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Nouvelles

Pr Akoko Dorothée Kindé Gazard: « La Covid-19 ne doit pas ralentir les stratégies contre le paludisme »
A l’occasion de la 21e édition de la Journée mondiale contre le paludisme cette année, le Bénin renouvelle son engagement à lutter contre le fléau, en renforçant ses stratégies inspirantes. La Covid-19 ne doit aucunement émousser les ardeurs. C’est l’une des recommandations que formule Pr Akoko Dorothée Kindé Gazard, ancien ministre de la Santé et professeur titulaire de parasitologie-mycologie au Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu) dans cette interview.
La Nation : Entre 2006 et 2010, le paludisme était considéré comme la première cause d’hospitalisation au Bénin. Quel bilan pouvons-nous faire à l’occasion de la 21e édition, cette année ?
Dorothée Akoko KINDE- GAZARD : Ce dimanche 25 avril 2021, la communauté internationale a célébré la 21e Journée mondiale contre le paludisme. Cette initiative a été lancée en 2000 avec l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et ses partenaires, à travers l’initiative Roll back malaria (Rbm). Cette journée nous permet de faire le point des avancées. La situation épidémiologique du Bénin n’a pas beaucoup varié. Toutefois, nous notons que le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a considérablement été réduit. Les mamans consultent beaucoup plus tôt pour avoir accès à des soins adéquats pour leurs enfants. Ce résultat est aussi le fruit de l’implication des relais communautaires qui représentent les agents communautaires de santé et qui disposent des médicaments pouvant permettre aux populations de prendre rapidement en charge les enfants malades dans leurs communautés. Les mamans savent désormais qu’elles doivent amener leurs enfants consulter l’agent de santé communautaire pour recevoir gratuitement les soins. Elles n’ont donc plus besoin de parcourir des dizaines de kilomètres pour rejoindre un centre de santé dans le cadre du traitement du paludisme.
Peut-on déduire de cette démarche des mamans que les enfants de moins de cinq ans sont plus en plus épargnés du paludisme ?
Les deux principales cibles préoccupantes sont les enfants âgés de moins de 5 ans et les femmes enceintes. Pour mieux contrôler cette endémie chez les enfants de moins de cinq ans, le ministère de la Santé a lancé une nouvelle stratégie de prévention dénommée ‘’la chimioprévention du paludisme saisonnier (Cps)’’. Le paludisme peut sévir tout au long de l’année dans une région donnée. C’est ce que nous constatons souvent dans la région du sud où la transmission du paludisme est stable. Il peut également sévir juste quelques mois dans l’année (trois à quatre mois), notamment pendant la saison pluvieuse. C’est la situation au nord du Bénin et dans les pays de l’hinterland. La Cps consiste à traiter systématiquement tous les enfants sur une période de quatre mois (les quatre mois correspondent à la période de transmission du paludisme). Nous avons obtenu de bons résultats avec cette stratégie. Le Bénin l’a démarré en 2019 après le Mali et le Sénégal et le Burkina Faso.
Peut-on espérer l’élimination de ce fléau avec l’expérience Cps?
Avec cette stratégie, on peut mieux contrôler la maladie, voire évoluer vers la pré élimination du paludisme en agissant directement pour supprimer le parasite. Il y aura moins de décès liés au paludisme. L’objectif final, c’est que nos enfants puissent survivre au paludisme. Mais il ne faut pas occulter les autres paramètres favorables à la survenue du paludisme comme les caractéristiques environnementales, les aspects éthnologiques, sociologiques et culturels.
Quid des femmes enceintes ?
La femme enceinte est la cible pour laquelle on recommande la prévention par le médicament chez les populations qui vivent dans les pays endémiques. Il s’agit du Traitement Préventif Intermittent (Tpi) à la Sulfadoxine - Pyriméthamine). Tout au long de la grossesse, elle doit prendre la ‘’sulfadoxine pyrimethamine’’. Au contraire, ce médicament permet d’éviter la transmission du paludisme au fœtus. L’administration de ces molécules à la femme enceinte permet de détruire les parasites qui sont logés dans le placenta. Les femmes devraient prendre tout au long de la grossesse la dose recommandée. Mais elles n’arrivent pas à faire une bonne observance. La sensibilisation avec le concours des sages-femmes et des relais communautaires permettra d’améliorer le taux de naissance d’enfants de faible poids. Les statistiques s’améliorent globalement, malgré le fait qu’on rencontre des zones où le taux de couverture en Tpi est encore inférieur à 10 %.
A l’occasion de cette journée mondiale contre le paludisme, l’Oms assure que l’objectif zéro cas doit être atteint en 2030.
Le slogan à cette édition, c’est ‘’zéro palu, tirer un trait sur le paludisme!’’ il faut que toutes communautés s’y engagent vraiment avec l’aide de partenaires mais surtout que les gouvernements des pays endémiques s’approprient cette lutte.
Quelles sont les statistiques sur lesquelles nous pouvons nous fonder au Bénin ?
L’annuaire statistique 2020 est en cours d’élaboration. L’annuaire statistique de 2018-2019 indique que 2 048 584 ont consulté dans les centres de santé et hôpitaux pour cause le paludisme. Ce qui représente 48,9 % des causes de recours aux soins. Le paludisme est, en outre, la 1re cause de décès, 24 %, pour l’ensemble des affections dans nos formations sanitaires.
Beaucoup redoutent aujourd’hui la survenue du paludisme couplé avec la Covid-19. Leur crainte est-elle fondée ?
Et pour cause ! Sur le plan clinique, les symptômes de ces deux maladies se recoupent. Le paludisme se manifeste par la fièvre, les douleurs musculaires, les céphalées. Ces symptômes se notent également dans le cas de la Covid-19. La fièvre qui est un indicateur du paludisme peut l’être également pour la Covid-19, même si d’autres signes comme les manifestations pulmonaires s’ajoutent dans le cadre de la Covid-19. La peur de la Covid-19 a pour conséquence la baisse de fréquentation des centres de santé. Nous ne devons pas baisser les bras. La Covid-19 ne doit pas prendre le dessus sur la prise en charge des autres affections. Les sensibilisations en direction des populations, notamment les mamans afin qu’elles puissent obtenir un diagnostic précoce et un traitement rapide doivent se poursuivre et s’intensifier. Plus tôt le paludisme est traité, moins le malade risque d’évoluer vers les complications. On enregistre des complications neurologiques (neuro-paludisme), l’anémie grave (2 g/dl d’hémoglobine au lieu de 12 à 13g/dl). Les décès peuvent survenir rapidement lorsqu’on ne fait pas diligence.
