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Nouvelles

Semaine de la diplomatie climatique au Bénin: L’environnement, un secteur pourvoyeur d’emplois
La semaine de la diplomatie climatique au Bénin a pris fin, jeudi 10 juin dernier à Cotonou par une série d’activités au nombre desquelles un panel d’échanges sur les opportunités d’emplois dans le secteur de l’environnement. Riches moments d’échanges entre jeunes, étudiants en formation et autres acteurs de la cause verte. Comme s’ils avaient longtemps rêvé d’une telle occasion, les étudiants et jeunes de Cotonou et environs se sont massivement déplacés au Canal Olympia de Cotonou, jeudi 10 juin, pour être entretenus sur les opportunités d’emplois dans le domaine de l’environnement. Visiblement, il s’y cache une mine d’opportunités peu ou pas connues. Le panel de haut niveau organisé par la délégation de l’Union européenne dans le cadre de la semaine de la diplomatie climatique était donc une aubaine pour mieux s’instruire sur le sujet. Face aux jeunes en quête d’informations, des personnes ressources bien averties du sujet. Habib Mémé, architecte, co-fondateur et président de l’atelier des griots, Hyppolite Hounnou, docteur ingénieur en génie électrique, Martial Kouderin, ingénieur agronome, directeur exécutif de Credi-Ong, et Julie Murel, responsable de Green keeper ont pendant environ une heure, expliqué à leur auditoire que les emplois verts existent au Bénin et sont davantage possibles si l’on y oriente les jeunes. Partant de leurs parcours et des expériences disponibles sur place, les panélistes ont aidé à faire comprendre à ces dizaines de jeunes, pour la plupart encore en formation, comment ils peuvent s’orienter vers les emplois qu’offre le domaine de l’environnement. Ils y ont tout à gagner, ont-ils pour l’essentiel assuré. «L’environnement est un secteur pourvoyeur d’emplois», insiste Hyppolite Hounnou. Le cas des panneaux solaires qui sont une réalité quotidienne, aussi bien pour l’éclairage public que pour celui domestique, constitue une aubaine parmi tant d’autres. Mais on ne peut se limiter à cela. Habib Mémé viendra compléter la liste des opportunités dans le secteur, avant que Julie Murel, partant de l’expérience de Green Keeper, notamment avec l’exploitation de la jacinthe d’eau douce, avec des exemples concrets, ne convainc l’auditoire de ce que l’environnement nourrit désormais son homme. Sauf que les jeunes ne se sont pas contentés d’écouter. Des préoccupations, ils en avaient et n’y sont pas allés du dos de la cuillère pour les exprimer. Celles-ci partent des formations aux besoins du marché, sans oublier les difficultés qui se posent à ceux d’entre eux qui s’essayent déjà. Des craintes, il y en avait aussi, mais elles n’ont pas leur raison d’être. Le ministère du Cadre de vie représenté à cette séance a promis d’être un soutien de taille.
Défendre la cause de l’environnement
La délégation de l’Union européenne ne sera pas non plus du reste. Assurance sera donnée de son total engagement à être du côté de ceux qui militent pour l’atteinte des 17 Objectifs de développement durable, notamment l’Odd 13. Cette tribune étant entièrement consacrée à la cause de l’environnement, elle donnera l’occasion au photographe Louis Oké Agbo de parler de son œuvre. Neuf clichés de l’artiste ont été exposés au public et l’artiste lui-même a eu le temps d’exposer sa singulière méthode de travail et la part active qu’il prend dans le combat pour la préservation de la couche d’ozone à travers son travail. Pour être plus complet sur cette séance, on mentionnera également la délibération du concours de production audiovisuelle organisée dans le cadre de cette semaine pour distinguer le meilleur film (de trois minutes au plus) sur pour la lutte contre les changements climatiques et la protection de l’environnement. Des neuf films en compétition, un trio de tête s’est dégagé avec des productions de grande facture, mais c’est finalement Alexine Gbèménou qui prendra le dessus et emportera le gros lot de la compétition.
