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Nouvelles

Opérations de déstabilisation du Bénin: Le gouvernement s’engage à préserver la paix et la sécurité
Une nouvelle cargaison de munitions de calibre 12 mm en partance pour le Bénin a été interceptée le 30 avril dernier par les autorités togolaises à quelques mètres de la frontière avec le Ghana à la suite de la première découverte dans la commune de Bantè, le même jour. Lors d’un point de presse, samedi 8 mai dernier à son cabinet, Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a fait savoir que ces actes font état sans aucun doute d’un plan de déstabilisation du Bénin. Il note que le gouvernement poursuivra ses efforts en vue de garantir la paix et la sécurité aux citoyens. Le vendredi 30 avril 2021, la police républicaine a, au détour d’un accident mortel de la circulation survenu vers 5 heures du matin à hauteur du village Agbon, arrondissement d’Atokolibé, commune de Bantè, mis la main sur une cargaison de 70 000 cartouches de calibre 12 mm. Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, lors d’un point de presse tenu, samedi 8 mai dernier, à son cabinet, a précisé que tous les recoupements faits indiquent que ladite cargaison était destinée à être livrée dans les localités de Gouka et Akpassi dans la même commune. Ce dossier, affirme-t-il, est déjà aux mains de la justice et les enquêtes sont en cours pour que toute la lumière soit faite sur ses tenants et ses aboutissants. C’est dans ce contexte, poursuit-il, que les autorités togolaises ont révélé avoir arraisonné, le même vendredi 30 avril 2021, aux environs de 1h du matin, une voiture immatriculée TG 8827 AH dans la ville de Lomé, à quelques centaines de mètres de la frontière avec le Ghana. La fouille dudit véhicule a permis de retrouver deux cartons contenant au total 1300 cartouches de calibre 12 mm soigneusement dissimulés sous des bagages. Il note que parmi les personnes se trouvant à bord du véhicule, figure un Béninois qui a déclaré avoir acquis lesdites cartouches au Ghana pour les acheminer au Bénin. Sacca Lafia a profité de l’occasion pour remercier les autorités politiques et la police togolaise pour leur engagement sans équivoque dans la lutte contre la prolifération des armes et munitions destinées à troubler la paix et la quiétude dans la sous-région. «Je me félicite particulièrement de la coopération agissante qui existe entre nos deux pays et rassure que le Bénin continuera de jouer convenablement sa partition », a-t-il fait savoir. Par ailleurs, indique-t-il, cette prise en territoire togolais, ajoutée à celle de 70 000 cartouches saisies par la police républicaine, achèvent de convaincre du sérieux des informations faisant état d'un plan de perturbation de la quiétude nationale, de déstabilisation du Bénin et de menaces graves à son intégrité. En outre, ajoute-il, ces prises interviennent à la suite d’appels publics lancés par certains acteurs politiques en faveur d’un soutien conséquent à des personnes armées appelées chasseurs, auteurs des actes graves enregistrés dans les communes de Savè, Bantè et Tchaourou dans le cadre de l’élection présidentielle du 11 avril dernier. En tout état de cause, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique rassure que le gouvernement poursuivra ses efforts en vue de garantir la sécurité et la paix sur toute l’étendue du territoire national. Actualités 10 mai 2021


Cour des comptes: Talon reçoit le serment de Ismath Bio Tchané
La présidente de la Cour des comptes a prêté, vendredi 7 mai à Cotonou, devant le chef de l’Etat, le serment qui consacre sa prise de fonction. La sobre cérémonie organisée à cet effet a eu lieu dans les locaux annexes de la présidence de la République. « Je jure de bien et fidèlement remplir ma fonction, de l’exercer en toute impartialité dans le respect des lois, de garder le secret des délibérations et des votes. De ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation à titre privé sur des questions relevant de la compétence de la Cour et de me conduire partout comme un digne et loyal magistrat ». Cette formule consacrée prononcée par Ismath Bio Tchané épouse Mamadou, vendredi 7 mai dernier, dans les locaux annexes de la présidence de la République à Cotonou, est synonyme de prestation de serment du tout premier président de la Cour des comptes. En effet, conformément aux prérogatives constitutionnelles conférées au chef de l’Etat par l’article 134-4 de la loi 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin modifiée par la loi 2019 -40 du 7 novembre 2019, le président Patrice Talon a procédé à la nomination de Ismath Bio Tchané épouse Mamadou en qualité de présidente de la Cour des comptes. Avant son entrée en fonction, il lui est fait obligation de prêter serment, ainsi que l’exige la loi organique N° 2038 du 11 février 2021 sur la Cour des comptes. Les dispositions y afférentes sont contenues dans les alinéas 1 à 3 de l’article 19, dont un extrait a été lu par Dandi Gnamou, secrétaire générale de la Cour suprême. Après quoi, Edouard Ouin Ouro donnera lecture du Décret N° 2021-182 du 28 avril 2021 portant nomination de la présidente de la Cour des comptes. Le serment de Ismath Bio Tchané épouse Mamadou sera reçu par le président Patrice Talon qui la renverra à l’exercice de ses fonctions. Sauf que le chef de l’Etat ne s’est pas contenté de la simple formule protocolaire. Il en a profité pour magnifier le talent de l’heureuse promue et à travers elle, toutes les femmes béninoises. « Je voudrais partager avec vous ma fierté pour ce nouveau vent qui souffle dans notre pays, celui qui révèle de mieux en mieux la femme béninoise », a indiqué d’entrée le président Talon. « Votre parcours vous