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Nouvelles

Adoption du compte administratif 2020 à Banikoara: Un excédent de plus de 460 millions enregistré
Commencée, mardi 22 juin dernier, la deuxième session ordinaire au titre de 2021 du Conseil communal de Banikoara a pris fin ce jeudi. Avec le résultat positif affiché par son compte administratif, gestion 2020, adopté au cours des travaux présidés par le maire Bio Sarako Tamou, la commune confirme une nouvelle fois sa capacité d’autofinancement. Dans le cadre de sa deuxième session ordinaire au titre de 2021, du 22 au 23 juin, le Conseil communal de Banikoara a procédé à l’adoption du compte administratif, gestion 2020, de la commune, suivie de la détermination et de l’affectation du résultat. Il affiche un excédent de 462 958 771 francs Cfa. Avec cette nouvelle performance, Banikoara vient de démontrer qu’elle mérite bien son titre de commune ordinaire de type-1. Le compte administratif, gestion 2019, avait également affiché un résultat positif. Inutile donc de douter de la capacité d’autofinancement de cette commune. Plusieurs autres points étaient inscrits à l’ordre du jour de la session. En dehors de l’examen et l’adoption du rapport d’activités du maire au titre du 2e trimestre 2021, les conseillers se sont également penchés sur le compte rendu des séances d’échanges entre l’exécutif communal et la diaspora. Le rapport de la commission ad hoc chargée de faire des propositions relatives aux indemnités et traitements qui doivent leur être alloués, conformément aux textes en vigueur, n’a pas été occulté. Une communication sur la mise en œuvre de l’approche du développement conduit par les communautés (Dcc) leur a été présentée, sans oublier l’examen et l’adoption des rapports des commissions permanentes pour le compte du 2e trimestre 2021? Société 24 juin 2021


Hermann Langbénon, président de l’Association de lutte contre la drépanocytose au Bénin: « On ne peut pas sacrifier des générations au nom de l’amour »
La drépanocytose est un problème de santé publique qui affecte beaucoup de couples en Afrique. En attendant de trouver un remède définitif à la maladie, les jeunes qui envisagent de se mettre en couple doivent prendre en compte certains paramètres afin d’aider leurs partenaires à mieux affronter la maladie, mais aussi à ne pas s’exposer. Hermann Langbénon, politologue, président de l’Association de lutte contre la drépanocytose au Bénin, aborde le sujet dans cette interview. La Nation : Dans quelle mesure la drépanocytose peut affecter les couples ? Hermann Langbénon : La drépanocytose est une maladie génétique, handicapante et invisible. Il y a une difficulté à percevoir la douleur de la victime. Le sang, c’est la vie. Lorsqu’il n’est pas propre, c’est tout l’organisme qui est affecté. Se mettre en couple avec une personne atteinte de la drépanocytose suppose qu’il faut avoir beaucoup de patience, de persévérance et une attention particulière. Le sujet porteur de la drépanocytose est soumis à un régime spécial. Il doit veiller à une bonne hygiène sanitaire et à la survenue de la crise. Quels sont les facteurs déclencheurs de la maladie ? Le climat, les vêtements trop serrés, le stress, les repas déconseillés…. La drépanocytose est un problème particulier en couple. On demande plus de patience et d’acceptation de la part du partenaire sain. Lorsque le malade est sous l’effet de la douleur, il n’arrive pas toujours à se faire comprendre facilement. Dans certains cas, on pourrait même penser qu’il est en train de simuler la douleur. L’Afrique ne dispose pas encore de moyens suffisants pour prendre efficacement en charge la maladie. Les manifestations de la maladie diffèrent d’un patient à un autre. Le pourcentage d’hémoglobine anormal dans le sang varie d’un individu à un autre. Existe-t-il des risques sur les plans de la sexualité et de la procréation ? Aucune étude scientifique n’a encore révélé les risques sur la sexualité. Dans les pays développés, les gens utilisent un médicament qui peut affecter la fertilité de l’homme. Le drépanocytaire est constamment fatigué. Ce qui peut le rendre inefficace en couple. Quelles sont alors les chances pour les couples de rester durablement ensemble lorsqu’un membre développe l’une des