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Nouvelles

Journée mondiale de la communication sociale: L’abbé Hubert Kèdowidé explique cet événement pastoral
Lorsqu’on parle de Journée mondiale de la communication sociale, l’on pourrait penser, non sans raison, que c’est l’une des multiples journées instituées par l’Organisation des Nations Unies. L’on est bien loin de s’imaginer qu’il s’agit d’un événement pastoral. Et pourtant, c’en est un ! Dimanche 16 mai dernier, les catholiques ont célébré l’événement avec engouement. Abbé Hubert Kèdowidé, chargé de la communication personnelle de l’Archevêque de Cotonou, éclaire sur l’origine et la portée de cette journée.
La Journée mondiale de la communication sociale et l’Eglise catholique, quel lien ?
La Journée mondiale de la communication sociale est un produit du Concile Vatican II. Le Concile Vatican II, c’est cette grande réunion mondiale qui a permis à l’Eglise de réfléchir sur les enjeux pastoraux. Et parmi les enjeux pastoraux, le concile s’est penché sur la communication sociale. S’en est suivi le décret Inter mirifica portant sur les moyens de communication et promulgué par le Pape Paul VI. Ce décret prône les moyens de communication comme étant des instruments par lesquels l’Eglise peut proclamer la vérité et faire progresser la sainte volonté de Dieu. Dans ce document conciliaire, la question relative à l’information, notamment à la collecte et à la diffusion des nouvelles, a été fondamentalement abordée. L’Eglise travaille pour que l’opinion publique soit informée dans la vérité, la fiabilité des informations, surtout dans le respect des règles de la déontologie. Depuis le concile Vatican II, l’Eglise a choisi de toujours célébrer une Journée mondiale de la communication sociale et c’est toujours le dimanche entre la célébration de l’Ascension et le dimanche de la Pentecôte. Mais déjà, les 24 janvier de chaque année, en la fête de Saint François de Sales qui est le patron des journalistes, le Saint Siège publie le message du Souverain pontife. Dans ce message, le Pape donne le thème de la Journée mondiale de la communication sociale. Cette année, le dimanche entre la fête de l’Ascension et la fête de la Pentecôte, c’était le dimanche 16 mai dernier. C’est ce jour que l’Eglise a célébré la Journée mondiale de la communication sociale. Contrairement aux années précédentes où l’événement était célébré au plan national, cette année, c’est chaque diocèse du Bénin qui l’a célébré.
Comment l’événement a-t-il été célébré dans l’archidiocèse de Cotonou ?
L’archidiocèse de Cotonou a célébré l’événement sur la Paroisse Saint Martin de Cotonou. Nous avons, à l’occasion, développé le thème que le Pape nous a proposé cette année. Ce thème, c’est : « Venez et voyez». C’est sur ce thème qu’ont porté nos échanges. Nous avons rassemblé sur la paroisse Saint Martin de Cotonou, les professionnels des médias et toutes les personnes qui sont dans des instances de responsabilité partout dans l’archidiocèse de Cotonou : le bureau diocésain des groupes de prières, des chorales et de toute autre association… Le thème est tiré de l’évangile selon Saint Jean, au chapitre 1, verset 46. Le Pape, dans son message, a voulu faire de la communication, un lieu de rencontre ; communiquer en rencontrant les personnes où et comme ils sont. Les mesures barrières ne doivent pas nous empêcher de rencontrer les gens, de fraterniser, de faire communion, de faire route ensemble, car c’est rester avec les gens qui nous permet de mieux les connaître et de sauter les barrières des incompréhensions. Pendant nos échanges, nous nous sommes interrogés sur les moyens disponibles et accessibles pour aller à la rencontre des gens. Nous avons aussi discuté du projet du gouvernement relatif à la Télévision numérique terrestre, un projet de grande importance qui va permettre au plus grand nombre des Béninois d’avoir accès à des images de bonne qualité sur la totalité du territoire. Nous avons invité un spécialiste qui nous a parlé de l’opportunité que ce projet pourrait représenter pour l’Eglise catholique surtout si nous ambitionnons d’avoir la télévision catholique. Nous avons également initié les participants à préparer tout ce qui relève de la communication. Les anciens journalistes catholiques nous ont parlé de comment ils préparent et tiennent leurs émissions (avant, pendant et après). Toutes choses qui ont permis aux responsables de groupes liturgiques de comprendre que communiquer est essentiel et pour bien communiquer, il y a des dispositions à prendre avant, pendant et après. La célébration de cette journée a donc été un mini-atelier d’initiation pour que chaque participant reparte avec une plus-value, afin que la communication soit au cœur de la pastorale. Beaucoup de personnes au Bénin pensent que la communication, c’est juste parler ou présenter. Or cela implique beaucoup de ressources. Surtout quand c’est l’audiovisuel, la communication implique un équipement lourd et un travail d’équipe. Derrière un présentateur, il y a toute une équipe qui travaille et ça implique aussi des ressources financières et matérielles. Donc, il faut essayer de convertir la mentalité de gratuité que nous avons habituellement quand il s’agit d’avoir accès aux médias. Les médias dans tous les secteurs ont besoin d’investissement. Autant le gouvernement investit pour que les journalistes puissent avoir les moyens de faire leur travail en toute crédibilité, autant il faut que ceux qui travaillent dans la communication, au niveau de l’Eglise, puissent avoir les moyens. Nous ne sommes pas toujours éveillés dans ce sens. Après les échanges, il y a eu une célébration eucharistique à midi. Elle a été présidée par le père Roger Sevoh, vicaire général chargé de la pastorale dans l’archidiocèse de Cotonou, et curé de la paroisse saint Martin de Cotonou. La messe a été concélébrée par douze prêtres en référence aux douze apôtres de Jésus-Christ. Et puisque c’est notre fête, nous avons conclu la Journée entre journalistes et hommes des médias catholiques, par le partage du pain de l’amitié.
