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Nouvelles

Groupe 3 Afrique de la Coupe Davis de tennis: Monnou, N’tcha, Klégou et Sewanou présents au Caire
Quatre tennismen béninois ont rallié, mercredi 4 août le Caire, pour prendre part du 9 au 14 août prochain à la Coupe Davis de tennis, Groupe 3. Il s’agit du champion et N°1 du Bénin, Sylvestre Monnou, l’étoile montante Delmas N’tcha, l’expérimenté Alexis Klégou (qui évolue en France) et Arnaud Sewanou (qui est du côté des Etats-Unis). Une sélection de quatre tennismen béninois conduite par le capitaine Bruno Danhouan a rejoint, mercredi 4 août la capitale égyptienne où ils sont attendus pour prendre part du 9 au 14 août prochain à la Coupe Davis de tennis, Groupe 3. Il s’agit du champion en titre Sylvestre Monnou, l’étoile montante Delmas N’tcha, l’expérimenté Alexis Klégou (qui évolue en France) et Arnaud Sewanou (qui est du côté des Etats-Unis). Ils se doivent de rééditer l’exploit de 2012 où le Bénin a atteint la poule 2. Conscient de l’enjeu, le capitaine de l’équipe, Bruno Danhouan rassure de la forme de ses poulains. Pour lui, le Bénin dispose des potentialités pour faire mieux que lors des éditions précédentes où il perdait des matches sur de petits détails. «Cette fois-ci, je crois bien sera la meilleure», a-t-il confié avant leur départ. A l’en croire, l’équipe, pendant la mise au vert, a travaillé, corrigé les erreurs mais aussi revu son jeu. «Pour preuve, nous partons tôt pour continuer le travail avant le démarrage de la compétition», a-t-il poursuivi. Sylvestre Monnou et Delmas N’tcha se disent prêts pour défendre valablement les couleurs nationales. Le Bénin n’entend plus manquer les occasions de se révéler lors des compétitions internationales. Les athlètes saisiront leur chance et feront de cette expérience un moyen de se comparer aux autres Nations, selon Bernardin Agossou Codjo, secrétaire général de la Fédération béninoise de tennis (Fbt). Le président de la Fbt, Jean Claude Talon et son équipe ont mis les moyens adéquats pour que les athlètes se préparent dans de meilleures conditions. Signalons qu’au total 7 pays à savoir l’Egypte, l’Algérie, le Ghana, le Kenya, le Mozambique, le Rwanda et le Bénin sont attendus à ce tournoi qualificatif pour l’une des deux places du groupe 2, Afrique-Europe. Sports 06 août 2021


Jo Tokyo 2020: Le Venezuela présent à la fête
Certains commencent leur carrière sportive, d’autres sont à leur meilleur moment, d’autres proches de leur retraite; ce sont 43 athlètes, en incluant trois médaillés olympiques. Ils ont un point commun: ils représentent le Venezuela aux Jeux Olympiques (JO) Tokyo 2020, du 23 juillet au 8 août. A ces JO, qui se tiennent avec une année de retard en raison de la Covid-19, sera présente Yulimar Rojas, plusieurs fois championne régionale et mondiale, médaille d’argent à Rio en 2016, record mondial de triple saut en salle femmes (15,43 m) et l’une des grandes figures du rendez-vous olympique au Japon. Elle est le porte-drapeau de la délégation vénézuélienne, avec le karatéka Antonio Díaz, deux fois champion du monde et 16 fois champion panaméricain de Kata. Dans sa carrière, il a tout gagné, il attendait seulement que le karaté soit inclus dans le calendrier olympique. Il va à ses premiers Jeux. Pour l’escrimeur Rubén Limardo, médaille d’or à Londres à 2012, ce sont ses 4es JO. Le champion d’escrime, avec Yulimar et le boxeur Yoel Finol, médaille d’argent à Rio 2016, complète le trio vénézuélien à la recherche d’une deuxième médaille olympique. Dans la délégation sont également présents la perchiste Robeilys Peinado; les judokas Anriquelis Barrios, Elvismar Rodríguez et Karen León; la lanceuse de marteau Rosa Rodríguez et Ahymara Espinoza en lancer de balle; les karatékas Claudymar Garcés et Andrés Madera, en kumite; et la sélection masculine de volleyball, parmi d’autres sportifs qui se sont distingués dans des disciplines comme le cyclisme, l’aviron, l’haltérophilie, le golf et la natation. Le Venezuela participe à 19 disciplines, avec 30 hommes et 13 femmes. Nombreux sont ceux qui ont été confrontés aux obstacles, conséquence du blocus économique contre le Venezuela, qui a limité leur préparation. Ils ont surmonté des défis physiques et psychologiques pour atteindre le sommet sportif et ils sont aux JO. Ils ont déjà gagné. Infos du Venezuela Sports 05 août 2021


Africains de l'échiquier international: Léopold-Ismaël Samba,Doyen du groupe des ambassadeurs africains à Genève
Vous êtes le représentant permanent de la République centrafricaine (Rca) auprès de l’office européen des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève et à Vienne, et aussi Ambassadeur auprès de la Confédération helvétique. Comment décririez-vous les relations qu’entretient votre pays avec la Suisse? La Rca entretient d’excellentes relations avec la Suisse. Le Conseil fédéral a reconnu l’indépendance de mon pays, le 13 août 1960, et établi des relations diplomatiques dès 1964. Des accords ont été signés et nous coopérons dans le domaine de l’éducation et de la culture. Quel est votre rôle en tant que Doyen du groupe des ambassadeurs africains de Genève ? Je « parraine » les nouveaux arrivants, j’arbitre les dissenssions avec des tiers et je facilite les relations avec le pays-hôte. En tant qu’ancien haut-magistrat, je veille aussi à ce que la Convention de Vienne soit respectée en matière d’immunités et de privilèges tout en arrondissant les angles, en cas de problèmes. Lorsque l’Afrique soumet la candidature d’un de ses ressortissants à un poste de direction d’une organisation internationale (comme cela a été le cas pour l’Oms et l’Omc), je coordonne certaines actions à Genève et je mobilise mes collègues Ambassadeurs. Vous êtes l’un des vice-présidents du groupe des ambassadeurs francophones de Genève. Quel est votre sentiment sur l’utilisation quasi systématique de l’anglais à l’Onu ? Cette situation handicape de nombreux Etats, et en particulier les francophones. Il est regrettable que les Nations Unies ne soient pas à même de diminuer le fossé entre les deux langues officielles de travail du Secrétariat que sont l’anglais et le français, sous prétexte de manque de fonds. Le cadre