formes graves de la maladie ? Tout est question de compréhension et d’amour au sein du couple afin d’aider l’un à partager la douleur de l’autre. Il est important d’informer les deux partenaires au début de toute relation. Il peut arriver que le drépanocytaire vive très bien sa vie de couple. Il suffit juste de prévenir les crises, d’être attentionné sur sa santé. Avec le temps, le partenaire sain finira par se ‘’familiariser’’. L’espérance de vie du drépanocytaire est estimée à 65 ans. Avec l’évolution de la science aujourd’hui et la prise en charge sanitaire, il peut vivre encore plus longtemps. On dit souvent qu’on se marie pour ‘’le meilleur et pour le pire’’ et que ‘’l’amour est aveugle’’. Quand on aime quelqu’un, c’est avec tout ce qu’il est et tout ce qu’il a. Le drépanocytaire est un individu à part entière. Est-il conseillé à deux amoureux de fonder une relation durable lorsqu’on sait que l’un développe l’une des formes graves de la drépanocytose ? Il est conseillé à un couple de se marier, même lorsqu’un membre est porteur du gène anormal. Cette union va davantage aider la personne malade à supporter les douleurs. La maladie est plus d’ordre sociologique que scientifique en Afrique. C’est pourquoi, dans ces conditions, on conseille aux couples de vite se marier. Le drépanocytaire a plus besoin de soutien pour mieux vivre avec la maladie. Peut-on donc conclure qu’il existe un risque zéro pour les enfants à naître ? La drépanocytose est une maladie héréditaire et génétique. Elle n’est ni transmissible, ni contagieuse. Les patients développant la forme SS, SC, CC, doivent nécessairement former leur union avec des partenaires de la forme AA. Dans ces conditions, tous les enfants ont la chance d’être AS. Lorsqu’eux-mêmes auront l’information, ils peuvent donner naissance à des enfants sains dans le futur. Je voudrais exhorter les jeunes fiancés à faire fi des stigmatisations, à toujours se faire dépister avant le mariage et à respecter les conseils du médecin en cas d’incompatibilité. On ne peut sacrifier des générations au nom de l’amour. Tout le monde est un malade qui s’ignore. Ce n’est pas une honte de naître drépanocytaire. Il faut que la société accepte les personnes atteintes de drépanocytose telles qu’elles sont. Certains employés éprouvent de la peine à être efficaces au service en raison de la stigmatisation et de la discrimination. Quel est l’apport de votre association à la lutte contre la drépanocytose au Bénin ? Nous avons pour mission de sensibiliser toutes les couches sociales aux conséquences de la maladie. Nous organisons des séances de dépistage et de don de sang avec l’aide des partenaires techniques et financiers. Nous venons en aide aux démunis en matière de prise en charge et d’éducation sanitaires. La mise en place des politiques publiques en faveur des personnes atteintes de drépanocytose va beaucoup soulager les cibles. Avez-vous l’impression que votre cause est entendue ? La Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose a été autrement célébrée cette année. Notre cause est de plus en plus abordée en Conseil des ministres. Le Centre intégré de prise en charge des nourrissons atteints de la drépanocytose du Cnhu en collaboration avec l’Oms a développé un programme pour le dépistage massif des jeunes à moindre coût au cours de cette édition. C’est une première au Bénin. La drépanocytose constitue aujourd’hui une priorité de santé publique à laquelle, il faut envisager des solutions à long terme pour soulager les malades. Santé 24 juin 2021


Partage d’expériences: La Haute cour de Justice du Bénin inspire le Mali
Une délégation de la Haute cour de Justice du Mali est en visite de travail au Bénin, du mardi 22 au samedi 26 juin prochain, pour un partage d’expériences avec son homologue béninois. Les travaux ont démarré ce mercredi à Porto-Novo, sous l’égide de Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué, présidente de la Haute cour de Justice du Bénin. Faire une lecture croisée de l’expérience de la Haute cour de Justice du Mali avec celle de son homologue béninois. C’est le but de la visite de travail d’une délégation de la Haute cour de Justice malienne en séjour au Bénin du mardi 22 au samedi 26 juin prochain. L’équipe est composée de Chérif