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Nouvelles

Visite de courtoisie aux présidents des institutions de la République: Victor Dassi Adossou boucle sa tournée à la Haac
Le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, est allé échanger avec son collègue Remi Prosper Moretti de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) hier jeudi 22 avril, à la faveur d’une audience qui marque la fin d’un périple entamé après sa prise de fonction. Les deux personnalités ont envisagé le renforcement de la coopération entre institutions. « Il y a quelques semaines nous avions pris fonction en tant que président de la Cour suprême. Il est de mon devoir de faire une visite de courtoisie aux présidents des institutions constitutionnelles de la République. Je suis en train de boucler la boucle ici à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication », a indiqué Victor Dassi Adossou, président de la Cour suprême, à sa sortie de l’audience avec Remi Prosper Moretti, en charge de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication. «Je suis venu saluer le président Moretti qui est un vieil ami à qui j’ai fait mes civilités », poursuit le président de la Cour suprême qui pour la circonstance s’est fait accompagner par Dandi Gnamou, secrétaire générale de la Cour suprême. D’après le nouveau président de la Cour suprême, au-delà des civilités, les deux personnalités ont échangé sur les relations possibles de travail, l’interaction, les missions aussi bien de la Cour suprême que de la Haac. « La Haac est une institution de la République qui rend des décisions à caractère juridictionnel et ses décisions, lorsqu’elles viennent à être attaquées, c’est la Cour suprême qui statue à travers sa chambre administrative », informe Victor Dassi Adossou. Il a souligné avoir fait le point du contentieux actuellement au niveau de la Cour et qui concerne la Haac. Remi Prosper Moretti et son hôte ont également saisi l’occasion pour échanger sur le déficit législatif qu’il y a au niveau de l’institution Haac. À ce sujet, le président de la Cour suprême a indiqué qu’il a été particulièrement heureux de voir le président de la Haac lui-même soulever cette question et son institution lui a marqué sa disponibilité à accompagner la Haac dans sa volonté de renforcer sa capacité en matière de législation. « Nous sommes disposés à accompagner le processus qui est déjà enclenché ici au niveau de la Haac afin de renforcer les textes et faire en sorte que le processus des progrès qui est en cours aujourd’hui partout dans le monde puisse être encadré au plan législatif au niveau de notre pays pour que la Haac puisse jouer convenablement son rôle», s’est engagé le président de la Cour suprême. Au terme de son périple, Victor Dassi Adossou a exprimé sa satisfaction. Il note avoir eu la chance de discuter avec ses aînés dans le cercle restreint des présidents des institutions de la République. Ces derniers entretiennent d’ailleurs un cadre de concertation au sein duquel il est désormais admis et il pense pouvoir y travailler pour apporter sa petite contribution à l’œuvre gigantesque qu’ils pilotent déjà dans l’intérêt du Bénin. Actualités 23 avr. 2021


Covid-19: Un accélérateur de la transformation numérique
L’avènement de la pandémie de la Covid-19 a occasionné beaucoup de bouleversements dans le monde. Si dans certains secteurs, la Covid-19 a conduit à l’hécatombe, dans celui des nouvelles technologies, elle apparaît comme un accélérateur de la transformation numérique. Une tendance observée un peu partout dans le monde et le Bénin n’est pas resté en marge de cette dynamique. L’avènement de la Covid-19 a compromis le bon déroulement des activités, aussi bien dans le secteur public que privé. Face au ralentissement, voire la cessation de leurs activités, des entreprises n’ont eu d’autre choix que de réagir rapidement et de trouver des voies et moyens pour assurer la continuité des services et par ricochet, leur survie. Elles ont dû s’adapter à la nouvelle donne en faisant abondamment recours aux ressources numériques. C’est ainsi que des applications et autres plateformes numériques ont été mises en place, non seulement pour gérer la pandémie mais aussi assurer le fonctionnement des services à la population dans un contexte de confinement ou de restriction des déplacements. De nouveaux standards ont été construits autour du travail. Le télétravail s’est révélé comme l’un des moyens les plus efficaces d’assurer à distance la continuité des activités. « Avec la pandémie, nous avons constaté que les pays disposant d’infrastructures numériques plus développées étaient souvent mieux outillés pour relever les défis immédiats et à moyen terme, à savoir fournir des services de santé et d’éducation en ligne et utiliser les services de paiements numériques », souligne le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) dans un rapport publié en août 2020.
