La Nation Bénin...
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Des personnes dont le syndicaliste Laurent Mètongnon et l’administrateur des finances Youssao Saliou Aboudou, ont été déposées à la prison civile de Cotonou, dans la soirée de ce jeudi 23 novembre, suite à leur présentation au procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou.
Respectivement ancien président du conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), ancien directeur général du Budget par intérim, ils sont poursuivis dans l’affaire de placement de fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) à la Banque internationale du Bénin (Bibe), avec mandat de dépôt. D’autres inculpés sont poursuivis sans mandats de dépôt. Les personnes écrouées devront rester en prison jusqu’au 19 décembre prochain, date de l’audience de flagrant délit.
Me Ibrahim Salami, avocat de la défense, se dit surpris par cette décision, soutenant que « sur le plan du droit, le dossier est vide ». Il justifie son affirmation par le fait que « la preuve n’a pas été rapportée que les montants ont été remis » aux intéressés. « Donc, normalement en l’absence de preuve, on ne devrait pas aller plus loin, encore moins les mettre sous mandat de dépôt », estime le conseil. « A la rigueur, poursuit-il, on aurait pu décider d’un non-lieu ou alors les poursuivre sans mandat. » Mais le fait de les poursuivre avec mandat et les déposer dans des conditions aussi rocambolesques sont vraiment regrettables pour l’Etat de droit », déplore Me Ibrahim Salami.
Le Conseil des ministres, en sa séance du 2 novembre dernier, avait instruit le ministre de la Justice à l’effet d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des anciens dirigeants de la Cnss « qui ont commis des actes de gestion frauduleuse et bénéficié de commissions occultes et/ou autorisé des placements hasardeux à la Bibe, une banque déclarée en faillite par la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa)». Au total, sur la période d’avril 2014 à octobre 2015, a souligné le Conseil des ministres, plus de 17,5 milliards de francs Cfa ont été placés auprès de la Bibe, contre le versement de commissions d’un montant de plus de 71 millions F Cfa?
Claude Urbain PLAGBETO
Société 24 nov. 2017

L’Assemblée nationale du Bénin s’invite dans l’actualité internationale qui défraie la chronique. Il s’agit de la traite des migrants d’Afrique subsaharienne en Libye. Treize députés dont Guy Mitokpè, Gildas Agonkan et Nourénou Atchadé ont déposé, ce jeudi 23 novembre, une question d’actualité sur la table du président de l’Assemblée nationale.
Ils invitent le gouvernement à s’expliquer sur le phénomène qui suscite moult indignations dans le monde en général et l’Afrique en particulier. Des indignations qui sont soutenues, depuis quelques jours, par un documentaire présenté sur une chaîne de télévision américaine et montrant des Noirs d’Afrique subsaharienne en train d’être vendus aux enchères comme des biens marchands. Une situation que les initiateurs de la question d’actualité estiment « dégradante et humiliante ». « Nous savons par ailleurs que les Noirs qui sont vendus en Libye sont pour la plupart des émigrants clandestins qui cherchent à entrer en Europe en affrontant les flots mortels de la mer », note la question d’actualité signée des treize députés.
Selon eux, le phénomène n’a pas laissé indifférentes des personnalités africaines ou descendants d’Africains, l’Union Africaine ainsi que certains pays africains subsahariens dont la Côte d’Ivoire, qui ont condamné cet état de choses. Le gouvernement ivoirien serait même allé plus loin, selon l’interpellation, en affrétant un avion pour le rapatriement de ses ressortissants en Libye. Pour les députés, le développement de cette situation devrait aussi interpeller le gouvernement du Bénin. C’est pourquoi, ils veulent savoir les raisons du silence jusqu’ici de l’Exécutif béninois face à l’évolution de cette affaire et sa position officielle sur ce dossier concernant l’humiliation de l’homme noir. Il est demandé par ailleurs au gouvernement de dire à la Représentation nationale le nombre exact des compatriotes vivant en Libye et les motivations pour lesquelles il n’a pas pris des dispositions pour le rapatriement de ces derniers.
Les signataires de la question exigent que le président de l’Assemblée nationale étudie en urgence la convocation d’une séance parlementaire sur la question pour permettre au gouvernement de se prononcer sur leurs préoccupations.
Th. C. N.