Quels enseignements s’en dégagent ?
Ce qu’il est essentiel de retenir, c’est que la communication est au cœur de notre engagement ecclésial. La Parole était auprès de Dieu et la Parole était Dieu. La Parole s’est fait chair, elle a habité parmi nous et nous avons vu sa grandeur, nous dit l’évangile selon Saint Jean. Cette Parole, Jésus, une fois qu’il est mort et ressuscité, avant de passer de ce monde à son père, va dire à ses disciples : « Allez, de toutes les nations, faites des disciples… Allez proclamer la Bonne nouvelle ». Il s’agit donc d’aller communiquer Dieu, d’aller communiquer la vérité, l’amour, la miséricorde de Dieu. Et les disciples vont parcourir le monde entier pour annoncer la bonne nouvelle. Ils ont utilisé les moyens de ce temps comme Jésus a utilisé les moyens de ce temps pour communiquer. Jésus allait à la rencontre des gens dans les synagogues, sur les lieux publics… Aujourd’hui, le Pape nous demande aussi d’aller à la rencontre des gens. La communication, c’est l’établissement d’une relation qui suppose une prise en compte du récepteur. Si le récepteur n’est pas pris en compte, on ne peut pas établir la relation. Tous les chrétiens sont appelés à ne pas avoir peur de l’autre. Que l’autre ne soit pas un étranger, c’est-à-dire quelqu’un qui est étrange. Mais que l’autre, quelle que soit son apparence, devienne un frère, une sœur. Et pour y arriver, il faut le rencontrer, cheminer avec lui, partager l’existence avec lui, communiquer avec lui. Et la communication, c’est une commune action, on se rallie autour d’un projet commun. Le communicateur, c’est donc celui qui médiatise les opinions différentes afin que puisse naitre un consensus, une nouvelle opinion qui reflète l’ensemble. Le communicateur n’est pas un semeur de troubles. Il est celui qui arrive à créer un medium, un lieu pour la synergie des différences, un cadre d’émulation pour une action commune. Le Pape insiste là-dessus. Je pense que la leçon à tirer de cette journée, c’est que notre vie est toujours une vie d’équipe. Le vivre-ensemble doit pouvoir nous conforter. En tant que fils du même pays, en tant que famille, en tant qu’église, faisons communion, faisons route ensemble et marchons ensemble pour nous aider les uns les autres.
Que pourrions-nous retenir d'autre?
L’autre enseignement de cette journée, c’est de savoir que c’est en vivant avec les gens que nous pouvons mieux les connaître, mieux les tolérer et les supporter, car on sait ce qu’ils ont de bon et de moins bon ; et alors, on peut les aider. A la rencontre de l’autre, on diagnostique le mal de la division et on peut essayer de l’éviter en dialoguant. Aller à la rencontre, c’est initier le dialogue, l’échange. Je salue alors tous les journalistes du Bénin, et tous ceux qui aiment que triomphent la justice, la vérité, la paix et l’amour entre les fils et les filles d’un même pays. Je souhaite que naissent dans nos milieux, beaucoup de journalistes crédibles qui portent l’étendard de la cohésion sociale et le souci de la fiabilité de l’information. Dans son message, le Pape a d’ailleurs salué les journalistes martyrs de la vérité, martyrs dans les régimes dictatoriaux, ainsi que les journalistes qui sont sur les fronts de guerre ou les lieux de famine pour susciter la conscience collective de notre monde afin qu’ensemble nous luttions contre la guerre, la misère, l’injustice et tout ce qui peut contribuer à l’anéantissement de l’humain.
Société 21 mai 2021


Soutien de la Banque européenne d’investissement au Bénin: 92 milliards F Cfa pour la résilience sanitaire et climatique
Important financement acquis dans le cadre de la riposte à la Covid-19 et de l’assainissement pluvial des villes du Bénin. La Banque européenne d’investissement vient appuyer les efforts de résilience du Bénin aux aléas sanitaire et climatique pour un montant évalué à près de 92 milliards de francs Cfa. Les contrats de financement ont été signés, hier jeudi 20 mai, par Sylvia Hartleif, ambassadeur, cheffe de délégation de l’Union européenne au Bénin, et Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances. Le Bénin bénéficie à nouveau du soutien de l’Union européenne, en l’occurrence de la Banque européenne d’investissement pour un montant de 140 millions d’euros, soit près de 92 milliards F Cfa. Il s’agit précisément d’un appui supplémentaire de 30 millions d’euros pour la riposte sanitaire face à la menace de la Covid-19 et d’une mobilisation additionnelle de 110 millions d’euros pour l’assainissement pluvial des villes secondaires du Bénin, notamment Sèmè et Abomey-Calavi. Pour Sylvia Hartleif, ambassadeur, cheffe de délégation de l’Union européenne au Bénin, c’est un tournant important du soutien de la Banque européenne d’investissement à la résilience sanitaire et à l’action climatique. « Cette cérémonie est le témoignage, une nouvelle fois, de l’engagement réel et constant de l’Union européenne auprès de la République du Bénin et de ses autorités pour assurer un bien-être social et un cadre de vie sain à ses populations », a-t-elle affirmé. L’ambassadeur Sylvia Hartleif rappelle que l’Union européenne, depuis près de 60 ans, entretient avec le Bénin des relations solides dans les domaines de la coopération politique, économique et commerciale. Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances, se dit très heureux du soutien considérable et constant apporté par l’équipe Europe au Bénin depuis plusieurs décennies. Il évoque le décaissement de l’appui budgétaire 2019 intervenu en mai 2020, en plein cœur de la crise sanitaire au Bénin. Ce décaissement, fait savoir le ministre de l’Economie et des Finances, a été déterminant dans la maîtrise de la gestion de la crise. Il a exprimé l’engagement de l’ensemble de l’équipe du ministère de l’Economie et des Finances à faire en sorte que les deux grands projets objet de la présente signature soient exécutés avec rigueur et célérité. « Nous ferons tout ce qui est en notre capacité pour que ces projets aient les impacts prévus», a déclaré le ministre Romuald Wadagni. La cérémonie de signature des accords de financement s’est déroulée en présence de José Tonato, ministre du Développement durable et du Cadre de vie, de Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, avec la présence virtuelle de la directrice pour les opérations de partenariat international de la Banque européenne d’investissement et de la cheffe d’unité Afrique de l’Ouest de la Commission de l’Union européenne.
