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Nouvelles

Célébration de la Tabaski: Sous le sceau du dialogue interreligieux à Porto-Novo
Les fidèles musulmans de Porto-Novo ont aussi célébré, ce mardi 20 juillet, la fête de l’Aïd el Kébir encore appelée Tabaski. C’est la place Idi d’Agbokou, comme tous les ans, qui a accueilli la grande prière en présence des officiels dont le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou et des représentants des autres confessions religieuses, notamment les chrétiens et animistes. L’édition 2021 de la fête de Tabaski célébrée, ce mardi 20 juillet, a été placée sous le signe du dialogue interreligieux à Porto-Novo. La grande prière dite à la place Idi d’Agbokou a connu la participation des représentants des autres confessions religieuses notamment les chrétiens et animistes. Ces derniers ont été invités à prendre part à cette grande prière qui donne le top de l’immolation de moutons dans la ville capitale et marque la fin du pèlerinage à la Mecque. Cette mobilisation des responsables des autres religions qui ont répondu favorablement à l’invitation de l’imam central de Porto-Novo, Houzéifat Amzat, et président de l’Union islamique du Bénin (Uib), a été saluée par ce dernier. Selon lui, elle témoigne de l’ambiance de paix qui règne entre les différentes religions au niveau de la ville capitale. L’imam Houzéifat Amzat a prié pour que cette flamme de coexistence pacifique entre les confessions religieuses ne s’éteigne point. Selon lui, la Tabaski vise à magnifier la dévotion d’Ibrahim, Abraham judéo-chrétien, celui à qui Dieu a demandé de sacrifier sur un autel son fils (Ismaël pour les musulmans, Isaac pour les chrétiens et les juifs). Et au moment de passer à l’acte, Dieu a envoyé un bélier par l’entremise de l’archange Gabriel pour remplacer le fils d’Ibrahim. C’est ainsi que les musulmans sont invités au cours de l’Aïd-el-Kébir à sacrifier un mouton en guise de reconnaissance à Allah. Selon Houzéifat Amzat, au-delà de l’immolation d’un mouton en remplacement d’un homme, la célébration de la Tabaski enseigne également la soumission totale à Dieu. Les valeurs d'humilité, de piété, sagesse, pardon, patience et sacrifie de soi doivent guider tout bon musulman dans tous ses actes afin de mériter son statut auprès de Dieu. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou partage le sermon du prédicateur. Selon lui, l’homme doit se soumettre à la volonté de Dieu face à toute épreuve et y résister pour ne pas laisser ébranler sa foi et sa croyance. Il a souhaité que tous les conseils donnés par l’imam soient mis en pratique par tous qu’on soit musulman ou non pour la consolidation de la paix à Porto-Novo, dans l’Ouémé et dans tout le Bénin. Le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, et le premier adjoint au maire de Porto-Novo, Rachad Toukourou, représentant le maire, se disent réconfortés aussi par les enseignements de l’imam célébrant. Les deux personnalités se sont par ailleurs réjouies de la présence des autres religions témoignant de la belle harmonie entre les différents courants religieux à Porto-Novo et dans l’Ouémé. Société 21 juil. 2021


Célébration de la Tabaski: Les fidèles musulmans reconnaissants à Dieu à Akpakpa
D’intenses moments de prière, ce mardi 20 juillet, à la place Idi de Pk5 à Akpakpa. Rassemblés autour de l’imam de la mosquée centrale de Cotonou, Ibrahim Ousmane, les fidèles musulmans ont participé à la traditionnelle prière de l’Aïd el-Kébir. Occasion pour eux d’exprimer leur reconnaissance à Dieu pour les nombreuses grâces dont il les a comblés. Vêtus de leurs plus beaux habits, les fidèles musulmans d’Akpakpa et environs ont pris d’assaut, hier mardi 20 juillet, la place Idi de Pk5 pour commémorer l’Aïd el-Kebir encore appelé fête de la Tabaski. A 9 heures précises, l’imam de la mosquée centrale de Cotonou, Ibrahim Ousmane a entamé la prière publique qui n’a duré que cinq minutes. Ce fut pour les fidèles, un moment de recueillement profond et de dévotion qui leur a permis de raffermir leur foi. Il s’agit aussi pour eux, d’un jour d’immolation en guise d’adoration et de sacrifice à Allah. Après la prière, l’imam est passé au sermon. Ibrahim Ousmane a rendu gloire à Dieu pour les avoir dotés d’intelligence et de la raison. Il a aussi imploré Allah d’accepter les prières de chacun d’entre eux et de bénir leurs œuvres comme il a accepté les œuvres des prophètes Abraham et Mahomet. « Il n’y a pas meilleur acte agréé par Dieu que puisse accomplir le fidèle le jour de la Tabaski si ce n’est l’écoulement du sang des bêtes immolées. Dieu n’a pas fait de nous des bêtes exposées à la chasse ni assujetties à l’immolation. En conséquence, le devoir qui nous incombe est d’exploiter cette grâce en guise de reconnaissance à Dieu en lui vouant exclusivement adoration afin que nous puissions nous démarquer des animaux en général », a-t-il fait comprendre. L’imam note que le sang de la bête immolée occupe une place prépondérante dans la science de Dieu avant qu’il ne touche le sol. L’essentiel, selon lui, est d’accomplir l’acte d’immolation avec une foi sincère et une bonne intention. Tout en invitant les fidèles à la dévotion et au partage, l’imam Ibrahim Ousmane a imploré les bénédictions de Dieu sur le Bénin et le chef de l’Etat, Patrice Talon. Après son sermon, l’imam a posé devant les fidèles, l’acte tant attendu qu’est l’immolation du bélier. Présent à cette célébration, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, a exprimé toute sa joie de se retrouver parmi ses frères musulmans. Il affirme qu’il s’agit d’une fête importante dans l’islam. Une fête qui leur permet d’exprimer leur solidarité envers la communauté musulmane et en particulier envers les plus déshérités. A sa suite, Alain Orounla, préfet du Littoral, dit avoir écouté avec beaucoup d’attention et de recueillement, le prêche de l’imam dont il connait l’éloquence et la connaissance du Coran. « Ma présence ici est le symbole d’une fraternité et surtout du témoignage de la reconnaissance du chef de l’Etat pour ce que fait la communauté musulmane de notre pays », a-t-il ajouté. Société 21 juil. 2021


