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Nouvelles

Secteur agricole: Des records en 61 ans
Depuis 2016, l’Exécutif béninois s’emploie à faire du secteur agricole l’un des piliers de l’économie nationale. Les mesures s’enchaînent et se renforcent avec à la clé des résultats palpables qui constituent une première depuis l’accession du Bénin à l’indépendance. Et cela augure d’un lendemain meilleur pour l’agriculture béninoise. Le secteur agricole se modernise. Les nouvelles politique publiques, stratégies de développement et structuration ainsi que plusieurs autres mesures prises au profit du secteur font désormais rêver les amoureux de la terre. C’est la première fois depuis l’indépendance que tout change et évolue à grands pas, dans la rigueur, avec des records jamais atteints et des perspectives prometteuses. Le Bénin a commencé par déblayer le chemin vers sa révolution verte avec des réformes institutionnelles. Ce chantier ouvert en 2016 a conduit, entre autres, à l’éclatement du pays en des pôles agricoles, suivi de la création d’une agence territoriale de développement agricole (Atda) par pôle. La mission principale de ces structures nées sur les cendres du Carder est de mettre en œuvre la politique de promotion des filières porteuses spécifiques au pôle de développement agricole sous gestion et d'initier des actions permettant de s'assurer que les objectifs du gouvernement en matière de promotion des filières et de développement des territoires se réalisent et produisent des résultats, effets et impacts visibles. C’est dans cette même dynamique que le Fonds national du développement agricole (Fnda) a fait peau neuve afin d’aider les producteurs à formuler des projets-programmes solides quitte à les soumettre au financement des banques. Le Fnda constitue donc un facilitateur d’accès aux crédits bonifiés auprès des banques. Toujours dans la dynamique des réformes institutionnelles, la Société nationale de mécanisation agricole (Sonama) a été créée. D’autres mesures ont été également prises pour booster les filières en général et les filières porteuses et cultures d’exportation en particulier. De 269 222 tonnes de coton en 2015-2016, le Bénin est passé à 451 124 tonnes en 2016-2017 pour la première campagne sous le régime Talon puis à 728 000 tonnes en 2021. Ce qui permet au pays de maintenir sa position de leader de la production cotonnière en Afrique ; une place arrachée au Mali depuis trois ans. Les productions de cajou, d’ananas, et autres, ont aussi connu un boom. Idem pour les cultures maraichères et vivrières. Cette augmentation des rendements des cultures vivrières fait du Bénin, depuis 2019, le deuxième producteur de vivriers dans l’espace Uemoa, derrière la Côte d’Ivoire. Ces résultats sont une première depuis l’indépendance, et le pays entend poursuivre sa marche à grandes enjambées afin de toujours caracoler en tête des puissances agricoles du continent africain. Pour asseoir sa domination sur le secteur agricole en Afrique, le Bénin déploie une artillerie lourde conformément à sa nouvelle stratégie du secteur. En effet, le gouvernement a prévu de construire 30 lycées techniques agricoles d’ici 2023. 662 aspirants à la fonction d’enseignant au profit de ces lycées, seront recrutés au titre de 2021. De plus, la contractualisation pour la réalisation des études de faisabilité technique, économique et financière de mise en place des unités économiques à vocation pédagogique dans les 30 lycées techniques agricoles est actée par l’Etat béninois. L’objectif global poursuivi est d’accélérer la transformation structurelle de l’économie rurale et d’offrir aux apprenants des opportunités de se former en milieu réel, avec un accent sur la pratique qui devra occuper 70 % de l’emploi du temps. Grandes cultures Dans les champs, au niveau de plusieurs pôles agricoles, le gouvernement béninois veut promouvoir les grandes cultures. Dans son programme de campagne pour la présidentielle dernière, le chef de l’Etat, Patrice Talon, a proposé d’aménager 500 mille hectares de sites hydro-agricoles pour la valorisation des grandes cultures. L’objectif étant le même : fouetter le développement d’une agriculture résiliente et intelligente qui nourrit son homme et l’économie nationale. Pour concrétiser ce projet inédit, le Conseil des ministres a récemment validé la réalisation d’une mission de maîtrise d’œuvre partielle dans le cadre de l’aménagement de 12 mille hectares de sites hydro-agricoles parmi les 500 mille hectares proposés par le président de la République. Ces études qui visent à créer les conditions de l’aménagement hydro-agricole avec une maîtrise totale de l’eau, portent sur 1 500 ha dans la vallée du Niger (communes de Malanville et Karimama), 1 500 ha dans la vallée du Mono (communes de Grand-Popo, Athiémé et Aplahoué) puis 9 000 ha dans les basse et moyenne vallées de l’Ouémé (communes des Aguégués, d’Adjohoun, de Dangbo, de Zè, de Sèmè-Podji, d’Akpro-Missérété, de Bonou et de Ouinhi). Une fois aménagés, ces sites seront confiés à « des particuliers qui vont rendre compte à l’Etat en payant un montant forfaitaire pour l’exploitation des terres qui seront mises à disposition », s’est réjoui le porte-parole du gouvernement, Wilfred Léandre Houngbédji, intervenu le 9 juillet dernier sur l’émission en ligne Askgouv. Il est certain que ces mesures et réalisations en cours ou achevées dans le secteur agricole ces cinq dernières années, sont une première au Bénin depuis 1960. Jamais il n’y a eu autant de réformes, de projets et de réalisations depuis l’indépendance, et les actions futures du gouvernement rassurent plus d’un et présagent d’un lendemain meilleur pour ce secteur dont l’envolée permettra de réduire le taux de chômage chez les jeunes, d’autonomiser les femmes et in fine de booster l’économie nationale. Economie 02 août 2021


61e anniversaire de l’indépendance du Bénin: Note de sobriété à Parakou
La sobriété imposée par le contexte sanitaire actuel n’a pas épargné la commémoration à Parakou, ce dimanche 1er août, du 61e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. En dehors de la cérémonie de dépôt de gerbe à la place dédiée au Père de l’indépendance, Hubert Koutoucou Maga, suivie du recueillement devant sa tombe au mausolée qui lui a été érigé, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, et le maire de la ville, Inoussa Chabi Zimé ont appelé à la mobilisation pour la poursuite des actions de développement du pays. La célébration du 61e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale, dimanche 1er août, n’a pas été marquée par de grandes manifestations à Parakou. C’est pour observer la mesure prise par le gouvernement de faire commémorer l’évènement dans la sobriété totale. En effet, il sonnait 9 heures, lorsque le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, accompagné du maire de la ville et des membres des hauts commandements militaire et de la Police républicaine, a sacrifié à la traditionnelle cérémonie de dépôt de gerbe. Il s’est ensuite rendu au mausolée du feu président Hubert Koutoucou Maga. C’est pour se recueillir sur sa tombe et honorer sa mémoire. Invité à exprimer ses impressions à l’occasion de la célébration de ce 61e anniversaire, le maire Inoussa Chabi Zimé a indiqué qu’elles sont celles de reconnaissance à l’endroit des personnes qui ont lutté pour la conquête de l’indépendance. « 61 ans, ce n’est pas 61 jours, ni 61 mois. Ça fait plus d’un demi-siècle que nous sommes indépendants. Beaucoup de choses ont changé et notre pays a commencé par poser ses marques », a-t-il poursuivi. Pour le développement du pays, il a exhorté tout le peuple béninois à rester uni, puis à regarder dans la même direction. « Le plus important pour moi, c’est que nous accédions au développement et le développement ne se proclame pas. Il se construit », a, quant à lui, fait observer le préfet Djibril Mama Cissé. « Les cinq années passées sous la gouvernance du président Patrice Talon nous ont révélé tout notre potentiel. Le chef de l’Etat nous a donné l’opportunité de croire en nos capacités de pouvoir construire notre pays pour en faire une grande nation », s’est réjoui le préfet. « A présent, il reste que nous nous engagions résolument derrière lui, que nous travaillions en mettant du cœur à l’ouvrage», a-t-il insisté, tout en réaffirmant son sentiment de fierté? Présence inconvenante d’un drapeau usé au mausolée de Maga Seule fausse note de cette célébration à Parakou, le mausolée du Père de l’indépendance, Hubert Koutoucou Maga, n’a pas eu droit à un drapeau neuf. En ce jour solennel où il était également question de lui rendre hommage, le drapeau qui flottait au mât installé sur le toit dudit mausolée où repose sa dépouille, n’était pas du tout indiqué. Exposé aux rayons du soleil et autres intempéries, il n’est devenu qu’un simple morceau de tissu usé et en lambeaux. C’est peut-être un oubli de la part des agents de la municipalité chargés, pour la circonstance, du pavoisement en drapeaux de la ville. L’ayant constaté, certains citoyens présents sur les lieux ont bien voulu sauver les meubles tout juste après le retrait des autorités des lieux. Actualités 02 août 2021


Enseignements primaire et secondaire: L’usage des languesa locales encouragé