Mohamed Koné et Tahirou Inagar Maïga, respectivement premier avocat général et secrétaire général de la Haute cour de Justice du Mali. Les travaux ont démarré ce mercredi par la visite au siège de l'institution à Porto-Novo. Occasion pour la présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué, de se réjouir de l’initiative de ses collègues maliens. Car, selon elle, il convient dans la vie d’une institution de la République de recycler les certitudes, en allant à l’école des autres. Puisque la perfection n’est pas de ce monde. La présidente de la haute juridiction salue la démarche de la Haute cour de Justice du Mali qui cherche à s’inscrire dans un processus d’excellence. « Je ne dis pas que le modèle béninois est forcément le meilleur mais il est toujours bien d’aller à l’école des autres », a expliqué Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué. Elle précise que cette visite intervient après celle qu’a effectuée en novembre 2019, l’ancien président de la Haute cour de Justice du Mali, Abderhamane Niang. Ce dernier, lors de son séjour au Bénin, rappelle la présidente de la Haute cour de Justice, avait exprimé des convictions fortes, notamment en réaffirmant que « s’il existe des Hautes cours de Justice vraiment à la hauteur de leur mission de juger des ministres et un président de la République un jour, ce sera la suppression de l’impunité ». Pour Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué, cette opinion exprimée avec un engagement absolu continue de résonner comme une invite à tous les acteurs impliqués dans la vie des Hautes cours de Justice à s’engager pleinement pour leur fonctionnement juridictionnel. Elle salue l’intérêt que la partie malienne accorde à la Haute cour de Justice du Bénin, la plus ancienne d’Afrique francophone. Copier le modèle béninois Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué souhaite par ailleurs que le Mali retrouve vite une parfaite stabilité dans l’intérêt non seulement des Maliens mais également de tous les pays de la sous-région. La première journée de travail de la délégation malienne a été meublée hier de plusieurs travaux. Les hôtes ont suivi une série de communications, notamment sur le fonctionnement d’abord administratif et ensuite juridictionnel de la Haute cour de Justice béninoise. Ils ont eu droit également à une séance conclusive qui a réuni l’ensemble des composantes clés de la haute juridiction notamment la présidente Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué, le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, un juge-conseiller, un juge-député, le ministère public et la chambre d’instruction. Ces différents échanges ont permis à la délégation malienne de mieux approfondir ses connaissances sur la Haute cour de Justice. Chérif Mohamed Koné, premier avocat général près la Haute cour de Justice du Mali s’est dit satisfait de la qualité des échanges qui étaient de très bonne facture. Il avoue avoir beaucoup appris et été édifié sur la Haute cour de Justice du Bénin. Au retour dans son pays, Chérif Mohamed Koné compte faire un lobbying pour engager la refondation des différents textes sur la Haute cour de Justice malienne pour la faire rapprocher de celle du Bénin. Avant de s’envoler demain pour le Mali, la délégation visitera, la Cour constitutionnelle à Cotonou et l’Assemblée nationale puis la Cour suprême à Porto-Novo. Le programme de séjour prévoit par ailleurs des visites touristiques, notamment à Ouidah pour découvrir un peu les merveilles du Bénin. Actualités 24 juin 2021


Ouverture de l’embouchure d’Avlo: Mission réussie pour le ministère du Cadre de vie
Prévus pour durer une dizaine de jours, les travaux d’ouverture de l’embouchure d’Avlo, dans la commune de Grand-Popo, ont pris fin un peu plus tôt, samedi 19 juin dernier. Le résultat des moyens mobilisés par le ministère du Cadre de vie et du Développement durable se situe au-delà des prévisions. Les populations riveraines des lagunes côtières touchées par des inondations retrouvent le sourire. Les travaux engagés dans le cadre de l’ouverture de l’embouchure d’Avlo dénommée la « Bouche du Roy » se sont soldés par un succès éclatant expliquant le retrait, un peu plus tôt que prévu, des eaux des exploitations agricoles, des habitations