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Nouvelles

Championnat national de tennis 2021: Plus de 200 tennismen s'affrontent
Venus de tous les départements du pays, plus de 200 jeunes tennismen des catégories 12, 14, 16 ans et moins, filles comme garçons, prennent part depuis ce lundi 26 juillet à l’édition 2021 du championnat national de tennis au Tennis club de l’Amitié (Tca) du stade Général Mathieu Kérékou de Kouhounou. Qualifiés au terme des phases départementales, ils ont à cœur non seulement de s’aguerrir pour les prochaines compétitions continentales mais aussi d’améliorer leur ranking. Plus de 200 jeunes tennismen des catégories 12, 14, 16 ans et moins, filles comme garçons, participent depuis ce lundi 26 juillet à l’édition 2021 du championnat national de tennis au Tennis club de l’Amitié (Tca) du stade Général Mathieu Kérékou de Kouhounou. L’objectif est de permettre à ces jeunes joueurs d’avoir plus de matches afin d’être aguerris pour les prochaines compétitions de la Confédération africaine de Tennis. Ce championnat va également permettre aux athlètes des 14 ans et moins de grappiller des points quitte à améliorer leur ranking sur le continent, selon Bernadin Codjo Agossou, secretaire général de la Fédération béninoise de Tennis. Car au terme du championnat, les résultats de cette catégorie sont reversés à la Confédération africaine de Tennis qui en tient compte pour établir son classement au plan africain pour les joueurs de la catégorie. A l’en croire, les meilleurs de la catégorie senior seront présélectionnés pour la participation du Bénin à la Coupe Davis? Quelques résultats de la 1re journée -Filles Tohoussou Séréna-Toviessa Durant (6/0, 6/2) Afo Anita – Sonou Fifamè (6/3, 6/4) Honvou Chamiza –Nouati Natalie (2/6, 6/1, 11/9) Yaya Foulera – Houngbo Ornella (6/2, 6/0) Dohou Yasmine – Salanon Raïssa (6/0, 6/0) Biaou Nassirath –Zannou Mirabelle (6/3, 6/4) Marété Naomie –Wanvèmédé Princesse (6/4,6/0) Ayé Bouki Chimath – Darcel Faucette (6/2,6/1) -Garçons Ponthy Isman – Kassa Azaria (6/1,6/1) Tohou Elisé –Avagba Eli (6/3,6/2) Gandonou Précieux – Bakaki Samsdine (6/1,6/3) Gandonou Frédy – Becoudé Godwin (6/1,6/0) Agoun Horace – Adjahossou Enock (6/0,6/1) Biokou Andy – Gandonou Auréol (6/1,6/2) Abikou Joseph – Ibrahim Kémal (6/3, 3/6,6/0) Bécoudé Précieux –Alao Manel (6/1, 7/ 5, 6/0) Akakpo Pacôme –Dogo Florent (6/4,6/0) Sports 28 juil. 2021


Championnat national Seniors 2e division, saison 2020-2021: Le top de la compétition donné
Organisée par la Fédération béninoise de Basketball (Fbbb), la phase finale Seniors Hommes et Dames du championnat national de 2e division de la discipline, saison 2020-2021 a démarré hier, mardi 27 juillet à Djougou. Au total, cinq clubs animent cette compétition chez les dames et chez les messieurs. Les associations et clubs amateurs de la Fédération béninoise de Basketball s’affrontent depuis hier, mardi 27 juillet à Djougou sur le terrain des Travaux Publics (Tp) dans le cadre de la phase finale Seniors Hommes et Dames du championnat national de 2e division de la discipline, saison 2020-2021. Il s’agit de Associé de Ouaké dans la Donga, Flèches Noires de l'Atacora, Azazel du Borgou, Élan sportif de Porto-Novo de l'Ouémé-Plateau et Aol de l'Atlantique-Littoral chez les Dames et Tiger's de la Donga, Flèches Noires de l'Atacora, Alabtros du Borgou, Aso Modèle de Porto-Novo de l'Ouémé-Plateau et Espoir de Cotonou de l'Atlantique-Littoral présents chez les Hommes. Après la réunion technique, Ismahinl Onifadé, président de la Fédération béninoise de Basketball a, pour lancer la compétition, invité les associations au fair-play, à la détermination dans le jeu et au respect des décisions des arbitres. Dramane Hamissou, président du district de la Donga se dit heureux de l’organisation de cette compétition dans la commune de Djougou. « C’est à l’actif de la Donga qui dispose des équipes qui suscitent l’engouement de la population de Djougou pour la discipline », a-t-il confié. Conformément au format de la compétition, toutes les équipes doivent se rencontrer en linéaire et l’équipe classée première sera déclarée championne. Ainsi, les équipes championnes aussi bien chez les hommes que chez les dames devront se constituer en Sociétés sportives afin d’évoluer en Ligue professionnelle de Basketball la saison prochaine. Les finales de ces championnats auront lieu samedi 31 juillet prochain entre les deux meilleures équipes au niveau de chaque catégorie. Au terme de la première journée, Aol chez les dames a battu Associé par le score de 50-21 tandis que Aso Modèle s’est débarrassée d’Albatros chez les hommes par le score de 83-52. Sports 28 juil. 2021


20e session de formation continue du Cifaf: Cinq jours de renforcement de capacités au profit des avocats
Du lundi 26 au vendredi 30 juillet, Cotonou abrite la vingtième session de formation continue organisée par le Centre international de formation en Afrique des avocats francophones. Comme il est de coutume, les avocats stagiaires participant à cette session de renforcement des capacités seront édifiés sur plusieurs thématiques d’actualité et de grand intérêt. La technique de cassation, la préparation et les techniques de rédaction des contrats d'affaires, le référé-liberté, l’arbitrage et la sûreté, la défense de la défense, les notions de base du contentieux des élections, la gestion du contentieux des élections, la déontologie de l'avocat aujourd’hui, le contentieux des assurances, le contentieux de la saisie immobilière… Ce sont les thématiques au cœur de la vingtième session de formation continue organisée par le Centre international de formation en Afrique des avocats francophones. Ouverte hier par Me Séverin Maxime Quenum, ministre de la Justice et de la Législation, en présence du président de la Cour constitutionnelle et de divers représentants de la famille judiciaire, cette édition a été baptisée « Formation Cifaf Cotonou promotion Brice Hervé Tohoungba ». Au lancement des travaux, Me Prosper Ahounou, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, a salué l’engagement constant du Cifaf et de son président le bâtonnier Jacques Migan pour le renforcement des capacités des avocats d’une part et l’Organisation