Comment le Bénin se positionne-t-il aujourd’hui avec ses partenaires tels que la Banque mondiale, l’Unfpa, l’Unicef, le Pnud…, pour arriver à bout de ce phénomène ?
L’initiative ‘’Roll back Malaria’’, le Fonds Mondial, comme plusieurs autres partenaires soutiennent les pays endémiques. Cette riposte s’organise à travers deux axes majeurs d’intervention que sont la disponibilités des combinaisons thérapeutiques (Cta) pour le traitement et les moustiquaires imprégnées à longue durée d’action distribuées gratuitement pour la prévention tous les trois ans. La communauté internationale appuie les pays endémiques. Il revient également aux pays de d’engager dans la lutte contre cette endémie qui fait tous les ans plus de 400 000 morts.
Quels conseils avez-vous à l’endroit de ceux qui, dans nos communautés, continuent d’assimiler le paludisme à la sorcellerie ?
Heureusement qu’on rencontre de moins en moins le phénomène que vous évoquez. Depuis l’an 2000, l’initiative d’Abuja pour faire reculer le paludisme en Afrique a induit beaucoup d’actions d’information et d’éducation au niveau des communautés. Mais l’ignorance demeure. Aujourd’hui, beaucoup ont compris que la maladie est due à la piqûre d’un moustique. Mais le piège tout de même demeure la non utilisation des moustiquaires obtenues gratuitement. Avec une couverture de plus de 80 % de distribution de moustiquaires imprégnées dans les localités, le taux d’utilisation effective (dormir sous une moustiquaire imprégnée) est inférieur à 60 %. Nous avons du pain sur la planche. Les relais communautaires ainsi que les radios communautaires devraient jouer un grand rôle dans ce sens.
Le pari de la lutte contre le paludisme pourra-t-il être une réalité à l’échéance des Objectifs de développement durable en 2030 ?
Nous voulons garder l’espoir. Cela suppose que nous avons encore beaucoup d’efforts à fournir. Il ne suffit pas de distribuer les moustiquaires et penser que la victoire est acquise même si des progrès s’enregistrent.
Quel est l’impact de la Covid-19 sur les efforts d’élimination du paludisme ?
Depuis le lancement de l’initiative Roll Back Malaria (Rbm) et grâce aux financements internationnaux, les interventions ont permis de sauver 600 000 vies humaines (Cta) et de prévenir 100 millions de nouvelles infections (Mild) chaque année par rapport à l’an 2000. La Covid-19 devient une menace car pour preserver ces progrès, et il faut éviter de soumettre les systèmes de santé à des pressions supplémentaires. La fourniture de tests diagnostiques rapides (Tdr) et de médicaments antipaludiques efficaces ( Cta) est impérative pour éviter qu'un cas de paludisme simple évolue vers une maladie grave et la mort. Les thérapies préventives pour les femmes enceintes et les enfants doivent être maintenues. C’est pourquoi il faut éviter que la Covid-19 perturbe les chaînes d’approvisionnement des Tdr, des Cta, les campagnes de distributions de Mild. A ce sujet le Bénin a donné l’exemple en changeant son approche de distribution. La distribution s’est faite par la stratégie du “porte à porte” plutôt que par les grands regroupements des populations. Devant toutes symptomatologies évocatrices de la Covid-19, il faut faire un Tdr du paludisme, car il peut ne pas s’agir de la Covid-19 mais du paludisme que nous savons si bien traiter.
A quand la découverte d’un vaccin contre le paludisme?
Le paludisme sévit dans les pays à faibles revenus qui ne peuvent investir dans la découverte d’un vaccin. L’Afrique et les autres pays tropicaux endémiques devraient prendre leur responsabilité et intensifier la recherche d’un vaccin contre le paludisme en faisant de cela une priorité. Avec la Covid-19, il y a eu une kyrielle de vaccins mis sur le marché parfois avant même que les phases d’essai ne soient terminées. C’est le lieu de saluer et féliciter les équipes de recherche du Burkina avec leur partenaire de l’université d’Oxford, qui ont développé un candidat vaccin antipaludique qui est actuellement en phase II avec une efficacité de 77 %. La procédure de validation est en cours.
Santé 28 avr. 2021


Promotion des initiatives entrepreneuriales en Afrique: Fagace et Etc scellent leur partenariat au profit des Pme
Le Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace) et l’institution italienne Export Trade & Cooperation (Etc) viennent de renforcer leur coopération. C’est à travers la signature, hier mardi 27 avril à Cotonou, d’un accord de partenariat. Les deux parties s’engagent ainsi à déférer leurs compétences et leurs moyens au profit de la promotion des initiatives entrepreneuriales en Afrique. C’est en présence du Consul général d’Italie près le Bénin que Ngueto Tiraïna Yambaye, directeur général du Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace) et Anco Lenardon, président de l’institution italienne Export Trade & Cooperation (Etc), ont procédé hier à la signature de l’accord de coopération liant officiellement les deux institutions. A en croire le directeur général de Fagace, cet acte vient consacrer la volonté manifestée par les deux institutions depuis des années mais qui n’avait pu se concrétiser en son temps. « Ce protocole d’accord scelle l’engagement formel entre nos deux organisations à travailler ensemble pour améliorer les performances des petites et moyennes entreprises africaines et, ce faisant, des hommes et des femmes qui vivent dans les pays d’intervention de nos deux institutions », a laissé entendre Ngueto Tiraïna Yambaye, directeur général de Fagace. C’est ce que confirme Anco M. Lenardon, président de Export Trading & Cooperation. Il est, selon lui, question de consolider un partenariat qui a déjà commencé en mettant en place de nouvelles stratégies d’actions à fort impact. Le président de Export Trading & Cooperation énumère, entre autres piliers à la base de ce partenariat, la coopération bilatérale dans la mise en œuvre des projets, le partage des risques, l’analyse technique, les transferts de compétences… Plus particulièrement, les deux institutions, à travers cet accord, s’engagent à mettre en commun leurs compétences, leur savoir-faire et leurs moyens financiers pour la promotion des initiatives entrepreneuriales en Afrique. « Cet accord s’appuie sur des mécanismes tels que le partage de portefeuille de projets, la structuration de projets d’investissements, l’analyse technique et financière de projets d’investissements, le partage des risques de contrepartie, le renforcement des capacités, l’organisation des conférences et séminaires pour mettre nos clients au même niveau d’information », a expliqué le manager général de Fagace. Après avoir remercié le président de Etc pour la confiance renouvelée, puis les équipes techniques des deux parties prenantes pour les diligences effectuées dans l’aboutissement de cet accord, Ngueto Tiraïna Yambaye a assuré que Fagace mettra tout en œuvre pour que cette coopération soit fructueuse et au bénéfice du secteur privé des pays où les deux institutions interviennent. Le président de l’institution italienne Etc a pris le même engagement et se dit heureux de voir enfin se concrétiser cette nouvelle collaboration avec Fagace.
