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Nouvelles

Face à la commission budgétaire au Parlement: Aurélie Adam Soulé Zoumarou dévoile ses priorités en 2018

Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a défendu, ce jeudi 16 novembre, devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale, les grands axes du projet de budget de son ministère au titre de 2018.

21,850 618 milliards F Cfa, c’est le montant du projet de budget gestion 2018 du ministère de l’Economie numérique et de la Communication (Menc). Il est en régression par rapport à celui de l’année 2017 en cours d’exécution et qui s’élève à la somme de 31,444 707 milliards F Cfa, correspondant à une baisse de 30,51 %. Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, était hier face à la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale où elle a défendu ce projet de budget. Selon elle, ce budget est réparti en dépenses ordinaires pour un montant de 4,831 997 milliards F Cfa et 17,018 621 milliards F Cfa en termes de dépenses en capital. Cette baisse, insiste Aurélie Adam Soulé Zoumarou, n’empêchera aucunement son ministère d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés par le chef de l’Etat. Bien au contraire, elle appelle des défis dans la conduite des missions du ministère, notamment la bonne gouvernance et l’efficience dans l’utilisation des ressources pour la réalisation des projets phares du Menc en 2018.
Au nombre des priorités pour 2018, le ministre insiste sur la matérialisation du projet de déploiement de l’Internet haut débit à travers la mise en place du réseau à fibre optique sur toute l’étendue du territoire béninois et le projet de passage à la Télévision numérique terrestre (Tnt). Aussi, ajoute-t-elle, le projet de mise en place d’un Centre national pour l’archivage audiovisuel et de presse et la mise en œuvre du Code du numérique déclaré conforme à la Constitution par la Cour constitutionnelle, sous réserve de la prise en compte de quelques observations. « Pour 2018, priorité sera donnée à la mise en place de l’ensemble des dispositions des textes réglementaires des politiques publiques qui vont découler de ce Code du numérique et la mise en conformité des textes existants à ce Code », confie le ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou à la presse au sortir de la séance de travail budgétaire avec les députés.
Elle compte également accorder une place de choix en 2018 à la poursuite et l’achèvement des réformes prévues dans le cadre de la Déclaration de politique sectorielle, la mise en œuvre de l’administration intelligente, la généralisation de l’usage du e-commerce, la généralisation de l’usage du numérique par l’éducation et la formation, la promotion et le développement de contenus numériques et la modernisation du secteur postal par des services numériques à forte valeur ajoutée.
« Je suis très heureuse et satisfaite d’avoir fait cet exercice cet après-midi avec les députés parce que cela m’a confortée dans le rôle stratégique du ministère de l’Economie numérique et de la Communication au niveau de notre pays », se réjouit Aurélie Adam Soulé Zoumarou. Elle salue les députés qui ont manifesté un grand intérêt aux questions touchant le sous-secteur de l’économie numérique et les médias, notamment par rapport à la baisse du budget 2018 du ministère. Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication espère compter sur l’apport du secteur privé et la restructuration de l’écosystème pour l’atteinte des missions dévolues à son département ministériel, à savoir la conception, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de la politique générale de l’Etat en matière d’économie numérique, de communication et des services postaux.

Actualités 17 nov. 2017


Colloque international de Biarritz: Sortie du programme Semis aux rencontres sur la diversité culturelle

Commencé le lundi 13 novembre dernier, le huitième colloque international de Biarritz, chantier Sud Nord, s’achève demain, samedi 18 novembre. Il est placé sous le thème « Etre femme d’ici et d’ailleurs ». La comédienne béninoise et animatrice de jeu d’acteur, Mariame Darra Traoré, y a été invitée dans la rubrique « Réalités ». Non seulement, elle a eu l’occasion, ce jeudi 16 novembre, de parler d’elle-même, mais aussi de Semis, un projet holistique dont elle est la coordonnatrice et qui reste une initiative de ‘’Germes de Pensées’’.

