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Nouvelles

Libye: Echec du Dialogue en Suisse
Pays divisé depuis la chute du Président Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye essaie péniblement de sortir du chaos et de se reconstruire. Réunis depuis le 28 juin, à quelques kilomètres de Genève, 74 délégués du Forum sur le Dialogue Politique Libyen (Lpdf), constitué par l’Onu, ont tenté de s’accorder sur une base constitutionnelle. Une sortie de crise se profilait depuis que le gouvernement d’unité nationale et le nouveau Conseil présidentiel ont pris leurs fonctions le 16 mars 2021. Après 5 jours de discussions, souvent houleuses, les représentants des différentes mouvances libyennes ont été incapables de s’accorder sur un cadre constitutionnel pour la tenue d’élections législatives et présidentielle, le 24 décembre prochain. Il y a dix ans, la Libye sombrait dans la violence et la confusion politique. Le pays était divisé entre deux administrations rivales, le gouvernement d'accord national (Gna) internationalement reconnu étant basé à l'ouest, tandis que l'Armée nationale libyenne (Anl) autoproclamée contrôle de vastes zones à l'est. Désigné le 5 février Premier ministre par intérim par 75 responsables libyens sous l'égide de l'Onu, Abdelhamid Dbeibah doit gérer la transition jusqu'à la tenue d’élections. Sous l’égide de l’Onu Le 23 juin, une seconde conférence sur l’avenir de la Libye s’est tenue à Berlin avec la participation de quatorze pays et quatre organisations internationales. Durant l’événement, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, avait encouragé « les autorités et les institutions libyennes à assumer leurs responsabilités et à avancer ensemble vers la stabilité et l'unité ». Il avait rappelé que « l'avenir de la Libye est entre leurs mains ». Malheureusement, son message ne semble pas avoir été entendu. A plusieurs reprises, le représentant de l’Onu, Raisedon Zenenga, Sous-Secrétaire général et Coordonnateur de la Mission d'Appui des Nations Unies (Manul), a dû recadrer les membres du Lpdf. En effet, certains d'entre eux ont remis en cause le calendrier du scrutin qu’ils avaient approuvé il y a quelques mois. La Covid s’invite à la table de négociation L’objectif de la réunion était de discuter des propositions du Comité consultatif du Forum concernant la base constitutionnelle sur laquelle se tiendront les élections prévues pour la fin de cette année. Les tensions entre les divers groupes ont été amplifiées par le démarrage tardif des travaux de cette troisième Session du Forum de dialogue politique libyen dans la ville suisse de Chavannes-de-Bogis, en raison de la découverte, parmi les participants, de personnes infectées par le coronavirus. La présence, uniquement virtuelle, de l'Envoyé spécial du Secrétaire Général de l’Onu pour la Libye, le Slovaque Ján Kubiš, testé positif à la Covid-19 avant de se rendre en Suisse n’a pas facilité les échanges. Discussions tendues Dans une lettre diffusée le 30 juin sur les réseaux sociaux et adressée à Jan Kubis, une dizaine de délégués avaient dénoncé la remise en question de la date des élections. Les signataires soupçonnaient le gouvernement de transition de vouloir se maintenir au pouvoir et les islamistes de saboter les élections. Samedi 3 juillet, la Mission d'appui des Nations Unies en Libye a exhorté les participants à poursuivre les consultations pour parvenir à un accord portant sur la base constitutionnelle des élections, prévues pour décembre. Le Premier ministre libyen a déclaré via Twitter : ''Nous exhortons tous les partis nationaux et la mission de l'Onu à assumer leurs responsabilités et à donner la priorité à l'intérêt public et à s'entendre sur une formule qui garantirait la tenue des élections dans les délais et permettrait au peuple libyen d’exercer son droit de vote". Les étapes à venir ne sont pas claires et on espère que ces oppositions ne seront pas à l’origine d’une nouvelle crise politique en Libye. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’office des Nations Unies à Genève (Suisse). Actualités 05 juil. 2021


Célébration de la Journée mondiale sans sachets/sacs plastiques: Synergie d’actions pour lutter contre les sachets non biodégradables
Le Bénin a célébré, samedi 3 juillet dernier, la Journée mondiale sans sachets/sacs plastiques. A l’occasion, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable a animé une campagne de sensibilisation à l’endroit des usagers du marché Dantokpa. Le but visé est de les inviter au changement de comportement par l’adoption des alternatives qui recourent aux sacs/emballages réutilisables et recyclables. « Promotion des alternatives aux emballages non biodégradables », c’est le thème de la célébration de l’édition 2021 de la Journée mondiale sans sachets/sacs plastiques. Au cours de la campagne de sensibilisation organisée, samedi 3 juillet au marché Dantokpa, Bertin Bossou, directeur de la gestion des pollutions et nuisances et représentant du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, a rappelé qu’au Bénin comme dans la plupart des pays du monde, l’utilisation des sachets plastiques est devenue un phénomène de société qui a pris une ampleur inquiétante et interpelle la conscience de tous. De nombreuses campagnes de sensibilisation aux dangers courus à travers l'usage de ces sachets n’ont pu apporter des