législatif mis en place par l’Assemblée générale en faveur du multilinguisme est, dans la pratique, peu respecté. Une solution devrait aussi être identifiée pour éviter les coupures budgétaires dans le domaine de l’interprétariat et de la traduction des documents. Ces services sont cruciaux pour les travaux de l’organisation. Vous êtes actuellement le coordonnateur du groupe africain auprès de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). En quoi consiste votre rôle ? Je porte la voix de l’Afrique au sein de l’Oms. La pandémie de la Covid-19 a mis en évidence la fragilité du système multilatéral pour résoudre la crise sanitaire à laquelle nous faisons face actuellement. Dans ce contexte, je partage les préoccupations des représentants des Etats africains. Plus de 3,5 milliards de vaccins contre la Covid-19 ont été distribués dans le monde, mais plus de 75 % sont allés dans 10 pays. Il faut accroître l’approvisionnement en vaccins des pays à revenu faible ou intermédiaire. A l’heure actuelle, seulement 1,39 % du 1,3 milliard d’Africains sont complètement vaccinés. Le déséquilibre qui subsiste dans la distribution des vaccins est choquant. Comme l’a déclaré le chef de l’Oms, « nous vivons un apartheid vaccinal». En 2018, vous avez eu l’idée de créer un Examen périodique universel (Epu) pour la santé. La proposition avait été soumise à l’Oms au nom du groupe des ambassadeurs africains. Pouvez-vous nous en dire plus ? Effectivement, j’avais été inspiré par le processus des droits de l’homme. Sous les auspices du Conseil des droits de l’homme, l’Epu consiste à passer en revue les réalisations de l’ensemble des 194 Etats membres de l’Onu dans ce domaine. J’ai imaginé un mécanisme similaire pour la santé. Le Directeur général de l’Oms, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus a évoqué ce projet dans ses allocutions d’ouverture de la 73e Assemblée mondiale de la Santé (mai & novembre 2020). Quel est le but de ce mécanisme? Où en êtes-vous actuellement? Cet « Examen universel de l’état de santé et de préparation » a pour but d’instaurer la confiance et la responsabilité mutuelles en matière d’action sanitaire. Les nations doivent être rassemblées autour du principe d’approche faisant intervenir l’ensemble des pouvoirs publics pour renforcer les capacités nationales de préparation aux pandémies, instaurer la couverture sanitaire universelle et améliorer l’état de santé de toutes les populations. Je collabore en ce moment étroitement avec l’Oms sur une proposition détaillée qui sera présentée aux États membres. L’Allemagne, le Cameroun, la France et mon pays ont convenu de collaborer avec le Secrétariat durant la phase initiale pour mettre au point et tester le dispositif. Un dernier mot sur le rôle de la Genève Internationale? Plus que jamais, c’est le lieu où bat le pouls du monde Les Missions permanentes à Genève (Suisse) Les missions permanentes ont été instituées dans le cadre de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques. La Convention stipule que les missions contribuent à favoriser les relations d’amitié entre les pays, quelle que soit la diversité de leurs régimes constitutionnels et sociaux. L’Organisation des Nations Unies compte actuellement 193 États membres, dont 181 sont dotés d’une Mission permanente accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève. Une quarantaine représente les pays africains. Sur le plan opérationnel, les missions permanentes organisent et coordonnent la participation des États membres aux travaux de l’Organisation. L’Office des Nations Unies à Genève assure des fonctions de représentation et de liaison avec les missions permanentes et bureaux d’observation accrédités, aux fins de faciliter et d’appuyer leur participation. Le personnel diplomatique travaillant pour ces missions permanentes ou bureaux d’observation bénéficie de certains droits, privilèges et immunités énoncés dans l’Accord sur les privilèges et immunités de l’Organisation des Nations Unies. Immunités et privilèges Chaque membre de la communauté internationale jouit de privilèges et immunités dont l’étendue dépend de la fonction occupée au sein de la mission permanente ou de l’organisation internationale. Le régime des privilèges et immunités repose sur une structure juridique formée, notamment, par :  la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques du 18 avril 1961, appliquée par analogie aux missions permanentes,  les accords en matière de privilèges, immunités et facilités conclus avec les organisations internationales,  la loi sur l’Etat hôte et son ordonnance d’application,  la pratique des autorités suisses. Les principales immunités et les principaux privilèges et autres facilités :  l’immunité de juridiction et d’exécution qui peut être limitée aux actes de fonction,  l’inviolabilité (personnelle et demeure) pour certaines catégories de personnes,  les privilèges douaniers, dont l’accès au Magasin hors taxes pour les diplomates et hauts fonctionnaires,  les privilèges fiscaux,  l’exemption des assurances sociales et obligatoires suisses,  l’accès au marché suisse du travail pour les membres de famille,  l’admission facilitée des véhicules privés à la circulation routière et l’immatriculation en plaques diplomatiques pour les diplomates et hauts fonctionnaires,  la dispense d’échanger le permis de conduire étranger contre un permis de conduire suisse. International 05 août 2021


Face aux médias hier: Plusieurs sujets abordés par le porte-parole du gouvernement
Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, à coeur ouvert, lors de son échange du mercredi 4 août avec les hommes des médias. Tous les sujets étaient les bienvenus. L’essentiel des préoccupations des hommes des médias a été apprécié par le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, au cours de sa rencontre avec eux. Il a saisi l’occasion pour apporter les réponses qui conviennent à leurs interrogations. Comme il fallait s’y attendre, la réforme universitaire, l’Institut de la femme, la délocalisation de la Société des ciments du Bénin (Scb), les décisions du dernier Conseil des ministres n’ont pas été en marge de cette rencontre. S’agissant de la délocalisation de la Société des ciments du Bénin, faut-il s’inquiéter pour les emplois des travailleurs de cette entreprise ? Sur la question, la réponse du porte-parole du gouvernement est non. Mieux, il s'est voulu rassurant. Il a laissé entendre qu’il s’agit juste de délocaliser le site actuellement occupé et que cela ne saurait avoir quelque incidence sur les travailleurs. Mieux, les responsables de ladite société ont été prévenus depuis un an qu’ils doivent partir et bénéficient en plus d’un moratoire de six mois après le délai fixé pour libérer complètement le site. Que projette le chef de l’Etat avec les réformes annoncées dernièrement au niveau de la gouvernance locale ? Rien d’inquiétant si ce n’est d’avoir des collectivités locales qui en apportent davantage au développement, répond Wilfried Léandre Houngbédji. D’ailleurs, le président Patrice Talon n’a rien décidé tout seul. Il a plutôt commis des expertises pour se pencher sur de possibles réformes réglementaires et législatives, à même de booster davantage le développement à partir des communes. La commission mise en place a produit ses rapports et il reste que le gouvernement s’y penche. Parlant toujours de développement, on s’attend dans les années à venir, à voir la jeunesse béninoise y prendre une part importante et active. Pour ce faire, il faut densifier l’enseignement technique et la formation professionnelle. Le gouvernement s’y emploie, rassure son porte-parole. Non seulement il s’y emploie, mais il est soucieux d’avoir aussi des jeunes qui, au bout de leur cursus, sont à même de produire de l’emploi ou le créer et ne plus courir derrière l’emploi et le chercher partout comme c’est le cas actuellement. C’est ainsi, selon lui, qu’il faut comprendre les nombreux chantiers ouverts, notamment la création tous azimuts de lycées techniques modernes. Pêle-mêle… On parle de plus en plus de la femme béninoise ces derniers jours, en raison de la nouvelle mouture de l’Institut national de la femme. Si cette structure a été repensée, c’est parce que dans sa mouture d’avant, elle n’est pas parvenue à combler les attentes. Elle n’a pas été à la hauteur des attentes, explique le porte-parole du gouvernement. Ce que propose actuellement le gouvernement, c’est un institut qui se présente comme un fonds d’assistance aux victimes. Son action s’étend à plusieurs horizons, de telle sorte qu’il peut même ester en justice pour le compte des victimes. Il devra aussi promouvoir la femme et valoriser ses compétences. Désormais, la femme ne pourra plus être reléguée au second rang. Tout se met progressivement en place pour son fonctionnement, a aussi révélé le porte-parole du gouvernement. Un conseil d’administration de cinq membres dont quatre femmes et un homme est déjà nommé en attendant que les responsables de l’institut ne le soient aussi. L’enseignement supérieur s’est aussi invité dans cet échange entre le porte-parole du gouvernement et les hommes des médias. Le fait de nommer désormais les responsables des universités en lieu et place des élections qui ont cours depuis peu n’est en rien un recul de la démocratie en milieu universitaire, a-t-il soutenu. A l’heure du bilan, les acteurs de l’université sont restés sur leur faim quant au choix par élection des recteurs. Ils ont donc souhaité que la formule soit revue et ont proposé une désignation par nomination à travers les commissions mises en place pour travailler sur les réformes dans l’enseignement supérieur. En tout cas, rassure-t-il, le gouvernement dans son souci de promouvoir l’excellence en milieu universitaire fera le choix des meilleurs profils en leur imposant une obligation de résultats. Hormis ces sujets, bien d’autres tels que l’opération de libération des artères publiques entreprise par certaines communes, le message du chef de l’Etat à l’occasion de la fête du 1er août… ont été également évoqués à l’occasion, sans oublier les vacances du gouvernement. Actualités 05 août 2021


Promotion des droits de la femme au Bénin: L’Etat s’implique et les lignes bougent
Malgré les résistances et toutes les formes de discriminations dont elles sont victimes, les femmes étudient, travaillent et s’imposent. Peut-être que nous sommes à l’ère d’une révolution tranquille sur fond de déclin de l’empire masculin mais avec une parfaite implication de certains hommes de pouvoir qui ont compris que le développement de la société se construit au prix des efforts de toutes les couches, sans distinction aucune. Le Bénin semble s’engager dans cette dynamique, en témoignent deux actes majeurs enregistrés au cours de ces derniers mois: une femme au poste de vice-président de la République et la rénovation de l’Institut national de promotion de la Femme avec des prérogatives importantes pour des actions en faveur de la femme. La volonté politique semble être au rendez-vous de la promotion et de la protection des femmes au Bénin. Et, la décision du Conseil des ministres en date du 21 juillet 2021 sur l’approbation des statuts de l’Institut national de la Femme (Inpf) en est un élément important de preuve. Il s’agit là d’un nouveau départ dans la vie de cet organe dédié à sa création en décembre 2009, à la promotion de la femme, servant de cadre de réflexions et d’études. Aujourd’hui, l’institut est entièrement réorganisé avec des missions et attributions clairement définies. Sous sa nouvelle configuration, il est rattaché directement à la présidence de la République. C’est désormais un organisme public doté d’une personnalité juridique, de l’autonomie financière et de prérogatives importantes pour mener des actions plus déterminantes en faveur de la femme. Sa principale mission: Œuvrer à la promotion de la femme, tant sur les plans politique, économique, social, juridique et culturel, aussi bien dans la sphère publique que privée. Il est aussi chargé de lutter contre toutes les formes de discriminations et de violences à l’égard de la femme. L’Institut national pour la promotion de la Femme nouvelle version servira de cadre de concertation avec les Organisations de la Société civile œuvrant à la protection et à la promotion de la femme. Il disposera également d’un service actif d’écoute pour recevoir les dénonciations de