Retour de l’étranger et retraite confortable: Le Pri s’offre aux Béninois de la diaspora
Le Plan de retraite et d’investissement (Pri) est une épargne rentable destinée à la mise en œuvre de projets de construction ou de retour confortable pour les Béninois de l’extérieur qui rêvent de revenir s’installer dans leur pays. Ce produit est une innovation de la société Destination Bénin soutenue par l’Africaine vie Bénin. Il a été présenté au public, vendredi 16 juillet dernier, à Cotonou. Citoyens béninois de l’étranger, vous avez un projet de construction ou rêvez d’une retraite paisible et confortable sur la terre de vos ancêtres mais vous ne savez pas comment procéder et à qui confier vos ressources pour la réalisation de vos projets. Ne vous cassez plus la tête. La solution clé en main, pour vous, c’est le Plan de retraite et investissement (Pri) de la société Destination Bénin. Il s’agit d’une cotisation minimale d’un million F Cfa par an sur une durée d’au moins cinq ans en vue de constituer une épargne rentable auprès de l’Africaine vie Bénin pour l’exécution des projets. Cette offre est née d’un constat : les pleures de la diaspora béninoise qui se plaint souvent d’avoir envoyé de l’argent à un proche, au pays, pour des projets qui ne sont pas réalisés ou achevés. Pis encore, il leur est difficile de recouvrer la totalité des fonds envoyés ou restants au cas où le projet serait inachevé. Le Pri est donc un filet de protection qui sécurise les fonds cotisés par le souscripteur. Comme avantages, ce service s’adapte parfaitement aux besoins des expatriés, sécurise les fonds cotisés avec un taux d’intérêt alléchant. De plus, Destination Bénin et son partenaire l’Africaine vie Bénin font un suivi permanent du contrat. Les conditions d’adhésion sont simples : il faut être de la diaspora béninoise, avoir 18 ans au moins, s’engager à payer au minimum un million par an sur une période de cinq ans au moins, avoir sa pièce d’identité à jour, et fournir la preuve de son lieu de résidence. Innovant et fiable A l’occasion du lancement officiel du Pri, Valère Olaitan Ogouyemi, directeur général de Destination Bénin, et Hervé Tchiakpè, directeur général de l’Africaine vie Bénin, sont respectivement revenus sur le bien-fondé de ce produit tout en invitant la cible, la diaspora béninoise partout en Afrique et sur les autres continents, à saisir cette belle opportunité pour préparer la retraite ou investir au pays. Une projection Powerpoint sur le Pri et sur le processus d’adhésion a permis aux invités de mieux s’imprégner des avantages du produit et d’apprécier ce service à sa juste valeur. La souscription au Pri se fait en ligne sur la plateforme www.destination-benin.com (ou via www.lafricaineviebenin.com). Une fois sur la plateforme (vers le bas), le potentiel adhérent peut cliquer sur « Faire une estimation » et compléter les cases vides puis valider, afin de voir le montant total de son épargne au terme du contrat. Il a ensuite la possibilité de demander plus de détails sur le devis avant de souscrire à l’offre. Le dépôt des fonds est possible par virement bancaire, payement direct ou carte bancaire. Destination Bénin est une entreprise installée à Cotonou, qui constitue un moyen sûr et fiable pour les expatriés béninois de contribuer au développement de leur pays en investissant dans des projets viables. Entre autres, elle assiste sa cible dans l’élaboration d’un plan d’épargne, l’immobilier, les courses et la conciergerie, l’intermédiation d’affaires et le référencement. La société est créée en raison des difficultés que rencontrent les étrangers et les expatriés béninois en matière d’investissements (transactions financières et/ou immobilières) au Bénin, depuis leurs lieux de résidence. Elle se veut alors un canal sûr pour les détenteurs de capitaux qui souhaitent investir sur le sol béninois. Société 19 juil. 2021


Electrification hors réseau en zone rurale:L’Are organise une consultation publique pour bien « éclairer » Dohouè
Promoteurs privés intéressés et intervenant dans l’électrification hors réseau, membres d’associations de consommateurs, experts en électrification, cadres et responsables de l’Autorité de régulation de l’électricité (Are) ont pris part, vendredi 16 juillet dernier à Cotonou, à une consultation publique. La rencontre a été organisée dans le cadre de l’électrification hors réseau de la localité de Dohouè. Elle a permis de recueillir les observations, doléances et suggestions, en vue de sortir ladite localité de l’obscurité tout en tenant compte des attentes des populations. L’Autorité de régulation de l’électricité (Are) est sur le terrain ce jour, lundi 19 juillet. Elle projette une descente dans la localité de Dohouè dans l’arrondissement de Zoucou, commune de Zogbodomey pour échanger avec les populations sur le projet d’électrification hors réseau dont elles bénéficieront sous peu. L’Are entend prendre en compte toutes les attentes et doléances des populations de cette localité jusque-là privées d’énergie électrique pour mieux les servir. Avant la descente de ce jour, l’institution avait organisé, vendredi 16 juillet, une consultation publique, toujours dans le même cadre. Au Bénin, révèle Claude Gbêdonougbo Gbaguidi, président de l’Are, plus de 70 % de la population vivant dans les zones rurales est dépourvue de tout accès à l’électricité. Pour y remédier, l’Autorité « étudie