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Nouvelles

Dérèglement climatique au Bénin: Les agriculteurs contraints à innover pour survivre
Les effets néfastes du changement climatique font désormais partie du quotidien des producteurs béninois. Ce qui pousse certains à recourir à des solutions innovantes pour y faire face. Paul Agblo ne veut plus endurer les caprices des saisons. La quarantaine, cet agriculteur a préféré installer sur son site de maraîchage à Houakpè-Daho, commune de Ouidah, un dispositif de quatre forages alimentés par l’énergie solaire et des groupes électrogènes. Avec ce mécanisme, l’eau coule à flots, quand il le faut, même en période de sécheresse. « Cette année, nous avons trop souffert de la rareté des pluies. Et quand elles ont été de retour, c’était encore de trop pour nos cultures. Les forages et ce panneau solaire m’aident beaucoup pendant les poches de sècheresse. Car, plus il fait chaud, plus les ravageurs se développent pour nous créer des ennuis », confie-t-il. Très connu dans cette localité située à plus de 40 km de Cotonou, cet agriculteur a les yeux ouverts sur tout. Au cours de ces rondes sur le site, il suit de près le comportement des plants de tomates repiqués, un produit qu’il cultive en alternance avec le maïs et la pastèque. « J’ai fait le repiquage des plants, il y a deux semaines. Mais la concentration des pluies pendant cette période les a endommagés. C’est pourquoi je suis en train de refaire », précise Paul Agblo. En réalité, au Bénin, le secteur agricole contribue à 28 % du Produit intérieur brut (Pib), avec une part de 77 % des exportations. Cependant, il est tributaire des perturbations climatiques, avec des bouleversements du calendrier cultural. Anticiper sur les risques Dans ce contexte, nombreux sont ceux qui, comme Paul Agblo, sont contraints de bousculer les habitudes dans les champs. Mais faute de conseils adéquats et par défaut de moyens, certains ne parviennent pas et subissent de plein fouet les effets du dérèglement climatique. « Les producteurs ne devraient pas être surpris des longues séquences sèches observées de mars à mai 2021 et qui leur ont été préjudiciables. Puisque nous l’avions annoncé. Si c’est le cas, c’est parce que l’information n’a peut-être pas atteint tout le monde, malgré la vulgarisation qui a été faite à notre niveau », fait remarquer Boris Anato, directeur de la Prévision météorologique à Météo Bénin. Pour cet ingénieur en météorologie, l’anticipation et le recours aux conseils agricoles doivent entrer dans les habitudes des producteurs. « C’est nécessaire pour éviter, par exemple, les pertes de semis et les retards de croissance du fait du stress hydrique. Les conseils agricoles ne sont pas seulement utiles quand il y a un déficit. Il faut savoir s’adapter, quand les prévisions saisonnières annoncent une pluviométrie de trop, par un choix judicieux des variétés », insiste Boris Anato. Les Tic dans les champs Ainsi, faciliter l’accès à l’information agro-climatique, surtout en langues locales, devient un challenge pour créer la résilience. C’est ce qu’a compris Donald Tchaou, Ceo de la start-up Tic-Agro Business Center. Ce génie des Tic passe le clair de son temps dans l’Atacora à faciliter l’accès aux informations sur les bonnes pratiques via des solutions numériques. « Notre système de messagerie vocale permet au producteur de recevoir des messages vocaux en langues locales, sur plusieurs thématiques dont celles relatives aux changements climatiques. Son téléphone sonne, il décroche comme un appel pour écouter le message », explique Donald Tchaou pour qui 50 000 producteurs sont touchés par an via cette messagerie. Il n’est donc plus question de continuer avec les itinéraires techniques d’antan. C’est une certitude avec les bouleversements climatiques. « On ne doit pas attendre un bâton magique pour créer la résilience. Il faut informer les producteurs sur les prévisions pluviométriques et les recommandations claires en termes de date de semis et du type de variété de semence (cycle court ou cycle long) pour améliorer le rendement », insiste-t-il. En revanche, le recours aux Tic dans le secteur agricole ne peut s’étendre à une vitesse de lumière. La capacité des producteurs à se les approprier, l’accès à l’énergie et la connectivité à internet entrent en ligne de compte. « Nous sommes obligés de développer des solutions applicables aux téléphones simples », précise-t-il. Les technologies ne peuvent d’ailleurs pas à elles seules créer la résilience dans le secteur agricole. Marc Vivien Sewaï, Ingénieur agronome oriente les producteurs vers la maitrise de l’eau. « Si vous n’arrivez pas à maîtriser l’eau, vous ne pouvez plus faire l’agriculture dans la durée. Quand il y en a en abondance, il faut la stocker pour l’irrigation. Il faut des retenues d’eau, des barrages, des motopompes pour ceux qui ne sont pas loin d’une source d’eau», recommande ce spécialiste du génie rural. Aucune mesure d’adaptation n’est donc de trop. « C’est juste une question de moyens », prévient Paul Agblo. Environnement 23 juil. 2021