Travailler en toute complémentarité
L’accord signé entre Fagace et l’institution italienne Etc est fondé sur les principes et les objectifs communs des deux institutions et repose fortement sur leur complémentarité. Fagace est en effet présent dans 14 pays en Afrique et son expansion se poursuit. Etc intervient dans les 17 pays de l’Ohada en Investissement et sur tout le continent en Trade. Dans toutes ces régions où ils opèrent, Fagace et Etc entendent développer une synergie d’actions qui permettra une forte complémentarité d’intervention au niveau de ces pays afin d’impulser le développement des initiatives entrepreneuriales en Afrique. « En intervenant au niveau de plusieurs pays de la région, nous pourrons mieux apprendre de nos expériences et avoir plus d’impact au niveau de nos programmes. J’en suis d’autant plus convaincu que nos deux institutions ont une grande expérience en Afrique », a assuré Ngueto Tiraïna Yambaye, directeur général du Fagace. En dépit du contexte dans lequel intervient la signature de cet accord, un contexte notamment marqué par la pandémie du Covid-19 qui affecte l’activité économique et financière et qui impose de nouveaux défis, le directeur général du Fagace se montre rassurant. « Je suis convaincu que ce modèle de coopération, basé non seulement sur une confiance et une complémentarité de produits mais surtout sur la valorisation de nos expertises permettra de faire la différence », a affirmé Ngueto Tiraïna Yambaye. Et pour y arriver, il faudra, selon lui, relever le défi de l’adaptabilité des mécanismes pour répondre plus efficacement aux réalités locales et aux besoins spécifiques des porteurs de projet. « Après cette pandémie, l’économie devra être relancée. On devra soutenir les Pme », va ajouter Anco M. Lenardon, président de Export Trading & Cooperation.
Société 28 avr. 2021


Partenariat entre l’Université d’Abomey-Calavi et celle d’État de Kalmoukie en Russie: Anselme Houndayi évoque l’intérêt pour étudiants et enseignants
Anselme Houndayi est chargé du département des Relations internationales de l’Université d’État de Kalmoukie située au sud de la Russie. Venu au Bénin dans le cadre d’un accord de partenariat avec l’Université d’Abomey-Calavi signé en septembre 2018, ce Béninois de nationalité évoque les opportunités que son pays d’accueil offre aux étudiants béninois d’une part et aux enseignants d’autre part. Son souhait est que la communauté universitaire dispose d’amples informations sur les clauses du contrat entre l’Uac et l’université d’État de Kalmoukie. L’Université d’Etat de Kalmoukie, située au sud de la Russie, offre des opportunités à l’Université d’Abomey-Calavi. Les deux universités ont procédé à la signature en septembre 2018 d’un accord de partenariat sur la base duquel les étudiants ont une panoplie d’offres, à en croire Anselme Houndayi, chargé du département des Relations internationales au sein de cette université. Le but de cet accord est de faciliter la mobilité des étudiants et des enseignants béninois en Russie pour se faire former dans divers domaines à travers des stages. Doctorant en économie, Anselme Houndayi reconnaît l’intérêt de ce partenariat pour la communauté universitaire du Bénin et souhaite que des bénéficiaires disposent d’amples informations sur les clauses du contrat afin de mieux profiter de cette offre de la Russie. «?En 2016, je suis rentré au pays dans le but de créer les relations très étroites entre l’Université d’Abomey-Calavi et mon université plus précisément. Dans ce cadre, nous avions eu une rencontre en avril 2018 avec le recteur et l’ambassadeur de la Russie près le Bénin où nous avions décidé de signer en septembre 2018 un contrat de partenariat dont le but est de permettre aux étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi de faire des stages professionnels dans n’importe quel domaine au sein de mon université gratuitement pendant une année. Mon université prend en charge le logement pour les étudiants. Pour ce qui est du côté scientifique, le contrat stipule que les professeurs de l’Uac en collaboration avec ceux de mon université pouvaient assister les étudiants dans la rédaction de leur thèse de fin de formation, puis l’organisation des fora scientifiques entre professeurs, docteurs ou doctorants pour permettre au Bénin de faire découvrir son côté scientifique en Europe?», a expliqué Anselme Houndayi. L’Université d’Abomey-Calavi a des relations avec les pays européens, mais avec la Russie, il n’y a pas trop de collaboration étroite, souligne-t-il.
Expliquer les clauses du contrat
Pour lui, il fallait revenir expliquer aux étudiants les clauses du contrat afin qu’ils sachent les opportunités qui s’offrent à eux, de quoi bénéficie l’université. Il rappelle qu’il y a eu des contacts avec l’Uac. «?Quand le message ne passe pas au sein des étudiants, ils ne sont pas informés. Cette visite m’a permis de rencontrer la personne qui s’occupe directement des relations internationales à l’Uac », précise-t-il. Cela lui a permis, dit-il, de mettre à disposition les documents nécessaires qu’il fallait. Ainsi, les étudiants ont pu « s’inscrire pour participer au concours sur la culture, la géographie et l’histoire de la Russie?». C’est le nouveau projet en réalité qu’il est venu présenter en 2021 aux autorités de l’Université d’Abomey-Calavi. Il est relatif à l’organisation d’une olympiade sur la culture, la géographie et l’histoire de la Russie en français. Les participants auront la possibilité de se faire tester tout en obtenant un certificat de participation venant d’une université russe et les gagnants de ce concours auront la possibilité d’aller en Russie pour suivre une formation d’une année dans un domaine de leur choix. Les bénéficiaires qui ne comprennent pas le russe auront la possibilité de suivre des cours en ligne, à distance, avant le voyage pour une formation beaucoup plus pratique. «?Nous avons discuté de ce projet nouveau d’intérêt pour l’Uac. Actuellement, soixante-dix Béninois se sont déjà inscrits sur la plateforme. Jusqu’à la fin du mois d’avril, nous allons clôturer et publier les résultats des gagnants le 10 mai prochain?», ajoute-t-il.