Le secteur de l’éducation fortement impacté
Le Bénin n’est pas resté en marge de cette dynamique. Il faut noter que bien avant la pandémie de la Covid-19, le numérique occupait déjà une place de choix dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). Depuis la détection du premier cas de Covid-19 le 16 mars 2020 au Bénin, les projets phares relatifs à l’administration intelligente et à la généralisation de l’usage du numérique dans l’éducation et la formation ont connu une accélération particulière. Lors d’un panel organisé pendant la Semaine du numérique, le directeur général de l’Agence pour le Développement du Numérique, Serge Adjovi, a reconnu qu’il y a eu une accélération de la livraison d’un certain nombre de services publics en ligne, parce que les exigences dans le domaine du numérique étaient devenues plus fortes dans le contexte de la crise sanitaire. A titre d’exemple, la plateforme e-resultats.bj qui a été déployée au cours de la pandémie pour permettre aux candidats aux différents examens de consulter leurs résultats en ligne n’était pas prévue dans le plan de travail annuel 2020 du secteur. Son déploiement a été accéléré en vue d’éviter les attroupements et des contacts humains dans les centres de délibération lors de la proclamation des résultats. Plus de 4 millions de recherches y ont été effectuées en moins de six mois, avec un pic de 710 000 recherches pendant la période de proclamation des résultats du baccalauréat 2020. Il y a également la plateforme apresmonbac.bj, déployée dans le contexte de la crise et qui a permis, grâce à la méthodologie de classement intégrée, d’attribuer près de 20 000 bourses aux nouveaux bacheliers à l’issue d’un processus totalement dématérialisé. L’orientation des bacheliers a été aussi dématérialisée à 100 %, contrairement aux années antérieures. En matière de formation, la plateforme e-learning des universités publiques, lancée dans le contexte de la crise sanitaire de la Covid-19, a permis d’assurer la continuité des cours au titre de l’année académique 2019-2020, malgré les restrictions et de favoriser aux étudiants la validation de leur année. Dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire, la plateforme gouv.bj/coronavirus a été mise en place. Une plateforme pour tout savoir sur la gestion de la pandémie au Bénin, notamment les mesures de riposte, les gestes barrières, les contacts utiles et le point des dons reçus. Cette plateforme a permis de lutter contre les fausses informations sur la Covid-19, d’interagir avec les internautes.
Des initiatives solidaires
En appui aux actions de l’Etat, des organisations locales ou internationales, communautaires, des bénévoles, ont aussi rivalisé d’initiatives pour sensibiliser, informer et fournir diverses solutions pour lutter contre le coronavirus au Bénin. Afin de mettre en lumière et inciter davantage plus de personnes à agir dans le même sens, la plateforme gouvernementale a fait le relais de dizaines d’initiatives solidaires. Au nombre des initiatives du domaine du numérique, nous pouvons citer entre autres, l’application ludique « BonCitoyen229 », les outils numériques comme « HomeLearning », « Classes digitales», « Visage-Mify », «Apprendrenligne.com » consacrés à la formation et « Robot Covid » pour lutter contre la désinformation liée à la Covid-19. De l’organisation au travail en passant par les habitudes de consommation et le vivre-ensemble tout court, les bouleversements intervenus en 2020 à cause de la Covid-19 vont durablement impacter notre mode de vie. Plus personne ne doute aujourd’hui de la nécessité de faire du numérique un allié dans le fonctionnement des entreprises et organisations. Mieux, beaucoup attendent une accélération de la dynamique. Mais l’on ne saurait pleinement tirer avantage de ces outils numériques sans une connexion fiable et abordable et c’est ce défi que le Gouvernement s’attèle à relever. A l’occasion du lancement, le 23 février dernier, de l’agenda 2021 de son secteur, la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a mis en exergue les divers projets, considérés comme des extras, qui ont été mis en œuvre lors de la crise sanitaire. Pour 2021, il est prévu de poursuivre la dynamique en ce qui concerne les six projets phares du secteur : le déploiement de l’Internet haut débit et très haut débit sur l’ensemble du territoire, la transition vers la Télévision Numérique Terrestre (Tnt), la mise en œuvre de l’administration intelligente (Smart Gouv), la généralisation de l’usage de l’e-commerce, la généralisation de l’usage du numérique dans l’éducation et la formation puis la promotion et le développement de contenus numériques?