internationale de la francophonie pour son soutien à l’initiative d’autre part. « C'est un honneur pour le Bénin d’être la terre d’accueil de cette rencontre internationale francophone ; une activité phare de l’Oif devenue une tradition depuis deux décennies », va ajouter Professeur Adolphe Codjo Kpatchavi, secrétaire général de la Commission nationale permanente de la francophonie. Le président du Cifaf, Me Jacques Migan, insiste sur le fait que le respect des gestes barrières doit faire force de loi lors de la session. A l’en croire, c’est pour aider les avocats à mieux remplir leurs engagements que le Cifaf tient annuellement cette session de formation. Il est question de se former pour mieux répondre aux sollicitations des clients. Parrain de l’événement, Séverin Maxime Quenum, Garde des sceaux, affirme : « Le ministère de la Justice et de la Législation ne peut que s’associer à toute initiative qui a pour finalité l’amélioration des services offerts aux justiciables ». Cette session de formation, précise-t-il, a l’avantage d’offrir un enseignement de qualité, dispensé par des professionnels aguerris sur un large éventail de problématiques qui se posent à l’avocat dans sa pratique quotidienne. « Les temps changent et changent si vite que force est de concéder que la pratique de l’avocat doit évoluer face à une clientèle plus exigeante dans un contexte où le droit devient un bien de consommation comme tout autre, soumis au diktat des lois du marché. Ne vous y méprenez pas, il faut vous armer de science jusqu'aux dents pour espérer affronter victorieusement les défis présents et futurs de l’avocat du 21e siècle», a conseillé le ministre Séverin Maxime Quenum. La formation continue : une obligation « La compétence constitue l'une des exigences fondamentales de notre profession. Or, la science du droit n'est pas une science infuse. Elle s’enseigne au travers des études universitaires, s’adapte à la pratique et se ressource tout au long de la carrière… », fait observer Me Prosper Ahounou, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin. La formation universitaire et la formation continue se complètent et constituent, selon lui, une urgence et une nécessité. C’est pourquoi, l'avocat se doit tout au long de sa carrière d’entretenir son savoir, de le mettre sans cesse à jour, de l’ouvrir aux nouvelles matières… Pour expliquer l’importance de la formation continue, le ministre Séverin Maxime Quenum évoque un enseignement du regretté Me Maurice Garçon : « Écrire, lire, réciter sont les trois conditions techniques essentielles à la vocation d'avocat » ; il appuie avec une citation de Boileau : «Il faut se hâter lentement, et sans perdre courage, vingt fois sur le métier, émettre l’ouvrage, le polir, le repolir sans cesse, agiter quelquefois et souvent effacer ». Puis il conclut avec une assertion de Me Prosper Ahounou : « Le ministère que nous avons choisi d’embrasser est ainsi fait qu’on ne finit jamais de s’y former si l’on veut rester performant et utile ». « Les pères fondateurs du Cifaf étaient donc visionnaires en créant dès la fin des années 90, une université d’été des jeunes avocats francophones », apprécie le ministre Séverin Maxime Quenum qui salue l’intrépidité du bâtonnier Jacques Migan. Avocats hier, avocats pour toujours, le Garde des Sceaux et le président de la Cour constitutionnelle ont toujours soutenu et honoré les initiatives qui contribuent au rehaussement de la profession. C’est ce que reconnaît Me Prosper Ahounou qui a salué leur accompagnement constant. «Par votre présence, vous manifestez encore la preuve de votre attachement à cette profession commune et à tout ce qui participe à son rayonnement », a soutenu le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin. Professeur Adolphe Codjo Kpatchavi, secrétaire général de la Commission nationale permanente de la francophonie, rappelle que cette formation est soutenue depuis son origine par l’Oif dans le cadre de la promotion de la paix, des droits de l’homme et de la démocratie. Il espère voir le Bénin garder ce flambeau du pays de référence en matière de démocratie en Afrique? Hommage à Me Brice Hervé Tohoungba « Me Brice Hervé Tohoungba était jeune, trop jeune pour nous quitter. Passionné de droit fiscal, il intervenait au Cifaf et aurait dû partager avec nous, ce jour, son savoir sur le thème de la fiscalité et les obligations de l’avocat, sujet plus actuel pour nous, avec la numérisation du système fiscal», fait savoir le président du Cifaf, le bâtonnier Jacques Migan. Puis il explique : « Afin que le nom de notre confrère Me Brice Hervé Tohoungba perdure au Bénin et auprès des confrères francophones avec qui il partageait ses connaissances, le conseil d’administration du Cifaf a décidé de baptiser la présente session de formation continue : Formation Cifaf Cotonou Promotion Me Brice Hervé Tohoungba, dans le but d’immortaliser son nom ». Pour Me Prosper Ahounou, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, placer cette promotion sous la mémoire de Me Brice Hervé Tohoungba, avocat fiscaliste décédé il y a moins d’un an, est un vibrant hommage pour le professionnel dévoué que le disparu a été et pour son action au service du droit et de la formation continue. Toute la famille judiciaire reconnaît en l’avocat disparu, un homme brillant, doté de grandes qualités humaines. « Il était un concentré de ce que doit être l’avocat : affable, bienveillant et humble. Les confrères et les autres auxiliaires en témoignent. Je forme le souhait que ces qualités inspirent les auditeurs de cette promotion du Cifaf », conclut le ministre Séverin Maxime Quenum. Actualités 28 juil. 2021


Audiences à la vice-présidence de la République: Mariam Chabi Talata échange avec deux ambassadeurs
