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Nouvelles

Atténuation des impacts du Covid-19: Des producteurs appuyés pour assurer la sécurité alimentaire
Dans le souci de venir en aide aux producteurs agricoles par ces temps de pandémie, la Fao et le ministère de l’Agriculture ont procédé, mardi 29 juin dernier à Bohicon, à la remise d’intrants agricoles à des groupements de producteurs. Ce geste vise à soutenir le plan d’atténuation des impacts du Covid-19 sur le secteur agricole et la sécurité alimentaire. Comme la plupart des pays du monde, le Bénin a été frappé par la pandémie de Covid-19 dont le premier cas a été signalé en mars 2020. En réponse à cette situation imprévisible, plusieurs mesures ont été prises par le gouvernement du Bénin en fonction du rythme de propagation de la pandémie. Le gouvernement du Bénin, à travers le ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, a mis en place un Plan d'atténuation des effets et impacts du Covid-19 sur le secteur agricole et la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Pour accompagner ce processus, la Fao a apporté son appui technique et financier au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche pour le développement du programme d’ "Appui à la mise en œuvre du plan d’atténuation des effets et impacts du Covid-19 sur le secteur agricole et la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin" Innocent Togla, secrétaire général de ce ministère, présent à cette cérémonie explique que l'objectif global de ce plan est d’accroître la résilience du secteur agricole et la sécurité alimentaire et nutritionnelle face aux effets et impacts du Covid-19. De façon spécifique, détaille-t-il, il s’agit d’améliorer la production et la productivité des systèmes de production et de transformation des produits, de faciliter le commerce des produits agricoles et agroalimentaires et d’améliorer les conditions d'existence des ménages agricoles vulnérables. L’étape de Bohicon fait suite à celles de Natitingou et Parakou. Il s’agit d'un appui aux filières céréales et de maraîchage pour renforcer leur capacité de production et de résilience face aux impacts du Covid-19. Ainsi les groupements seront dotés de 9 000 kg de semences de maïs, de 720 boîtes de semences de tomate, de 520 sacs d’engrais et de 340 sacs d'urée. Cela permettra à 174 groupements des douze départements du pays de relancer leur production dans ce contexte de pandémie de Covid-19. Pour Dr Jean Adanguidi, chargé des programmes de la Fao au Bénin, cette cérémonie de remise d’intrants s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme en charge de ce volet et vise essentiellement la distribution de kits de production aux groupements de producteurs agricoles provenant des douze départements du Bénin, judicieusement sélectionnés avec l’appui des Directions départementales de l’Agriculture (Ddaep) et des Agences territoriales de développement agricole (Atda). Il reste convaincu que les producteurs bénéficiaires feront un très bon usage de ces intrants pour améliorer leur production et mieux assurer la sécurité alimentaire de leurs ménages respectifs. Société 02 juil. 2021


Développement du secteur des Tic et numérique: Le réseau des parlementaires chez Aurélie Adam Soulé Zoumarou
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a reçu en audience mardi 29 juin dernier à Cotonou, le Réseau des parlementaires pour les Tic et le numérique. Au cours de cette audience à laquelle a pris part Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, les députés Valère Tchobo et Lucien Houngnibo ont exprimé leur volonté d’accompagner le gouvernement afin que le peuple béninois tire meilleur profit de la révolution numérique en cours dans le pays. Les responsables du Réseau des Parlementaires béninois pour les Tic et le Numérique ont échangé, mardi 29 juin dernier à Cotonou, avec Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Au cours de cette audience, les députés Valère Tchobo et Lucien Houngnibo ont présenté les activités et ambitions du réseau avant d’exprimer la nécessité d’une synergie d’action entre le Parlement et l’Exécutif engagé depuis 2016 à faire du Bénin la plateforme numérique de l’Afrique de l’Ouest. Valère Tchobo, président du réseau, se dit prêt à travailler avec le gouvernement afin que les populations puissent tirer meilleur profit des projets mis en oeuvre. Selon lui, créé depuis la 7e législature, ce réseau dispose d’un effectif de 25 députés sur les 83 que compte l’Assemblée nationale. Pour le député Valère Tchobo, le gouvernement peut compter sur ce réseau pour atteindre facilement les populations. C’est pourquoi, il sollicite des rencontres périodiques avec des cadres du ministère, des renforcements de capacités, l’imprégnation des nouvelles donnes dans ce secteur et une bonne collaboration entre le ministère du Numérique et le Parlement. Abondant dans le même sens, l’honorable Lucien Houngnibo appelle à une convergence des forces notamment pour une meilleure vulgarisation du Code du numérique. « Avec notre réseau, nous pouvons sensibiliser les populations sur le Code du numérique pour éviter qu'elles ne tombent sous le coup de la loi », a-t-il déclaré. Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, s’est réjouie de l’existence et de l’approche de ce réseau qui constitue le bras numérique du Parlement. Elle a salué la démarche des députés et reste ouverte à la définition conjointe d’un plan d’actions assorti d’échéances, en vue de combler les attentes dans le domaine du numérique. Enumérant les accords internationaux relatifs aux questions de cybersécurité à ratifier dans les prochains mois à savoir la Convention de Budapest et la Convention de Malabo, la ministre du Numérique se félicite de cette prise de contact qui marque le début d’un partenariat. Présent lors de l’audience, Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, a souligné l’importance d’une collaboration entre acteurs publics, notamment le Parlement et l’Exécutif, pour le développement du numérique au Bénin. Il a, par ailleurs, souligné les progrès réalisés ces dernières années par le Bénin dans le domaine de la dématérialisation de l’administration publique. Actualités 02 juil. 2021


Haut-commissariat à la sédentarisation des éleveurs: Adamou Mama Sambo pour un agropastoralisme apaisé
Le Conseil des ministres du mercredi 30 juin a nommé Adamou Mama Sambo, haut-commissaire à la sédentarisation des éleveurs à la présidence de la République. L’une des plus importantes missions de cette personnalité sera de travailler pour un agropastoralisme apaisé ; ce qui passe entre autres par la sédentarisation des éleveurs. Adamou Mama Sambo n’a pas été promu haut-commissaire à la sédentarisation des éleveurs par hasard. «Il s’y connait bien. Il connait bien le milieu et c’est pour cela qu’il a bénéficié de la confiance du chef de l’Etat et son action va consister entre autres à discuter avec les éleveurs, les communautés et les amener à adhérer à cette cause pour à la fin, produire des résultats au bénéfice de tous». Ces explications de Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, tendent à lever un coin de voile sur un pan du cahier des charges du haut-commissaire à la sédentarisation des éleveurs. Il ressort de ses explications que le gouvernement est s’engagé dans une réforme structurelle de certaines pratiques dont celles liées à la transhumance. Le fait pour les éleveurs de se déplacer dans notre pays comme dans la sous-région, est une pratique qui a parfois généré des conséquences lourdes pour les populations, qu’il s’agisse des agriculteurs et ou des éleveurs, indique-t-il. En quête d’une démarche visant à améliorer ces pratiques, il serait pertinent de mettre en place un mécanisme qui fasse qu’à terme, l’on parvienne à la sédentarisation des éleveurs, soutient le porte-parole du gouvernement. C’est pourquoi, en dehors de toutes les actions menées jusque-là pour contenir les effets et les affres de la transhumance transfrontalière, le chef de l’Etat a jugé opportun de mettre en place un haut-commissariat pour s’en charger. Il revient donc à Adamou Mama Sambo d’engager les discussions avec les acteurs et de les amener à adhérer à la démarche que prône le gouvernement, pour un changement de comportement. Il devra aussi les sensibiliser et leur montrer les vertus de l’option que propose le gouvernement. La nomination n’est en fait qu’un acte parmi tant d’autres posés par le chef de l’Etat et son gouvernement depuis plusieurs années pour en finir avec les conséquences fâcheuses de la transhumance. Pour la campagne de transhumance nationale 2020-2021, le gouvernement soucieux de préserver la cohésion sociale avait pris des mesures urgentes visant à atténuer la récurrence de ces antagonismes. A cet effet, il avait été décidé de procéder, à l'acquisition et à la mise en place de 350 tonnes d'aliments de bétail à coût réduit, grâce à une subvention de 50 % accordée par l'Etat d'une part, et à la réalisation de 20 forages pastoraux à buts multiples avec abreuvoirs, d'autre part. Ces actions seront suivies d'autres mesures à moyen et long termes, l’objectif visé étant de trouver une solution durable à la transhumance, avait fait savoir le gouvernement à l’époque. Il s'agira notamment de la facilitation de l’accès des organisations de producteurs au microcrédit et au Fonds national de développement