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Nouvelles

Réflexion sur la rationalité, l’endoctrinement et le fondamentalisme: Universitaires, société civile et mouvements de jeunesse mobilisés
La sixième édition de l’atelier de réflexion et de formation de l’Institut des artisans de justice et de paix a été bouclée, vendredi 21 mai, par une rencontre qui a mobilisé des universitaires, des acteurs de la société civile, des mouvements de jeunesse et des organisations professionnelles. En partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer et l’Université d’Abomey-Calavi, cette initiative a été un moment de réflexion sur la rationalité, l’endoctrinement et le fondamentalisme. « La rationalité promue à l’université face au défi de l’endoctrinement et du fondamentalisme ». C’est le thème autour duquel ont été mobilisés des universitaires au rang desquels les professeurs Paulin Hountondji, Maxime da Cruz, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, des acteurs de la société civile, des mouvements de jeunesse, vendredi 21 mai. C’est dans le cadre de la 6e édition de l’atelier de réflexion et de formation de l’Institut des artisans de justice et de paix. Selon l’Abbé Colbert Goudjinou, directeur de l’Institut, l’atelier a pour objectif de voir comment l’université pourra être en avant-garde pour qu’aucune théorie, aucune doctrine ou endoctrinement ne s’imposent ni n’imposent leur loi mortifère sur notre continent. Ceci ne sera possible qu’à la seule condition qu’ils ne trouvent aucun répondant dans la jeunesse soucieuse du respect de chaque personne, qui qu’elle soit et de quelque obédience dont elle soit issue, selon le prêtre. Le père Colbert Goudjinou a rappelé que, cette année, l’institut en collaboration avec ses partenaires a mobilisé des universitaires et des mouvements de jeunesse pour approfondir ce thème qui, selon ses explications, est inséré dans la trame de l’histoire d’une Afrique marquée par la traite négrière et d’autres formes de blessures contre la dignité de la personne humaine. Le prêtre souligne que si la religion qui est une dimension de la vie humaine et qui est censée mettre en lien avec la transcendance devait jouer son rôle, elle ne saurait rentrer dans le rapport falsifié ou instrumentalisé de la croyance qui dégénèrerait en fondamentalisme ou en endoctrinement.
Constituer le rempart
De même, pousuit l’abbé Colbert Goudjinou, si l’Université censée collaborer à la structuration la plus élevée possible des diverses opportunités d’un pays joue son rôle, c’est à la condition qu’elle aide à affronter sur le terrain de la rationalité et de la rationalisation les questions de l’homme et de la société. L’humain est donc son paramètre intérieur et son baromètre. « Nous demeurons dans cette pensée de voir à partir de cette initiative l’université du Bénin en toutes ses structures publiques et privées devenir un rempart contre l’irrationnel de l’endoctrinement et du fondamentalisme », estime-t-il. Mounirou Tchacondoh, représentant la Fondation Konrad Adenauer, note avec intérêt que l’atelier contribue, à travers des discussions ouvertes et équilibrées, à identifier des valeurs cardinales communes à promouvoir dans les hauts lieux de savoir afin de renforcer le vivre-ensemble dans la tolérance des différences. Il a indiqué que la culture de la paix et de la tolérance est une question de survie. Pour sa part, le professeur Maxime da Cruz, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, informe de la nécessité de se détourner de tout acte susceptible de conduire à la violence. Selon lui, il est impérieux de bouter hors des habitudes les actes d’intolérance, les actes liés à un égo surdimensionné, le refus d’écouter les autres, suivi du refus d’entendre leurs points de vue. Il convient, précise le professeur Maxime da Cruz, d’apprendre aux enfants par l’exemple les bons comportements. Il invite les participants à se référer aux dix commandements, notamment celui relatif à l’amour du prochain. Rappelons que l’évêque de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, chargé de la commission justice et paix au sein de la Conférence épiscopale du Bénin, a fait délivrer un message à travers lequel il a assuré qu’à défaut de voir enrayer totalement les situations de fondamentalisme et d’endoctrinement, les participants seront de la masse critique qui résiste et étend le règne du respect de l’humain dans la société.
