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Nouvelles

Burkina Faso: Situation inquiétante
Alors que les attaques contre les civils et les forces de sécurité par des groupes djihadistes au Burkina Faso deviennent de plus en plus fréquentes, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés appelle à une action concertée pour faire face au nombre record de personnes forcées de fuir leur village et au-delà des frontières internationales. Plus de 1,3 million de Burkinabè ont été déplacés à l’intérieur du pays en un peu plus de deux ans, ce qui correspond à 6 % de la population. Le pays est aussi fortement touché par le changement climatique et, selon le Programme aimentaire mondial (Pam), il fait partie des pays qui pourraient être confrontés à des famines sans précédent en raison de pénuries alimentaires. Au cours du briefing hebdomadaire de l’Office des Nations Unies à Genève, un des porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (Hcr), Babar Baloch, a annoncé que selon les derniers chiffres communiqués par le gouvernement du Burkina Faso, au cours du premier semestre 2021, 237 000 personnes ont fui leurs foyers vers d’autres parties du territoire, ce qui constitue une forte augmentation par rapport aux 96 000 enregistrées au cours du second semestre 2020. Cette situation alarme le Hcr car il constate une forte augmentation du nombre de personnes forcées de s’expatrier pour être en sécurité. Pour attirer l’attention de la communauté internationale, le 20 juin, lors de la Journée mondiale des Réfugiés, l’actrice américaine, Angelina Jolie, envoyée spéciale du haut-commissariat de l’Onu pour les réfugiés (Hcr), s’était rendue au camp de réfugiés de Goudebou, situé à une centaine de kilomètres de la frontière malienne. Depuis janvier, plus de 17 500 personnes ont fui leur patrie vers les pays voisins, doublant presque le nombre total de réfugiés burkinabés en seulement six mois. Actuellement, on recense 38 000 réfugiés et demandeurs d’asile dans la région. Le Niger voisin, par exemple, abrite 11 400 demandeurs d’asile, contre 7 400 au début de l’année. Au mois de juin, quelque 900 demandeurs d’asile sont arrivés en provenance du village de Solhan situé dans la province de Yagha où, au cours d’une attaque meurtrière au moins 160 personnes ont été tuées. Ce massacre constitue l’attaque la plus meurtrière au Burkina Faso depuis le début des violences jihadistes en 2015. Pour sa part, le Mali accueille actuellement 20 000 demandeurs d’asile, dont 6 600 sont arrivés dans la région de Tombouctou en 2021. Comme les conditions de sécurité limitent l’accès humanitaire dans cette partie du pays, il est possible que ce nombre soit plus élevé. Dans le nord du Bénin, une mission du Hcr a récemment enregistré 179 demandeurs d’asile. Mais des milliers d’autres vivraient dans des zones frontalières inaccessibles aux travailleurs humanitaires pour des raisons de sécurité. Le partenaire gouvernemental du Hcr au Bénin, le Comité national pour les réfugiés, prépare actuellement un plan d’urgence pour aider au moins 4 500 demandeurs d’asile. Poursuivant cette tendance inquiétante, la Côte d’Ivoire a accueilli 430 demandeurs d’asile Burkinabè en mai dernier. Selon la coordonnatrice du Système des Nations unies au Burkina Faso, Metsi Makhetha, le défi majeur est la sécurité physique, la protection des personnes et l’accès aux services sociaux de base. Appel à une action concertée Le Burkina est aussi victime de l’augmentation de la température, d’inondations, de sécheresse et d’autres catastrophes induites par le changement climatique. Au cours des deux ou trois dernières années, plus de 1,5 million de personnes ont été déracinées au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Quelque 13 millions de personnes, dont 7 millions d’enfants, ont un besoin urgent d’éducation, de nourriture, d’eau, d’abri et de santé. Selon les chercheurs, les températures moyennes dans le Sahel ont augmenté d’un degré Celsius entre 1950 et 2010, tandis que les précipitations annuelles moyennes ont diminué. D’ici aux années 2060, les températures devraient être supérieures de 1,2 à 3,6 degrés. Le directeur du Pam, David Beasley, juge impératif que les dirigeants mondiaux allouent davantage de fonds à 12 pays qui courent le danger de subir des famines sans précédent aux proportions « bibliques» en raison de pénuries alimentaires. Les conditions se sont détériorées en Éthiopie, à Madagascar, au Sud-Soudan et au Yémen, tandis que la situation au Nigeria et au Burkina Faso est particulièrement préoccupante. Les familles vulnérables, qui représentent 10 % de la population Burkinabè, soit plus de 2 millions de personnes, ont actuellement une capacité très limitée à couvrir l’ensemble de leurs besoins alimentaires et nutritionnels. La situation de la malnutrition s’est considérablement détériorée chez les enfants de moins de cinq ans, et chez les femmes enceintes ou allaitantes. Le Hcr réitère son appel à une action concertée en faveur de la paix et de la stabilité au Burkina Faso et dans les pays voisins du Sahel central, au Mali et au Niger, qui connaissent également une forte augmentation de la violence et des déplacements. D’après le porte-parole Babar Baloch, il est urgent d’accroître les ressources nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires croissants au Burkina Faso et dans les pays voisins. Les besoins de financement du Hcr pour le Sahel central en 2021 s’élèvent à 259,3 millions de dollars. Jusqu’à présent, seule la moitié des fonds demandés ont été reçus. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) International 29 juil. 2021