Société 14 juin 2021


Banque ouest-africaine de développement : Braima Luis Soares Cassama nommé 2e vice-président
Le Conseil d’administration de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) a nommé le Bissau-guinéen Braima Luis Soares Cassama au poste de deuxième vice-président de l’institution pour un mandat de cinq ans, selon un communiqué de presse en date du 9 juin parvenu à notre rédaction. Sa nomination intervient au moment où la Banque s’attèle au déploiement de son troisième plan stratégique 2021-2025 dénommé « Djoliba ». Le nouveau promu devra contribuer à la concrétisation du vaste chantier de modernisation entamé en vue de s’aligner sur les standards internationaux et renforcer ainsi, la qualité de ses interventions au service des Etats membres. Précédemment conseiller économique à la Présidence de la République de Guinée Bissau, il fut ministre délégué au Trésor, chargé des Affaires fiscales et des comptes publics de la Guinée Bissau. Il a également occupé les postes d’adjoint au directeur des Institutions de crédit et de Financement de l’économie, puis adjoint au directeur des Activités bancaires et des Financements alternatifs au siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) à Dakar au Sénégal. Braima Luis Soares Cassama est titulaire d’un master 2 en Economie monétaire et financière obtenu à l’Institut supérieur de l’économie et gestion (Iseg), d’un master 1 en Sciences économiques de l’Université de Coimbra au Portugal, et diplômé du Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires (Cofeb) à Dakar.   Actualités 11 juin 2021


Présidentielle de 2021: Des acteurs déplorent les violences enregistrées
La société civile béninoise, les partis politiques de l’opposition et ceux de la mouvance déplorent les violences ayant entaché le processus du scrutin présidentiel d’avril 2021. C’est à l’occasion d’une soirée politique organisée par la fondation Friedrich Ebert Stiftung, ce jeudi 10 juin, sur le thème « Présidentielle de 2021 et après ? ». Lazare Sèhouéto, membre du parti Union progressiste (Up), Eugène Azatassou, vice-président du parti « Les Démocrates » et deux acteurs de la société civile à savoir : Joël Atayi-Guèdègbé et Ralmeg Gandaho, ont dressé, chacun de sa position, le bilan de la présidentielle d’avril 2021. Au-delà, ils se sont projetés dans l’avenir, notamment en formulant des approches de solution pour un climat politique apaisé entre l’opposition (radicale) et la mouvance. Ces quatre acteurs étaient en effet les invités de la soirée politique placée sous la modération du journaliste Georges Amlon. Une soirée qui a réuni un parterre de personnalités et de jeunes observateurs et animateurs de la vie sociopolitique et économique du Bénin. En termes de bilan de la présidentielle de 2021, les quatre débatteurs se sont attardés sur les points noirs du processus et ont déploré au finish les violences survenues notamment à Savè et Bantè. De l’analyse de Joël Atayi-Guèdègbé, l’on ne peut, en aucun cas, se satisfaire de ce qui s’est passé. Il s’agit de violences intolérables, fait observer cet expert en gouvernance. Au-delà des crispations, que faut-il faire pour un avenir politique apaisé, surtout entre l’opposition dite radicale et la mouvance présidentielle ? En lançant ainsi la balle, Georges Amlon demande aux quatre débatteurs de proposer des pistes à exploiter pour que la paix revienne. Trois des quatre invités préconisent le dialogue et la réconciliation. Reste à savoir qui de l’opposition radicale ou de la mouvance va se manifester en premier ou de qui viendra l’initiative. Lazare Sèhouéto estime qu’il revient au camp qui pense qu’il y a problème de se manifester. Il rassure à cet effet de la disponibilité et de l’ouverture des partis politiques soutenant les actions du régime Talon notamment l’Up. En revanche, Eugène Azatassou souhaite que l’initiative vienne du président de la République. Dès lors, indique-t-il, si les conditions pour un dialogue sont réunies, le parti « Les Démocrates » s’assoira autour de la table des négociations. Finalement, par où commence-t-on le dialogue ?, lance le modérateur. Les deux acteurs politiques maintenaient leur position de départ. Joël Atayi-Guèdègbé pense que l’opposition radicale ne doit pas forcément attendre le mot d’ordre du chef de l’Etat, et l’invite à formuler ses préoccupations, mais toujours est-il que le dialogue demeure la solution, notent la plupart des invités. Oui, le dialogue, mais surtout un dialogue de vérité et débarrassé de toute suspicion, insiste Ralmeg Gandaho. Joël Atayi-Guèdègbé partage cette approche et pense que le chemin de la tolérance, de la bonne foi, est fondamental pour mener à un dialogue sincère. De son avis, il faut un minimum de civilité entre les uns et les autres. Actualités 11 juin 2021


Production des données du secteur agricole: Formation des formateurs des agents du recensement national de l’agriculture