Les efforts du Bénin encouragés
Le soutien constant de l’Union européenne donne la preuve de la vitalité des relations de coopération avec le Bénin et vient soutenir les efforts de résilience mis en œuvre par le Bénin. En effet, la Délégation de l’Union européenne au Bénin, pour aider le Bénin dans sa gestion sanitaire et socioéconomique de la Covid-19, a déjà procédé depuis fin 2020 à la remise d’un montant de plus de 56 millions d’euros. Cet appui complémentaire de 140 millions d’euros constitue un soutien à la reprise après la Covid-19 et à la lutte contre l’impact social et économique du changement climatique. « Comme la Covid-19, le changement climatique et la dégradation de l’environnement constituent des menaces existentielles pour nos peuples. Il est donc impérieux de faire de la lutte contre le changement climatique une des priorités de la coopération entre l’Union européenne et l’Afrique », a expliqué Sylvia Hartleif, ambassadeur, cheffe de délégation de l’Union européenne au Bénin. Elle fait remarquer que le projet de lutte contre les inondations s’inscrit dans le Programme d’action du gouvernement et reste conforme aux objectifs stratégiques du Plan national de développement (Pnd 2018-2025) tout en prenant en compte les Objectifs de développement durable et l’agenda 2063 de l’Afrique. « C’est le lieu de saluer, une fois encore, les différents efforts engagés par le gouvernement du Bénin et son chef, le président Patrice Talon, qui a su prioriser la lutte contre les effets néfastes de la pandémie de la Covid-19 et assurer, à travers les investissements d’infrastructures robustes, l’amélioration du cadre de vie des Béninois », a reconnu Sylvia Hartleif, ambassadeur, cheffe de délégation de l’Union européenne au Bénin. Saisissant l’occasion de la signature des accords de financement, Romuald Wadagni a souligné la disponibilité du gouvernement béninois à être aux côtés de l’équipe Europe dans les réflexions qui sont en cours pour le soutien et la solidarité globale aux pays africains dans la phase post-Covid.
Actualités 21 mai 2021


Télévision numérique terrestre: Les conseils d’administration de Bénin Diffusion et Sbir Sa installés
Les membres du conseil d’administration de la Société Bénin Diffusion et de la Société béninoise d’Infrastructures de radiodiffusion ont été installés, hier jeudi 20 mai à Cotonou, par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Leur installation marque une étape importante dans la mise en œuvre de la Télévision numérique terrestre (Tnt). Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a fait d’une pierre deux coups en installant, hier jeudi 20 mai à Cotonou, les membres du conseil d’administration de la société Bénin Diffusion et de la Société béninoise d’Infrastructures de Radiodiffusion (Sbir Sa). Les cinq membres du conseil d’administration de la société Bénin Diffusion, chargée de diffuser les programmes de la Télévision numérique terrestre (Tnt) auprès des foyers béninois ont été renvoyés à leur mission. Il s’agit de trois représentants de l’Etat et de deux du secteur privé. Ainsi, Houégnon Geoffroy Bonou, Jean Toboula et Eric Ahokpè, représentant respectivement les ministères du Numérique et de la Digitalisation, de l’Economie et des Finances et celui de la Communication et de la Poste sont mandatés par l’Etat béninois au sein de cette institution. Ils auront à accomplir leur mission avec deux promoteurs de télévisions privées à savoir Claudine Afiavi Prudencio et Agapit Napoléon Maforikan, représentant les éditeurs. A l’occasion, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a exprimé sa satisfaction. Selon elle, cette cérémonie d’installation est l’aboutissement d’un long processus inclusif. La ministre du Numérique et de la Digitalisation explique que Bénin Diffusion est une société d’économie mixte où le gouvernement et le secteur privé se donnent la main pour la réalisation de ce projet phare du Programme d’action du gouvernement (2016-2021). C’est pourquoi, elle a salué la présence des éditeurs privés dans le conseil d’administration qui aura la lourde responsabilité de donner les orientations au directeur général de la société. « Bénin Diffusion sera un maillon clé dans l’écosystème de la Tnt et de la production des contenus des médias audiovisuels au Bénin », a-t-elle précisé. Au nom des administrateurs, Claudine Afiavi Prudencio se félicite du choix porté sur elle et les autres membres dans le cadre de la mise en œuvre de la Tnt. Elle prend l’engagement, en leur nom, d’accomplir loyalement cette mission.
La Sbir rendue opérationnelle
Nommés en conseil des ministres, en janvier dernier, pour un mandat de trois ans qui court à partir de leur installation, les membres du conseil d’administration de la Société béninoise d’Infrastructures de Radiodiffusion (Sbir Sa) ont été aussi installés. Il s’agit d’Ahmed Sacca Yarou, du ministère du Numérique et de la Digitalisation, Edouard Loko, de la présidence de la République, Alain Ahounou, du ministère de l’Economie et des Finances, Roger Tohoundjo, du ministère du Plan et du Développement et Séraphin Loussin, du ministère de la Communication et de la Poste. Selon Aurélie Adam Soulé Zoumarou, le gouvernement a consenti d’énormes investissements dans le cadre de la transition vers la Tnt. « La Tnt est un projet important qui vient moderniser toute la chaîne de valeur de la production, de multiplexage et de la diffusion dans notre pays », a-t-elle indiqué. A l’en croire, tout le patrimoine infrastructurel est logé au sein de la Sbir qui est une société qui aura à cœur de participer à la gestion, au développement, à l’entretien ainsi qu’à l’exploitation d’infrastructures publiques de transmission et de diffusion audiovisuelle au Bénin. «Vous êtes les personnes appelées à accompagner la direction générale afin que les objectifs du gouvernement soient atteints», a-t-elle conclu.