donne le mérite de votre nomination. Veuillez ne pas avoir le complexe que c’est au profit de notre volonté de promouvoir la femme béninoise que vous avez été nommée comme présidente de la Cour des comptes. En tout cas, ce n’est pas ce qui m’a guidé pour vous proposer à la tête de cette institution qui vient de naitre », a expliqué le chef de l’Etat. Pour lui, la nomination de dame Bio Tchané donne une opportunité de corriger une insuffisance qui date de fort longtemps à savoir que les femmes ne sont pas suffisamment représentées à la tête des institutions. « Je vous réaffirme que je n’ai pas eu le choix, donc ce n’est pas ma volonté de promouvoir la femme qui a conduit à votre nomination ; vous ne m’avez pas laissé le choix. Votre parcours, votre position actuelle dans les institutions de la République ont été les seuls facteurs de votre nomination», a reconnu le président de la République. Par la même occasion, le chef de l’Etat exprimera sa satisfaction de constater que de plus en plus, à la tête des institutions, « les compétences les plus avérées et méritées pour notre bien-être commun » sont promues. Actualités 10 mai 2021


Passation de service à la direction générale de la Fececam-Bénin: Clément N’koupin Yadonta succède à Victorin Codjo Houédanou
La Fédération des caisses d’épargne et de crédit agricole mutuel (Fececam-Bénin) a un nouveau directeur général. Clément N’koupin Yadonta remplace Victorin Codjo Houédanou qui a occupé cette fonction sur les dix dernières années. Vendredi 7 mai dernier, la passation de service a donné l’occasion aux acteurs du secteur de la microfinance de célébrer les deux hommes. Que de témoignages et d’honneurs, vendredi 7 mai dernier, à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou, à l’endroit de Victorin Codjo Houédanou, ancien directeur général de la Fédération des caisses d’épargne et de crédit agricole mutuel (Fececam-Bénin) ! En somme, une séparation difficile, mais indispensable pour cadrer avec les mutations inhérentes à la vie de toute institution. Le directeur général sortant de la Fececam-Bénin a en tout cas l’avantage de partir la tête haute. Pendant dix ans, Victorin Codjo Houédanou s’est assigné pour mission de changer la donne qui conduisait la Fececam vers sa chute et à l’arrivée, les résultats sont élogieux. C’est ce dont témoigneront tour à tour, Innocent Fayalo, président du Conseil d’administration de l’institution, Mathieu Soglonou, directeur général de la Confédération des institutions financières de l’Afrique de l’Ouest, Ignace Dovi, directeur général de l’Association professionnelle des Systèmes financiers décentralisés, Luc Sego Sounon, directeur des ressources humaines, formation et vie coopérative. Chevalier de la lutte contre l’impunité, apôtre du travail bien fait, ses collaborateurs et l’ensemble des acteurs des Sfd lui revaudront ses qualités à travers des dons divers. Pas moins d’une vingtaine de cadeaux pour remercier Houédanou, mais aussi pour dire au revoir à celui qui, tout en tournant la page de la Fececam, ouvre une autre de sa vie.
Résultats appréciables pour Victorin Houédanou
Sous sa direction, en effet, le nombre de clients est passé de 638 000 en 2011 à actuellement 1 193 857. Les encours de dépôts sont passés de 37 milliards à 61 milliards 700 millions et les fonds propres de l’institution, d’un milliard à 4 milliards, tandis que les encours de crédits qui étaient de 26 milliards sont passés à 77 milliards. Mais la décennie d’action de Houédanou n’aura pas été un fleuve tranquille. Il n’aura pas tout accompli. Il laisse derrière lui quelques chantiers non encore achevés comme la sécurisation du patrimoine contre les risques majeurs. Dans tous les cas, le succès est « collectif », reconnaît-il. A la Fececam-Bénin, « les gens ne vous tendent pas la main s’ils ne sentent pas votre cœur », indique-t-il. « Si vous voulez changer ce réseau, formez-vous un leadership de qualité », lancera-t-il également à son successeur.
Clément N’koupin Yadonta aux commandes
Clément N’koupin Yadonta, directeur général entrant, connait bien l’institution. Il y a occupé toutes les fonctions, depuis la base jusqu’au sommet. A son prédécesseur, il voue une admiration particulière pour ses capacités managériales dont il entend s’inspirer pour porter encore plus loin la Fececam-Bénin. Mais des défis, Clément N’koupin Yadonta en a à relever. Ceux-ci portent notamment sur le retard technologique de l’institution, le suivi du dossier pour l’obtention d’agrément auprès de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour l’émission et la gestion de la monnaie électronique, l’implémentation du nouveau logiciel Sab-At, la gestion de l’insatisfaction des plaintes des clients, la concurrence et la prévention puis la gestion des crises. Le nouveau directeur général s’est voulu rassurant sur chacune de ces attentes. « La Fececam a changé de directeur, mais n’a pas changé de direction. Nous allons maintenir le cap », a rassuré le nouvel homme fort de la boîte. Pour rappel, celui qui prend les rênes de cette institution de microfinance est né en 1963 à Boukombé. Il a été recruté en 1992 au poste de gérant. Depuis lors, il est monté progressivement en grade. Il a été entre autres chef zone Nord Unité de cantonnement, formateur zone Nord, chef service crédit, chef service ressources humaines et formation, directeur de la délégation technique régionale Atlantique-Littoral, secrétaire général chargé de la coordination depuis 2011. Il a été aussi président du Conseil d’administration de l’Association professionnelle des Systèmes financiers décentralisés. Un parcours qui lui confère les compétences requises pour conduire désormais la Fececam, pour des résultats meilleurs.