La formation des formateurs des agents du Recensement national de l’agriculture a débuté, hier jeudi 10 juin à Bohicon. C’est Gaston Dossouhoui, ministre en charge de l’Agriculture, qui a ouvert les travaux. Le gouvernement a mis en place des équipes sur le terrain dans le cadre des opérations de recensement national dans le secteur de l’agriculture pour la campagne agricole 2018-2019. L’objectif est de contribuer à la mise en place d’un système permanent de production des données de ce secteur. Une opération qui revêt une importance fondamentale pour le secteur agricole du Bénin. En effet, prévu dans le Programme d’action du gouvernement (Pag), ce recensement national de l’agriculture est une opération statistique destinée à collecter, traiter, analyser et diffuser des informations quantitatives et qualitatives sur l’agriculture dans tout le pays. Il permet, entre autres, de fournir des données sur la structure de l’agriculture, en particulier pour les petites unités administratives, en vue de constituer des référentiels aux fins de mesurer la dynamique du monde rural; fournir des données sur la typologie des exploitations familiales agricoles et organiser les informations collectées en banques de données sur le secteur. Le recensement national de l’agriculture s’inscrit dans la dynamique de faire du Bénin une puissance agricole. Il permet notamment de dénombrer les implantations agricoles avec pour finalité la mise en œuvre d’une cartographie censitaire. Le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale, Alastair Alinsato, a signifié qu’en prenant les rênes de la Commission nationale de supervision, il y a quelques mois, ses collègues commissaires et lui-même avaient pris l'engagement de poursuivre cette si belle et utile œuvre qu'est le Rna en accompagnant le bureau central dans la résolution des contraintes qui se dresseraient en cours de route. A sa suite, Alexandre Biaou, directeur des Statistiques agricoles, reconnait quant à lui que cette opération de collecte, la dernière du processus Rna, n'est pas la moins importante. Il explique qu’« elle vient compléter les données de structure collectées lors du module de base en fournissant des statistiques détaillées sur les maillons production, transformation et commercialisation des chaines de valeurs des principales filières de production animale, végétale et aquacole. Elle permettra ainsi d'établir de nouvelles références et d’évaluer au mieux la valeur ajoutée dans le secteur agricole». Ce qui est d’ailleurs confirmé par le ministre Gaston Cossi Dossouhoui qui a rappelé que cette formation des formateurs apparaît comme un creuset supplémentaire pour renforcer les aptitudes. Ainsi, il a invité les participants à s’approprier effectivement les modules préparés par les formateurs expérimentés, et qui permettront de simuler en milieu réel la mise en œuvre des différents questionnaires. Il est à noter que cette opération est l’instrument nécessaire pour connaitre à fond le secteur agricole. Le Rna sert surtout à mesurer l’impact des transformations sur les produits, l’environnement et les pratiques agricoles. Société 11 juin 2021


Immatriculation des organisations paysannes: La crédibilité assurée au-delà des nombreuses ouvertures
La formalisation des organisations paysannes, groupements et autres coopératives agricoles, à travers leur immatriculation, se poursuit au Bénin. Outre l’opportunité de sortir de l’informel, elle leur permet également de jouir d’un certain nombre d’avantages. Pour être reconnues, les sociétés coopératives doivent, conformément à la loi Ohada, se faire immatriculer. Méconnaissant cette procédure par le passé, celles qui existent au Bénin réalisent aujourd’hui la nécessité de se formaliser. Ainsi plus d’une centaine de ces coopératives dont 53 à Tchaourou, 52 à N’Dali et 13 à Gogounou, pour avoir réuni les conditions nécessaires, ont déjà eu droit à ce privilège. L’immatriculation d’autres est en cours et très prochainement, elles recevront également leur attestation. L’agriculture constitue la base de l’économie du Bénin. A ce titre, ceux qui l’animent doivent pouvoir bénéficier d’une grande attention et d’un meilleur accompagnement, en matière de renforcement de capacité organisationnelle pour quitter l’informel et intégrer le formel. L’obtention d’une attestation d’immatriculation par une coopérative agricole, explique le secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Innocent Togla, consacre définitivement sa naissance, son existence légale et légitime. «Les producteurs qui l’ont compris se sont constitués en coopérative. Pour se faire délivrer une attestation, ils ont rempli les formalités exigées », a-t-il poursuivi. Issaou Chabi Sara, président de la coopérative de production de riz ‘’Ankoua mon’’ de Sébou, arrondissement de Sanson, commune de Tchaourou, reconnait que cette immatriculation leur offre de nombreux avantages. « C’est une manière de nous aider à ouvrir des portes tant à l’intérieur qu'à l’extérieur», confie-t-il. « L’attestation va nous permettre de nous faire connaître, d’augmenter notre production et de l’écouler facilement sur les marchés », détaille le président Issaou Chabi Sara. En effet, pour avoir eu accès au financement, une coopérative agricole doit pouvoir justifier qu’elle l’est réellement. Du