Société 23 avr. 2021


Haute cour de Justice: Cécile de Dravo Zinzindohoué échange avec Victor Dassi Adossou
La présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué a reçu en audience ce jeudi 22 avril, au siège de son institution à Porto-Novo, le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou. Ce denier est allé lui présenter ses civilités après sa prise de fonction le 25 mars dernier à la tête de la haute juridiction en matière administrative, judiciaire et des comptes. Pour Victor Dassi Adossou, son audience s’inscrit dans le cadre des visites de courtoisie qu’il a entreprises depuis quelques jours en direction des présidents des institutions constitutionnelles qui étaient d’ailleurs tous présents à sa cérémonie de prestation de serment en mars dernier à la présidence de la République. L’audience, à l’en croire, lui a permis de discuter avec son hôte des questions touchant au meilleur fonctionnement de la Haute cour de Justice dont il devient désormais membre en sa qualité de président de la Cour suprême. D’ailleurs, Victor Dassi Adossou connait bien cette institution pour avoir été procureur général près ladite haute juridiction, alors magistrat membre du ministère public le plus gradé au niveau de la Cour suprême. « Nous avons discuté des questions qui touchent vraiment la Haute cour de Justice qui, depuis longtemps, sous l’impulsion de la présidente Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, s’est apprêtée à faire face aux défis de la mission qui est la sienne, celle de garantir l’application de la loi pour ceux qui gèrent la République et de faire en sorte que nul ne soit au-dessus de la loi », a fait savoir le président de la Cour suprême. Victor Dassi Adosou promet de s’employer avec la présidente de la Haute cour de Justice pour lever les contingences législatives qui empêchent la haute juridiction d’évoluer depuis sa création pour qu’elle devienne véritablement opérationnelle. Le président de la Cour suprême dit avoir fait par ailleurs un tour d’horizon avec son hôte sur l’Association africaine des hautes juridictions francophones (Aa-HJf) dont le Bénin abrite le siège. Ils ont échangé sur le devenir de cette association à laquelle appartiennent leurs deux institutions ainsi que la Cour constitutionnelle béninoise. Les deux personnalités ont exploré les voies et moyens pour que les trois hautes juridictions béninoises soient davantage impliquées dans la gestion de ce creuset pour lui impulser un meilleur fonctionnement. Les réflexions seront approfondies pour décision à prendre à cet effet dans les prochains jours avec le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a annoncé Victor Dassi Adossou? Actualités 23 avr. 2021


Burkina Sat 1: Le Burkina vise les étoiles !
Décrocher la lune, serait facile, à en croire le professeur Ouattara qui pilote l’ambition satellitaire du Burkina, un projet qui n’est pas sans la volonté et l’appui substantielle du président Kaboré. Le professeur Frédéric Ouattara, président de l’Université Norbert ZONGO, la deuxième grande université du Burkina Faso en dit plus long dans la présente interview. La Nation : D’où vient le projet satellitaire du Burkina ? Pr Frédéric Ouattara : J’ai eu la chance d’être primé en décembre 2018 comme meilleur physicien spatial d’Afrique. Après j’ai participé à une conférence internationale à Vienne où je me suis rendu compte qu’il y a beaucoup de nations qui sont de même capacité que le Burkina Faso et qui entreprennent des activités spatiales. Des pays de l’Amérique latine comme le Costa Rica, le Guatemala et les pays d’Afrique du Nord et aussi le Nigeria. Cela veut dire que c’est possible avec la volonté et les compétences disponibles d’entreprendre un projet satellitaire. Au retour de la conférence, le président du Faso m’a fait l’honneur de me recevoir et je lui ai dit qu’en tant que physicien, il y avait un déficit d’enseignants de science dans les lycées et qu’il était important de trouver les voies et moyens pour assurer la relève et créer une révolution dans le secteur. Je lui ai demandé qu’il fallait mettre en place un mécanisme pour créer un centre spatial, afin que les gens viennent regarder pour comprendre déjà comment est l’espace, le système solaire et l’espace. Il m’a encouragé pour cette activité, parce qu’il a compris la vision, qui est d’assurer la relève, inciter les jeunes à faire la science et pérenniser les activités spatiales. Il m’a donné le feu vert et il m’a dit que j’ai un budget et de trouver un moyen pour démarrer le projet. On a commencé à mettre en place une Task force autour d’un projet satellitaire burkinabé. Voilà comment est né Burkina Sat 1 avec l’appui du président du Faso et de tout son gouvernement. Quelles sont les étapes suivantes? Dans un projet