agricole, l’appui à la mise en place des parcelles fourragères pour soutenir l’élevage des ruminants et l’élaboration et la mise en œuvre d'un plan triennal de gestion de la transhumance. Des mesures pertinentes Pour rappel, le gouvernement avait pris de nouvelles options, dans l’optique de mettre un terme aux conflits autour de la transhumance. La décision prise à cet effet pour réorganiser la transhumance des animaux à l’intérieur du territoire national propose deux zones. La première part de la côte jusqu’à la latitude nord de la commune de Dassa-Zoumè et est dorénavant réservée aux seuls troupeaux d’éleveurs nationaux établis au Bénin. La seconde va de la latitude sud de la commune de Glazoué et s’étend jusqu’aux frontières nord de notre pays et est également réservée aux mêmes cheptels. Les mesures énergiques prises par le gouvernement, ces trois dernières années, ont permis de limiter considérablement les effets pervers de la transhumance. Ainsi, le nombre de victimes est en baisse continue. Avec la nomination d’un haut-commissaire à la sédentarisation des éleveurs, on se rend compte que l’option du chef de l’Etat d’en finir avec les problèmes liés à la transhumance s’est matérialisée une fois de plus. Pour ce qui est du profil du nouveau haut-commissaire, il semble bien qu’il y ait trop peu à dire. Docteur vétérinaire, Adamou Mama Sambo, ambassadeur de la Fondation des savanes ouest-africaines (Fsoa) dont il a été administrateur, est aussi un fin connaisseur des questions relatives à l’alimentation animale au Bénin. Il a été conseiller technique à la transhumance du président Boni Yayi et président de la Cellule nationale de coordination nationale de l’Association pour la promotion de l’élevage au sahel et en savanes du Bénin. Pendant longtemps, il s’est imposé comme l’alternative pour mettre un terme à la rivalité destructrice entre les Gando et les Boo de la commune de Kalalé, mais aussi un acteur engagé pour la cause d’un agropastoralisme apaisé. Et comme pour donner la preuve que le chef de l’Etat vient de replonger le poisson dans son milieu naturel, il n’y a qu’à relire ces propos de Adamou Mama Sambo qui confiait dans un entretien aux médias son vœu pour une transhumance apaisée. « Il faudrait qu’on continue à sensibiliser les acteurs. Nous, nous le faisons mais il faut qu’on puisse poursuivre. Il faut qu’au niveau de l’Etat central, en termes d’investissements pour le pastoralisme, pour l’aménagement des aires de pâturages et des couloirs de passage et les infrastructures en hydrauliques pastorales, il y ait des efforts dans ce sens, des efforts financiers et que les acteurs puissent accompagner en termes de dialogue à travers un changement de mentalités et de comportements pour faire évoluer notre élevage et l’adapter aux réalités actuelles du monde avec le poids démographique et la pression sur le foncier », soutenait-il? Actualités 02 juil. 2021


Centenaire du Parti communiste chinois: L’Empire céleste célèbre l’emblème de sa renaissance
D’impressionnants défilés et parades, un festival aérien d’hélicoptères, de colombes et de ballons, un décor magistral pour un événement majestueux et cent coups de canons pour marquer un centième anniversaire. Le Parti communiste chinois a célébré hier jeudi 1er juillet son centenaire avec solennité. Protagoniste de l’indépendance de la Chine, le Parti communiste chinois est vu comme le symbole de la Chine nouvelle, le poumon de cette puissance économique dont le développement fulgurant ne cesse de surprendre. Célébration imposante et message impérial : «Le temps où le peuple chinois pouvait être foulé aux pieds, où il souffrait et était opprimé, est à jamais révolu !… Le peuple chinois s’est levé !… La grande renaissance de la nation chinoise est entrée dans un processus historique irréversible !», des mots prononcés hier avec autorité par le président de la République populaire de Chine, depuis la place Tiananmen (à Pékin) où s’est déroulée la célébration du centième anniversaire du Parti communiste chinois. Dans son discours qui a duré l’heure, Xi Jinping met en exergue le destin glorieux d’une Chine jadis dominée, aujourd’hui deuxième puissance mondiale. Il rappelle le sombre souvenir des guerres de l’Opium, du colonialisme occidental, de l’invasion japonaise puis appelle le peuple à se délecter de l’essor technologique, de la croissance économique, de la révolution industrielle, des performances époustouflantes qui font la Chine d’aujourd’hui. Le message est clair, il sonne comme un avertissement aux oreilles des grandes puissances. La Chine ne courbera plus l’échine devant les forces étrangères et entend poursuivre sa dynamique. C’est pourquoi le président de la