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Nouvelles

Promotion des filières émergentes dans l’enseignement technique: Nouvelle option du gouvernement contre le chômage
A l'instar d'autres secteurs, le secteur éducatif connaît aussi des réformes ces dernières années. Pour ce secteur, les réformes en cours visent un renversement des tendances par rapport à l’enseignement général. Dans la perspective de lutter contre le chômage des jeunes, environ 70 % des apprenants doivent faire l’option des enseignements techniques contre 30 % seulement orientés désormais vers l’enseignement secondaire général. Une nouvelle option se prépare pour le secteur de l’éducation. L’enseignement technique est désormais une priorité et les jeunes apprenants seront orientés vers des filières techniques enseignées dans les lycées pour sortir avec un métier. C’est une option du gouvernement à travers des réformes en cours de mise en œuvre dans l’enseignement général et celui technique. Dans ce cadre, le gouvernement a envisagé la construction et l’équipement des lycées ainsi que la réhabilitation de certains lycées construits préalablement sans précaution. Selon les autorités du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, les lycées doivent être mis aux normes pour offrir un cadre d’études adéquat aux apprenants. Désormais, les lycées doivent accueillir environ 70 % des apprenants contre 30 % pour les établissements secondaires d’enseignement général. Tout se met en place pour relever ce défi dans le secteur de l’éducation. A en croire le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, l’amélioration de l’insertion professionnelle des diplômés se fait à travers l’opérationnalisation de la stratégie de l’enseignement secondaire et de la formation technique et professionnelle. Elle vise, poursuit-il, à inverser la tendance actuelle en orientant au moins 70 % des finissants du 1er cycle de l’enseignement secondaire général vers les spécialités de formation à l’Eftp. Lycées modernes, mise aux normes d’infrastructures Des lycées modernes construits et mis aux normes sont envisagés pour accueillir dans ce cadre des apprenants qui optent pour l’enseignement technique. Au total, trente lycées sont prévus pour être construits d’ici 2023 et vont s’ajouter aux infrastructures déjà existantes dans ce secteur. Le Bénin disposera ainsi des cadres formés dans le domaine de l’agriculture, de l’électricité, de l’élevage, du Btp, sans oublier les petits métiers qui emploient de la main-d’œuvre locale. Entre autres projets pour les lycées, figurent la modernisation du Lycée agricole Médji de Sékou ainsi que la construction d’un Lycée médico-social à Allada. On y entre à l’âge de dix-sept ans, selon les sources proches du ministère concerné, pour sortir avec un métier du domaine de la santé, donc prêt à exercer en tant qu’assistant social, aide-soignant, infirmier…Le projet de construction et d’équipement dudit lycée démontre combien le régime de la Rupture a de l’ambition pour le sous-secteur de l’enseignent technique, selon Amour Kpochémè, l’un des responsables du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle en charge du pilotage dudit projet. Le montant requis pour la construction de ce lycée médico-social est d’environ six milliards quatre cent quatorze millions six cent vingt-deux mille six cents (6 414 622 600) francs Cfa. Efforts reconnus Au regard des efforts du Bénin dans l’enseignement technique, Anselme Houndayi, responsable du département des Relations internationales de l’Université d’État de Kalmoukie, située au sud de la Russie, se dit admiratif des réformes éducatives en cours au Bénin. « J’encourage l’idée de créer des lycées d'où les gens vont sortir avec une pratique qui va leur servir sur le terrain. C’est très important de sortir avec un métier pour être apte à l'emploi», confie ce Béninois résidant en Russie. Selon lui, chaque pays qui veut aller au développement doit penser à comment s’auto nourrir. Il propose d’intensifier les actions dans la transformation et la mise en place du lait local avec la perspective de son exportation vers d'autres pays. « Il faut mettre en place des usines, créer de l’emploi. Mais pour le faire, il faut former des cadres », préconise-t-il, soutenant que son université peut accompagner le gouvernement dans ce sens et apporter sa contribution ainsi que son aide technique, les équipements qu’il faut pour contribuer à la formation des futurs cadres dans les domaines de l’élevage, de la pêche, de l’agriculture… qui sont des domaines dans lesquels la Russie a une grande expérience. Par ailleurs, Anselme Houndayi estime que, si le Bénin dispose d’une bonne base dans ces domaines, il lui sera plus facile de penser à comment commercialiser ses produits vers d’autres pays. A titre illustratif, il mentionne l’ananas, la mangue… sont des filières à encourager. Selon lui, en Russie, les mangues sont dix fois, voire quinze fois plus chères qu’au Bénin. Le Bénin et la Russie peuvent collaborer, pense Anselme Houndayi, sur des projets pour que les mangues produites au Bénin puissent être exportées en Russie. Il souhaite par ailleurs que les efforts se poursuivent dans le domaine du tourisme pour accroître les devises du pays. Selon lui, environ huit mille touristes russes séjournent dans un seul pays africain comme c’est le cas au Zimbabwe notamment. Avec les enjeux du secteur, il estime que le Bénin ne manque pas de potentialités pour drainer ces touristes afin de leur faire découvrir des endroits tels que Grand-Popo, Ouidah, Porto-Novo, Abomey… qui regorgent de merveilles et de curiosités. Société 05 mai 2021


Obligation de reconnaissance de grossesse avant la naissance: La nouvelle loi à la loupe