actuellement plusieurs dossiers de promoteurs privés pour l’électrification hors réseau ». Au nombre de ces promoteurs privés, Engie powercorner Bénin. C’est cette structure qui sollicite l’Are pour apporter la lumière dans le village de Dohouè et c’est son offre qui a été soumise à la consultation publique sus-évoquée. La rencontre a été organisée « afin de recueillir les avis des acteurs concernés sur les éléments présentés par Engie powercorner Bénin au soutien de sa requête », a expliqué Claude Gbêdonougbo Gbaguidi. « Grâce au Programme Mca II, le Bénin a développé un environnement propice pour l’électrification hors réseau qui permet aux promoteurs privés d’investir dans l’électrification des localités rurales hors réseau», reconnait-il. En effet, la loi N° 2020-005 du premier avril 2020 portant Code de l’électricité en République du Bénin dispose en son article 5 que l’Are est mise en place pour veiller au respect des textes législatifs et réglementaires par les différents acteurs publics ou privés intervenant dans le secteur de l’électricité. Elle est aussi chargée de protéger l’intérêt des opérateurs publics ou privés et des consommateurs et de garantir la continuité et la qualité du service public, l’équilibre financier du secteur et son développement harmonieux. Dohoué, une première au Bénin L’Are a fait appel à plusieurs entités dont les responsables ont évoqué au cours de leurs échanges, plusieurs sujets dont la finalité est de rendre l’électricité disponible au plus vite à Dohouè, partout et à moindre coût. Ce faisant, elle exerce une de ses prérogatives en matière tarifaire et ceci, après celle de 2019 suite à la requête de la Société béninoise d’énergie électrique demandant la modification de ses conditions tarifaires en vigueur depuis 2010. « Au terme de la cérémonie, qui est une première au Bénin,…vous aurez la primeur du dossier de consultation et aurez le privilège de partager avec l’ensemble des acteurs présents, votre opinion et vos observations afin d’outiller l’Are dans ses analyses et doter les populations de Dohouè et environs de l’énergie électrique en qualité et en quantité à un prix accessible», a laissé entendre le président de l’Are. La rencontre revêt donc un caractère important pour le Conseil national de régulation de l’Are, poursuit Claude Gbêdonougbo Gbaguidi qui attend au terme de cet exercice, l’amorce du développement à la base de cette localité au regard du rôle important que joue l’électricité dans la vie des ménages, de l’administration publique et privée et des industries. A sa suite, Basile Gbédji Polycarpe, expert électrification hors réseau, s’est fait le devoir de présenter l’institution au public en évoquant essentiellement ses rôles et missions. La création de l’Are était devenue obligatoire avec la libéralisation progressive du secteur, souligne-t-il. Elle se justifie par la nécessité de mettre en place une bonne gouvernance et un contrôle dans le secteur, de défendre les intérêts des consommateurs, des opérateurs et de l’Etat, de remédier aux défaillances sur le marché de l’énergie et de veiller à l’équilibre financier du secteur. Une offre innovante et plein d’avantages La société Engie powercorner Bénin a sollicité une autorisation pour l’électrification de Dohouè et présenté une offre technique. Cette autorisation lui sera délivrée par l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maitrise d’énergie après approbation de l’Are. Ladite offre sera exposée aux participants à cette consultation publique par Erik Houngninou, expert en certification hors réseau au sein de l’institution. Son exposé a permis à l’assistance de disposer des moindres détails quant à la proposition de Engie powercorner Bénin. Pour fournir l’électricité dans la localité, il faut un système solaire et la distribution se fera avec des compteurs intelligents pour la vente de l’électricité à cinq catégories de services. La première catégorie sociale est composée des ménages à faible consommation. Elle est suivie d’une autre, celle de la consommation relativement basse. Vient après la catégorie de la consommation moyenne concernant certains ménages et les artisans. La quatrième catégorie prend en compte des utilisateurs à consommation relativement élevée comme les écoles, les moulins, et enfin, la cinquième qui prend en compte une plateforme de transformation et de production d’huile de palme. L’autorisation que sollicite Engie powercorner Bénin s’étend sur une période de vingt ans et le premier investissement couvre une durée de cinq ans avec au démarrage du projet, une puissance non négligeable qui s’augmentera dans le temps. Au terme des enquêtes dans la localité, plusieurs types de consommateurs ont été définis et le nombre de consommateurs l’a été également pour chaque catégorie, de même que des consommations journalières estimées. En somme, le travail technique soumis aux participants à cette consultation offre les moindres détails pour leur permettre d’exprimer leurs attentes et suggestions. C’est d’ailleurs ce que feront la plupart des intervenants. Sur la base de ces informations, ils ont voulu pour l’essentiel, en savoir davantage sur la pérennité du projet, la prise en compte du pouvoir d’achat relativement faible dans la localité, le coût de cession comparé à l’électricité conventionnelle, la protection des intérêts de l’investisseur, le respect des droits des consommateurs… Toutes ces inquiétudes ont été dissipées à travers des réponses précises apportées par le panel d’experts présents, de même que le présentateur. Pour être plus complet sur la transparence, le cadre juridique de l’autorisation et les prévisions relatives aux investissements ont été également présentés aux participants. Lesquels ont aussi souhaité, après l’expérience pilote de Dohouè, que d’autres localités du pays bénéficient de telles offres pour tourner la page de l’obscurité. Actualités 19 juil. 2021