coup, elle peut mener ses activités, puis aller à la conquête de grands marchés. Ainsi, les coopératives agricoles détentrices d’attestation au Bénin viennent de faire un grand pas. Seulement, prévient Innocent Togla, ce n’est pas suffisant. « Maintenant qu’elles ont une existence légale, il ne leur reste qu’à travailler pour mériter leur nouveau statut à travers leurs activités. L’attestation leur offrira beaucoup d’ouvertures », a-t-il fait observer. Toutefois, il faudra s’assurer que les immatriculations effectuées sont effectivement inscrites dans les registres délivrés par les greffes des tribunaux. Ce qui renforce davantage leur crédibilité auprès des institutions de financement. S’agissant des 100 milliards F Cfa mis en place par le gouvernement à travers le Fonds national de développement agricole (Fnda), la priorité doit donc leur être accordée. Ce sera face aux commerçants qui ne sont pas du secteur. Société 11 juin 2021


Programme spécial d’insertion dans l’emploi: La 14e vague de candidats évaluée
De jeunes diplômés en quête d’emploi et d’expérience ont été auditionnés, hier jeudi 10 juin, dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin, par des jurys spécialisés et en présence d’entrepreneurs de différents domaines d’activités. C’est pour la sélection des candidats éligibles au profit des entreprises, dans le cadre du Programme spécial d’insertion dans l’emploi (Psie). Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, s’est rendu sur les lieux pour encourager candidats, jurys et entrepreneurs. Ils étaient bien nombreux, les candidats de la quatorzième cohorte du Programme spécial d’insertion dans l’emploi (Psie) qui ont passé, hier, le cap de l’évaluation. Diplômés de filières et domaines variés, environ trois cents jeunes postulants ont été jaugés par des jurys expérimentés sous le regard de leurs potentiels employeurs. « Nous avons émis des demandes et nous sommes là pour participer avec le panel, à la sélection des profils qui nous seront recommandés», renseigne Olivier Amen Adimou, Chef exécutif officiel d’un Cabinet de recherches et de développement des solutions informatiques. Olivier Adimou se dit intéressé et satisfait du Programme d’insertion dans l’emploi. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que son cabinet accueille des collaborateurs par le truchement de ce programme. « Nous avons déjà reçu huit candidats à la date d’aujourd’hui. Ce sont des candidats dont nous sommes satisfaits. Le challenge qu’il y a dans ce cadre, c’est que les entreprises doivent s’attendre à accompagner ces candidats, car il s’agit bien d’insertion dans l’emploi. Les candidats ne sont pas complètement expérimentés tel qu’on le souhaite en entreprise, mais avec beaucoup d’engagement et d’encadrement, ils donnent le meilleur d’eux-mêmes », fait-il observer. Il ne saurait en être autrement au regard de la détermination des candidats et de leurs compétences. Membre du jury de sélection, Léone Vignon, spécialiste en gestion des ressources humaines et coach en développement personnel et professionnel, soutient : « Nous recevons des candidats assez motivés qui souhaitent entrer en entreprise. Ce sont des candidats qui ont tout à fait le profil et les compétences pour les postes recherchés ». In situ, le ministre des petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi s’est assuré du bon déroulement de l’évaluation. Il rappelle que deux mille places sont disponibles alors qu’à l’étape actuelle, seulement 700 personnes ont été insérées. Le ministre Modeste Kérékou a alors invité tous les jeunes titulaires de diplômes professionnels à présenter leurs candidatures sur la plateforme numérique, avec l’assurance que la présélection et la sélection se font en toute transparence. Il exhorte également les entreprises à manifester leurs intérêts, car il y a de la compétence disponible.
Une opportunité pour candidats et entrepreneurs
Le Programme spécial d’insertion dans l’emploi (Psie), faut-il le rappeler, est une initiative volontariste du président de la République. Il vise à améliorer l’employabilité des bénéficiaires en vue de leur insertion professionnelle durable dans les nouveaux postes d’emploi créés grâce aux actions d’immersion et d’encadrement d’une part et à soutenir financièrement les entreprises d’autre part, par la prise en charge des salaires des titulaires des nouveaux emplois créés dans le cadre du programme. Le Psie intervient dans un contexte marqué par l’urgence d’agir pour améliorer l’employabilité des jeunes, tout en contribuant à l’amélioration de la compétitivité des entreprises. Charlemagne Lokossou, directeur national du Psie, assure : «Les retours par rapport au Programme spécial d’insertion dans l’emploi sont bons. J’en veux pour preuve que plus de la moitié des demandes d’emploi viennent des entreprises qui avaient déjà pris des jeunes diplômés dans le cadre de ce programme ». La spécialiste en gestion des ressources humaines Léone Vignon corrobore : « Le Psie est un bon programme. Il donne à beaucoup de jeunes qui sont sur le marché de l’emploi, la chance d’entrer en entreprise ».