Société 28 mai 2021


Renforcement des interventions canadiennes au Bénin: Pcv Clé, Ceci et Suco inaugurent leur siège commun
Le Programme de coopération volontaire Compétence, Leadership, Education (Pcv Clé), le Centre d’Etude et de Coopération internationale (Ceci), et l’organisation Solidarité Union Coopération (Suco) vont conjuguer leurs efforts au Bénin pour des actions de développement et un meilleur impact sur les communautés. Ces trois organisations canadiennes ont inauguré leur siège commun hier jeudi 27 mai à Cotonou en présence de Carol Mc Queen, ambassadrice du Canada près le Bénin et le Burkina Faso. Un siège commun et un programme commun pour renforcer la coopération avec les Organisations de la société civile au Bénin dans différents domaines d’interventions ! Le Programme de coopération volontaire Compétence, Leadership, Education (Pcv Clé), le Centre d’Etude et de Coopération internationale (Ceci), et l’organisation Solidarité Union Coopération (Suco) se donnent ainsi la main. Financé à hauteur de 18,4 millions de dollars canadiens pour une durée de 7 ans, ce programme commun va permettre entre autres l’envoi d’experts canadiens qui viendront renforcer et soutenir les capacités des Organisations de la société civile. Carole Mc Queen, ambassadrice du Canada près le Burkina et le Bénin, indique que les orientations de ce programme répondent à la politique canadienne qui vise à éradiquer la pauvreté et sont également arrimées au Programme d’action du gouvernement. Elle précise que le Programme de coopération volontaire a déjà permis de mobiliser plusieurs volontaires au Bénin. A l’en croire, une moyenne de 90 volontaires par an contribuent au renforcement des capacités des Osc, dans un vaste éventail de secteurs. Pour Nathalie Desautels, Représentante pays du Pcv Clé, l’inauguration du siège commun du Pcv Clé, du Ceci et de Suco, est un moment solennel et historique dans la coopération bénino-canadienne. Elle réitère l’engagement du Pcv à travailler pour que tous les jeunes au Bénin aient accès à une éducation de qualité et à œuvrer pour l’autonomisation des femmes et des personnes en situation de vulnérabilité. Esther Djèguo, Représentante du Ceci mesure à juste titre l’intérêt du programme. Après avoir rappelé que la mission du Ceci est de combattre la pauvreté, l’exclusion et les inégalités, elle va réaffirmer à son tour l’engagement du Ceci à travailler au relèvement du pouvoir économique des femmes, à lutter pour les droits des femmes et à appuyer les capacités de résilience des femmes. Christelle Ouattara, Représentante de Suco se réjouit tout aussi de l’inauguration du siège commun. Le programme va, selon elle, faciliter les actions de Suco pour la résilience alimentaire et climatique au Bénin. Bénéficiaires de l’appui des organisations canadiennes, les Osc reconnaissent l’opportunité du programme. « Le partenariat entre le Canada et les Osc au Bénin est une coopération dont les résultats sont tangibles et probants dans nos communautés. Nous sommes très heureux d’être les privilégiés de ce programme et nous promettons d’œuvrer pour sa réussite... », a déclaré Marlène Seydou Babio, représentante de l’Ong Fawe (Forum for african women educationalist). Société 28 mai 2021


Lutte contre le terrorisme dans l’espace Cedeao: Des chefs de services de renseignements en conclave
Cotonou abrite depuis jeudi 27 mai et ce, jusqu’à ce jour, la réunion des chefs de services de renseignements de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Ces assises qui font suite à la 55e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao tenue le 29 juin 2019 à Abuja ainsi qu’à la session extraordinaire du 14 septembre 2019 à Ouagadougou, permettront aux services de renseignements de la Communauté d’être plus efficaces dans la lutte contre le terrorisme à travers le partage de renseignements. La réunion des chefs de services de renseignements de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) lance la mise en œuvre de la composante n°2 du plan d’action prioritaire 2020-2024 pour l’éradication du terrorisme dans l’espace Cedeao. Pamphile Zomahoun, directeur des Services de liaison et de la documentation, a fait savoir, à l’ouverture des travaux, ce jeudi, que le phénomène du terrorisme est devenu une préoccupation majeure en termes de menace sécuritaire depuis plus d’une