Education et formation:Des priorités absolues pour les jeunes
Environ 40 % des jeunes migrants et déplacés voient l’éducation et les programmes d’acquisition de compétences comme des priorités absolues. C’est ce que révèle un nouveau sondage de l’Unicef présenté la veille de la Journée mondiale des compétences des jeunes. Lire le communiqué de presse… Communiqué de presse New York, le 14 juillet 2021 – Un nouveau sondage de l’Unicef présenté la veille de la Journée mondiale des compétences des jeunes révèle qu’environ 40 % des jeunes migrants et déplacés voient l’éducation et les programmes d’acquisition de compétences comme des priorités absolues (contre 30 % s’agissant des perspectives d’emploi). Près de 70 % des jeunes interrogés ont également déclaré que des ressources financières limitées les empêchaient d’avoir accès à des possibilités d’apprentissage. Environ 40 % d’entre eux ont désigné le manque d’emplois comme le plus gros obstacle à la perception d’un revenu. Ces résultats ont été révélés via un sondage organisé sur U-Report qui a mobilisé plus de 26 000 personnes, dont presque 9 000 jeunes âgés de 14 à 24 ans, à travers 119 pays. Dans le cadre du sondage, mené du 6 mai au 1er juin 2021, des questions ont été posées aux répondants concernant leurs aspirations quant à l’apprentissage et à la perception d’un revenu. L’enquête s’est également intéressée aux obstacles spécifiques que ces personnes rencontrent, notamment les filles et les réfugiés, lorsqu’elles cherchent à accéder au marché de l’emploi avec ou sans statut juridique. Les conclusions tirées du sondage ainsi que des récits recueillis auprès de jeunes migrants et déplacés sont inclus dans le rapport « Talent on the Move » récemment publié par l’Unicef. Le sondage a également révélé que la majorité des jeunes en situation de déplacement souhaitent acquérir en priorité des compétences professionnelles (par exemple dans les domaines du droit, de la gestion, du commerce ou de l’éducation), avant de développer des compétences en langues et en technologie. Près de 90 % des répondants ont indiqué avoir le sentiment qu’ils pouvaient mettre leurs visions, leurs compétences et leurs talents au service de leur communauté. « Les enfants et les jeunes en situation de déplacement sont en train de dire au monde entier qu’ils ont de grands rêves et de grandes aspirations concernant leurs vies », a déclaré Henrietta Fore, Directrice générale de l’Unicef. « Et pourtant, nombreux sont ceux qui manquent des possibilités d’apprentissage ou d’emploi en raison de leur situation migratoire ou de ressources financières et de mécanismes d’aide insuffisants. Il est temps pour la communauté internationale de les aider à réaliser leurs rêves et ambitions, et de leur offrir de nouvelles perspectives pour qu’ils puissent apprendre, gagner un revenu et s’épanouir». Le rapport montre comment les jeunes représentent un vivier unique, mais malheureusement largement inexploité, de talents et d’idées, assortis d’un fort esprit d’entreprise. Malgré un potentiel qui permettrait d’aider à relever certains des plus grands défis posés au monde, les jeunes réfugiés, migrants et déplacés, lorsqu’ils doivent partir et s’installer dans de nouveaux endroits, se retrouvent souvent sans qualifications reconnues, réseaux sociaux, mentors, ou soutien de leurs pairs. Les études de cas présentées dans le rapport démontrent clairement qu’avec une aide adéquate permettant de renforcer leurs compétences et de gagner un revenu en démarrant une activité professionnelle, des millions de jeunes migrants ou réfugiés peuvent devenir de grands innovateurs, des créateurs d’emploi et des piliers pour des familles et des communautés partout dans le monde. Ces exemples sont un appel à l’action pour faire reconnaître le talent et le potentiel des jeunes. Le rapport souligne la nécessité d’investir dans des solutions déployables à grande échelle et proposant aux jeunes en situation de déplacement des parcours d’apprentissage vers l’activité professionnelle qui soient transférables, flexibles, personnalisés, adaptables et inclusifs. Il est également crucial de leur permettre d’avoir un impact social positif et concret dans leurs communautés, réseaux et foyers. Sans engagements, investissements et actions concrets, le Pacte mondial pour les migrations, le Pacte mondial pour les réfugiés et le Programme de développement durable ne parviendront pas à atteindre leurs objectifs en faveur des jeunes en situation de déplacement. À l’occasion de la publication de ce rapport, l’Unicef exhorte les gouvernements et les décideurs politiques à adopter des recommandations spécifiques, et notamment à : 1. Reconnaître les jeunes en situation de déplacement comme des détenteurs de droits possédant des atouts uniques. 2. Mettre en place des systèmes éducatifs et professionnels plus pertinents, plus durables et plus efficaces au service des jeunes en situation de déplacement, qui reconnaissent leurs droits et leur capacité d’action. 3. Veiller à ce que les systèmes éducatifs s’adaptent à l’évolution des marchés du travail et de la demande, en permettant aux jeunes en situation de déplacement d’acquérir des compétences cruciales pour leur employabilité (par exemple, des compétences non techniques, une pensée critique ou des capacités d’adaptation). 4. Créer des possibilités en matière d’emploi et de moyens de subsistance en ligne et hors ligne, et les mettre à la disposition des jeunes en situation de déplacement, tout en renforçant leurs aptitudes pour qu’ils puissent relever les défis du marché local et remédier aux pénuries de talents. 