La loi relative à la déclaration de reconnaissance de paternité suscite des interrogations nécessitant des éclaircissements. La nouvelle loi est une loi d’application et d’adaptation à la donne de la digitalisation et du changement des documents d’enregistrement des actes de l’état civil. Avec le Code des personnes et de la famille (Cpf), on avait les registres d’état civil, maintenant dans le cadre de la digitalisation des actes de l’état civil, on a le registre national des personnes physiques, dans lequel est inscrit le numéro d’Identification Personnelle figurant sur un Certificat d’Identification Personnelle (Cip) dont le coût est de 2800 F Cfa et qui a valeur de pièce d’identité pendant deux ans. Et c’est cette pièce qui est exigée désormais pour faire les déclarations de naissance qui étaient déjà prévues dans le code de l’enfant. Une période de transition pour garantir l’accessibilité du numéro d’identification personnelle aurait été l’idéal L’idéal aurait été d’avoir une période de transition permettant que toutes les dispositions soient prises pour assurer la délivrance diligente et facile des Certificats d’Identification Personnelle ; que la déconcentration territoriale de l’Anip qui délivre cette pièce soit une réalité, que les agents qui vont délivrer les actes soient formés et rodés, etc. Légiférer pour l’avenir est une chose excellente ; cependant étant donné que cette loi est venue pour fixer des modalités actualisées qui vont permettre de faire appliquer des dispositions d’une loi qui est en vigueur depuis six ans, il faut que la conformité à ces modalités soit accessible à tous les papas potentiels. On va compter sur l’Etat pour qu’il prenne des dispositions rendant l’application de la loi possible et effective. La reconnaissance de la grossesse avant l’accouchement était déja prévue dans le code de l’enfant La formalité exigée n’est donc pas nouvelle. Dans l’intérêt supérieur de l’enfant, la reconnaissance de la grossesse avant l’accouchement était déjà prévue dans le code de l’enfant : Article 141 : Reconnaissance de l’enfant conçu Tout enfant conçu doit être reconnu par son géniteur dans les trois (03) premiers mois de la conception par les moyens d’une déclaration sur l’honneur faite devant l’autorité administrative la plus proche du lieu de sa résidence, faute de quoi l’enfant, à sa naissance, porte le nom de sa mère. Et le code de l’enfant ajoute : Article 148 : Nom de l’enfant Aucune mère ne peut attribuer à l’enfant nouveau-né, le nom d’un présumé géniteur que sur présentation d’un certificat de mariage ou d’une déclaration de reconnaissance de la grossesse établie par l’officier de l’état civil. Aucune sage-femme, aucun médecin accoucheur ne peut inscrire sur la fiche de naissance, le nom d’un quelconque présumé père si la femme n’apporte pas au moment de l’accouchement, la preuve du mariage ou de la reconnaissance de la grossesse. Cela ne veut pas dire qu’en l’absence de cette déclaration de reconnaissance de la grossesse, l’enfant n’aura ni nom ni acte de naissance L’enfant a besoin que son existence juridique prenne effet le plus tôt possible. Il y a plein d’enfants qui n’ont pas d’acte de naissance et dont l’existence est donc inconnue de l’État. Ce qui veut dire qu’ils ne peuvent bénéficier d’aucune protection, d’aucun soin de façon formelle, d’aucune mesure sociale formelle sauf par charité. La déclaration de naissance fait connaitre l’existence de l’enfant à l’état civil du pays de sa naissance. Et plus on a de précision sur ses auteurs, mieux ça vaut. Il vaut donc mieux que dès sa naissance un enfant porte le nom de son vrai père, pas celui d’un père hypothétique. Il faut que l’on soit sûr que le père reconnaisse sa qualité de père. Dans le cas contraire, l’article 141 indique bien ceci : « faute de quoi l’enfant, à sa naissance, porte le nom de sa mère ». Les contestations de paternité sont légion. On ne peut pas toujours attendre qu’un papa veuille bien reconnaître une grossesse ou un enfant né avant de pouvoir donner une existence juridique à cet enfant ; La vie juridique d’un enfant doit pouvoir être constatée aussi tôt que possible après sa naissance et à cet effet le code de l’enfant dispose : Article 19 CE (Code de l’enfant) : L’enfant, à sa naissance, doit être déclaré à l’officier d’état civil par son père ou sa mère. Article 25 CE : Chaque enfant a droit à une identité dès sa naissance. L’identité est constituée du prénom, du nom de famille, du sexe, du lieu et de la date de naissance ainsi que de la nationalité. Article 34 CE: Tout parent, père ou mère, a l’obligation de déclarer, dans un délai maximum de vingt et un (21) jours, au centre d’état civil le plus proche du lieu d’accouchement, la naissance de son enfant. Article 40 : Toute naissance doit être déclarée à l’officier d’état civil du lieu de naissance dans un délai de vingt et un (21) jours. Si le délai arrive à expiration un jour férié, la déclaration sera reçue valablement le premier jour ouvrable suivant. Les déclarations peuvent émaner du père ou de la mère, d’un ascendant ou d’un proche parent, du médecin, de la sage-femme, de la matrone, du chef de village ou de quartier de ville ou de toute autre personne ayant assisté à la naissance. D’ailleurs dans la nouvelle loi le délai de déclaration passe de 21 à 30 jours Il est normal que pour une déclaration aussi importante que celle de la grossesse ou de la paternité la loi exige la présentation d’une pièce d’identité On doit pouvoir avoir la preuve de la véritable identité de celui qui fait une telle déclaration, comme cela se faisait déjà ; si vous déclarez être le père d’un enfant comment pourrait-on attester de ce que c’est bien vous s’il n’y a pas de pièce d’identité? Le Certificat d’Identification Personnelle est en train de devenir selon l’Etat la pièce d’identité la plus basique; c’est dans cette optique que cette loi exige la mention du numéro