L’un après l’autre, les chefs des représentations diplomatiques chinoise et américaine au Bénin ont eu un tête-à-tête, mardi 27 juillet dernier, avec la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata. Les discussions ont porté sur la coopération actuelle et future entre le Bénin et leurs pays respectifs. Jingtao Peng, ambassadeur de Chine près le Bénin, au cabinet de la vice-présidente de la République. Il est le premier diplomate reçu par Mariam Chabi Talata dans la journée de ce mardi. Au sortir de l’audience, l’ambassadeur chinois confie à la presse qu’il est allé féliciter la vice-présidente pour son élection qui «va certainement marquer l’histoire du Bénin parce que c’est une grande dame ». En outre, Jingtao Peng lui a présenté l’état de la coopération entre la Chine et le Bénin. Une coopération que le diplomate chinois qualifie de « riche, variée et prometteuse». De plus, il a fait savoir à la vice-présidente que 2021 est l’année de récolte pour la coopération sino-béninoise, et a sollicité le soutien constant de la vice-présidente pour le raffermissement des liens entre les gouvernements et les peuples chinois et béninois. En réponse, Mariam Chabi Talata « a apprécié la qualité de cette coopération qui profite directement au peuple et qui a un grand avenir parce que nous sommes tous des pays en développement ; nous avons beaucoup de points communs et d'aspirations communes. Nous avons notre propre rêve pour changer nos destins, notre vie et nous pouvons aussi conjuguer nos efforts pour réaliser nos rêves pour faire développer nos pays», rapporte l’ambassadeur. A sa suite, la vice-présidente de la République a reçu Patricia Mahoney, ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin. Après environ une heure d’échanges, l’hôte américaine est ressortie toute souriante. Elle informe les professionnels des médias que l’audience a porté sur les priorités et défis de la vice-présidente, et qu’elles ont également discuté des possibilités de coopération à l’avenir, entre les gouvernements béninois et américain par rapport à ces priorités. « J’ai beaucoup apprécié le ton et l’engagement de madame la vice-présidente ; j’ai beaucoup appris de son engagement en faveur des femmes et des enfants, et pour l’avenir, pour un Bénin plus prospère, démocratique et sûr », a-t-elle conclu. Actualités 28 juil. 2021


Décès de Rosine Vieyra Soglo: Les femmes leaders témoignent
Elle restera dans la mémoire collective béninoise, africaine et mondiale comme une figure de proue de l’ère contemporaine. Rosine Vieyra Soglo aura été incontestablement une femme unique, tant par sa détermination en politique que par son engagement pour la vie sociale. Les femmes leaders du Bénin saluent la mémoire de l’icône. Christelle Houndonougbo Alioza, directrice de l’administration de l’Union progressiste « Nous venons de perdre une figure de la République » Feue Rosine Vieyra Soglo aura été incontestablement une grande figure ayant marqué la vie politique du Bénin. Elle restera une source d’inspiration pour les personnes engagées dans tout secteur d’activité, notamment les femmes engagées en politique. Chacun pourra tirer le nécessaire de ses expériences, les adapter à sa vision de la politique en vue d’atteindre ses objectifs. Chaque femme en politique ou qui aspire à la politique a la liberté de s’inspirer de son engagement politique pour aller de l’avant. Nous venons de perdre une figure de la République, une brave dame. A travers les témoignages sur elle, ses combats, ses positions dans la République et pour la République, je lui tire chapeau. Je demande à tous d’avoir une pensée pieuse pour l’illustre disparue. Bien entendu que feue Rosine Vieyra Soglo a vécu avec ses forces et faiblesses en tant qu’être humain. Face à l’épreuve, nous restons tous solidaires pour présenter nos condoléances aux familles Vieyra et Soglo.     Geneviève Boko Nadjo, ancienne vice-présidente de la Cena « C’est une femme au sens plein et entier » Rosine Vieyra Soglo est une femme atypique, en avance sur son environnement. Adulée par les femmes et décriée par les hommes qui supportaient mal son franc-parler, son audace et son intelligence. En un mot, elle est une femme au sens plein et entier du terme : citoyenne, épouse et mère. Elle regrettait de n’avoir pas eu de filles pour les forger à son image. Que la providence nous donne beaucoup d’autres Rosine Vieyra Soglo. Huguette Akplogan Dossa, présidente du Réseau des femmes leaders africaines, chapitre du Bénin « Nous nous évertuons à mouler les femmes sur les pas de cette pachyderme » J’adresse au nom du Comité stratégique du Réseau des femmes leaders africaines du Bénin (Awln-Bénin), mes vives condoléances à sa famille biologique, politique et à tout le peuple béninois. Feue Rosine V. Soglo a été, sans nul doute, le modèle de femme, au parcours élogieux et inspirant. Une femme leader. C’est pourquoi, depuis sa création, Awln-Bénin s’évertue quotidiennement à mouler les femmes sur les pas de cette pachyderme qui a pu et a su s’imposer et forcer l’admiration et le respect de la gent féminine au sein d’une société culturellement non encore conquise pour la cause féminine. Je prie l’invisible d’accueillir la défunte dans la paix et dans l’éternité de son royaume et de faire descendre sur ceux et celles qui sont touchés par cette disparition, l’abondance des bénédictions, gage de réconfort et d’espérance. Françoise Sossou Agbaholou, présidente du réseau Wildaf-Bénin « Elle a été une femme forte et compétente » Nous avons appris avec consternation le décès de Mme Rosine Soglo. C’est une figure de la politique béninoise qui s’en est allée. Elle a été une femme forte, compétente, qui a su marquer son passage dans l’histoire politique du Bénin. Elle est un exemple à suivre par les femmes et la jeune génération. Elle a été une femme de conviction, une femme endurante. Elle n’a pas vécu inutilement. Elle restera gravée dans la mémoire des Béninoises et Béninois. Paix à son âme ! Marie-Elise Gbèdo, présidente de l’Association des femmes juristes du Bénin « C’est grâce à elle que nous sommes capables de prendre la parole aujourd’hui devant les médias » C’est une femme de l’Association des femmes juristes du Bénin. Nous avons travaillé ensemble sur le projet du Code des personnes et de la famille. Elle a été huissier de justice pendant trois ans avant de devenir avocate. Plus qu’une amazone, moi, je l’appelle la guerrière des temps modernes. Je la vois sous plusieurs angles : associatif, professionnel, social, politique. Le statut de première dame a véritablement pris corps avec elle. Elle a réussi à assumer cette place. Chef de parti politique, elle s’est battue