Plurilinguisme et enseignement au Bénin, sensibilisation des acteurs de l’éducation (Pebs) est une initiative portée par l’Ambassade de France au Bénin. Elle entend sensibiliser les acteurs du système éducatif à l’usage des langues nationales parlées aux côtés de la langue de travail qu’est le français. Le Pebs a été lancé, jeudi 29 juillet dernier, à l’Institut français du Bénin (Ifb) à Cotonou. L’usage d’une langue locale dans le système éducatif aux côtés de la langue officielle de travail, facilite à l’apprenant, la compréhension des matières qui lui sont enseignées. La maîtrise des langues locales dans les écoles, collèges et lycées est donc un facteur accélérateur de la réussite des apprenants. C’est fort de cela que l’Ambassade de France, en collaboration avec les autorités béninoises à divers niveaux, a initié le projet Plurilinguisme et enseignement au Bénin, sensibilisation des acteurs de l’éducation (Pebs). L’initiative ambitionne de « sensibiliser les acteurs de l’éducation à la complexité des situations sociolinguistiques en contexte plurilingue et encourage l’adoption d’une posture plurilingue, en capitalisant l’usage des langues des apprenants dans l’enseignement, le français demeurant celle officielle d’enseignement ». Ainsi, le Pebs se propose de sensibiliser les parties prenantes à l’usage d’environ 60 langues nationales, dont font usage au quotidien, enseignants et apprenants aux côtés du français comme langue d’enseignement. Il expérimente une approche participative multi acteurs en mobilisant des artistes pour la mise en œuvre d’activités culturelles nécessitant l’usage du français et des langues nationales. L’introduction de la littérature de jeunesse selon des modalités innovantes est aussi expérimentée. L’initiative sera mise en œuvre dans sept départements sur une durée de deux ans pour plus de 210 millions F Cfa. Facteur d’éveil Marc Vizy, ambassadeur de France, est convaincu que la diversité linguistique est un atout pour l’humanité contrairement au globish. « Qu’un enfant pratique deux, voire trois langues n’est pas un fardeau pour lui. C’est plutôt un facteur d’éveil pour peu qu’on pose un certain nombre de règles, et c’est d’ailleurs tout le sens de ce projet… », soutient le diplomate français. Il prône la sauvegarde des langues locales, « car elles peuvent disparaitre en une génération ». Le Pebs est en cohérence avec l’objectif d’amélioration de la qualité de l’enseignement et des apprentissages au Bénin conformément au Plan sectoriel de l’éducation 2018-2030, en tenant compte du facteur inclusif et axé sur des mesures équitables et inclusives envers les publics vulnérables. L’initiative nécessite l’apport de la recherche universitaire. C’est pourquoi l’Université d’Abomey-Calavi et l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo en sont parties prenantes. Leur représentant mesure l’importance du projet et souligne que les deux structures vont assurer leurs missions comme il se doit. Au nom des ministres des Enseignements secondaire et technique, et de la Culture, Arnaud Gbaguidi et Florent Couao-Zotti ont respectivement affirmé l’engagement des autorités béninoises à contribuer fortement à l’initiative. « Le Pebs est une opportunité qui permet à chaque maillon de la grande chaîne que nous formons de pouvoir réfléchir sur comment faire en sorte que les langues que nous parlons puissent nous auto enrichir et puissent favoriser le développement de nos différents pays », apprécie le représentant du ministre de la Culture. La cérémonie de lancement du Pebs a été agrémentée par des parties de poésie et de lecture plurilingue, animées par trois jeunes filles élèves. Ce qui a permis aux invités de constater, une fois de plus, toute la richesse et la portée du plurilinguisme. Actualités 02 août 2021


61e anniversaire de l’indépendance du Bénin: Aplahoué honore aussi les martyrs
Il sonnait 9 heures, hier, quand le préfet du Couffo Christophe Mègbedji et le maire d’Aplahoué ont fait leur apparition sur la Place de l’Indépendance de la ville. Les deux personnalités, munies de leurs masques médicaux, traversent d’un air grave la haie d’honneur formée par leurs proches collaborateurs ainsi que des conseillers communaux et les membres de la Conférence administrative départementale. La marche progresse jusqu’au niveau de deux dames en uniformes de la Police républicaine tenant chacune une gerbe de fleurs en main. Le préfet et le maire se saisissent des fleurs et les posent avec solennité au pied du monument aux morts, puis observent quelques instants de recueillement. Après ce geste de fierté renouvelé chaque année en l'honneur des martyrs, il y a eu la phase d’échange des civilités. Les deux autorités passent en revue les invités dans le respect des mesures barrières à la propagation du Covid-19. Comme ce fut le cas à la précédente édition, le défilé militaire et aucune autre manifestation pouvant drainer de foule n’est au menu de la fête de l’indépendance. Ici à Aplahoué, en plus du groupe restreint de personnalités, tout s’est déroulé dans la sobriété imposée par la pandémie du coronavirus? Actualités 02 août 2021