Revue à mi-parcours du Pta du ministère des Affaires sociales: Des engagements pour des résultats satisfaisants
Après un semestre d’intenses activités, les autorités, cadres et responsables à divers niveaux du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance marquent une pause pour évaluer leur Plan de travail annuel (Pta) 2021. La revue effectuée, hier mercredi 28 juillet à Cotonou, montre un faible taux d’exécution physique des activités. Les acteurs se sont alors engagés à mettre en œuvre les recommandations formulées pour des résultats satisfaisants à l’échéance du Pta. Le taux d’exécution physique du Plan de travail annuel (Pta) du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance à la date du 30 juin dernier est de 30,28 %. Il ressort à 30,75 % base engagement contre 22,53 % base ordonnancement. C’est ce qui ressort de la revue à mi-parcours du Pta. Ce chiffre traduit une faible mise en œuvre des activités prévues au titre des deux premiers trimestres de l’année en cours. Cette faible performance durant le premier semestre de cette année est due à plusieurs difficultés énumérées par les parties prenantes à l’évaluation du Pta. Parmi ces obstacles, l’on note la lenteur dans la production des documents conceptuels, la vétusté du parc informatique, l’insuffisance de matériel roulant et la non acquisition de fournitures de bureau et consommables du fait de l’expression tardive de certains gestionnaires de crédits et de la procédure de passation des marchés publics. Ces difficultés sont constatées sur plusieurs projets et programmes. D’autres difficultés ont été soulevées par les participants lors de la phase de questions/contributions ouverte après la présentation des trois communications au programme. De ces discussions, il est à retenir que les défis à relever pour atteindre les résultats prévus à la fin de l’année sont essentiellement de trois ordres : œuvrer à la célérité dans les procédures de passation des marchés publics, la mobilisation des ressources et la diligence des gestionnaires de crédits à consommer les ressources. Ainsi, pour combler le gap noté et atteindre les résultats escomptés à la fin de l’année, les participants ont formulé des recommandations. Entre autres, ils ont suggéré l’accélération des procédures de passation des marchés publics, le renforcement des capacités du ministère en ressources humaines de qualité, et la poursuite du plaidoyer pour l’électrification des locaux des Centres de promotion sociale actuellement sans énergie électrique. A l’issue des assises, la ministre Véronique Tognifodé et les cadres et responsables à divers niveaux ont réitéré, au nom du personnel du ministère, leur engagement à mieux travailler pour des résultats à la hauteur des attentes à l’échéance du Pta. Actualités 29 juil. 2021


Gouvernance judiciaire en Afrique de l’Ouest: Une mission de l’Onu à la Cour suprême et à la Criet
En séjour au Bénin du 26 au 27 juillet dernier, une mission du secrétariat des Nations Unies à travers son bureau pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas) était à la Cour suprême et à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) à Porto-Novo. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une étude lancée par les Nations Unies sur les opportunités et les défis en matière de gouvernance judiciaire en Afrique de l’Ouest. Les résultats de cette étude devront informer de l’engagement de l’Unowas sur cette problématique, en collaboration avec les organisations sous-régionales notamment la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). La délégation onusienne a été conduite par Alice Viviane Mauske, spécialiste des Affaires judiciaires de l’Unowas. Elle a tenu une séance de travail dans l’après-midi du mardi 27 juillet dernier avec les services techniques de la Cour suprême, la plus haute juridiction en matière administrative et judiciaire du Bénin. Les échanges ont surtout porté sur les lois, les politiques et les mesures prises par la Cour suprême pour promouvoir la gouvernance judiciaire au cours des dernières années et les rôles attendus des organisations régionales et internationales. Alice Viviane Mauske et son collègue de l’Unowas ont été reçus par Etienne Fifatin, président de la Chambre administrative par intérim représentant le président de la Cour suprême, Onésime Madodé, procureur général près la Cour suprême, et Michèle Carréna Adossou, juge à la Cour suprême. Après la Cour suprême, la mission s’est ensuite rendue à la Criet pour le même exercice?   Actualités 29 juil. 2021