résultats significatifs. Il affirme que les impacts liés aux sachets plastiques sont nombreux à savoir l’intoxication et la contraction de maladies cancérigènes induites par le conditionnement des produits alimentaires ou de contact, la pollution atmosphérique occasionnée par des émissions de dioxine et de furanne qui sont des polluants organiques persistants, cancérigènes, très dangereux pour la santé humaine et animale. Il y a aussi la pollution du sol, le piégeage et l’asphyxie des animaux terrestres et aquatiques, la pollution esthétique du cadre de vie et des cours d’eau et du milieu aquatique. « A de nombreuses occasions, tant sur le plan international que sur le plan national, l’attention du public a été attirée sur la nécessité d’une modification de nos habitudes. Il ne s’agit plus aujourd’hui de produire plus de déchets recyclables mais de produire moins de déchets et de gérer autrement, de manière efficiente, les déchets existants. La croisade contre l’utilisation des sacs plastiques entre symboliquement dans cette logique de réduction des déchets. Les sacs en plastique présentent le double désavantage d’être très peu biodégradables et de se disperser très facilement au gré des vents et des courants aussi bien dans l’environnement terrestre qu’aquatique », fait-il savoir. Pour appréhender la complexité et la globalité de la pollution par les déchets de matières plastiques, Bertin Bossou note qu’une approche prenant en compte l’ensemble des étapes du cycle de vie du plastique ainsi que les mouvements transfrontaliers est aujourd’hui nécessaire. Actions du gouvernement Le représentant du ministre du Cadre de vie et du Développement durable souligne que pour lutter contre ce fléau au Bénin, la loi n°2017-39 du 26 décembre 2017 portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation de sachets en plastique non biodégradables a été prise. Après la promulgation de cette loi, ajoute-t-il, le gouvernement a pris des décrets et arrêtés d’application et a mené plusieurs autres actions dont l’octroi d’agrément aux importateurs de sachets biodégradables suivant les dispositions de la loi n° 2017-39 du 26 décembre 2017, l’accompagnement des sociétés pour la production des sachets biodégradables à base d’amidon de maïs, de manioc, de sucre et autres, les saisies au niveau des frontières, l’accompagnement des groupements et le partenariat avec les structures de recyclage. Mais il se désole que, malgré ces efforts, certains acteurs continuent avec les mauvaises habitudes. Il urge, selon lui, de changer de comportement et d’adopter des sachets biodégradables. « Le défi est de taille et ensemble, avec une synergie d’actions, nous parviendrons à briser la chaine de production, d’importation, de commercialisation, de distribution et d’utilisation des sachets plastiques non biodégradables », rassure-t-il. Environnement 05 juil. 2021


Réduction de la mortalité maternelle et néonatale: 95 sages-femmes de l’Ouémé/Plateau formées au mentorat clinique
Quatre-vingt-quinze sages-femmes de l’Ouémé et du Plateau ont suivi une formation à Kétou sur le mentorat clinique pour être plus professionnelles dans leurs domaines de compétence. Ainsi, elles pourront en retour renforcer les capacités des sages-femmes juniors sur le terrain afin de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. La formation qui a démarré lundi 28 juin dernier s’est achevée ce vendredi 2 juillet. Le mentorat clinique de la sage-femme est la nouvelle stratégie mise en place par la direction des Soins infirmiers et obstétricaux (Dsio) du ministère de la Santé pour relever le niveau des sages-femmes formées à l’extérieur ou restées sans exercer pendant longtemps à la maison après leur formation à l’Institut national médico-social (Inmes) et qui sont nouvellement recrutées. Cette stratégie a été mise en place en colaboration avec le ministère en charge des Affaires sociales à travers le projet d’autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (Swedd-Bénin) financé par la Banque mondiale. C’est dans ce cadre que 95 sages-femmes de l’Ouémé et du Plateau, retenues sur la base de critères rigoureux, ont suivi, du lundi 28 juin au vendredi 2 juillet, une formation à Kétou pour se remettre à niveau afin de renforcer en retour les capacités de leurs jeunes collègues sur le terrain. Elle vise à améliorer la qualité des soins et à diminuer de façon considérable la mobilité et la mortalité du couple mère/enfant. Ce qui permettra au Bénin de tendre vers l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd) dans ce domaine. Ouvrant officiellement les travaux ce jeudi, le représentant du ministre de la Santé, Dr Thierry Lawalé, a préféré mettre de côté le discours protocolaire pour laisser parler son cœur. Il a loué l’initiative du mentorat clinique avant de souhaiter qu’elle ne soit pas une stratégie de plus. Selon lui, diverses stratégies ont été initiées par le Bénin avec des résultats mitigés. Il explique que la situation de la prise en charge des femmes en état d’accouchement est très préoccupante dans les maternités. Il a alors invité les sages-femmes mentors à faire preuve de responsabilité et d’engagement sur le terrain, car elles seront responsables. Dr Thierry Lawalé leur conseille d’allier savoir-faire et savoir-être pour l’atteinte des objectifs. L’espoir est permis L’atelier de Kétou est le septième et le dernier