Le Bénin est à l’honneur à Biarritz, en France, avec la présence, depuis lundi 13 novembre dernier, de Mariame Darra Traoré au huitième colloque international considéré comme étant les Rencontres sur la diversité culturelle. Invitée dans la rubrique « Réalités », elle était hier, jeudi 16 novembre, devant un public de plus de 140 personnes venues du monde entier pour s’exprimer autour du thème « Etre femme ici et d'ailleurs » et parler de Semis, un projet holistique. A ses côtés, au niveau de cette rubrique, il y avait de grandes personnalités à l’image de Aïcha Deen Magassouba de la Guinée, Gacirah Diagne du Sénégal, France Guillain et Roti Maké de Tahiti, Caroline Sheehy et Martine Fordin, du Québec, puis l’écrivaine de renommée Kadhidja Benouataf.
Au milieu de tout ce panel de personnes ressources, Mariame Darra Traoré a eu l’occasion de parler d’elle-même en tant que femme portant un rêve, lequel a vu le jour dans un environnement incertain, depuis mai dernier. L’assistance a eu l’opportunité d’apprécier sa témérité, sa hargne de booster les choses, sa rage de s'exprimer et toute sa fougue d’amener la jeunesse à s'assumer, à faire ce que les politiques lui refusent désormais.... Elle a partagé sa vie de femme comédienne et directrice d'acteur au Bénin, Burkina, Mali et partout où elle donne des cours organiques de jeu d'acteur aux jeunes.
Avec elle, « Germes de Pensées », initiatrice du Programme Semis a donc réussi, ce jeudi 16 novembre, une de ses sorties majeures. Elle s’est davantage révélée au monde.
Le programme Semis, selon Mariame Darra Traoré, c’est des formateurs qui travaillent avec des jeunes acteurs de théâtre sur le jeu d’acteur, le corps et les techniques vocales. Conçu pour renforcer de façon efficace et efficiente la formation des jeunes dans les métiers des arts vivants plus précisément le théâtre, il se concentre sur trois corps de métier: les acteurs, les auteurs et les metteurs en scène. La formation sur le tas ne répondant plus suffisamment aux exigences du métier, il propose une formation intensive à la chaîne, en résidence avec une mise en situation et un suivi régulier. « Au regard de la volonté de notre génération de se hisser sur l’échiquier international, nous avons besoin que de tels projets naissent pour pousser la jeunesse créative. Du rêve à la réalité, le pas est grand », fait-elle remarquer.
Soutenu par l’Organisation internationale de la Francophonie, l’Office artistique de la région Aquitaine, la Ville de Biarritz, ce huitième Colloque international est placé sous le parrainage du ministère de la Culture et de la Commission nationale française pour l’Unesco. Outre la phase intellectuelle de ces rencontres qui prennent fin demain, samedi 18 novembre, il y a au programme, de nombreuses créations, du théâtre, des concerts de musique et du cinéma?

Actualités 17 nov. 2017


Conseil des ministres : Nouvelle réglementation sur les vitres teintées et vitres opaques

Le Conseil des ministres du mercredi 15 novembre dernier a statué sur des vitres teintées et vitres opaques des véhicules automobiles en République du Bénin et a ainsi décidé d’une nouvelle réglementation.

Plusieurs constats, de l’avis des membres du gouvernement, ont conduit à revoir la réglementation encadrant les vitres teintées et vitres opaques des véhicules. Il y a, entre autres, le constat d’inflation d’usage de véhicules automobiles à vitres teintées ou à vitres opaques ces dernières années et l’usage fait de ces types de véhicules par des individus malintentionnés pour commettre des forfaits. Une telle situation « est porteuse de risques d’insécurité car l’usage de ces voitures ne facilite pas toujours la tâche aux forces de sécurité pour empêcher ou élucider certains crimes ». Il s’avère par conséquent judicieux de réglementer la commercialisation et l’usage de ces véhicules afin de renforcer la sécurité intérieure de notre pays, estiment les membres du gouvernement. Au cours de leur conclave, ils en sont venus à prendre un décret pour réglementer l’utilisation des véhicules automobiles à vitres teintées et à vitres opaques dans notre pays. « L’Etat entend ainsi mettre en place un système adéquat de réglementation de l’importation et de l’utilisation desdits véhicules » afin de renforcer la sécurité intérieure dans le pays. Cette décision qui induira sans aucun doute un effet supplémentaire en ce qui concerne la sécurité des personnes et des biens pourrait être bien appréciée en cette période de fin d’année où la barre semble être mise assez haute pour aider les populations à fêter dans la quiétude?
J. F. M.