Attente des autorités rectorales
La Russie est en train de s’ouvrir. Elle a formé plus de trois mille cadres béninois. Parmi le corps professoral, on dénombre des enseignants qui ont fait la Russie. «?Notre Université veut se faire connaître sur le plan africain. Nous n’avons jusque-là de contrat qu’avec l’Uac. Donc, notre objectif est d’augmenter le nombre d’étrangers venant du continent africain?», fait savoir Anselme Houndayi. Revenant sur les opportunités qu’offre la Russie, il entend en faire bénéficier aux camarades béninois pour agrandir le cercle des cadres qui s’y sont formés. Il revient aux autorités rectorales de peser de tout leur poids pour donner l’information aux étudiants pour se faire compter parmi les bénéficiaires de stages en Russie. Toutes choses qui, mentionne Anselme Houndayi, valorisent le curriculum vitae des étudiants béninois. Pour l’heure, il salue leur engouement pour s’être fortement manifestés sur le concours en ligne sur la culture, la géographie et l’histoire de la Russie. Les candidats seront fixés en mai et les gagnants vont commencer leur stage en septembre prochain, assure-t-il. L’Université d’État de Kalmoukie envisage la possibilité des cours à distance à cause de la fermeture des frontières due à la pandémie du Covid-19, selon ses explications. «?C’est le début d’une nouvelle collaboration qui sera gagnante pour le Bénin et pour la Russie en particulier. L’opportunité est ouverte à tout le monde, seuls ceux qui recherchent l’information obtiennent gain de cause. J’exhorte les étudiants à aller sur le site www.kalmgu.com pour lire les informations?», indique-t-il. D’après ses explications, son université s’engage à accompagner tout projet de développement de l’Uac. Elle envisage aussi dans le futur de créer un centre culturel et de langue russe au sein de l’Uac qui va permettre aux étudiants, avant leur arrivée en Russie, d’avoir déjà une maitrise de la langue russe pour ne plus perdre une année avant d’intégrer la faculté.
Modernité de l’Uac
La plus grande université au Bénin qui forme environ 70 % des cadres se modernise et le pays doit en être fier. La technique, la science, l’innovation … tout est intégré à l’Uac, se réjouit Anselme Houndayi qui reconnaît le mérite des enseignants de l’Uac qui sont bien qualifiés. La Russie peut apporter beaucoup, soutient-il, en matière de technologie, de médecine, de sécurité informatique … Pour Anselme Houndayi, le Bénin et la Russie doivent collaborer dans ces domaines pour un partenariat très fructueux qui sera gagnant pour le Bénin. Pour rappel, 1 500 étudiants étrangers en provenance de 44 pays du monde dont 18 pays africains y compris le Bénin suivent les cours à l’Université d’État de Kalmoukie.
Education 28 avr. 2021


Ligue des champions Uefa: Les promesses du dernier carré
Après des quarts de finales palpitantes, les passionnés du cuir rond vont suivre dans la soirée de ce jour mardi 27 avril, la première rencontre de la phase aller des demi-finales européennes de la Ligue des champions avec en affiche Chelsea - Real de Madrid. Puis demain, Paris saint Germain va se frotter à Manchester City. Les quatre équipes en lice vont donner le tout pour le tout. C’est autant un défi pour les joueurs que pour les entraîneurs. Psg – Man City ; le pronostic est difficile à trancher avec des Parisiens motivés jusqu’à la moelle et assoiffés d’exploit d’une part et d’autre part, des Mancuniens qui déchirent cette saison et brillent de mille feux. Et que dire de l’affiche Real Madrid – Chelsea ? Même blessé, le rugissement du lion madrilène peut faire trembler la défense solide des Bleus qui, avec Thomas Tüchel, ancien coach du Psg, connaissent plus de succès. Dans le dernier carré pour la course à la coupe aux grandes oreilles, les quatre demi-finalistes vendront bien cher leur peau. Chacune de ces équipes est fortement motivée et pour les entraîneurs, les défis sont davantage cruciaux. Ils devront donner la preuve de leur efficacité, de leur compétence pour taire les critiques supportées le long de la saison 2020-2021. Qu’on l’admette ou pas, le Paris saint Germain a déjà démontré qu’il joue désormais dans la cour des grands. Le Psg fait frémir les grands clubs. Sa présence consécutive depuis cinq ans à la phase d’élimination directe de la C1, n’est pas du fait du hasard. Le Psg a fait du chemin, s’est rassénéré, a tiré leçon de ses échecs passés et aujourd’hui mieux qu’hier, Paris a les armes et l’expérience nécessaires pour remporter la coupe aux grandes oreilles. Pochettino peut compter sur un gardien en pleine confiance et une défense solide menée de mains de maître par le capitaine Marquinhos ; sur un milieu de terrain garni avec Verrati, Angel di Maria, l’infatigable Gana Gueye… et une attaque sensationnelle animée par Neymar, Mbappe, Icardi, Sarabia, Moïse Kean.
Défi
Pour Pochettino, le défi est grand ! Il s’agit de faire ce que les autres notamment Laurent Blanc, Unaï Emery, Thomas Tüchel, ne sont pas arrivés à faire : ramener la coupe la plus prestigieuse d’Europe dans la capitale française. Avec Tüchel, le Psg a déjà franchi le cap des demi-finales. Pour Pochettino ce serait donc un échec de tomber à cette étape, même si le club a accompli cette année l’exploit de sortir de la compétition le Barcelone et le Bayern de Munich. Les dirigeants du Psg ne se contenteront pas de ces rencontres gagnées. Le titre et rien que le titre, c’est la hantise des dirigeants du club de la capitale. Et pour y arriver, il faudra se défaire d’un mastodonte.
Démonstration de force !