Société 11 juin 2021


Relance de l’économie béninoise: L’Ifc réitère son soutien au gouvernement
La Société financière internationale (Ifc) entend accroitre ses opérations pour soutenir la croissance du Bénin. Sérgio Pimenta, vice-président pour l’Afrique et le Moyen-Orient de l’institution, l’a réaffirmé lors de sa visite de travail, du 7 au 8 juin dernier à Cotonou. Le Bénin peut compter sur la Société financière internationale (International Finance Corporation - Ifc) pour attirer plus d’investissements privés et relancer de manière durable son économie. Sérgio Pimenta, vice-président pour l’Afrique et le Moyen-Orient de cette organisation du Groupe de la Banque mondiale consacrée au développement du secteur privé, a réaffirmé cet engagement aux autorités béninoises, les 7 et 8 juin derniers, lors de sa visite officielle de travail, la troisième du genre depuis son installation. Pour ce faire, souligne l’hôte, l’Ifc entend accroître ses opérations dans le financement des petites et moyennes entreprises (Pme), mais aussi dans divers secteurs porteurs pour la création d’emplois et la transformation structurelle de l’économie du pays, aux premiers rangs desquels l'agro-industrie, le tourisme, les infrastructures ou encore les marchés financiers. Toutes choses qui réjouissent les ministres d’Etat Abdoulaye Bio Tchané chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale et Romuald Wadagni de l’Économie et des Finances avec qui il a échangé notamment. Le soutien actif de l’Ifc aux actions prioritaires du Programme d’action du gouvernement (Pag), ne fera pas défaut, a martelé M. Pimenta, en louant les efforts du gouvernement pour l’amélioration du climat des affaires. Cette politique met le Bénin sur les rails d’une croissance durable et inclusive, en attirant plus d’investisseurs privés, estime-t-il. Par ailleurs, M. Pimenta salue les « ambitieuses » mesures prises par le gouvernement pour faire face aux effets pervers de la pandémie de Covid-19, lesquelles ont permis d’atténuer les chocs sanitaires, sociaux et économiques induits par la crise. Actif au Bénin depuis 1999, l’Ifc a facilité plus de 300 millions de dollars de transactions ces dix dernières années dans les secteurs du commerce, de l’industrie et de la finance. Elle est également intervenue via son activité-conseil dans la structuration et l’exécution de partenariats public-privé (Ppp) dans les domaines des infrastructures portuaires, de la santé, de l’eau et de l’énergie, ainsi que dans l’appui aux réformes du climat des affaires. Afin de renforcer son soutien au développement du secteur privé béninois, l’Ifc a nommé en novembre 2020 un responsable pays permanent, en la personne de M. Cyndo Obre, pour assurer la collaboration avec le gouvernement, les partenaires et le secteur privé. Actualités 11 juin 2021


Achim Troster, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne en fin de mission: « Je laisse derrière moi un pays en plein développement »
L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne est en fin de mission au Bénin. Hier jeudi 10 juin, il était au cabinet du président de la République pour lui faire ses adieux et lui dire combien il est fier des changements que connait le Bénin ces dernières années. A l’heure où d’autres fonctions l’éloignent de la terre béninoise, Achim Troster, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin, se dit partagé entre deux sentiments. D’un côté, la joie et de l’autre la tristesse. Il éprouve de la joie parce qu’il a eu l’opportunité de rencontrer à nouveau le président Patrice Talon avec qui il a eu de bons moments d’échanges. « J’ai pu lui dire combien je suis rassuré par sa gouvernance », a confié le diplomate allemand à sa sortie du cabinet présidentiel. « J’ai exprimé au président Patrice Talon ce qui m’a le plus impressionné au Bénin, à savoir la dynamique en cours ces dernières années sous sa gouvernance », a-t-il déclaré. Achim Troster note également que sous le président Talon, on note une grande discipline dans le pays, et relève que les réformes opérées, quoique douloureuses, s’avèreront très bénéfiques pour le pays. « Je quitte le Bénin personnellement un peu triste parce que je laisse derrière moi un pays en plein développement avec beaucoup d’amis », confie-t-il aussi. Il garde de très bons souvenirs du pays, comme par exemple cette grande amitié avec laquelle il a été accueilli dans chaque localité béninoise. Depuis Grand-Popo à Malanville en passant par Tanguiéta, la gentillesse des populations reste un élément qui en rajoute à la fierté qu’éprouve l’ambassadeur allemand. C’est d’ailleurs là, ce qui fonde son autre sentiment à savoir la tristesse. Quitter cette chaleur ne le laisse pas sans émotion. « Je laisse le Bénin dans un état qui est beaucoup mieux que celui dans lequel je l’ai trouvé il y a quatre ans », apprécie-t-il. Achim Troster a en effet confié qu’il n’est pas admis à faire valoir ses droits à la retraite et que sa prochaine destination est déjà connue. Actualités 11 juin 2021


Lutte contre les maladies prioritaires et les épidémies: « Un bilan satisfaisant », dixit le ministre de la Santé