Actualités 17 nov. 2017


Assemblée nationale : Les députés s’approprient les réformes de la Police républicaine

Les députés étaient, ce mercredi 15 novembre, en séminaire d’appropriation des réformes de la Police républicaine. Les travaux se sont déroulés à l’hémicycle en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, qui avait à ses côtés des hauts gradés de la Police et de la Gendarmerie nationales.

Ce séminaire a été ouvert à l’intention surtout des députés membres de la commission des Lois de l’Administration et des Droits de l’Homme en charge de l’étude des deux projets de loi portant création et statuts de la Police républicaine, un nouveau corps qui naîtra de la fusion de la Gendarmerie et de la Police nationales.
En fait, l’atelier vise à outiller les parlementaires et à leur fournir toutes les informations nécessaires pour bien étudier ce dossier. Deux communications ont meublé hier les travaux. Le premier thème a porté sur « La Police républicaine : l’esprit de la réforme » et la seconde a trait à la présentation du contenu des projets de loi. Les deux communications ont permis aux députés de s’imprégner du contenu de ces deux dossiers en vue de son étude en toute responsabilité. Les travaux ont été ouverts par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété?

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 16 nov. 2017


Brouillage et piratage de Soleil Fm: Le Fsp dénonce une privation de la liberté d’expression

Après l’Union des professionnels des médias et l’Assemblée nationale, le Front pour le sursaut patriotique (Fsp) s’inquiète du brouillage et du piratage de la fréquence de la radio Soleil Fm depuis un mois. Il l’a fait savoir à la faveur d’une conférence de presse animée ce mercredi 15 novembre à Cotonou.

La radio Soleil Fm connaît un brouillage et un piratage de sa fréquence 106.0 depuis plusieurs semaines. A cela s’ajoutent les cas de Capp Fm, le lundi 6 novembre 2017, et du site du magazine L’Autre Afrique suspendu. En plus de cette radio et de ce magazine, la diffusion par la télévision Canal 3 Bénin de l’émission « 100 % Bénin » produite par une autre chaîne est interdite. Cette situation critique des médias devient inquiétante d’autant plus qu’elle prive les populations de la liberté d’expression, selon le Front pour le sursaut patriotique (Fsp). L’on assiste à ces genres de choses parce que les chaînes osent relayer les luttes et les cris de douleurs des travailleurs et du peuple du Bénin, croit savoir Jean Kokou Zounon, président du Front. Il indique que les commanditaires et l’origine de ces dysfonctionnements orchestrés sont encore inconnus.
«Il apparaissait clairement que le brouillage et le piratage de Soleil Fm n’étaient pas un hasard mais plutôt un acte prémédité et programmé dans le but d’empêcher les auditeurs de Cotonou d’avoir accès à des émissions dont le contenu dérange », fait-il savoir. Sinon, pourquoi le brouillage se ferait sentir à Cotonou et non dans les autres localités du pays, s’est-il interrogé.
Pour lui, le brouillage et le piratage persistants de Soleil Fm pose un problème de sécurité publique nationale au plus haut niveau. Ce qui inquiète Jean Kokou Zounon, les responsables politico-administratifs garants des questions de la sécurité ne réagissent pas promptement, indique le Fsp. Car, déclare-t-il, les autorités en charge de la sécurité ne peuvent se taire face au piratage d’une chaîne de radio située sur le territoire national pendant un bon moment sans s’inquiéter et sans réagir. Alors, il se pose le problème de sécurité d’autant plus qu’aujourd’hui, c’est la radio Soleil Fm et qui sait ce qui adviendra demain pour les autres chaînes de radio et télévision publiques et privées ? C’est pourquoi le Fsp exige l’arrêt immédiat du piratage et du brouillage des émissions radio et invite le peuple à être vigilant afin de garantir la liberté d’expression, la liberté de la presse et le droit à l’information?