Pr Rock Gnahoui à propos de la gouvernance sous la Rupture: « Des actions impactent de jour en jour toutes les couches de la société »
Agir pour rendre irréversible le processus de la Rupture, c’est l’objectif du Groupe de réflexion alternatives perspectives. Depuis sa naissance en 2019, cette plateforme d’agrégation d’intelligence apporte sa pierre à l’édification de la nation à travers des conférences publiques sur des sujets d’actualité. Dans cette interview, son premier responsable, Rock Gnanhoui, évoque les motivations de la création du Grap et donne son point de vue sur la gouvernance actuelle. La Nation : Vous êtes le président du Groupe de réflexion alternatives perspectives. Un groupe qui initie depuis quelque temps des conférences sur des questions d’intérêt national. Quelles sont vos motivations ? Pr Rock Gnahoui : Au sortir des regroupements des partis politiques, nous avons estimé qu’il faut créer un creuset permettant à tout le monde de participer à une réflexion sur la vie sociale, politique, économique et culturelle du pays, sans exclusive. Même opposants, vous pouvez venir au Grap. L’idée était de discuter avec tout le monde. Nous existons depuis deux ans et demi environ et nous essayons de donner quelques éléments d’éclairage sur des thèmes, des activités et des discours qui sont prononcés ici et là. Dès le mois de janvier 2019, nous avons commencé les activités et nous avons à notre actif une dizaine de conférences sur des thèmes qui touchent à la femme, la culture béninoise, la Constitution modifiée, l’emploi des jeunes, les acquis démocratiques, etc. Autant de questions que nous avons abordées depuis le début de nos activités. Le Grap s’est affiché comme un think tank soutenant les actions du chef de l’Etat. Quels sont les idéaux que vous défendez concrètement ? Nous estimons que lorsqu’un régime est en place et qu’il n’est pas bien compris, il faut l’accompagner en expliquant aux populations ce qui est, ce qui se passe et ce qu’on doit comprendre. Il s’agit donc dans un premier temps d’accompagner la Rupture dans ses actions. Mais nous n’avons jamais exclu la possibilité d’apporter des éléments de contradiction parce que c’est cela qui permet de faire avancer la science, la réflexion. Nous avons déjà eu des conférences où des personnes ont développé des idées contraires et nous estimons que c’est de cette manière qu’on va impulser le développement au plan théorique à partir de ce groupe. Quand on ne se comprend pas, quand on ne se parle pas, on ne peut pas avancer. La première idée pour nous est de faire avancer la communication. Nous avons la justice qui est au cœur de notre préoccupation parce qu’elle permet d’asseoir la paix au sein de la population. Nous avons aussi le développement qui est une question centrale. Et nous arrivons à nous faire comprendre parce que nous sommes très visibles sur les médias et de par l’origine des participants, c'est la preuve qu’il y a des gens qui comprennent même si des réticences subsistent. Quelle est votre appréciation de la gouvernance de la Rupture? Sur la gouvernance actuelle, il faut décerner un satisfecit au président de la République et à son gouvernement. Nous sommes obligés de faire une comparaison entre ce qui est passé et ce que nous voyons aujourd’hui. Et par rapport à ça, il y a un grand changement. Cela signifie qu’il y a des idées et des actions qui impactent de jour en jour presque toutes les couches de la société. C’est un bon travail qui se fait. Il faut accompagner le gouvernement dans ses actions et permettre aux uns et aux autres de participer car on a besoin de tous les Béninois pour construire le Bénin. Le second mandat du président de la République est placé sous le sceau du «hautement social ». Que comprenez-vous par cette vision ? La question du social était au cœur de notre dernière conférence. Lors de son investiture, le président de la République a sorti une expression qui a ravi certains, c’était le « hautement social ». A travers la conférence, nous avons montré qu’il y a un état des lieux qui démontre que le social a un ancrage très important aujourd’hui. Au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, les actions concernant les personnes vulnérables, les femmes, les jeunes, les enfants et autres ont été développées par la ministre. Ce « hautement social » existe déjà mais il faut aller plus loin pour asseoir un développement social qui permet d’éradiquer la pauvreté. C’est l’entendement du président de la République. Il s’agit d’aider à travers l’éducation qui se traduit par la création de lycées professionnels dans différentes villes, donner un impact fort au niveau de la santé, de la famille, de