République populaire de Chine exhorte au rajeunissement national, à la fierté nationale et au patriotisme. Il invite les communistes à se nourrir de cette détermination qui fut naguère celle des fondateurs du Parti communiste chinois. Fondé dans la clandestinité en juillet 1921 par un groupe d’intellectuels, le Parti communiste chinois est en effet parti de 58 membres à ses débuts à plus de 95 millions de membres aujourd’hui. Seul parti au pouvoir depuis l’indépendance de la Chine en 1949, le Pcc est le leader sans partage de la scène politique en Chine. C’est donc à raison que le président Xi Jinping met le bilan du miracle chinois à l’actif du Parti communiste chinois. Un miracle qui aux yeux du monde ne fait l’ombre d’aucun doute. Agriculture, industrie, commerce, transport, numérique, éducation, pouvoir d’achat…, la révolution chinoise a embrasé tous les domaines en quelques décennies et hissé le pays à un rang respectable. Le bilan est élogieux mais l’ambition reste énorme et des défis restent à relever. Actualités 02 juil. 2021


Droits des femmes et santé sexuelle et reproductive: Un projet lancé pour impacter 2 320 filles à Parakou
Grâce au soutien de l’Ambassade de France près le Bénin, les droits des femmes et de la santé sexuelle et reproductive étaient au centre d’une rencontre à Parakou, mercredi 30 juin dernier. C’est dans le cadre du lancement d’un projet qui veillera à leur promotion dans la commune. Le lancement du Projet d’appui à la promotion des droits des femmes et la santé sexuelle et reproductive (Pap/Ssr) s’est tenu, mercredi 30 juin dernier à Parakou. Mis en œuvre, grâce à l’appui de l’Ambassade de France près le Bénin, par l’Association des jeunes pour le développement des arts et cultures (Adjac Ong), il vise à renforcer la connaissance par les filles de Parakou, de leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive, puis à leur faciliter l’accès à la consultation et aux soins médicaux. L’objectif, au terme de son exécution, c’est d’impacter 2 320 jeunes filles de la commune qui sont en situation d’apprentissage et âgées de 14 à 22 ans. Au total, 1 160 parmi elles bénéficieront d’une consultation médicale gratuite pour le dépistage de diverses infections sexuellement transmissibles, sans oublier leur prise en charge. Comme leur autonomisation vise à leur permettre d’avoir une source de revenus, 1 160 autres seront formées en fabrication de savon liquide amélioré. L’épanouissement de la fille Selon son coordonnateur, Mickaël Assogba, il s’articule autour de trois composantes essentielles. Il s’agit de lutter contre les violences faites aux filles et aux femmes, de leur favoriser l’accès à la santé sexuelle et reproductive et de veiller à l’insertion socioprofessionnelle de celles qui sont vulnérables. Le choix porté sur Parakou pour développer ses activités, a-t-il indiqué, n’est pas un hasard. En effet, chef-lieu du Borgou, département dans lequel le taux de connaissance et d’utilisation de la contraception estimé à 10 % est encore très bas, Parakou est caractérisée par une population jeune majoritairement féminine et fortement attachée aux valeurs traditionnelles et autres préjugés ou pesanteurs religieux et socioculturels. Dans le même temps, ses filles pour la plupart âgées de 14 à 22 ans ont une vie sexuelle précoce et sont très vite confrontées aux grossesses précoces, multiples et rapprochées menant souvent à des avortements clandestins, hypothéquant pour bon nombre, les chances d’une maternité heureuse. A cela s’ajoutent la déscolarisation, les mariages précoces, les maladies sexuellement transmissibles et la pauvreté qui les rend vulnérables. C’est l’insuffisance en informations et en assistance, assure Laurianne Salifou, représentante de l’Adjac Ong, qui conduit la majorité de ces filles à ne pas recourir aux soins de santé. Elle déplore leur méconnaissance de la gestion saine de leur sexualité et la non-prise en compte de l’éducation sexuelle au sein des ménages et sur les lieux d’apprentissage. Représentant les bénéficiaires, le secrétaire général du Collectif des artisans du Borgou, Fataï Sanni, a réaffirmé leur adhésion au projet. Tout en appréciant son bien-fondé et sa portée, la représentante du directeur départemental de la Santé du Borgou, Aoulatou Bio Djibril, le maire de la commune Inoussa Zimé Chabi et la référente de la Maison de la Société civile dans le Borgou, Caroline Adissotoun, ont exprimé leur gratitude à l’Ambassade de France près le Bénin, pour son implication aux côtés du gouvernement, dans le cadre de la promotion des droits des femmes et la santé sexuelle et reproductive. « Ce sera donc un travail de plaidoyer, de sensibilisation, de consultation, d’information et de formation qui se feront aussi bien avec les acteurs locaux que les filles sélectionnées dans tous les arrondissements de Parakou », a précisé le coordonnateur Mickaël Assogba. Dans la foulée, une séance a été organisée à l’intention des élus locaux de Parakou. C’est pour renforcer leurs capacités par rapport aux questions liées aux droits des femmes, à la santé sexuelle et reproductive. Société 02 juil. 2021