d’identification personnelle du père reconnaissant la paternité comme on pouvait exiger la mention de la pièce d’identité de celui-ci ; Cependant il serait souhaitable de permettre qu’en attendant l’accessibilité du numéro d’identité personnelle on puisse autoriser l’usage des autres pièces courantes d’identité en état de validité. En conclusion la nouvelle loi reprend les deux situations juridiques possibles dans lesquelles un enfant est conçu et nait, et les actes requis pour chaque situation Soit l’enfant est né dans les liens d’un mariage, et la loi demande de produire un acte de mariage soit il est né hors les liens du mariage et la loi demande qu’avant sa naissance il puisse être déjà reconnu par son futur papa. Le fait pour la mère de ne pouvoir produire aucun de ces actes ne signifie pas que l’enfant ne sera pas déclaré ou n’aura pas un acte de naissance. Il en aura un et portera le nom de sa mère en attendant que se règlent les problèmes liés à la paternité ou la filiation. En cela la loi n’ignore pas nos réalités ou notre culture. Supposons que quelque chose arrive à l’un des parents, notamment au père d’un enfant dont la naissance n’est pas déclarée. Il ne pourra pas être compté au nombre de ses héritiers. Car sa filiation ne peut être prouvée que par l’acte de l’état civil de sa naissance. Ou si quelque chose arrive à cet enfant. Ses parents ne pourront même pas se faire délivrer un acte de décès. On ne peut donc fustiger l’exigence d’une reconnaissance de paternité a priori. Ce qu’il y a de nouveau c’est que la loi exige le numéro d’identification personnelle comme la pièce sur la base de laquelle l’enregistrement de la déclaration de reconnaissance d’une grossesse sera effectué. Et pour cela l’application de la loi suppose l’accessibilité pour tous du numéro d’identification personnelle nécessaire à l’enregistrement de la naissance de l’enfant dans le registre national des personnes physiques.   Huguette BOKPE GNACADJA, Avocate et Consultante en droits de l’homme et en genre Société 05 mai 2021


Réouverture totale des frontières bénino-nigérianes: La lourdeur administrative comme facteur du blocage
Les frontières entre le Bénin et son voisin de l’Est ne sont pas totalement ouvertes comme cela a été annoncé, il y a quelques mois, malgré la volonté des chefs d’État des deux pays. Au détour d’une interview accordée à France 24 et Radio France internationale (Rfi), vendredi 30 avril dernier, le président béninois a abordé la question. Le président Patrice Talon dans son interview à France 24 et à la Radio France internationale (Rfi), vendredi 30 avril dernier, a évoqué les actions menées et celles envisagées pour la réouverture totale des frontières entre le Bénin et le géant de l’Est, le Nigeria. « Les discussions sont en cours», a souligné le chef de l’État, Patrice Talon. Selon ses explications, entre deux États, les choses ne se passent pas du jour au lendemain. Le président de la République a relevé relief la lourdeur administrative qui pourrait éventuellement traîner dans l’aboutissement rapide de ce dossier devenu une préoccupation pour les citoyens des deux pays. Toujours est-il que le Bénin n’abandonne pas ce dossier si sensible, à s’en tenir aux propos de Patrice Talon. Il a rassuré que les équipes travaillent sur l’intégration économique réelle des deux pays et ce sera bientôt une réalité, sachant que le Bénin et le Nigeria explorent les voies et moyens pour endiguer et prévenir leurs travers, notamment la contrebande. «C’est pourquoi nous voulons que les services des douanes, de la police et consorts de nos deux pays soient plus en harmonie pour que ces choses n’arrivent plus », a souhaité Patrice Talon. Il faut en réalité une volonté des administrations des deux pays afin que la réouverture des frontières entre le Nigeria et le Bénin soit effective. Car les deux chefs d’État se seraient accordés sur le minimum en attendant de lutter contre la contrebande qui affaiblit l’économie des deux pays. Le Bénin réexporte en direction du Nigeria des produits dont le riz, la volaille et d’autres produits qui sont interdits d’importation vers le Nigeria. Pour rappel, les frontières entre le Bénin et le Nigeria ont été fermées sur décision du gouvernement nigérian depuis d’août 2019. Le Bénin, le Cameroun, le Tchad et le Niger sont, depuis lors, dans l’expectative d'une réouverture totale des frontières terrestres avec le Nigeria de l’Est. Ce qui se serait déjà fait, depuis le 16 décembre 2020, que le président du Nigeria, Muhammadu Buhari l'a annoncée, si la lourdeur administrative n’a pas eu d’impact comme l’a martelé le président Talon.
De fortes actions
Le gouvernement du Bénin n’est pas resté indifférent face à cette situation que d’aucuns qualifient de préjudiciable à l’économie du Bénin. Plusieurs délégations du Bénin ont été envoyées auprès de l’administration nigériane pour trouver une solution. Le chef de l’État, Patrice Talon, s'est lui-même rendu au Nigeria où il a échangé avec son homologue. Les deux personnalités se sont aussi rencontrées à des sommets en marge desquels la réouverture des frontières était débattue. Toujours au titre des actions menées pour une solution à la fermeture des frontières du Nigeria d’avec ses voisins, on note l’implication des organisations sous-régionales notamment la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui a plaidé la réouverture des frontières pour faciliter le trafic dans cet espace. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le Bénin a fait preuve de sa résilience durant cette période et son économie n’a pas été fragilisée, selon les informations rapportées par le ministère de l’Économie et des Finances. Certes, les populations ont éprouvé certaines difficultés du fait de l’interdiction de la contrebande qui reste toujours d’actualité.