Commercialisation du soja: Un mécanisme pour réguler les flux
Les acteurs clés de la filière soja se sont concertés, ce jeudi 22 juillet à Cotonou, pour définir une stratégie de maîtrise des flux pour la commercialisation du soja-grain. Non-respect du prix plancher fixé par l’Etat, faible démarcation des rôles entre acteurs, non-maîtrise des flux et insuffisance des infrastructures de stockage, sont des problèmes récurrents notés dans la commercialisation du soja-grain au Bénin. En vue d’y remédier et de favoriser une meilleure traçabilité des flux, les principaux acteurs se sont réunis, ce jeudi à Cotonou, pour réfléchir à l’élaboration d’un mécanisme de commercialisation et d’une feuille de route en vue de sa mise en œuvre. Les investissements consentis par le gouvernement béninois et les partenaires au développement ont permis d’accroitre de manière exponentielle les rendements et la production du soja, se félicite Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. En 2020, précise-t-il, plus de 300 000 tonnes de soja ont été commercialisées dont 250 000 tonnes à l’export. Au regard de l’ampleur que prend la culture, il importe de canaliser la commercialisation afin que tous les acteurs y trouvent leur compte et en premier le producteur, insiste Denis Agandan, coordonnateur du Projet d’appui au développement des filières protéiniques (Padefip). « Si le producteur ne tire pas le profit du fruit de ses labeurs, il sera découragé très tôt. Aussi, faut-il que l’Etat tire profit de ses nombreux investissements consentis ces dernières années», souligne-t-il. « L’agriculture nourrit son homme et le producteur de soja doit jouir des fruits de ses labeurs pour avoir une retraite paisible, c’est un vœu cher au président de la République», renchérit Gaston Dossouhoui. « Pour y parvenir, indique-t-il, il urge que la commercialisation du soja soit mieux organisée à travers la mise en place d’un mécanisme au cœur duquel sera placé le producteur de soja qui y adhère librement. » Le mécanisme qui sera mis en place devra mieux impliquer les collectivités locales des zones de production et prendre en compte l’implémentation des infrastructures de stockage dans les villes de concentration, préconise Moumouni Imorou Karimou, chef de mission de la Composante Soja du Padefip. La maîtrise des flux passera par un meilleur contrôle au niveau des zones d’échanges, la promotion des ventes groupées du warrantage comme levier de financement des exploitations, ajoute-t-il. Les recommandations vont dans le sens d’un renforcement de l’adhésion des producteurs de soja au dit mécanisme et d’une amélioration des actions projetées pour la commercialisation du sojan Encadre Saisir l’opportunité du marché chinois Le marché de la Chine qui importe 85 millions de tonnes par an constitue une opportunité pour le soja béninois. Malheureusement, l’exportation du produit et des dérivés est minée par des mauvaises pratiques telles que le non-respect des procédures de contrôle et des exigences phytosanitaires, la falsification des documents officiels d’accompagnement. Toutes choses qui, si l’on n’y prend pas garde, affecteront l’image et le label du Bénin. D’où il est impérieux pour les acteurs de la filière, en particulier les entreprises exportatrices enregistrées auprès de l’Agence béninoise pour la sécurité sanitaire des aliments (Abssa), de respecter les clauses du protocole d’accord signé, le 18 septembre 2019, entre le Bénin et l’Administration générale des douanes de la République de Chine (Gacc). Au nombre des documents officiels exigés, l’exportation du soja vers la Chine est subordonnée à la production d’un Certificat phytosanitaire et d’une attestation de fumigation délivrés par la direction de la Protection des végétaux (Dpv), un certificat d’origine de la direction générale du Commerce (Dgc), une attestation de non Ogm (Organisme génétiquement modifié) de l’Abssa. Société 23 juil. 2021


Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche: Le plan de travail annuel passé en revue