pour le droit des femmes en politique. C’est grâce à elle que nous sommes capables de prendre la parole aujourd’hui devant les médias. Elle nous encourageait beaucoup. Je me rappelle cette belle et grande dame qu’elle fût, avec ses grands chapeaux sur la tête. Peu de gens connaissaient son côté humoristique. Elle a des mots pour faire rire tout le monde afin de détendre l’atmosphère. Nous l’avions vue sillonner ce pays les bras chargés de vivres et d’argent, d’outils agricoles, de matériels, de matériaux, pour les distribuer aux femmes et aux enfants. C’est avec la Conférence des Forces vives de la Nation et la désignation de son mari comme premier ministre que Rosine Soglo est entrée véritablement en politique à travers son rôle de femme publique. Contrairement aux premières dames en Occident qui n’ont ni de titre ni de mandat électif, (elles œuvrent dans le domaine caritatif ou pour des causes personnelles telles que l’éducation ou l’aide au développement aux Etats-Unis) ‘’notre Rosine’’ a été un maillon essentiel du dispositif politique de son mari. Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO Actualités 27 juil. 2021


1re édition des ateliers « Internet Community Meetup »: Fédérer plus d’acteurs autour du développement de l’écosystème
La communauté de l’Internet au Bénin a renoué avec ses activités, samedi 24 juillet dernier, à travers le lancement des ateliers « Internet Community Meetup » à Cotonou. En initiant cette activité, le chapitre Bénin d’Internet society (Isoc) a pour double objectif d’informer de façon trimestrielle sa communauté sur ses activités et de fédérer plus d’acteurs autour du développement de l’écosystème internet au Bénin. A travers l’organisation de la 1re édition des ateliers «Internet Community Meetup», samedi 24 juillet dernier à Cotonou, le chapitre Bénin d’Internet society (Isoc) a procédé à la relance de ses activités dans le contexte post-pandémique. Engagé depuis quelques années sur les questions liées à l’appropriation et au développement de l’internet et du numérique au Bénin, le chapitre du Bénin d’Isoc s’est toujours appuyé sur sa communauté et ses partenaires pour la mise en œuvre de ses actions et projets, selon son président Harold Adjaho. Cette première édition a permis aux participants de réfléchir sur «comment fédérer plus d’acteurs autour du développement de l’écosystème internet au Bénin » et « comment favoriser l’inclusion des filles et des femmes dans le numérique.». A en croire Harold Adjaho, la résolution de ces problèmes est essentielle pour le développement d’Internet, des usages et une réelle inclusion qui impactera tout l’écosystème. Cet atelier a été un moment de brainstorming assorti de propositions pour non seulement sensibiliser les participants à adhérer au chapitre Bénin d’Isoc, mais aussi inciter les différentes parties prenantes à jouer pleinement leurs rôles pour un Internet responsable au Bénin. « Ce sont des rencontres dont le but est de susciter la motivation et l’engagement de la société d’Internet au Bénin », a confié Harold Adjaho. C’est le lieu pour lui de revenir sur les projets phares de son mandat qui portent sur quatre leviers : renforcer l’internet et le développer, révéler la communauté de l’internet au Bénin et promouvoir le chapitre Bénin d’Internet Society. Plusieurs actions dont la promotion du livre sur l’histoire de l’Internet au Bénin ont été menées lors du premier semestre de l’année 2021. Avec la reprise des activités, le chapitre Bénin d’Isoc n’entend pas baisser les bras. Il se lance comme défi de réaliser les activités prévues dans son programme d’activités et prend date pour la deuxième édition d’Internet Community Meetup dans trois mois. Actualités 27 juil. 2021


Décès de Rosine Soglo: Témoignages de quelques personnalités
Professeur Théodore Holo « Que la douleur de l’avoir perdue ne nous fasse pas oublier le bonheur de l’avoir connue » L’idée que je garde d’elle (Rosine Soglo), c’est qu’elle est une dame de fer comme une dame de cœur. Ce qui se résume dans l’appellation « maman » qu’elle apprécie beaucoup. Comme chacun de nous le sait, maman est d’abord l’autorité pour l’éducation des enfants, pour leur réussite. Mais maman est aussi sollicitude et bienveillance parce que maman veille à l’épanouissement des enfants. Elle peut donc être dure dans ses propos, elle peut être quelquefois très sévère, mais la minute d’après, c’est déjà oublié, c’est la générosité et c’est ça qui la caractérise également. Je pense qu’il faudrait aussi reconnaître qu’elle est une passionnée de la politique qu’elle a découverte quand son mari est devenu président de la République. Et pour le protéger afin d’éviter que celui-ci ne soit l’otage des partis politiques, elle a créé la Renaissance du Bénin pour pouvoir le soutenir. D’autant plus qu’après le remaniement ministériel de 1993, le président a perdu pratiquement sa majorité au parlement et il fallait des députés pour l’accompagner dans la mise en œuvre de sa politique. Elle s’y est engagée et elle est restée fidèle à cet engagement de 1995 à 2019. Et comme on le dit souvent, elle est une battante et un modèle pour la jeune génération. Elle est aussi la preuve, surtout pour les femmes, que toute liberté acquise est d'abord une liberté conquise. Je ne sais pas si elle s’est fait reconnaître ses droits, mais je pense qu’aujourd’hui les femmes aussi doivent pouvoir continuer ce combat pour que la parité soit la règle chez nous et non pas des quotas pour faire une place aux femmes qui constituent plus de 52 % de notre population. Je crois que c’est avec cet engagement avec des gens de cette qualité que nous pouvons consolider l’Etat de droit et la démocratie tel que cela est prévu dans la Constitution de 1990. Que Dieu ait pitié de son âme et l’accueille dans sa félicité! J’en profite pour renouveler mes condoléances à sa famille biologique et à sa famille politique à laquelle j’appartiens puisque j’ai été militant et responsable de la Renaissance du Bénin jusqu’à ce que j’aille à la Cour constitutionnelle où je ne pouvais plus assumer des responsabilités politiques, étant donné que cela est incompatible avec mon mandat à la Cour. En tout cas, que la douleur de l’avoir perdue ne nous fasse pas oublier le bonheur de l’avoir connue.   