Société 21 mai 2021


Perspectives économiques pour l’Afrique subsaharienne: Une croissance de 3,4 % attendue en 2021
La croissance en Afrique subsaharienne se redressera pour ressortir à 3,4 % cette année, après une contraction de 1,9 % en 2020 en raison de la crise économique et sanitaire. C’est ce qui ressort des Perspectives économiques régionales, édition d’avril 2021 du Fmi présentées, jeudi 20 mai, par le représentant résident du Fmi au Bénin. Des signes encourageants de reprise apparaissent pour l’économie qui s’est contractée de 1,9 % en 2020 en Afrique subsaharienne, selon l’édition d’avril 2021 des Perspectives économiques régionales intitulée « Faire face à une longue pandémie ». La région devrait se redresser cette année avec une croissance attendue à 3,4 % contre 3,1 % initialement prévu, projette le rapport du Fonds monétaire international (Fmi) présenté ce jeudi, en visioconférence, par Younes Zouhar, représentant résident du Fonds au Bénin. La réunion a connu la participation des cadres du ministère de l’Economie et des Finances et des organisations de la Société civile. Les projections du Fmi rejoignent quelque peu celles de la Banque africaine de développement (Bad) qui avait annoncé une reprise à 3,4 % en Afrique en mars dernier. Mais, la production par habitant ne devrait retrouver son niveau de 2019 qu’après 2022, précise le document. Pour le Bénin, les autorités tablent sur une reprise de la croissance à 6 % en 2021 contre 3,2 % en 2020. Le niveau d’avant la crise de Covid (6,9 % en 2019) devrait être atteint, voire dépassé dès 2022. Certes, la contraction de l’année dernière est moins importante par rapport à la projection d’octobre 2020 du Fmi (- 3 %), mais elle reste la pire jamais enregistrée dans la région, souligne M. Zouhar. En fait, la pandémie de Covid-19 a érodé les progrès socio-économiques remarquables notés ces dernières années sur la voie du développement. La crise sanitaire a entraîné d’énormes difficultés économiques, bouleversant les moyens de subsistance des millions de personnes. Elle a entraîné une forte hausse des inégalités. Le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté en Afrique subsaharienne a augmenté de plus de 32 millions, selon les projections du Fmi. La perte d’apprentissage pour les jeunes est énorme : les jeunes de la région ont manqué 67 jours d’instruction, c’est-à-dire plus de quatre fois plus que les jeunes des pays avancés, souligne le rapport.
Priorités
Le scénario de reprise reste exposé à des risques. Il s’agit de nouveaux épisodes de la pandémie en attendant que les vaccins soient disponibles à grande échelle, de l’accès limité à des financements extérieurs, de l’instabilité politique, de la sécurité intérieure ou des phénomènes climatiques dans les pays de la région. Face à l’incertitude, le Fmi préconise des politiques qui donnent priorité à des actions spécifiques visant tout d’abord à sauver les vies humaines et protéger les moyens de subsistance, puis à renforcer la reprise et à débloquer le potentiel de croissance, indique Younes Zouhar. Pour l’institution, un approvisionnement ou une distribution plus rapide que prévu des vaccins pourrait rehausser les perspectives à court terme de la région. Le Fmi recommande aux pays d’Afrique subsaharienne de dépenser davantage pour renforcer les systèmes de santé locaux et les mesures d’endiguement, ainsi que pour acquérir et distribuer des vaccins. Pour la plupart des pays, le coût de la vaccination de 60 % de la population exigera d’augmenter les dépenses de santé de pas moins de 50 %, souligne M. Zouhar. Il sera aussi question d’initier des réformes audacieuses et porteuses de transformations à travers le renforcement des systèmes de protection sociale, la promotion du passage au numérique, l’amélioration de la transparence et de la gouvernance, sans oublier la question cruciale d’atténuation des effets du changement climatique. Cela passe par l’accroissement des ressources intérieures et une meilleure gestion de la dette publique, insiste le Fmi. Pour ce faire, les pays d’Afrique subsaharienne pourront compter sur l’appui des partenaires au développement, notamment le Fmi à travers une allocation de droits de tirage spéciaux (Dts) pour accroître les réserves officielles des pays et leur fournir ainsi des liquidités. Il faut noter que le Fmi a évalué à environ 425 milliards de dollars le besoin de financement extérieur supplémentaire sur les cinq prochaines années pour l’Afrique subsaharienne où le déficit budgétaire s’aggrave. Les pays à faible revenu de la région font face à des besoins supplémentaires de financement extérieur de 245 milliards de dollars.