l’emploi des jeunes, etc. Il est question d’être responsable dans les actions pour impacter toutes les couches sociales. Mais il faut préciser que ce « hautement social » ne consistera pas à partager de l’argent. Il ne s’agit pas non plus du « tout social » où il faut donner de l’argent à tout le monde, mais être responsable vis-à-vis de certaines actions pour impacter toutes les couches de la société sans exception. En un mot, permettre au Bénin de démontrer en Afrique et dans le monde que la pauvreté peut être vaincue si on porte à cœur cette idée et si on y travaille. Le mode de gestion du pouvoir n’est pas sans critiques au regard de la conjoncture économique et sociale. Etes-vous optimiste quant au développement du pays ? Les critiques vont toujours fuser. Si vous avez un gouvernement qui n’est pas critiqué, ça veut dire que le gouvernement n’est pas bon. Tout le monde ne se retrouve pas forcément dans les actions qui sont initiées par le régime en place. Il y a des gens qui sont toujours frustrés quelque part. C’est la nature de l’homme de ne pas être toujours satisfait et les critiques sont justifiées parce que c’est d’abord ce qui permet de corriger. Et je suis très optimiste parce que le peu que je vois démontre que l’on peut aller encore plus loin. Je suis encore optimiste parce que nous avons aujourd’hui, sur le plan des infrastructures, beaucoup de choses réalisées. En tant que Béninois, on doit être fier. Parlant de réformes, la toute dernière est celle au niveau de l’Institut national de la Femme. Quelles sont vos observations sur cette initiative du gouvernement ? Si vous considérez la femme comme une incapable, c’est que vous êtes en train de détruire la société. La femme est au cœur de l’éducation des enfants et de tout, d’une manière globale et il faut la protéger. Réformer cet institut de sorte qu’il puisse ester en justice contre les auteurs de violences sur les femmes et se constituer partie civile est une bonne trouvaille. La réforme permet de donner davantage à la femme la possibilité de s’exprimer. Cela démontre tout l’engagement du gouvernement à œuvrer pour la promotion de la femme et l’approche genre. C’est une belle réforme qui va impacter énormément la société béninoise. Toujours dans la logique des réformes, le Conseil électoral est désormais fonctionnel. Quelle comparaison pouvez-vous faire entre son ancrage institutionnel et celui de la Cena qu’il a remplacée ? Déjà, il y a la dénomination qui a changé. C’est une différence de taille. De même que la composition. La forme de désignation des membres de ce conseil est aussi différente. Car nous voulons faire dans la modernité. La Cena a démontré ses capacités mais on devait penser autrement. Quand quelque chose est nouveau, il est mieux de laisser faire pour observer les résultats puis faire le bilan. Par Isidore A. GOZO et Joël TOKPONOU Actualités 29 juil. 2021


Absence de femme au Conseil électoral: Moele-Bénin défend le genre et l'égalité des sexes
Communiqué de MOELE BENIN A PROPOS DE LA COMPOSITION DU CONSEIL ELECTORAL A la faveur de sa première session extraordinaire de l’année 2021 ouverte et close mardi 27 juillet dernier, le Parlement a procédé à la désignation du cinquième membre du Conseil électoral, en remplacement du membre démissionnaire. Moele-Bénin se réjouit de cet aboutissement et prend acte du choix porté sur la personne du Professeur François Adébayo ABIOLA dont les mérites et qualités sont connus de tous. Tout en souhaitant bon vent et plein succès au Conseil électoral, Moele-Bénin regrette, eu égard à l’importance de la mission dévolue au Conseil électoral et à sa sensibilité dans la vie institutionnelle de notre pays, l’absence de femme en son sein comme l’a d’ailleurs souhaité le président de la République et note avec surprise que le choix et la préférence des parlementaires ne se soient pas portés sur une personnalité féminine. Au centre des débats et dynamiques contemporaines, Moele-Bénin saisit cette occasion manquée, pour en appeler à la suite du chef de l’Etat, à la vigilance de toutes les forces politiques et des décideurs à divers niveaux, et à une appropriation, mieux à propos, de la problématique du genre et de promotion des femmes dans les instances de prise de décision. Autant que les notions de ‘’Consensus’’ ou de ‘Minorité parlementaire’’, est-il opportun de devoir recourir au Juge constitutionnel pour trancher sur l’avatar qu’est la question du genre dans le déploiement des fonctions politiques ou publiques ? Moele-Bénin s’emploiera les jours à venir à mettre en relief cette problématique et à jouer sa partition pour la faire prospérer, aux côtés de toutes les forces vives nationales qui voudront s’y associer.   Fait à Cotonou, le 28 juillet 2021 Jacques AYADJI Le Président Actualités 29 juil. 2021


Probable dissidence au sein du Br dans la Donga: Des militants et membres fondateurs alertent