Karim Urbain da Silva, président des sages de Porto-Novo « Je ne ressens pas ce que tout le monde ressent » « Rosine Vieyra Soglo et moi sommes parentés. Je suis son oncle. Donc je ne ressens pas ce que tout le monde ressent. Les sentiments sont divers. A la mort de mon papa, c’est son père Gratien Vieyra qui est venu régler les petits problèmes de succession au niveau de ma famille. Mieux, deux de mes enfants sont restés à Kouhounou à Cotonou avec son père, un fonctionnaire des Cheminots. Rosine Vieyra Soglo est une femme assez courageuse. Elle dit haut, très haut ce que beaucoup disent à voix basse. Elle a été Première dame du Bénin et plusieurs fois élue député à l’Assemblée nationale. Tout le monde a constaté qu’elle est une femme d’exception. Rosine luttait depuis le bas-âge pour être née au milieu de trois ou quatre garçons (Sourire). C’est ce qui a forgé son fort caractère de femme battante que l’on découvre aujourd’hui. Pour ses obsèques, je ferai mon devoir pour le compte de ma famille. La mort…La mort…La mort… C’est la fin du règne. Que ses cendres reposent en paix ! »   Gildas Agonkan, député à l’Assemblée nationale « C’est une énorme perte pour notre pays, pour notre génération…» « C’est une énorme perte pour notre pays, pour notre génération et pour l’Afrique. Madame Rosine Vieyra Soglo était pour moi, d’abord comme une mère, ensuite la présidente de mon parti politique puis une collègue. Elle était un modèle d’engagement politique. C’est une grande douleur pour nous tous et surtout pour nous qui l’avons côtoyée pendant longtemps. Je l’ai rencontrée pour la première fois en 1991 en prélude à la création du parti « La Renaissance du Bénin ». Nous venions de finir les luttes avec l’Utr pour l’élection du président Nicéphore Soglo et elle devait mettre en place un mouvement regroupant les jeunes. J’avais eu une discussion chaude avec elle parce qu’elle voulait un regroupement pluriel de jeunes (étudiants, artisans, ouvriers, etc). Avec mon euphorie de responsable scolaire, je lui avais fait comprendre l’impossibilité de mettre ensemble toutes ces catégories de personnes. Mais elle m’a répondu de manière très sèche avant de me dire plus tard que j’avais raison, en m’appelant « mon fils». C’était le déclic de mon engagement politique qui dure depuis une trentaine d’années. Je me souviens aussi des années où nous devrions préparer l’élection présidentielle de 2006. Nous devrions faire la désignation de notre candidat au cours d’un congrès à Ouidah. Nous avions eu tous les problèmes du monde pour cette organisation. Elle était allée jusqu’à presque défier le général Mathieu Kérékou en disant: «j’organiserai ce congrès et rien ne se passera». Effectivement, nous avons organisé le congrès et rien ne s’est passé. L’autre chose, on la savait très directe et à la limite difficile à vivre. Je me souviens qu’au cours de ce congrès, lors d’un débat, toute en colère, elle disait à notre délégation qui venait d’Abomey : « je connais vous qui venez d’Abomey ; vous les abominables… » Cela nous a fait de la peine mais elle se refait en ajoutant : « Oui, vous êtes abominables et moi-même je suis abominable car je me suis mariée à un abominable ». Et c’étaient des éclats de rire. Il faut avoir été proche de cette dame pour savoir ce qu’elle a été. Diriger un grand parti comme La Renaissance du Bénin avec ses barons, ce n’était pas facile. Mais elle l’a fait durant toutes ces années. C’est une dame qui portait en elle la rigueur et la douceur.   Jean-Roger Ahoyo, ancien ministre de Soglo « C’est une femme de caractère, une femme de décision » J’ai appris son décès avec une grande tristesse. Ayant travaillé pendant près de six ans avec le président Soglo, j’ai eu, plus ou moins, à collaborer avec madame Rosine Soglo. Je peux vous dire que c'est une femme de caractère, une femme de décision. Quand elle décide quelque chose, elle la met en pratique. Son courage se traduit par son franc-parler. Ce n’est pas courant en politique. Elle appelle un chat, un chat. Elle a beaucoup collaboré avec son mari. C’est un couple qui fonctionnait parfaitement. Elle a dû beaucoup l’influencer. Rosine Soglo a un profil spécial. C’est une maitresse femme, une femme d’exception. Ça ne se rencontre pas tous les jours. C’est pourquoi elle a marqué les esprits. L’avenir dira si d’autres femmes pourront mener le combat qu’elle a livré au parlement. Maxime Houédjissin, ancien député de la RB « Elle a donné droit de parole aux femmes » Notre collaboration a commencé en 1992 et ça n’a pas cessé jusqu’à son dernier jour. C’est même devenu des relations d’amitié. Il y a eu, à un moment donné, une virgule dont on n’a pas tenu compte, parce que nous sommes en politique. Cependant, nous sommes restés ensemble jusqu’au bout. J'ai été un très proche collaborateur en tant que parlementaire. C’est elle qui m’a rapproché de son mari. Je suis d’ailleurs très proche d’elle et de ses enfants. C’est le désarroi qui m’anime. Je suis encore sous le choc. Rosine Soglo est une femme de justice, une femme courageuse. Elle vous choque. Mais sachez que c’est ce qu’elle pense réellement. Ce n’est pas de l’animosité. C’est ce qu’elle pense. Quand vous prenez du recul, vous lui donnez toujours raison. Elle est le bras politique de la famille, et je crois que ça va manquer. Avec elle, vous avez une décision, que ça vous favorise ou pas. C’est elle qui donne la décision. C’est ce qu’elle dit qu'elle applique. Si elle se rend compte qu’elle est en erreur, elle va vous rappeler pour réviser. C’est la femme du peuple. Rosine Soglo a donné droit de parole aux femmes. Mais c’est parce que politiquement, elle est lucide. Son décès est plus qu’une perte. On verra si dans la jeunesse montante, une femme va sortir du lot. Mais, je n’en trouve pas encore. Propos recueillis par Fulbert ADJIMEHOSSOU   Martin Vioutou Assogba, président de l’Ong Alcrer « Elle a toujours sa vérité à dire et c’est ce que j’aime chez elle... » Je l’appelle la dame de fer, la dame qui normalement devrait être celle-là qui protège son mari, s’est protégée elle-même, d’abord parce qu’elle a fait la Une tout le temps, par rapport à ses prises de positions à