Un atelier de revue du Plan de travail annuel budgétisé (Ptab 2021) du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche au titre du deuxième trimestre se tient, les 22 et 23 juillet à Cotonou. Les structures, programmes et projets du département évaluent leurs performances respectives, lesquelles sont encore en deçà des attentes. Sur une dotation annuelle de 77,7 milliards F Cfa, un montant d’environ 33 milliards F Cfa a été engagé pour les activités du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) au 30 juin 2021, soit un taux d’engagement de 42,72 % contre 44,9 % au 30 juin 2020. Un écart positif de deux points est ainsi noté. Dans ce registre, le programme Agriculture vient en tête avec 48,1 % d’engagement et 35,2 % d’ordonnancement. Le programme Elevage occupe la quatrième et dernière place avec 18,5 % d’engagement. Sous le prisme d’ordonnancement, les réalisations portent sur 23,5 milliards F Cfa soit un taux d’exécution de 30,3 % contre 31,1 % enregistré au second trimestre de 2020. Les performances financières enregistrées à fin juin 2021 n’ont pas beaucoup varié par rapport à celles de 2020 à la même période. En matière d’exécution physique, le Plan de travail annuel budgétisé (Ptab 2021) du ministère au 30 juin 2021 affiche un taux de 29,9 % contre 34,4 % à la même période en 2020. Cette performance est nettement en deçà de la cible de 50 % pour la période sous revue. Le programme pilote de Soutien aux services vient en tête avec 46 % suivi du programme Agriculture : 32,8 %. Le programme Elevage vient en dernière position avec seulement 15,6 %, derrière le programme Pêche et aquaculture : 25 %. En termes de valeurs relatives (pourcentage), la performance a baissé mais en termes de valeur absolue par rapport à 2020, elle s’est plutôt améliorée, analyse Marius Aïna Sodjinou, directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère (Dpp). La mise en œuvre du Ptab 2021 durant le premier trimestre a été marquée par un taux d’exécution financière de 23,28 % base engagement et 10,3 % base ordonnancement contre un taux d’exécution physique de 15,43 %. Ce qui amène le ministre Gaston Dossouhoui à lancer un appel aux responsables concernés. « Nous devons encore améliorer nos performances pour la suite de l’année 2021 afin de mieux impacter les braves producteurs ainsi que les couches les plus vulnérables », insiste-t-il. Espoir Au regard des chantiers en cours de réalisation, le troisième trimestre 2021 connaîtra un bond des performances surtout en termes d’ordonnancement, espère le Dpp/Maep. Pour ce faire, il est question d’identifier les goulots d’étranglement qui ont entravé la mise en œuvre du Ptab/Maep et d’envisager les solutions palliatives. Au premier trimestre, il était noté un cadre budgétaire limitant les dotations initiales et occasionnant des demandes de fonds, de concours et de crédits additionnels avec un grand retard dans la délivrance des anneaux par certains bailleurs. Entre autres réalisations à fin juin 2021, dans la production végétale, le ministre Gaston Dossouhoui mentionne l’acquisition de semences certifiées de riz et de maïs au profit des producteurs de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) Pôle 3, la mise aux normes de 250 ha de plantations d’anacarde, la certification de plants performants greffés polyclonaux d’anacardiers, la fourniture de 138 000 plants performants greffés polyclonaux d’anacardiers par le Pôle 4. Il souligne aussi l’accompagnement de 33 multiplicateurs de bouture de manioc dans le Borgou, la Donga et les Collines, l’installation de parcs à bois de boutures certifiées, la construction d’une retenue d’eau plus aménagement en aval de 10 ha à Cobly dans le pôle 3. A cela, s’ajoutent l’acquisition de petits matériels au profit des producteurs maraîchers des six communes de ce pôle, la mise en place et l’équipement de quatre forages à gros débit au profit des pépiniéristes du Pôle 4, la caractérisation et la cartographie d’unités de transformation de soja en fromage et huile, la réalisation de travaux d’aménagement rizicoles de 40 ha de bas-fonds dans le Pôle 3, la construction d’aires de séchage, l’acquisition d’équipements au profit des femmes transformatrices. Elevage et aquaculture Dans le domaine de l’élevage, le ministre met l’accent sur la lourdeur constatée dans la mise en œuvre des programmes. Cependant, les actions reposent désormais sur une base solide qui permettra de bondir, se réjouit-il, faisant état d’une étude d’impact environnemental et social réalisée pour l’élaboration du Plan d’action à la réinstallation des personnes affectées par le projet de construction de l’abattoir moderne de Parakou. A l’en croire, un recrutement est en cours au niveau de l’Unité de gestion du Projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants. De même, l’acquisition de matériel en faveur de ce projet est en cours pour créer une nouvelle dynamique en matière d’élevage au Bénin et faire face aux problèmes liés à la transhumance des animaux. Le Projet d'appui au développement des filières lait et viande et de promotion des entreprises d’élevage (Prodefilav-Pel) amorce sa phase de mise en œuvre effective en vue de combler le déficit en produits animaux. Une note conceptuelle d’un nouveau