Actualités 16 nov. 2017


Recherche de financement pour la construction des infrastructures : Le Bénin signe son entrée à l’Africa Finance Corporation

Le Bénin est désormais membre de l’Africa Finance Corporation (Afc), une institution multilatérale qui finance le développement des infrastructures en Afrique. La lettre d’adhésion a été signée par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, mardi 7 novembre dernier, selon l’Agence Ecofinance.

Le développement des infrastructures dans les secteurs des télécommunications, des transports, des ressources naturelles, des industries lourdes et de l’alimentation électrique préoccupe le gouvernement béninois. La recherche de solutions à ces préoccupations l’a conduit vers l’Africa Finance Corporation (Afc), une institution multinationale qui finance le développement des infrastructures en Afrique.
Selon l’Agence Ecofinance, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a signé une lettre d’adhésion à cette institution le mardi 7 novembre dernier. Et le Bénin devient ainsi le dix-septième pays membre de l’organisation panafricaine.
En effet, disposant d’un vaste littoral, le Bénin est un carrefour commercial pour la sous-région ouest-africaine. Il dispose d’énormes atouts commerciaux, notamment le port de Cotonou. Principale source de recettes publiques, le port dessert les pays de la sous-région enclavés tels que le Niger, le Burkina Faso et  le Mali. Toutefois, il se pose à lui de sérieux problèmes de transport liés à la qualité des infrastructures routières entre autres.
L’adhésion à la Société financière africaine devrait permettre au pays de dynamiser son secteur des infrastructures.
« Nous sommes heureux d’accueillir la République du Bénin parmi les membres de l’Afc », a déclaré le président du conseil d’administration de l’institution panafricaine, Andrew Alli. Pour lui, le Bénin bénéficie d’une situation stratégique. Et grâce à ce partenariat, souligne-t-il, le pays va être en mesure de réaliser pleinement le potentiel qui est le sien, en tant qu’important couloir propice aux activités économiques en Afrique occidentale. « Compte tenu des flux économiques régionaux, une fois pourvu d’une infrastructure adéquate, le Bénin est bien placé pour desservir tous les pays voisins de manière significative », a souligné Andrew Alli.
Pour le président du conseil d’administration de l’Afc, en tant que pays membre de l’Afc, le Bénin aura accès à l’expertise technique et aux ressources financières de l’institution, en matière de développement, de financement et d’exécution de projets d’infrastructures, dans les secteurs du transport, de l’alimentation électrique, des télécommunications, des ressources naturelles et des industries lourdes.
« Nous sommes enthousiasmés par les perspectives de partenariat avec l’Afc, qui vont nous permettre de piloter le développement des infrastructures au Bénin et en Afrique occidentale », a dit le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Pour lui, chacun le sait, il existe un lien direct entre les investissements dans les infrastructures et le développement économique. « Notre appartenance à l’Afc laisse présager un avenir prometteur pour le pays, et pour l’ensemble de l’Afrique occidentale », conclut-il?

Actualités 16 nov. 2017


Education inclusive de qualité pour tous: Ong et syndicats d’enseignants en conclave à Porto-Novo

Une table ronde se tient, depuis ce mercredi 15 novembre à Porto-Novo, sur la collaboration entre les syndicats d’enseignants et les Organisations non gouvernementales (Ong) actives dans le secteur de l’éducation pour un plaidoyer effectif au profit de l’éducation publique de qualité inclusive gratuite pour tous les enfants. Elle est organisée par la Fondation Reine Hangbé avec le soutien de la Coalition des organisations béninoises pour l’éducation pour tous.