l’hémicycle. Elle n’a peur de personne. C’est une dame de fer qui animait correctement l’hémicycle. Pendant les grands jours de mon combat contre la gabegie, contre la mauvaise gouvernance de l’ancien régime, certains députés m’ont dit, M. Assogba, quand Madame Rosine Soglo ne serait plus à l’hémicycle, nous aurions souhaité que quelqu’un comme toi y soit, parce qu’on te voit jouer ce rôle-là. Un jour, je suis allé défendre les points de vue de l’Ong Alcrer sur le budget national au parlement. Quand j’ai fini de parler à la Commission des Finances cette année-là, Madame Rosine Soglo m’a dit, M. Assogba président de quoi, Alcrer là, je dis oui maman puisque tout le monde l’appelle maman, même les députés. Elle dit : «quel est votre problème tout le temps et vous ne faites qu’embêter par vos propos, dénonciations et vous venez même le faire ici à l’hémicycle». Je dis maman, je suis de la société civile, nous avons le droit d’avoir un regard sur tout ce qui passe dans le pays, pour le bien-être de tout le monde, parce que vous même vous allez devenir société civile après, quand vous ne serez plus à l’hémicycle. Et elle conclut, «je dois avouer que vous faites du bon travail». Personne n’a jamais assez d’avoir à côté de lui, ses parents, ses amis et certaines étoiles de la Nation. Elle en fait partie parce que même aveugle elle a continué toujours à aller à l’hémicycle pour donner ses points de vue. Je ne dirai pas que c’est regrettable parce que chacun de nous est appelé à mourir mais on aurait souhaité l’avoir en vie et en bonne santé et toujours heureux de l’entendre par rapport à ses prises de position. C’est une dame de fer, elle a toujours sa vérité à dire et c’est ce que j’aime chez elle. Nous présentons nos sincères condoléances à son mari, l’ancien président Nicéphore Soglo. Je voudrais que les femmes qui sont dans la politique aujourd’hui lui emboîtent le pas. Il ne faudrait pas que les gens aient peur de parler, que les femmes aient peur de dire ce qu’elles pensent. Propos recueillis par Arnaud DOUMAHOUN Actualités 27 juil. 2021


Sous l’ère du renouveau démocratique: Rosine Soglo a installé cinq présidents du Parlement sur huit
Sur les huit présidents de l’Assemblée nationale qu’a connus le Bénin jusqu’ici depuis 1990, la désormais Feue Rosine Vieyra Soglo en a installé à elle seule cinq, en sa qualité de doyen d’âge, pendant les six législatures auxquelles elle a successivement participé. Rosine Vieyra Soglo mérite tous les éloges à elle faits, depuis dimanche 25 juillet dernier, suite à l’annonce de son décès. L’ex-Première dame du Bénin aura vraiment marqué les esprits. Surtout à l’Assemblée nationale où elle a participé à six législatures sur les huit qu’a connues actuellement le Bénin sous le renouveau démocratique. Sur les six législatures, Rosine Vieyra Soglo a eu la grâce de conduire et d’installer le bureau de cinq en sa qualité de doyen d’âge. Elle a eu ce privilège d’être le plus âgé des députés d’abord à la troisième législature, (1999-2003), ensuite la quatrième (2003-2007), la cinquième (2007-2011), la sixième (2011-2015) et la septième (2015-2019). Le destin ne lui a pas donné cette chance à sa première expérience parlementaire, c’est-à-dire sous la deuxième législature (1995-1999). Le doyen d’âge ici était Feu Amadou Tchinin. A chacune de ces cinq législatures, l’ex-Première dame du Bénin a conduit avec sagacité les travaux de début de mandature conformément à l’alinéa 1 de l‘article 3 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Lequel dispose qu’ « Au début de chaque législature, l’Assemblée nationale est convoquée par le doyen d’âge des députés qui met en œuvre tous les moyens de communications permettant de toucher effectivement chaque député dans les délais utiles ». Ainsi, usant de ses prérogatives constitutionnelles, elle a procédé à l’installation de Me Adrien Houngbédji qui faisait son come-back pour la deuxième fois à la tête du Parlement sous la troisième législature. Et ensuite Antoine Kolawolé Idji sous la quatrième mandature du Parlement. Il y a eu, sous la cinquième législature, Mathurin Nago qui a été ensuite installé par Rosine Vieyra Soglo avant d’être ensuite reconduit au perchoir sous la sixième législa-ture en 2011. Rosine Vieyra Soglo a fermé la marche avec Me Adrien Houngbédji qui faisait son retour en mai 2015 pour la troisième fois à la tête du Parlement. En sa qualité de doyen du bureau d’âge, Rosine Vieyra Soglo que pleure tout le peuple béninois aujourd’hui a toujours fait preuve de rigueur même si quelques fois elle laissait manifester certains caprices sur fond de calculs poli-tiques. Ce comportement a surtout été constaté sous la quatrième législature. Dur de caractère mais pas inflexible L’ex-présidente de La Renaissance du Bénin (Rb) a su s’illustrer au perchoir de façon mémorable. Elle avait en effet développé l’art de bloquer le processus de l’élection et de l’installation du bureau de cette législature au moyen de multiples suspensions et de reports de séance. On se rappelle, elle a exigé que soit accordé au sein du bureau au moins un poste à son parti tombé en minorité. En dépit des pressions, elle est restée intransigeante. Il a fallu la décision Dcc 03-078 du 12 mai 2003 de la Cour constitutionnelle pour la faire plier. Le juge constitutionnel l’a sommée de poursuivre les travaux et d’achever la mise en place du bureau de la quatrième législature dans un délai de 48h. Autrement, la décision donnait feu vert à ses collègues députés de la déchoir et de la remplacer par le doyen d’âge suivant de la législature pour poursuivre le processus électoral. Il a fallu cette injonction et menace de la Cour constitutionnelle pour que Rosine Vieyra Soglo abdique. Elle a lâché prise, la mort dans l’âme, puisqu’à l’arrivée aucun poste n’a été concédé à l’ex-Rb au sein de ce bureau élu et présidé par Antoine Kolawolé Idji. Mais si elle a échoué en 2003, tel n’a pas été le cas en mai 2015, lors de l’installation de la 7e législature. L’on se souvient que grâce à Rosine Vieyra Soglo qui dirigeait encore les travaux, elle a réussi un coup politique en portant Me Adrien Houngbédji au perchoir pour la 3e fois en tant que candidat de la coalition de l’Opposition contre le