et des infrastructures communautaires. Les travaux engagés, jeudi 17 juin dernier, devraient permettre de désengorger l’embouchure, au bout d’une dizaine de jours, des tas de sable « sur une centaine de mètres ». Mais contre toute attente, la pelle mécanique et la drague mobilisées n’ont eu qu’à ouvrir deux tranchées, de six mètres chacune. Pour le reste, «Nous avons eu la chance que la lagune de Grand-Popo a parfait le travail », a expliqué Bernadette Ahouangbè Fanou, directrice départementale du Cadre de vie et du Développement durable du Mono et du Couffo. Elle détaille que de la dizaine de mètres d’ouverture qui a été réalisée, on est passé à 150 mètres deux jours après, soit le dimanche 20 juin. Ceci, du fait de la pression des eaux retenues au niveau de la lagune, ajoute-t-elle, déduisant que « le phénomène est rétabli ». Autrement dit, poursuit-elle, « tout ce qu'il y a comme eau du fleuve Mono, du fleuve Couffo, du Lac Ahémé drainée par les chenaux pour venir établir ici l'équilibre naturel par l'embouchure, c'est -à-dire passer par la lagune de Grand-Popo, toutes ces eaux sont déjà en train d'être drainées ». Le constat a été fait, lundi dernier, au niveau du pluviomètre implanté sous le vieux pont d’Onkwihoué, dans la commune de Grand-Popo. Peu avant, à Guézin, on constate aussi que le niveau d’eau a commencé par baisser de part et d'autre de la route inter-Etats. De même, selon la directrice départementale, les populations commencent par le ressentir dans leurs champs et au niveau de leurs habitations. Le bassin du fleuve Mono se présente comme un ensemble de vases communicants : le Lac Ahémé, le fleuve Couffo et le fleuve Mono communiquent entre eux et leurs eaux convergent vers la lagune de Grand-Popo afin d'être jetées dans la mer et le mouvement naturel continue, précise la directrice départementale du Cadre de vie et du Développement durable. Le bon moment A la faveur d’une première visite effectuée, jeudi dernier, sur le site de l’embouchure en vue de constater l’effectivité du démarrage des travaux, des cadres du ministère en charge du Cadre de vie ont justifié le temps mis avant de procéder à l’ouverture de la « Bouche du Roy ». Selon eux, il s’agit d’une décision qui se prend avec circonspection. Puisque les inondations ne sont pas perçues sous le même prisme selon que l’on est pêcheur ou acteur évoluant dans un autre secteur d’activité. « Quand il y a inondation, des populations ont également des avantages: les plaines sont inondées et cela augmente la productivité du lac, les poissons trouvent des abris, des espaces où ils se reproduisent davantage », explique Martin Gbedey, directeur général de l’Agence pour le développement intégré de la zone économique du lac Ahémé et de ses chenaux (Adelac). De ce fait, poursuit-il, « quand nous avons commencé à interroger, nous avons eu une part importante de la population qui a souhaité qu’on attende jusqu’à mi-juillet, qu'on laisse cette attitude du lac à reproduire ». Mais puisqu’il faut concilier les contraires, trouver le juste milieu, révèle le Dg/Adelac, les autorités ont décidé de ne pas attendre plus longtemps avant d’ordonner l’ouverture de la tranchée. Selon lui, l'Etat a répondu au « bon moment ». L’Adelac a pour mission principale la réhabilitation du lac Ahémé et de ses chenaux à travers des opérations de dragage sectoriel et partiel pour permettre à l'ensemble du plan d'eau de retrouver sa productivité et son écosystème normal. Il faut rappeler qu’une circulaire du ministère de Cadre de vie et du Développement durable avait appelé à la patience avant de passer à l’acte, jeudi dernier, alors que des voix s’élevaient pour demander l’ouverture un peu plus tôt de la « Bouche du Roy ». Environnement 24 juin 2021


Evaluation environnementale et sociale: Les premières campagnes lancées