Le Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (Cnls-Tp) a fait, ce jeudi 10 juin à Cotonou, le point de ses activités sur la période 2016-2020. Le bilan est satisfaisant et les indicateurs encourageants, ont noté le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et les autres membres du creuset. L’année 2020 a été marquée par la gestion de la crise de Covid-19 mais les autres maladies n’ont pas été pour autant négligées. Mieux, « Globalement, les indicateurs par rapport aux maladies prioritaires et les épidémies sont en bonne voie : le bilan des cinq dernières années est satisfaisant », a laissé entendre hier Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. C’était à l’issue de la session consacrée au bilan 2016-2020 du Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (Cnls-Tp), tenue à Cotonou. En effet, les données publiées par l’Onusida en 2020 indiquent une régression de 15 % des nouvelles infections à Vih au Bénin depuis 2010. La prévalence tend à se stabiliser à 1,2 % dans la population en général. En ce qui concerne la tuberculose, le taux de notification effective est en régression, passant de 39 à 35 cas pour 100 000 habitants entre 2014 et 2018, selon les statistiques sanitaires nationales. La séroprévalence du Vih chez les patients tuberculeux est restée stable à 15 % depuis 2014 avec une légère baisse à 14 % en 2018. Les données du Système national d’information et de gestion sanitaire (Snigs) indiquent que l’incidence annuelle du paludisme grave connaît une baisse régulière sur les cinq dernières années, passant de 1,9 % en 2014 à 1,5 % en 2019. Selon les données de l’Agence nationale de la transfusion sanguine (Ants), la proportion de poches de sang révélées positives au virus à hépatite B varie de 7,56 % en 2013 à 5,98 % en 2019, et celles à hépatite C de 2,63 % à 1,25 % sur la même période. Des résultats probants sont également obtenus dans la lutte contre les maladies à potentiel épidémique : choléra, méningite cérébro-spinale, rougeole, paralysie flasque aiguë, fièvres hémorragiques (dengue, Lassa) et autres maladies concernant la santé animale (rage, charbon bactéridien), selon Dr Melchior Aïssi, secrétaire exécutif du Cnls-Tp. « Sur tous les fronts, nous avons enregistré des progrès relativement importants », se réjouit Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale.
Défis et actions à mener
« C’est vrai que nous avons des défis, des progrès à encore accomplir. Et pour cela, nous devons mettre tous nos moyens à disposition », reconnaît M. Bio Tchané. Le gouvernement travaille en ce moment, annonce-t-il, sur un programme à moyen terme qui va s’attaquer à des problèmes structurels au niveau de la santé : infrastructures, équipements et surtout les ressources humaines. Une des solutions, dévoile-t-il, c’est la mise en place des relais communautaires qui se déploient à travers une phase pilote dans douze communes avec l’appui de la Banque islamique de développement. Entre autres défis, indique Dr Melchior Aïssi, le paludisme reste la première cause de consultation dans les formations sanitaires : 46,1 %, selon l’Annuaire des statistiques sanitaires 2019. Il est question de réduire l’incidence annuelle du paludisme simple qui, après une diminution de 14,2 % en 2014 à 13,1 % en 2016, est repartie à la hausse en 2017 avec 15,2 % puis à 17,1 % en 2018. Sur la même période, le taux de létalité reste presque stable : 1,1 % en 2018 contre 1,2 % en 2014. Pour infléchir ces tendances, «Nous avons des initiatives qui sont en cours avec la nouvelle politique de santé communautaire que nous sommes en train de mettre en place pour pouvoir impacter positivement au niveau des ménages », confie Benjamin Hounkpatin. Ainsi, assure-t-il, l’hygiène et l’assainissement seront au rendez-vous et les malades seront rapidement orientés vers les structures sanitaires pour être pris en charge tôt afin de ne pas développer des formes graves de la maladie. Pour les hépatites virales, le Bénin demeure dans les zones d’endémies élevées. La vaccination pour tous les nouveau-nés a démarré et se poursuivra. En ce qui concerne le Vih/Sida, des pochettes de forte contamination existent, notamment dans les rangs des professionnelles de sexe (8,5 %), les hommes ayant des rapports avec d’autres hommes (7 %), les serveuses de bars et restaurants (5,2 %). Aussi, est-il important d’amener les populations à se faire dépister à 90 % au moins et que 90 % des cas positifs soient mis sous traitement pour atteindre une charge virale indétectable, préconise Benjamin Hounkpatin. « L’assurance-maladie du projet Arch (Assurance pour le renforcement du capital humain) qui permet de prendre en charge les pauvres extrêmes et non extrêmes, est également quelque chose de très important pour assurer une prise en charge efficiente de ces pathologies », estime le ministre de la santé.
Santé 11 juin 2021


Des valeurs citoyennes pour l’orientaton sociale d’une politique de développement: L’impact de la solidarité
Le Chef de l’Etat a décidé de donner une meilleure orientation sociale à la politique de développement qu’il mène depuis son accession à la magistrature suprême en 2016. S’il est vrai que sa nouvelle stratégie ne requiert pas un changement fondamental du système économique sous lequel les affaires publiques sont conduites jusqu’alors, du moins devra-t-elle s’accommoder de nouvelles valeurs pour la sous-tendre et garantir son efficacité. Nous proposions alors d’instaurer, sans avoir pu la justifier comme il convenait en raison des exigences de la presse écrite, la célébration d’une journée de solidarité pour soutenir l’orientation en question et terminions notre réflexion par les termes suivants : Dans un système démocratique, émettre des idées fait la quintessence de la vie sociopolitique. Ne pas les prendre en considération, tout au moins pour les examiner, c’est là qu’est le désagrément ». Dans la présente, nous justifions le bien-fondé du recours à la valeur solidarité.