spatial, il y a des étapes à franchir. La première étape est ce qu’on appelle la station au sol. Il faut que la station au sol se réalise pour montrer qu’on est capable de recevoir et d’échanger des satellites qui vont passer à travers des stations. On aurait pu s’arrêter là parce que les satellites existent partout et les données spatiales aussi existent partout. Mais les données spatiales coûtent cher. Souvent la dynamique spatiale ne vous arrange pas. Il est important que chacun ait ses données pour mieux l’utiliser par rapport à ses besoins. La deuxième phase est la construction du satellite. On ne fabrique pas les différents éléments mais il faut les acheter chez les fournisseurs internationaux reconnus et certifiés comme tels et les monter. Vient une troisième phase qui consiste à trouver le lieu du lancement, la fusée et décider de l’envoyer dans l’espace. C’est vrai qu’on a des compétences mais on n’a pas les moyens de la troisième phase et c’est là qu’intervient la coopération internationale. Donc, on va vers les pays qui ont les moyens comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine et le Japon, l’Union Européenne et on leur propose, et eux ils nous fournissent un coût de lancement. Avant le lancement, il faut des tests. Quand j’ai rencontré le président du Faso, il nous a promis l’installation de tous les tests techniques. Dorénavant, les tests vont se faire au Burkina Faso. Chaque satellite a sa mission et Burkina sat 1 va se faire en collaboration avec les partenaires qui en ont les moyens d’ici juin 2021. Quel est le but de lancement de Burkina sat 1 ? Il y a l’objectif scientifique et les objectifs qui sont cruciaux pour le Burkina Faso. Scientifiquement, nous voulons être fiers en tant qu’Africain de réaliser ce que les autres font. C’est d’abord un challenge pour les task force que nous constituons. Pour le Burkina Faso, nous voulons régler les problèmes de l’agriculture burkinabé qui est tributaire de la pluviométrie, du changement climatique et de l’avancée du désert. Comment aider les paysans à faire face à tous ces problèmes climatiques ? Le second objectif est de permettre que les ressources en eau qui sont plus importantes soient mieux utilisées pour les cultures de petites saisons afin d’atteindre le niveau de suffisance alimentaire. Troisièmement, nous devons chercher comment faire pour déterminer les taux d’aérosol qui sont responsables des difficultés respiratoires. Et si on arrive à le faire, on va aider les populations à mieux se soigner. Et après, la prospection minière va suivre mais tout dépend des appareils. On va graduellement pour atteindre les challenges du Burkina Faso au plan de la santé, du secteur minier, agricole, des ressources humaines. Société 23 avr. 2021


Mairie de Cotonou: Un sphinx nommé Luc Atrokpo
Nouvel édile de la ville de Cotonou, Luc Atrokpo revient de loin après des ennuis de santé dont il a triomphé tel un sphinx. Reste qu’il va devoir faire les miracles attendus de lui à la tête de la ville. Il n’a pas droit, dans cette perspective, à l’erreur. Depuis la mise en œuvre de la décentralisation au Bénin, sous le renouveau démocratique, il y a eu Nicéphore Soglo en précurseur dont l’aura est jugée grande mais avec quel résultat en définitive pour la ville? A celui-ci a succédé son fils, Léhady Soglo dont les résultats sont restés plus que mitigés voire discutables. A l’intérim assuré par Isidore Gnonlonfoun, la problématique est restée de savoir comment déloger l’oiseau rare pour la ville vitrine du Bénin ? Cet oiseau rare, c’est Luc Atrokpo, nouveau maire de Cotonou, semble-t-il, car sur lui s’est porté le choix de conduire les destinées de la ville. Au-delà d’une ambition qui peut s’aborder comme étant personnelle, que peut-on retenir du nouvel homme fort de Cotonou et de ses capacités à diriger une municipalité aussi complexe que la ville phare du Bénin ? Au scepticisme noté chez certains lors de la campagne, Luc Atrokpo ne tardera pas à répondre, le pied à l’étrier d’un puissant destrier nommé Cotonou dont il fait petitement la preuve du management, après un intermède sanitaire qui lui aurait pu être fatal. A cette fin, Luc Atrokpo a le soutien du pouvoir central dont l’ambition de développement, notamment à travers l’initiative Grand Nokoué fait ses preuves, surtout avec une ville de Cotonou débarrassée de ses oripeaux et propre comme jamais. Cela étant, Luc Atrokpo a les ressources, avec 17 ans déjà à son actif d’expérience dans la gestion locale au service du développement. Car, il ne faut pas occulter que Luc Atrokpo, c’est depuis 2003 le premier adjoint au maire de Bohicon puis maire de la même ville depuis 2007. Atouts majeurs A son expérience d’édile de Bohicon, s’ajoute celle de président de l’Union des communes