Flambée des prix des produits de première nécessité: « La situation est maîtrisable », selon Albert Honlonkou, Pr agrégé à l’Uac
Depuis quelques semaines, les prix des produits de première nécessité flambent sur le marché. Albert Honlonkou, professeur agrégé des Sciences économiques et de gestion à l’Université d’Abomey-Calavi, affirme que ce phénomène qui engendre la mévente et crée d’énormes difficultés aux petites bourses est dû à plusieurs facteurs. Il soutient que le Bénin ne peut connaître une crise alimentaire, car la situation est maîtrisable. Plusieurs produits de première nécessité dont le maïs, le gari, l’huile alimentaire, le haricot et autres ont connu, depuis quelques semaines, une augmentation de prix sur le marché. Albert Honlonkou, professeur agrégé des Sciences économiques et de gestion à l’Université d’Abomey-Calavi et enseignant chercheur, estime que la situation est maîtrisable. A l’en croire, les produits sont disponibles sur le marché mais ce sont les prix qui sont élevés et le problème important à résoudre est de faire correspondre cela avec le pouvoir d’achat des consommateurs. Se basant sur la disponibilité alimentaire au niveau local, l’enseignant chercheur fait savoir qu’il y a quatre facteurs qui entrent en jeu à savoir la production locale, les exportations, la pression fiscale et les effets de la Covid-19. En ce qui concerne la production locale, il souligne qu’une partie est complétée par les importations. « Lorsque nous ne sommes pas autosuffisants sur le plan alimentaire, on en importe. Mais il y a un autre phénomène, on exporte le même produit bien qu’on ne soit pas autosuffisant. Donc les exportations viennent en diminution des quantités disponibles sur le marché. S’il y a des gens qui proposent des prix plus élevés aux producteurs ou aux commerçants, ces derniers vont vouloir vendre à l’extérieur que de vendre localement. Ce qui va diminuer le produit sur le plan local ou bien les prix que l’extérieur est prêt à payer vont connaître une répercussion au niveau local », explique-t-il. Facteurs de pénurie Albert Honlonkou ajoute que les produits sont disponibles sur le marché et les commerçants veulent bien vendre mais ils cherchent à avoir une petite marge, ce qui amène les consommateurs à ne pas passer à l’achat. Il fait savoir que s’il y avait la possibilité de diminuer les prix pour pouvoir vendre et garder une certaine marge, cela permettrait aux vendeurs d’écouler leurs produits. Ce qui crée surtout la mévente, selon lui, est que les vendeurs qui ont acheté les produits à un prix plus élevé veulent les écouler encore plus cher. Au niveau de la production, il indique qu’il y avait eu pluie la saison écoulée ; or c’est la production dernière que les populations consomment actuellement sur le territoire national. « Je sais qu’il y a eu de problème de pluie par rapport à la saison en cours. Et là, on peut anticiper, c’est-à-dire que les producteurs qui vont vendre leurs produits se basent sur la rareté des pluies pour faire des stocks pour la consommation, ce qui crée toujours la rareté des produits », démontre-t-il. Abordant l’importation, l’enseignant chercheur souligne qu’il y a un certain nombre de facteurs qui entrent en ligne de compte. « Quand vous importez un produit de la France ou du Brésil, il peut y avoir un certaine hausse des prix à cause des taxes qui s’y ajoutent», note-t-il. Il informe qu’à cause de la Covid-19, l’assurance et les frais peuvent augmenter de prix, ce qui crée toujours une certaine hausse de prix des produits. « Au niveau de la douane, il y a des taxes qui s’ajoutent aux produits mais je ne pense pas que le gouvernement ait augmenté les taxes, ces derniers temps. On peut supposer que l’assainissement de ce secteur amène les gens à payer les vraies taxes », fait-il observer. Parlant des exportations, le professeur Albert Honlonkou révèle qu’il y a des projets qui encouragent les exportations des produits agricoles du Bénin vers le Nigeria, un pays qui connaît une pénurie par rapport à un certain nombre de produits de première nécessité. « Lorsque vous prenez certains départements qui sont frontaliers au Togo, des gens exportent l’huile de palme, le maïs et autres malgré la fermeture des frontières. Ce facteur peut aussi engendrer