Economie 21 mai 2021


16e édition du tour cycliste international du Bénin: Castel Beer accompagne l’évènement
Abomey a accueilli la 4e étape de la 16e édition du tour cycliste international du Bénin le jeudi 20 mai. Les équipes en compétition ont à faire le traçon Abomey–Lokossa sur 87 Km. Au total, 37 cyclistes venus de plusieurs pays africains sont à cette étape. Il sonnait 10 h 20 min, quand le top a été donné pour le trajet Abomey-Lokossa sur de 87 kilomètres. Ce sera la quatrième étape avec l’accompagnement des marques Castel Beer, Aquabelle et la boisson énergisante XXL Energy présentes sur le 16e tour cycliste du Bénin. La veille déjà, à l’étape précédente, le Tour cycliste du Bénin a été remporté par le Burkinabè Paul Daumont avec un chrono de 2 h 46 min 51 s. Ce qui fait de lui le vainqueur des trois premières étapes de ce 16e Tour cycliste du Bénin. Son compatriote Koné Souleymane avec un chrono de 2h 48min 36s est arrivé deuxième tandis que l’Ivoirien Abou Sanogou s’est offert la troisième place en 2 h 48 min 38 s. Pendant ce temps, c’est Bachiki Idrissou qui vient sauver l’honneur du Bénin en se hissant à la quatrième place avec un chrono de 2 h 48 min 44 s. Avant l’étape d’Abomey-Lokossa, les 37 cyclistes ont fait le trajet Toucountouna-Djougou long de 100 km. Les villes de Natitingou et Copargo ont vu la traversée des sportifs qui ont rivalisé d'endurance pour finir la course. A l'arrivée, le cycliste Burkinabè réalise un doublé, car ayant déjà gagné la première étape de 123 km. Après lui, l'Ivoirien Abou Sanogou est arrivé deuxième, suivi en troisième position du Béninois Bachiki Idrissou.
Castel Beer, partenaire privilégié de la compétition
Interrogé sur ses performances, Paul Daumont, gagnant des trois premières étapes, indique que c'est le travail d'une équipe qui a donné lesdits résultats. Il a salué l'accompagnement de Castel Beer, partenaire privilégié de la compétition, qui a mis les grands moyens pour permettre à la compétition d'être une réussite. Papoen Osho, entraîneur des cyclistes béninois, promet que le Bénin va gagner ce 16e tour cycliste pour honorer la Sobebra qui soutient l'équipe nationale des Ecureuils cyclistes à travers la marque La Béninoise ». Il en veut pour preuve l'amélioration de la performance de ses poulains entre les deux jours de compétition. Il sera appuyé par Bachiki Idrissou arrivé troisième lors de la 2e étape, pour qui la victoire est la seule façon pour l'équipe d'être reconnaissante envers la Sobebra à travers ses marques Castel Beer, Aquabelle et la boisson énergisante XXL Energy. Pour Aurel Amoussou, assistant chef production de la Sobebra, cette 16e édition du tour cycliste du Bénin qui dure du 17 au 22 mai a accueilli six pays de l’Afrique de l’Ouest (Bénin, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Niger, Nigeria et Sénégal) avec 37 coureurs pour 632 km de parcours. La marque Castel Beer se positionne comme le sponsor N°1 sur cette compétition.
Le rayonnement du cyclisme
Cette marque de bière panafricaine, explique Aurel Amoussou, contribue au rayonnement du cyclisme africain pour vivre des moments de passion avec ses consommateurs et le peuple africain. Il rappelle que Castel Beer qui est présente sur ce tour est aussi disponible sur le marché en verre consigné de 50 cl et 33 cl pour le plaisir des consommateurs. A la suite de cette marque de bière fidélisant de la Société béninoise de brasseries (Sobebra), sur le tour, ajoute-t-il, la marque d'eau Aqua Belle (une eau minérale et naturelle de la Sobebera), disponible sur le marché en format Pet 150 cl et 50 cl, très indispensable aux sportifs pour le maintien de l'équilibre naturel, la santé et le bien-être. Car, devait-il ajouter, qui parle de cyclisme, parle d’énergie, force, endurance et puissance. Raison pour laquelle, Castel Beer a associé l'image de la marque de boisson énergisante XXL Energy à cette édition du Tour du Bénin. Pour rappel, XXL Energy est une boisson énergisante au goût sucré à base d'éléments naturels, disponible en format 30 cl en verre consigné et 30 cl Pet. Le top est donné par Romuald Hazoumè, directeur général du tour et président de la Fédération béninoise de cyclisme (Febecy), entouré de plusieurs acteurs aussi bien béninois, africains qu’internationaux. Satisfait des efforts des équipes béninoises qui prennent part à cette compétition, il s’est réjoui de la tenue effective de la présente édition, perçue comme celle du changement et du repositionnement du cyclisme béninois. Un repositionnement qui intervient dans une période où la pandémie du Covid sévit et a empêché la tenue du tour en 2020. Notons que la 4e étape de cette 16e édition du Tour cycliste international du Bénin est faite d’un circuit composé de deux sprints intermédiaires aux étapes de Klouékanmey Clcam et du début de la double voie après Kpodavé. A la fin de cette étape, Salifou Yarbango du Burkina Faso, Vitalis Bethe du Nigeria et Antoine Kouadio de la Côte d’Ivoire ont respectivement occupé la 1re, la 2e et la 3e place.