Actualités 24 nov. 2017

Le projet du budget exercice 2018 du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique s’élève à 47,6 milliards F Cfa. Il est en régression d’environ 2 % par rapport à 2017. Ce montant a été dévoilé, ce jeudi 23 novembre, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia.
Selon lui, cette réduction qui n’est pas sensible n’entravera pas l’atteinte des objectifs assignés au ministère par le chef de l’Etat. Les 47,6 milliards serviront à réaliser en 2018 un certain nombre de projets ambitieux visant à concourir à la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national, prévenir les catastrophes et les gérer en cas de survenue, d’assurer la bonne limitation des frontières béninoises qu’elles soient maritimes ou terrestres. Le ministre Sacca Lafia n’occulte pas le projet de réforme concernant « la fusion de la Gendarmerie et de la Police nationales pour en faire une force unique plus dynamique, plus rationnelle pour concourir à la sécurité des personnes et des biens ».
Les questions de la criminalité avec violence et de la cybercriminalité qui prend de l’ampleur ont été également discutées hier lors de l’audition budgétaire. Les députés ont voulu en savoir sur les efforts du gouvernement pour venir à bout de ces phénomènes d’insécurité. Sacca Lafia dit les avoir rassurés, tout en reconnaissant que le Bénin est en décalage par rapport aux progrès technologiques. « Un clavier d’ordinateur est aujourd’hui aussi dangereux qu’un bazooka et aussi dangereux qu’une bombe atomique parce qu’à partir de Porto-Novo ici, quelqu’un qui a un clavier et qui sait s’en servir de façon malencontreuse peut arrêter une usine qui fonctionne en Afrique du Sud ou même aux Etats-Unis », illustre le ministre pour montrer la gravité des actes des cybercriminels. « La cybercriminalité, il faut s’en méfier de façon particulière », insiste Sacca Lafia, avant d’informer qu’il se tient actuellement à Lomé au Togo, une réunion des ministres chargés de Sécurité des pays du Conseil de l’Entente, particulièrement sur la question. Les autres pays de l’espace entendent profiter de l’expérience de la Côte d’Ivoire qui semble avoir une petite avance par rapport à la lutte contre cette forme de criminalité. « Nous voulons nous inspirer de l’expérience ivoirienne pour que, dans les mois à venir, on puisse installer une brigade spéciale de lutte contre la cybercriminalité au Bénin », assure le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.
Th. C. N.
Actualités 24 nov. 2017

Le budget du ministère de la Santé au titre de 2018 est en baisse de 15 %. En effet, il est évalué à un montant de 68,488 milliards F Cfa contre 81 milliards environ pour 2017. Le ministre de la Santé a défendu ce projet de budget, ce jeudi 23 novembre, devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Alassane Séïdou dit avoir déjà une idée claire de ce qui sera fait avec ce montant.
Au nombre des priorités pour 2018, le ministre cite : l’amélioration du plateau technique au niveau des centres de santé et à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, le recrutement du personnel, la réalisation des infrastructures et des réformes indispensables pour le bon fonctionnement du secteur sanitaire. Nombre de ces projets seront réalisés par des investissements privés à travers un Partenaire public-privé (Ppp). « Avec le budget 2018 qui est annoncé par rapport aux réalisations, nous irons largement au-dessus parce que dans le cadre du Ppp, beaucoup de choses ont été prévues », annonce Alassane Séïdou. Il évoque notamment des réalisations au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou, l’amélioration du plateau technique au niveau des centres de santé et la construction de cinq hôpitaux de zone. Ces travaux coûteront plusieurs dizaines de milliards F Cfa et seront réalisés dans le cadre du Ppp, confie-t-il. Il dit reconnaître avec les députés que ce budget est insuffisant au regard des problèmes et des défis du secteur. Ce qui témoigne de la bonne connaissance, selon le ministre Alassane Séïdou, par les parlementaires qui vivent dans le pays et dans le peuple, des difficultés du secteur de la santé au Bénin.
Th. C. N.
Actualités 24 nov. 2017

L’école supérieure de l’entrepreneuriat et de la prospérité « Esperanza » a présenté, ce mercredi 22 novembre à Cotonou, son plan stratégique pour la période 2017-2020 à ses partenaires. Conçu comme boussole devant servir de guide de référence au développement de cet établissement, sa mise en œuvre nécessite la mobilisation d’environ 2,25 milliards F Cfa pour rendre l’école viable d’ici 2020, estime le fondateur Pierre d'Alcantara Zocli.