Leader intrépide de la Premier league, Manchester City est dans ses beaux jours, enchaînant une série d’invincibilité. Aujourd’hui Manchester City se positionne comme l’un des clubs les plus craints d’Europe, sinon le club le plus en forme de cette saison. Malgré l’exploit parisien, les Mancuniens partent favori. Pour passer ce cap de la compétition, Manchester City peut compter sur Pep Guardiola, un coach stratège qui, du Barcelone à Manchester City en passant par le Bayern de Munich, a déjà montré sa capacité à amener ses joueurs à maîtriser une partie par la domination, la gestion des espaces et la possession de balle. Manchester City peut compter aussi sur des joueurs en pleine réussite, sur une défense bien organisée, un milieu de fer et une attaque fournie. Même le banc de touche est garni. Pep Guardiola nourrit tout aussi le vœu de faire gagner la ligue des champions à Manchester City comme il a pu le faire avec les deux clubs qu’il a entrainés (Barcelone et Bayern). C’est un défi qui, relevé, ferait de lui, un faiseur de champions. Pour Zidane et Tüchel, la coupe aux grandes oreilles est un défi personnel puis collectif. La grande admiration vouée à la star Zidane suite à sa première expérience en qualité de coach au Réal s’est quelque peu étiolée avec l’inconstance de forme affichée par la ''Maison blanche'' cette saison. Plusieurs fois il a dû faire face à des critiques et les médias espagnols ont déjà annoncé son probable départ plus d’une fois. D’aucuns se sont même demandé si la réussite de l’entraîneur Zinédine Zidane lors de son premier passage n’était pas due à la présence de Cristiano Ronaldo dans l’effectif madrilène ! La Ligue des champions est donc pour le technicien meringué, une occasion de confirmer son génie en tant que stratège. Même si la performance n’est pas irréprochable, il faut tout de même le reconnaître, Zizou démontre déjà que son équipe est une puissante arme offensive sans le Portugais. Actuellement 2e de la Liga, le Real n’est pas sans atouts pour arriver à bout de son adversaire londonien en demi-finale voire remporter la C1. Les joueurs sont tout aussi motivés à l’idée de remporter la Ligue des champions sans la star portugaise. Il faudra alors se défaire de Chelsea ! La tâche sera rude avec une équipe rénovée en quête de gloire ; et un entraîneur remercié à Paris, mais toujours en quête de titres. Thomas Tüchel a amené le Psg au plus haut niveau de la compétition l’année dernière. Il entend répéter l’exploit avec le club londonien qui a vécu une émotion pareille il y a longtemps. Il s’agit non seulement d’assouvir l’espoir des dirigeants de Chelsea mais aussi de flatter un égo blessé par un Paris qui semblait trop exigeant et peu reconnaissant pour le travail abattu par Tüchel. L’entraîneur allemand fera donc du mieux pour faire tomber la ''Maison blanche'' et s’envoler en finale soit pour rencontrer Manchester City et renverser le leader de la Premier league, ou, au mieux, rencontrer le Psg et lui infliger une punition pour le crime de lèse-majesté commis à son égard. De toutes façons, la finale est un objectif précieux pour Thomas Tüchel et Zinédine Zidane.
Sports 27 avr. 2021


Résilience de l’économie nationale face à la Covid: La croissance économique estimée à 3,8 % en 2020
La croissance économique nationale a globalement résisté aux chocs induits par la pandémie de Covid-19. Elle est estimée à 3,8 % en 2020 contre -3,5 % au plan mondial. Le secteur industriel reste le plus affecté. Alors qu’elle était attendue autour de 2,3 %, la croissance économique nationale est estimée finalement à 3,8 % en 2020 contre 0,9 % pour l’Uemoa et -3,5 % au plan mondiale (selon le Fmi), aux termes de la Note trimestrielle de conjoncture au titre du quatrième trimestre 2020 de la direction de la Prévision et de la Conjoncture (Dpc) indique plusieurs facteurs explicatifs. Quoiqu’elle soit loin des 6,9 % enregistrés en 2019, cette performance témoigne de la résilience de l’économie béninoise. La croissance est projetée à 6% en 2021 par la direction générale des Affaires économiques (Dgae) du ministère de l’Economie et des Finances dont dépend la Dpc. En effet, après les fortes perturbations engendrées par la crise de Covid-19 au cours des deuxième et troisième trimestres 2020, il est noté une croissance soutenue de l’activité économique dans les grandes entreprises au quatrième trimestre. La production des industries alimentaires s’est améliorée, aussi bien en variation qu’en glissement annuel. Cette bonne performance est en lien avec la reprise plus tôt que prévue du commerce international. L’Indice du chiffre d’affaires (Ica) affiche une hausse de 11,6 % par rapport au trimestre précédent. Également, en lien avec la tendance de cet indice, l’indice global de l’emploi dans les grandes entreprises s’est inscrit en hausse : 1,7 %. Les chefs d’entreprise estiment que l’activité économique a été favorable sur la période et se montrent optimistes pour les trimestres à venir, mentionne la Note. Pendant ce trimestre, les recettes totales nettes mobilisées par les régies financières ont été de 365,8 milliards F Cfa, soit un accroissement de 43,4 % par rapport au trimestre précédent. Les dépenses publiques ont été engagées pour un montant total de 484,0 milliards F Cfa, soit une progression de 1,7 % par rapport au troisième trimestre 2020. En ce qui concerne la masse monétaire, elle a affiché un niveau de 2 751,9 milliards F Cfa à fin décembre 2020 contre 2 603,4 milliards F Cfa à fin septembre 2020, soit une hausse de 5,7 %.
Fortunes diverses dans la production
En dépit de la Covid-19, la production agricole est en hausse. Le Bénin a battu un nouveau record en atteignant une production de 728 000 tonnes de coton graine pour la campagne 2020-2021 contre 714 714 tonnes à la campagne précédente et ce, malgré les conditions pluviométriques stressantes en début de campagne et la diminution des emblavures, a annoncé, il y a quelques semaines, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep). Selon les données stabilisées du secteur agricole pour la campagne, les productions de céréales, de légumineuses, de racines et tubercules et de cultures maraîchères se sont aussi accrues respectivement de 2,7 %, 1,7 %, 1,6 % et 1,6 % par rapport aux statistiques de la campagne 2019-2020. La valeur ajoutée du secteur primaire devrait s’améliorer en 2021 à hauteur de 4,6 %, soutenue par les bonnes performances attendues aussi bien de la production vivrière que des cultures d’exportation, notamment le coton. L’amélioration des performances agricoles impactera favorablement les industries alimentaires. L’année dernière, il a été noté un repli de la production dans les industries cimentières et de textiles. La production des industries cimentières a régressé de 2,3 % au quatrième trimestre par rapport au trimestre précédent et de 7,0 % par rapport au niveau de l’année précédente. En fait, le niveau de production a atteint 569 905 tonnes au quatrième trimestre 2020 contre 583 372 tonnes au trimestre précédent et 613 021 tonnes un an plus tôt. Relance de l’industrie et du commerce Les secteurs de l’industrie et du commerce ont été durement touchés par la pandémie. Pour 2021, il est attendu une amélioration de la valeur ajoutée du secteur secondaire à hauteur de 10,3 % contre une estimation de 5,2 % en 2020 en lien avec les performances attendues dans la branche Btp, selon la Dpc/Mef. Ces performances seraient soutenues par la poursuite de plusieurs projets, dont la mise en œuvre du projet Asphaltage phase 2, la construction des 22 stades communaux et des 35 marchés urbains, l’achèvement de la construction des 20 000 logements sociaux. La construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale, la réalisation des travaux de construction de l’hôtel Sofitel et la réhabilitation du Centre international des conférences (Cic), de 15 marchés régionaux et secondaires dans les communes du grand Nokoué, la construction du pipeline Bénin-Niger, sont autant de projets pouvant booster les performances dans cette branche ainsi que dans celle de l’énergie. Dans le secteur tertiaire, la valeur ajoutée progresserait en hausse de 4,2 % en 2021 en lien avec les activités des services. Le commerce, les transports ainsi que les branches « Hôtels et restaurants » et « Télécommunication » devraient se relever à la suite de l’ouverture des frontières et la hausse des activités au port de Cotonou.