Société 10 mai 2021


1re édition de la « Nuit des citoyens bâtisseurs »: Prosper Gnimadi distingué
Chaque jour que Dieu fait, Prosper Gnimadi, spécialiste des télécommunications et président directeur général (Pdg) du groupe Mapcom Technologies, œuvre afin que le Bénin devienne un modèle de développement. Ses nombreuses actions au service de la République font de lui l’un des dix-sept citoyens primés lors de la première édition de la « Nuit des citoyens bâtisseurs », une cérémonie organisée, ce samedi 8 mai, à Cotonou, par l’Ong Etoile d’Afrik. Prosper Gnimadi, spécialiste des télécommunications et président directeur général (Pdg) du groupe Mapcom, est l’un des citoyens béninois qui excellent dans leurs domaines et qui œuvrent jour et nuit pour l’essor du Bénin en particulier et de l’Afrique en général, à travers, entre autres, la promotion des jeunes talents. Ce mérite lui est reconnu par l’Ong Etoile d’Afrik qui lui décerne le prix du « Citoyen bâtisseur » au même titre que seize autres de ses compatriotes, samedi dernier, à l’occasion de la première édition de la « Nuit des citoyens bâtisseurs ». « Nous nous sommes dit : s’il y a des gens comme vous qui travaillent chaque jour pour bâtir la République, il est important que nous puissions reconnaitre ce mérite que vous avez », explique Mohamed Badélé, président de l’Ong Etoile d’Afrik. Cette distinction honorifique vient donc récompenser les nombreuses actions de Prosper Gnimadi pour l’essor du Bénin et de l’Afrique. Face à l’assistance après réception de ses trophée et tableau de distinction, le Pdg du groupe Mapcom exprime sa joie et sa reconnaissance aux organisateurs de la cérémonie. Il estime que ce prix est d’abord celui de son équipe. « Mes premières impressions sont celles de joie, de gratitude et de reconnaissance à tous ceux qui sont dans l’ombre et qui ont rendu ceci possible parce que, être reconnu citoyen bâtisseur de la République, c’est honorifique. Et c’est la résultante d’un travail collectif. J’estime que ce prix n’est pas décerné à moi uniquement mais à toute une équipe qui travaille derrière moi et avec moi. C’est pour moi et mes collaborateurs un honneur de recevoir ce prix. Aujourd’hui, je dédie ce prix à tous ceux qui sont dans l’ombre et qui œuvrent activement pour que notre pays devienne un modèle développement, un modèle de croissance », a déclaré Prosper Gnimadi. S’appuyant sur sa longue expérience, le Pdg du groupe Mapcom prodigue quelques conseils à la jeunesse béninoise: « Comme conseils à l’endroit de la jeunesse, je voudrais l’exhorter à la persévérance, au travail, parce que pour qu’une nation se développe, il faut que ses citoyens travaillent et bâtissent quelque chose qui demande beaucoup de persévérance. Il faut être prêt à se relever à chaque fois que l’on échoue ou que l’on rencontre des problèmes. Il y a Albert Einstein, et un peu avant lui, Lénine, qui disaient que là où il y a une volonté, il y a un chemin ». Il encourage dès lors tous ceux qui n’ont pas pu obtenir ce prix à s’inspirer de cette citation pour travailler ardemment car, « avec la volonté on peut bâtir, on peut aller loin ». Ingénieur d’Etat en télécom-munications, Prosper Gnimadi a créé en 2004 le groupe Mapcom au Bénin. L’entreprise intervient dans la fourniture de solutions informatiques de qualité aux entreprises et institutions dans toute la sous-région. Le groupe Mapcom a ses filiales au Togo, au Niger, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Congo. Depuis 2008, Prosper Gnimadi assure la promotion, au Bénin et en Afrique de l’Ouest, de la prestigieuse compétition informatique dénommée Icpc qui réunit, chaque année, les meilleurs étudiants de la sous-région. Il est le directeur de ladite compétition en Afrique de l’Ouest. Dans ce cadre, il signe un partenariat avec le Centre d’excellence africain en sciences mathématiques et applications en vue du renforcement des compétences locales et de la promotion de l’informatique comme science et profession. Il y a un an, Prosper Gnimadi est désigné vice-président du conseil consultatif industriel dudit Centre. En 2011, il devient l’un des rares Africains à obtenir la prestigieuse certification internationale Cisco certified internetwork expert (Ccie) en sécurité informatique, et participe activement à plusieurs projets dans le domaine en Afrique de l’Ouest. Société 10 mai 2021


Yao Ydo: «L’éducation est un bien commun»
Animé d’une passion sans bornes pour le curriculum, Yao Ydo captive rapidement son auditoire lorsqu’il explique l’importance de mettre en place une éducation adaptée au contexte local. Fort de plus de deux décennies d’expérience au sein de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), il constitue le parfait exemple de l’équilibre trouvé entre carrière internationale et racines africaines. Titulaire d’un Doctorat en Linguistique et Didactique des Langues de l’Université de Grenoble (France) et d’un Diplôme de 3e cycle en Diplomatie et études stratégiques, au Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques de Paris (France). Il est aussi titulaire d’une Maîtrise en anglais de l’Université de Ouagadougou (Burkina Faso). Vous avez effectué de brillantes études en Afrique et en Europe. Comment êtes-vous passé de l’Université de Ouagadougou à celle de Grenoble ? A l’époque, il existait une convention entre le Burkina-Faso et la France. Elle permettait à tout étudiant qui terminait sa maîtrise, sans avoir passé des examens durant la session de septembre, d’obtenir une bourse pour un 3e cycle dans un établissement français. C’est ainsi que je suis arrivé à Grenoble et pendant que j’effectuais mon doctorat, je me suis parallèlement inscrit à Paris. Par la suite, j’ai débuté ma carrière en 1997 comme expert- associé, au siège de l’Unesco, à la Division de l’Éducation de base et de l’alphabétisation. A ce jour, cela fait 24 ans que vous servez la même institution. Quel a été votre parcours? Comme spécialiste de programme éducation, j’ai travaillé dans différents bureaux de l’Unesco en Afrique (Mali, Cameroun, République Démocratique du Congo, Sénégal). C’est ainsi que j’ai pu acquérir de l’expérience dans la planification des programmes, le développement de partenariats et la mobilisation de ressources auprès des banques de développement, du secteur privé, et d’autres Agences des Nations Unies. Par la suite, j’ai occupé les fonctions de Représentant de l’Unesco en Côte