de la série organisée au profit des sages-femmes mentors depuis l’introduction du mentorat clinique des sages-femmes au Bénin en décembre 2020, a précisé le représentant de la coordonnatrice du projet Sweed-Bénin, Dr Eugène Prince Adjovi. La première phase a permis de former 110 sages-femmes mentors au niveau national, pour le compte des quatre départements du Nord puis ceux du Mono et du Couffo. Il insiste qu’au terme des cinq jours de formation, les participantes seront désormais des championnes des départements de l’Ouémé et du Plateau pour assurer un renforcement des capacités des sages-femmes juniors, animatrices de la chaîne des soins de santé spécifiques au profit des mères, des jeunes filles adolescentes, des enfants et des nouveau-nés pour ainsi contribuer à réduire sensiblement la mortalité au sein de cette couche particulièrement vulnérable de la communauté béninoise. Ce qui permettra au Bénin de gagner le pari de la lutte contre la pauvreté par le concours d’un système de santé performant pour l’assurance d’un capital humain sain et compétitif. Dr Jacques Aubin Kotchofa, chef service de la Maternité au Centre hospitalier départemental de Zou/Collines, nourrit l’espoir que ce défi sera relevé d’ici à là à travers l’impact de la stratégie du mentorat dans la prise en charge des usagères des maternités. Laurence Monteiro, présidente de l’Association des sages-femmes du Bénin, se réjouit de cette formation qui permet une remise à niveau et un renouvellement de connaissances et de partage d’expériences les plus positives. Elle dit avoir beaucoup appris et souhaite que la Dsio trouve du financement pour étendre la formation à toutes les autres sages-femmes. Société 05 juil. 2021


Bilans moral et financier de l'élection présidentielle: Le juge constitutionnel se laisse juger
Vendredi 2 juillet dernier, la Cour constitutionnelle a organisé un séminaire portant sur le bilan de l'élection présidentielle d'avril 2021. A l'occasion, les bilans moral et financier du processus électoral ont été présentés aux représentants des partis politiques, de la société civile et des autres structures impliquées dans l’organisation de la présidentielle. La conduite de la mission constitutionnelle de veille pour le déroulement régulier de l’élection présidentielle d’avril 2021 et la gestion des contentieux électoraux ; la qualité des rapports de la Cour constitutionnelle avec les institutions, les partis politiques et la société civile lors du processus électoral, la communication citoyenne…, autant de sujets abordés lors du séminaire de la Cour constitutionnelle sur le bilan de l’élection présidentielle. « Chaque mandature ne gère qu’une élection présidentielle. C’est donc l’élection présidentielle gérée par notre mandature que nous soumettons à votre appréciation… Il faut que le juge aussi soit jugé », a déclaré le président de la Cour constitutionnelle avant d’ouvrir les échanges. Le séminaire a porté sur deux principaux axes en l’occurrence le rapport moral et le rapport financier de la présidentielle. Les bilans moral et financier ont situé les participants sur l'exercice par la Cour des prérogatives qu’elle tient de la Constitution et du Code électoral. En effet, depuis l’avènement du Renouveau démocratique, le Bénin a toujours honoré ses rendez-vous démocratiques de l’élection du président. Le 11 avril 2021, les populations ont procédé pour la septième fois à cet exercice. Mais la particularité est que cette élection s’est déroulée dans un contexte particulier marqué par la modification du code électoral et de la Constitution. Il était donc opportun que la Cour constitutionnelle fasse le bilan de la gestion de la présidentielle dans ce contexte délicat. Pour Gilbert Bangana, président du Cos-Lepi, il est de bon ton que chaque acteur impliqué dans le processus électoral fasse son bilan. « Quand vous avez la responsabilité de gérer un processus ou d’être impliqué et qu’il y a des moyens qui sont mis à votre disposition, vous êtes tenus de faire votre bilan. C’est à cet exercice que se livre la Cour constitutionnelle. Ainsi, la Cour s’acquitte d’un devoir, le devoir de reddition de comptes », a soutenu le président du Cos-Lepi. « Cet atelier est important pour chaque parti politique, car il nous permet de mieux cerner le raisonnement de la Cour au cas où nous aurions eu une mauvaise interprétation de telle ou telle décision », va ajouter Marie Noëlle Paraïso, deuxième vice-présidente du parti Moele Bénin. « La Cour constitutionnelle a été efficiente », selon Gilbert Bangana « C’est heureux de constater que globalement, ça s’est bien passé. Et ce qui est rare, c’est que cette institution qui a conduit de main de maître le processus électoral a pu faire des économies au-delà des tâches qui lui sont assignées. C’est vraiment ce qu’il importe de retenir. Avec cette période de rareté de ressources, la Cour a pu faire des économies sur les fonds qui lui sont alloués », s’est réjoui Gilbert Bangana, président du Cos-Lépi, au terme du séminaire bilan de la Cour constitutionnelle. Il ajoute : « La mission a été accomplie et les objectifs ont été atteints à moindre coût. Je pense que la Cour a été efficiente ». Pour le président de la Cour constitutionnelle, la Haute juridiction a accompli sa mission avec le souci de rester conforme à la Constitution. Il a exprimé la gratitude de la Cour à la Cena, aux partis politiques et à la société civile pour la bonne collaboration lors du processus électoral. Il rassure de l’intérêt que la Haute juridiction portera aux recommandations des participants pour l’amélioration de la prestation de la Cour lors des échéances à venir. Actualités 05 juil. 2021