L’école supérieure de l’entrepreneuriat et de la prospérité Esperanza s’inscrit dans la dynamique d’être « une institution d’éducation First class, bilingue, à vocation internationale relevant du partenariat public-privé et dédiée à la formation de la relève en entreprenariat et en leadership en Afrique ». Son promoteur Pierre d'Alcantara Zocli a souligné cette vision, ce mercredi 22 novembre, à la faveur de la présentation du plan stratégique 2017-2020 de l’école.
Esperanza entend favoriser l’émergence des valeurs entrepreneuriales au niveau de toutes les couches sociales de la population, puis contribuer au développement et à la mise en œuvre de nouvelles pédagogies dans le domaine de la formation en entreprenariat et en leadership. L’objectif visé, indique Pierre d'Alcantara Zocli, est de « promouvoir la prospérité en investissant sur le développement de l’entrepreneuriat dans le but d’autonomiser les jeunes et les femmes ».
Les étudiants de cette école de formation professionnelle ont la possibilité de préparer une licence professionnelle ou un master en science de gestion dans les filières : entrepreneuriat, hôtellerie, restauration et tourisme ; entrepreneuriat, comptabilité et finance ; entrepreneuriat, management des organisations ; entrepreneuriat, banque, finances et assurances ; entrepreneuriat, création et reprise d’entreprise. Le promoteur de l’école n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. « Mettre en place des formations promotionnelles et qualifiantes orientées vers les nouveaux métiers et ceux de l’avenir dont le numérique, le Digital, le ‘’Community Management’’, les nouvelles formes d’agriculture moderne pour mieux préparer les jeunes aux nouveaux métiers », telle est son ambition.
Mobiliser les ressources
La réalisation du plan stratégique d’Esperanza au cours de la période 2017-2020 nécessite la mobilisation d’au moins 2,25 milliards, estime son fondateur.
En effet, d’un effectif de 57 étudiants cette année, le promoteur espère recruter 110 étudiants pour l’année académique 2020. A cet horizon, Esperanza ne pourra faire face à ses dépenses et devrait malheureusement fermer ses portes avec plus de 71 734 406 F Cfa de dettes en 2019, si rien n’est fait, projette Pierre d'Alcantara Zocli. Il se veut cependant optimiste, comptant sur le renforcement du département coopération internationale. C’est dans ce cadre que s’inscrit la présentation du plan stratégique aux partenaires et aux facilitateurs potentiels. Le promoteur envisage de mettre l’accent sur les partenariats écoles-entreprises ainsi que les coopérations avec les autres écoles et universités étrangères dans le but de développer les aptitudes des étudiants et des mécanismes durables de sponsoring d’étudiants. « Dans le but d’offrir à notre pays une école supérieure en entrepreneuriat capable de faire évoluer positivement les mentalités vers l’autonomisation réelle de chaque citoyen et mettre un réel incubateur au service des jeunes, nous nous évertuons à nouer des partenariats stratégiques dans le but de rehausser la dynamique de l’esprit entrepreneurial au Bénin d’une part et d’autre part permettre aux plus démunis mais brillants étudiants de notre communauté d’accéder à l’enseignement supérieur de grande qualité », fait savoir Pierre d'Alcantara Zocli. Dans cette même veine, il entend continuer à promouvoir l’émission télévisée « Secrets de prospérité » initiée depuis 2007 pour susciter des vocations chez les jeunes et promouvoir l’entrepreneuriat.
Mais au-delà, la construction d’un campus Esperanza moderne préoccupe son promoteur qui souhaite que des infrastructures de formation cohabitent avec celles d’accueil, de loisirs, d’hébergement des étudiants et des professeurs étrangers. Il faut noter que le plan stratégique a été présenté au représentant de l'Union européenne, à l'ambassadeur du Maroc à celui du Japon accompagné de son conseiller?

Les avocats de Laurent Mètongnon ont animé un point de presse, ce mercredi 22 novembre à la Bourse du Travail, pour éclairer l’opinion publique sur la procédure judiciaire enclenchée à l’encontre de leur client gardé depuis bientôt une semaine. Pour eux, le dossier est politisé et le syndicaliste « injustement gardé à vue ».