faits de discrimination ou de violences à l’égard des femmes avec le droit d’ester en justice et de se constituer partie civile pour ces faits. Le Bénin à l’instar de plusieurs autres pays africains est resté traditionaliste pendant longtemps avec une suprématie de l’homme sur la femme dans presque tous les domaines. Cet état de choses continue de freiner la pleine implication des femmes dans le développement de la cité. Quand bien même les femmes se démarquent et s’imposent dans les activités commerciales, très peu parmi elles réussissent à résister aux diverses formes de discriminations et de violences pour émerger dans des domaines apparemment dédiés aux hommes. Pourtant, la Constitution béninoise en son article 124 reconnait l’égalité entre l’homme et la femme. Et malgré cette importante disposition de la loi fondamentale, les femmes ont pendant longtemps assuré les seconds rôles et assistent impuissantes au non-respect de leurs droits. Les violences à l’égard des femmes persistent… Les violences subies par les femmes constituent l’une des violations des droits de l’homme les plus répandues dans le monde. Viol, harcèlement sexuel, violence physique, morale, mariage précoce et bien d’autres encore, les femmes subissent toutes sortes d’atrocités. Des cas enregistrés sur le territoire national : - Un viol collectif en date du 10 juillet 2021 sur une jeune fille de vingt (20) ans à Kansoukpa dans la commune d’Abomey-Calavi. Aux environs de dix-sept heures alors qu’il faisait encore jour, deux jeunes hommes profitent du calme qui règne dans la localité pour abuser d’elle en recourant à des actes d’intimidation orchestrés à l’aide d’un coupe-coupe. Une fois le forfait commis, ils font avaler à la victime une poudre au goût salé en lui intimant l’ordre de garder secret ce qui venait de se passer sinon, elle mourra. D’après les investigations, les auteurs de ce viol ne sont pas à leur premier forfait, ils sont des habitués du fait et jusqu’ici n’ont pas encore été démasqués. - Le harcèlement de rue perdure quand bien même on note une timide prise de conscience à ce sujet. En pleine circulation, au milieu des taxis motos parfois sous un soleil ardent, les femmes sont surprises par un coup dans le postérieur. Impossible de reconnaitre l’auteur. C’est aussi une forme de violence mais l’acte ne choque visiblement personne. - Une jeune femme recrutée au profit d’un programme de promotion des droits humains pour aider les victimes de violences basées sur le genre est victime de harcèlement sexuel de la part d’un directeur départemental de l’administration publique. Elle confesse qu’elle s’est prêtée au jeu durant la première année de son service mais qu’à partir de la deuxième année elle est tombée enceinte de son compagnon espérant ainsi décourager son harceleur. Mais ce dernier n’a pas désemparé et était prêt à entretenir des relations intimes avec elle bien qu’étant enceinte, si elle lui donne l’occasion. La jeune femme, grâce à la qualité de son travail a eu d’autres offres d’emploi et a préféré démissionner de la structure. Elle a gardé le silence et n’a pas porté plainte. (Histoire tirée du recueil de témoignages sur le harcèlement sexuel en milieu professionnel publié par Wanep-Bénin en novembre 2020). - 69 % des femmes béninoises disent avoir subi au moins une fois dans leur vie des violences basées sur le genre (Vbg). Avec l’appui de Médecins du Monde, les trois Centres intégrés départementaux de coordination pour la prise en charge des victimes de Vbg enregistrent une augmentation de leur fréquentation. En quatre ans, entre 2014 et 2017, 729 victimes sont accompagnées, 489 victimes en 2018, 622 en 2019 et 814 en 2020. - Le harcèlement en milieu professionnel, scolaire et universitaire bat toujours son plein. Les déballages sont légion, certains sont suivis des actions en justice afin que la loi soit dite car le pays dispose d’un arsenal juridique et institutionnel approprié pour promouvoir l’égalité des genres et protéger les droits des femmes et des filles. Les causes de la faible participation des femmes aux affaires politiques La Constitution, les lois et autres textes en vigueur au Bénin reconnaissent l’égalité des sexes. Du point de vue institutionnel, le terrain est balisé pour une parfaite implication des femmes dans les affaires publiques. Les obstacles se situent au niveau individuel avec des facteurs psychosociologiques. Certains hommes ne sont pas à l’aise lorsque les femmes évoluent. C’est à croire que ce faisant, elles sont dans une sorte de concurrence ou que des rapports de forces les opposent. Mais il y a lieu de s’interroger par exemple sur le comportement des femmes face à ces responsabilités qu’elles aspirent assumer ? Croient-elles véritablement en leurs ambitions? Des femmes constituent également des obstacles pour les femmes. Dans le monde du travail, il est rare de voir des femmes s’entraider, se soutenir pour de meilleurs résultats. Une méfiance permanente des femmes envers leurs paires est constatée. La formation et le statut professionnel comptent pour beaucoup car le niveau d’instruction est un critère d’éligibilité pour la nomination aussi bien des hommes que des femmes. Les obligations familiales, les travaux domestiques, le cumul des activités professionnelles et domestiques occupent largement la femme et l’empêchent de faire ses preuves sur le terrain politique. On note aussi chez la femme, le manque de confiance en soi, la timidité, la peur de prendre la parole en public, en bref des éléments structurels, situationnels et de socialisation constituent des facteurs inhibiteurs de la participation de la femme à la vie politique. Les femmes dans la vie politique nationale… Malgré ce plafond de verre qui constitue une barrière au plein épanouissement de la femme dans la société, il y a une marche inexorable de la gent féminine vers la gestion des affaires publiques. Les femmes sortent de leur timidité d’entre temps, les esprits s’éclairent et graduellement elles arpentent les marches des sphères du pouvoir et s’y stabilisent. - L’histoire renseigne que plusieurs femmes ont marqué la vie politique nationale par leur engagement et la qualité de leurs actions dans l’arène