Société 05 mai 2021


The Voice Afrique francophone Saison 3: Le Bénin exprime sa fierté à ses ambassadeurs
Les représentants béninois au concours musical The Voice Afrique francophone Saison 3 sont de retour au pays. Même s’ils sont rentrés au bercail sans la distinction tant espérée, ils ont tout de même été célébrés pour leur talent et leur parcours dans la compétition. Favoris selon les pronostics et leaders sur les votes du public, les deux finalistes béninois à la compétition musicale The Voice Afrique francophone Saison 3 n’ont pas réussi à se hisser au pinacle au terme de l’exercice. Au sprint final, les ambassadeurs du 229 ont courbé l’échine devant leur challenger du Faso. Mais ce n’est pas pour autant que Carina Sen et Gyovanni Houessou auront démérité. Aux côtés de Mathilde Toussaint qui, elle, a fait ses adieux à la compétition à l’étape des demi-finales, les deux représentants béninois sont rentrés à Cotonou dans la nuit du lundi 3 mai dernier. Ambiance de fête, célébration des grands jours… tout a été mis en place pour leur souhaiter la bienvenue. Ils ont été accueillis, tel qu’on honore des héros revenus victorieux de grandes guerres. C’est d’ailleurs la philosophie derrière cet accueil triomphal au son des tambours et aux pas de danse royale et du Guèlèdè à l’aéroport de Cotonou lundi dernier. Pour le ministère en charge de la Culture, c’est la première fois que le Bénin se retrouve avec autant d’ambassadeurs à la finale d’une telle compétition. Sur quatre finalistes, le pays en comptait deux. Preuve que le talent musical du pays s’est révélé au-delà des frontières nationales et cela ne devrait pas passer inaperçu. Eric Totah, directeur de cabinet du ministre en charge, de la Culture qui a eu le privilège d’accueillir les trois ambassadeurs béninois à leur descente d’avion ne s’est pas privé de leur dire son admiration. Mais il a fallu attendre le lendemain, mardi 4 mai, pour que le ministre Jean Michel Abimbola reçoive à son tour les trois candidats béninois de The Voice Afrique francophone Saison 3 pour leur exprimer à nouveau la reconnaissance de la nation. Et même s’ils sont passés tout près du sacre, selon le ministre, ce n’est pas pour autant qu’ils auront démérité. Leurs différentes prestations ont été perçues comme la preuve de leur engagement et de leur détermination à ramener le trophée au pays.
Ils n’ont pas démérité
Dans la foulée, des réactions d’acteurs culturels ont inondé la toile pour saluer le mérite notamment des deux finalistes. « Nous avons tous vu que c’est toi, Gyovanni qui as gagné cette Saison 3 de The Voice Afrique Francophone. Tu as réussi à fédérer tout un peuple. Bravo! La gratuité des votes aurait peut-être pu changer la donne. Tous mes encouragements vont également à Carina Sen. Tu n’as pas démérité. Bon vent à tous les deux et que le Tout-Puissant bénisse et fructifie vos efforts », a publié le musicien Nel Oliver en soutien. Quant à Charlotte Dipanda, coach de Gyovanni, elle a, à travers une publication, remercié surtout le peuple béninois qui s’est levé comme un seul homme pour lui témoigner son amour et sa reconnaissance pour la qualité de son travail au sein de l’aventure de The Voice Afrique Francophone. « Gyovanni, pour moi, tu as tellement bien représenté ce beau métier qu’est la musique, le chant. Tu as démontré que c’est un vrai métier qui demande beaucoup de rigueur et de don de soi. Tu incarnes pour moi le meilleur visage de la musique par la simplicité, l’humilité surtout le travail et le talent. Je suis si fière de te rencontrer et que ton talent parle pour toi désormais au-delà des frontières et que tous les fils et filles de ce continent se reconnaissent en toi », témoigne-t-elle. Les coaches, producteurs, diffuseurs et autres maisons de disque qui ont suivi avec un intérêt certain le déroulement de la compétition ont forcément mentionné dans leurs notes, les trois Béninois à qui d’autres horizons devraient s’ouvrir d’ici à là. Le talent et la dextérité dont ils ont fait montre, l’expérience acquise au cours de la compétition et les conseils de l’encadrement constituent autant d’atouts qui permettent à Carina Sen, Gyovanni Houessou et Mathilde Toussaint de se positionner pour relever d’autres défis et poursuivre non plus l’aventure de The Voice, mais leur rêve de musiciens en pleine révélation.
Culture 05 mai 2021


Système informatisé de suivi-évaluation: Pour des informations statistiques fiables à Parakou
Commencé jeudi 29 avril dernier, l’atelier de formation sur le Système informatisé de suivi-évaluation (Sise) organisé à l’intention des acteurs communaux de Parakou, à la salle des fêtes de la mairie, a pris fin, vendredi 30 avril. L’objectif est de les amener à mettre désormais à disposition des informations et des données statistiques fiables. Comme leurs collègues de Tchaourou, des chefs services de la commune de Parakou sont, depuis vendredi 30 avril dernier, bien outillés par rapport au Système informatisé de suivi-évaluation (Sise). Au cours d’un atelier de formation de 48 heures qui a eu lieu à la salle des fêtes de la municipalité, ils se sont approprié ce document conçu par l’Association pour le développement des communes du Borgou (Adécob), pour la mise à disposition d'informations et données statistiques fiables. En effet, l’Adécob est préoccupée par la disponibilité des renseignements fiables dans les différents domaines d’activités de ses communes membres. C’est dans ce cadre qu’elle a, en collaboration avec les planificateurs des mairies du Borgou et sur financement de la Coopération Suisse, mis en place le Sise. Selon le responsable suivi-évaluation de l’Adécob, Moussa Garadima, l’Etat et les partenaires techniques et financiers ont des difficultés pour obtenir des informations et des données statistiques fiables. D’où les difficultés pour apprécier les indicateurs et mesurer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des projets de développement dans les communes. « Si vous allez dans une commune, vous avez besoin de savoir, au cours de telle année, ce qui a été réalisé en termes d’infrastructures scolaires, sanitaires, marchandes et bien d’autres, surtout lorsque vous avez par exemple un Plan annuel de travail (Pta). A un moment donné, vous pouvez vous demander à quel niveau de réalisation on se trouve par rapport à ce Pta. Ce logiciel permet de savoir à quel niveau de mobilisation de ressources propres nous sommes à telle date », a-t-il insisté.