Sports 21 mai 2021


Médiateur de la République: Joseph Gnonlonfoun passe service à Pascal Essou
Le médiateur de la République, Pascal Essou, ambitionne de rendre davantage visible par des actions concrètes, l’institution dont il a désormais la charge. Il a dévoilé ce rêve à la faveur de la cérémonie de passation de service, le jeudi 20 mai à Porto-Novo, entre lui et son prédécesseur, Joseph Gnonlonfoun. « Notre mandat sera consacré à rendre davantage visible le médiateur de la République. Ce rêve passera par des actions concrètes », a souligné ce jeudi 20 mai, le médiateur de la République, Pascal Essou, dans son discours de passation de charge entre lui et son prédécesseur, Joseph Gnonlonfoun. Mieux, il entend davantage renforcer les relations entre le médiateur de la République et les autres institutions de la République avec l’instauration d’une complicité agissante et fructueuse afin de mieux rassurer, satisfaire et répondre aux attentes des réclamants. Pascal Essou s’engage à accorder une attention particulière aux recours qui seront déposés dans le cadre de sa mission d’intercesseur gracieux entre l’administration publique et les administrés. «Nous allons en outre œuvrer pour davantage hisser l’étendard de l’organe au rang des grandes nations », promet-il. Le médiateur de la République n’a pas manqué de remercier le président de la République, Patrice Talon, pour la confiance placée en sa modeste personne en le nommant à la tête de cette institution. Pascal Essou rassure le chef de l’Etat qui, lors de la réception de son serment, mercredi 19 mai dernier, à la présidence de la République, dit attendre de lui qu’il œuvre plus pour le maintien de la paix, le dialogue social et la recherche de solutions durables aux griefs des administrés relatifs au fonctionnement de l'administration centrale de l'Etat, des collectivités décentralisées, des établissements publics. 6 120 plaintes reçues Pour ce faire, Pascal Essou invite ses collaborateurs à se serrer les coudes pour relever ces grands défis pour le bonheur des administrés. Il félicite le médiateur de la République sortant pour ses efforts dans la visibilité de l’institution. « Les citoyens-plaignants dont les recours ont été traités avec dextérité sont les vrais témoins. C’est pourquoi, je puis vous garantir que la même dynamique sera impulsée afin que l’institution continue d’accomplir davantage la mission qui est la sienne sur l’échiquier national et de rayonner au niveau sous-régional et mondial », a ajouté Pascal Essou. Joseph Gnonlonfoun, pour sa part, informe que depuis la création de l’institution en 2007 jusqu’à ce jour, 6 120 plaintes des citoyens dont 3 542 sous son mandat ont été reçues et étudiées avec diligence et équité. Ce qui montre toute l’utilité de l’institution, fait remarquer le médiateur de la République sortant. Il plaide pour la révision de la loi instituant l’organe pour plus d’efficacité. « Je suis venu au médiateur de la République. J’ai vu et j’ai compris que si à la loi on ajoute un zeste d’humanité, on peut faire de nos administrations des havres de paix », a noté Joseph Gnonlonfoun à l’issue de ses 7 ans et 7 mois passés à la tête de cette institution basée à Porto-Novo. Actualités 21 mai 2021


Transport aérien: L’aéroport de Cotonou décroche pour la première fois sa certification
Le vent de la modernité et du respect des normes internationales d’aviation civile plane depuis jeudi 20 mai sur l’aéroport de Cotonou. Il dispose désormais de son certificat d’aérodrome. La remise dudit certificat, comme il fallait s’y attendre, fait la fierté et la joie de l’ensemble des acteurs de la plateforme aéroportuaire qui, unanimement, s’engagent à maintenir le cap. D epuis le 18 mai 2021, l’aéroport de Cotonou figure sur la liste des aéroports certifiés à travers le monde. L’organisation internationale de l’aviation civile (Oaci) lui a décerné le précieux sésame après une série d’audits, de contrôles et d’exigences de qualité. L’aéroport de Cotonou est donc désormais un aéroport moderne, dans lequel tout sera numérique, a salué Hervé Hehomey, ministre des Infrastructures et des Transports à l’occasion. « Nous sommes à la dernière technologie dans cet aéroport que nous voulons le plus moderne de la sous-région», a exposé le ministre pour mettre en exergue les ambitions du Bénin dans le domaine du transport aérien. La remise de ce certificat constitue une première dans l’histoire de l’aviation civile béninoise, reconnait-il. Mais si le pays a pris ce pari, c’est parce que la sécurité aéroportuaire est un enjeu majeur. Aussi, l’organisation de l’aviation civile internationale (Oaci) a établi des normes de sécurité pour certifier les aéroports internationaux et ces normes concernent à la fois les infrastructures et les procédures. C’est donc conscient de cet enjeu que « le gouvernement à travers son Programme d’action a entrepris de rendre l’aéroport de Cotonou conforme aux standards internationaux en vue de soutenir le développement du transport aérien ». La procédure lancée à cet effet connait une heureuse fin désormais avec la remise de la certification. Hervé Hehomey y voit surtout l’aboutissement d’un long et laborieux processus, surtout qu’à l’avènement du régime Talon en 2016, l’aéroport de Cotonou était sur la liste noire dans l’Union européenne, ce qui rendait peu attractive et concurrentielle la destination Bénin. La vision du gouvernement en effet, c’est de faire de l’aviation civile un vecteur de développement et cela s’est illustré à travers une série d’actions déterminantes entreprises par son ministère pour sortir le pays de cette liste noire depuis le 15 mai 2017. Ce premier défi relevé, la certification a été mise en chantier. L’ambition du Bénin, explique également le ministre, c’est de se conformer aux exigences de l’Oaci, l’objectif majeur étant de promouvoir la sécurité, tout en consolidant la conformité des aéroports aux impératifs de sécurité dans un contexte de renforcement des exigences. «Un aéroport certifié est un aéroport attractif. La certification d’un aérodrome est synonyme de sa conformité aux spécifications concernant les installations, les procédures d’exploitation, l’exploitation technique », indique Hervé Hehomey.