Accusé d’avoir reçu des commissions occultes pendant qu’il dirigeait le conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale, le syndicaliste Laurent Mètongnon serait « injustement gardé à vue », selon ses avocats. Au cours d’un point de presse animé, ce mercredi, ces derniers, en l’occurrence Aboubacar Baparapé, Amos Akondé et Alfred Bokovo, avancent qu’aucune preuve matérielle ne permet d’incriminer leur client. « Il résulte de l’audition à la Brigade économique et financière, le 16 novembre 2017 du directeur général par intérim de la Bibe que, contrairement à ce qu’a dit le Conseil des ministres, la Bibe n’était pas en difficulté à l’époque et pouvait donc recevoir les dépôts à terme au même titre que les autres banques », a laissé entendre Me Aboubacar Baparapé. A propos de l’affirmation du directeur général de la Bibe qui dit avoir envoyé 2 500 000 francs Cfa en quatre tranches plus une bouteille de champagne qui coûterait 130 000 francs par un intermédiaire, Me Baparapé a affirmé que les enquêtes et confrontations entre l’inculpé et l’accusateur ont révélé que Laurent Mètongnon n’a jamais reçu le présent. Etant donné que « l’intermédiaire qu’a prétendu utiliser le Dg, a affirmé lors de son audition, n’avoir jamais reçu une quelconque commission pour Laurent Mètongnon », a-t-il signifié. Puisque l’affirmation du directeur général est le principal chef d’accusation de son client, Me Baparapé a déploré le fait qu’il n’y ait pas eu une confrontation entre celui-ci et son client. Le collectif des avocats signale que le renouvellement de la durée de la garde à vue de leur client est « inopportun, donc abusif ». « Ce dossier est vide », a clamé Me Baparapé.
« Nul ne peut être condamné avant d’être jugé », soutient Me Baparapé qui souligne également que les droits de son client sont constamment violés.
En partant de « la condamnation déjà prononcée par le Conseil des ministres au début de l’affaire, Laurent Mètongnon a régulièrement été privé de visite et « isolé de ses avocats », d’après Me Amos Akondé. Hormis cette situation actuellement réglementée par la juridiction suite aux protestations des avocats et au recours qu’ils ont formé près le procureur de la République, des documents confidentiels auraient été saisis à des fins inavouées à la suite de la perquisition de son domicile. « Outre les documents qui sont liés à cette affaire, on a emporté des documents personnels. Il s’agit de conventions de vente de domaines qu’il a acquis. Peut-être qu’avec le temps, les enquêteurs nous diront où ils veulent en arriver », a laissé entendre Me Akondé.
Me Alfred Bokovo, pour sa part, a déclaré à l’assistance que l’affaire Cnss, purement judiciaire est politisée.
Actualités 23 nov. 2017

Le président de l’Association interprofessionnelle du coton (Aic), Mathieu Adjovi, et Jacques Ayadji, directeur général des Infrastructures, ont procédé, ce mercredi 22 novembre à Djidja, au lancement des travaux de réhabilitation des routes intercommunales et des pistes rurales devant faciliter l’évacuation des productions agricoles
La forte délégation conduite par le président de l’Aic a été accueillie par le maire de Djidja, Théophile Dako visiblement heureux de voir sa commune choisie pour le lancement des travaux de réhabilitation par reprofilage de plusieurs pistes rurales. Cet aménagement routier permettra aux producteurs en général et ceux du coton en particulier de pouvoir sortir facilement leurs productions des champs.
Remises en état, les pistes rurales seront plus praticables pour soutenir le boom espéré cette année de la production cotonnière par l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) qui table sur 500 000 tonnes, après le record de 451 000 tonnes de la dernière campagne. Pour le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, il n’est pas question que le coton subisse des intempéries (mouille, incendie) pour une question de défection des pistes. C’est aussi la volonté du gouvernement soucieux du désenclavement des localités du pays.
Selon les explications du directeur général des Infrastructures, Jacques Ayadji, la commune de Djidja, l’autre bastion du coton qui a servi de cadre hier au lancement des travaux, bénéficie de 50 km de pistes en linéaire. Dans l’ensemble des départements du Zou et des Collines, il est prévu au total 229 km de pistes à réhabiliter. Au total, 1580 km de routes intercommunales sont concernées au plan national.