Planification judicieuse
Outil de planification et de suivi-évaluation conçu en 2020, le Sise permet de produire et de traiter des données quantitatives et qualitatives fiables pour améliorer le processus de redevabilité et de prise de décisions des autorités locales. C’est un logiciel qui offre l’opportunité aux communes du Borgou en général et à l’Adécob en particulier de disposer, dans les délais requis, des informations et des données statistiques fiables, pour renseigner les différents indicateurs des projets et programmes de développement. Il permettra également d’avoir une planification réaliste et judicieuse des activités, puis d’apprécier les impacts considérables sur les projets/programmes mis en œuvre dans les communes du Borgou. Pendant deux jours, appuyés par l’équipe technique des backstoppers de l’Adécob, le concepteur principal du logiciel Sise, Eustache Haoudou, a mis l’accent sur les cas pratiques avec l’enregistrement de quelques données par commune et aussi sur la génération des différents rapports. « On veut de cet outil, un outil qui prend en compte tout ce qu’il y a comme planification dans les 8 communes du Borgou. On veut de cet outil, un outil qui aidera chaque commune du département à faire le suivi de toutes les activités et un outil qui facilite la légalisation desdites activités et d’autres éléments qui sont autour de cette application», a indiqué Eustache Haoudou. Un accent particulier a été mis sur le processus de passation des marchés publics et les données statistiques. Après Tchaourou et Parakou, les chefs services communaux de Sinendé, Kalalé, N’Dali, Bembéréké, Péréré et Nikki, les autres communes du Borgou, bénéficieront du même atelier de formation. Ce qui fera un total de 48 chefs services communaux pour l’ensemble des mairies du département qui seront en mesure de décrire, manipuler et enregistrer les informations dans la base de données du Sise.
Economie 05 mai 2021


Nomination en qualité de chef de file de l’opposition: « Le chef de l’Etat a fait preuve de courage… », selon Paul Hounkpè
Le secrétaire exécutif national du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Paul Hounkpè, se réjouit de sa nomination par décret, en qualité de chef de file de l’opposition béninoise. L’ancien candidat au poste de vice-président à la présidentielle dernière, estime, dans l’une de ses premières prises de parole après sa nomination, que l’acte n’est pas un cadeau mais lui revient de droit. Il salue, par ailleurs, le courage du chef de l’Etat Patrice Talon qui a signé ce décret. Paul Hounkpè, chef de file de l’opposition politique au Bénin. Le secrétaire exécutif national du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), s’est vu confier cette charge par décret n°2021-183 pris en Conseil des ministres le 28 avril dernier. Interrogé par nos confrères de la radio privée Capp Fm au lendemain de sa nomination, Paul Hounkpè salue la décision et rend hommage aux militants de son parti politique qui, à l’en croire, ont bataillé dur pour qu'il en soit ainsi. « La nouvelle est bonne et on ne peut que s’en réjouir parce que ce sont les lois de la République qui sont en application. C’est l’aboutissement d’un travail acharné des militants de notre parti », affirme-t-il. Paul Hounkpè précise par la suite qu’il doit « reconnaître tout de même que le pouvoir en place a fait œuvre utile en acceptant l’application de cette loi (sur le statut de l’opposition) ». En signant ce décret, Patrice Talon « a fait preuve de courage », analyse l’ancien candidat au poste de vice-président à la présidentielle du 11 avril dernier. A défaut de diriger le pays, il pense que l’opposition pourrait profiter de sa nouvelle casquette pour apporter sa contribution à la gestion du pays en vue de la paix et du développement. Si certains pensent que cette nomination est un cadeau, Paul Hounkpè, lui, ne l’entend pas de cette oreille. « Ça ne peut être considéré comme un cadeau. Ce n’est pas un cadeau, nous le méritons, c’est la loi qui nous le confère », justifie l’opposant. En sa qualité de chef de file de l’opposition, le secrétaire exécutif national du parti Fcbe veut être le porte-parole de tous les courants de l’opposition face au gouvernement. « Quand on parle de chef de file, cela veut dire que plusieurs autres sont alignés (derrière). Donc, ils sont concernés, ils doivent être impliqués. S’ils ont des idées à faire valoir, la décision qui est prise est une passerelle pour que ceux qui ont opté pour la violence, tentent d’abord de discuter, de dialoguer avant de trouver que les voies sont bloquées. Certainement que c’est parce qu’ils n’ont pas l’écoute, parce qu’ils ne savent pas par quelle voie s’adresser au pouvoir. Maintenant que le chef de l’Etat à désigné un chef de file qu’il peut écouter, qu’il peut rencontrer à tout moment, je crois que ça pourrait contribuer à atténuer les actes, les comportements de tous ceux-là », espère Paul Hounkpè. Il ajoute que « l’opposition est plurielle mais avec ce qui est décidé, il pourrait y avoir une conjonction des actions envers le pouvoir ».
Base juridique
La nomination de Paul Hounkpè en tant que chef de file de l’opposition, par décret n°2021-183 du 28 avril 2021, vient en application des dispositions de la loi 2019-45 du 25 novembre 2019 portant statut de l’opposition en République du Bénin. En effet, comme le stipulent les alinéas 1 et 2 de l’article 8 de cette loi, « Le chef de file de l'opposition est le chef du parti politique déclaré de l'opposition, ayant le plus grand nombre de députés à l'Assemblée nationale à l'occasion des dernières élections législatives. En cas d'égalité du nombre de députés, le chef de file de l'opposition est le chef du parti politique déclaré de l'opposition ayant le plus grand nombre d'élus communaux à l'occasion des dernières élections communales ». L’alinéa 6 de la même loi indique que « le chef de file de l’opposition est nommé par décret pris en Conseil des ministres sur proposition du conseil électoral de la Commission électorale nationale autonome (Cena)». Or, présentement, aucun parti politique de l’opposition ne dispose d’élu au parlement. Au niveau communal, seul le parti Fcbe en tant que formation politique déclarée de l’opposition dispose d’élus municipaux, communaux et locaux. Ce qui, du point de vue de la loi ci-dessus citée, confère à Paul Hounkpè, secrétaire exécutif national du parti Fcbe, le statut de chef de file de l’opposition béninoise. Comme privilèges, l’article 15 de la loi mentionne, entre autres, que le chef de file de l'opposition bénéficie des avantages protocolaires et dispose d'une liste civile fixée par décret pris en Conseil des ministres. Dans ses attributs de chef de file de l’opposition, il peut être sollicité par le président de la République pour des missions entrant dans le cadre de la défense des intérêts supérieurs de la nation. Lui et ses pairs de l'opposition peuvent être aussi consultés par le chef de l’Etat sur les questions importantes engageant la vie de la nation, notamment les menaces à la paix civile, les menaces d'atteinte à l’intégrité territoriale, l’engagement des forces de défense à l'étranger. Ils peuvent être aussi consultés sur toute autre question d'intérêt national et international.