d’Ivoire et de Directeur Régional de l’Unesco pour l’Afrique de l’Ouest basé à Abuja, au Nigeria. Je représentais aussi l’Organisation auprès de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Le Bureau International de l’Education de l’Unesco à Genève est concentré sur le curriculum. Comment le définissez-vous ? Le curriculum peut être défini comme l’ensemble des éléments constitutifs des contenus et programmes de formation. Il doit toujours être envisagé avec une prise en compte des méthodes pédagogiques et d’évaluation des acquis, ainsi que du matériel didactique pour les apprenants et les formateurs. Le curriculum est la cristallisation et la concrétisation de la vision de la politique éducative d’un pays. Au regard de son importance, le curriculum peut être considéré, pour l’éducation, comme ce que représente la Constitution dans une Démocratie. Comment s’assurer que le curriculum choisi est adapté ? La meilleure façon d’avoir un curriculum adapté au contexte, c’est d’avoir une approche participative dans sa formulation. Il doit être, autant que possible, soutenu par les cultures locales et répondre aux besoins des apprenants. Le curriculum doit permettre de former des citoyens, d’abord ancrés dans leurs cultures, avant de s’ouvrir sur le reste du monde. De ce point de vue, la contextualisation constitue un gros défi, car, à ce jour, les processus d’élaboration des curricula n’intègrent pas les avis et les aspirations des populations locales. Nous devrions donc profiter des réformes curriculaires post-Covid, envisagées par certains pays, pour proposer que cette insuffisance soit corrigée. C’est une des raisons pour lesquelles nous plaidons, par exemple, d’une part pour une éducation multilingue valorisant les langues nationales et d’autre part, pour l’intégration dans les curricula de l’Histoire générale de l’Afrique, écrite par des chercheurs historiens africains. Concrètement, que faites-vous pour que les curricula évoluent ? L’expérience m’a permis de constater que les séminaires, les ateliers ou les conférences organisés ne suffisent pas. Ces réunions permettent davantage de partager de l’information et de sensibiliser plutôt que de former, notamment quand il s’agit d’une question aussi importante que le curriculum. Nous avons donc décidé de renforcer les capacités des structures nationales et régionales chargées des formations sur le curriculum. Dans chaque sous-région, nous envisageons des formations diplômantes, du style Master en curriculum, et nous sommes en négociations très avancées avec des Universités partenaires. Allez-vous vous appuyer sur les structures existantes ? Dans tous les pays, il existe au sein du ministère en charge de l’Éducation, une Division ou une Section, responsable du curriculum national. L’idée est de travailler avec ces structures, d’identifier leurs besoins en renforcement de capacités, et convenir d’un programme de formation. Nous avons les outils dans les différents domaines du curriculum depuis l’élaboration, en passant par la mise en œuvre, jusqu’à l’évaluation. Nous comptons mettre en place des formations qui pourraient durer plusieurs mois en fonction des besoins, voire une ou deux années. Au cours de cette période, le Bie va renforcer les capacités techniques de ces structures et de leur personnel de manière à doter les pays ciblés des compétences nécessaires dans tous les domaines liés au curriculum Allez-vous aussi intervenir au niveau régional africain ? Dans chaque sous-région, nous allons identifier une université, dont nous allons renforcer les capacités et créer, soit une chaire Unesco, soit un Master sur le curriculum. Ainsi, l’institution sera outillée pour effectuer la formation des cadres, mais également faire de la recherche et de produire des publications sur le curriculum. Il y a donc deux niveaux : le national où sont renforcées les compétences de l’institut national, et le régional où l’on crée une structure qui effectuera une formation diplômante telle que le Master ou autre. Nous avons des échanges très avancés avec l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar (Sénégal) pour en faire un centre de référence pour la formation des cadres sur le curriculum pour la Cedeao. Nous avons également des négociations en cours avec l’Université Denis Sassou-Nguesso à Brazzaville (République du Congo) en vue de jouer le même rôle en Afrique centrale. En Afrique australe, depuis quelques années, avec l’appui de l’Unesco, l’Open University of Tanzania offre des formations diplômantes aux cadres de la région. Quel est l’objectif du Bie en 2021? L’objectif général du Bie est de devenir un Institut de référence mondiale en matière de production et de partage de savoir, de renforcement des capacités, de dialogue et de coopération sur le curriculum. Notre vision holistique, intersectorielle est tournée vers l’avenir. La pandémie vient souligner avec pertinence l’idée de développer un curriculum futuriste et transformateur. Les objectifs liés à l’enseignement sont primordiaux pour garantir aux apprenants un accès aux connaissances nécessaires pour construire leur propre vie et contribuer à la durabilité de la planète. Le 21e siècle réclame une révision des programmes et des offres éducatives qui, à terme, permettra de faire correspondre les compétences des diplômés aux demandes de leur époque . Encadré Verbatim : « L’unité de l’Afrique se fonde d’abord et avant tout sur son histoire. Il est indispensable que les enfants africains connaissent leur propre histoire avant de connaître celles des autres. Le Bie mène un plaidoyer pour que l’Histoire générale de l’Afrique ait une place de choix dans les programmes scolaires. » « L’éducation est un bien commun et dans le monde post-Covid19, elle devra intégrer des considérations additionnelles. » « Ce n’est pas seulement l’éducation moderne (écoles, universités, etc.) qui peut aider à mettre fin à la pauvreté. L’éducation traditionnelle peut aussi le faire. On note que 95 % des 10 personnes les plus riches du Mali et du Burkina Faso ne sont pas allées à l’école. En revanche, elles ont bénéficié de l’enseignement traditionnel, des connaissances indigènes, de l’enseignement et la formation techniques et professionnels (Eftp)». ........ Qu’est-ce que le Bureau International de l’Education de l’Unesco ? Fondé en 1925, à Genève, par un groupe de pédagogues de renom en tant qu’organisme privé, le Bureau International de l’Education a été dirigé pendant près de 40 ans par le célèbre psychologue suisse Jean Piaget. C’est en 1929 que le Bie devient la première organisation intergouvernementale dans le domaine de l’éducation, établie afin de promouvoir la paix. L’organisation devient partie intégrante de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) en 1969, en qualité de centre international en matière d’éducation comparée. Le Bie poursuit sa quête de l’excellence en tant que Centre mondial spécialisé dans le domaine du curriculum. Le curriculum désigne un ensemble incluant la conception, l’organisation et la programmation des activités d’enseignement/apprentissage selon un parcours éducatif. Il regroupe l’énoncé des finalités, les contenus, les activités et les démarches d’apprentissage, ainsi que les modalités et moyens d’évaluation des acquis des élèves. Le curriculum est l’un des outils les plus efficaces pour combler l’écart entre l’éducation et le développement. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) International 10 mai 2021


Réélu pour un second mandat: Patrice Talon reçoit les félicitations de Nasser Bourita
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a échangé le jeudi 6 mai par visioconférence avec son homologue marocain, Nasser Bourita. Outre les sujets d’intérêt abordés par les deux personnalités, le diplomate marocain a adressé ses chaleureuses félicitations au chef de l’Etat béninois, Patrice Talon pour sa réélection. Le président Patrice Talon continue de recevoir les félicitations des autorités de la sous-région et du monde, suite à sa réélection pour un second mandat à la tête du pays. Jeudi 6 mai, c’est le ministre marocain des Affaires étrangères qui lui a adressé ses vives félicitations, lors des échanges qu’il a eus par visioconférence avec le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci. Nasser Bourita s’est réjoui de la réélection du chef de l’Etat et a fait savoir qu’il s’agit d’une bonne nouvelle pour l’Afrique en général et pour les relations bénino-marocaines en particulier. Au cours de l’entretien, les deux personnalités ont fait un tour d’horizon des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays et scruté l’avenir. Rappelons que les sujets abordés au cours de cet entretien ont trait aux relations bilatérales, aux candidatures africaines au plan international dont l’Organisation des Nations Unies sans oublier les questions régionales. Actualités 07 mai 2021


Togo: Une saisie de munitions de la police confirme les menaces sécuritaires au Bénin
Le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a révélé, il y a quelques jours, un cas de saisie d’une importante quantité de munitions suite à un accident de la circulation. Dubitatifs, certains ont tenté de banaliser ces faits, désormais corroborés par une autre saisie de munitions par la police togolaise. « Le 30 avril 2021 aux environs d’une heure, l'équipe de patrouille du commissariat central de la ville de Lomé a interpellé une voiture suspecte sur le Boulevard de la République à Kodjoviakopé à hauteur du bar "La Cour des grands" à quelques centaines de mètres de la frontière avec le Ghana. Dans cette voiture suspectée se trouvaient cinq passagers, dont un Togolais, deux Nigérians, un Béninois et une Ghanéenne. La voiture a été ramenée à l'unité et sa fouille en présence des passagers a permis de retrouver, soigneusement dissimulés sous les bagages dans le capot, deux cartons contenant au total 1300 cartouches de chasse de calibre 12 mm. » Cette note d’information de la police togolaise rendue publique depuis quelques jours renseigne sur une saisie de munitions à destination du Bénin. En effet, ladite note indique que « ces cartouches servent à approvisionner les fusils et pistolets de fabrication artisanale utilisés dans la quasi-totalité des crimes commis au Togo » et que « le sieur Yaya Kadiri, de nationalité béninoise… déclare avoir acheté lesdites munitions au Ghana… il transitait avec ses colis par le Togo pour arriver à Kassoua (Bénin) où il réside ». La saisie opérée au Togo s’est effectuée le même jour que celle du Bénin, ce qui tend à donner raison aux allégations des autorités judiciaires béninoises dont les propos avaient été mis en doute par certaines sources qui ont tenté d’y voir de la manipulation. Les enquêtes en cours au niveau des deux pays permettront d’élucider ces saisines de munitions qui en rajoutent à la psychose après les violences préélectorales enregistrées au Bénin. De quoi donner raison au gouvernement béninois qui depuis peu, dénonce les projets de certaines personnes de mettre à mal la sécurité des personnes et des biens. Actualités 07 mai 2021


Conseil électoral/Cena: Le Parlement désigne Sacca Lafia et Abou Soulé Adam
Sacca Lafia et Abou Boukari Soulé Adam sont les deux représentants de l’Assemblée nationale au sein du Conseil électoral qui compose désormais avec la direction générale des élections (Dge), la Commission électorale nationale autonome (Cena). Fin de suspense à l’Assemblée nationale par rapport à la désignation des deux représentants de l’institution parlementaire au sein du Conseil électoral. Sacca Lafia et Abou Boukari Soulé Adam sont les deux personnalités choisies. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a été proposé par les députés de la Majorité parlementaire c’est-à-dire de l’Union progressiste. Abou Boukari Soulé Adam qui a remplacé Feu Moïse Bossou à la Cena en fin de mandature a été reconduit par les députés du Bloc républicain (Br) de la minorité parlementaire. Le choix des deux personnalités est en cohérence avec l’article 20 du Code électoral. Lequel dispose que : « Le Conseil électoral (Ce) est composé de cinq membres. Ils sont choisis parmi les personnalités reconnues pour leur compétence et leur probité et sont désignés ainsi qu’il suit : 01 par la majorité parlementaire ; 01 par la minorité parlementaire ; 01 par le président de la République; 01 par le chef de file de l’opposition et 01 magistrat en activité ou non, désigné en assemblée générale des magistrats ». C’est donc au regard de cet article que le Parlement a désigné ses deux représentants ce jeudi. Les députés avaient jusqu’au 13 mai prochain pour opérer leur choix. En effet, l’article 21 du Code électoral précise que les membres sont désignés au plus tard 60 jours avant la fin du mandat des membres sortants. Ce délai de 60 jours expire le 13 mai prochain.  