Rotary international: Rufine Lima Quenum prend le gouvernorat du District 9102
Du 1er juillet 2021 au 30 juin 2022, Rufine Lima Quenum aura la charge de diriger les Rotariens du Bénin, du Ghana, du Togo et du Niger regroupés au sein du District 9102, sous le thème « Servir pour changer des vies » tel que retenu par le président du Rotary international, Shekhar Mehta. Elle a saisi l’occasion de son investiture, ce samedi 3 juillet, à Cotonou, pour rappeler aux membres du District, les priorités et actions à mener pour atteindre les objectifs fixés. Nouvelle année rotarienne, nouveaux dirigeants. Le Rotary international, District 9102 regroupant le Ghana, le Togo, le Niger et le Bénin, n’a pas dérogé à cette tradition. Le Week-end dernier, les présidents des clubs des quatre pays, anciens comme nouveaux, ont pris part à l’investiture de leur nouvelle gouverneure, Rufine Lima Quenum, de nationalité béninoise, à la faveur d’une soirée de gala riche en sons et en couleurs. Comme le consacre la tradition rotarienne, la gouverneure sortante, Yvonne Kumoji Darko, de nationalité ghanéenne, positionnée devant son successeur, se retourne pour faire face à cette dernière. Tout doucement, la Ghanéenne enlève son collier de gouverneur qu’elle porte ensuite à la Béninoise. Yvonne Kumoji Darko porte également le pin’s de gouverneur à sa remplaçante avant de lui remettre la cloche et le maillet. Tout ceci, dans un cérémonial empreint de solennité. Bien avant de remettre ses attributs, Yvonne Kumoji Darko a rappelé que l’année rotarienne qui s’achève a été la plus difficile de tous les temps pour les Rotariens du monde entier. Elle illustre son propos par des cas de maladies et de décès puis, apprécie la capacité de résilience et le dynamisme des Rotariens, avant de remercier tous ceux et celles qui ont contribué à la réussite de son mandat. Elle félicite la nouvelle équipe dirigeante, lui souhaite plein succès, et se dit confiante que Rufine Lima Quenum et sa direction porteront encore plus haut le flambeau qu’elle leur a transmis. Engagement Collier au cou et toute souriante, la nouvelle gouverneure ne cache pas sa joie et son engagement à travailler pour le bien-être de son District au cours des douze prochains mois. « Je m'efforcerai par tous les moyens d'être digne de la confiance placée en moi et de remplir mes fonctions avec humilité et détermination dans le respect du critère des quatre questions et de la vision du Rotary international. Ensemble, nous voyons un monde où les gens se rassemblent et passent à l’action pour apporter un changement durable dans le monde, dans leur communauté et en eux-mêmes. J’ai la certitude qu’ensemble nous sommes capables de combler ces attentes », affirme-t-elle. Rufine Lima Quenum rappelle les priorités et les objectifs du Rotary international et du District 9102 pour l’année qui commence, de même que les trois initiatives spéciales que le président mondial, Shekhar Mehta, propose pour l’atteinte des objectifs fixés. Ces initiatives sont l’autonomisation des filles, la journée du service rotarien et les conférences présidentielles. Au sujet de la Covid-19, la nouvelle gouverneure rappelle que le monde ne pourra se rétablir de cette pandémie que lorsque tous les pays auront un accès égal au vaccin. En tout cas, rassure-t-elle, le Rotary mettra à profit ses décennies d’expériences en matière d’éradication de la polio pour promouvoir les efforts de vaccination. « Nos membres intensifieront leurs efforts afin d’aider les communautés à passer aux prochaines étapes », promet Rufine Lima Quenum. Digne d’un dîner de gala, la cérémonie de passation de charges entre les gouverneures sortante et entrante a connu, en ouverture de rideau, l’investiture des présidents des clubs du Bénin, en présence des responsables des clubs venus des trois autres pays? Qui est Rufine Lima Quenum ? Née à Parakou, la nouvelle gouverneure du District 9102 est administrateur des impôts de classe exceptionnelle. Mariée, mère de quatre enfants et grand-mère de quatre petits-enfants, elle a intégré le Rotary club Cotonou Marina en 2000, et y a gravi tous les paliers de responsabilités. Au niveau District, elle a occupé de hautes fonctions au sein des Districts 9100 et 9102. Elle a participé aux vingt dernières assemblées et conférences de District, à quatorze conférences internationales du Rotary. Elle a aussi participé à plusieurs instituts de zone. En termes de contribution à la fondation Rotary, Rufine Lima Quenum est membre du Cercle Paul Harris. Le Rotary a pour objectif de cultiver l’idéal de servir auquel aspire toute profession honorable et plus particulièrement, s’engage à premièrement, mettre à profit les relations et les contacts pour servir l’intérêt général. Deuxièmement, observer des règles de haute probité dans l’exercice de toute profession, reconnaître la dignité de toute occupation utile, considérer la profession de chaque Rotarien comme un vecteur d’action au service de la société. Troisièmement, appliquer l’idéal de servir dans la vie privée, professionnelle et publique. Quatrièmement, faire progresser l’entente entre les peuples, l’altruisme et le respect de la paix par le biais de relations amicales entre les membres des professions, unis par l’idéal de servir. Société 05 juil. 2021