la pénurie», poursuit-il. L’enseignant chercheur indique que, si les prix des produits agricoles augmentent, ce sont les paysans qui gagnent et les citadins perdent. Mais il peut arriver, ajoute-t-il, que les paysans aussi perdent parce qu’il y a certains parmi eux qui produisent et ne vendent pratiquement pas sur le marché, c’est-à-dire qu’ils auto-consomment leur production. Il met aussi l’accent sur les vendeurs nets qui produisent en quantité suffisante, consomment une partie et revendent l’autre partie. Ces derniers, à l’en croire, vont gagner lorsque les prix seront élevés sur le marché. « En milieu rural, il y a des gens qui sont des consommateurs nets ; ce qui veut dire que ce qu’ils produisent ne suffisent pas et parfois, ils le vendent au moment des récoltes où les prix sont bas », dit-il. Ce qui fait qu’en période de soudure, ils sont obligés d’acheter le même produit à un prix élevé. Dans ce cas, ceux-ci vont avoir des problèmes parce que cela augmente leur niveau de pauvreté, vu qu’ils n’ont plus les moyens pour pouvoir s’acheter des produits qui se révèlent plus chers sur le marché. Baisse probable des prix L’enseignant chercheur annonce qu’il y a une saison en cours qui provoquera sûrement une baisse des prix au niveau de la production locale. « Je suis sûr que d’ici le mois d’août prochain, les prix vont baisser parce que les récoltes seront sur le marché », confie-t-il. Il note que les dons de produits vivriers que le Bénin reçoit souvent de ses partenaires peuvent permettre aux autorités de réguler un peu pendant cette période, les prix sur le marché et de cibler certains consommateurs qui ont de la peine à s’acheter les produits. Albert Honlonkou révèle que la politique agricole est une chose importante, car cela permet de savoir comment maîtriser l’eau pour pouvoir faire trois ou quatre récoltes dans une année. L’essentiel est de connaître les politiques intelligentes à mettre en œuvre pour pouvoir sortir de cette crise. Actualités 02 juil. 2021


Une du 02 Juillet 2021
Actualités 02 juil. 2021


Collecte des données cadastrales: Les résultats de l'appui aux couches vulnérables partagés
Pour intégrer les besoins spécifiques des couches vulnérables dans la collecte des données cadastrales, le Projet de modernisation de l'administration foncière a sélectionné trois Organisations de la société civile qui ont accompagné les groupes vulnérables des communes de N’Dali et Bohicon pour la prise en compte de leurs droits. Les résultats issus de cette mission d'appui ont été partagés, hier mercredi 30 juin, lors d’un atelier qui a réuni à Cotonou les acteurs de la chaîne d'enregistrement des terres. Partager les résultats de l’appui aux groupes vulnérables dans la collecte des données cadastrales dans les communes de Bohicon et N’Dali; c’est l’objectif de l’atelier auquel ont pris part les différents acteurs de la chaîne d'enregistrement des terres. Précisant le but des travaux, Kees van der Zanden, chargé du Projet de modernisation de l'administration foncière (Pmaf), indique qu’il ne s’agit pas de prescrire comment procéder mais plutôt de partager les acquis, de discuter de l’approche, d’échanger sur les attentes des populations vulnérables et de rechercher des solutions inclusives. Il soutient que la mise en place du cadastre national est un défi qui impose une démarche inclusive. « Il est alors question de mobiliser et de renforcer toutes les parties prenantes en l'occurrence les groupes vulnérables », va-t-il ajouter pour justifier la nécessité de la mission d’appui aux couches vulnérables. Ladite mission a démarré en octobre 2020 et a pris fin en mars 2021. Elle a été mise en œuvre par l’Osc Synergie paysanne retenue au plan national pour appuyer les deux Osc locales que sont Bcd Ong et Caddup Ong qui sont respectivement intervenues dans l’arrondissement de Sirarou (N’Dali) et celui de Passagon (Bohicon). Jerry Tchiakpè, chef de mission du Pmaf au niveau de l’organisation Synergie paysanne, fait savoir qu’au cours de la mission, beaucoup d'actions ont été mises en œuvre pour la prise en compte des droits fonciers des couches vulnérables. En outre, des sujets préoccupants ont été relevés et méritent une attention particulière pour la réalisation d’un cadastre national inclusif. C’est pourquoi, Clément Edah, représentant de l'ambassade des Pays-Bas, a invité les participants à faire de ce séminaire un rendez-vous d'échanges fructueux, de partage d'expériences, de partage de pratiques capables d'induire de bons résultats, de discussions enrichissantes pour la prise en compte des droits des couches vulnérables dans la collecte des données cadastrales. Les travaux ont notamment consisté au partage de