Prévus pour durer deux mois, les travaux sont confiés à neuf entreprises ayant déjà fait leurs preuves par le passé pour la qualité exigée en matière de réhabilitation des pistes rurales.
La réfection des pistes de desserte rurale, plus qu’une nécessité, est un enjeu de développement. L’une des décisions importantes du gouvernement est de mettre en œuvre le projet de réhabilitation de 4956 kilomètres de piste de desserte rurale sur le plan national. Dans le Zou, il est prévu 978 km dont 375 pour la commune de Djidja seule.
Promesse tenue
Au cours de ses descentes sur le terrain, l’Aic avait été interpellée plusieurs fois par les producteurs sur la réfection des pistes. Et les promesses faites indiquaient que les négociations avec le gouvernement favoriseront toutes les dispositions ainsi prises pour que les pistes soient réfectionnées avant le début de la campagne. Et ce sera désormais chose faite.
Le président Mathieu Adjovi n’a pas caché sa joie de voir des engins lourds en pleins travaux depuis la devanture de la mairie de Djidja pour s’étendre sur plusieurs kilomètres. Puis, du hameau d’Ablédji dans l’arrondissement de Monsourou, traversant bien d’autres hameaux, afin de permettre aux paysans de sortir facilement leurs productions vers les points d’écoulement et autres marchés. «Je suis très satisfait de ce que je viens de voir sur le terrain et souhaite que les entreprises retenues maintiennent le cap jusqu’à la fin des travaux. L'Aic est bénéficiaire de ces travaux puisque les cotonculteurs ont besoin des routes pour sortir le coton lors de sa commercialisation. Pour cela, il va falloir que le coton soit évacué à temps des champs vers les usines. D'où la nécessité et l'urgence de réfectionner les pistes qui sont dans un état de dégradation inacceptable et qui coupent les bassins cotonniers des usines », explique Mathieu Adjovi.
Le lancement des travaux de réhabilitation de ces pistes a été salué par Robert Sogni, le meilleur producteur de Djidja et président de l’Union communale des coopératives villageoises des producteurs de coton qui, au nom de ses pairs, remercie le gouvernement d'avoir tenu parole?

Les jeux universitaires du Bénin (Jub) édition 2017 ont été lancés, ce mardi 21 novembre au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou par le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky. C’est en présence du président du Comité national olympique et sportif du Bénin, Julien Minavoa et d’un nombre impressionnant d’étudiants venus de plusieurs universités publiques et privées.
La promesse du gouvernement du Nouveau départ de faire renaître le sport dans toutes les contrées et au niveau de toutes les couches socioprofessionnelles du Bénin, est en train d’être réalisée. Suite au championnat pluridisciplinaire des forces de défense et de sécurité relancé après une douzaine d’années de léthargie, c’est maintenant la reprise des jeux universitaires interrompus depuis également des années. Des jeux qui, selon le directeur de l’Office béninois des sports scolaires et universitaires, Donald Alexis Acakpo, s’aligneront sur l’ancien format et passeront désormais par les compétitions inter-facultés.
Il affirme que ces jeux qui permettront de renforcer l’effectif des équipes nationales regroupent cette année des équipes venues de seize universités publiques et privées, avec près de mille athlètes qui joueront plus de soixante matchs dans diverses disciplines telles que le basket-ball, le volley-ball, le football, le handball.
Les jeux universitaires intégreront une dimension régionale et internationale avec l’arrivée des équipes étrangères dont certaines se sont déjà annoncées pour les prochaines éditions. Au terme de chaque championnat, des équipes seront constituées pour participer à des compétitions statutaires.
Le président du Comité national olympique et sportif du Bénin, Julien Minavoa, félicite les promoteurs qui ont compris qu’à côté des cours académiques, il faut que les étudiants soient physiquement au point pour affronter les cours.
Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, rappelle que l’édition 2017 consacre la renaissance des jeux universitaires dont la tenue, traduit selon lui, la volonté du gouvernement qui a décidé d’aller à la recherche des talents partout dans le pays. Et pour y parvenir des classes sportives ont été créées. Aux compétiteurs, Oswald Homéky rappelle qu’au-delà de tout, il faut savoir se réjouir dans le fair-play.