Inquiets d’une crise probable au sein du Bloc républicain dans la Donga, notamment à Djougou, des militants et membres fondateurs alertent en invitant le secrétaire exécutif national à travailler à unir les militants afin d’arrêter la vague de démission tous azimuts dudit parti. Le parti le Bloc républicain du département de la Donga précisément à Djougou enregistre quelques actes tendant à la dislocation des militants. Un fait qui ne saurait profiter à personne si rien n’est fait, selon certains membres fondateurs influents de ce parti dans la Donga, fief du secrétaire exécutif national Abdoulaye Bio Tchané. C’est pourquoi certains donnent l’alerte et l’invitent à prendre son bâton de pèlerin afin de mettre fin à une crise latente au sein de la famille Bloc républicain de la Donga. « Il y a un malaise effectif dans le fonctionnement du Bloc républicain à Djougou », fait savoir un militant qui voit dans un futur proche une velléité de dissidence qui serait préjudiciable au Bloc républicain, un parti politique qui soutient les actions du chef de l’État. Selon ce militant très actif, des clans se dessinent dans ce parti dans la Donga au point que certains ont pratiquement un pas dehors, confie-t-il, et n’attendent qu’une occasion pour annoncer leurs démissions. « Ce serait dommage que le parti enregistre des démissions dans le fief du secrétaire exécutif national », affirme-t-il pour dénoncer cette vague de départ surprise qui secoue le Bloc républicain comme c’est le cas par ces temps un peu partout dans les communes. Atayoti Idrissou Sindjaloum membre fondateur du Bloc républicain retrace dans un communiqué sa préoccupation après une manifestation ce week-end à Djougou. Selon ledit communiqué, le député Bida Nouhoum a organisé le week-end dernier un meeting de remerciement suite à l’élection du chef de l’état couplé avec la fête de la tabaski, mais à l’occasion, le secrétaire exécutif national du parti était présent à cette rencontre sans associer les autres ténors du Bloc républicain de la commune de Djougou. Le communiqué fait remarquer l’absence des membres influents du parti à ce rendez-vous notamment le député Walis Zoumarou, l’ancien maire Abischaï Akpalla Abraham, Malick Séibou Gomina, l’actuel maire, Nabil Traoré, Salifou Mama, Micaël Bassabi Djara qui sont, selon ledit communiqué des acteurs majeurs du Br du milieu. « Cela prouve à suffisance qu’il existe un malaise au sein du Br à Djougou à l’instar des informations relatives au dysfonctionnement noté au plan national », indique Atayoti Idrissou Sindjaloum, signataire du communiqué. Il suggère que le secrétaire exécutif national du Bloc républicain, améliore le fonctionnement du parti pour mettre fin à ces soubresauts qui peuvent comporter des germes de départ de certains militants. Actualités 28 juil. 2021


Promotion des arts à l’international: Une plateforme pour plus de visibilité du monde culturel
Les acteurs culturels béninois auront moins de difficultés à se faire repérer sur la toile avec le lancement de la plateforme senjayer.bj. Cet outil du numérique a été conçu pour leur donner plus de visibilité et leur permettre d’interagir plus facilement avec le reste du monde. Les informations sur la carrière, le parcours, le profil et les prestations des acteurs culturels béninois en un seul clic. C’est ce que propose la plateforme senjayer.bj qui, depuis peu, retient l’attention de nombreux acteurs culturels béninois. Les premiers à l’avoir adopté témoignent de la multitude d’opportunités qui s’y nichent. Le lancement officiel, vendredi 16 juillet dernier à Cotonou, a donné l’occasion à bien d’autres de la découvrir et d’y faire leurs premiers pas. « Cette plateforme vous ressemble et nous ressemble », confie d’entrée, Aubin Noutéhou, ingénieur de son vivant à l’étranger, mais aussi initiateur et concepteur du projet. Confronté à de nombreuses difficultés sur son parcours d’acteur culturel et pour aider les artistes de son pays, il s’est résolu à entreprendre un projet dont le produit final séduit plus d’un. « La réalité des technologies nouvelles a transformé de manière significative le secteur culturel avec l’émergence de services culturels en phase avec les nouvelles opportunités qui sont créées. Le monde de l’évènementiel s’est déployé et présente au public des offres variées », indique-t-il. Et comme le Bénin ne peut être en marge de cette marche, surtout que le pays aspire à devenir le quartier numérique de l’Afrique, Aubin Noutéhou a voulu apporter sa touche. Il présente senjayer.bj comme un espace qui permettrait la mise en lien des acteurs des spectacles vivants, une plateforme sous forme d’annuaire pour valoriser leur musique et leur faire franchir plus facilement les frontières. Une telle offre, on le devine bien, ne peut que séduire le ministère en charge de la Culture. Florent Couao-Zotti, représentant du ministre au lancement trouve à travers senjayer.bj, « une plateforme si particulière qui rend service à toute la population». Il ajoute que «personne