Gage de sécurité
L’obtention de ce certificat d’aérodrome conforte la vision du gouvernement et participe à sa réalisation. Elle place également Cotonou sur la liste des aéroports certifiés de la sous-région et est gage de sécurité pour les compagnies, les passagers et autres partenaires. C’est donc un pas de géant que vient de poser le Bénin, non sans le soutien et l'accompagnement de plusieurs partenaires à qui le ministre Hehomey a adressé ses vifs remerciements. En tout cas, l’apport de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et son soutien pendant le processus de certification n’ont pas été des moindres. Paul Koffi, son commissaire dépêché à Cotonou pour la circonstance, ne s’empêche d’ailleurs pas de reconnaître la célérité dont le Bénin a fait montre sur ce projet et salue par la même occasion, l’engagement des autorités du pays à faire de la plateforme aéroportuaire de Cotonou, un espace sûr, moderne et surtout plaisant. A ce propos, il ne serait pas superflu de mentionner les nombreuses autres réformes structurelles qui visent la mise aux normes et l’attractivité de la plateforme aéroportuaire de Cotonou. Il s’agit notamment de la récente création de la société des aéroports du Bénin, de la réforme de l’assistance en escale, de la gestion de la sûreté et de la réhabilitation de la piste d’atterrissage sans oublier les travaux de modernisation du terminal. Au-delà de tout contentement, dira aussi le ministre, la certification n’est pas une fin en soi car, une chose est d’être certifié, une autre est de maintenir le niveau de conformité. Et c’est là tout le défi qui se pose à la société des aéroports du Bénin (Sab) et à l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac). Alonado Adissin, directeur général de la Sab, pour sa part, s’est dit heureux de l’aboutissement d’un travail collectif satisfaisant devenu une exigence pour tout aéroport. Nika Meheza Manzi, au nom de l’Oaci, exhorte le Bénin à maintenir le cap de cette certification et y voit un gage de qualité et de confiance pour les usagers. Karl Lègba, directeur général de l’Anac, tout en rappelant le processus qui a conduit l'aéroport du Bénin au rang de ceux en phase avec les standards internationaux, reconnait que le challenge reste entier pour maintenir la conformité aux normes.
Actualités 21 mai 2021


Fédération internationale de gymnastique: L'admission provisoire de la Sierra Leone et du Togo adoptée
Réuni par vidéoconférence, le 19 mai dernier, le Comité exécutif de la Fédération internationale de gymnastique (Fig) a pris plusieurs décisions dont l'admission provisoire des fédérations de gymnastique de la Sierra Leone et du Togo en tant que fédérations membres affiliées. Dans le compte rendu de la réunion assuré par Isidore Léonide Gbaguidi, président de la Fédération béninoise de gymnastique, l’affiliation de ces deux associations nationales pourrait être rendue définitive lors du prochain Congrès prévu du 5 au 7 novembre 2021. Au cours de cette session, le Comité exécutif de la Fig a également approuvé le choix des ambassadeurs pour les Championnats du monde 2021 pour la gymnastique artistique, rythmique et au trampoline, basé sur les propositions avancées par les comités locaux d’organisation respectifs et la Commission des ambassadeurs de la Fig. La liste des cinq ambassadeurs sera publiée prochainement, une fois qu’ils auront tous accepté l'invitation officielle de la Fig. Il est annoncé la mise en place, les prochains jours, d’un groupe de travail sur la protection des participants en gymnastique. Cette mission a été confiée à Donatella Sacchi, la présidente du Comité technique de la gymnastique artistique féminine. En collaboration avec la cellule «Safeguarding» de la Fig et la Fondation d'éthique de la gymnastique, ce groupe de travail a pour mission de proposer des idées et de soutenir la mise en œuvre de projets sur des questions spécifiques afin de changer la « vieille » culture gymnique et d'assurer un environnement d'entraînement sûr. Les athlètes montrant un intérêt pour ces questions ainsi que d'autres acteurs tels que les entraîneurs, les experts de la protection de l’enfance, etc. seront invités à se joindre au groupe sur une base régulière? Sports 21 mai 2021


Phase aller de la Super Ligue Pro: Les Buffles terminent leader, Hodio à la traîne
Vainqueurs de Eternel Omnisports par le score de 1-0 lors de la première journée en retard de la Super Ligue Pro de Football du Bénin, mercredi 19 mai à Parakou, les Buffles du Borgou ont fini à la tête du classement au terme de la phase aller de la compétition avec 20 points +7. En revanche, battu sur ses installations par l’Association sportive Ouémé omnisports (Asos), Hodio Fc termine lanterne rouge avec 6 points -5. La phase aller de la Super Ligue Pro de Football du Bénin prend fin avec les matches en retard de la première journée joués, mercredi 19 mai, sur les différentes installations sportives. Leaders provisoires avant cette journée, les Buffles du Borgou, champions en titre, se sont débarrassés de Eternel Omnisports (1-0) à Parakou pour consolider leur place en tête du classement. L’unique but de la partie est l’œuvre de Moubarak Gounou. Conscients qu'une victoire était nécessaire pour terminer de fort belle manière la phase aller, les poulains de Dramane Sanou ont allié détermination et combativité pour confirmer leur statut de favoris. Ils totalisent désormais 20 points +7 devant Loto-Popo, 2e avec 17 points +5. Contraint au nul par Ayéma (0-0) à Pobè, le club de la Loterie nationale du Bénin reste un prétendant sérieux au titre. Tombeur des Requins de l’Atlantique par le score étriqué de 1-0, Béké est 3e avec 17 points+4. Surpris à domicile par Damissa par le score de 2-3, les Dragons de l’Ouémé perdent une place dans le classement. Les Orange et Noir chutent de la 5e à la 6e place avec 12 points +1 tandis que Damissa passe de la 9e à la 7e place avec 11 points. Une situation qui profite à l’As Cotonou, victorieuse de Dynamo de Parakou par le score de 2-1. Les « Adjakalolo » remontent du coup de la 8e à la 5e place avec 13 points-2. Onzième avant cette journée en retard, Hodio Fc a courbé l’échine face à la lanterne rouge, l’Association sportive Ouémé Stars (Asos) par le score de 2-3. Avec cette défaite, la formation de Comè termine, cette phase aller avec une série noire de trois défaites consécutives. Elle chute à la 12e place avec 6 points -6 alors qu'Asos est 11e avec 7 points -8. La compétition reste donc très serrée au sommet du classement avec Buffles, Loto-Popo, Béké et Ayéma qui cherchent à finir champion de cette première édition de la Super Ligue Pro pour représenter le Bénin lors de la prochaine ligue des champions de la Confédération africaine de Football. Ces formations ont une semaine de repos avant la phase retour prévue pour être lancée le 29 mai prochain? Résultats des matches en retard de la 1re Journée Buffles # Eternel 1-0 Béké # requins 1-0 As Cotonou # Dynamo de Parakou 2-1 Dragons #~Damissa 2-3 Ayéma # Loto-Popo 0-0 Hodio # Asos 2-3 Sports 21 mai 2021