Cryptomonnaies : La Bceao alerte les populations sur les risques encourus
Des messages publicitaires récurrents sur les réseaux sociaux incitent les populations béninoises à adhérer aux plateformes de cryptomonnaies et à y investir des sommes d'argent afin d'en tirer des bénéfices rapides et substantiels. Au regard des nombreux risques que présente cette activité, la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) appelle les populations à la vigilance. A travers un communiqué de presse, l’institution financière informe que les cryptomonnaies ne présentent pas les caractéristiques associées à une monnaie classique, qu'elles ne sont pas émises par la Bceao et les transactions qu'elles génèrent ne sont ni encadrées, ni contrôlées par l'institut d'émission. En conséquence, souligne la Banque, l’activité comporte des risques importants de liquidité, de fraude, d'escroquerie et de blanchiment d'argent associés à la participation à ces plateformes d'échanges. Ce qui voudrait dire, informe-t-elle, que les populations pourront être victimes de la perte de leurs avoirs sans aucune possibilité de recours. C’est donc pour ces raisons que la Bceao invite les citoyens à faire preuve de vigilance pour ne pas succomber aux promesses et publicités sur les cryptomonnaies provenant de diverses origines. A travers le même communiqué, l’institution financière avertit qu’elle ne saurait être impliquée dans un quelconque conflit lié à ces activités et à l'utilisation desdites plateformes. Quant à elle, elle dit travailler déjà à la promotion d'innovations financières fondées sur la technologie dans un environnement sécurisé. Actualités 04 juil. 2021


Tourisme: La reprise se fera attendre
Selon un nouveau rapport présenté conjointement par la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced) et l'Organisation mondiale du tourisme (Omt), l'effondrement du tourisme international dû à la pandémie pourrait entraîner une perte de plus de 4 000 milliards de dollars pour le Pib mondial sur les années 2020 et 2021. Les experts ne s’attendent pas à un retour à la normale avant 2024. Le document indique que le tourisme international et les secteurs qui en dépendent ont subi une perte estimée à 2.400 milliards de dollars en 2020 en raison des impacts directs et indirects d'une forte baisse des arrivées de touristes internationaux. Une perte similaire pourrait encore être enregistrée cette année. La reprise dépendra en grande partie de la distribution massive de vaccins contre la Covid-19 à l'échelle mondiale. La secrétaire générale par intérim de la Cnuced, Isabelle Durant, a déclaré que « le monde a besoin d'un effort global en faveur de la vaccination qui permettra de protéger les travailleurs, d'atténuer les dommages sociaux et de prendre des décisions stratégiques concernant le tourisme, en tenant compte des changements structurels potentiels ». Les pertes touristiques sont plus importantes dans les pays en développement. Les régions les plus touchées sont l'Asie du Nord-Est, du Sud-Est et du Sud, l'Océanie, l'Afrique du Nord. Les moins touchées sont l'Amérique du Nord, l'Europe occidentale et les Caraïbes. Sur le continent africain, la région la plus touchée est l’Afrique du Nord avec un recul de 78 % des dépenses des visiteurs. Mais le reste du continent ne va guère mieux avec un recul des dépenses de 69 %. Déclin des arrivées Avec un déclin mondial moyen des arrivées de 88 % par rapport à la période pré-pandémique, le début de cette année a été mauvais pour la plupart des destinations. Beaucoup pensaient que la diminution de 74 % du nombre d’arrivées de touristes, constatée en 2020 par rapport à 2019, ne serait qu’un mauvais souvenir. Force est de constater que des restrictions de voyage ont été mises en place pratiquement dans tous les pays. A partir du 1er juillet, le Pass sanitaire est en place en Europe. Ce document permet de se déplacer librement dans 33 pays du Vieux Continent. Vaccination L'Organisation mondiale du Tourisme ne s'attend pas à un retour à la normale avant 2023 ou même 2024. L'Onu appelle à élargir l'immunisation dans tous les pays et à une collaboration sur les conditions requises pour l'entrée sur les territoires face à la pandémie afin d’accélérer le processus. Il est important de mettre l’accent sur la nécessité d’accélérer la vaccination afin de surmonter les craintes de contamination des visiteurs étrangers. En ce moment, le nombre de cas de Covid-19 augmente en Afrique à un rythme alarmant. La troisième vague de la pandémie se répand sur le continent, alimentée par de nouveaux variants. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse). Société 02 juil. 2021


Juguler l’inflation: Nécessité d'un Fonds de prévision alimentaire