José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, a lancé, mardi 22 juin dernier, les premières campagnes d’évaluation environnementale et sociale. C’est une initiative de l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe), soutenue par le gouvernement et dont la finalité est de promouvoir une gestion rationnelle de l’environnement. L’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) est soucieuse de la gestion rationnelle de l’environnement. Elle vient d’en donner le ton à travers le lancement des premières campagnes d’évaluation environnementale et sociale. Il s’agit d’impliquer les promoteurs et l’ensemble de la population béninoise dans l’appréhension de l’importance de l’évaluation environnementale et sociale dans la mise en œuvre des projets de développement et de vulgariser le tout nouveau e.service de délivrance des certificats de conformité environnementale et sociale, lancé officiellement le 11 mai dernier. Cette initiative permettra au Bénin de faire les choses dans les règles de l’art. « Ces dernières années, il a été constaté que plusieurs projets sont initiés au mépris des textes législatifs et réglementaires. Cette campagne permettra de mieux faire connaître les raisons des études d’impact environnemental et social, l’évaluation environnementale et sociale stratégique, le cadre politique de réintégration des populations, les audiences publiques », développe François-Corneille Kèdowidé, directeur général de l’Abe. Les textes sont assez explicites sur le sujet, mais tout se joue dans l’ignorance. « La loi-cadre sur l’environnement prévoit en son article 88 que nul ne peut entreprendre des aménagements, des opérations, des installations de plans, des projets et programmes et des ouvrages sans suivre la procédure d’impact environnemental lorsque cette dernière est exigée par des lois et règlements ». L’application de cette loi passe par la prise de plusieurs textes réglementaires dont le décret 2017-332 du 6 juillet 2017 portant organisation des procédures d’évaluation environnementale en République du Bénin qui présente en son article 3, les différents outils d’évaluation environnementale et sociale au Bénin. Selon Didier José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, la gestion rationnelle et durable de l’environnement est devenue une condition non négociable pour le gouvernement qui doit construire des infrastructures résilientes et promouvoir un développement durable. L’Abe est appelée à œuvrer pour traduire cette ambition en acte. « L’Agence béninoise pour l’environnement est en pleine restructuration pour répondre plus efficacement aux nouvelles exigences d’évaluation environnementale et sociale, mais aussi et surtout pour assurer diligemment un suivi plus rigoureux des plans de gestion environnementale et sociale qui en découlent », assure-t-il. «Aujourd’hui, les études d’impact environnemental et social, le certificat de conformité environnementale et sociale, les plans de gestion environnementale et sociale ne sont plus l’exigence des partenaires techniques et financiers seuls. C’est une conditionnalité qui gouverne la mise en œuvre intégrale du Pag», soutient-il. Ces outils sont valables aussi bien pour les promoteurs privés que pour la conduite des projets phares et pilotes du gouvernement. Au terme de la campagne, chaque participant aura une bonne compréhension des problématiques environnementales et leur prise en compte dans les différents projets. Ce qui permettra « la prise en compte des préoccupations environnementales dès la conception des projets, l’acquisition des connaissances sur les différentes procédures de mise en œuvre de ces outils conformément au décret 2017-332 du 6 juillet 2017 portant organisation des procédures d’évaluation environnementale en République Bénin, une bonne maitrise du processus de délivrance du certificat de conformité environnementale et sociale par la procédure e.service. Evaluation environnementale L’évaluation environnementale est toute procédure à la fois administrative et technique permettant d’assurer la prise en compte des enjeux et des risques environnementaux dans les processus de conception, d’appropriation, de planification, d’exécution, de suivi et d’évaluation d’une politique, d’un plan, d’un programme, d’un projet ou toute activité visant le développement socio-économique. Environnement 24 juin 2021


Fédération béninoise de Cyclisme: Don de matériels techniques aux cyclistes béninois
Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén), a procédé ce mercredi 23 juin à Cotonou à la remise de matériels aux cyclistes locaux. Ce lot de matériels, composé de huit caisses d’outils techniques et de vélos modernes a été offert par Team Africa Rising de l’Américain Jonathan Boyer. Don de Team Africa Rising, le lot de matériels sportifs composé de huit caisses d’outils techniques et de vélos a été remis aux cyclistes béninois ce mercredi 23 juin à Cotonou par Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén). A cette occasion, Romuald Hazoumè, président de la Fédération béninoise de cyclisme, a témoigné sa reconnaissance à Team Africa Rising de l’Américain Jonathan Boyer qui, ayant repéré l'équipe nationale de cyclisme en Érythrée lors d’une compétition, a pris l’initiative de l’accompagner. Selon lui, ce don fait suite à l’atelier de formation organisé au profit des mécaniciens à Porto-Novo. « Ces caisses d’outils techniques doivent servir à réparer les vélos des cyclistes béninois sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il déclaré. A l’en croire, ces vélos modernes peuvent permettre aux cyclistes de participer à des courses en salle. « Nous allons participer périodiquement à des courses sans engager beaucoup de moyens financiers», a-t-il poursuivi. Car, les athlètes peuvent participer à des compétitions depuis le Bénin. Satisfait de cet appui en matériel technique, Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén) se dit honoré de conduire cette cérémonie qui officialise la remise de ces joyaux à cette fédération. Pour lui, ce don de matériels de dernière génération rehausse l’image du vélo béninois. Selon lui, cet acte témoigne de l'ambition de Romuald Hazoumè, président de la Fédération béninoise de Cyclisme de porter haut l’étendard du vélo béninois. Il compte sur lui pour développer davantage le cyclisme béninois. A cet effet, Julien Minavoa le rassure du soutien du comité exécutif du Cnos-Bén. « Nous avons l'obligation d'accompagner les fédérations qui donnent les signaux de bonne gouvernance », a-t-il martelé. Il invite les cyclistes béninois à se mettre au travail afin d’être présents aux Jeux olympiques Paris 2024 où il souhaite que le Bénin positionne des cyclistes. « Vous avez tout et vous n'aurez plus raison de ne pas vous performer », a-t-il conclu. Sports 24 juin 2021


Appui au développement durable du secteur agricole: Des moyens pour renforcer les interventions des structures
Gaston Cossi Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a remis, hier mercredi 23 juin à Cotonou, des équipements et chèques aux bénéficiaires du Programme d’appui au développement durable du secteur agricole (Paddsa). Fruit de la coopération entre le Bénin et l’Union européenne, cette remise de moyens est la première d’une série prévue pour le renforcement des capacités d’intervention des structures du ministère de l’Agriculture. Du matériel roulant au profit de six structures du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, des équipements pour le système d’informations géographiques, du matériel de laboratoire au profit de la direction de l’élevage et des instruements de relevé des prix sur les marchés agricoles ont été remis, hier mercredi 23 juin aux bénéficiaires du Programme d’appui au développement durable du secteur agricole (Paddsa). Il s’agit d’un programme prévu pour une durée de cinq ans. D’un montant total de 45,9 milliards F Cfa, il apporte un appui budgétaire de 36,07 milliards F Cfa à la mise en œuvre de la réforme du secteur agricole et des politiques sectorielles associées et un appui complémentaire de 9,8 milliards F Cfa pour le renforcement des capacités et des actions pilotes de développement durable de l’agriculture. Dans son intervention, Mapolin Stévince Houessou, régisseur du projet (Paddsa), rappelle que la mise en œuvre du volet «Appui complémentaire centralisé» du Paddsa a démarré en 2019 par la réalisation de l’audit fonctionnel du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche aux fins d’évaluer et de mettre en œuvre les appuis qui lui sont nécessaires pour accompagner efficacement les réformes en cours dans le secteur agricole. Cet audit a abouti, à l’en croire, à la formulation d’un Plan de renforcement des capacités et d’un plan de formation de son personnel sur la période 2020-2022. La mise en oeuvre de ces deux plans constituait, selon lui, la feuille de route de l’appui complémentaire centralisé du Paddsa déclinée dans un document appelé «Devis