Economie 27 avr. 2021


Vaccination des enfants: A Towéta, une Ong veut retrouver les « perdus de vue »
A l’occasion de la semaine mondiale de la vaccination du 24 au 30 avril, l’Ong « La vie nouvelle » a lancé une campagne pour, entre autres, retrouver et immuniser tous les enfants de 0 à 11 mois dont les carnets de vaccination ne sont pas à jour, et qui, de plus, ont disparu de la circulation. La cérémonie a eu lieu, ce samedi 24 avril, à Ahouansori-Towéta (Cotonou). « Zéro perdu de vue pour la vaccination des enfants de 0 à 11 mois à Ladji et environs». Ainsi s’intitule le thème de la semaine de vaccination lancée, samedi dernier, par l’Ong « La vie nouvelle ». Cette campagne cible les enfants dont les agents de santé n’ont plus retrouvé les traces alors que leurs carnets de vaccination ne sont pas à jour. Partageant le point de départ de ce projet avec l’assistance, Théophile Hounhouédo, principal initiateur de la campagne de vaccination, dit avoir constaté, en fouillant le registre de son hôpital, une centaine d’enfants non à jour dont certains ont été retrouvés. Invités samedi dernier, ces enfants ont reçu les doses de vaccins qui leur manquait. Idem pour leurs mères qui n’avaient pas non plus respecté leurs calendriers vaccinaux. S’agissant des enfants non encore retrouvés, le directeur exécutif de l’Ong « La vie nouvelle» informe que sa structure a mis en place des équipes composées de chefs de quartier, de responsables ou agents d’hôpitaux, de mères exemplaires et d’autres personnes qui iront à la recherche de ces «perdus de vue ». A l’occasion du lancement de la semaine de vaccination, le chef de quartier d’Ahouansori-Towéta, le représentant du Représentant résidant de l’Oms au Bénin, François Agossou, ainsi que le Secrétaire exécutif adjoint du Cnls-Tp, Félix Agbla, sont revenus respectivement sur les bienfaits de la vaccination pour les enfants et les populations en général. Ils n’ont pas manqué d’encourager les initiateurs de cette campagne, de même que les mères qui sont les premières personnes à se rappeler les dates de vaccination de leurs enfants. Les invités de marque de l’Ong « La vie nouvelle» ont aussi souhaité que l’objectif de la campagne soit atteint à 100 %, et qu’il n’y ait plus jamais dans leur localité un seul enfant traînant un carnet de vaccination non à jour. Notons que lors du lancement de la semaine, dix-huit mères exemplaires, retenues après un tri judicieux, ont reçu chacune une bassine, une moustiquaire imprégnée et d’autres petits lots. Durant la campagne, toutes les mamans « perdues de vue » qui seront retrouvées vont recevoir chacune une moustiquaire imprégnée. Environnement 27 avr. 2021


Renforcement de la coopération bilatérale Oms-Bénin: Mamoudou Harouna Djingarey au cabinet du ministre Aurélien Agbénonci
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a reçu en audience, vendredi 23 avril dernier, Mamoudou Harouna Djingarey, représentant résident par intérim de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) au Bénin. Les deux personnalités ont échangé sur les axes importants de coopération entre le Bénin et l’Oms de même que les réformes engagées par le gouvernement dans le secteur de la santé. Mamadou Harouna Djingarey, représentant résident par intérim de l’Organisation mondiale de la Santé, a été reçu par le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci, vendredi 23 avril dernier à son cabinet. Il est allé s’entretenir avec l’autorité ministérielle sur la stratégie de l’Oms vis-à-vis du Bénin en ce qui concerne les piliers importants de la coopération dont la couverture sanitaire universelle, la lutte contre les urgences sanitaires, la sécurité sanitaire mondiale et la promotion de la santé. Ils ont aussi échangé sur la lutte contre le Covid-19 et bien d’autres priorités. Par ailleurs, les deux personnalités ont abordé la question des réformes du secteur de la santé au Bénin. Lesquelles réformes ont vu naitre l’Agence nationale de soins de santé primaires, l’Agence nationale de la médecine hospitalière, l’Autorité nationale de régulation du secteur de la santé et bien d’autres réformes engagées et appuyées par l’Oms. Mamadou Harouna Djingarey a salué cet engagement des autorités béninoises de faire du secteur de la santé, un volet important du Programme d’action du gouvernement. Actualités 27 avr. 2021


Réunion du bureau politique national élargie du parti Moele Bénin: Un rendez-vous d’échanges pour des perspectives
Faire le point des activités du parti au premier trimestre de 2021, présenter la synthèse du rapport de la campagne électorale du parti pour le compte du duo Talon-Talata et enfin procéder au lancement du concept « 2023, c’est maintenant ». C’est l’objectif de la deuxième réunion de l’année 2021 du bureau politique national élargie du Mouvement des élites engagés pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin), samedi 24 avril dernier dans la commune de Tori-Bossito. Les élections présidentielles sont terminées et les militants et membres du bureau politique national élargi au Mouvement des élites engagés pour l’émancipation du Bénin (Moele Bénin) ont marqué une pause, samedi 24 avril dernier dans la commune de Tori-Bossito, pour faire le point de leurs activités au premier trimestre de 2021 et se projeter pour des actions futures. Au cours de ce rendez-vous du donner et du recevoir, ils ont aussi procédé à l’évaluation de leur participation à la campagne présidentielle ayant consacré la victoire de leur candidat, le duo Talon-Talata et au lancement du concept « 2023, c’est maintenant »  suivis de l’installation officielle du comité préparatoire de la déclaration de candidature du parti aux élections législatives de 2023. Jacques Ayadji, président de Moele Bénin, a fait savoir que son intervention s’appuiera sur un trépied constitué d’une définition, d’une confession et d’une profession de foi. Partant de la définition, il affirme que quatre points essentiels permettent au parti de s’afficher sur l’échiquier politique à savoir: proposer les mêmes vues politiques, s’efforcer de les faire prévaloir, rallier à leur cause un plus