61e anniversaire de l’indépendance du Bénin: Les défis de développement interpellent à Porto-Novo
Le souvenir et l’avenir sont les deux évènements que rappelle, selon le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, l’indépendance du Bénin dont le 61e anniversaire est commémoré ce dimanche. Comme c’est le cas partout, les festivités se sont déroulées à Porto-Novo dans la sobriété. Elles ont été marquées par un seul temps fort : le traditionnel dépôt de gerbe au monument aux morts suivi de la revue des troupes. Pas de défilé civil militaire et pas de discours des autorités comme les années antérieures. La cérémonie s’est déroulée sur l’esplanade du palais des Gouveneurs à Porto-Novo où a été proclamée, lundi 1er août 1960, l’indépendance du Dahomey devenu Bénin. Pour le préfet de l’Ouémé, cette fête marque le souvenir, la mémoire des filles et fils du Bénin qui ont contribué à l’accession à cette souveraineté internationale. Elle rappelle aussi l’avenir en ce sens qu’elle interpelle tous les citoyens à divers niveaux à se mobiliser pour relever les défis de développement du Bénin. Marie Akpotrossou remercie, à cet effet, le président de la République, Patrice Talon, qui a déjà tracé le chemin à travers le Programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026). « Nous devrons aller dans cette dynamique pour construire le Bénin parce que les défis sont grands », a souligné l’autorité préfectorale. Elle a mis en terre un arbre sur le site pour marquer l’évènement et sa première célébration en tant que préfet de l’Ouémé. Pour le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, le 1er août est un jour très important dans la vie du Bénin mais il est encore plus important pour Porto-Novo, la capitale où a été proclamée en 1960 l’indépendance du pays. Il dit voir déposé avec fierté la gerbe avec le préfet pour rendre hommage aux filles et fils du Bénin qui se sont battus pour la liberté. « Cette fête est un moment de recueillement et en même temps de réflexion sur la capitale qui a vu naître l’indépendance mais qui malheureusement peine à décoller. Il y a lieu de faire le bilan et d’envisager les perspectives », indique le maire de Porto-Novo. Charlemagne Yankoty félicite aussi le président de la République pour ses nombreux investissements à Porto-Novo, lesquels sont en train de transformer le visage de la ville. Les deux autorités avaient à leurs côtés les membres du Conseil communal de Porto-Novo ainsi que ceux de la Conférence administrative départementale de l’Ouémé?   Actualités 02 août 2021


Durabilité du cadre de vie: Cap sur l’écocitoyenneté !
Plus de 2 000 milliards sont investis ces cinq dernières années pour l’amélioration du cadre de vie et l’assainissement. Et pour consolider ces efforts en cours, beaucoup d’acteurs appellent à l’écocitoyenneté. Cotonou se réveille désormais dans un cadre propre. Dans la métropole du Bénin, les artères reçoivent des coups de balai incessants. C’est une tâche confiée à des agents de la Société de Gestion des déchets et de la Salubrité du Grand Nokoué (Sgds-Gn). De loin, Siméon M., instituteur à la retraite à Abomey-Calavi, y voit une faille dans la responsabilité de chaque citoyen à assainir son cadre de vie. « Si chacun veillait à ce que son cadre de vie soit assaini, l’Etat n’aura pas à dépenser autant pour ça. Nous avons perdu beaucoup de valeurs, dont celle d’assurer notre propre propreté », s’indigne-t-il. Des récriminations pareilles, il n’est pas rare de les entendre, surtout dans le rang des acteurs de défense de l’environnement. Mais certains n’hésitent pas à reconnaître le retard qu’a pris le pays à intégrer l’environnement dans le processus de développement. « Nous ne devons pas trop nous autoflageller parce que c’est seulement après la démocratie qu’il y a eu les premiers ministères sur l’Environnement du point de vue institutionnel. Et depuis 30 ans, chaque pays fait son chemin. Nous ne sommes pas à la hauteur des pays européens qui ont connu cette notion depuis très longtemps», martèle Patrice Sagbo, président de l’Ong Aded. Responsabiliser chaque citoyen Plus de 2 000 milliards de F Cfa ont été investis par le gouvernement pour la modernisation et l’assainissement de notre cadre de vie. Mais le besoin de responsabiliser le citoyen se fait de plus en plus sentir pour la durabilité. « Nous devons apprécier à sa juste valeur la dénomination actuelle du