénin a annoncé les épreuves de présélection qui dureront un mois sur sa plateforme. Pour cette phase de présélection, les épreuves se dérouleront en ligne. Au terme de cette phase, une vingtaine d’équipes seront retenues pour poursuivre la compétition. « Cette phase s'arrête dès que 25 équipes auront résolu en premier les épreuves», informe l’Anssi. Celles-ci participeront à la phase finale en présentiel pendant 48 heures sans répit en novembre prochain. Selon Guéric Gonçalves de l’Anssi, le hackerlab est une activité du troisième axe de la stratégie nationale de sécurité numérique qui s’intitule : « Le développement des compétences et de la sécurité numérique ». L’objectif de cette initiative est de détecter des talents numériques, les former et leur donner une certaine visibilité sur les plans national et international. A l’instar des trois premières éditions, le Hackerlab 2021 permettra aux participants de relever des défis purement techniques et de démontrer leurs compétences en matière de lutte contre la cybercriminalité. Les jeunes intéressés sont invités à constituer des équipes de 2 à 4 personnes dès maintenant pour participer à ce challenge. Les équipes seront soumises à des épreuves de type: exploitation système, exploitation web, reverse engineering et forensic. Cette compétition vise à constituer une base qualifiée de profils nationaux orientés vers la cybersécurité au profit du Bénin, selon Ouanilo Médégan, directeur général de l’Anssi. « Il s’agira de constituer un vivier dans lequel il sera possible de puiser des ressources à former puis à intégrer au sein des différents projets d’opérationnalisation de la stratégie nationale de cybersécurité», a-t-il expliqué aux journalistes lors du rendez-vous média. « Et si on parlait du Numérique », le 27 juillet dernier. Les hackers sont des éléments essentiels dans la lutte contre la cybercriminalité, selon ce dernier. Signalons qu’à terme, les gagnants de cette édition vont repartir avec plusieurs lots dont des certifications professionnelles. Société 10 août 2021


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