projet est élaborée en matière de développement de l’insémination artificielle ainsi que de la vaccination à grande échelle des animaux : volailles, ruminants et autres. En ce qui concerne la Pêche et l’aquaculture, un appui à la mise en place d’intrants est fait au niveau de 100 pisciculteurs et quatre sessions de formation ont été organisées à leur profit. Des notes conceptuelles sont élaborées pour trois nouveaux projets dans ce sous-secteur. Sur la gouvernance du secteur agricole en général, il y a eu l’organisation de la première revue du Ptab 2021 en mai dernier, l’élaboration et la validation du rapport biennal 2019-2020, l’élaboration du programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026 volet Agriculture, l’élaboration de la version initiale du document pluriannuel des dépenses. L’organisation des revues des activités au titre du deuxième trimestre dans les Atda, la poursuite de la revue du secteur agricole gestion 2020 et l’évaluation à mi-parcours du Plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa 2017-2025) duquel découle le Plan national d'investissements agricoles et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniassan 2017-2021) sont également au cœur du bilan à mi-parcours du Ptab/Maep . Actualités 23 juil. 2021


Revue à mi-parcours du Pta du ministère du Cadre de vie: Les acteurs engagés pour des résultats meilleurs
La revue à fin juin 2021 du Plan de travail annuel (Pta) du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, tenue ce jeudi 22 juillet, à Cotonou, relève un taux d’exécution physique de 37,76 %. Le ministre José Tonato exhorte ses collaborateurs à mettre en œuvre les recommandations issues des travaux pour l’atteinte des résultats escomptés à la fin de l’année. Le niveau d’exécution des actions prévues au titre du Plan de travail annuel (Pta) 2021 du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, est en baisse par rapport aux prévisions. La revue à mi-parcours du plan fait état d’un taux de 37,76 % contre 56,81 % attendu, soit un écart de 19,5 %. Néanmoins, ce taux physique est en hausse par rapport à celui de 2020 qui est de 32,32 %. Par ailleurs, le taux d’exécution financière est chiffré à 44,44 %, et la qualité de la gouvernance financière au sein du ministère est fortement appréciée. A l’ouverture des travaux de la revue, hier, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José D. Tonato, affirme que l’exercice du jour est particulier et mérite une réflexion d’un autre niveau pour que la dynamique engagée par le Bénin depuis cinq ans, aille encore plus vite. Cette particularité, poursuit-il, s’explique par le fait que la fin du deuxième trimestre 2021, chevauche avec la conception non seulement du budget 2022 mais aussi du Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026. Ce qui est important, à ses yeux, c’est que chacun des acteurs à divers niveaux prenne conscience de sa mission et œuvre véritablement pour l’atteinte des résultats. « Une fois que les populations ont l’eau, l’électricité et que leur cadre de vie, la voirie, les services urbains essentiels, le logement, l’assainissement,… connaissent une amélioration substantielle, (…) elles vont manifester leur satisfaction. Donc, notre mission est fondamentale », souligne le ministre. Il a souhaité que les parties prenantes à cette revue en profitent pour se poser les vraies questions sur ce qui n’a pas marché afin que des recommandations soient faites pour que le ministère soit encore plus performant. Plusieurs communications et débats ont meublé les travaux. Ils ont permis à l’autorité ministérielle et l’ensemble des acteurs de son département, d’évaluer les actions mises en œuvre depuis janvier dernier, de prendre connaissance des difficultés rencontrées, et de formuler des recommandations pour l’atteinte des résultats escomptés, à la fin de l’année. Après avoir remercié ses collaborateurs pour le travail qu’ils abattent depuis 2016, José D. Tonato les exhorte à retrousser les manches, mettre en œuvre les recommandations formulées pour davantage de résultats, et que le ministère ait un retour positif de la part des populations. Actualités 23 juil. 2021


Institut national pour la promotion de la femme: De nouvelles ambitions