ministère de l’Environnement. Le cadre de vie rattache l’Environnement à l’individu, à la famille, à la maison pour que chacun puisse cerner le contenu. Lorsque vous vous levez, vous devez balayer la devanture de votre maison. Il faut planter des arbres et les entretenir, etc. L’ensemble de ces actions au niveau d’un quartier donne une ville propre et verte », déclare Patrice Sagbo. Eduquer pour l’avenir Joséa Dossou Bodjrènou, directeur de l’Ong Nature Tropicale, estime qu’il y a lieu que les Béninois s’approprient davantage l’article 27 de la Constitution. Cette disposition stipule que toute personne a droit à un environnement sain, satisfaisant et durable et a le devoir de le défendre. « Il faut travailler pour que le citoyen puisse comprendre qu’il a vraiment un rôle à jouer. Le forestier n’est pas dans tous les villages pour constater tous les problèmes qui se posent. Il faut pour le citoyen qui est proche et qui constate un problème soit en mesure de lui faire recours. Mais que les gens ont peur de se plaindre aussi. Ce n’est pas l’Etat qui viendra au village le faire à notre place », déclare Joséa Dossou Bodjrènou. Le ministère du Cadre de vie et du Développement durable met aussi le cap sur l’éducation environnementale. La Direction de la Promotion de l’Ecocitoyenneté (Dpe) travaille à ce que chaque citoyen ait conscience de son milieu de vie, de la nécessité de le maintenir propre et de développer au quotidien les bons gestes écocitoyens. « On aura à partager les expériences modèles, recenser les pratiques écocitoyennes les plus en vue et les ériger en exemples », renseigne Oloufounmilayo M. Olloudé, Cheffe service des stratégies et programmes d’Informations et d’éducation à la Dpe. Pour Joséa Dossou Bodjrènou, transformer les individus pour en faire des gardiens de l’environnement, c’est le défi du futur. Environnement 02 août 2021


Message du chef de l’Etat à la Nation: Le nouvel état d’esprit des Béninois exalté
Dans le cadre du 61e anniversaire de l’indépendance du Bénin, Patrice Talon a mis un point d’honneur sur la prise de conscience par ses compatriotes de ce que « notre destin est exclusivement entre nos mains». C’est un nouvel état d’esprit qu’il a loué, le 31 juillet 2021, dans son message à la nation. C’est un Patrice Talon débordant de fierté qui est apparu samedi dernier sur les écrans de millions de téléspectateurs. C’est avec sérénité que le chef de l’Etat a tenu, avant tout, à reconnaître le mérite de ses compatriotes. «Nous pouvons être fiers de ce que nous sommes désormais capables de construire notre pays, et de réaliser l’essentiel de ce qui nous manque», a-t-il déclaré. Au début de son discours de quelques minutes, le président de la République a loué le « nouvel état d’esprit» des Béninois, cette soif du progrès qui crée le changement. « C’est elle qui explique les avancées remarquables qui nous permettent de construire pas à pas, dans tous les domaines, les fondamentaux de notre développement socioéconomique, en vue de notre mieux-être individuel et collectif. C’est encore cette volonté, issue de notre nouvel état d’esprit, qui rend le Bénin si ambitieux et si laborieux », a-t-il fait savoir. Ce qu’il faut savoir sur ce nouvel état d’esprit Reconnaître les efforts de ses compatriotes, Patrice Talon ne manque souvent de le faire, dans ses interventions officielles. Et ce nouvel état d’esprit, il lui avait déjà donné, à suffisance, du contenu en janvier 2021 face aux présidents des institutions. Le chef de l’Etat faisait allusion à l’engagement du peuple de parcourir, avec foi et détermination, le chemin du développement. « Ce nouvel état d’esprit du peuple que j’évoque à juste titre est principalement dû à la dynamique positive que nous avons su collectivement insuffler. Portée elle-même par les réformes structurantes initiées dès 2016, cette dynamique crée une nouvelle vague d’espoir au sein du peuple. Elle redonne confiance à nos concitoyens qui, au regard de l’ampleur, du rythme et de la qualité des réalisations destinées à améliorer nos conditions de vie, sont de plus en plus rassurés que le développement est à notre portée », avait-il déclaré en janvier passé. Ce nouvel état d’esprit en question, Patrice Talon y met aussi la renonciation à la facilité et au populisme. Cette fierté qui l’anime donc, à la veille du 61e anniversaire de l’indépendance du Bénin, il la puise dans cette «nation qui s’impose désormais par cette discipline et qui progresse». Mais la dynamique n’est pas prête de s’arrêter. Là-dessus, d’un ton grave, ce samedi soir, comme s’il regardait droit dans les yeux de ses compatriotes, Patrice Talon a été ferme: «cet élan, nous le garderons à jamais ». Actualités 02 août 2021