De la nécessité de la prise en compte de nouvelles valeurs
A notre jugement, l’orientation dont il est question ne devrait pas être perçue sous le seul angle technique d’accroissement des investissements sociaux ou de renforcement des composantes sociales des projets de développement, mais aussi sous celui de la nécessaire adhésion et de la contribution du peuple en vue de sa réalisation. Et cette contribution ne peut se faire que par le biais de l’expression et de la prise en compte des idées venant aussi de ce peuple. Il est de ma profonde conviction que nous pouvons nous féliciter du fait qu’ici, en République du Bénin, nous sommes un champ verdi d’idées, mais que celles-ci finissent, trop souvent, par se laisser intimider et décourager, à leur corps défendant, par manque d’écoute. Nous sommes un champ verdi d’idées, autrement les réformes audacieuses et salutaires entreprises jusqu’alors par le régime en place n’auraient pu se faire. Mais, l’on devrait convenir que les idées ne sont pas l’apanage des seuls cabinets ministériels ; l’intellectuel ordinaire en a, le citoyen ordinaire en a aussi, et il sied de ne pas en faire abstraction ni de les balayer d’un revers de main sous le seul et fallacieux prétexte qu’elles ne viennent pas des décideurs. Autant le régime révolutionnaire de naguère a développé en nous la fibre patriotique, autant le régime de la Rupture développe en nous la confiance en notre intelligence collective ; aussi sied-t-il de ne pas contrarier ce mouvement dans les faits. De la nécessité de l’instauration de journées nationales thématiques L’Organisation des Nations Unies a instauré une multitude de journées internationales qu’elle invite la communauté internationale à honorer chaque année. Par ces journées thématiques, elle exhorte les gouvernants à sensibiliser leurs populations aux différents sujets de développement en vue d’un bien-être global de l’humanité ; cela sans préjudice des journées que pourront organiser les autorités nationales selon leurs besoins spécifiques. Notre pays a retenu depuis fort longtemps le bien-fondé de ce principe et a institué un certain nombre de journées de réflexion. Célébrer une journée de manière cyclique et régulière avec une thématique spécifique, c’est conscientiser le peuple sur un sujet, lui faire saisir et admettre l’importance du sujet pour le bien être-social et aussi son bien-être personnel, en définitive. Célébrer une journée devrait servir soit à promouvoir une idée à l’échelle nationale soit à renforcer une lutte que mène l’Etat contre un phénomène négatif qui freine l’épanouissement de l’individu, et partant, le développement. C’est une arme d’éducation sociale massive et de développement que l’on ne devrait pas mésestimer ; et c’est dans ce cadre que nos gouvernants successifs ont institué un certain nombre de mois, de quinzaines et de journées. Nous citerons entre autres, le mois du service public portant zéro dossier en instance dans les tiroirs, le récent mois du ‘’ consommer local’’ initié par le Conseil des ministres de l’Uemoa, la quinzaine de l’emploi, une défunte quinzaine de solidarité nationale, la journée nationale de l’arbre, la journée du Vodoun, et la journée des affaires sociales.