décennie. Car ses effets se font ressentir dans les espaces socio- économiques, politiques et environnementaux des Etats. Dans le combat mené contre la menace, il précise que chaque pays de l’espace Cedeao a pris des initiatives individuelles en fonction de ses moyens et des objectifs qu’il s’est fixés. Il indique que les services de renseignements qui jouent un rôle capital dans cette lutte ont plus ou moins fonctionné jusqu’ici de manière cloisonnée; ce qui constitue un handicap majeur pour contrer le mal. Selon lui, les différentes initiatives n’ont pas pu mettre fin aux actions des groupes terroristes. Au contraire, ajoute-t-il, l’on assiste à l’expansion de la menace vers les pays côtiers, comme en témoignent les récentes attaques terroristes enregistrées par certains pays du Golfe de Guinée. Dans son intervention, Fortunet Alain Nouatin, ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, a affirmé que la situation dans la région sahélo-saharienne est pour les Etats membres de la Cedeao, un des grands défis à relever dans les efforts de promotion de la paix et de la sécurité. Force est de constater, selon lui, qu’aujourd’hui, la menace gagne de plus en plus de terrain et vise les Etats côtiers du Golfe de Guinée. Il précise que les services de renseignements sont conscients que la multiplication des foyers de tensions communautaires est liée aux conséquences du changement climatique sur le mode de vie des populations et de la production. « Partant du principe que la réponse au terrorisme doit être concertée et commune, la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement qui s’est réunie en session extraordinaire le 14 septembre 2019 à Ouagadougou a décidé d’adopter un plan d’action prioritaire 2020-2024 articulée autour de huit axes dont le partage de renseignements entre les services de sécurité des Etats membres de la Cedeao », souligne-t-il.
Le partage de renseignements comme priorité
Fortunet Alain Nouatin indique que le partage de renseignements est important car l’isolationnisme n’a plus droit de cité dans la lutte contre le terrorisme. Il ajoute que le renseignement ne peut plus être la chasse gardée des Etats là où la mondialisation des échanges, l’ouverture des frontières et la fluidité de la transmission des informations rendues possibles par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, confèrent un caractère largement transnational aux périls et menaces de tous genres. Il informe que depuis le 11 septembre 2011, les menaces asymétriques et transnationales ont nécessité un renouvellement de renseignements et surtout, une augmentation de la coopération entre agences tant au niveau national qu’international. « Animés par le souci de réussir, nous ne pouvons pas nous permettre d’échapper à cette tendance. Depuis plus d’une décennie, les populations manifestent un intérêt considérablement accru pour l’éradication du terrorisme dans l’espace Cedeao. Les services de renseignements sont les fers de lance du combat mené dans le champ de l’action sécuritaire pour endiguer le terrorisme », poursuit-il. Il ajoute que malgré les efforts consentis et les progrès en matière de collaboration à l’actif des services de renseignements, il reste aux Etats, un long chemin à parcourir pour être plus efficaces collectivement. Il est important pour les Etats, conclut-il, de resserrer les rangs et les liens de coopération bilatérale et multilatérale afin d’atteindre les objectifs fondamentaux.
Actualités 28 mai 2021


Soins de santé aux populations: La Plateforme du secteur sanitaire privé pour un leadership plus fort
La Plateforme du secteur sanitaire privé du Bénin (Pssp) organise, les jeudi 27 et vendredi 28 mai à Cotonou, les Journées du secteur sanitaire privé du Bénin. Grands moments d’échanges et de concertation entre divers acteurs opérant dans le secteur sanitaire privé, la rencontre vise à parvenir à un ancrage institutionnel plus fort pour une meilleure qualité de soins aux populations. La contribution du secteur privé aux soins de santé aux populations béninoises est énorme. Elle s’est même accrue ces dernières années et nécessite de la part des acteurs concertation et mise en synergie pour des actions plus fortes en vue d’accroître le leadership de leur faîtière, la Plateforme du secteur sanitaire privé du Bénin (Pssp). C’est d’ailleurs sous l’égide de cette