grand nombre de citoyens et chercher à conquérir le pouvoir ou du moins à influencer ses décisions. Il note que le parti s’efforce à mettre en application toutes ces choses. Parlant de la confession, il évoque la visite surprise que le chef de l’Etat Patrice Talon dont le parti a été gratifié au cours de son activité d’installation des coordinations départementales du parti. Une visite au cours de laquelle, le président de la République a affirmé que les membres du parti sont des visionnaires et qu’il a tout fait pour les faire plier mais qu’ils ont pu résister du fait de leur caractère trempé. Jacques Ayadji affirme que ce compliment du chef de l’Etat les a galvanisés pour une campagne électorale réussie. Il souligne que la victoire du président Patrice Talon est celle de la mouvance présidentielle principalement celle du parti Moele Bénin. Evoquant la profession de foi, le président du Parti Moele Bénin explique que c’est celle qui les distingue et les particularise sur l’échiquier politique béninois. Il note qu’il s’agit du patriotisme économique qui consiste à consommer ce qu’ils produisent et à produire ce qu’ils consomment pour mettre le peuple et sa jeunesse au travail et accroître la richesse du pays afin de lui permettre d’autofinancer son développement. Il affirme qu’un ensemble de programmes de développement sera exécuté très bientôt par son parti. « Définition, confession, profession de foi… voilà le trépied qui m’inspire et que je voudrais voir impacter sur ce lieu oh combien symbolique de Tori. Nous nous sommes comportés de manière à mériter la confiance du président de la République qui voit en nous des visionnaires », a-t-il révélé. Fort de cela, Jacques Ayadji indique que le parti doit désormais redoubler d’efforts pour incarner et mériter ce titre de visionnaire au Bénin. Actualités 27 avr. 2021


Economie circulaire en Afrique: Cinq domaines prometteurs à valoriser
L’Alliance africaine pour l’économie circulaire (Acea) identifie, à travers un nouveau rapport publié mi-avril, cinq secteurs qui ont le plus grand potentiel pour stimuler l’économie sur le continent et favoriser une meilleure gestion des ressources. Les systèmes alimentaires, l’environnement bâti, la mode et le textile, l’électronique et l’emballage, sont les secteurs qui devraient concentrer le maximum des investissements pour stimuler l’économie circulaire sur le continent et favoriser une meilleure gestion des ressources. Selon le nouveau rapport de l’Alliance africaine pour l’économie circulaire (Acea), la tenue de ces « cinq grands paris » permettra aux pays africains d’atteindre des objectifs vitaux d’action climatique et de développement durable. Ces domaines recèlent d’opportunités majeures pour en assurer la croissance économique, l’emploi et des résultats environnementaux positifs, selon le document. La mise en place des bonnes initiatives et politiques d’économie circulaire soutiendra également la reprise post-Covid-19 et déclenchera de nouvelles opportunités de marché. En fait, des systèmes alimentaires adéquats aideront le continent à nourrir sa population sans cesse croissante tout en stimulant la croissance verte et l’emploi. L’importance d’une agriculture climato-intelligente s’avère dans un contexte de rareté des ressources (eau, énergie) et d’insécurité alimentaire exacerbée par la crise sanitaire et économique de Covid-19. Le travail de la terre contribue à environ 23 % du Produit intérieur brut (Pib) du continent et emploie près de 60 % de la population active. Un système alimentaire circulaire nécessite une utilisation plus efficace des ressources comme l’énergie et l’eau, une augmentation de la productivité, une réduction des pertes après récolte, une agro-transformation plus efficace, une amélioration de la gestion des déchets, indique l’Acea. Pour ce qui est des emballages, le recyclage du plastique offre une opportunité immédiate pour une circularité accrue. En effet, la production d’emballages en plastique - dont la plupart sont utilisés une seule fois et sont non dégradables - a connu une flambée de 15 millions à 350 millions de tonnes au cours des 50 dernières années, entraînant une pollution massive par les déchets plastiques. Les solutions innovantes dans ce domaine favoriseront un environnement propice à la croissance verte et à l’emploi.
Préserver l’environnement
Seule une minorité d’Africains (30 %) peut se permettre de vivre dans des environnements bâtis formels, relève l’Acea. Un environnement bâti circulaire nécessite une conception améliorée et l’utilisation de matériaux recyclables pour construire des « bâtiments verts » suffisants en énergie et en eau et implantés dans un cadre approprié. Pour ce faire, l’Afrique a l’opportunité d’évoluer progressivement vers les matériaux de construction en bois massif de haute technologie. En électronique, le problème de gestion des déchets électroniques déversés sur le continent se pose avec acuité. Depuis 2014, ces déchets ont augmenté de 9,2 millions de tonnes, rappelle le rapport. Il importe donc d’investir dans des installations de recyclage et d’augmenter la responsabilité des producteurs pour améliorer les résultats dans le secteur. Une attention particulière devrait être également accordée à la conception de produits intelligents afin de réduire la consommation d’énergie et faciliter la réutilisation des composants des produits ainsi que la prolongation de leur durée de vie. En ce qui concerne la mode et le textile, l’adoption de nouvelles technologies réduiront la pression sur l’environnement. Il est question de révolutionner le vêtement d’occasion et de privilégier l’utilisation du coton régénératif comme intrant dans la transformation sur place. Quatre critères sont utilisés pour prioriser les domaines à valoriser : le potentiel de circularité (visant à éliminer les déchets et les émissions et limiter l’utilisation des ressources), l’importance économique (sur la base d’indicateurs clés), le potentiel d’impact transformateur (évaluant la capacité de socialisation positive et les résultats économiques) et l’élan (des progrès de l’économie circulaire).