Les regards tournés vers Paul Hounkpè et autres
La désignation de Sacca Lafia et Abou Boukari Soulé Adam a été entérinée par la plénière des députés qui a adopté la clé de répartition, c’est-à-dire une personne par tendance parlementaire, proposée par la Commission en charge des Lois de l’Assemblée nationale. Les deux représentants du Parlement désignés seront complétés par les représentants du président de la République, Patrice Talon ; des magistrats et du chef de file de l’opposition, Paul Hounkpè. Les regards sont désormais tournés vers ces derniers qui ne tarderont pas à faire diligence. Les cinq membres du Conseil électoral sont nommés ensuite par décret pris en Conseil des ministres pour un mandat de cinq ans non renouvelable. Ils entrent en fonction après prestation de serment devant le président de la République et le bureau de l’Assemblée nationale. Le Conseil électoral et la direction générale des élections (Dge) composent la Cena. Le Ce est dirigé par un président qui est le président de la Cena. La Dge, organe technique et opérationnel de la Cena, quant à elle, est chargée de la gestion de l’administration du Conseil électoral dont il assure le secrétariat. Elle est placée sous l’autorité du directeur général des élections qui est l’ordonnateur du budget de la Cena, précise le Code électoral?
Sacca Lafia fixé sur son sort au prochain gouvernement
Sacca Lafia est plus que désormais sûr de ne pas faire partie de la prochaine équipe gouvernementale annoncée par le président de la République pour les tout prochains jours. Il devra se préparer à quitter son poste de ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique avec sa désignation hier pour siéger au sein de la prochaine mandature du Conseil électoral, puisque les deux fonctions sont incompatibles. Sacca Lafia serait même pressenti pour présider aux destinées de cette institution électorale et par ricochet présider la prochaine Cena.
Actualités 07 mai 2021


Semaine de l’Europe: « La route de l’Ue au Bénin » lance les manifestations
La « Semaine de l'Europe » organisée autour de la Journée de l’Europe, le 9 mai, s’est ouverte, ce jeudi, par une visite conjointe de projets des ambassadeurs de l'Union européenne. Dénommée « La route de l’Ue au Bénin », la randonnée dans les communes d’Abomey-Calavi et Sô-Ava a permis de toucher du doigt la contribution de l’Union et de ses Etats membres à l’amélioration des conditions de vie des populations béninoises. Dimanche 9 mai sera célébrée la Journée de l’Europe qui rappelle la «Déclaration Schuman » appelant à une nouvelle forme de coopération politique pour l’Europe. Pour marquer l’événement au Bénin, la Délégation de l’Union européenne (Ue) et les quatre Etats membres de l’Union présents au Bénin (Allemagne, Belgique, France, Pays-Bas) organisent une Semaine de l’Europe sur le thème « Plus forts ensemble, pour un partenariat Ue-Bénin sur le long terme ». Les activités ont démarré, ce jeudi, par une visite conjointe de projets des ambassadeurs de l’Union, sous la conduite de Sylvia Hartleif, chef de la Délégation de l’Ue au Bénin. La première étape de ce périple dénommé « La route de l’Ue au Bénin » a été le Centre de santé d’arrondissement d’Akassato où est mise en œuvre une approche de « soins optimisés » au couple mère/nouveau-né dans la zone sanitaire Abomey-Calavi – Sô-Ava. Cette approche innovante est implémentée avec l’appui technique et financier du Programme d’appui à la Santé sexuelle et reproductive et à l’information sanitaire (P@sris) initié par l’Agence belge de développement Enabel. Elle permet d’améliorer la qualité des soins des bénéficiaires, de réduire les décès néonatals dus à l’hypothermie, l’hypoglycémie et les infections et d’accompagner les mères d’enfants dans le suivi et la sauvegarde de la vie des enfants, indique Dr Rodrigue Kohoun, médecin coordonnateur de la zone sanitaire. Clarisse Alihonou, mère de jumeaux, témoigne que l’utilisation de bracelet électronique qui alerte par des signaux lumineux ou sonores, lui permet d’administrer rapidement des « soins kangourou » à ses enfants. Cette innovation permet également l’examen systématique du nouveau-né ou sa mise au sein précoce, ajoute Dr Kohoun qui souligne que 92 enfants ont déjà bénéficié de ces soins optimisés et se portent mieux, au grand bonheur des communautés. Xavier Leblanc, ambassadeur de la Belgique près le Bénin, s’en réjouit, d’autant plus qu’en 2020, il a été enregistré 29 décès maternels, 74 décès néonatals et 2000 enfants de faibles poids.