du Zou et de l’Association nationale des communes du Bénin. Sur le plan international, il a été premier vice-président du Conseil des collectivités territoriales de l’Uemoa, membre du Conseil d’administration de l’Association internationale des régions francophones, et membre des Réseaux de l’Association internationale des maires francophones. Cotonou a besoin d’un tel manager, de son expérience et de son carnet relationnel. Aussi, réputé pour sa proximité avec ses administrés à l’écoute de qui il aime être, Luc Atrokpo, nouveau maire de Cotonou, saura incarner la lumière que requiert une telle capitale, lui impulser les actions nécessaires pour la porter loin, lui donner la visibilité digne de son rang. L’atout majeur de Luc Atrokpo qui fait de lui l’édile providentiel pour Cotonou ? Sa proximité avec le pouvoir, sa volonté à transformer, à innover, suffisent aussi à miser sur ses capacités pour un Cotonou plus dynamique que l’image qui a été projetée de la capitale ces dernières années… Comme diraient les dévots, que Dieu lui prête santé. Actualités 23 avr. 2021


Journée des jeunes filles dans le secteur des Tic: Aurélie Adam Soulé Zoumarou prône l’autonomisation par le numérique
Engagée à réduire la fracture numérique liée au genre, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a procédé, ce jeudi 22 avril, à l’ouverture d’un webinaire dans le cadre de la célébration au Bénin de la Journée des jeunes filles dans le secteur des Tic. Au cours de cette rencontre, elle a rappelé les investissements du gouvernement béninois en infrastructures numériques avant de réitérer sa volonté d’œuvrer pour l’autonomisation des jeunes femmes par le numérique. Réuni autour du thème « Former les jeunes femmes aux métiers des Tic pour un avenir brillant: les leviers d’actions », un panel 100% féminin a animé un webinaire dans le cadre de la célébration au Bénin de la Journée des jeunes filles dans le secteur des Tic. Composé de Salwa Toko, présidente du Conseil Numérique (France), Rachel Orumor, vice-présidente à African Ictf, Country mentor à Google Developer, Chérifatou Abdoulaye, développeuse, responsable Recherche et Développement chez Sodson Corp, ce groupe de femmes inspirantes a partagé son expérience avec les jeunes filles dans le secteur des Tic. Pour Salwa Toko, beaucoup de femmes ont été à l’origine de plusieurs initiatives dans le domaine des Tic. Elle a insisté sur le fait qu’il faut mettre les femmes en avant dans le secteur afin d’inspirer celles qui doutent encore de son utilité. A l’ouverture du webinaire, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a rappelé l’objectif de cette journée instituée par la communauté internationale pour encourager les jeunes filles et les femmes en général à embrasser une carrière dans le secteur du numérique. « Elle est célébrée le quatrième jeudi du mois d’avril de chaque année dans tous les Etats membres de l’Union internationale des Télécommunications (Uit) », a-t-elle souligné. A l’en croire, la problématique des jeunes filles dans le secteur des Tic a toujours été au cœur des préoccupations du gouvernement de la République du Bénin. « La transformation digitale en cours dans notre pays depuis 2016 sous le leadership du président Patrice Talon, a abouti d’importants investissements en infrastructures numériques, et la mise en place de l’administration intelligente ‘’Smart Gouv’’, sources d’opportunité pour les jeunes en général et des jeunes filles en particulier », a-t-elle poursuivi. Selon elle, au-delà de ses nouveaux leviers, le secteur du numérique accorde une importance particulière à l'égalité entre les hommes et les femmes et à l'autonomisation des filles et des femmes par les Tic sur l'ensemble du territoire national. « A ce titre, nous œuvrons à ce que 50% des jeunes bénéficiaires des sessions de formation aux métiers du numérique que nous organisons gratuitement au Learning du ministère du Numérique et de la Digitalisation soient des femmes », a-t-elle fait remarquer. Plus de 5 000 femmes ont déjà bénéficié des formations offertes dans les 12 départements du Bénin, à l’occasion de l’initiative Bénin Digital Tour, selon la ministre du Numérique et de la Digitalisation. Enumérant les autres événements au profit de la gent féminine, notamment la compétition dénommée « Amazones du digital », elle se félicite des efforts consentis pour la réduction de la fracture numérique liée au genre au Bénin. « A l’ère de l’inclusion digitale, l’Etat, la famille, la société civile et les filles elles-mêmes devraient être les parties prenantes de l’accroissement de l’intérêt des jeunes femmes pour le secteur du numérique », a-t-elle conclu n Société 23 avr. 2021


Exposition «Etat d’esprit» à la Médiathèque des diasporas: Des œuvres engagées pour sensibiliser les jeunes