organisation que se tiennent, depuis hier jeudi 27 mai à Cotonou, les Journées du secteur sanitaire privé du Bénin. Un rendez-vous qui mobilise toutes les entités du secteur sanitaire privé et qui se veut, selon la vice-présidente de la plateforme, Béatrice Radji, une occasion d’échanges pour contribuer efficacement à l’amélioration du système sanitaire. La confiance dont bénéficient les acteurs du système sanitaire privé a besoin d’être renforcée, estime-t-elle. Elle rappelle que la Pssp est une organisation faîtière de plusieurs associations avec pour objectif de contribuer à l’amélioration de l’état de santé de la population béninoise sur la base d’une meilleure organisation des acteurs du secteur privé de la santé. La Pssp s’assigne aussi la mission, selon sa vice-présidente, de veiller à la qualité du service offert dans le secteur privé sanitaire, de construire un partenariat avec le secteur public, d’apporter sa contribution à la politique sanitaire du pays… Ces journées constituent donc une aubaine pour mieux connaître le secteur privé de la santé, soutient-elle. L’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid) est aussi un soutien important pour le renforcement du système sanitaire au Bénin. « Il est impossible de parler de la performance de ce système et de ses résultats en occultant le secteur privé, surtout à cause des proportions qu’il occupe dans le dispositif du système au Bénin », indique Jenelle Norin, représentante de l’Usaid à cette occasion. Le renforcement du système privé s’avère aussi nécessaire que le renforcement de tout le système, ce qui justifie le soutien de l’Usaid à la plateforme pour relever le niveau de performance du secteur sanitaire, appuie-t-elle. Ces journées représentent un espace national voulu par les acteurs pour communiquer sur la dynamique en cours ainsi que sur les progrès réalisés par le secteur sanitaire privé. Elle constituent une opportunité d’échanges, de partage de connaissances et de savoir-faire, laisse-t-elle entendre.
Répondre aux exigences
Docteur Raoul Saïzonou, représentant l’Organisation mondiale de la santé (Oms), chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur de la santé, estime que cet évènement est une opportunité de donner et de recevoir, mais également une occasion pour passer en revue les multiples avancées dans le cadre de la collaboration entre les secteurs sanitaires privé et public. Selon lui, le secteur privé offre des ressources très diversifiées et peut aider à répondre aux exigences imposées au public, en tant que partie intégrante desservant des régions urbaines, rurales… D’où le plaidoyer que fait l’Oms pour sa prise en charge aussi bien dans l’élaboration que dans la mise en œuvre des politiques et plans nationaux. Au Bénin, la contribution du secteur privé dans l’offre des services de santé à la population est estimée à 60 %, poursuit-il. Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, n’en dit pas le contraire. Il estime cette contribution à plus de 50 % des demandes en soins des populations. C’est donc à juste titre que, dans le cadre de la mise en œuvre des réformes au niveau du système sanitaire, le gouvernement a initié des mesures fortes pour l’assainissement de ce secteur avec notamment la fermeture des cabinets cliniques clandestins, la délivrance des autorisations d’existence, des mesures de contrôle, la lutte contre les faux médicaments, a soutenu le ministre. « Cette forte volonté exige l’engagement du secteur privé et l’harmonisation des pratiques entre public et privé. Les deux secteurs doivent continuer à renforcer leurs interventions pour un partenariat public-privé qui contribue à un système sanitaire fort et résilient », a plaidé le ministre. L’illustration parfaite qu’il donne de cette collaboration plutôt réussie, c’est la gestion de la pandémie de la Covid-19. Lucien Dossou-Gbété, président de la Pssp, se chargera lui-même de mieux présenter son organisation, expliquant sa genèse, sa mission, ses objectifs et axes stratégiques. Suivra la présentation de la mise en œuvre du partenariat liant le ministère de la Santé et la plateforme. Les travaux de ces deux jours se pencheront aussi sur les actions de plaidoyer, les enjeux et perspectives de la médecine de groupe au Bénin… Plusieurs autres thématiques seront abordées au cours des travaux qui prennent fin ce jour.