Réforme politique
C’est la première fois depuis l’avènement du renouveau démocratique au Bénin qu’un président de la République en exercice nomme le chef de file de l’opposition à son régime. En signant le décret portant nomination de Paul Hounkpè, le chef de l’Etat, Patrice Talon, prouve une énième fois sa ferme volonté de changer le visage et la structuration de l’opposition béninoise. En effet, la nomination du chef de file de l’opposition est un vieux rêve des partis politiques de l’opposition. Un rêve qui ne s’est jamais réalisé sous les régimes précédents. Mais il devient réalité grâce au leadership éclairé du président Patrice Talon et à l’engagement des élus du peuple qui ont voté le texte de loi sur le statut de l’opposition en République du Bénin, le 25 novembre 2019. La loi permet ainsi à l’opposition béninoise en général de disposer des moyens nécessaires en vue de sa libre et pleine participation à l'animation de la vie politique nationale. Cette loi vient ainsi rehausser l’image de l’opposition béninoise. Elle figure au titre des réformes politiques mises en œuvre au prix de lourds sacrifices par l’ensemble de la classe politique nationale sous la conduite du régime du nouveau départ.
Actualités 05 mai 2021


30e édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse: Les journalistes s’autocritiquent
Les journalistes et professionnels des médias, toutes catégories confondues, sont à l’honneur, ce lundi 3 mai, à l’occasion de la 30e édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Au Bénin comme ailleurs, cette célébration leur offre l’opportunité de s’auto-évaluer en même temps qu’elle permet d’évoquer certains défis. Moussa Aksar, président de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (Cénozo) « Les journalistes doivent être conséquents… » Depuis la libéralisation du paysage médiatique dans les pays africains dans les années 1990, nous avons constaté une régression de la qualité du journalisme. Nous avons des démocraties en construction, les journalistes sont sous la menace des pouvoirs dans la majorité des pays africains. Les journalistes africains deviennent des joueurs de flûte des hommes au pouvoir en Afrique, à l’exception de quelques pays où l’on note des avancées. Les bailleurs de fonds dont les pays sont des exemples de démocratie en Afrique devraient contribuer à la liberté de la presse. Cela doit se traduire par des clauses entre eux et les Etats. Les journalistes eux-mêmes doivent être conséquents en respectant l’éthique et la déontologie, notamment les journalistes d’investigation qui mènent des enquêtes dans le domaine de la lutte contre la corruption. Si les journalistes se constituent en réseau, ils peuvent constituer une force inattaquable par les Etats.  
Daouda Lao Yérima, chef section Lokpa à Radio Bénin Alafia
« Nous devrions réorganiser cette profession noble »
Au plan national comme international, la presse n’est pas bien organisée pour s’imposer. Même après trente ans de service, les journalistes sortent de la profession, tels qu’ils y sont entrés. Pendant ce temps, un militaire qui entre dans l’armée en tant que soldat de classe peut en sortir avec le titre de général. Idem pour le secteur de l’enseignement. Celui qui entre en tant qu’enseignant peut sortir inspecteur. Le métier ne se limite pas au nom de grands journalistes. Les opportunités dans le métier sont de plus en plus rares. Nous devrions le penser autrement pour réorganiser cette profession noble.  
Souléymane Ali Sama, chef division production à Radio Bénin Alafia
« Tant que la presse fera de la communication, elle ne se développera pas »
Le grand défi de la presse est de faire en sorte qu’elle puisse informer. Nous faisons de la communication. C’est un handicap pour le développement de la presse. Quand on se met dans le jeu de la communication, il est facile de se faire corrompre. Tant que la presse fera de la communication, elle fera le jeu des autres et ne se développera pas.  
Nicanor Covi, journaliste, chef desk culture à la Télévision nationale
« Beaucoup de journalistes exercent le métier sans être professionnels »
Les défis de la presse béninoise sont exhaustifs. Nous pouvons nous attarder sur l’appropriation des textes qui régissent la profession. Il existe aujourd’hui une dualité entre le Code de l’information et le Code du numérique. Il faut savoir se retrouver entre les deux et savoir de quoi retourne chacun de ces textes. Il y a également le défi de la professionnalisation. Beaucoup de journalistes exercent le métier sans être professionnels. On ne demande pas nécessairement à tous de faire des écoles de journalisme, mais de suivre des formations pour disposer des bonnes capacités et techniques en vue d’exercer ce métier suivant les règles de l’art. Je voudrais évoquer également le défi de la censure et de l’autocensure. Le défi des nouveaux médias est aussi préoccupant. Nous sommes à l’ère de l’internet, donc des web Tv, réseaux sociaux,…. Il faut s’y adapter.  
Flore Nobimè, Journaliste Freelance
« Penser à l’organisation de grands groupes »
La presse béninoise est confrontée à des défis d’ordre économique. Certains périodiques ne paraissent plus, d’autres ont réduit leur tirage. Des journalistes vivent des fins de mois très difficiles. Les patrons de presse doivent penser à s’organiser en grands groupes en vue de lobbies en faveur de la presse. La presse est également confrontée aux dangers des réseaux sociaux avec la désinformation. Elle ne pourra surmonter ce défi qu’en produisant des contenus attractifs et responsables.  