publique. La participation de la femme béninoise à la vie politique remonte au 19e siècle précisément sous le règne du roi Guézo. En son temps, les amazones, corps d’armée féminin, ont permis de gagner des guerres et d’étendre l’hégémonie du royaume de Danxomè. A l’avènement de la colonisation, on note la présence d’une femme, Madame Poisson, au sein du Conseil Général du Dahomey (1946) qui comptait 30 membres. - Depuis l’indépendance à nos jours, les femmes font parler d’elles en politique et dans les instances de prise de décisions. Elles se décident à assumer des responsabilités et occupent des fonctions majeures dans l’appareil étatique. En cette année 2021, une femme est vice-présidente de la République, on y est arrivé vingt ans après qu’une femme en la personne de Marie Élise Gbèdo s’est présentée pour la première fois comme candidate à l’élection présidentielle. - Depuis 1990, la Cour constitutionnelle, haute juridiction de l’Etat, a connu deux femmes présidentes pour trois hommes présidents. Elisabeth Pognon de 1993 à 1998 et Feue Conceptia Ouinsou de 1998 à 2008. De la toute première présidente de la Cour constitutionnelle, Elisabeth Pognon, l’on retient son rôle combien important dans la consolidation de la démocratie et l’Etat de droit au Bénin. Tout au long du processus de l’élection présidentielle de 1996 jusqu’à la proclamation des résultats. Elle avait été acclamée pour la rigueur et le courage dont elle avait fait preuve dans ces situations délicates. - Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué préside actuellement les destinées de la Haute Cour de Justice, institution compétente pour juger le président de la République et les membres du gouvernement à raison de faits qualifiés de haute trahison, d’infractions commises dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions, ainsi que pour juger leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l’État. - La Cour des comptes, la plus haute juridiction du Bénin en matière de contrôle des comptes publics, est devenue fonctionnelle sous sa forme actuelle le 7 mai 2021 et est présidée par une femme, Ismath Bio Tchané Mamadou. Sa création vient en réponse à l’obligation faite aux Etats membres de l’Uemoa de disposer d’une Cour des comptes nationale et autonome. Une combinaison de plusieurs initiatives utiles… La promotion de la femme est l’un des arguments qui avaient été évoqués lors du débat sur le premier projet de révision de la Constitution. La même préoccupation couplée cette fois-ci avec la création de la Cour des comptes a une fois encore fait l’actualité à l’occasion du deuxième passage de la révision de la loi fondamentale. La promotion de la femme est une lente marche évolutive. Des résultats positifs seront obtenus à la suite d’une combinaison d’initiatives bien pensées et ce n’est point l’affaire d’une seule personne. L’efficacité du fonctionnement de la chaine pénale et de l’appareil judiciaire semble importante à intégrer dans les stratégies. Des initiatives éducatives de la société civile visant à booster le leadership des femmes pourraient également être mises à contribution pour l’atteinte des résultats un peu comme la campagne pour la promotion de l’égalité du genre lancée en juillet 2021 au Togo dénommée « HEforSHE » entendez «lui pour elle ». La campagne promeut la sensibilisation pour l’implication des hommes, chefs d’entreprises, chefs d’Etat, en un mot tous les leaders du monde, dans la défense des droits des femmes. L’atteinte des objectifs dépendra aussi des ressources financières disponibles et de l’efficacité des activités. Dans le cas de figure de l’Institut national de promotion de la Femme, les ressources accordées et la célérité de chaque acteur à la tâche conditionneront la concrétisation de la volonté politique affichée. Zakiath LATOUNDJI Journaliste/Présidente UPMB Société 05 août 2021


Moumouni Imorou Karimou, chef de mission de la Composante Soja/Padefip: « Le Bénin tirerait mieux profit de la filière soja si les flux sont maîtrisés »
L’état des lieux de la commercialisation du soja n’est guère reluisant au Bénin. Il urge qu’elle soit mieux organisée à travers la mise en place d’un mécanisme au cœur duquel sera placé le producteur de soja, soutient Moumouni Imorou Karimou, chef de mission de la Composante 1 « Appui à l’essor de la filière soja » du Projet d’appui au développement des filières protéiniques (Padefip) dans cet entretien. Interview… La Nation : Réunis en atelier, jeudi 22 juillet dernier, les acteurs clés de la filière soja ont réfléchi sur la définition d’une stratégie de maîtrise des flux pour la commercialisation du soja-grain. Qu’est-ce qui justifie la nécessité d’un tel mécanisme ? Moumouni Imorou Karimou : Actuellement, la commercialisation du soja grain est au début de sa structuration, pour ne pas dire qu’elle ne l’est pas. L’Etat intervient à travers la fixation d’un prix plancher et le lancement de la campagne de commercialisation. On note une forte implication des acteurs du secteur privé. Au nombre de ceux-ci, nous avons les producteurs et les collecteurs primaires qui achètent pour transformer directement ou pour revendre sur un autre marché. A un deuxième niveau, il y a les collecteurs secondaires et semi-grossistes. Et c’est là le véritable problème de la commercialisation. Tout se joue à ce niveau : soit ce sont des gens qui sont à leur propre compte et qui se mettent en liaison avec les transformateurs ou les exportateurs. Après, nous avons les grossistes qui sont en liaison avec les exportateurs et les sociétés de transformation. Nous avons également les transformateurs/commerçants qui agissent selon que la transformation ou l’exportation les arrange ; ce qui fait qu’on n’arrive pas trop à maîtriser les flux réels en direction de la transformation. A un autre niveau, les exportateurs qu’on ne devrait attendre qu’à Cotonou se retrouvent parfois sur le terrain. Avec leur force financière, ils viennent parfois perturber le marché, ce qui fait que les prix planchers fixés ne sont pas respectés. De par la croissance soutenue de la demande du marché mondial de soja grain et ses dérivés et au regard des conditions agroécologiques favorables et du réel