Message du chef de l’Etat à la Nation: Promesse de réhabiliter les femmes
Le chef de l’Etat ne cesse de multiplier les actions volontaristes en faveur de l’émancipation des Béninoises. Dans son message à la nation, le 31 juillet 2021, Patrice Talon a réaffirmé son engagement à porter plus haut la gent féminine. Féministe ? Patrice Talon ne le revendique pas. Cependant, son engagement en faveur de l’égalité genre le pousse à porter davantage la cause de la femme béninoise, gagnant ainsi des points chez les féministes. A la veille de la célébration du 61e anniversaire de l’indépendance du Bénin, le président de la République ne s’est pas empêché une fois encore d’honorer cette couche majoritaire mais qui n’occupe pas encore la place méritée dans la société. Dans son message à la Nation, Patrice Talon a réitéré sa volonté de protéger et de promouvoir la gent féminine pour ainsi créer les conditions d’un développement équilibré. « Un chantier sur lequel les femmes apporteront toute leur contribution. Elles seront ainsi réhabilitées en tant que composante indispensable de la société. C’est pourquoi, j’en appelle à un sursaut collectif afin que chacun adhère à cet idéal », a-t-il déclaré. Cette promesse n’est pas anodine. Il y a quelques jours, le président de la République déplorait ouvertement l’absence d’au moins une femme parmi les membres du Conseil électoral dont il recevait les serments. S’en est suivi le repositionnement de l’Institut national pour la promotion de la femme (Inpf), en la faveur du Conseil des ministres du 21 juillet 2021. Le gouvernement a décidé ainsi du relooking de l’institution pour en faire une véritable machine de lutte contre les discriminations et violences à l’endroit de la femme. L’Inpf devient un organisme public doté de personnalité juridique, d’une autonomie financière et de prérogatives importantes pour faire face aux défis actuels. En évoquant ce progrès, samedi dernier, le chef de l’Etat dit vouloir donner les mêmes chances de réussite à toutes les couches de la société. « Mon gouvernement a montré sa détermination à lutter contre toutes les formes de discriminations et de violences faites aux femmes et aux filles. C’est le sens de la mise en place de l’Institut national de la Femme, nouvelle formule», a-t-il défendu. C’est alors une nouvelle ère qui s’ouvre pour cette couche au Bénin. Actualités 02 août 2021


Festivités symboliques pour les 61 ans d’indépendance: Sobriété, élégance et prestance !
Dépôt de gerbe au monument aux morts, cérémonie de prise d’armes à la présidence de la République. Tels sont les deux temps forts des manifestations officielles marquant la célébration des soixante-et-un ans d’indépendance du Bénin. Covid-19 oblige, le traditionnel défilé militaire a cédé place à une célébration modeste, mais fort belle et bien cadencée. La cérémonie n’aura pas duré vingt minutes, mais elle restera vive dans les esprits. Toute la beauté, l’élégance et le soin mis pour les cérémonies de dépôt de gerbe au monument aux morts, de prise d’armes à la présidence de la République feront date au titre des manifestations commémoratives de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. Premier temps fort, le dépôt de gerbe au monument aux morts dans le cinquième arrondissement de la ville de Cotonou. Tout est allé comme sur des roulettes, avec la précision que les lieux ont, cette année particulièrement, fait peau neuve avec une décoration florale qui reflète bien l’ambition de la ville de se faire plus belle que jamais, chaque fois qu’elle en a l’occasion. C’est dans cet univers tout beau, bien peint, soigné et disposé pour les besoins de la cause que le président Patrice Talon est allé honorer la patrie et ses fils et filles à travers le dépôt de gerbe. Le cérémonial n’a pas changé. Le chef de l’Etat a été accueilli à son arrivée par le maire de la ville de Cotonou, Luc Sètondji Atrokpo, avec à ses côtés le préfet du Littoral, Alain Sourou Orounla. Bref moment d’échanges, puis le chef de l’Etat se dirige, pas alertes, démarche assurée, fière allure, vers deux éléments du personnel féminin de la police républicaine, pour accomplir avec délicatesse et prestance, la cérémonie de dépôt de gerbe. Celle-ci se déroule suivant des honneurs militaires millimétrés assurés par le grand tambour de la fanfare qui exécutera à l’occasion, la sonnerie aux morts. S’en suivra l’allumage de la flamme de l’espoir. Après quoi, le président de la République retourne au palais de la Marina pour le second temps fort de la cérémonie. Cérémonie cadencée La cérémonie de prise d’armes pour le compte des festivités marquant les 61 ans de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale s’est déroulée au palais de la Marina. Le cœur du pouvoir Exécutif n’a pas eu besoin de faire peau neuve pour la circonstance. Depuis que Patrice Talon y a pris ses quartiers, la transformation notoire s’est voulue de tous les jours. L’ancien palais de la Marina a cédé place à un espace d’une esthétique rare. Allées florales d’une rare beauté aux espaces diversifiés, hauts murs décorés aux matériaux locaux, bâtiments rhabillés avec goût et luxe, rien n’a résisté à la transformation dans ce palais à l’intérieur duquel le président Patrice Talon s’est introduit avec son cortège à dix heures comme retenu. Pas une seconde de plus. Pas alertes et assurés, posture présidentielle, air grave, visage fermé mais reluisant Le chef suprême qu’il est, passe en revue huit pelotons des forces de défense et de sécurité. La police républicaine, la garde nationale, les eaux, forêts et chasse, la douane, les forces navales… Sous des airs bien rythmés, distillés par la fanfare de la police républicaine, le président Patrice Talon passe la troupe en revue avant de s’arrêter face au drapeau national pour l’exécution de l’hymne national. Un passage obligé qui, pour lui, n’est rien d’autre qu’un moment pour renouveler son serment vis-à-vis de la République. Passée cette étape, le chef de l’Etat recevra les honneurs du chef des troupes avant de poursuivre sa marche sur les deux cents mètres de tapis rouge dressé à l’occasion pour faire ses civilités aux présidents des institutions de la République. Ils étaient tous là, visages souriants derrière leurs masques de protection et ont pu deviser chacun, pendant quelques secondes, avec le président. Louis Vlavonou de l’Assemblée nationale, la vice-présidente Chabi Talata, le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou, la présidente de la Cour des comptes, le président du Conseil économique et social, ceux de la Cour suprême, de la Haute Cour de justice; le Médiateur de la République, le président du Conseil électoral… Fini le tour des présidents d’institutions, le président Patrice Talon fera aussi ses civilités aux membres de son gouvernement avant de prendre congé du parterre de personnalités venues assister à la cérémonie. Il signe ainsi la fin des festivités marquant les Soixante-et-un ans d’accession du Bénin à la souveraineté internationalen Encadré Le plus de la cérémonie… Trois petits éléments sont venus se greffer à la cérémonie de prise d’armes, dimanche 1er août à la présidence de la République et en ont rajouté à son éclat. Le premier, c’est la présence de la garde nationale au sein des troupes retenues. Créée il y a peu, cette nouvelle unité de l’armée béninoise était présente non seulement à travers son patron, le colonel Abou Issa, mais aussi à travers une force de maintien de l’ordre et une unité de forces spéciales. La garde nationale, il faut le dire, est une force spéciale d’intervention rapide, équipée et entrainée pour manœuvrer partout sur l’ensemble du territoire national. Sur la terre, dans les airs et en mer, elle est missionnée pour sauvegarder l’intégrité territoriale et la souveraineté. Elle veille sur l’autorité de l’Etat, restaure l’ordre et la discipline en cas de besoin avant de passer le relais à d’autres unités. Opérationnelle, elle l’est donc désormais. Le deuxième élément marquant relevé, c’est la transformation du palais de la République. C’est un secret de polichinelle qu’un travail d’orfèvre a été fait sur les lieux pour leur donner du lustre, mais la métamorphose se poursuit. Ce haut lieu décisionnel allie beauté et élégance pour s’inscrire dans la droite ligne de la vague de transformation en cours dans le pays. Le cœur du pouvoir exécutif a été redessiné par des mains expertes, à l’instigation du chef de l’Etat. La nature est exaltée dans ce cadre féérique avec des allées et décors attrayants, de même que des senteurs exotiques. Peut-on passer sous silence les hauts et beaux palmiers soigneusement alignés ? En tout cas, tout le charme du pays est condensé en ce haut lieu de prise de décisions nationales. Notamment des espaces mieux dessinés et décorés, à l’instar de la salle ovale qui reçoit chaque mercredi avec ses lumières tamisées, le Conseil des ministres, ou encore la salle d’audience du président de la République avec ses décorations d’œuvres de plasticiens locaux. Dernier élément qu’il convient aussi de relever, la ponctualité. On ne le dira jamais assez, Patrice Talon est un ‘’maniaque’’ de la ponctualité. Il ne cesse d’en donner la preuve. Et pour ceux qui peuvent en douter, il a posé son pied droit à terre, hors de son véhicule, dimanche 1er août 2021, à dix heures zéro minute, zéro seconde, alors que la cérémonie est prévue pour prendre son envol à la même heure. Actualités 02 août 2021