Nous suggérons l’instauration d’une journée de solidarité nationale
Nous nous sommes rendu compte que cette journée avait une histoire liée au sort que les deux derniers gouvernements ont réservé à la solidarité dans notre pensée politique et dans l’ossature gouvernementale de notre pays. En effet, ce fut en 2012 que la solidarité entra dans notre pensée politique en tant que valeur citoyenne avec la création d’un Haut-commissariat pour la solidarité nationale. C’est alors que l’on célébrait, non pas une journée mais une quinzaine de solidarité nationale. Mais en 2016, le régime de la Rupture rompit avec cette valeur en la supprimant de l’ossature gouvernementale et, semble-t-il, en la dissolvant dans les affaires sociales. C’est ainsi que dès 2016, nous avons renoué avec la célébration d’une journée des affaires sociales instaurée depuis 1988. Il est de notre opinion qu’affaires sociales et solidarité ne se recoupent pas. L’expression affaires sociales rime avec assistance et actions ponctuelles à l’endroit de populations spécifiques dans le besoin. La notion est donc objectivement sectaire, sans jamais pouvoir prétendre dégager une philosophie susceptible de rassembler le peuple dans son entièreté. Solidarité investit tous les domaines d’activités socioéconomiques. Elle est facteur de rapprochement des couches sociales dans un environnement national où les riches côtoient les les pauvres, où les moins pauvres côtoient les plus pauvres qu’eux et où les plus pauvres côtoient les pauvres extrêmes. La gestion des affaires publiques est par nature mais aussi par principe solidaire, et il me parait bien difficile de gérer une société à si grands décalages sociaux sans y injecter une bonne dose de solidarité. La solidarité est également un bon support au développement socioéconomique et notre peuple le sait. Lui qui a participé aux opérations des 120 jours pour équiper nos hôpitaux, aux opérations des 90 jours pour équiper nos centres de formation technique et aux quinzaines de solidarité pour venir en aide aux plus démunis ; ou qui a compris le bien-fondé de ces opérations, faute de n’avoir pu y participer. Dans le cadre de son soutien général au développement, la solidarité peut aussi se particulariser en servant de support à un système de partenariat économique public-privé. Elle intègre alors, de manière solidaire, des secteurs d’activités professionnelles différentes tout en étant complémentaires. La solidarité est aussi facteur de développement culturel et de transmission du savoir. Par développement culturel nous entendons l’enrichissement continu des connaissances en tous genres ; et ce développement est aussi bien assuré par l’enseignement dans les écoles que par la transmission empirique résultant du rapprochement des gens, tandis que la solidarité est, dans sa nature, facteur de rapprochement des gens. Il y a donc un lien fonctionnel entre la transmission du savoir et la solidarité. Lorsque je me rapproche de mon cuisinier et que je lui explique les bienfaits ou les ravages sur ma santé, de tel ou tel ingrédient qu’il introduit dans le repas qu’il me prépare, je l’éduque et j’élève son niveau culturel quand bien même de manière empirique. Lorsque je partage avec lui mes connaissances fraichement acquises sur la Covid-19 qui frappe le monde entier, je lui donne l’occasion de se mettre au même niveau d’information que moi et cela est acte de fraternité, sous bassement de la solidarité. Lorsque j’ai le courage et l’honnêteté de lui dire ses droits syndicaux et nos devoirs réciproques, nous nous rapprochons l’un de l’autre et nous nouons des liens de solidarité citoyenne. Toute transmission relève objectivement de la solidarité, et pour cause. Transmettre spontanément et gracieusement est un acte généreux et noble qui ne peut être mû que par un esprit de disponibilité à partager avec autrui ce que l’on sait aux fins d’élever son niveau de connaissance et de le rapprocher de soi, de quelque manière. Transmettre, c’est faire preuve de solidarité et aussi assurer le développement continuel du pays. C’est pour toutes ces raisons que nous souhaitons non pas le rétablissement d’une quinzaine de solidarité, mais la célébration d’une journée de solidarité qui sera inscrite sur le calendrier et fêtée chaque année de manière cyclique et à date fixe de sorte qu’elle s’imprime à jamais dans les esprits.
Comment promouvoir l’esprit de solidarité
La solidarité est une valeur citoyenne de base dont l’on devrait pourvoir l’esprit dès la tendre enfance. L’on devrait commencer par inculquer la notion aux enfants en puisant dans nos traditions empreintes de solidarité endogène et leur enseigner par manuels illustrés interposés, toutes les valeurs pouvant stimuler la solidarité, telles la tolérance, l’empathie et la gentillesse plus accessibles à leur entendement. C’est, au demeurant, la meilleure manière de les prémunir, mais aussi de les aguerrir contre l’esprit de méchanceté qui les guette et qui fera l’objet de notre prochaine réflexion en la matière. L’on pourrait regretter qu’une valeur aussi fédératrice de la nation entière qu’est la solidarité n’ait pas trouvé place dans l’ossature gouvernementale. La disparition du Haut-commissariat à la solidarité nationale a entrainé celle de la prise de conscience de cette valeur, d’autant qu’il n’y a pratiquement plus d’institution qui en arbore l’esprit. Mais l’on pourrait rétorquer qu’il existe un ‘’fonds d’aide à la solidarité nationale’’ dépendant du ministère des Affaires sociales et qui a pour mission de mener des actions de lutte contre la vulnérabilité, l’exclusion, mais aussi de promouvoir la réadaptation ainsi que l’intégration sociale des personnes handicapées. Il est alors évident que ce ‘’fonds d’aide à la solidarité’’ n’a pas la dynamique nécessaire pour aider à la réorientation de la politique du Chef de l’Etat. Et il convient de se demander, en considérant sa dénomination et son rôle, si c’est la solidarité nationale qui a besoin d’assistance ou si c’est l’assistance qui a besoin de la solidarité nationale. En tout état de cause, il est de ma profonde opinion que si le régime de la Rupture voulait entrer pleinement et de manière singulière dans l’histoire, il conviendrait qu’après la phase du développement tous azimuts, il matérialise à jamais sa phase sociale en instaurant cette journée de solidarité nationale. Par Candide AHOUANSOU Ambassadeur
Santé 11 juin 2021


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