Charles d’Almeida alias Dal-c, jeune plasticien, présente ses œuvres à la Médiathèque des diasporas. L’exposition donne l’occasion de découvrir un artiste au futur prometteur qui s’exprime à travers des couleurs, ses émotions et des réalités de son temps. Les œuvres de Charles d’Almeida alias Dal-c s’apparentent à première vue à un travail de récupération. Le jeune artiste donne l’impression de faire de l’assemblage. Il faut donc voir ses œuvres de plus près pour constater qu’il s’agit d’une identité artistique en pleine construction. Il fait le choix des couleurs vives, les manipule à sa guise. Ses mélanges sont excessifs, mais tout aussi expressifs. En fait, c’est un jeune pinceau qui s’exprime derrière des images et des formes qui portent bien de messages. On reconnaît un travail de passionné. Une envie de s’exprimer à travers des bouches ouvertes çà et là sur plusieurs de ses tableaux. Sa technique est mixte et il oscille entre tableaux, sculptures et installations. Ses sculptures présentent de jeunes personnages identifiables à leurs paires de baskets, vieux jeans et dreadlocks. En réalité, tout le travail de ce jeune artiste renvoie à la jeunesse dont il peint les envies, les mots, les maux, les cris, les angoisses, les joies et sans doute les peines aussi. Mode de vie, faux amis, harcèlement sexuel, solidarité… constituent quelques-uns des titres de l’exposition qu’il présente depuis quelques jours à Cotonou. Autant l’exposition donne à découvrir son talent en pleine émulation, autant elle permet de se rendre à l’évidence que Charles d’Almeida est un artiste de talent, malgré son jeune âge. Il a en effet vu le jour en 1993 et est titulaire d’une Licence en technique commerciale et marketing de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam). « Dans cet univers où chacun apporte ses valeurs et normes, certains fanatiques refusent de faire preuve d'ouverture d'esprit et d'accepter leurs contemporains avec ce qu'ils ont de positif de leur culture. Cette intolérance est dénoncée par le travail que je développe », soutient l’artiste. Il se voit comme un défenseur de la mise en valeur des identités culturelles de chaque peuple. Pour lui, la protection d'un aspect d'une valeur culturelle ne doit pas constituer un frein à la compréhension et à l'acceptation d'une variance contraire. « Je défends la complémentarité des cultures », relève-t-il. Cette exposition est d’ailleurs intitulée "Etat d'esprit" et d’après son géniteur, il n’est rien d’autre qu’un cri d'alarme « pour dénoncer quelques travers qui sont justifiés par quelques esprits malins sous prétexte de respect d'une certaine norme désuète ». Découvrir un jeune artiste La posture de l’artiste ne s’éloigne pas trop des impressions qui se dégagent de son œuvre. Blaise Tchétchao, directeur des Arts et du Livre, fait partie des premiers visiteurs. « Je suis venu découvrir un jeune artiste. J’ai visité les œuvres et j’en ai profité pour encourager l’artiste parce que ce genre d’initiative doit être soutenu », laisse entendre cet homme averti du milieu des arts dont le souhait est que le public vienne voir son travail et lui apporte des critiques pour l’aider à s’améliorer et à grandir. « Pour ce qui est du regard critique que je porte sur son travail, je dois dire qu’il a réalisé des œuvres qui parlent. Il exprime des choses qui touchent à la jeunesse comme la délinquance, la violence… Il exprime aussi ce que pensent les jeunes de certains faits sociaux. Ce sont des tableaux qui poussent à la conscientisation et je peux dire que je commence à identifier la signature de l’artiste », relate le visiteur quelque peu satisfait. Jules Koukpodé, commissaire d’exposition, acteur introduit dans le milieu des arts plastiques le crédite lui aussi d’un avenir radieux. L’envie d’apprendre, l’humilité, l’ouverture d’esprit constituent des qualités de Charles d’Almeida alias Dal-c. Lesquelles devraient l’amener à aller à l’école des grands pour peaufiner, parfaire et polir son art et son œuvre. Culture 23 avr. 2021


Suite à sa réélection : Patrice Talon reçoit les félicitations de Xi Jinping