Zakiath Latoundji, présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb)
« l’Upmb invite les pouvoirs publics à se joindre à elle pour défendre la liberté de la presse » Née des entrailles de l’appel de journalistes africains qui, en 1991, ont proclamé la Déclaration de Windhoek sur le pluralisme et l’indépendance des médias, la Journée mondiale de la liberté de la presse est une heureuse occasion de réflexion sur l’état de la liberté de la presse à travers le monde, de célébration des avancées en faveur des médias et de sensibilisation aussi bien des gouvernants que des citoyens sur l’importance de l’indépendance des médias dans l’édification d’Etats démocratiques mais aussi de souvenir et d’hommage à l’endroit des journalistes censurés, emprisonnés, assassinés ou décédés au travail. Convaincue que l’information est un bien public, l’Upmb invite les pouvoirs publics et les partenaires au développement à se joindre à elle pour défendre la liberté de la presse, l’indépendance et la diversité des médias et garantir à la presse béninoise un environnement favorable à son essor véritable à travers le renforcement des capacités de ses acteurs, la mise en place de mesures de promotion et de protection de leurs droits et l’appui aux associations professionnelles.   Maxime Domègni, Journaliste et responsable Afrique francophone du Réseau international de journalisme d’investigation (Gijn) « Un journaliste, un média ne rend service à la communauté que lorsqu’il est libre de toute contrainte » Plusieurs contraintes restreignent la liberté de la presse en Afrique. Les plus fulgurantes sont les menaces ouvertes, les arrestations, les agressions physiques et meurtres. Il y a également les règlementations auxquelles on donne chaque fois des tours de vis pour des raisons qui ne servent que d’alibi à ceux qui ne supportent pas de voir les journalistes travailler librement. Ces règlementations qui rognent les espaces de liberté autour du journalisme sont autant nuisibles que les meurtres et agressions physiques de journaliste. Il faut mettre dans la même catégorie les stratégies qui visent à asphyxier les médias, les priver de justes recettes et les rendre tellement démunis de sorte à les contraindre à la soumission. Un journaliste, un média ne rend service à la communauté que lorsqu’il est libre de toute contrainte et en position de faire un travail indépendant. En Afrique, les responsables politiques et leurs soutiens devraient s’en rendre compte et se préoccuper plus de leurs responsabilités vis-à-vis des populations.    
Société 04 mai 2021


Cour suprême: Victor Dassi Adossou rassuré du soutien de l’Oif
Le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, peut compter sur le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) pour la réussite de sa mission. C’est du moins ce qui ressort de l’audience qu’il a accordée, le lundi 3 mai, à son cabinet, au secrétaire général de la Commission nationale permanente de la Francophonie (Cnpf), le professeur Adolphe Codjo Kpatchavi. « L’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) est partie prenante de l’Etat car on ne peut construire l’Etat de droit sans les hautes juridictions de cassation», a déclaré, le lundi 3 mai, le secrétaire général de la Commission nationale permanente de la Francophonie, le professeur Adolphe Codjo Kpatchavi, reçu en audience par le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou. Celui-ci est allé exprimer ses félicitations au nouveau président de la Cour suprême pour sa brillante nomination par le président de la République, Patrice Talon, et lui réitérer le soutien de l’Oif et l’engagement de la Cnpf à l’accompagner dans sa mission à travers le renforcement du partenariat qui existe entre les deux institutions. Ce soutien de l’Oif à la Cour suprême, à en croire le professeur Adolphe Codjo Kpatchavi, s’inscrit dans le cadre de la mission de l’organisation qui est de promouvoir la paix, les droits de l’homme et la démocratie. Puisque, estime-t-il, les institutions judiciaires sont des piliers de l’Etat de droit et leur fonctionnement régulier constitue un indicateur de la bonne santé de la démocratie. Le secrétaire général de la Cnpf soutient que l’Oif travaille à renforcer cette coopération et cette solidarité entre les hautes juridictions au niveau de l’espace francophone. Et la Cour suprême du Bénin est membre fondateur de l’Association des hautes juridictions de cassation des pays ayant en partage l’usage du français (Ahjcaf). Elle assure également la présidence du Conseil d’administration de l’Association africaine des hautes juridictions francophones (Aa Hjf). Ces différents réseaux partenaires constituent des espaces de partage, d’échange d’expériences, d’harmonisation des pratiques de droit pour la stabilité dans les pays francophones.  
De nouvelles actions concrètes
Le professeur Adolphe Codjo Kpatchavi dit être venu discuter de tous ces sujets avec Victor Dassi Adossou, président de la Cour suprême du Bénin et président du Conseil d’administration de l’Aa Hjf. Il l’a rassuré de sa disponibilité à continuer les actions qui se menaient et à scruter avec lui d’autres initiatives à concrétiser avec la contribution de l’Oif. Le secrétaire général de la Cnpf informe avoir fait un plaidoyer pour la tenue régulière des assises des différentes instances au Bénin. Les deux personnalités ont échangé sur plusieurs autres chantiers concrets en matière de coopération entre les deux institutions dans le cadre notamment de la dématérialisation des services de la Cour suprême et de la formation du personnel de la haute juridiction. « L’Oif est très attentive à ce qui se passe au Bénin », rassure par ailleurs le professeur Adolphe Codjo Kpatchavi. Il a rappelé que l’organisation a dépêché, il y a quelques jours, au Bénin, une mission d’information et de prise de contact afin de s’enquérir de l’état de santé de la démocratie béninoise et du déroulement de l’élection présidentielle du 11 avril dernier. La mission est repartie du Bénin avec de très bonnes impressions, souligne-t-il.