Il est de notoriété que les prix des denrées alimentaires flambent alors qu’apparemment ils ne sont contenus par un quelconque système. Le pouvoir d’achat du citoyen s’amenuise et son niveau de vie a tendance à baisser à rebours de ce que vise le programme d’action du gouvernement. Il est bien paradoxal que le bien-être social s’effiloche ainsi alors que le développement matériel du pays est en progression continue. C’est un dilemme qui requiert, de notre point de vue, une solution durable. Depuis que le Chef de l’Etat a annoncé qu’il donnera à son programme d’action une orientation plus sociale, nous n’avons de cesse de faire valoir l’idée qu’une telle décision salutaire ne pourra se réaliser pleinement qu’avec la contribution et l’adhésion de tout le peuple. Le social est populaire de nature ou il n’est point ; aussi avons-nous commencé par suggérer la réactivation de la notion de solidarité nationale. Nous avons alors proposé l’instauration d’une journée qui sera dédiée à cette valeur éminemment dynamique et rassembleuse que nous suggérons d’inscrire au calendrier et, de manière discursive, de célébrer chaque année afin d’en imprégner les esprits. Nous l’avons fait par voie de presse, et avons pris soin d’en saisir le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance concerné au premier chef, et aussi d’en rendre promptement compte au Chef de l’Etat. C’est certainement, pensons-nous à présent, la meilleure manière de s’assurer la bonne écoute. La solidarité devrait être le ressort de tout développement harmonieux d’un peuple ; c’est elle qui construit véritablement un pays. Alors, que peut donc faire cette solidarité dans le contrôle de l’inflation qui nous frappe ? Les possibles causes de l’inflation en cours En économie de marché que nous sommes, la fluctuation des prix fait partie de sa dynamique sans préjudice des raisons qui peuvent l’entrainer. L’inflation qui sévit actuellement provient d’un déséquilibre entre l’offre et la demande, traduisant une pénurie des denrées alimentaires. Ce peut être pour raison de conditions climatiques, la pluviométrie habituelle n’ayant pas été au rendez-vous ; ce peut être que les agriculteurs trouvent plus rentable de vendre leurs produits aux pays frontaliers et qu’ils y procèdent ; ce peut être aussi par pure spéculation à savoir créer une pénurie artificielle pour pouvoir augmenter les prix par la suite, au moment qui conviendra, aux grossistes qui fournissent les détaillants. Qu’importe, nous sommes dans une économie libérale, et il est bien difficile de lutter contre les deux dernières éventualités ; nous en convenons aisément. Mais, puisqu’il en est ainsi, il sied de mettre sur pied un mécanisme qui prévienne, à tout le moins, les contrecoups des aléas climatiques si tant est que « gouverner c’est prévoir; et que ne rien prévoir, c’est courir à sa perte. » Ce mécanisme passe, à notre jugement, par l’institution d’un Fonds de prévision, mais aussi par une politique de constitution d’une réserve stratégique. De l’opportunité de la création de ce Fonds Dans le présent cas de figure où les producteurs subissent les répercussions des aléas climatiques et que par ricochet les produits alimentaires se raréfient sur le marché, entrainant l’augmentation de leurs prix, la solution radicale et structurelle me parait être l’irrigation des terres. Hormis cette solution, nous resterons toujours, producteurs agricoles et consommateurs, à la merci des aléas du climat et dépendrons servilement de son rythme. Probablement que les efforts que fait déjà le gouvernement en ce sens ne suffisent pas puisque le problème demeure. Avec l’ouverture sociale du programme d’action, j’estime que l’irrigation des terres, que ce soit par voie de retenue des eaux qui descendent des hauteurs et vont se déverser en pure perte dans l’Atlantique ou par voie de forages, ne devrait plus être perçue comme une affaire devant intéresser seulement les seuls producteurs agricoles ou attendre qu’un projet financé par un organisme extérieur vienne la réaliser. C’est une affaire qui devrait désormais nous impliquer tous, et nous devons tous mettre la main à la pâte dans un geste noble de Solidarité agissante pour aider à résoudre le problème d’autant qu’il nous est vital. Dans l’optique dans laquelle nous nous mettons, le Fonds permettra l’irrigation des terres, mais servira également à stabiliser le pouvoir d’achat, le cas échéant. De la nécessité de la constitution d’une réserve stratégique J’estime, par ailleurs, que la solution pour parer à une pénurie conjoncturelle de denrées alimentaires passe également par la constitution d’un stock de précaution de produits vivriers non périssables, renouvelables à dates fixes dans des entrepôts d’Etat et susceptibles de faire face à toute situation de rupture momentanée de la production ainsi qu’à la montée subséquente des prix. Le stockage devient nécessaire tant en cas de surabondance de la production suite, notamment, à l’irrigation des terres, qu’en cas d’une pluviométrie exceptionnellement favorable. La constitution d’une réserve permettra, alors, de réguler le marché. Mais comment financer tout cela ? Nous suggérons la création d’un Fonds solidaire. Comment sera alimenté ce fonds? - Par prélèvement sur la Tva. Tout consommateur, sans égard à son rang social, paie cette taxe sur la valeur ajoutée sur tout ce qu’il achète et consomme; elle est collectée par le vendeur pour le compte de l’Etat. Elle émane donc directement du peuple et est censée être utilisée par l’Etat pour améliorer son bien-être. L’on devrait alors pouvoir y recourir de manière spécifique lorsque la survie de ce peuple est mise en jeu par des phénomènes somme toute fortuits, telle l’augmentation des prix des produits alimentaires de première nécessité et nécessaires, effectivement, à