« Collaboration Ong/Syndicats d’enseignants pour une éducation inclusive de qualité : enjeux et défis ». Ce thème est au cœur d’une table ronde qui réunit à Porto-Novo depuis ce mercredi 15 novembre, des acteurs du monde syndical du secteur de l’enseignement et des Ong actives en éducation et membres de la Coalition des organisations béninoises pour l’éducation pour tous qui pilote le projet. Pendant trois jours, les participants auront à réfléchir non seulement sur les voies et moyens pour contribuer de façon pertinente à l’atteinte de l’Objectif de développement durable (Odd) 4 mais aussi à attirer l’attention des décideurs politiques sur la nécessité d’un partenariat stratégique entre les syndicats d’enseignants et les Ong dans une synergie d’actions.
Victorine Djitrinou Kémonou de la Fondation Reine Hangbé salue la pertinence de cet atelier qui permettra d’insuffler une nouvelle dynamique au système éducatif béninois surtout en ce qui concerne l’éducation de qualité pour tous. Selon elle, les cadres de réflexion, de dialogue et d’actions multi niveaux de ce genre ont tout leur sens dans un contexte de « quasi échec de l’école publique, dû en partie à l’absence de volonté politique visant à faire de l’école publique de qualité le pilier essentiel du système éducatif d’une part, la prolifération d’établissements privés par des promoteurs favorables à la privatisation et à la commercialisation de l’éducation comme alternative d’autre part ».
Cette vision, poursuit-elle, cadre bien avec les différents engagements internationaux pris par le Bénin et aussi avec la Constitution béninoise en ses articles 8,12, 13 et 14 insistant sur le caractère obligatoire de l’enseignement primaire. Cette table ronde a aussi tout son l’intérêt d’autant que le volet « Education pour tous » a été inscrit comme axe stratégique n°5 du Programme d’action du gouvernement (Pag) qui révèle que « l’éducation est l’un des leviers sur lequel le Gouvernement compte agir pour le décollage économique du Bénin ». Ce qui passe par l’amélioration de la qualité, de l’équité et de l’inclusivité de l’éducation tout au long de la vie pour tous, insiste Victorine Djitrinou Kémonou. Toutes choses qui appellent des actions de plaidoyers concertées entre les différents acteurs de la Société civile et des syndicats pour l’atteinte des objectifs, salue la représentante de la Fondation Reine Hangbé. Elle sera appuyée par Thomas Cakpo, président de la Cbo/Ept qui a officiellement ouvert les travaux. Pour lui, l’éducation inclusive de qualité prend en compte toutes les catégories d’enfants même ceux à besoins spécifiques. Il se réjouit de l’ambition de ce projet qui vise à réduire voire enrayer la discrimination, la sous-scolarisation des filles et leur déperdition scolaire, l’iniquité dans le système scolaire, l’analphabétisme des parents d’élèves, la stigmatisation des personnes handicapées quelles que soient leurs conditions socio-économiques et culturelles. Thomas Cakpo remercie, dès lors, tous les partenaires techniques et financiers de l’éducation et le gouvernement pour tous leurs efforts en vue de doter le Bénin d’une politique éducative ambitieuse tenant compte des exigences du cadre de l’éducation 2030?

Société 16 nov. 2017


Contre la traite des êtres humains et l’exploitation des enfants: Les acteurs de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel s’arment

Cotonou a abrité les 14 et 15 novembre, une réunion régionale sur la lutte contre la traite des êtres humains et l’exploitation des enfants en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Initiative de l’Interpol, le projet vise à assister les pays concernés dans ce combat.