Actualités 04 mai 2021


Procédure d’octroi d’une 3e licence de réseau de communication: Talon tient sa promesse de révolutionner le secteur des Gsm
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation (Mnd), a lancé un appel à concurrence qui débouchera sur l’octroi d’une troisième licence de réseau de communication électronique mobile en République du Bénin. Cette action intervient suite à la promesse faite par le président Patrice Talon lors de sa campagne électorale d’offrir une meilleure qualité de services mobiles aux populations et son aboutissement révolutionnera ce secteur lors du prochain quinquennat. Soucieux de renforcer la transformation digitale amorcée depuis 2016 et de favoriser l’accès de tous les Béninois aux services de communication électronique, Patrice Talon joint l’acte à la parole en autorisant l’attribution d’une troisième licence d’établissement et d’exploitation d’un réseau de communication électronique mobile. Ce faisant, la promesse de campagne faite par le duo Talon-Talata lors de la campagne présidentielle n’est plus loin de devenir réalité. « La téléphonie mobile est indispensable de nos jours, un troisième réseau Gsm viendra s’ajouter à ceux qui existaient pour permettre aux Béninois quelle que soit leur position d’être connectés», avait promis le duo Talon-Talata lors de sa campagne électorale. En effet, instruite en Conseil des ministres, en sa session du 24 mars dernier, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation (Mnd), a autorisé l’ouverture d’une procédure d’octroi d’une troisième licence de réseau de communication électronique mobile en République du Bénin. Conduite par l’Autorité de Régulation conformément à l’article 3 du décret n° 2019-216 du 31 juillet 2019 fixant les modalités d’octroi des licences, des autorisations et des conditions de réalisation de la déclaration relatives à l’exercice des activités de communication électronique en République du Bénin, cette procédure va révolutionner le secteur des Gsm jusque-là porté par deux opérateurs Gsm. L’appel à concurrence est ouvert à tout opérateur de réseau de communication électronique non titulaire d’une licence de réseau de communication électronique mobile en République du Bénin, ayant les capacités techniques et financières nécessaires et n’étant pas contrôlée directement ou indirectement par une autre société soumissionnaire ou titulaire d’une licence de réseau de communication électronique mobile dans le pays. Ainsi, une révolution s’annonce dans le secteur des Gsm. Car, cette action va non seulement permettre la création d’emplois dans le secteur mais aussi consacrer le retour de l’Etat dans un domaine aussi sensible et de souveraineté que constituent les réseaux mobiles. Toutes choses qui vont entraîner la concurrence dans le secteur et favoriser l’amélioration des offres et services. Actualités 04 mai 2021


Actualisation du Fichier électoral national: Appel à valoriser le capital humain et les acquis du Cos-Lépi
L’actuel et dernier Conseil d’orientation et de supervision de la Lepi fait le point de ses actions. Après huit mois de travaux, l’institution a organisé en fin de semaine dernière à Grand-Popo, un atelier sur le bilan et les perspectives de l’actualisation du Fichier électoral national et en a profité pour tirer des leçons pour l’avenir. En prêtant serment le 6 août 2020, les membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) avaient été investis pour définir les orientations stratégiques de l’Agence nationale de traitement, analyser et régler les difficultés d’application pratique pouvant résulter des dispositions légales et réglementaires relatives au Fichier électoral national (Fen). Ils étaient aussi attendus pour décider de toutes les questions permettant d’assurer la gestion et le fonctionnement effectif de l’Ant, adopter le document de faisabilité technique des opérations d’apurement, de correction et de mise à jour et aussi recevoir les plaintes des citoyens et lancer les enquêtes s’ils le jugent nécessaire. Au bout de huit mois d’exercice, l’institution semble se frotter les mains pour avoir tenu le pari. L’atelier bilan qu’elle a organisé du 28 avril au 1er mai dernier à Grand-Popo lui a donné l’occasion de revisiter le chemin parcouru. A l’ouverture des travaux, le président du Cos-Lépi, Gilbert Bangana, a rappelé que le défi à relever était d’actualiser le Fen en vue de générer la Lépi pour l’élection présidentielle d’avril 2021 à bonne date. A cet exercice, reconnait-il, ses pairs et lui se sont attelés avec pour principe de base, les exigences du législateur comme la transparence, l’exhaustivité, l’actualité, la fiabilité et la sincérité. Avant lui, le président du Cadre de concertation et de facilitation de l’actualisation du Fen, le président du Conseil économique et social, Augustin Tabé Gbian, a reconnu que cette mandature du Cos-Lépi a agi au-delà des attentes. La détermination, l’abnégation, l’efficacité, la célérité, la concorde, la pro-activité et le professionnalisme des membres et de leurs collaborateurs ont été relevés par lui comme des exemples dont devrait s’inspirer au quotidien l’administration. Satisfaction également de la part du régisseur général de l’Ant, Bonaventure Gagnon. L’actualisation de 2021 était aussi bien particulière que délicate, rappelle-t-il, puisque devant relever le défi triptyque caractérisé par la pandémie de la Covid-19, le vote des Béninois de l’extérieur et la problématique de la radiation des personnes décédées et figurant encore dans le Fen depuis dix ans. Ces défis ont été relevés grâce à son agence qui a su apporter des solutions techniques adaptées pour faciliter l’atteinte des objectifs fixés, salue-t-il, non sans reconnaitre au président du Cos-Lépi, « son leadership et son engagement » à cette cause.
Trouver la passerelle
Trois communications ont permis aux participants de revisiter le chemin parcouru par cette mandature, la dernière. Les participants issus aussi bien de l’administration du Cos et de son bras technique de la société civile, du milieu politique et autres se sont penchés, entre autres, sur le bilan technique de l’actualisation, le bilan politique, moral et social de l’actualisation et enfin, l’évaluation du plan de communication du Cos. Loin d’essuyer des critiques, le bilan a été largement approuvé par les participants qui ont reconnu à cette mandature de l’institution, le travail d’orfèvre abattu en très peu de temps avec des moyens limités. Les échanges ont consisté en des contributions, et surtout des témoignages édifiants sur la gestion du processus d’actualisation. Les participants ont également recommandé à l’Assemblée nationale de « veiller, dans le vote des lois, à trouver la passerelle appropriée et efficace entre la Lépi et la Liste électorale informatisée (Léi) ». Ils ont aussi demandé aux parlementaires de veiller à travers le contrôle de l’action gouvernementale à la conservation et à la valorisation du capital matériel, technologique et humain de l’Ant. Des recommandations pertinentes, soulignera le président du Cos-Lépi à la clôture des travaux, invitant toutes les parties concernées à faire en sorte que le capital accumulé par l’institution et ses bras techniques au cours des dix années de mise en œuvre soit valorisé et mis au service de la nation.
Actualités 04 mai 2021


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