5. Faire participer les jeunes en situation de déplacement à tous les niveaux dans les processus décisionnels qui auront une incidence sur leur vie. 6. S’associer aux jeunes en situation de déplacement pour construire un monde meilleur et plus résilient pour toutes les générations, et tirer parti de leurs talents pour, conjointement, mettre en place des solutions. 7. Investir dans le renforcement des capacités et la participation des jeunes en situation de déplacement. À l’heure actuelle, le monde compte 281 millions de migrants internationaux. Un migrant sur cinq est un jeune ; 36 millions de migrants sont des enfants. À l’échelle du globe, plus de quatre personnes déplacées de force sur dix ont moins de 18 ans, et 33 millions d’enfants sont en situation de déplacement forcé au sein de leur propre pays ou à l’étranger. En 2020, les catastrophes climatiques ont entraîné à elles-seules le déplacement de 26 000 enfants supplémentaires chaque jour. Education 19 juil. 2021


Campagne de don de sang: Benjamin Hounkpatin invite les populations au geste utile
Face à la pénurie de produits sanguins actuellement dans les formations sanitaires, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, appelle les populations à sortir massivement pour donner de leur sang afin de sauver des vies. C'est dans le cadre d'une campagne de don de sang lancée, vendredi 16 juillet dernier à Cotonou, où l’autorité ministérielle a donné en premier l’exemple. Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, a lancé, vendredi 16 juillet dernier, une campagne de don de sang. Et pour donner l’exemple, il a été le premier à faire le geste utile au cours de ce lancement. L’autorité ministérielle note que cette campagne permet d’assurer l’approvisionnement en produits sanguins en cette période de vacances. « Chaque année, au cours de la période de vacances scolaires, le Bénin est confronté à une pénurie de sang parce que la grosse majorité de nos donneurs est constituée d’élèves. Il est important que nous puissions contribuer à assurer la disponibilité du produit sanguin pour sauver la vie des populations plus particulièrement des femmes et des enfants de moins de cinq ans », a-t-il fait savoir. Il indique que ce don de sang est effectué tous les trois mois pour les hommes et tous les quatre mois pour les femmes. Le ministre de la Santé annonce que la pénurie de sang a déjà commencé au niveau des formations sanitaires. Il rappelle que les pluies ont démarré et au niveau des services de pédiatrie, les enfants qui souffrent d’anémie ont besoin de sang. « Il est important que nous puissions contribuer à assurer la disponibilité du sang pour que chaque enfant, chaque femme enceinte ayant besoin de sang puissent en bénéficier », souligne-t-il. Benjamin Hounkpatin rassure qu’en cette période de Covid-19, le don de sang s’effectue dans le respect strict des gestes barrières. Il s’avère important, à l’en croire, de respecter les conditions d’hygiène afin d’éviter d’aggraver la contamination. « Malgré le contexte de la Covid-19 qui prévaut, le don de sang doit pouvoir continuer de façon rassurante », ajoute-t-il. Le ministre de la Santé lance un appel à tous les agents de santé utilisateurs de sang et à la population âgée de 18 à 65 ans au plus, pesant au moins 50 kg et en bonne santé, à sortir massivement pour faire le geste utile. Santé 19 juil. 2021


Ordre national du Bénin: Plusieurs cadres distingués
Mariam Chabi Talata, vice-présidente et grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, a procédé, vendredi 16 juillet dernier à Semè-city, à la décoration d’une dizaine de ministres et cadres de la république, en présence de leurs parents et amis. En vertu des pouvoirs qui lui sont conférés, Mariam Chabi Talata, grande chancelière de l’Ordre national et vice-présidente de la République, a procédé, vendredi 16 juillet dernier, à la distinction de dix valeureux cadres de l’Etat qui, pendant cinq ans, ont travaillé d’arrache-pied aux côtés du chef de l’Etat pour atteindre les objectifs du Programme d’action du gouvernement. A cette occasion, la vice-présidente de la République a fait savoir que le chef de l’Etat a décidé d’honorer les collaborateurs qui l’ont accompagné dans la difficile mission de transformation du Bénin. Alassane Seidou, ministre de l’Intérieur, a été élevé au rang de grand-croix de l’Ordre national du Bénin ; Dako Benjamin, secrétaire général du gouvernement et Cyrille Gougbédji, secrétaire général adjoint du gouvernement, ont été élevés au rang de chevaliers de l’Ordre national du Bénin. Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique; Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts et Fortuné Nouatin, ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense nationale, ont été élevés au rang de commandeurs de l’Ordre national du Bénin. Hervé Yves Hèhomey, ministre des Infrastructures et du Transport ; José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable; Gaston Dossouhoui ministre de l’Agriculture et Johannes Dagnon, conseiller spécial du chef de l’Etat, ont été tous élevés au rang de grands officiers de l’Ordre national. Après avoir adressé ses vives félicitations aux récipiendaires, Mariam Talata n’a pas manqué de préciser qu’il leur a fallu une réelle implication au travail et dans l’intégrité pour en être là. « Nous savons qu’aujourd’hui au Bénin, n’est pas ministre ou conseiller spécial du chef de l’Etat qui veut mais qui peut. La barre a été placée très haut partout, en termes de compétence, d’engagement, de volontarisme, de loyauté, d’assiduité, de travail constant et bien fait, d’intégrité, d’autorité, de combat pour la dignité et la postérité », a-t-elle souligné. Cyrille Gougbédji, porte-parole des heureux récipiendaires, a adressé ses sincères remerciements au président de la République. Cette distinction est la preuve que le sacerdoce pour le service public est bien perçu. Les heureux récipiendaires ont promis de continuer le travail et réitèrent leur engagement au service de la patrie. Pour rappel, l’Ordre national du Bénin a été créé depuis 1960. C’est la plus haute distinction honorifique du Bénin. Il comprend trois grades et deux dignités. Le grade de chevalier, le grade d’officier, le grade de commandeur et les dignités de grand officier et de grand-croix. La grande chancellerie du Bénin a pour mission de récompenser les filles et fils du Bénin et d’ailleurs au regard des services remarquables rendus à la nation. Par Ulrich AKPOVO (Stag.) Actualités 19 juil. 2021