intérêt des exploitants agricoles et de leur engagement, le Bénin pourrait mieux tirer profit de la filière soja si des dispositions idoines sont prises pour mieux structurer la commercialisation. En résumé, quels sont les problèmes récurrents rencontrés dans la commercialisation du soja-grain ? Cinq grands problèmes sont notés dans la commercialisation du soja-grain au Bénin. Le premier problème, comme je l’ai souligné tantôt, c’est le non-respect du prix plancher (fixé par l’Etat) par les grossistes et autres acteurs qui interviennent dans les circuits de commercialisation. Le deuxième problème, c’est la faible démarcation des rôles entre acteurs. Des transformateurs deviennent commerçants ou des collecteurs deviennent exportateurs et vice versa. Le troisième problème, c’est la non-maîtrise des flux : on ne sait ce qui est vraiment transformé sur place et ce qui est réellement exporté. Les échanges avec le Nigéria se font via Nikki, Dassa ou Kétou. Ceux avec le Togo se font via Djougou, Bassila et Bantè. De fait, il y a une faible traçabilité des flux qui impacte la qualité des produits. Il faut améliorer la traçabilité pour répondre réellement aux exigences des exportateurs du soja. Cela permettra de ne plus vivre la malheureuse expérience des années 90 avec les noix de cajou. A l’époque, la non-maîtrise des échanges avec les voisins de l’Est et de l’Ouest a plombé la qualité et le prix à l’exportation des noix de cajou du Bénin. Enfin, il y a l’insuffisance des infrastructures de stockage, notamment les magasins de convergence et les magasins de pré-collecte. Que préconisez-vous alors pour une meilleure organisation de la commercialisation du soja ? Le premier élément pour mieux contrôler les échanges, c’est de mieux impliquer les collectivités locales des zones de production pour assurer une certaine traçabilité. La perception des taxes de développement local devrait nous permettre de savoir quelle est la production au niveau de chaque commune. Une collaboration entre les Agences territoriales de développement agricole (Atda), les directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Ddaep) et les collectivités locales permettrait d’avoir une certaine traçabilité des produits. Le deuxième élément, c’est l’implémentation des infrastructures de stockage dans les villes de concentration. Cela permettra de mieux maîtriser les flux par un meilleur contrôle au niveau des zones d’échanges. Il est également question de promouvoir et de développer les liens d’affaires entre les acteurs sous forme d’agriculture contractuelle. Cela veut dire qu’un groupement, une coopérative ou une union communale des producteurs se mettent en relation d’affaires avec des transformateurs ou des exportateurs. Pour développer ces liens d’affaires, il y a lieu de promouvoir les ventes groupées, le warrantage comme leviers de financement des exploitations agricoles. La rencontre du 22 juillet dernier est organisée dans le cadre de la composante Soja du Projet d’appui au développement des filières protéiniques (Padefip). Rappelez-nous les objectifs du projet ! La composante « Appui à l’essor de la filière soja » est l’une des deux composantes opérationnelles du Padefip qui vise à contribuer à l’augmentation des revenus des producteurs du Centre du Bénin (Zou et Collines) ainsi qu’à l’accroissement de la disponibilité en protéines accessibles financièrement en milieu rural. De façon spécifique, cette composante permettra d’améliorer la compétitivité de la filière soja à travers des actions de renforcement au niveau de chaque maillon de la chaîne de valeur : production, commercialisation, transformation. Le soja est une des principales cultures dans le monde et sa production dépasse 132 millions de tonnes. Cette légumineuse est remarquable de par sa grande richesse en glucides (33,9 %), protéines (33,7 %), vitamines (A, B, C, D, E, etc.), sels minéraux (fer, calcium, phosphate) et en lipides (20 %). En matière de production, le projet a pour but de mettre en place une filière semencière locale de qualité, de diffuser des itinéraires techniques adaptés, de renforcer les capacités des organisations de producteurs à développer des services économiques à leurs membres. En termes de commercialisation, il s’agit de mettre en place des systèmes de mise en marché des produits de la filière, notamment le warrantage pour atténuer les variations de prix intra-annuelles. Le projet vise également à apporter un appui aux transformatrices de soja locales pour répondre à la hausse de la demande en améliorant les techniques et conditions de transformation artisanales, la qualité, la diversification et la promotion des produits. Economie 05 août 2021


Enseignement secondaire général au Bénin: La stratégie nationale de relance du sous-secteur en élaboration
La dynamique des réformes dans le secteur de l’éducation prend également en compte l’Enseignement secondaire général. Acteurs du système, cadres, experts et partenaires techniques sont invités à réfléchir aux orientations profondes à donner au sous-secteur en harmonie avec la vision du gouvernement. A cette fin, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale, a procédé hier mercredi 4 août au lancement officiel de l’élaboration de la Stratégie nationale de l’Enseignement secondaire général au Bénin. Dans son ambition de hisser le système éducatif du Bénin au rang des plus performants de la sous-région, le gouvernement ne veut laisser aucun sous-secteur à la traine. Après avoir réalisé la Stratégie nationale de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, le cap est désormais mis sur la Stratégie nationale de l’Enseignement secondaire général. Son élaboration a été lancée hier par Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale en présence de son collègue Yves Kouaro Chabi, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. « L’amélioration des performances de l’éducation est l’une des priorités du gouvernement… Le gouvernement se donne comme ambition de doter chaque secteur du système d’une stratégie globale pour assurer un pilotage cohérent efficace et rationnel, en adéquation avec la vision du chef de l’Etat », a expliqué Yves Kouaro Chabi, lors de la cérémonie de lancement de l’élaboration de la Stratégie nationale de l’Enseignement secondaire général. Il s’agit, à en croire le ministre de tutelle, d’élaborer un document cohérent qui permettra d’assurer l’enseignement secondaire général en harmonie avec les politiques gouvernementales. Pour ce faire, les travaux sont confiés à une équipe compétente qui travaillera avec tous les acteurs du secteur. La mission est noble et l’attente est grande. Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale, l’a fait savoir aux membres de l’équipe. Il rappelle que le chef de l’Etat attache du prix à l’éducation et entend hisser ce secteur au rang des plus performants de la sous-région. Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané insiste sur les réformes déjà engagées dans le sous-secteur et attire l’attention sur l’arrimage nécessaire entre la formation technique et l’enseignement général quand bien même le gouvernement entend inverser la tendance des flux des apprenants dans le système scolaire. L’Exécutif, par la voix des deux ministres présents, a d’ailleurs salué l’Agence française de développement et la Banque mondiale qui soutiennent les réformes dans le secteur de l’éducation. Par ailleurs, le ministre d’Etat a réaffirmé la satisfaction du gouvernement pour les efforts faits par les acteurs du secteur de l’éducation; lesquels efforts se sont traduits par les résultats obtenus lors des différents examens nationaux en l’occurrence le Baccalauréat avec plus de 64 % de succès. L’élaboration de la Stratégie nationale de l’Enseignement secondaire général va s’inspirer des bonnes pratiques tirées de l’élaboration de la Stratégie nationale de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Wilfrid Djènontin, coordonnateur du Projet d’appui à l’enseignement secondaire au Bénin précise que la stratégie de l’Enseignement secondaire général s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan sectoriel de l’éducation qui est orienté vers une offre diversifiée et inclusive. Education 05 août 2021


Commercialisation de légumes au Bénin: La tomate signe son retour, avec des craintes
Dans les marchés du Bénin, la tendance du prix de la tomate fraîche est baissière. Cependant, au marché Dantokpa, les commerçantes ne s’en réjouissent pas trop. Le jour vient à peine de se lever sur Dantokpa. Mais déjà, aux encablures du collège d’enseignement général qui porte son nom, la tomate fraiche draine de la clientèle. Difficile de se frayer un chemin dans les couloirs. Vers 10 heures, les premiers acheteurs convoient sur taxi-moto leurs produits. Des véhicules lourdement chargés en apportent davantage, même dans l’après-midi. C’est le retour de la tomate locale, signale Justin Ahouinon, transporteur venu d’Allada, à 50 km de Cotonou. « Depuis un mois, nous avons la variété locale. Elle a connu un retard du fait des poches de sècheresse. Néanmoins, les producteurs peuvent maintenant sourire, même si le panier est vendu entre 3 500 et 4 500 F Cfa», confie-t-il. De son véhicule, des paniers de tomate attendent d’être livrés. Les grossistes saisissent l’occasion pour faire de bonnes affaires. « Le prix varie en fonction de la grosseur du panier. On en profite parce que la variété nigériane n’est plus disponible», selon Mariama Hounton, une grossiste. L’Institut national de la statistique et de la démographie confirme cette tendance baissière. C’est ce qui ressort de son bulletin hebdomadaire de la semaine du 19 au 25 juillet 2021 publié, lundi dernier. Le prix moyen du kilo de tomate fraiche a chuté de 30,5 % à Cotonou, 10,3 % à Porto-Novo, 25,3 % à Natitingou et 20,2 % à Bohicon. « La baisse des prix de cette denrée s’explique par l’abondance du produit sur le marché ; une abondance liée aux nouvelles récoltes », explique l’institut. Craintes d’une chute libre Le retour de l’or rouge devrait pouvoir réjouir les commerçants. Cependant, ils ne le sont pas pour autant. « On n’a pas la possibilité d’exporter comme par le passé vers le Nigeria. Si c’était le cas, on cède vite et on gagne un peu plus. A ce rythme, ce sera encore moins cher. On risque de vendre le panier à 1 000 F Cfa les prochaines semaines », se plaint Mariama Hounton. Une chute libre. Ce ne serait pas la première pour cette filière qui fait souvent face à des pertes post-récoltes. Les producteurs en ont déjà souffert en septembre 2019 avec la fermeture des frontières nigérianes. La Covid-19 et les contraintes liées à la circulation des denrées alimentaires pourraient peser cette fois-ci dans la balance. « Normalement, le coût devrait être élevé ces temps-ci, c’est-à-dire 7 000 F Cfa. Car, on l’exportait beaucoup plus au Nigeria. Maintenant que nous n’avons plus vraiment cette possibilité, le prix chute déjà de trop », s’inquiète Julien Ahouinon. Ingénieur agronome, spécialisé dans le maraîchage, Wilfried Yehouessi, voit la porte de sortie durable dans la transformation. « L’idéal pour mieux la conserver, c’est de la transformer en des produits consommés, en purée, en tomate pelée, séchée, etc. une fois transformée, il faut la distribution et surtout veiller au contrôle qualité », insiste-t-il. Avec une production de plus de 70 000 tonnes par an, la tomate est une filière à prioriser. Le gouvernement y travaille. De leurs côtés, les producteurs et les commerçants attendent d’être soulagés, enfin. Economie 04 août 2021


Modernisation du secteur agricole au Bénin: Une soif de crédit pour booster la production