Santé 28 mai 2021


Grande campagne d’évangélisation à Natitingou: Per Hyldgaard mobilise des peuples pour Jésus
Du mardi 25 mai au vendredi 28 mai, Per Hyldgaard, évangéliste danois, en collaboration avec les églises évangéliques de Natitingou et ses environs, anime une campagne d’évangélisation à la maison des jeunes de Natitingou. Per Hyldgaard, évangéliste danois, en collaboration avec les églises évangéliques de la commune de Natitingou et ses environs, va à la rencontre des populations, pour leur parler de Jésus-Christ de Nazareth qui sauve, libère et guérit. L'objectif est qu'à la fin, elles décident de suivre le messie, afin de voir leurs problèmes résolus. Nazaire Hounkpadodé, coordonnateur de la campagne, explique, dimanche 23 mai dernier, au temple de l’église de Pentecôte paroisse centre à Ourbouga, qu’il s'agit de gagner les âmes dont les problèmes seront résolus. A l’en croire, les aveugles verront, les malades seront guéris et les sourds entendront. Le plus important, poursuit-il, sera de fidéliser tous ceux-là pour l’œuvre salvatrice que Jésus-Christ de Nazareth aura accomplie dans leurs vies. Nazaire Hounkpadodé a exhorté chaque chrétien à réaliser l’opération St André qui consiste à inviter dix personnes et à les accompagner pour la suite. Les populations de Peporiyakou, Kouaba, Birni, Toucountouna, Matéri, Cobly, Kouarfa, Boukoumbé et Tanguiéta sont invitées à cette grande campagne d’évangélisation. De même, celles de Natitingou 1,2 et 3, Perma, Kouandata, Tchoumi Tchoumi et Kotopounga y sont conviées. Per Hyldgaard donne rendez-vous aux populations au stade de Natitingou du mercredi 26 au samedi 29 mai à partir de 17 heures 30 min. Une conférence est prévue mardi 25 mai de 17 heures à 20 h 30 et du mercredi 26 au vendredi 28 mai tous les jours de 9 heures à 13 heures. Elle rassemble les pasteurs, les évangélistes, les diacres, les ouvriers chrétiens et autres ministres de Dieu y compris les prédicateurs laïcs. Société 27 mai 2021


Situation des enfants dans le Borgou: Du pain sur la planche en dépit des efforts consentis
Les membres de la Conférence administrative départementale du Borgou ont tenu, mercredi 19 mai dernier, à la préfecture de Parakou, leur cinquième session au titre de l’année 2021. Ils se sont intéressés à la situation des enfants dans le département et la tranche départementale de l’aménagement du territoire. Le point de l’exécution du Plan de travail annuel des structures décentralisée pas été occulté au cours de la séance. Dans le Borgou, certains enfants sont victimes du non-respect de leurs droits. Vu la persistance de la situation, elle était au centre des préoccupations de la cinquième Conférence administrative départementale au titre de l’année 2021, mercredi 19 mai dernier, à la préfecture de Parakou, placée sous la présidence du secrétaire général de la préfecture, Sanni Bio Bayé. Pour le directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance du Borgou, Suanon Bakourigui, un enfant, c’est celui qui n’a pas encore 18 ans. Dans sa communication, il a passé en revue la politique nationale en matière de protection de l’enfant. Au niveau du Borgou, fait-il observer, il y a trois formes de violences qui s’exercent sur les enfants. Il y a le mariage et le travail des enfants ainsi que leur mendicité. « En ce qui concerne le travail des enfants, le Borgou vient en deuxième position avec 46,02 % », a-t-il précisé. S’agissant des violences faites aux enfants, le Borgou et la Donga sont deuxièmes derrière l’Alibori avec 75,01 %. Selon Suanon Bakourigui, plusieurs facteurs expliquent les violences exercées sur les enfants dans le Borgou. Le directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance du Borgou est également revenu sur la réponse du système de protection des enfants au niveau du département du Borgou, ainsi que les limites des différents acteurs. Certains facteurs sont liés à la pauvreté des familles et d’autres à la religion. « Nous avons mis un système d’intervention en place, pour coordonner, conseiller et orienter», a-t-il indiqué. Pour éradiquer le pénomène du travail des enfants dans le Borgou, le directeur départemental confie qu’un certain nombre de dispositions ont été prises par le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance. « D’abord, nous responsabilisons chaque famille à être actrice de la protection de ses enfants. Au niveau de chaque commune, il y a déjà des centres de protection sociale qui sont animés par des assistants sociaux, des psychologues et des éducateurs spécialisés », a-t-il précisé. Malgré tous les efforts du gouvernement et ses partenaires, la violation des droits de l’enfant continue de persister dans le Borgou. C’est dire qu’il y a encore du pain sur la planche. Société 27 mai 2021