Dr Kossi Badziklou à propos de la trypanosomiase humaine africaine: « Le trypanosome peut franchir la barrière placentaire et infecter le fœtus… »
Maladie à transmission vectorielle basée essentiellement en Afrique, la trypanosomiase humaine africaine (Tha) encore appelée maladie du sommeil représente à la fois un problème sanitaire et économique pour le continent. Dr Kossi Badziklou, coordonnateur du Programme national de lutte contre la trypanosomiase humaine africaine « Pnltha » au Togo à la retraite, expert Tha décrit le mal, son évolution et les défis des pays touchés. La Nation : La trypanosomiase humaine africaine, qu'est-ce que c'est ? Dr Kossi Badziklou : La trypanosomiase humaine africaine (THA), couramment appelée maladie du sommeil, est une maladie parasitaire provoquée par un trypanosome (protozoaire flagellé), qui est transmis par la piqûre de la mouche tsé-tsé ou glossine et qui affecte les humains. Deux sous-espèces d'un trypanosome (Trypanosoma brucei) génèrent chez l'humain des pathologies différentes : la forme « gambiense » qui sévit dans vingt-quatre pays d’Afrique de l'Ouest et Centrale représentant 98 % des cas est une maladie chronique (peut prendre des années) et la forme « rhodesiense » qui sévit dans treize pays d’Afrique de l'Est représentant 2 % des cas est une maladie aiguë (quelques jours à quelques semaines) sans traitement la THA est fatale. Il existe aussi la trypanosomiase animale africaine (Taa) qui sévit chez les animaux, premier handicap de l’élevage bovin en Afrique au sud du Sahara. Comment reconnaît-on la Tha? Peut-on en être affecté sans le savoir ? Les signes cliniques et les symptômes de la maladie sont non spécifiques. Le premier stade est asymptomatique. On peut donc être malade sans le savoir. Durant la première phase de la maladie, les parasites présents dans le sang provoquent de multiples symptômes qui rendent difficile l’établissement du diagnostic : fièvre, maux de tête, fatigue, inflammation des ganglions lymphatiques, ... Si la maladie n’est pas traitée, les parasites en viennent à envahir le système nerveux central. Durant cette seconde phase, des caractéristiques du cycle veille/sommeil apparaissent. Cette détérioration du système nerveux est toujours fatale en absence de traitement. La confirmation de la maladie est biologique : le dépistage pour rechercher l’infection potentielle. Il s’effectue par des tests sérologiques (disponibles uniquement pour Trypanosoma brucei gambiense) et par la recherche de signes cliniques, généralement la présence de ganglions lymphatiques cervicaux enflés. Le diagnostic en établissant la présence ou non du parasite dans les liquides biologiques. L’établissement du stade de la maladie pour déterminer son degré de progression. Cette étape comporte un examen clinique et, dans certains cas, un examen du liquide céphalorachidien après ponction lombaire. Le diagnostic doit être établi le plus précocement possible et avant le stade neurologique afin d’éviter de recourir à des méthodes thérapeutiques complexes et présentant des risques. Le premier stade prolongé, relativement asymptomatique, de la maladie du sommeil due à Trypanosoma brucei gambiense est l’une des raisons pour lesquelles un dépistage actif et complet de la population à risque est recommandé, afin d’identifier les patients à un stade précoce et de réduire la transmission en éliminant le réservoir qu’ils constituent. Les dépistages exhaustifs nécessitent un investissement majeur dans les ressources humaines et matérielles. Quelles en sont les conséquences sur la santé? La maladie du sommeil est causée par des parasites transmis par les mouches tsé-tsé infectées et est endémique dans trente-six pays d’Afrique subsaharienne. Sans traitement, elle est considérée comme mortelle. Les populations les plus exposées à la mouche tsé-tsé, et par conséquent à la maladie, sont les populations rurales qui dépendent de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage ou de la chasse. La THA est à la fois un problème sanitaire et un problème socio-économique. La Tha est-elle contagieuse ? La THA n’est pas une maladie contagieuse mais une maladie à transmission vectorielle. La maladie se transmet essentiellement par la piqûre d’une mouche tsé-tsé infectée, mais il existe aussi d’autres façons pour les populations de la contracter. L’infection de la mère à l’enfant: le trypanosome peut franchir la barrière placentaire et infecter le fœtus. La transmission mécanique par d’autres insectes hématophages est possible. Toutefois, il est difficile d’évaluer l’impact épidémiologique de cette transmission. Des infections accidentelles se sont produites en laboratoire par piqûre accidentelle avec des aiguilles contaminées. Des cas de transmission du parasite par contact sexuel ont également été notifiés. Pourquoi cette maladie est-elle strictement africaine ? Les espèces de mouches tsé-tsé, vecteurs de la maladie, se trouvent en Afrique. Il existe plusieurs espèces de mouches tsé-tsé mais toutes ne sont pas vectrices de la