poulain du régime d’alors, Komi Koutché. Ceci à travers un score très étriqué de 42 voix pour Me Adrien Houngbédji et 41 pour Komi Koutché de la majorité présidentielle qui partait favori sur papier. Le contrôle du perchoir en 2015 par la coalition de l’Opposition avec Me Adrien Houngbédji a sonné le glas de la descente aux enfers du pouvoir d’alors en place. Le régime de la Refondation a commencé par perdre du terrain depuis cette défaite politique au Parlement avant de s’éteindre complètement à la faveur de la présidentielle de 2016. Personne n’oubliera de sitôt au Parlement ce vote de 42 voix contre 41 de ce 19 mai 2015 dont le déclic a certainement favorisé l’alternance au pouvoir en avril 2016. Tout le monde est unanime que Rosine Vieyra Soglo a beaucoup apporté au Parlement tant dans la production législative que dans la bonne marche de la vie parlementaire dans ses fonc-tions de doyen d’âge. Témoignages Pascal Essou, médiateur de la République « Rosine Soglo a marqué l’histoire politique béninoise et africaine» « C’est avec regret que nous avons appris dans l’après-midi de ce dimanche 25 juillet 2021, le décès de madame Rosine Vieyra Soglo. Ex-première Dame de la République du Bénin, ancienne parlementaire béninoise et de la sous-région (Cip-Uémoa), elle a marqué l’histoire béninoise et africaine en particulier au plan politique. Brave femme, madame Rosine Vieyra Soglo a simplement prouvé l’assertion selon laquelle, ‘’une femme bien éduquée est une richesse pour sa nation’’. Autrement, l’intellectuel ghanéen, James Emman Aggrey ne s’est pas trompé lorsqu’il affirme : «Eduquer un homme, c’est éduquer un individu. Éduquer une femme, c’est éduquer toute une Nation». Notre ancienne collègue parlementaire l’a sans nul doute confirmé. Aux familles Soglo, Vieyra, à ses enfants et spécialement à son époux, le président Dieudonné Soglo, je vous envoie au nom de l’institution qu’est le médiateur de la République, tout mon amour et ma sympathie pendant ces moments douloureux. Les mots ne peuvent exprimer à quel point je suis attristé par cette perte pour la nation.   Robert Gbian, 1er vice-président de l’Assemblée nationale « Beaucoup de femmes se sont engagées en politique à cause de Rosine Soglo » « ..Comme la plupart de mes compatriotes, j’ai appris le décès de l’honorable Rosine Vieyra Soglo, femme politique, de notre cher pays, le Bénin. Mes pensées vont à l’endroit de sa famille en général et particulièrement envers son époux, l’ancien président de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo sans oublier ses enfants Galiou et Léhady Soglo. Sans aucun doute et au-delà de toutes considérations politiques, le Bénin a perdu une femme politique qui d’une manière ou d’une autre aura marqué son histoire politique. Beaucoup de femmes béninoises se sont engagées en politique parce qu’avant elles, il y a eu Rosine Vieyra Soglo qui l’a fait. Je présente mes condoléances à sa famille et au peuple béninois...» Communiqué du parti Fcbe « Le décès de Rosine Soglo est une grande perte » « C’est avec beaucoup d’émotion, de douleur et de tristesse que le parti Fcbe a appris cet après-midi du dimanche 25 juillet 2021, le rappel à Dieu de madame Rosine Vieyra Soglo, épouse du président Nicéphore Soglo, ancienne Première Dame, ancienne député à l’Assemblée, combattante intrépide pour la paix, la liberté et la démocratie au Bénin. En cette douloureuse occasion, le parti Fcbe par la voix de son secrétaire exécutif national présente aux familles explorées et au président Nicéphore Soglo ses condoléances les plus attristées et leur témoigne toute sa solidarité et sa compassion pour cette épreuve. Le décès de madame Rosine Soglo, figure emblématique de l’histoire politique du Bénin depuis l’historique Conférence nationale de février 1990, est une grande perte pour notre pays et notre démocratie. Daigne le Seigneur l’accueillir dans son royaume et lui accorder toute sa grâce et ses bénédictions pour qu’elle repose en paix». Paul Hounkpè Actualités 27 juil. 2021


Lancement du Projet d’électrification rurale: Plus de 200 localités à sortir de l’obscurité
La commune d’Adjarra a abrité le lancement officiel du Projet d’électrification rurale (Peru), jeudi 22 juillet. Financé par le gouvernement béninois avec l’appui de la Banque africaine de développement (Bad), le Peru vise principalement l’amélioration des conditions de vie des populations à travers le relèvement sensible du taux d’accès à l’électricité et du taux de couverture en milieu rural. Chants, danses, remerciements et ovations ont accueilli le lancement officiel du Projet d’électrification rurale (Peru), dans la commune d’Adjarra. Cette initiative du gouvernement qui bénéficie du soutien de la Banque africaine de développement pour un montant global de 61,77 millions d’euros, soit 40,5 milliards F Cfa inaugurera l’ère du développement dans plusieurs contrées du pays, appelées à tourner la page de l’obscurité. Le Peru prend en compte 209 localités dont l’électrification de 133 nouvelles localités rurales et l’extension/densification du réseau dans 76 localités péri-urbaines réparties dans onze départements pour une soixantaine de communes. Sylvain Sèkloka, coordonnateur dudit projet, explique qu’il permettra l’électrification de 133 nouvelles localités rurales dont 100 grâce au financement de la Bad et 33 sur la contrepartie nationale, de même que l’extension du réseau dans 76 localités péri-urbaines, le raccordement immédiat de 48 400 ménages ruraux au réseau conventionnel à un coût forfaitaire de 25 000 F Cfa et à terme, l’accès à l’électricité de 120 000 ménages. Grâce au Peru, soutient Sylvain Sèkloka, le Bénin espère aussi l’accroissement du taux de couverture en milieu rural de 7,11 % et la réduction des réseaux de fortune communément appelés « toiles d’araignées ». C’est donc un projet bénéfique pour les populations et le développement local et national, se félicite le maire de la commune d’Adjarra, Germain Wanvoègbè. Deux arrondissements de la localité sont pris en compte par le projet et si besoin en était encore, ce lancement est « une occasion de se convaincre que le gouvernement est déterminé à combattre l’obscurité », reconnait le maire. « La lumière est