sa survie. Nous suggérons alors que sur cette Tva payée par tout consommateur sans exclusive, et qui est utilisée, généralement, pour tout investissement de quelque nature par l’Etat, soit prélevé un pourcentage spécifique pour constituer et alimenter un fonds de garantie de son bien-être. Cela parait équitable et évident, à mon sens. - Par les remboursements à l’Etat des deniers publics détournés. Outre un prélèvement sur la Tva, nous pensons que ce Fonds pourrait également être alimenté par le remboursement des détournements de deniers publics. A première vue, l’idée pourrait paraitre saugrenue, mais je m’en explique comme suit. Nos financiers appliquent strictement dans la gestion des affaires publiques, le principe sacro-saint de non affectation des ressources. Tout ce qui rentre dans les caisses de l’Etat doit être confondu ; le principe interdit, alors, l’utilisation d’une recette déterminée pour le financement d’une dépense déterminée. J’estime que les particularités de notre économie ainsi que les conditions sociopolitiques de notre développement requièrent que nous nous affranchissions, de temps à autre, et à titre dérogatoire certes, de ce principe budgétaire du droit français, et que soit autorisée, à l’occasion, l’affectation d’une recette déterminée à une dépense déterminée. En effet, les citoyens ont besoin de savoir ce que l’on fait concrètement des remboursements des deniers qui leur ont été volés, et cela est légitime. Ils ont l’impression qu’en fait, les crimes de détournement de deniers publics restent impunis. La meilleure façon de les convaincre du contraire, c’est de leur dire ce que l’on fait concrètement de l’argent récupéré ; ils ont droit à cette information. Et si on leur disait que cet argent servait aussi à minimiser l’augmentation des prix des denrées alimentaires en cas de crise, ils en seraient redevables à l’Etat au plus haut point et à n’en point douter. Je voudrais saisir l’occasion pour rappeler qu’à la suite de la vague de corruption dont a fait état le Conseil des ministres du 29 mai 2020 où nous apprenions qu’au moins deux milliards de nos francs étaient tombés dans les escarcelles des fossoyeurs de l’économie nationale, nous avions fait des propositions pour renforcer la lutte contre la corruption parmi lesquelles, l’ouverture d’un compte intitulé ‘’mise en débet Corruption’’. Ce devait être un compte spécifique dans les livres du Trésor pour recueillir tous les remboursements d’appropriation de deniers publics par la mise en débet systématique, non seulement à hauteur de la somme détournée, mais augmentée des intérêts courant depuis la date du forfait jusqu’à son remboursement intégral. Je proposais déjà qu’il soit soustrait du principe de non-affectation des ressources. Effets induits de l’inflation L’on ne saurait traiter du phénomène économique qu’est l’inflation en faisant abstraction de l’effet social qu’elle entraine à savoir l’érosion du pouvoir d’achat et la manière de stabiliser celui-ci. L’ajustement des salaires devrait intervenir pour compenser cette érosion et préserver le bien-être du citoyen en garantissant la consommation des ménages. Les économies qu’a faites le gouvernement de la Rupture par le truchement de la lutte contre la corruption et de la réduction des dépenses électorales devraient le permettre. A cette fin, il importe que le gouvernement détermine, en accord avec les associations des consommateurs et les syndicats, le seuil d’inflation au-dessus duquel cette augmentation devra être envisagée systématiquement, sans plus de pourparlers ni de disputes étant entendu que la moindre augmentation des prix ne peut requérir une augmentation des salaires. L’on peut comprendre qu’en système libéral strict l’on rechigne, par principe, à intervenir directement dans l’économie. Mais nous sommes un petit pays à gros écarts sociaux et l’Etat devrait pouvoir jouer sa partition, dans les conditions que nous venons d’indiquer, pour garantir le bien-être social. Faire de l’irrigation un problème de souveraineté et réguler le marché par la constitution et la gestion d’un stock de vivres. Au total, nous engageons la solidarité nationale dans la lutte contre les aléas climatiques par l’irrigation des terres et dans la constitution d‘un stock alimentaire afin de préserver le bien-être social. Nous devrions nous faire à l’idée qu’avec la promotion de la notion de solidarité dans les esprits, nous pouvons en arriver à mieux construire notre pays. La finalité de toute politique publique est le bien-être social, mais force est de constater que nous n’avons, jusqu’alors, aucune institution qui matérialise cet objectif premier ; le Fonds que je propose devrait remédier à cette insuffisance. Nous avons la fâcheuse tendance à ne voir dans l’économie, que le développement matériel. Il est temps que nous recadrions nos esprits, et cette seconde mandature nous en donne l’occasion. Par Candide Ahouansou *Ambassadeur Société 02 juil. 2021


Réhabilitation du stade Général Mathieu Kérékou: L’infrastructure officiellement ouverte au public