Programme» et signé le 4 février 2020 pour un montant total de 1 857 840 000F Cfa destiné à des investissements au profit du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Transformation industrielle en vue Et pour encourager le secteur privé à investir dans le développement agricole du Bénin, Gaston Cossi Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a fait savoir que le gouvernement a engagé depuis le premier quinquennat, des réformes qui ont permis en cinq ans de modifier complètement le paysage institutionnel du secteur agricole, de recentrer les missions du ministère en charge de l’Agriculture et ses fonctions régaliennes et surtout d’instaurer une meilleure gouvernance pour l’attrait des investissements privés dans le secteur agricole. « Vous savez bien que le quinquennat 2016-2021 a permis de relancer notre économie en engageant sa transformation structurelle. Pour le chef de l’Etat, le mandat 2021-2026 sera celui de l’explosion économique de notre pays, le chemin le plus sûr est la promotion de la transformation industrielle de la production agricole, pour favoriser la création d’emploi et améliorer le bien-être de nos populations. C’est pourquoi, au niveau de mon département ministériel, nous avons opté pour une amélioration continue de l’efficacité de nos interventions surtout au sein des pôles de développement agricole pour garantir un accès équitable de nos services, aux exploitants et entreprises agricoles en phase d’installation de leur unité de production », a-t-il souligné. Gaston Cossi Dossouhoui a, par ailleurs, invité les bénéficiaires dudit projet à une bonne exploitation des équipements acquis et une gestion rigoureuse des subventions attribuées. Société 24 juin 2021


Mandat hautement social: L’Unajeb apporte sa contribution
L’Union nationale de la jeunesse béninoise (Unajeb) initie le projet « J’aime le Bénin » pour contribuer à la réussite du mandat hautement social du président Patrice Talon. Le projet entend d’une part, professionnaliser l’activité de taxi-moto, et d’autre part, instaurer un droit de permis de conduire pour tout conducteur d’engin à deux et trois roues. Il a été présenté à la presse, vendredi 18 juin dernier, à Cotonou. Anatole Ouinsavi, président de l’Union nationale de la jeunesse béninoise (Unajeb) et les membres de l’association, veulent contribuer à écrire l’histoire du second mandat du président Patrice Talon, afin que ce quinquennat « se termine avec brio ». Pour ce faire, ils ont initié le projet dénommé « J’aime le Bénin » qui ambitionne, d’un côté, de professionnaliser l’activité de taxi-moto. Ainsi, le projet prévoit que tout conducteur de taxi-moto bénéficie d’un « accès à des soins gratuits en cas d’accident et le choix entre une pension de retraite et un logement social dans une cité. Ceci, grâce à l’accompagnement de l’Etat », détaille le président de l’Unajeb face aux professionnels des médias. De l’autre côté, le projet entend contribuer à l’instauration d’un droit de permis de conduire pour tout conducteur de véhicule à deux et trois roues, sur l’ensemble du territoire national. « Ce droit de permis de conduire sera à un coût forfaitaire », rassure-t-il, avant de souligner que vu l’intérêt du projet, l’association souhaite son démarrage d’ici octobre 2021. Anatole Ouinsavi ajoute que l’Unajeb l’a déjà introduit à l’Assemblée nationale et qu’elle espère que la Commission des Lois élabore des textes appropriés qui permettront, au bout du rouleau, la mise en œuvre du projet. De l’analyse des membres de l’association, la réussite du «mandat hautement social» annoncé par le président Patrice Talon lors de son investiture, dimanche 23 mai dernier, à Porto-Novo, dépend de l’implication citoyenne de chaque Béninois. C’est pourquoi, en tant qu’association de jeunesse, l’Unajeb veut jouer pleinement sa partition, insiste Anatole Ouinsavi. Outre l’Assemblée nationale, le président de l’Unajeb annonce avoir introduit le projet « J’aime le Bénin » à la présidence de la République, la Cour constitutionnelle, la Cour suprême, au Conseil économique et social, au Médiateur de la République et auprès des services de la vice-présidente de la République. Anatole Ouinsavi félicite Patrice Talon pour ses œuvres de développement à la tête du Bénin tout en renouvelant l’engagement de l’association aux côtés du chef de l’Etat et du gouvernement pour la poursuite des réformes et grandes réalisations en cours dans le pays depuis 2016. Société 23 juin 2021