Jeunesse et éducation
Cap a été ensuite mis sur le Ceg Ahomey-Lokpo à Zinvié, commune de Sô-Ava. Là, l’inspecteur Wilfrid Djènontin, le directeur du collège, Francis Yémalo Sohou et le porte-parole des élèves, Aude Boton, ont tour à tour témoigné leur gratitude à l’Agence française de développement (Afd) qui a construit un grand module de salles de classe dans le cadre du Projet d’appui à l’enseignement secondaire au Bénin (Paesb). « C’est le seul des trois bâtiments du collège épargné lors de la dernière crue dans ce milieu semi-lacustre où les inondations cycliques perturbent pendant deux à trois mois les activités pédagogiques », fait savoir M. Sohou. Le domaine de 8 ha attend d’accueillir d’autres infrastructures dont le manque reste criant dans ce collège comptant dix groupes pédagogiques, plaide-t-il devant l’ambassadeur Marc Vizy de France et les autres. L’Ong Bouge a bénéficié du projet Atvert de la Coopération allemande Giz qui a appuyé des jeunes dans la formation et le développement de compétences en matière de transformation agroalimentaire. Grâce à cet appui, fait savoir Augustin Faton, directeur exécutif de l’Ong, le centre est devenu un incubateur avec des entreprises satellites qui excellent dans la fabrication de jus (mangue, tamarin, baobab, bissap), de gari amélioré ou de tapioca. Achim Tröster, ambassadeur d’Allemagne près le Bénin, s’en félicite tout en assurant que la Giz se concentrera davantage cette année sur le renforcement des capacités des jeunes et des femmes, notamment dans le domaine de l’agrobusiness et du développement durable.
Energie et santé
L’étape suivante de la visite, c’est le chantier de construction et d’équipement du Centre d’information et de coordination du Système d’échange d’énergie électrique ouest-africain (Cic/Eeeoa) sis à Abomey-Calavi. Ce projet entièrement financé par l’Union européenne pour un montant de 30 millions d’euros pour le bâtiment et 8,5 millions d’euros à titre de subvention de fonctionnement, est réalisé à 87 % et devrait être livré fin septembre, assure l’équipe technique rencontrée sur place. Ce centre sera le cœur du marché régional de l’électricité en Afrique de l’Ouest, indique Elhadji Ndour, chef du projet Cic. Le Bénin sera ainsi le centre névralgique des échanges pour l’amélioration de l’accès à une électricité fiable au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). La délégation de l’Ue a achevé sa randonnée par le Centre Jeunes Amour &Vie (Cjav) logé au Ceg 1 Abomey-Calavi où sont développés des services de santé de reproduction adaptés aux adolescents et jeunes de 10 à 24 ans depuis mars 2013, avec l’appui du Royaume des Pays-Bas dont l’ambassadrice To Tjoelker fait partie de la délégation. Depuis le début d’année, seulement trois cas de grossesse ont été enregistrés sur un effectif total de 3750 élèves dont 1850 filles alors que d’autres établissements qui n’ont pas cet effectif ont enregistré une cinquantaine de cas déjà, apprécie Sètchédé Awala, directeur du collège. « Votre appui, c’est une chance pour Abomey-Calavi et pour le Bénin tout entier dans la lutte contre les grossesses et les maladies sexuellement transmissibles en milieu scolaire», salue-t-il. Bertin Koudoufio, membre du Comité national de suivi des Cjav (25 au total répartis sur l’étendue du territoire national), plaide pour que les localités des départements du Mono et du Couffo qui n’en disposent pas du tout, soient pourvues. Pour lui, leur implémentation dans tout le pays permettra de pallier la faible prévalence contraceptive, la précocité des rapports sexuels, les infections sexuellement transmissibles et de prévenir les violences basées sur le genre.
Actualités 07 mai 2021


Finale de la Ligue des champions 2020-2021: Derby entre deux formations pétillantes
Pour la troisième fois, la finale de la Ligue des champions prendra l’allure d’un derby au sens propre du terme. Et quand on dit derby en Premier League, il faut s’attendre à une partie de grande endurance, à un match physique et imprévisible. Loin d’être gagnée d’avance par l’un des protagonistes, la rencontre entre Manchester City et Chelsea, le 29 mai prochain à Istanbul, va tenir les promesses d’un spectacle imprédictible. Et pour cause… Une finale entre un club qui n’a jamais connu ce niveau dans la compétition et un autre dont on a déjà oublié les prouesses pourrait sembler sans attrait. Et pourtant, le spectacle entre Blues et Sky Blues sera exceptionnel le 29 mai prochain à Istanbul. Qu’ils soient supporters des Parisiens ou fanatiques de la Maison Blanche, même déçus de voir leurs équipes éliminées, les vrais passionnés du cuir rond savent que l’accession de Manchester City et de Chelsea à l’étape ultime de la compétition n’est pas le fait du hasard. Il s’agit d’un pur mérite qui vient couronner une saison exceptionnelle et un management efficace des deux clubs. La finale de la Ligue des champions cette année va se jouer entre un Chelsea très impressionnant et un Manchester City quasi invincible cette saison mais qui a déjà courbé l’échine en Fa Cup devant le club londonien. Le rouleau compresseur des deux formations broie tout sur son passage et cette rencontre peut se comparer au choc des titans de la Premier League. Même s’il n’est pas dauphin du leader de la Premier League, Chelsea depuis l’arrivée de Thomas Tüchel, n’a connu que deux défaites. Le club a remporté tous les chocs qui se sont présentés à lui. Le Chelsea de Thomas Tüchel a battu le Tottenham de Jose Mourinho, l’Atletico Madrid de Diego Simeone, le Liverpool de Jürgen Klopp, l’Everton de Carlo Ancelotti, le Manchester City de Pep Guardiola, le Real Madrid de Zinédine Zidane. Autant Manchester City est en grande forme, autant Chelsea est en pleine réussite. Les deux équipes ont su gérer la réception de leurs adversaires lors de la manche Retour de la demi-finale. C’est sans grande surprise que Manchester City a réalisé l’exploit historique en validant son ticket pour l’ultime rencontre. Il en est de même pour Chelsea qui s’est défait de la Maison blanche. Les deux équipes ont fait preuve d’une grande endurance sur le terrain et les deux tacticiens ont une fois encore prouvé leur génie à relever et impulser une équipe en utilisant à bon escient leur effectif.