Conférence administrative départementale de l’Alibori/ Point d’exécution du Pta au premier trimestre 2021
La Conférence administrative départementale de l’Alibori s’est réunie, mercredi 19 mai dernier à Kandi. Les participants ont fait le point de l’exécution du Plan de travail annuel du département au titre du premier trimestre de l’année 2021. Dans le département de l’Alibori, le Plan de travail annuel (Pta) a été exécuté à plus de 36 % au titre du premier trimestre de l’année 2021. C’est ce qui ressort de la séance de sa Conférence administrative tenue, mercredi 19 mai dernier à Kandi, à la salle de réunion de la direction départementale de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Au cours de la rencontre, les directeurs départementaux ont, à tour de rôle, fait le point trimestriel du Pta au niveau de leurs structures respectives. Au plan départemental, il convient de noter que le Pta 2021 est exécuté à plus de 36 % dans le département à cette date. En dehors de l’exécution du Pta, il y avait d’autres points inscrits à l’ordre du jour de ladite conférence. Il s'agit notamment de la question relative au manque d’enseignants dans certains collèges du département. En l’absence du préfet Mohamadou Moussa, c’est le secrétaire général de la préfecture de Kandi qui a présidé la séance. C’est conformément à l’article 3 du décret n° 2001-409 du 15 octobre 2001 portant composition, attributions et fonctionnement de la Conférence administrative départementale, que cette rencontre a été organisée. Société 27 mai 2021


Election présidentielle du 11 avril 2021: Le processus évalué à l’aune des nouvelles lois
La Cena procède depuis mardi 25 mai dernier à Parakou, à l’évaluation objective et approfondie de l’élection présidentielle du 11 avril 2021. Au cours des travaux prévus pour s’achever vendredi 28 mai prochain, elle aura à faire, avec le concours des autres parties prenantes impliquées dans l’organisation de ce scrutin à ses côtés, le bilan de la mise en œuvre des dispositions du nouveau Code électoral afin d’en apprécier les points forts et les insuffisances, puis de faire des propositions pour l’améliorer. Conformément aux dispositions de l’article 19 du Code électoral, la Cena a l’obligation de faire publier son rapport général d’activités dans les 60 jours au plus tard, après la proclamation définitive des résultats de l’élection présidentielle du 11 avril dernier. D’où, l’atelier national d’évaluation de quatre jours ouvert mardi 25 mai dernier à Parakou et auquel elle a convié les acteurs directs, indirects et observateurs à ses côtés au cours dudit scrutin, pour le finaliser. « Ne jamais dormir sur nos lauriers. Procéder de façon critique à une analyse rétrospective de l’action menée, pour en tirer les leçons aux fins d’accroître la qualité de nos processus électoraux», telle est la devise de la Cena que son président, Emmanuel Tiando, a d’abord tenu à rappeler, procédant à l’ouverture de la rencontre. Selon lui, c’est dans cette perspective que s’inscrit la tenue de cet atelier d’évaluation que son institution a pris l’habitude d’organiser après chaque élection, en synergie avec toutes les autres parties prenantes. « L’objectif poursuivi est de procéder à une lecture critique du cadre juridique de cette élection, de passer en revue toutes les phases de son déroulement, d’apprécier le rôle des acteurs impliqués et de formuler des recommandations utiles à une meilleure tenue des élections au Bénin, dans la transparence, la paix et la convivialité», a-t-il indiqué. L’élection présidentielle du 11 avril dernier, a déploré le président de la Cena, aura marqué les esprits du fait de la mise en péril de la paix sociale à travers des actes de violence. Evoquant les causes, il estime qu’elles sont certes politiques, mais liées aussi aux difficultés apparues dans l’application des nouvelles lois régissant désormais les élections. « Il revient à nous qui les avons expérimentées, d’en tirer objectivement les leçons apprises et de formuler des recommandations pertinentes à l’endroit de tous les acteurs concernés, puisque la Cena n’a pas les prorogatives de l’élaboration des lois à voter», a également fait observer le président