Promotion de la coopération décentralisée franco-béninoise: Les acteurs en conclave à Cotonou
Un atelier sur la promotion de la coopération décentralisée franco-béninoise s’est ouvert, ce mardi 22 juin, à Cotonou. Les échanges vont se dérouler en mode hybride entre les parties prenantes en France et au Bénin. Cette rencontre qui réunit une trentaine de participants, a été ouvert par le ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, en présence de son collègue en charge de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Raphaël Akotègnon. Etaient également présents l’ambassadeur de France au Bénin, Marc Vizy et le président de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), Luc S. Atrokpo. « Après un exposé de l’Ancb sur la décentralisation et les compétences communales au Bénin, les différents intervenants présenteront leurs rôles et les outils qu’ils proposent pour appuyer les élus à la création ou au renforcement de partenariats avec les collectivités locales françaises », précise un communiqué de l’ambassade de France au Bénin. Le même texte souligne que la coopération décentralisée permet d’associer des collectivités territoriales de différents pays afin qu’elles travaillent ensemble au développement local de leurs territoires respectifs. L’ambassade de France ajoute qu’au Bénin, l’on dénombre plus de 30 partenariats de ce type avec la cinquième République, qui mobilisent cette année environ un milliard 312 millions F Cfa. La représentation diplomatique se réjouit donc de ce que la coopération entre les collectivités béninoises et françaises a pu réaliser des actions concrètes de valorisation touristique du patrimoine à Abomey et Porto-Novo, d’accès à l’eau potable à Parakou, d’élaboration d’un plan d’adressage à Comè ou d’insertion professionnelle des jeunes des départements de l’Alibori et du Borgou. Les institutions concernées, en France, par le présent atelier, et qui interviendront en mode visioconférence sont l’Agence française de développement (Afd), la Délégation pour l’action extérieure des collectivités territoriales (Daect) logée au sein du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, l’association des élus Français d’origine béninoise (Aefob), l’ambassade du Bénin en France, et l’Association des maires de France (Amf), pour ne citer que celles-là.   Société 23 juin 2021


Réduction des cas d’accident de la circulation: Le permis de conduire bientôt obligatoire pour les motocyclistes
Plusieurs raisons expliquent la réccurrence des cas d’accidents sur la route. Alain Orounla, préfet du Littoral, souligne que l’une de ces raisons est la méconnaissance du code de la route. Et pour remédier à cet état de choses, les motocyclistes devront bientôt passer le permis de conduire. Le permis de conduire sera bientôt exigé des motocyclistes. « La préfecture travaille au rappel de l’obligation pour les motocyclistes de passer le permis de conduire. C’est déjà prévu dans notre règlementation. On va l’actualiser et étudier les conditions qui permettent qu’un motocycliste n’emprunte plus la circulation sans avoir une connaissance approfondie du code de la route », a fait savoir Alain Orounla, préfet du Littoral, lors d’une séance d’échanges tenue lundi 21 juin dernier à son cabinet. L’autorité préfectorale souligne qu’il est important pour les motocyclistes de disposer d’une parfaite connaissance du code de la route. « Comment voulez-vous que nous fassions cohabiter les automobilistes avec des motocyclistes qui n’ont aucune notion du code de la route. Nous souhaitons que l’obligation du permis de conduire à ces motocyclistes qui est prévue devienne réalité », note-t-il. Il informe que cette réforme annoncée ne va pas être mise en application de si tôt. « On ne va pas le faire aujourd’hui, sinon ce sera encore un tollé. Nous sommes en train de travailler avec les services compétents pour que cette obligation puisse être étendue sur le plan national dans les mois à venir », annonce-t-il . Société 23 juin 2021


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