Le message de félicitations du président chinois, Xi Jinping, à son homologue béninois, Patrice Talon, réélu pour un second mandat de cinq ans, a été transmis au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération par l’ambassadeur chinois au Bénin. Ce jeudi, le patron de la diplomatie béninois, Aurélien Agbénonci, a reçu, à son cabinet, le chef de la représentation diplomatique de Chine, à Cotonou, Peng Jingtao. Pour la photo de circonstance, celui-ci tenait entre ses mains la lettre de félicitations de Xi Jinping adressée à Patrice Talon. Une note à travers laquelle le président chinois affirme que c’est avec grand plaisir qu’il a appris la nouvelle concernant la réélection de Patrice Talon. « …Je tiens à vous exprimer mes sincères félicitations et vous souhaiter de nouveaux succès dans l’accomplissement de cette noble mission… », a ajouté le chef de l’Etat chinois. Comme lui, son vice-président, Wang Qishan, a aussi adressé ses vives et chaleureuses félicitations à la vice-présidente du Bénin, Mariam Chabi Talata. Cette marque de sympathie témoigne de la bonne santé de l’axe Cotonou-Pékin. Le président chinois l’a d’ailleurs souligné dans sa lettre. Il dit saluer l’excellente qualité des « relations d’amitié et de coopération » entre son pays et le Bénin. Actualités 22 avr. 2021


Adaptation climatique en Afrique: La Bad annonce une mobilisation de 25 milliards de dollars Us
Mobiliser vingt-cinq milliards de dollars d’ici à 2025 pour l’adaptation climatique en Afrique. Tel est l’objectif que poursuit la Banque africaine de développement qui ne tarit pas d’initiatives pour aider les pays du continent à surmonter les effets pervers des changements climatiques. La Banque africaine de développement (Bad) multiplie ses financements climatiques pour les pays africains. La part de ces pays dans le total des approbations en Conseil d’administration a quadruplé au regard des enjeux climatiques au bout de trois ans seulement, passant de 9 % en 2016 à 36% en 2019, année au cours de laquelle ils ont atteint près de 3,6 milliards de dollars américains. La Banque africaine de développement, précisent ses dirigeants, a lancé plusieurs initiatives afin de réduire le poids des dépenses climatiques qui atteignent jusqu’à 10 % du budget national de certains de ses pays membres régionaux. Dans le cadre de sa stratégie de soutien aux pays africains sur les enjeux climatiques, la Bad a co-organisé avec le Centre mondial pour l’adaptation, le mardi 6 avril dernier, un dialogue virtuel entre dirigeants de haut niveau sur l’urgence de la pandémie du Covid-19 et du climat en Afrique. À l’occasion, la Banque africaine de développement a soutenu l’idée de la mise en place de systèmes nationaux et régionaux d’alerte précoce afin d’éviter les dommages matériels et les pertes en vies humaines provoqués par les chocs climatiques tels que les tempêtes et les cyclones tropicaux ainsi que les sécheresses, les inondations… Selon l’institution, ces divers financements destinés aux politiques d’adaptation aux effets du changement climatique ont eu un bond spectaculaire entre 2016 et 2017 de 9 % à 28% et ont connu par la suite une progression régulière -36 % en 2018 et 36% en 2019. Al-Hamdou Dorsouma, chef de la division climat et croissance verte à la Banque africaine de développement, informe que l’appui aux pays pour lutter contre les changements climatiques est une question d’importance pour la Banque africaine de développement. « Les pays en difficulté étant aussi les États les plus vulnérables au changement climatique, nous cherchons à éviter que les dépenses climatiques affectent leur développement socio-économique », a-t-il martelé. Il fait constater que la Banque africaine de développement, première institution de financement du développement en Afrique, a accru considérablement les ressources consacrées aux financements climatiques, ces cinq dernières années. Environnement 22 avr. 2021


Didier Hubert Madafimè, expert en environnement: « La restauration de la terre doit être un principe sacré »
Ce 22 avril, le monde entier voue un certain respect à la terre. A défaut d’une célébration discrète et sporadique, les hommes devraient plutôt vénérer cette ressource naturelle à l’instar des dieux, car ils y puisent l’essentiel de leur vie terrestre et y retournent encore à leur mort. C’est le point de vue que défend Didier Hubert Madafimè, expert en environnement, à l’occasion de la Journée mondiale de la terre. Il dénonce les comportements dégradants de l’homme envers la terre et indique des pistes pour sa restauration. La Nation : La communauté internationale célèbre, ce jeudi 22 avril, la Journée mondiale de la terre. Quelle importance revêt cette journée ? Didier Hubert Madafimè : De toutes les célébrations, la Journée mondiale de la terre devrait être la plus importante. La terre représente toute notre vie. Sans elle, point d’activité agricole. Tous les écosystèmes reposent sur elle. Nous retournons à la terre après notre passage terrestre. Malheureusement, on observe peu d’intérêt autour de cette ressource naturelle. Lorsque nous tombons malade, nous nous rendons à l’hôpital pour recevoir des soins, par contre quand la terre est malade, personne ne la soigne. Cette journée passe discrètement alors qu’on devrait saisir l’occasion pour sensibiliser les populations à l’utilisation des techniques qui la protègent, comme les plantes