l’approche d’intervention et des résultats de l’appui aux groupes vulnérables dans l’enregistrement des données cadastrales, à la présentation des sujets liés à l’enregistrement des droits des groupes vulnérables dans le cadastre national et à la définition de pistes de réflexion et de plaidoyer pour la réalisation d’un cadastre inclusif. Pour une révolution foncière inclusive Promulguée le 10 août 2017, la loi 2017-15 modifiant et complétant la loi 2013-001 portant Code foncier et domanial aborde la question foncière dans son entièreté et induit une modernisation radicale du cadre légal de gestion foncière au Bénin. Elle fait de l'Agence nationale du domaine et du foncier le cadre institutionnel de gestion du foncier et du domaine, et institue le cadastre national comme le système de sécurisation et de gestion de l'ensemble des documents administratifs et techniques décrivant la propriété foncière sur l'étendue du territoire national. Ainsi, la mise en place du cadastre national permettra de sécuriser l'accès à la propriété foncière et de professionnaliser le marché immobilier national par l'informatisation du système foncier et domanial. Pour appuyer l'opérationnalisation de cette réforme foncière, l'ambassade des Pays-Bas accompagne l'Andf dans la mise en place d'un système de gestion foncière durable et dans la réalisation du cadastre national à travers le Projet de modernisation de l'administration foncière. D'une durée de quatre ans, ce projet vise à contribuer à la sécurisation foncière de toutes les couches de la population béninoise et à la promotion des investissements privés dans une démarche participative qui inclut tous les acteurs de la chaîne d'enregistrement des terres. C’est pour intégrer les besoins des couches vulnérables dans cette révolution qu’une mission d’appui a été mise en place dans deux communes. A en croire Fabrice Kossou, chef du département des opérations foncières et techniques à l'Andf, la collecte et l'actualisation des données foncières dans les communes de N'dali et de Bohicon constituent la première phase du processus de modernisation foncière inclusive. Il annonce que les opérations vont s'étendre prochainement à dix autres communes? Société 01 juil. 2021


Mairie de Porto-Novo: La réforme des gares routières a payé
Les actions de réformes entreprises par le conseil municipal de Porto-Novo dans le cadre de la mobilisation de ressources propres portent déjà leurs fruits au niveau de gares routières de la ville où les recettes ne font que grimper. Le point des résultats a été fait lors de la deuxième session ordinaire du conseil municipal de Porto-Novo au titre de 2021 dont les travaux sont clos ce mercredi. Une recette de 18 118 600 F Cfa est enregistrée dès le premier mois de la mise en œuvre d’une réforme sur les gares routières de Porto-Novo alors que les prévisions annuelles du budget primitif 2021 de ces parcs automobiles sont estimées à 17 millions FCfa après une réalisation de 13 631 600 F Cfa en 2020. Ce point a été fait par le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, à l’ouverture des travaux de la deuxième session ordinaire de son conseil municipal au titre de 2021. Selon lui, ces résultats encourageants sont obtenus grâce aux nouvelles réformes, notamment l'opération hors parc et la délivrance systématique et sécurisée de ticket à tous les conducteurs de taxi dans la ville. Le maire note aussi un bond significatif dans la mise en œuvre des réformes au niveau «Passages divers véhicules», en collaboration avec la Commission permanente chargée de la sécurité, des transports, des infrastructures et équipements marchands pour l’amélioration des recettes. A en croire Charlemagne Yankoty, alors qu’en 2019 et 2020, les recettes des «Passages divers véhicules» s’élevaient respectivement à 311 mille F Cfa et 517 mille F Cfa, la stratégie mise en œuvre a déjà permis de recouvrer 1 915 500 F Cfa, soit plus du triple des recettes de 2020 en seulement trois mois d’intervention au cours de cette année. Le maire a fait part aussi des efforts du conseil municipal dans le domaine de la mobilisation des ressources fiscales. Il a fait savoir qu’un protocole a été signé entre la direction générale des Impôts via ses démembrements au niveau départemental et la mairie de Porto-Novo afin de booster la mobilisation des recettes au niveau des différents centres des impôts de la ville. Ce contrat définit les engagements réciproques des deux parties et fixe le montant prévisionnel des recettes à recouvrer par les Impôts au cours de l’année 2021. Toujours pour renforcer la mobilisation des recettes et la sécurité des personnes et des biens, un accent particulier est désormais mis sur la