Profession infirmière: Les acteurs plaident pour leur valorisation
Au cœur des soins de santé, les acteurs de la profession infirmière constituent la colonne vertébrale du système sanitaire au Bénin et dans le monde. L’écho se fait entendre en ce mois de mai par la communauté internationale pour les valoriser. Parés de leur blouse blanche décontractée, les acteurs de la profession infirmière passent de longues heures de travail à la quête du rétablissement des patients. Leur temps de repos est parfois conditionné par le flux de malades hospitalisés ou le nombre de consultations, la nuit, en week-end comme les jours fériés. Au niveau des centres de santé, ils sont au four et au moulin, carnets de soins, ordonnances, seringues ou encore flacons de sérum en main, sillonnant compartiments et chambres d’hospitalisation pour soulager les malades. Ils sont aux petits soins de la communauté. Leur cahier des charges va au-delà du simple fait d’administrer des soins médicaux. Il se traduit aussi par l’attention qu’ils accordent aux personnes qui en ont besoin, partout, même dans les coins reculés. Simone Koudedeo Minakpon Gangnon, infirmière, revendique fièrement sa blouse blanche : «L’infirmier est le pivot en matière de soins aux malades puisqu’il est l’agent de santé le plus en contact avec eux. Il leur administre des soins, les sensibilise, leur prodigue des conseils et veille sur eux à travers le protocole Information, éducation et communication (Iec). C’est une référence pour le malade ». Ces agents de santé assurent le pont entre le médecin et le patient : « Au Bénin, l’infirmier sert de transit entre le malade et le médecin. C’est lui qui accueille le malade, le rassure, le met dans les bonnes conditions avant d’écouter les plaintes pour les faire parvenir au médecin. Il est l’oreille et la voie douce qui apaise le malade le préparant pour sa guérison », assure l’infirmière. Premiers acteurs du monde sanitaire à être en contact avec les patients, ils sont des professionnels de la santé à part entière et méritent, à ce titre, l’attention de la communauté internationale à l’occasion d’une série de journées consacrées à leur intention en ce mois de mai. D’abord, la Journée internationale des infirmières le 12 mai dernier, ensuite la Semaine nationale de la profession infirmière décrétée par le Canada et célébrée du 10 au 16 mai. Ces célébrations visent à redorer le blason des acteurs et mettent en lumière leur rôle dans le dispositif des soins de santé. Le jeu en vaut la chandelle.
Pilier des soins de santé
L’un des thèmes qui retient l’attention cette année est intitulé ‘’La profession infirmière, une voix faite pour diriger, une vision pour les soins de demain’’. Il s’agit là d’une exhortation au monde à appréhender la noblesse du métier et à le considérer comme un pilier central des soins de santé à l’avenir. Selon Giraudoux Sodégla, point focal départemental de l’Association nationale pour la relève de la profession infirmière, « ce thème vise à montrer comment les soins infirmiers se tourneront vers l’avenir et comment la profession abordera la prochaine étape des soins de santé. Cela révèle la nécessité de communiquer sur les compétences du métier infirmier et sur leur volonté de conforter leur rôle, leur place et leurs contributions au système de santé ». Déjà, la crise sanitaire mondiale permet de jauger leurs compétences, vu leur poids dans la riposte. Ils ne manquent pas de mérite. « Les infirmiers se trouvent en amont de la riposte contre la Covid-19. Ils sont présents à tous les niveaux de la pyramide et sont au front de la lutte depuis la prévention primaire jusqu’à la prévention tertiaire. Ils sont les seuls à être réellement en contact avec les malades pour leur fournir des soins curatifs et des soins de soutien et d’accompagnement», assure-t-il. Le métier est si contraignant et risqué que les acteurs confient avoir eu l’envie de déposer le tablier aux heures critiques de la pandémie. « L’avènement de la Covid-19 a suscité l’envie aux infirmiers de changer de métier », affirme Giraudoux Sodégla. C’est pourquoi, leur sentiment est mitigé à l’occasion des différentes célébrations en leur faveur en ce mois. « Nous accueillons ces célébrations avec joie et amertume. Joie pour la célébration de cette journée. Amertume parce qu’à l’arrivée de la pandémie, nous avons vu nos conditions de travail empirer sans la prise des moindres mesures de soulagement de la part des autorités. Beaucoup de promesses nous ont été faites, mais peu d’actes ont été posés pour nous soutenir et reconnaître à leur juste valeur nos efforts pour protéger, maintenir et rétablir la santé des populations », relève-t-il.
Valoriser le métier
Si au Bénin, il se note la détermination de ces agents de santé à bien soigner les populations, le métier manque encore de visibilité. « L’infirmier est malheureusement relégué au second plan à l’instar de tous les autres professionnels de la santé de la classe des ‘’paramédicaux’’. Ils sont peu valorisés et le poids de leur travail est peu reconnu et semble être ignoré », déplore-t-il. Pour valoriser le métier, les acteurs mettent l’accent sur l’assainissement de leur secteur afin de corriger ‘’les nombreuses déviances’’ qui entachent leur image. Simone Koudedeo Minakpon Gangnon et Giraudoux Sodégla, tous deux, insistent sur la mise en place de meilleures conditions de travail et la création de l’Ordre des infirmiers en vue d’extirper les brebis galeuses de leurs rangs. Pour eux, « les autorités doivent veiller à faire une place aux infirmiers dans les instances de prise de décision les concernant et les encourager à entreprendre des recherches scientifiques dans la discipline infirmière». Leurs recommandations tiennent du développement du leadership infirmier et de la prospérité du métier.
Santé 21 mai 2021


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