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Oswald Homéky, ministre des Sports, ont réceptionné le stade rénové après les travaux de réhabilitation à Cotonou. Après la signature du procès-verbal de réception et de l’acte de remise de l'infrastructure, l’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Jingtao Peng, s’est réjoui de la longévité de la coopération entre les deux pays avant de souhaiter bonne chance aux Ecureuils du Bénin pour leurs prochaines rencontres sur cette infrastructure. 13 milliards de F Cfa, c’est le coût total des travaux de réhabilitation du stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou, de nouveau ouvert au public hier jeudi 1er juillet au terme de la cérémonie de réception par le gouvernement représenté par Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Oswald Homéky, ministre des Sports, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Après la signature du procès-verbal de réception et de l’acte de remise du joyau, l’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Jingtao Peng, a salué la collaboration entre les équipes techniques du Bénin et de la Chine qui a abouti à la réalisation des travaux. C’est le lieu pour lui de rappeler les difficultés rencontrées par la partie chinoise à cause de la pandémie du coronavirus qui a retardé les travaux. Pour lui, construit en 1983, ce stade est un édifice symbolique pour la capitale économique du Bénin. « En 40 ans, ce stade a abrité plusieurs évènements politiques, culturels et sportifs», a-t-il déclaré. Avec les travaux au niveau de la pelouse du terrain de football et de la piste d’athlétisme, les gradins et bureaux ainsi que les ouvrages annexes comme la construction de local diesel, d’une bâche à eau et d’une salle de pompe, le stade Général Mathieu Kérékou est désormais prêt pour accueillir des compétitions nationales et internationales. « Ce stade peut accueillir de grandes compétitions sportives et j’espère qu’il va apporter beaucoup de chance aux Ecureuils du Bénin lors de leurs prochaines rencontres », a-t-il poursuivi. Au nom du gouvernement, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a témoigné sa gratitude au gouvernement chinois qui a financé les travaux. Pour lui, en décidant de réhabiliter cette infrastructure, le président de la République, Patrice Talon, est resté dans sa vision non seulement de transformer notre cadre de vie pour le mettre à la hauteur de nos ambitions mais aussi d’offrir des infrastructures de qualité aux sportifs béninois. Sports 02 juil. 2021


Atténuation des impacts du Covid-19: Des producteurs appuyés pour assurer la sécurité alimentaire
Dans le souci de venir en aide aux producteurs agricoles par ces temps de pandémie, la Fao et le ministère de l’Agriculture ont procédé, mardi 29 juin dernier à Bohicon, à la remise d’intrants agricoles à des groupements de producteurs. Ce geste vise à soutenir le plan d’atténuation des impacts du Covid-19 sur le secteur agricole et la sécurité alimentaire. Comme la plupart des pays du monde, le Bénin a été frappé par la pandémie de Covid-19 dont le premier cas a été signalé en mars 2020. En réponse à cette situation imprévisible, plusieurs mesures ont été prises par le gouvernement du Bénin en fonction du rythme de propagation de la pandémie. Le gouvernement du Bénin, à travers le ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, a mis en place un Plan d'atténuation des effets et impacts du Covid-19 sur le secteur agricole et la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Pour accompagner ce processus, la Fao a apporté son appui technique et financier au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche pour le développement du programme d’ "Appui à la mise en œuvre du plan d’atténuation des effets et impacts du Covid-19 sur le secteur agricole et la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin" Innocent Togla, secrétaire général de ce ministère, présent à cette cérémonie explique que l'objectif global de ce plan est d’accroître la résilience du secteur agricole et la sécurité alimentaire et nutritionnelle face aux effets et impacts du Covid-19. De façon spécifique, détaille-t-il, il s’agit d’améliorer la production et la productivité des systèmes de production et de transformation des produits, de faciliter le commerce des produits agricoles et agroalimentaires et d’améliorer les conditions d'existence des ménages agricoles vulnérables. L’étape de Bohicon fait suite à celles de Natitingou et Parakou. Il s’agit d'un appui aux filières céréales et de maraîchage pour renforcer leur capacité de production et de résilience face aux impacts du Covid-19. Ainsi les groupements seront dotés de 9 000 kg de semences de maïs, de 720 boîtes de semences de tomate, de 520 sacs d’engrais et de 340 sacs d'urée. Cela permettra à 174 groupements des douze départements du pays de relancer leur production dans ce contexte de pandémie de Covid-19. Pour Dr Jean Adanguidi, chargé des programmes de la Fao au Bénin, cette cérémonie de remise d’intrants s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme en charge de ce volet et vise essentiellement la distribution de kits de production aux groupements de producteurs agricoles provenant des douze départements du Bénin, judicieusement sélectionnés avec l’appui des Directions départementales de l’Agriculture (Ddaep) et des Agences territoriales de développement agricole (Atda). Il reste convaincu que les producteurs bénéficiaires feront un très bon usage de ces intrants pour améliorer leur production et mieux assurer la sécurité alimentaire de leurs ménages respectifs. Société 02 juil. 2021


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