L’Institut national pour la promotion de la femme sera dorénavant un organe actif appelé quotidiennement à l’écoute des plaintes des femmes. Le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 21 juillet 2021 a décidé de le réorganiser en lui donnant une nouvelle impulsion. L’Institut national pour la promotion de la femme a comme nouvelle mission d’œuvrer pour la promotion de la femme aux plans politique, économique, social, juridique et culturel. Wilfried Léandre Houngbédji, Secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, a donné des détails sur ses nouvelles orientations. « La nouvelle mouture que prend l’Institut national pour la promotion de la femme vise à en faire un organe véritablement actif au plan de la protection et de la promotion de la femme», a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji, lors de son traditionnel point de presse des mercredis, après le Conseil des ministres. Selon ses explications, le gouvernement a plus que jamais à cœur la question des violences faites aux femmes. Dans la nouvelle version de l’Institut national de la femme, il est prévu qu’il dispose d’un secrétariat exécutif qui sera tenu par une femme et d’un conseil d’administration où les femmes seront majoritairement représentées. « Il est utile de voir qu’il y a une nouvelle ambition attachée à cet institut dans le sens de la protection et de la promotion des femmes béninoises», a précisé le porte-parole du gouvernement. En termes d’innovations, l’institut disposera d’une cellule d’écoute chargée de recueillir les plaintes des femmes de l’administration publique comme privée. Il va également disposer d’un fonds d’assistance aux victimes des violences. Preuve que le gouvernement accorde une importance capitale à la femme. Selon Wilfried Houngbédji, « Le président de la République ne veut pas que l’Institut serve juste à porter des slogans. Il veut que l’Institut national de la femme soit actif au quotidien, qu’il veille à écouter effectivement les plaintes des femmes et à les orienter ». Une dimension nouvelle L’approbation des statuts de l’Institut national de la femme vient donner une dimension nouvelle à la lutte contre les violences faites aux femmes. Une autre nouveauté de l’institut, c’est le droit dont il dispose d’ester en justice et du droit de se constituer partie civile dans les affaires qui le conduiront devant la justice. C’est un acte qui vise à montrer à l’opinion publique en général et à la femme béninoise en particulier que l’institut n’est pas un organe pour garnir le décor. « L’Institut national pour la promotion de la femme pourra ester en justice en fonction des gravités des faits dont il va connaitre ou parfois se porter partie civile», a fait savoir le porte-parole du gouvernement. Pour lui, c’est un nouvel acte qui fonde le renouveau de cet institut mais surtout de la protection de la femme béninoise. Tirant leçon des faiblesses rédhibitoires de l’Institut national de la femme, le Conseil des ministres a décidé de le réorganiser entièrement. Dans sa nouvelle configuration, il est un organisme public doté de la personnalité juridique, de l’autonomie financière et de prérogatives importantes pour mener des actions plus déterminantes en faveur de la femme. Il faut préciser que, dans les jours ou semaines à venir, les nominations seront faites afin de le rendre opérationnel. Ulrich AKPOVO (Stag.) Actualités 23 juil. 2021


Grand prix littéraire du Bénin: L’édition 2021 lancée avec de grandes innovations
L’édition 2021 du Grand prix littéraire du Bénin tranchera avec celles qui l’ont précédée. La Direction des arts et du livre (Dal), structure du ministère en charge de la Culture à qui revient l’organisation, a levé un coin de voile sur les innovations apportées à l’évènement. Le Grand prix littéraire du Bénin poursuit sa série de mutations. Compétition annuelle consacrant les meilleures productions littéraires du Bénin, l’évènement connaît dès cette année, plusieurs innovations. Il est organisé pour distinguer une œuvre littéraire de fiction écrite en français par des auteurs de nationalité béninoise dans les catégories Nouvelle, Théâtre, Roman, Conte et Poésie. Il est, cette année, à sa troisième édition et l’appel à candidatures y consacré révèle de grandes innovations. L’une des particularités dès la présente édition, c’est la création de deux prix spéciaux. Le premier dénommé « Prix de l’éditeur » et le second, «Prix du journaliste littéraire». Ces deux distinctions visent à récompenser l’éditeur et le journaliste critique ou chroniqueur littéraire qui ont le plus marqué de par leurs productions la vie littéraire du Bénin ces trois dernières années. Pour ce faire, deux jurys distincts composés chacun de trois membres sont mis sur pied pour évaluer les différents concurrents. Pour le « Prix de l’éditeur », les postulants doivent justifier d’un minimum de deux ans d’existence, remplir toutes les conditions réglementaires exigées par la Dal, avoir publié au moins trois ouvrages à la date de la candidature. Toutes ces informations doivent être fournies à travers une lettre de motivation présentant la maison d’édition, l’agrément signé par la Dal, un catalogue dans lequel figurent les titres des ouvrages et trois exemplaires d’ouvrages édités par la maison. S’agissant du « Prix du journaliste littéraire », il