Emmanuel Tiando. Au-delà d’une évaluation de l’application de ces nouvelles lois, les participants sont également appelés à faire le bilan de l’organisation même du scrutin. La question récurrente du recrutement et de la formation des agents électoraux, puis de leur degré de conscience face à leurs responsabilités ne sera pas occultée au cours des travaux. Il en sera de même du bilan de la collaboration de la Cena avec les Organisations de la Société civile. « Pour la première fois, nous avons assisté à des initiatives incompréhensibles de leur part sans un minimum de concertation avec la Cena. Et pourtant, nous n’avons jamais cessé de dire que notre collaboration suppose le respect des textes. Comment comprendre alors cette liberté prise par elles, de publier les résultats avant la Cena et sans s’entourer d’un minimum de garanties et de précautions », a également fustigé le président Tiando. Plusieurs communications attendues Abondant dans le même sens que le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, le maire de Parakou, Inoussa Chabi Zimé, a décerné un satisfecit au président de la Cena et à son équipe, ainsi qu’à tout le personnel de l'institution. « Le Bénin vient de réussir sa toute première élection présidentielle à l’ère de la réforme du système partisan », a-t-il reconnu. Les participants suivront plusieurs communications. « Bilan de la mise en œuvre des dispositions du Code électoral dans le cadre de la présidentielle de 2021 : avancées et insuffisances enregistrées, champs d’amendements à explorer », «La problématiques du recrutement, de la formation et du paiement des agents électoraux», « Les défis liés à l’organisation de l’élection présidentielle du 11 avril 2021 (parrainage, violences électorales, démission des agents électoraux, etc. », tels sont les thèmes sur lesquels elles vont porter. Il y aura également d’autres présentations notamment « La contribution des parties prenantes à la gestion du processus électoral », « Regards des Organisations de la Société civile sur la gestion du processus électoral », « La problématique de la couverture médiatique des opérations électorales », « Les défis de la sécurisation des consultations électorales au Bénin » et « Regards des partis politiques sur la gestion du processus électoral ». Société 27 mai 2021


Riposte au Covid-19: 20 440 dispositifs de lavage de mains aux écoles et collèges
Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a lancé, vendredi 21 mai dernier à Porto-Novo, la distribution de 20 440 dispositifs de lavage de mains au profit des établissements scolaires maternels, primaires et secondaires. Les kits ont été acquis sur financement de la Banque mondiale à travers le projet Pme en riposte au Covid-19 dans le secteur de l’éducation, en liaison avec l’Unicef. 20 440 dispositifs de lavage de mains respectant les normes d’hygiène ont été acquis au profit des établissements scolaires publics pour lutter contre la pandémie du Covid-19. 1 600 de ces kits sont destinés aux écoles maternelles, 15 000 aux écoles primaires et 3 840 aux Collèges d’enseignement général (Ceg) sur l’ensemble du territoire national. Ils ont été achetés par le projet Partenariat mondial pour l’éducation (Pme) financé par la Banque mondiale en liaison avec l’Unicef. D’un coût global de plus de 811 millions FCfa, l’acquisition de ces kits s’inscrit dans le cadre d’un accord de don d’un montant d’environ 3,8 milliards FCfa au Pme pour assurer la continuité de l’enseignement avant, pendant et après le Covid-19 en particulier dans les communes défavorisées. Ainsi, grâce à ce financement de la Banque mondiale dont l’échéance est fixée au 31 décembre prochain, plusieurs établissements scolaires ont été appuyés notamment dans les cantines scolaires, l’approvisionnement en eau potable et les activités pédagogiques. La distribution des 20 440 dispositifs de lavage de mains a été officiellement lancée, vendredi 21 mai dernier à Porto-Novo, par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. L’autorité ministérielle a remercié la Banque mondiale pour cet important appui financier au profit de l’Etat béninois à travers le Pme. Pour Salimane Karimou, ce financement vient en renfort aux efforts de riposte au Covid-19 consentis par le gouvernement depuis la survenance des premiers cas de la maladie en 2020. Le ministre a invité les établissements scolaires bénéficiaires à une utilisation effective des dispositifs par les écoliers, élèves et autres usagers de l’école.