La problématique de la traite des êtres humains et de l’exploitation des enfants en Afrique de l’Ouest et au Sahel était au cœur de la rencontre régionale initiée dans ce cadre à Cotonou. La réunion consacre la formation d’un réseau solide et efficace en faveur de la lutte contre ces fléaux.
C’est une initiative de l’Interpol qui se focalise sur deux objectifs : renforcer les capacités des agents chargés de l’application de la loi à lutter efficacement contre la traite des personnes et apporter un appui opérationnel aux pays membres afin de démanteler des réseaux criminels qui opèrent dans le domaine de la criminalité.
Pour Innocentia Akpovo Monteiro, coordonnatrice du projet d’Interpol sur la lutte contre la traite des personnes au Sahel, le phénomène ronge l’humanité et viole gravement la dignité de la personne humaine.
« La traite des êtres humains est un crime qui touche directement la personne humaine, l’individu dans sa dignité. Ce crime aux contours multiples a des liens directs ou indirects avec d’autres formes de la criminalité transnationale organisées comme le trafic des migrants, le blanchiment d’argent, le trafic de la drogue, le trafic des armes », insiste-t-elle.
Elle explique que l’Afrique de l’Ouest, en particulier la région du Sahel est connue comme étant une région à la fois d’origine et de transit des migrants et des victimes de la traite à destination de l’Europe, des pays du Golfe. Autant de raisons qui confortent la position d’Interpol qui entend installer des dispositifs de veille contre le phénomène à travers les volets prévention, protection, répression et partenariat.
Entre autres outils entrant dans le cadre de la lutte contre le fléau, Innocentia Akpovo Monteiro souligne l’opération ‘’Epervier’’, conduite « au Mali, Niger, Mauritanie, Sénégal et au Tchad, dont la mise en œuvre a permis de secourir et d’assister plus de 400 personnes (adultes comme mineurs des deux sexes) et d’interpeller environ 23 trafiquants suspects ».
Pour le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, le choix de Cotonou pour abriter cette rencontre se trouve fondé. « Au cours des cinq dernières années, le Bénin a été un pays ouvert à la traite des femmes, des enfants et des hommes. Il est à la fois un pays d’origine de transit et de destination de la traite », relève-t-il. Il souligne que le phénomène est si préoccupant que « le département d’Etat des Etats-Unis dans son rapport sur la traite des personnes, éditions 2015 et 2016 l’a classé dans la catégorie des pays qui ne se conforment pas entièrement aux normes minimales pour l’élimination du phénomène sur son sol ».
Au terme de la réunion, les participants provenant de quatorze pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel ont formulé différentes recommandations à l’endroit des acteurs intervenant dans la lutte. Ils suggèrent aux organisations internationales d’appuyer les actions des différents acteurs en vue d’un bon rendement, de fédérer les actions des organisations internationales elles-mêmes dans le domaine de la lutte contre la traite des êtres humains. Ils invitent par ailleurs les pays membres n’ayant pas de législations relatives à la lutte contre la traite des êtres humains à s’en doter. Ils souhaitent également la mise en place d’un mécanisme opérationnel de suivi-évaluation dans ce cadre, l’organisation et l'intensification des campagnes de sensibilisation dans les langues locales des différents pays?

Société 16 nov. 2017


« Elite Brvm Lounge » dans l’espace Uemoa: Un programme pour accompagner le financement des Pme

Les petites et moyennes entreprises (Pme) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine ont un programme d’accompagnement pour leur financement. Dénommé « Elite Brvm Lounge », ce programme a été lancé, jeudi 9 novembre dernier à Abidjan entre les bourses de Londres, de Casablanca et la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm).