Economie 27 avr. 2021


Secteurs du tourisme, de la culture et des arts: Projets phares et investissements majeurs à la loupe
Les nombreuses réformes engagées, ces cinq dernières années, dans les secteurs du tourisme, de la culture et des arts ont permis au Bénin d’obtenir des résultats satisfaisants et de se repositionner sur la scène touristique et culturelle mondiale. Des acquis qu’a présentés Jean Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, à la diaspora béninoise, dimanche 21 mars dernier par visioconférence. « En ce qui concerne le secteur dont j’ai la charge, il s’agissait de faire du tourisme une filière de développement économique, créatrice de richesse et d’emploi et de faire de la culture et des arts un levier de développement du tourisme. Durant ces cinq ans, nous avons posé un certain nombre d’actions qui vont principalement structurer et requalifier l’offre culturelle. Nous avons engagé un lourd programme d’investissement pour accroitre et rendre le Bénin compétitif de même que l’offre et nous avons développé une main-d’œuvre compétitive », a fait savoir le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts aux membres de la diaspora, dimanche 21 mars dernier par visioconférence. Jean Michel Abimbola explique que, durant les 5 ans, le gouvernement a mené un certain nombre de projets qui sont des projets phares et investissements majeurs dans le tourisme et dans le patrimoine. Le premier projet phare est le positionnement du parc de la Pendjari comme un parc Safari de référence en Afrique de l’Ouest. Le deuxième projet phare concerne la réinvention de la cité lacustre de Ganvié. Il précise que le produit Ganvié, c’est l’environnement même et pour cela, le gouvernement va réaménager le cadre de vie et investir dans le bien-être des populations, ce qui fera l’attrait pour les touristes de passage. L’autorité ministérielle rappelle un certain nombre de mesures importantes qui sont prises telles que la construction très prochaine d’habitats lacustres et le balisage des chenaux sur 10 kilomètres sans oublier des études pour mettre à niveau les infrastructures sociocommunautaires. Il met aussi l’accent sur la gestion des eaux usées domestiques et l’électrification. Le troisième projet concerne la construction du musée de l’épopée des amazones et des rois du Danxomè à Abomey. Ce musée permettra de valoriser l’histoire de la royauté et de conférer une envergure nationale et internationale à ce site. « Vous savez que ce musée est placé dans le patrimoine de l’humanité au niveau de l’Unesco », rappelle-t-il. À part Abomey, il note que le gouvernement a aussi l’ambition de construire la cité historique de Ouidah avec différents projets dont la maison du Brésil, le fort portugais ainsi que la maison du gouverneur qui seront réhabilités. A cela s’ajoute la reconstruction de la place aux enchères de la porte du non-retour, du mémorial de l’arbre du retour « Zoungbodji» et le bâtiment colonial qui se trouve à la Porte du non-retour. Avec des visuels à l’appui, le ministre montre à la diaspora ce que seront le fort portugais, la place aux enchères et la future porte du retour. Toujours à Ouidah, le gouvernement envisage construire un Complexe hôtelier et touristique assez vaste avec entre autres, le bateau du départ, la construction d’un certain nombre d’infrastructures, une zone d’activités culturelles, de loisirs et de services et une zone de recueillement et de promenade pour le tourisme mémoriel. Le ministre informe qu’à Avlékété, il sera aménagé une station balnéaire et l’élaboration d’un plan de zonage.
Une richesse patrimoniale incroyable
Outre la Marina de Ouidah, le ministre note qu’une corniche offrant une baignade en toute sécurité grâce aux épis de Siafato à l’est du Plm Alédjo sera aussi implantée à Cotonou. Là, aussi un vaste projet balnéaire et touristique va naitre au Plm Alédjo et l’hôtel El Dorado. Il informe que le site qui est appelé la Route des pêches et qui offre une variété époustouflante de paysages faits de mangroves, de plans d’eau et de plaines côtières sableuses sera mis en valeur. Le Bénin dispose d’une richesse patrimoniale architecturale incroyable. Pour accompagner l’ensemble des investissements, un certain nombre de réformes structurantes sont prévues dans le tourisme. Jean Michel Abimbola explique que le gouvernement va aligner le cadre opérationnel du secteur touristique béninois sur les standards internationaux. Il est prévu aussi la modernisation des statistiques touristiques et la mise en place d’un compte satellite du tourisme pour pouvoir mieux s’orienter de même que le renforcement des capacités des acteurs du secteur du tourisme. Cinquante-quatre guides professionnels seront sélectionnés et vont bénéficier d'un renforcement de capacités afin que le discours et le produit vendus soient les mêmes. « Si vous avez les plus beaux sites touristiques et que vous n’avez pas des professionnels pour accompagner, si vous avez les plus beaux musées et que vous n’avez pas la médiation culturelle, tout cela est vain », fait-il savoir.
Culture et arts
Dans ces deux domaines, le ministre indique que les objectifs fixés depuis 5 ans permettent de mettre en place une réelle politique de soutien aux vocations et aux talents artistiques. Il indique que le gouvernement travaille à développer des industries culturelles et créatives. Il précise que durant les cinq ans, un certain nombre d’actions ont été posées. Il y a la création de la galerie nationale qui est fonctionnelle et qui a pour mission de révéler les plasticiens béninois et de structurer le marché de l’art au Bénin. A l’en croire, l’Etat travaille en même temps sur les réformes des instances d’administration de la culture et de l’art. « Si nous ne mettons pas aussi bien l’administration que les professionnels à niveau, nous aurons des difficultés à relever le défi », renchérit-il. Il note qu’il sera aussi procédé à l’opérationnalisation du statut des artistes. Il y aura au Bénin la construction d’infrastructures dont sept arènes culturelles de mille places chacune dont deux ont déjà démarré en 2020 et les cinq autres vont suivre en 2021. Le ministre est aussi revenu sur la réformation du Festival international de théâtre du Bénin. Il en est de même pour le cinéma et pour la danse patrimoniale et contemporaine. Selon lui, il est important de donner une identité musicale exportable à la musique béninoise.
Restitution des biens culturels et retombées
Jean Michel Abimbola n’a pas occulté la question de la restitution des biens culturels. Il informe que le Bénin est en train de développer un pan de l’économie muséale et patrimoniale qui permettra d’enrichir l’offre touristique et qu’une coopération muséale et patrimoniale est en cours. Le Bénin se met aussi à niveau à travers un certain nombre de convention internationales telles que la convention Unidroit qui permet de protéger les biens culturels volés ou illicitement obtenus par certaines personnes. Il rassure la diaspora et les Béninois en général que le Bénin tient le bon bout. Le ministre précise que tout ce qui a été fait depuis cinq ans dans le secteur du tourisme, de la culture et des arts a eu un certain nombre de retombées pour le Bénin. Il souligne que le Bénin est devenu un terrain de convoitises pour les grandes marques et les grands groupes hôteliers tels que Sofitel, Golden Tulip, Hilton resort, Club méd s’y intéressent. Parlant de retombées socioéconomiques, le ministre indique que le Bénin a un potentiel de création d’emplois qui monte en puissance grâce à des emplois créés au niveau du parc de la Pendjari mais aussi grâce aux emplois en cours au niveau de Ouidah. Il précise qu’il y a 500 emplois pour les constructions en cours et 500 autres qui suivront. «Le tourisme est un infuseur de richesse et de développement direct auprès des populations», ajoute-il. Il souligne que d’ici deux à cinq ans, le Bénin sera remarquable et enviable sur la scène touristique continentale et le tourisme, la culture et les arts seront bientôt les sous-secteurs majeurs qui susciteront l’envie et l’engagement de la jeunesse. Le Bénin est à une ère de réappropriation de sa culture et la culture est un indicateur de développement?
Culture 27 avr. 2021


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