Au Bénin, les producteurs ressentent de plus en plus le besoin de recourir à des crédits agricoles. En 2020, le gouvernement a dû mettre en place une ligne de 100 milliards de F Cfa pour des facilitations financières à cet effet. Plus de 4, 472 milliards de F Cfa ont été déjà accordés. Un crédit agricole est essentiel pour la vie d’une exploitation. C’est Claude Dénakpo qui le dit. Pour ce promoteur agricole résidant à Zinvié, à 35 km de Cotonou, tout comme l’argent est le nerf de la guerre, les moyens financiers apportent de l’oxygène pour la croissance agricole. Fort d’une décennie d’expérience dans la pisciculture, il a ses raisons. « Dans le sous-secteur piscicole, les installations sont coûteuses. Il y a un véritable besoin de fonds de roulement. Sans me tromper, c’est le sous-secteur qui demande le plus de moyens. Le crédit agricole est donc déterminant pour investir et faire face aux charges de l’exploitation », argumente-t-il. Et il n’est pas le seul à le croire. Dans une étude publiée en février 2021 dans les annales de sciences économiques de l’Université d’Abomey-Calavi, Augustin Chabossou et Armand Akpa ont réussi à faire le lien entre l’inclusion financière et la croissance agricole. « L’augmentation de l’accès des services financiers à partir de la multiplication des points de services conduit à une augmentation du crédit qui conduit finalement à une augmentation de la production agricole. Autrement dit, l’inclusion financière est un moteur important de la croissance agricole au Bénin », renseigne l’étude. Ainsi, pour beaucoup de promoteurs agricoles, le crédit est devenu le terreau pour booster la production. En juillet 2020, le gouvernement a décidé de mettre en place, au Fonds national pour le développement agricole (Fnda) « une ligne d’abondement de 100 milliards F Cfa ». Une partie permettra à l’institution de garantir à hauteur de 50 % les besoins de financement exprimés par les exploitants agricoles. Une autre servira à amortir le taux d’intérêt de ces exploitants qui ont des projets d’équipements à 2 %. Une forte demande Dans les locaux du Fnda à Akpakpa, les dossiers affluent. « Nous avons plus de 3 000 demandeurs. Parce que les producteurs sont restés assoiffés très longtemps de financements. Depuis la disparition de la Caisse nationale de crédit agricole (Cnca), il n’y avait plus d’instrument public dédié au financement de l’agriculture. Ce qui se fait aujourd’hui, c’est de l’inédit », confie Léonard Valère Houssou, directeur général du Fnda. A la date du 30 juin 2021, plus de 4,47 milliards de F Cfa de crédit ont été déjà accordés pour 54 projets. La filière de l’ananas est en tête avec 2,51 milliards F Cfa et un taux d’engagement de 65 %. Vient ensuite la filière des œufs de table pour 594,3 millions de F Cfa de crédit octroyé. Les filières maïs, maraichage, diversification et arboriculture fruitière sont encore loin du taux d’engagement de la filière ananas. Pourtant, à en croire Valère Houssou, les critères ne sont pas si complexes. Il faut être une Pme/Pmi agricole, une coopérative immatriculée ou un exploitant individuel fiscalement identifiable. Les bénéficiaires doivent disposer d’un projet transformé en « business plan» et identifier eux-mêmes une banque ou un système financier décentralisé. L’Agence territoriale de développement agricole (Atda) de la zone de production est implicitement associée. « Dans le montage de votre dossier, vous devez faire en sorte d’être reconnus par votre Atda d’origine. Leur rôle est de savoir que le projet existe pour apporter aux producteurs l’encadrement et les informations nécessaires. Le promoteur doit être en mesure de fournir un dossier complet. N’oubliez pas qu’il s’agit du crédit. Il faut connaître le client et son activité. Vous ne pouvez pas demander un crédit à une banque sans avoir des états financiers certifiés. Les premiers bénéficiaires sont ceux qui ont, soit les meilleurs dossiers ou ceux qui sont mieux préparés », martèle le Dg/Fnda. Cap sur l’inclusion financière L’engouement n’est pas prêt de baisser. Dans un contexte de changement climatique, les demandes de crédit pour créer des solutions d’adaptation et répondre aux besoins du marché devraient s’accroitre. Les producteurs et institutions financières en sont conscients. Les chercheurs eux aussi ne cessent de prévenir. « L’adaptation implique l’adoption d’un certain nombre de technologies, dont la maîtrise de l’eau. Ces technologies nécessitent l’apport de crédit. Pour la maîtrise de l’eau, il faut une action collective d’un ensemble de petites exploitations. Ce qui pose d’autres challenges. Pour rendre accessible le crédit agricole, il y a déjà le Fnda. Mais il faudrait mettre aussi en place l’assurance agricole», souligne Prof. Albert Honlonkou, économiste. C’est une occasion que le secteur des assurances devra saisir aussi pour diversifier ses offres et accroitre éventuellement son taux de pénétration. Economie 04 août 2021


Open international Beach Volley: Carton plein pour le Mena du Niger
L’Open international de Beach volley a connu son épilogue, dimanche 1er août dernier à la plage de Ouidah avec le sacre du Niger dans les deux catégories. Pays hôte, le Bénin a fini deuxième chez les dames et troisième chez les hommes. Coup double pour le Niger à l’Open international Beach Volley qui s’est déroulé le week-end dernier à la plage de Ouidah. Annoncé favori du tournoi chez les hommes, le Togo a été surpris par le Niger. Conduite par Bruno Kotoka et Achille Samani, la paire togolaise a été battue en finale par les Nigériens Moubarak Boureima et Seini Bassirou. Après avoir bien démarré la partie, ils ont réussi à se débarrasser de leurs adversaires en moins d’une heure par 2 sets à 0. Dans cette catégorie, le Bénin a terminé troisième en battant le Togo (2 sets à 0). Chez les dames, le Mena du Niger a fait d’une bouchée la jeune équipe béninoise qui a été la grande révélation de cette finale. La paire béninoise s’est battue mais en face, il y avait du répondant et de l’expérience avec Rakiatou et Sahadatou du Niger qui, logiquement, s’imposent en deux sets (21-15, 21-12). Satisfait du déroulement de la compétition, Ali Yaro, président de la Fédération béninoise de volley-ball (Fbvb) se félicite du niveau de jeu lors du tournoi. «Ce sont des impressions de satisfaction à double titre, celui de l’organisation et celui de la participation. Tout s’est bien passé», a-t-il confié. Pour lui, le Bénin est allé au-delà des résultats préalablement attendus. Notons que les champions dans chaque catégorie sont repartis avec un trophée, des médailles et une enveloppe financière. Classement général des hommes 1er Niger 1 ; 2e Togo 2 ; 3e Bénin 2; 4e Togo 1 ; 5e Niger 2 ; 6e Bénin 1; 7e Burkina 1 ; 8e Burkina 2 Classement général des dames 1er Niger 1; 2e Benin 3 ; 3e Niger 2 ; 4e Benin 1 ; 5e Burkina 1 ; 6e Bénin 2 ; 7e Burkina 2 ; 8e Bénin 4 Sports 04 août 2021


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