Distinction des personnalités influentes du continent africain : Pintos Gnangnon de ‘’La Nation’’ reçoit un Prix spécial
« International Prestige Ivoire » a distingué ce week-end à Abidjan, d’éminentes personnalités du continent africain dans divers domaines d’activités. Au nombre des heureux élus de ce cercle restreint, Pintos Gnangnon, secrétaire de rédaction adjoint du quotidien de service public ‘’La Nation’’. Le quotidien de service public ‘’La Nation’’ plane à nouveau sur le toit du continent africain. L’un de ses deux secrétaires de rédaction, Pintos Gnangnon, a été distingué ce week-end en terre ivoirienne. « International Prestige Ivoire», une structure internationale ayant des partenaires presse sur tout le continent, lui a décerné pour le compte de cette année, son prestigieux prix institué depuis 2018 pour détecter et récompenser les élites africaines ayant contribué au développement. Pour l'édition 2021, 29 personnalités sur les 350 propositions enregistrées ont été récompensées. Leur sélection a été assurée par un jury international. Qu’il soit chef d’entreprise, assureur, styliste, agent public ou privé, personnalité du milieu culturel ou politique, acteur économique, chaque lauréat a été identifié via des critères précis qui le distinguent dans son domaine d’action. Pour ce qui est de la presse écrite, le journaliste Pintos Gnangnon, actuellement secrétaire de rédaction adjoint du quotidien de service public ‘’La Nation’’, s’est imposé par la qualité de sa contribution à son secteur d’activité. Journaliste avec une expérience d’une trentaine d’années, ancien chef d’antenne, plusieurs fois responsable d’associations et membre du bureau actuel de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), l’heureux récipiendaire s’est hissé telle une étoile au firmament, pour son œuvre dans le monde des médias. Il lui a été décerné au Palm Club hôtel d'Abidjan le prestigieux Prix spécial pour la promotion de la presse écrite. Distinction faite devant un parterre d’invités de différentes nationalités et d’autorités ivoiriennes, de personnalités politico-religieuses et des représentants d'institutions internationales présentes en Côte d'Ivoire et sous la présidence de Bertin Konan Kouadio, ministre ivoirien de la Réconciliation nationale et en présence du président du Conseil d’administration, Ben Kourouma. Celui-ci, au regard des personnalités distinguées, a salué cette initiative qui, selon lui, vise à récompenser et reconnaître des élites africaines qui se sont fait remarquer dans leur domaine d'activité. Il promet aussi que l’Etat de Côte d'Ivoire s'inscrira toujours dans cette logique de cohésion. Couronnement ! Dans une brève allocution à l’occasion, Pintos Gnangnon n’a pas caché sa satisfaction de voir ainsi son effort couronné. « Le prix du développement africain, plus spécialement dans le domaine de la Presse dont je suis lauréat, vient comme le couronnement d’une trentaine d’années de carrière accomplie dans l’humilité, la dignité et dans le strict respect des règles déontologiques régissant notre métier, le journalisme », a salué d’entrée le récipiendaire. Son prix, il le dédiera ensuite à la rédaction du journal La Nation, l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), éditeur du journal qui l’a vu accomplir son cursus professionnel. Aux responsables de l’Office qui n’ont d’ailleurs ménagé aucun effort pour lui permettre d’être présent sur l’évènement pour recevoir ce prix prestigieux, il exprime sa gratitude. Il loue aussi l’initiative, soulignant au passage qu’elle vient reconnaître les efforts d’acteurs africains sélectionnés dans la sous-région pour leurs actions en faveur du développement dans leurs domaines de compétences respectifs. Aux invités et personnalités présents, Pintos Gnangnon dira aussi combien le journal ‘‘ La Nation’’ dont il est agent est un organe de presse de service public de référence nationale, lu par plus d’un million de lecteurs et qui a connu plusieurs mutations depuis sa création dans les années 60. L’article qui lui a valu ce prix intitulé « Leadership en Afrique : le Bénin en nette progression » est, précise-t-il, « le résultat de mes constats et des efforts du gouvernement de mon pays qui, malgré les effets néfastes de la pandémie du coronavirus, a su trouver des solutions pour atteindre des performances remarquables et appréciables sur le plan sous-régional ». A l’instar du reporter béninois, le styliste Pathé Ouédraogo, alias Pathé'o, Salif Traoré alias A’salfo, président de la Fondation Magic système ont été également distingués. Société 02 août 2021


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