faut pour postuler, être un journaliste officiant dans une rédaction, avoir régulièrement publié des chroniques, comptes rendus de lecture et critiques littéraires et apporter les preuves de tous ces renseignements à travers un dossier de candidature comportant entre autres une lettre de motivation, une photocopie légalisée de la carte de presse de la Haac, la preuve de trois publications diffusées entre le 1er janvier 2019 et le 30 juin 2021. La cagnotte à emporter par le lauréat du Grand prix a également connu sa part d’innovation. Elle a été revue à la hausse et est portée de deux millions à cinq millions francs Cfa à titre individuel, en plus du traditionnel trophée. Les lauréats du prix de l’éditeur et du prix du journaliste critique/chroniqueur littéraire reçoivent respectivement une enveloppe financière d’un montant de trois millions et un million. Le Grand prix littéraire du Bénin est organisé pour mettre en valeur la diversité de la création littéraire nationale, faire découvrir et promouvoir les écrivains béninois et leurs œuvres, encourager le professionnalisme chez les éditeurs nationaux, déceler, stimuler et valoriser les jeunes talents littéraires et favoriser le positionnement de notre pays sur la scène littéraire africaine et mondiale. Les inscriptions pour la présente édition sont ouvertes jusqu’au 31 août prochain. La participation est ouverte aux œuvres d’auteurs de nationalité béninoise, publiées entre le 1er janvier 2019 et le 30 juin 2021 inclus. Les auteurs ne peuvent faire directement acte de candidature. Seuls les éditeurs détenteurs de l’agrément d’éditeur signé de la Dal sont habilités à présenter des candidatures parmi les auteurs de leurs catalogues. La participation par éditeur est limitée à trois titres d’auteurs différents (toutes catégories confondues) au maximum et les ouvrages d’auteurs collectifs ne sont pas éligibles. Culture 23 juil. 2021


Soirée lyrique à l’Institut français de Cotonou: Un mixage de classiques européens et africains ce soir
Dans la soirée de ce vendredi 23 juillet, l’Institut français du Bénin propose sur son site à Cotonou un récital lyrique de musiques classiques européennes et africaines. Pour ce métissage culturel, trois interprètes donnent rendez-vous au public. Il s’agit de Julie Vizy et Mathieu Ebring, deux jeunes chanteurs français et Félix Nassi, compositeur et chef de chœur béninois. Ce soir à l’Institut français de Cotonou, il y aura du Mozart, du Schubert, du Gounod, du Poulenc, du Puccini et une bonne dose de chants traditionnels béninois. Le public pourra s’offrir le plaisir de savourer un répertoire lyrique européen et de vivre une incursion dans les chants sacrés et traditionnels africains aux airs singuliers ; une véritable soirée artistique au son des musiques européennes et africaines. Au menu des classiques comme « Die Krähe, Winterreise », du compositeur emblématique allemand Franz Schubert; «Vecchia zimarra,senti» tiré de La bohème du compositeur italien Giacomo Puccini ; «L’air des bijoux » du célèbre compositeur français Charles Gounod ; « Les chemins de l’amour », du compositeur et pianiste français Francis Poulenc; « Papageno/ Papagena» tiré de La flûte enchantée de l’icône autrichienne de la musique Wolfgang Amadeus Mozart… La scène sera assurée par Julie Vizy et Mathieu Ebring, deux jeunes chanteurs français, et Félix Nassi, compositeur et chef de chœur béninois qui sera accompagné de quelques-uns de ses élèves. Soprano, Julie Vizy est née le 2 mai 1990. Elle commence ses études musicales par le piano puis le chant. Après des études de droit à Paris, elle décide de se consacrer entièrement à la musique et intègre le conservatoire du 11e arrondissement pour y compléter sa formation musicale et sa technique. Elle obtient en juin 2020 son diplôme d’études musicales (Conservatoire régional de région de Paris). En juin dernier, Julie Vizy a reçu un 1er prix du conservatoire international de musique de Paris. Baryton, Mathieu Ebring est né le 28 mai 1993 de parents musiciens, avec notamment son père qui pratique la guitare et sa mère qui est choriste amateur. Il est influencé par son oncle Jean-Loup Pagesy, chanteur lyrique, qui le prépare lors de master class, à rentrer dans un des conservatoires municipaux de Paris. Étudiant au conservatoire Jacques Ibert dans le 19e arrondissement, il travaille avec le ténor Michel Fockenoy avec qui il a appris la technique vocale et créé son répertoire de baryton-basse. En juin dernier, il intègre le cycle spécialisé qui lui permettra de préparer le diplôme d’étude musicale. Lors de l’anniversaire de commémoration de Simone Veil le 1er juillet dernier, il a été choisi pour chanter au Panthéon. Félix Nassi est musicien, compositeur et chef de chœur béninois. D’abord autodidacte, il étudie ensuite la direction de chœur en France de 1990 à 1995 avec Jacques Barathon et Stéphane Caillat, puis aux Pays-Bas au Conservatoire Royal de La Haye avec Jos V. Veldoven. En 1992, Félix Nassi crée le Chœur d’Enfants du Bénin autour des chants, danses et répertoires de musique sacrée et traditionnelle d’Afrique. Entre 2000 et 2007, il crée l’Ensemble Polyphonique du Bénin, chœur mixte d’adultes. . Il travaille avec l’association Vocal Plus (France) afin de mieux faire connaître les polyphonies et polyrythmies de son Bénin natal auprès de chœurs (adultes et enfants) et de professionnels de la musique en France. Culture 23 juil. 2021