maladie. Même en Afrique, les vecteurs de la forme gambiense sont différents de ceux de la forme rhodesiense. Il existe des mouches anthropophiles qui vont transmettre le parasite aux humains et des mouches zoophiles qui vont le transmettre aux animaux. La forme rhodesiense de la THA est une zoonose. Selon certaines sources, les origines de la THA remontent aux années 1900. Qu'est ce qui explique sa résistance plusieurs siècles après ? La THA est une maladie tropicale négligée (Mtn) avec des ressources très limitées. Elle remonte à des siècles en arrière. La lutte effective a commencé avec l’arrivée des équipes médicales coloniales au début des années 1900. La lutte avait presque abouti vers les années 1960 avant qu’on ne note un relâchement juste après les indépendances, entrainant une résurgence vers les années 1980. Actuellement, la situation est en voie d’être maitrisée globalement avec moins de 1000 cas notifiés en 2020. Quelle est la situation aujourd'hui sur le continent ? Selon la feuille de route de l’Organisation mondiale de la santé, l’élimination de la Tha comme problème de santé publique était prévue pour commencer en 2020. Le Togo est le seul pays à atteindre cet objectif en 2020 suivi de la Côte d’Ivoire en 2021. D’autres pays de la sous-région sont en bonne voie avec leur dossier. L’arrêt de la transmission de la THA est prévu pour 2030. Il y a de forte chance que cet objectif soit atteint avec le soutien réitéré de l’Oms et des autres partenaires. Dans tous les cas, tout pays concerné devra préparer un dossier conformément aux critères de l’Oms et le soumettre par voie officielle à l’organisation qui va procéder à une évaluation et appréciation. Par voie graduelle, le dossier sera soumis pour validation de l’élimination de la THA comme problème de santé publique (à faire par pays), vérification de l’arrêt de la transmission (à faire par pays), certification (par l’OMS quand tous les pays auront passé avec succès la vérification de l’arrêt de la transmission). Le Togo est le premier pays africain à avoir éliminé la Tha comme problème de santé publique. Comment les autres pays tels que le Bénin et ses voisins peuvent-ils s’inspirer de l'exemple togolais? Tous les pays endémiques sont en réseau sous l’égide de l’Oms. Les informations et les expériences sont partagées. Avant Covid-19, tous les coordonnateurs des programmes THA avaient une opportunité de réunion annuelle de façon alternée à Genève en Suisse et dans un pays africain. Avec le Covid-19, les réunions se tiennent par visioconférence. Le Togo et le Bénin sont deux pays pilotes pour expérimenter le processus de documentation de l’élimination. Les deux pays ont installé des sites sentinelles dont 3 pour le Bénin à Bassila, Tanguiéta et Banikoara et deux pour le Togo à Tchamba et à Mango avec l’appui de l’Oms. Un site sentinelle de surveillance sentinelle passive de la THA peut être défini comme une structure hospitalière installée dans un écosystème réunissant les meilleurs atouts historique, environnemental, socio-économique et culturel, dotée de moyens organisationnel et matériel susceptibles d’aider à détecter les cas éventuels, c’est un site de veille. Des réunions conjointes annuelles des acteurs de la coordination et des acteurs des sites sentinelles sont conduites de façon alternée au Bénin et au Togo depuis 2012. La dernière réunion s’était tenue à Grand-Popo au Bénin en février 2020 avec l’appui de l’Oms pays, Oms/Afro et Oms/Hq. Le dossier du Bénin est en bonne voie. D’autres pays sont aussi en train d’élaborer leur dossier pour soumission à l’Oms. 2030 est l'échéance des grands rendez-vous de développement. L’élimination de cette maladie fait-elle partie des priorités de l'agenda de développement durable ? 2030 est l’échéance de toutes les maladies tropicales négligées selon la feuille de route de l’Oms. La THA fait partie des Mtn, une priorité de l’agenda sécurité sanitaire et de développement durable. Santé 19 juil. 2021


Le social sous la Rupture: Bilan et perspectives exposés
Les réformes entreprises durant les cinq dernières années pour l’amélioration des conditions de vie des Béninois de même que celles en cours ont été au cœur d’une conférence publique, samedi 17 juillet dernier à l’Université d’Abomey Calavi. Organisée par le ‘’Groupe de réflexions alternatives prospectives’’ (Grap), cette conférence qui a permis d’exposer et de partager avec le monde universitaire les prouesses du gouvernement et les perspectives dans le domaine social a connu la présence de plusieurs personnalités politico-administratives. « Le social sous la Rupture: Acquis, questions et contributions », c’est le thème de la conférence publique qui a réuni étudiants, enseignants et membres du gouvernement, samedi 17 juillet dernier à l’Université d’Abomey Calavi. Cette conférence a été une occasion pour les participants de comprendre, à travers plusieurs communications, les actions menées par le gouvernement pour impacter positivement la vie des Béninois dans le domaine social. Séraphin Agbahoungbata, président de l’Autorité de régulation des marchés publics, a expliqué que le ‘’Groupe de réflexions alternatives et prospectives’’ (Grap) n’est pas un parti politique ni une Organisation non gouvernementale mais une plateforme d’agrégation d’intelligence. Le credo du Grap, selon lui, est d’agir pour rendre irréversible le processus actuel de la Rupture. Cyrille Gougbédji, l’un des panélistes, a animé une communication sur le ‘’Social et le numérique’’. Il affirme qu’au 21e siècle, le monde est gagné par le numérique dans tous les domaines. Le numérique, d’après lui, se déploie dans un tissu social parce que sa portée n’est pas le relationnel d’individu à individu mais le maillage du grand nombre. Selon lui, les