aujourd’hui n’est exclu des offres que propose Internet et c’est fort de la pertinence de cette possibilité que l’équipe a décidé de mettre à la disposition du monde culturel, cet outil absolument performant qui propose plusieurs services». Senjayer est venu proposer certains services liés au spectacle, à un annuaire à l’intérieur duquel on aura toutes les informations concernant les artistes, leur actualité, la sortie de livres, la production d’albums et la possibilité de vendre des billets pour des spectacles… explique Florent Couao-Zotti qui ne s’est pas empêché d’aller surfer sur le site. « Je me suis rendu compte que cette manière d’être au plus près des internautes témoigne de la modernité dans laquelle les initiateurs de cette entreprise ont décidé d’installer les Béninois », fait-il savoir. Le rêve du Bénin de devenir un quartier numérique, prend autrement corps, ont convenu ces intervenants. Claude Balogoun, un autre acteur culturel, se félicite de l’avènement de ce joyau. Avec cette plateforme, il n’est plus possible de soutenir que le Bénin culturel n’existe pas sur la toile et que l’artiste béninois n’est pas facile à dénicher sur la toile et sur le plan international. « Il est question ici de présenter aux Béninois et au monde une plateforme de cette envergure. Comment être présent si nous n’avons pas des répertoires bien fournis, des plateformes qui renseignent sur ce que nous faisons, sur ce que nous apportons à travers notre culture», soutient Claude Balogoun qui pour finir, invite tous les acteurs culturels, les artistes, les producteurs, organisateurs d’évènements, les acteurs de l’ingénierie culturelle, les managers, tous ceux qui interviennent dans la chaine de la production culturelle à suivre son exemple en allant s’inscrire sur senjayer.bj. Culture 28 juil. 2021


Littérature: Quatre héroïnes de l’histoire africaine célébrées
L’univers béninois des livres s’est enrichi d’un nouvel ouvrage intitulé «Quatre héroïnes de l’histoire africaine». C’est en hommage aux braves femmes Candace, Nzingha, Hangbé et Toya qui ont chacune dirigé par le passé leur pays et marqué toute l’Afrique. Le chef-d’œuvre est réalisé par des élèves et étudiantes sous la supervision de l’Ong Fondation Reine Hangbé, dans le cadre du projet « Femmes d’exception» soutenu par l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin. Composé de 62 pages, le livre « Quatre héroïnes de l’histoire africaine » est cent pour cent féminin. Il célèbre quatre braves femmes, en l’occurrence Candace, Nzingha, Hangbé et Toya dont on parle très peu ou pas du tout dans les œuvres littéraires en Afrique en général et au Bénin en particulier. Inconnues ou souvent mal connues, celles-ci ont pourtant marqué le cours de l’histoire par leurs positions stratégiques dans l’enracinement politique de leur royaume ou de leur communauté. Le projet « Femmes d’exception» initié par l’Ong Fondation Reine Hangbé, a décidé, avec le soutien financier de l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin, d’élever la voix de ces quatre femmes, faire connaitre leurs exploits et montrer que la gestion de la cité n’a pas été que l’affaire des hommes. « Les gens ne pensent souvent qu’à l’homme quand on parle de la gestion d’un pays ou d’une communauté. Or, des femmes ont aussi joué un rôle important dans le développement de leur pays, sur le plan politique surtout », a révélé la présidente de la Fondation Reine Hangbé, Victorine Kèmonou Djitrinou. Selon elle, le projet « Femmes d’exception » est initié pour aider à inverser la tendance et à donner aux jeunes filles d’aujourd’hui, des exemples de femmes ayant dirigé par le passé afin qu’elles s’en inspirent et rêvent grand. « Il faut qu’elles sachent par exemple qu’au Bénin Tassi Hangbé a régné sur le trône de Houégbadja et qu’en Angola, la reine Nzingha, après la mort de son père, a conduit le pays. Et que grâce à Candace en Nubie actuel Soudan, les Romains n’ont pas pu traverser l’Afrique du Nord pour descendre au Sud du Sahara», a précisé Victorine Kèmonou Djitrinou. Pour sa part, Agbaraya Toya, transportée en Haïti depuis son Danxomè natal, a par son engagement révolutionnaire, légué à la postérité le sens des valeurs morales et de la persévérance dans la sauvegarde de la dignité. Il y a tellement d’exemples de femmes, poursuit-elle, ayant dirigé leur pays, géré des royaumes et été des souveraines à part entière, mais que l’histoire a tus, pour des raisons qu’elle dit ignorer. L’ouvrage est venu combler le vide. Ainsi, grâce à ce projet «Femmes d’exception », les élèves et étudiantes ont découvert une partie de l’histoire palpitante de ces femmes d’Afrique rompues à l’art de la guerre dont elles n’ont jamais entendu parler et qui leur a été racontée. Sur la base de ce récit, elles ont été amenées à rédiger cette histoire à travers des exercices pratiques en ateliers d’écriture. Un comité éditorial composé de membres de la Fondation et des plus adultes des élèves et étudiantes a mis le livre en forme avec l’aide d’un éditeur. Culture 28 juil. 2021