Convergentes oppositions
Malgré leurs spécificités, Manchester City et Chelsea présentent quelques points communs quant à leur configuration, au système de jeu et au pari des entraîneurs. S’agissant de leur configuration, les deux équipes ont un effectif bien jeune avec des joueurs très rapides dans les relances et les contre-attaques. Les deux entraîneurs ont opté pour des attaquants jeunes, pour la plupart moins connus sur la scène européenne mais très dynamiques. Pep Guardiola donne priorité à ses jeunes talents offensifs Mahrez, Kevin De Bruyne, Phil Foden et se passe sans l’ombre d’une hésitation des titulaires qu’étaient Sterling, Agüero, Gabriel Jesus. De quoi rendre plus imprévisible son système de jeu développé cette année et caractérisé par un faux neuf (pas d’attaquant de pointe). Sous le lead de Kevin De Bruyne dont la finesse n’est plus à démontrer, les jeunes attaquants mancuniens assistés de Bernado Sylva et Gündogan se relaient pour créer la panique et mystifier la défense adverse. Comme s’ils s’étaient entendus, Thomas Tüchel fait également confiance à ses jeunes armes offensives Ziyech, Timo Werner, Mount, Pulisic et peut se passer du buteur Tammy Abraham ou de Giroud (meilleur buteur du club en C1 cette saison). L’entraîneur allemand doit l’équilibre de son système à un trentenaire infatigable Ngolo Kanté qui est toujours au bon endroit au bon moment pour offrir une bonne occasion de but aux attaquants. Outre les armes offensives vigoureuses et agiles des deux formations, Manchester City et Chelsea comptent également au titre de leurs forces cette saison une défense solide qui encaisse peu de buts. Pour ce qui est du pari des entraîneurs, il s’agit d’un défi individuel. Thomas Tüchel est le seul entraîneur à avoir mené de façon consécutive deux équipes différentes en finale de la C1. Avec Paris Saint Germain l’année dernière, le technicien allemand a buté sur le leader de la Bundesliga et son échec a été mal vu par les dirigeants du club de la Capitale. Des incompréhensions régulières ont marqué le début de saison en Ligue 1 Uber eats et les dirigeants ont décidé de se séparer de celui qui a pu amener le Psg en finale après des années d’investissements infructueux. Parti en pleine saison, Thomas Tüchel rebondit à Chelsea pour sauver les meubles d’une équipe pas très stable tenue par la légende londonienne Franck Lampard qui faisait ses premiers pas en qualité d’entraîneur à Chelsea. Depuis son arrivée, l’entraîneur allemand fait des prouesses en Premier League. Pour Thomas Tüchel, gagner cette ligue des champions avec le grand Chelsea qui n’a pas connu cette émotion depuis 2012, serait une consécration individuelle et collective. De son côté, Pep Guardiola fait également de la Coupe aux grandes oreilles une priorité. Il ne l’a plus jamais remportée et le club qu’il entraîne ne l’a quasiment jamais côtoyée de si près. L’exploit, c’est aujourd’hui ou jamais. Car la saison prochaine peut ne pas être aussi réussie que celle-ci. L’on a vu un Liverpool flamboyant qui a dégringolé cette saison. Manchester City doit donc saisir sa chance hic et nunc. Pour Pep Guardiola, gagner ce trophée en même temps que la Premier League, c’est aussi entrer dans l’histoire du club mancunien. Autant de paramètres qui motivent entraîneurs et joueurs des deux équipes. La rencontre sera épique !
Statistiques !
Si l’on dit du championnat anglais qu’il est le plus rude et le plus imprévisible, c’est parce que les résultats des rencontres dans ce championnat sont rarement définis sur le papier d’une part et les matches sont joués avec énergie jusqu’à la dernière seconde d'autre part. Mais il est utile de rappeler les confrontations précédentes entre les deux équipes, même si de toute évidence, en football et de surcroît en Premier League, deux matchs ne se ressemblent pas. Les statistiques vont en faveur du club londonien. Lors de leur unique confrontation sur la scène européenne en 1971, les Londoniens ont battu les Sky Blues à l’aller comme au retour. Sur 145 confrontations dans les compétitions nationales, les Blues dominent avec 67 victoires contre 58 pour les Sky Blues et 40 nuls. Cette année en Premier League, Man City a gagné le match aller à Stamford Bridge (1-3) mais plus récemment, lors de la demi-finale de la Fa Cup il y a moins de trois semaines, les Blues ont éliminé les Sky Blues sur le score de 1-0. Par ailleurs, Chelsea va participer à sa troisième finale de la Ligue des Champions après celle de 2008 et celle de 2012 qu’elle a remportée. Man City est à sa première expérience. Qu’importe ! Première expérience ou troisième expérience, aucune équipe ne part favori. Manchester city est en forme cette saison et a déjà battu Chelsea. Les Blues sont aussi en forme actuellement et ont déjà battu les Sky Blues. Ce samedi 8 mai en Premier League, les deux équipes vont se rencontrer pour la manche retour en championnat. Ce sera une sorte de répétition pendant laquelle, les deux tacticiens vont livrer une confrontation technique et jauger une dernière fois les forces et faiblesses de leurs formations?
Sports 07 mai 2021


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