délivrance des permis de construire avant le démarrage de tout chantier de construction dans la ville. «Cette prescription légale, en même temps qu’elle renforce la mobilisation des ressources propres de la ville, elle permet également de s’assurer de la qualité des nouvelles installations immobilières implantées sur le territoire de la ville de Porto-Novo, en adéquation avec la nature du sol aux fins de garantir la sécurité des personnes et des bien », a souligné l’édile de Porto-Novo. Charlemagne Yankoty félicite tous les acteurs de cette avancée dans les réformes en matière de mobilisation des ressources propres au niveau de la ville. Il les appelle à davantage de collaboration pour repousser plus loin les limites de la performance pour la mobilisation des ressources sans lesquelles l’amélioration des conditions de travail ne serait pas une réalité de sitôt. Par Immaculée HOUEDETE (Stag.) A /R Ouémé-Plateau Société 01 juil. 2021


Journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique, édition 2021: Valoriser les résultats de recherche pour le développement
Le Centre béninois de la recherche scientifique et de l’Innovation (Cbrsi) a commémoré, ce mercredi 30 juin, à Cotonou, la journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique. Celle-ci permet aux acteurs concernés de faire le bilan des travaux de Recherche effectués et de les orienter de manière à les adapter aux besoins et attentes de la société. La communauté scientifique béninoise a commémoré, ce 30 juin, la journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique, édition 2021. Organisée par le Centre béninois de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Cbrsi), elle constitue une aubaine pour les scientifiques et chercheurs de faire d’une part, le point des travaux de recherches effectuées ou en cours sur une période donnée, et d’autre part, d’orienter des travaux de manière à les adapter aux besoins et attentes de la société. En effet, aucun développement sur quelque plan que ce soit, ne saurait être possible sans la maîtrise des bienfaits des Sciences et Techniques. Mieux vaut donc que les pays africains se lancent dans la recherche et valorisent ses fruits afin d’espérer atteindre le niveau de développement des pays du nord qui ont pris par cette même voie. C’est ce qu’ont compris les scientifiques et chercheurs africains en instituant, le 30 juin 1987, à Brazzaville, la journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique. Cette journée permet alors aux acteurs de célébrer la Science, la Recherche scientifique et l’Innovation. Le Bénin commémore cette journée depuis 1994. Cette année, elle coïncide avec la tenue des journées scientifiques du Cbrsi. «Nous nous réjouissons des nombreuses contributions enregistrées pour ces journées », affirme Professeur Félicien Avléssi, représentant le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), faisant ainsi allusion aux communications et autres interventions recueillies pour meubler les activités retenues dans le cadre de la célébration. Après avoir rappelé l’historique de la journée, Marc Kpodékon, directeur général du Cbrsi, adresse sa gratitude à la communauté scientifique nationale qui, dit-il, fait l’effort, chaque année, de contribuer activement par les nombreux résultats de ses travaux, à la résolution des problèmes de développement du Bénin. Il invite ses pairs à redoubler d’ardeur malgré les faibles ressources allouées à leur secteur. Toutefois, note-t-il, des réformes sont en cours pour corriger le tir. Par ailleurs, le directeur du Cbrsi attire l’attention de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, sur la nécessité de renforcer l’effectif du personnel de recherche et d’appui. Une doléance, sans doute, bien notée par le représentant de la ministre, Professeur Makpéhou Rogatien Tossou. En avant-première du bilan à dresser, il énumère quelques résultats enregistrés par la recherche en général et le Cbrsi en particulier, depuis l’avènement du régime de la Rupture, en 2016, sans oublier les réformes et actions en cours pour redynamiser ce secteur, gage du développement du Bénin. A plusieurs reprises, il a souligné à quel point le gouvernement actuel est attaché à la recherche et l’innovation. Après le lancement officiel de la journée, l’assistance a suivi une conférence inaugurale sur le thème : « Quelles démarches pour une meilleure contribution de la recherche scientifique au développement de l’Afrique francophone ? ». Une communication animée par le professeur Enoch Achigan-Dako, chercheur au Laboratoire de Génétique, Biotechnologie et Science des semences de l’Uac. Société 01 juil. 2021


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