Vaccination contre la Covid-19: Les populations invitées à sortir massivement
La situation de la pandémie de la Covid-19 au Bénin, plus particulièrement l’augmentation critique des nouveaux cas positifs et cas graves depuis quelques semaines, préoccupe le gouvernement. La vaccination reste la seule option fiable pour se prémunir contre la menace et réduire les risques. Face aux médias hier jeudi 22 juillet, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, a exhorté les populations à accomplir sans crainte cet acte salvateur et impérieux. Toutes les personnes âgées de 18 ans et plus sont invitées à se rendre sur les sites de vaccination identifiés au niveau des différentes communes, pour se faire vacciner contre la Covid-19. C’est l’exhortation du ministre de la Santé face à la situation de la crise épidémiologique. A la date du mercredi 21 juillet, le Bénin compte 8327 cas positifs dont 8126 guéris et 108 décès. Bien que les chiffres témoignent du niveau général de maîtrise de la crise sanitaire, l’augmentation critique du nombre de nouveaux cas et de cas graves ces derniers jours préoccupe. La nouvelle flambée observée au niveau continental et sous régional, du fait de nouveux variants réputés plus dangereux notamment le variant Delta, doit amener les populations à se tenir plus que jamais en alerte. La tendance à la hausse et la menace des variants imposent le maintien du respect des gestes barrières, notamment le port systématique de masques en tous lieux, le lavage régulier des mains et le respect de la distance minimale de sécurité sanitaire. En outre, par ces temps de vacances propices à l’organisation d’événements à grandes assemblées, le gouvernement entend prévenir contre d’éventuelles contaminations de masse. C’est pourquoi, il est recommandé aux organisateurs de ces manifestations, de passer des messages de sensibilisation sur la vaccination et le respect des mesures barrières. « En tout état de cause, en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique, l’accès auxdites manifestations pourrait être bientôt subordonné à l’effectivité de la vaccination de chaque participant », prévient Benjamin Hounkpatin. A l'occasion, le ministre a également invité toutes les personnes qui commencent à sentir les premiers symptômes du mal, à promptement se rendre à l’hôpital pour se faire ausculter. La vaccination : une alternative crédible Depuis l’apparition au Bénin du premier cas positif au coronavirus, les autorités béninoises font du mieux possible pour protéger les populations. En plus des efforts consentis pour prendre en charge tous les cas détectés, le gouvernement depuis le 31 mars dernier a lancé une vaste campagne de vaccination qui s’est étendue à tout le territoire. Banalisée au début, cette campagne connait progressivement une adhésion croissante des populations. Pourtant, il faudra que toutes les personnes âgées de 18 ans et plus accomplissent le geste salvateur. Le ministre de la Santé précise d’ailleurs que le gouvernement travaille non seulement pour accroître le rythme d’approvisionnement, mais aussi pour diversifier les types de vaccins afin d’offrir toujours plus de choix aux populations. Il rassure que tous les vaccins mis à disposition par le gouvernement sont sûrs et efficaces. Aussi, des mesures sont-elles prises pour la traçabilité de la vaccination. « Allons donc nous faire vacciner contre la Covid-19 et respectons les gestes barrières car ce sont là, les seuls moyens sûrs pour nous protéger et protéger les autres », va exhorter le ministre Benjamin Hounkpatin. Des constats faits, aucun parmi les derniers décès et les cas graves enregistrés dans les centres de prise en charge, n’était vacciné. A en croire le ministre de la Santé, la vaccination protège des formes graves et constitue, en plus du respect des gestes barrières, la seule alternative crédible pour sortir durablement de la crise sanitaire. Actualités 23 juil. 2021


Parti Moele-Bénin: Le bureau politique national prend acte des démissions