fertilisantes. Comment sait-on que la terre devient malade ? Les maladies de la terre sautent à l’œil. En temps normal, elle doit répondre à un certain nombre de critères. Elle ne doit pas être dégradée. Dans le cadre des productions agricoles, on doit éviter les produits chimiques qui l’altèrent. On tire l’essentiel de la terre, mais on ne lui accorde aucun respect. Tous les jours, nous devons vénérer la terre. Voulez-vous dire qu’il faut vénérer la terre comme un dieu ? La terre est un dieu. L’humanité vit sur la terre. Et toutes nos activités gravitent autour d’elle. La terre est aujourd’hui menacée, du fait des pressions anthropiques. Au même moment, on la qualifie de ressource nourricière ? Comment peut-on comprendre ce contraste ? Le contraste est né de la poussée démographique à l’échelle mondiale. Il est question aujourd’hui de nourrir plusieurs bouches. A partir de cet instant, les hommes ont commencé par en faire une utilisation exagérée, car pour augmenter les rendements agricoles, il fallait lui apporter des nutriments. D’où la naissance des problèmes que l’homme a créés à cette ressource naturelle. A force de couper tous les arbres dans le cadre des plantations, on expose la terre aux aléas climatiques. Or, les changements climatiques sont des facteurs aggravants. On peut produire sur de petits espaces et augmenter le rendement. Lorsque la terre sur laquelle le paysan cultive devient infertile, il quitte cette terre pour occuper un autre espace, laissant sa première ressource de production au gré des aléas. Du nord au sud, des terres sont à la fois moyennement et fortement dégradées. L’effort qui doit accompagner cette dégradation ne suit pas. Nous ne sommes pas un pays désertique, mais nous avons déjà commencé par ressentir les effets du désert, étant donné que nos terres subissent également des dégradations et que nous sommes à proximité des pays désertiques. Il y a trop d’exagération de l’homme sur la terre. Au Sommet de Rio en 1992, plusieurs conventions ont été ratifiées sur le changement climatique, la biodiversité et l’environnement. Mais les lignes n’ont pas vraiment bougé. Chaque pays gère la terre comme il l’entend. Il existe des techniques pour sauver la terre, mais qui sont peu expérimentées. Il n’existe pas une politique de sauvegarde ou de restauration de la terre. La Journée mondiale de la terre est à sa 50e édition cette année. Faudra-t-il encore peut-être 50 ans voire 100 ans avant que l’homme ne prenne conscience des préjudices qu’il fait subir à la terre ? Si nous ne revoyons pas nos comportements vis-à-vis de la terre, nous risquons de manquer d’espace pour vivre un jour. Chaque pays devrait revoir sa politique de conservation de la terre. Après la ratification des trois conventions que j’ai évoquées plus haut, les pays européens ont refusé de mettre en place la Convention sur la dégradation des terres. Aujourd’hui, les nations investissent beaucoup dans les préoccupations liées au changement climatique, parce qu’elles savent que les effets n’épargnent aucun pays. La biodiversité est préservée ailleurs en vue de mieux faire face aux maladies émergentes. La dégradation des terres concerne notamment l’Afrique et l’Asie. L’Afrique peine à mettre en place les outils pour faire avancer les problèmes liés à la terre. Doit-on comprendre que les bonnes pratiques tardent à faire école en Afrique ? Au Burkina Faso par exemple, la technique du ‘’Zaï’’ est privilégiée par les paysans. Il s’agit d’une pratique ancestrale dans ce pays. Les paysans font des poquets dans lesquels ils mettent des déchets de telle sorte que l’intérieur de ces poquets est toujours humide même en saison sèche. Ces paysans allient les pratiques ancestrales et modernes pour en tirer le meilleur de leurs productions agricoles. Cette technique exige beaucoup d’efforts mais elle permet de sauver la terre, en produisant sur un espace réduit et d’avoir un rendement élevé. Dans notre pays, quelques Ong apprennent aux paysans cette technique. Les paysans préfèrent utiliser les engrais pour rapidement sauver leurs cultures. Or, les engrais qu’ils utilisent, détruisent la terre au bout d’un temps. Ce qui explique le nomadisme des paysans lors des plantations. Si rien n’est fait pour renverser la tendance, l’humanité court à sa perte. Le désert va s’installer partout. Quelles actions fortes les pays peuvent-ils mettre en place pour redonner vie à la terre ? La restauration de la terre doit être un principe sacré. Il faut redonner vie à toutes les terres dégradées. A la Cop22 au Maroc, des Ong ont manifesté leur volonté à soutenir le Bénin dans cet élan. Il est possible de sauver les terres dégradées. Il suffit juste d’avoir la volonté. Environnement 22 avr. 2021


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