Véronique Tognifodé: De l’engagement au service des plus vulnérables
Des efforts louables ont été faits ces dernières années pour soulager et accompagner les personnes les plus vulnérables. Pour en arriver là, il a fallu le dynamisme et le leadership de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé. Aussitôt nommée à la tête de ce département ministériel, elle s’est engagée dans une course contre la montre afin d’apporter de l’espoir aux plus déshérités. Dès sa prise de fonction le 5 septembre 2019, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé s’est mise très tôt au travail. En effet, les défis à relever au niveau de son département ministériel étaient de taille. Mais quelques années plus tard, des résultats significatifs ont été obtenus grâce à son pragmatisme et son leadership. Ses premières actions ont été de porter assistance aux personnes et ménages extrêmement pauvres tout en leur permettant d’être protégés contre les risques et vicissitudes de la vie. Au niveau de l’assurance maladie, un million quatre-vingt-deux mille treize pauvres extrêmes sont identifiés et enrôlés au Ravip. Son département ministériel a octroyé à deux cent quatre-vingt-cinq mille Béninois des cartes biométriques et ceux-ci bénéficient aussi gratuitement des soins de santé sur la base du panier mis en place, dans 21 communes. Ensuite, elle a procédé au lancement de la phase pilote du volet formation dans huit communes dont Abomey-Calavi, Porto-Novo, Parakou, Abomey, Djakotomey, Djougou et Lokossa. En matière de microcrédit, plusieurs autres mesures ont été prises par la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. Il s’agit de la baisse du taux d’intérêt appliqué aux bénéficiaires. Il est passé de 8,5 % à 4 % pour l’échéance semestrielle ; la limitation des frais d’accès à 1 000 F Cfa; une documentation légère exigible composée de carte d’identité ou de carte Lepi ou du Certificat d’identification personnelle qui s’élève à 1 500 F Cfa. Y figurent aussi la réduction des tracasseries et des déplacements incessants vers les agences des Services financiers décentralisés (Sfd) et l’exonération des frais de retrait auprès des opérateurs de téléphonie mobile. Ces frais sont habituellement de 700 F Cfa pour un crédit de 50 mille F Cfa. Véronique Tognifodé a aussi appuyé quatre cent soixante-douze groupements de femmes, toutes catégories confondues, soit 7 025 femmes en équipements de transformation de noix de karité, de riz, d’arachide, de manioc et de maïs pour un coût de 2 406 952 000 F Cfa. L’appui psychosocial et la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre (Vbg) et la mise en place des Centres intégrés de prise en charge des victimes et survivantes des Vbg à Cotonou, Parakou et Abomey ainsi que l’organisation des séances de sensibilisation/vulgarisation des textes de loi sur les Vbg au profit de plus de 3 500 bénéficiaires ont été réalisés grâce à sa détermination. Actions en 2020 En début 2020, le ministère des Affaires sociales et de la Micro-finance a procédé à la distribution de kits scolaires au profit de 23 000 filles pour un coût de 992 238 155 F Cfa Ht pour le compte de l’année scolaire 2020-2021 et à la relecture des textes de lois protégeant les filles et les femmes de même que l’élaboration des décrets d’application. L’assainissement des Centres d’accueil et de protection de l’enfant (Cape) et leur mise aux normes, l’instauration des familles d’accueil, la mise en service d’une ligne verte (le 138) pour dénoncer les violences faites aux enfants et aux filles sont également des réformes mises en œuvre. Lancée en mars 2020, cette ligne a permis d’enregistrer 38 235 appels parmi lesquels 547 cas urgents et référés et 2015 cas de conseils et d’orientation. En matière d’assurance santé universelle avec le projet Arch, le Bénin a, de façon considérable, amélioré son système d’identification des cibles, les procédures d’accès et le portefeuille de mise en œuvre de l’initiative, tirant leçon des difficultés du passé. Quant au microcrédit, la revue et la réorientation du sous-secteur et la digitalisation ont sécurisé et facilité l’accès aux populations, ce qui a fait augmenter le taux d’utilisation des services de microfinance et le nombre de bénéficiaires. Défis et perspectives Pour les cinq prochaines années, des défis sont encore à relever. Il s’agira pour la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance de structurer le financement des artisans à travers le dispositif Arch microcrédit et le système bancaire classique (Artisanat), de mettre en place auprès de l’Arch microcrédit et du système bancaire, une ligne de financement de 50 milliards F Cfa et une ligne de garantie de 20 milliards au profit des emprunteurs (Artisanat) et d’intensifier l’offre de microcrédit Alafia par le canal du digital afin de faciliter l’accès aux services financiers