Promouvoir l’éducation
Le représentant résident de l’Unicef au Bénin, Mahondé Djanabou, chef de file des Partenaires techniques et financiers du secteur de l’éducation, estime que ce don de matériel témoigne de l’excellente relation entre le gouvernement du Bénin et son organisme. Elle rassure de l’engagement de l’Unicef à jouer sa partition et combler, au-delà même, les attentes dans les 39 communes cibles du projet. La distribution de kits sera assurée en grande majorité par Plan international Bénin. L’Ong est chargée de distribuer 18 146 des 20 440 dispositifs de lavage de mains, surtout dans les communes défavorisées de 10 départements sur 12. Le représentant de Plan international Bénin, Paul Frédéric Karl, promet de faire diligence pour que cette opération de distribution se fasse dans de bonnes conditions avec un suivi rigoureux dans les communes concernées. Ceci, conformément aux clauses du contrat signé entre l’Unicef et Plan international Bénin dans le cadre de la mise en œuvre du projet Pme-Bénin en riposte au Covid-19 dans le secteur de l’éducation, précise-t-il. Patrick Pascal Patrice Hèvou, directeur du Groupe A de l’Ecole urbaine centre Porto-Novo, au nom des bénéficiaires, assure de faire un bon usage et un entretien permanent des dispositifs pour la promotion de l’éducation. La cérémonie s’est achevée par une démonstration de l'utilisation des dispositifs de lavage des mains à l’Ecole primaire publique d’Oganla et au Collège d’enseignement général de Djègan-Kpèvi à Porto-Novo.
Education 27 mai 2021


Réchauffement climatique: « Les océans risquent de ne plus absorber le carbone », alerte l’Unesco
L’Unesco alerte sur un risque potentiel de réchauffement climatique dont la cause serait liée au fait que les océans ne pourraient plus absorber le carbone. L’institution a publié un rapport sur la question et avertit de l’incapacité à long terme pour les océans de contribuer à réguler le climat par l’absorption du carbone. Les océans sont connus pour leur rôle d’absorption du CO2. Ils jouent un rôle crucial dans la régulation du climat. Selon un rapport publié par l’Unesco, les océans ne pourraient plus jouer convenablement ce rôle à l’avenir. En conséquence, ils pourraient contribuer au réchauffement climatique. C’est ce qu’indique l’institution dans ledit rapport intitulé Recherche intégrée sur le carbone océanique : Résumé des connaissances sur le carbone océanique et vision pour une recherche et des observations sur le carbone océanique coordonnés pour la prochaine décennie. Ce rapport de la Commission océanographique intergouvernementale (Coi) de l’Unesco alerte ainsi sur les risques de réchauffement climatique en vue. En étudiant l’évolution de l’absorption du dioxyde de carbone (CO2), la Commission océanographique intergouvernementale (Coi) de l’Unesco attire l’attention sur les probables risques de réchauffement climatique du fait de l’incapacité des océans à contribuer à réguler le climat. Ledit rapport présente une synthèse de l’état des connaissances sur le rôle de l’océan dans le cycle du carbone et établit également une feuille de route. Il vise à fournir aux décideurs les connaissances nécessaires pour mettre en place des politiques d’atténuation et d’adaptation au changement climatique pour la décennie à venir. Il y a lieu de souligner que les nations doivent disposer de connaissances scientifiques pour prendre des décisions en pleine connaissance de cause au sein de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Ce faisant, précise l’Unesco, elles peuvent atteindre les objectifs de l’Accord de Paris et envisager de construire des sociétés plus résilientes. Le rôle que joue l’océan depuis la Révolution industrielle comme puits du carbone généré par les activités humaines, les observations et les recherches disponibles pour déterminer si l’océan continuera à « aider » l’humanité ou s’il se retournera contre elle, rendant plus difficile l’atténuation et l’adaptation au réchauffement…ne sont pas occultés par ce rapport. « Sans les puits océaniques et terrestres, les niveaux de CO2 atmosphérique seraient proches de 600 parties par millions (ppm), soit 50 % de plus que les 410 ppm enregistrés en 2019, déjà bien supérieurs à ce que requiert l’objectif de limiter le réchauffement climatique à deux degrés Celsius », lit-on dans le rapport. Le risque est donc grand, s’inquiète-t-on. Car, au lieu d’absorber le carbone, les océans contribueraient alors au réchauffement dû à l’effet de serre provoqué par le CO2. Il y a lieu de s’interroger sur comment l’humanité modifie le cycle du carbone océanique, y compris dans le cadre des plans d’élimination de dioxyde de carbone et quelles en sont les implications pour les écosystèmes océaniques, suggère le document. Pour Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, c’est une occasion unique de rassembler l’ensemble des parties prenantes autour de priorités scientifiques communes pour renforcer les mesures liées à l’évolution du cycle du carbone océanique. Environnement 27 mai 2021


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