gouvernements qui prennent l’option de faire du numérique un tremplin pour l’amélioration des conditions de vie des populations investissent dans l’identification de ces dernières. Il précise que, si le problème de l’accès de tous au numérique n’est pas bien réglé, cela peut créer des fractures. Mais dans le contexte du Bénin, ce risque est maitrisé parce que depuis 2017, le gouvernement investit massivement dans la mise en place d’un registre national biométrique de la population dont l’objectif est d’attribuer un identifiant unique et national à chaque individu. Cyrille Gougbédji ajoute que le rapport du numérique au social est un rapport indéfectible. A sa suite, Véronique Tognifodé Méwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a fait l’état des lieux du social au Bénin. Elle affirme que dans le Programme d’action, le social englobe quatre éléments à savoir l’assurance maladie, la formation, le crédit et l’assurance retraite, qui ont connu des succès remarquables grâce aux différentes mesures prises par le gouvernement. Véronique Tognifodé Méwanou a aussi expliqué les avantages du microcrédit digital Alafia. Dans ce secteur, ajoute-t-elle, la baisse du taux d’intérêt appliqué aux bénéficiaires est passée de 8,5 % à 4 % semestriel et la limitation des frais d’accès est désormais à 1000 F. Elle souligne aussi que le gouvernement du président Patrice Talon a pris de nombreuses mesures sociales pendant la crise de la pandémie de Covid-19 où près de 10 milliards F Cfa ont été affectés pour soutenir les artisans et autres personnes touchées. Véronique Tognifodé Méwanou reconnait que des efforts louables ont été faits par le gouvernement, ces cinq dernières années, pour soulager et accompagner les plus vulnérables. Transformations structurelles Dans le secteur de l’emploi, des réformes significatives ont été engagées. Charlemagne Lokossou, Coordonnateur du Programme social d’insertion dans l’emploi, a fait savoir que ce secteur permet non seulement d’offrir l’emploi mais surtout l’emploi productif. Le gouvernement, selon lui, a pris l’option de mettre en emploi 2000 personnes par an. Mais pour mériter ces deux mille emplois, il faudrait que les jeunes aient les compétences requises, ce qui constitue l’une des actions majeures que mène le Psie. Il affirme que le social développé par le gouvernement est un social responsable et responsabilisant des bénéficiaires. « C’est un social de l’effort et dans l’effort », argumente-t-il. Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, a abordé secteur par secteur, les réformes engagées. Il explique qu’au plan social, l’acte le plus important posé par le gouvernement est la sécurisation des recettes de l’Etat. Il annonce que pour 2021-2026, il y aura une ligne de financement appelée ‘’Appui à l’investissement’’ qui permettra aux jeunes qui sortent des ateliers de formation ou des écoles d’avoir accès au financement mis en place par l’Etat et l’action sociale du gouvernement va davantage impacter le secteur agricole ainsi que d’autres secteurs. Des mécanismes, selon lui, sont mis en place pour que les producteurs agricoles aient accès au crédit. « Le social, c’est faire en sorte qu’on ait en permanence l’électricité même dans les villages. Le social, c’est faire en sorte que la nourriture soit disponible et qu’on ne dépense pas plus qu’il n’en faut. Le social, c’est faire en sorte que l’école béninoise fonctionne de mieux en mieux et que les enfants ne soient plus abandonnés parce que les enseignants ne sont pas là », souligne-t-il. Wilfried Léandre Houngbédji fait observer que c’est parce que les Béninois ont été habitués au défaut de rigueur que, durant les premières années, les réformes engagées ont paru si dures mais fort heureusement, chacun commence par comprendre que c’était le passage obligé. Actualités 19 juil. 2021


Championnats nationaux d’athlétisme 2021: Des challenges en vue entre athlètes béninois et étrangers
La Fédération béninoise d’athlétisme organise, dès ce vendredi 16 juillet, les championnats nationaux d'athlétisme. Pendant 48 heures, les athlètes venus des six ligues régionales vont s'affronter dans les épreuves combinées, en courses de fond et demi-fond, en sauts et en lancers. 42 athlètes dont les 6 meilleurs décathlètes et heptathlètes de la première édition du Challenge national des épreuves combinées (Chanec 2021) et les 30 athlètes U16 des deux sexes identifiés dans les communes de Boukoumbé, Djougou, Lokossa, Djakotomey, Dassa-Zoumé et Abomey se donnent rendez-vous dès ce vendredi 16 juillet à Porto-Novo aux championnats nationaux d'athlétisme. Pendant 48 heures, ces athlètes venus de ces six ligues régionales vont s'affronter dans des épreuves combinées et dans celles de courses, de fond, de demi-fond, de sauts et de lancers. Il est attendu des athlètes comme Beatrice Midomidé au 100 m féminin, Patricia Ahomakpo au 400 m haies, Didier Kiki au 100 m masculin et Edmond Hounthon au 400 m. Des pensionnaires du Centre Développement de l'athlétisme africain de Lomé (Aadc-Lomé) et la vedette du côté béninois Roméo N'Tia, le champion de saut en longueur du club AC Paris Joinville en France y prendront aussi part. Ces derniers vont rivaliser d’ardeur pour décrocher les différents titres en jeu. Le comité exécutif de la Fédération béninoise d'athlétisme a pris également les dispositions afin que des athlètes des pays voisins fassent le déplacement de Porto-Novo. Au regard des relations entre le Bénin et ces pays, les athlètes togolais et nigérians séjournent déjà au Bénin. Les championnats de cette saison seront donc d'un niveau élevé et Porto-Novo sera une fois encore la ville témoin des révélations et des grandes sensations. Sports 16 juil. 2021


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