à une grande proportion de la population en général et les femmes en particulier. Outre tout ceci, elle procédera à la généralisation du volet assurance maladie à 1,2 million de personnes, la finalisation du registre social unique, l’impression des cartes biométriques pour plus d’un million de bénéficiaires pauvres extrêmes, la mise en œuvre de la phase pilote du Crédit spécial artisans, la généralisation du crédit à d’autres catégories socioprofessionnelles du secteur informel, la généralisation du volet formation de Arch et puis l’adoption des décrets d’application de la loi portant protection et promotion des droits des personnes handicapées. Il faut rappeler qu’au nombre des actions phares du président Patrice Talon à travers le département des Affaires sociales et de la Microfinance, il y a les mesures sociales prises pendant la crise de la pandémie de Covid-19 où près de 10 milliards francs Cfa ont été affectés pour soutenir les artisans et autres touchés par la crise ainsi que la subvention de l’électricité. Lors d’une conférence publique tenue à l’Université d’Abomey Calavi, Véronique Tognifodé mesure l’ampleur du travail qu’il reste à faire pour le mieux-être des couches vulnérables. « Les défis et perspectives nous engagent sur le chemin du développement social qu’avec le chef de l’Etat, nous avons accepté d’emprunter. C’est ensemble avec le président Patrice Talon que nous allons relever les grands défis pour lesquels il nous invite à prendre collectivement et individuellement part à l’œuvre d’édification de la nation », a-t-elle révélé. Actualités 28 juil. 2021


Assemblée nationale: François Abiola désigné 5e membre du Conseil électoral
L’ancien vice-premier ministre François Adébayo Abiola est désormais le cinquième membre du Conseil électoral. Il a été désigné ce mardi 27 juillet, par l’Assemblée nationale pour remplacer Abou Bakary Adam Soulé qui a démissionné quelques jours après sa désignation. Le choix du professeur des universités à la retraite a été approuvé à l’issue d’un vote à bulletin secret à la tribune de l’hémicycle par 80 voix pour, 0 contre et 0 abstention. Il est intervenu à la faveur de la première session extraordinaire de l’année 2021 du Parlement ouverte et close ce même mardi. Ce dossier était le seul point inscrit à l’ordre du jour. François Adébayo Abiola a été proposé par la minorité parlementaire, c’est-à-dire le groupe parlementaire Bloc républicain qui avait désigné le membre démissionnaire. L’Assemblée nationale a respecté le principe de parallélisme des formes pour pourvoir à ce cinquième siège vacant depuis la prestation de serment et l’installation, le 14 juillet dernier, des quatre membres du Conseil électoral pour succéder à la Commission électorale nationale autonome (Cena) en fin de mandat. François Abiola sera donc appelé à prêter serment aussi devant le chef de l’Etat, Patrice Talon qui va l’installer dans ses fonctions. Cette formalité lui permettra de rejoindre en toute légalité ses pairs du Conseil électoral à savoir Adolphe Djima désigné par le président de la République, Sanni Gounou proposé par le chef de file de l’Opposition, Nicolas Assogba et l’ancien ministre Sacca Lafia respectivement choisis par les magistrats et la majorité parlementaire, c’est-à-dire le groupe parlementaire Union progressiste (Up) au Parlement. Sacca Lafia a d’ailleurs été élu président de cette institution électorale. Le Conseil électoral, faut-il le rappeler, veille à la bonne organisation des scrutins et à la sincérité des votes ; adopte le règlement intérieur de la Cena, approuve le programme d’activités de la Direction générale des élections, valide les projets de budget élaborés par la direction générale des élections; adopte les rapports d’activités du Directeur général des élections, organise des concertations avec toutes les parties prenantes au processus électoral et informe l’opinion du chronogramme de chaque élection. Aussi, le Ce a-t-il pour prérogative d’examiner les dossiers de candidatures, de valider et de publier les candidatures ; de s’assurer de la mise en place à temps du matériel électoral et des documents électoraux ; de superviser les opérations de vote et la centralisation des résultats; d’examiner les réclamations portant sur les opérations préélectorales et électorales, sans préjudice des attributions de la Cour constitutionnelle et des autres juridictions compétentes. Enfin, le Ce est compétent pour publier les résultats provisoires des élections législatives et de l’élection du président de la République et les transmet à la Cour constitutionnelle. Il est chargé aussi de proclamer les résultats définitifs des communales et d’organiser les élections en cas d’annulation et publie son rapport général d’activités notamment de l’année électorale, au plus tard 60 jours après la proclamation des résultats définitifs du dernier scrutin? Actualités 28 juil. 2021


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