indispensable pour assurer la sécurité des populations, la croissance économique, le développement des communes, l’autonomisation des femmes, l’entrepreneuriat des jeunes », poursuit l’élu, saluant le gouvernement qui s’emploie depuis 2016 à faire de l’électricité pour tous un grand challenge. Le Peru traduit la volonté du chef de l’Etat et du gouvernement d’offrir de meilleures conditions aux populations à travers le dynamisme et le pragmatisme du ministre de l’Energie, laisse-t-il entendre. Améliorer les conditions de vie des populations A la manœuvre, le directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale (Aberme), Jean-Francis Tchèkpo qui se réjouit des impacts du projet sur le développement. Il est l’un des plus importants projets du gouvernement en la matière et permettra, apprécie-t-il, de sortir plusieurs dizaines de localités de l’obscurité tout en contribuant au développement de l’économie locale et à l’amélioration des services sociaux de base. Disposer de l’énergie en quantité et en qualité notamment en milieu rural où le taux de couverture est encore faible, c’est l’un des défis que vient relever le Peru avec le soutien de la Bad qui n’a pas hésité à donner son accord au regard de l’importance du projet. Pour Marie Akpotrossou, préfet du département de l’Ouémé, le lancement du Peru est l’aboutissement heureux d’un long processus. « La promesse d’électrification faite par le chef de l’Etat et son gouvernement n’est pas un mythe, mais une réalité. Ce projet est un outil de bonheur et de développement », indique-t-elle. John Andrianarisata, représentant-pays de la Bad renouvelle le soutien de son institution prête à être aux côtés du Bénin un partenaire de choix. Le Peru ne sera pas un cas isolé, promet-il. Bien d’autres initiatives visant le développement du pays recevront le soutien de la Bad, s’est-il engagé. Pour rappel, c’est en décembre 2018, lors d’une mission de prospection de l’institution au Bénin, qu’un projet d’électrification de 100 localités rurales a été soumis. La banque y a alors manifesté son intérêt et a organisé une mission de préparation en avril 2019 puis une mission d’évaluation en juin 2019. Par la suite, et compte tenu de son impact sur les populations, le projet a couvert l’extension et/ou la densification du réseau dans 76 localités péri-urbaines. Raoul Armand Dakehoun, directeur de cabinet représentant le ministre Dona Jean-Claude Houssou, soulignera, pour sa part, toute l’importance de la disponibilité de l’énergie pour le gouvernement. Depuis 2016, le secteur connait une mutation avec des performances inédites qui rendent la lumière aux populations urbaines et rurales. «Les actions engagées ont permis que la situation énergétique de notre pays soit significativement améliorée et se traduisent désormais par une meilleure disponibilité en quantité et au meilleur coût », fait-il observer. Les nombreux investissements réalisés et en cours de réalisation dans le secteur ont pour effet une augmentation de la capacité de production propre du pays. Selon lui, le Peru contribuera significativement à mettre à la disposition des populations de l’énergie, améliorer les conditions d’études des apprenants, de soins sanitaires, d’accès à l’eau potable par la réduction du coût de production…D’autres initiatives sont prévues pour la densification, promet Raoul Armand Dakehoun. La mise en œuvre du Peru est planifiée pour une durée de quatre ans, de décembre 2019 à décembre 2023. Plusieurs étapes clés du projet ont été déjà exécutées. Actualités 27 juil. 2021


Coupe de l’indépendance de tennis:  Jean Sègodo enlève le trophée chez les  seniors
Démarrée mardi 20 juillet dernier, l’édition 2021 de la Coupe de l’indépendance de Tennis a pris fin, samedi 24 juillet dernier  sur le court du stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. En finale chez les messieurs, Jean Sègodo s’est débarrassé de Prince Gandonou en deux sets 6/4, 6/2. Terminus tout le monde descend !  La coupe de l’indépendance de tennis  édition 2021 a connu son épilogue samedi 24 juillet dernier avec le sacre de Jean Sègodo chez les messieurs. En finale, il  a battu Prince Gandonou en deux sets 6/4, 6/2. Dans la catégorie des dames seniors, Carmène Kpadonou  a perdu par abandon devant Honfoga Eleazar 6/2 tandis que  chez les 12ans et moins garçon, Moustapha Kpognonwovi  est monté sur la plus haute marche du podium devant  Ameade Danhouan et  Mafouz Noudogbessi  qui se sont contenté respectivement de la 2e et de la 3e place. Dans la catégorie des 16 ans et moins, chez les garçons Giliane Nahum  s’est imposé à Isman Ponthy 6/2, 6/3 en finale tandis que Valence  Sodjinou a terminé le tournoi sur la troisième marche du podium. Chez les dames,  Saïdath Ponthy  a battu Eleazar Honfoga  par 9/8, 10/2. Présent à la cérémonie de clôture,  Jean-Claude Talon président de la Fédération béninoise de tennis se félicite du bon déroulement de cette compétition. « Nous avons assisté à une belle compétition entre les anciens et la jeune pousse », a-t-il déclaré. Selon lui, ce tournoi s’inscrit dans le  programme d’activité de la fédération.  Il a invité la famille tennistique à travailler davantage pour le rayonnement de cette discipline.  Vainqueur chez les seniors homme, Jean Sègodo  est reparti avec un trophée et une enveloppe financière.  Fortunes identiques pour  tous les tennismen  ayant atteint les quarts de finale chez les messieurs. Par contre chez les dames seniors, celles qui ont atteint les demi-finales jusqu’à la gagnante ont été récompensées.  Dans les catégories inférieures les gagnants ont eu de cordage, de boîte de balle, des médailles et trophée.   Résultats 12ans et moins garçon 1-Kpognonwovi Moustapha 9/7 2-Danhouan Ameade 3-Noudogbessi Mafouz   12 ans et moins filles 1-Chamzia Honvou 9/1, 2-Alao Dalila 3-Honfoga Gisèle   16 ans et moins garçon 1-Nahum Giliane 6/2, 6/3 2-Ponthy isman 3-Sodjinou Valence   16 ans et moins filles 1-Ponthy Saïdath 9/8, 10/2 2-Honfoga Eleazar 3-Djemila Honvou   Senior dames 1-Honfoga Eleazar 6/2 abandon 2-Kpadonou Carmène 3-Frida Houngbo   Senior homme 1-Jean Sègodo 2-Prince Gandonou 3-Monnou Sylvestre Sports 26 juil. 2021


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