Les députés Robert Gbian et Eric Houndété ont initié, ce mardi 21 novembre, une proposition de loi visant à régir le phénomène de la transhumance pastorale faisant l’objet d’affrontements cycliques sanglants entre éleveurs et agriculteurs.
Composée de 103 articles répartis en neuf titres, la proposition de loi portant sur la transhumance pastorale détermine les règles et les principes fondamentaux applicables en matière de pastoralisme aux fins d’en faire un outil de développement durable au Bénin. En effet, le texte, s’il arrivait à être adopté, permettra d’instaurer un cadre légal moderne et actuel pour le pastoralisme au Bénin. L’initiative de cette proposition de loi, à travers les motifs exposés par ses initiateurs, découle de la nécessité de lutter efficacement et de manière globale contre les nombreux défis auxquels sont confrontées les communautés pastorales. Ce cadre légal définit les orientations, les principes et les modalités pour combiner tous les éléments essentiels nécessaires à une meilleure compréhension des questions pastorales. Lequel renforcera la législation en cours notamment la loi n° 87-013 du 21 septembre 1987 portant réglementation de la vaine pâture, de la garde des animaux et de la transhumance caduque et obsolète depuis des années et ne permet plus de régler les problèmes du pastoralisme.
Aussi, la loi n°2013-01 du 14 août 2013 portant code foncier et domanial en République du Bénin ne règle-t-il pas clairement la question essentielle de l’accès aux ressources pastorales. Loin d’apaiser la méfiance des propriétaires d’exploitations familiales pastorales, elle suscite des inquiétudes quant à son application, relèvent les députés Robert Gbian et Eric Houndété dans leurs motivations. C’est donc dans ce cadre qu’ils ont décidé de conjuguer leurs efforts pour corriger les insuffisances de l’arsenal juridique en vigueur dans le domaine du pastoralisme à travers l’initiative de la proposition de loi afin d’apporter une solution durable aux problèmes qui minent le domaine pastoral au Bénin surtout dû à l’absence d’une réglementation sur l’utilisation des ressources pastorales adaptée. Tout en réglant les conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs, ce nouveau cadre légal jouera un rôle de catalyseur dans la promotion du développement des communautés pastorales. Il met en place un cadre institutionnel permettant de mobiliser les ressources politiques, économiques, financières et techniques nécessaires afin de rendre autonomes les communautés pastorales, pour qu’elles puissent mieux gérer leurs ressources pour leur propre avantage à long terme, relève l’exposé des motifs. Mieux, le monde rural va mieux se sentir avec l’avènement de cette proposition de loi qui se veut la réponse législative aux nombreux cris de détresse des éleveurs et des agriculteurs qui sont confrontés chaque année à des conflits sanglants.

A l’instar de ses autres collègues, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports a également défendu, ce mardi 21 novembre, le projet de budget de son ministère au titre de l’année 2018. Il est établi, selon Oswald Homéky, à la somme de 20,3 milliards F Cfa et prend en compte tous les secteurs de son portefeuille notamment le sport, la culture et le tourisme.
En termes d’actions phares dans le domaine du sport, le ministre cite l’opérationnalisation du programme « classe sportive », le programme d’association sportive communale et la construction des académies et d’infrastructures sportives dans les communes et les chefs-lieux des départements.
Dans le secteur culturel, Oswald Homéky inscrit au rang des priorités pour 2018, le projet de promotion des talents culturels à la base et la mise en œuvre de certaines réformes visant à permettre aux acteurs culturels de vivre de leur art et de profiter de leur talent.
Au plan touristique, le ministre promet le développement du tourisme avec l’opérationnalisation de l’Agence de promotion touristique placée sous-tutelle de la présidence. Cette agence sera plus en vue en 2018 avec la construction des palais royaux, le projet de construction des musées et le projet de la route de l’esclave à Abomey, Allada et Ouidah. « La station balnéaire, ce sera une première dans notre pays par le lac à Avlékété sur 4 km. Nous allons avoir les travaux dans la Pendjari qui vont se poursuivre et permettre au Bénin d’avoir à terme, le plus gros parc animalier de l’Afrique de l’Ouest », insiste Oswald Homéky. Le souhait, note le ministre, est de voir les acteurs aussi bien sportifs que culturels et du secteur du tourisme mieux se porter.
Th. C. N.
Actualités 22 nov. 2017