Suite à la démission de quatre membres du parti Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele- Bénin), le bureau politique national s’est réuni en session extraordinaire, dimanche 18 juillet dernier, pour examiner les correspondances des concernés. Au terme des assises, les membres du bureau ont pris acte de leurs départs et apprécient à sa juste valeur leur passage à Moele-Bénin. Quatre membres du parti Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele Bénin) dont Albert Gbètoho Boco, Julien K. Gbaguidi, Edmond Ayinde et Céphise Beo Aguiar ont déposé il y a peu, par correspondance adressée au président du parti, leurs démissions. Dans leur correspondance, ils accusent le président du parti, Jacques Ayadji, de faire cavalier seul dans la conduite des affaires,ceci dans une atmosphère de méfiance et suspicions. Ce que ce dernier a refuté en déplorant un « opportunisme suffocant», faisant ainsi valoir que la politique ou l’art de gérer la cité doit retrouver ses lettres de noblesse et tourner dos à ces pratiques honteuses qui ont porté préjudice à l’image de la chose politique dans le pays. Prenant acte de leurs démissions, le bureau politique national du parti réuni en session extraordinaire, dimanche 18 juillet dernier, après avoir délibéré à l’unanimité des membres présents et représentés, a apprécié à sa juste valeur leur passage à Moele-Bénin. « Le bureau directeur national du parti Moele-Bénin a bien reçu votre correspondance citée en objet et l’a transmise au bureau politique national pour examen conformément aux textes du Parti », peut-on lire dans la correspondance à eux adressée par le bureau politique national. Cependant, le bureau politique national réfute toutes récriminations et allégations qu’il juge mensongères et portées à l’encontre de son président. Tout en mentionnant le point des cotisations de chacun d’eux, il les invite par ailleurs, à se rapprocher du trésorier général du parti pour récupérer leurs excédents au cas où ils seraient en règle. Actualités 22 juil. 2021


Dialogue social dans le Borgou: La coordination départementale investie dans ses fonctions
Désormais connus, les neuf membres de la Coordination départementale du dialogue social dans le Borgou ont été installés dans leurs fonctions, lundi 19 juillet dernier à Parakou. C’est au cours d’une cérémonie organisée par le Conseil national du dialogue social (Cnds). Le Borgou a désormais sa Coordination départementale du dialogue social. Ses membres ont été installés, lundi 19 juillet dernier à Parakou, par le Conseil national du dialogue social(Cnds). En effet, ladite coordination est un comité tripartite composé de neuf membres dont trois représentants de l’administration, trois des employeurs et trois des centrales ou confédérations syndicales, tous dans le département du Borgou. Sa mission est de rapprocher le Cnds des acteurs départementaux à travers la promotion du dialogue social. La liberté syndicale, d’opinion et d’expression individuelle ou collective, la confiance mutuelle entre les parties prenantes, l’esprit de consensus dans les prises de décisions, l’engagement commun des différents acteurs, l’unité nationale, l’intérêt supérieur de la nation, la justice sociale et la moralisation de la vie publique à travers la lutte contre la corruption sont, selon le président du Cnds, Guillaume Attigbé, quelques-unes des valeurs qui concourent à la promotion du dialogue social. Le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, s’est réjoui de la mise en place de ce creuset. Il entend le voir jouer un grand rôle dans son département. « Le Borgou a toujours servi de lieu d’implémentation de certaines décisions prises au sein des centrales et confédérations syndicales de notre pays. Ce qui fait attribuer une mauvaise étiquette à son département », déplore-t-il. Les membres investis dans leurs fonctions ont 48 heures pour s’approprier les textes fondamentaux du Cnds, ainsi que le règlement intérieur de leur coordination. Après quoi, ils vont rapidement se mettre à la tâche. « Les travailleurs ont souhaité ce cadre et y ont activement œuvré à travers sa charte dont ils ont participé à la rédaction », indique leur représentant au sein de la coordination dans le Borgou, Rock Cyriaque Bocovo. « Rien ne se construit durablement, sans un climat social apaisé, et c’est notre responsabilité à tous d’y travailler », insiste le représentant du patronat, Cyrille Djivoédo. « Le patronat reste déterminé à poursuivre ses actions de développement économique et social du pays», a-t-il promis. « Nous sommes désormais les porte-étendards de la promotion du dialogue social dans notre département. Ceci est une lourde responsabilité», confie Arouna Ramanou, au nom de la coordination. « Une responsabilité qui sera assumée avec beaucoup d’engagement, de dévouement et de détermination »,a-t-il poursuivi. Société 22 juil. 2021


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