Trois places boursières ont décidé d’unir leurs efforts et de mutualiser leurs expériences pour accompagner les Petites et moyennes entreprises (Pme) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) dans l’amélioration de leur gouvernance, de leur gestion et de leur performance. L’objectif est de faciliter leur accès au financement de façon générale et au financement à long terme par les marchés de capitaux en particulier.
Elite Brvm Lounge, c’est le nom du programme de partenariat signé par les trois bourses, le jeudi 9 novembre dernier à Abidjan. Il s’agit d’un programme qui constituera une déclinaison régionale du Programme Elite développé par le London Stock Exchange Group et mis en œuvre actuellement sur le continent africain par la Bourse de Casablanca pour les Pme marocaines.
Selon un communiqué de la Brvm, Elite Brvm Lounge s’appuiera sur un écosystème propre à l’Uemoa et sera axé sur les besoins spécifiques des Pme de l’Union. La Brvm compte ainsi apporter sa contribution à la recherche de solutions à la problématique de financement des Pme dans la sous-région aux côtés des Etats, des institutions financières de développement, des banques et établissements financiers ainsi que des organisations du secteur privé.
En outre, précise le communiqué, Elite Brvm Lounge se positionne comme le programme de préparation des Pme à l’accès au troisième compartiment de la Brvm qu’elle compte ouvrir très prochainement avec des conditions d’accès allégées.
Pour le directeur général de la Brvm, Edoh Kossi Amènounvé, la Brvm permettra ainsi aux Pme de l’Uemoa d’accéder à des ressources longues qu’elles ne pourraient pas avoir autrement. Aussi, permettra-t-elle de renforcer la notoriété des Pme, d’accroître leur visibilité, d’avoir une valorisation permanente et de changer de dimension. Edoh Kossi Amènounvé estime que c’est à ce prix qu’elles pourraient être de véritables moteurs de la croissance, des créateurs permanents d’emplois et de richesses. Elles pourraient être ainsi des porte-étendards des économies nationales sur les échiquiers régional, continental et international, précise-t-il.
Quant au directeur général de la Bourse de Casablanca, Karim Hajji, il a estimé que le lancement de ce programme constituait la première concrétisation des travaux du groupe d’impulsion des marchés des capitaux de la zone Uemoa créé depuis juin 2015, en partenariat avec la Brvm. Il s’engage à ce titre, avec la Brvm, à accompagner chaque année une cohorte qui se composera d’une quinzaine d’entreprises.
La Bourse de Casablanca apportera, selon son directeur général, son expertise et son savoir-faire acquis afin de soutenir les entreprises africaines dans leur développement à travers Elite.
Le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre de Côte d’Ivoire, chargé du budget et du portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo, a salué la mise en œuvre de ce programme qui devrait contribuer à rendre le marché financier plus dynamique et faciliter l’intégration des Pme au système boursier régional.
Moussa Sanogo a fait remarquer que dans un contexte marqué par la prépondérance du secteur bancaire qui, représente à peu près 85 % des actifs du secteur financier, l’approfondissement du marché financier régional apparaît comme une alternative importante afin de diversifier les sources de financement et, in fine, faciliter la satisfaction des besoins des Pme.
Il faut rappeler qu’Elite Brvm Lounge est un programme unique conçu pour aider les entreprises les plus performantes et les plus ambitieuses à préparer et à structurer la prochaine étape de leur croissance. Le programme facilite et assure l'engagement à long terme entre les entreprises et la communauté d’experts, de conseillers, et d’investisseurs. Il a été développé par London Stock Exchange Group en 2012 et lancé au Maroc en 2015?

Economie 16 nov. 2017


Conseil des ministres: La directrice générale du Fmi en visite au Bénin du 11 au 13 décembre

Le Bénin s’apprête à recevoir un hôte de marque. La directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), Christine Lagarde, est attendue à Cotonou du 11 au 13 décembre prochain, a-t-on appris à l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi 15 novembre.

Le onzième directeur du Fonds monétaire international (Fmi) et première femme à diriger l’institution est annoncée à Cotonou du 11 au 13 décembre prochain. Christine Lagarde, selon nos informations, effectuera une visite officielle au Bénin. Elle aura l’occasion d’échanger avec le président de la République, Patrice Talon, et des membres de son gouvernement.
Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (Fmi) avait approuvé au profit du Bénin en avril dernier, un programme dont l’objectif principal est d’accompagner les réformes du Bénin, d’asseoir la crédibilité de notre pays et de créer les conditions pour la transformation structurelle de l’économie. Une mission de l’institution qui avait séjourné fin mars 2017 à Cotonou avait noté, avec satisfaction « que le programme est solidement sur les rails et tous les critères convenus avec le gouvernement ont été respectés ». A l’occasion, les réformes du gouvernement avaient été traitées d’« ambitieuses » et le Fmi en tant qu’institution avait décidé d’accompagner leur mise en œuvre de ces réformes. « Nous avons noté une gestion rigoureuse des dépenses publiques, ce qui a permis d’assainir les finances publiques d’une manière très crédible », avait salué le représentant résident du Fmi au Bénin, Karim Barhoumi. Ces préoccupations seront certainement à nouveau discutées lors de la visite de la première responsable de cette institution.
Le 5 juillet 2011, Christine Lagarde est devenue la première femme à occuper ce poste de directeur général du Fmi. Le 19 février 2016, le Conseil d'administration de l’institution lui a renouvelé sa confiance pour un deuxième mandat de cinq ans à compter du 5 juillet 2016. La soixantaine, cet ancien ministre français de l'Économie, des Finances et de l’Industrie est mère de deux enfants?

Actualités 16 nov. 2017


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