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Nouvelles

Gestion de la mairie de Porto-Novo  : Le compte administratif 2016 rejeté par la préfecture

La préfecture de l’Ouémé a rejeté le compte administratif 2016 de la mairie de Porto-Novo. La décision a été prise par la commission préfectorale mise sur pied à cet effet par le préfet Joachim Apithy. Celle-ci est composée notamment du chef service des affaires financières de la préfecture, du receveur des finances de Porto-Novo et du secrétaire général de la préfecture de Porto-Novo, Jean-Baptiste Akpamagbo qui en est le président.

Le maire Emmanuel Zossou et sa suite ont planché, vendredi 18 août dernier, devant cette commission pour présenter le compte administratif de l’année écoulée. Mais la commission a décidé de rejeter le dossier. Il est reproché à la mairie de Porto-Novo de n’avoir pas fait accompagner le compte administratif en examen du compte de gestion que devrait produire le receveur de la Recette-perception d’Attakè qui assure la comptabilité de la mairie. Les deux documents devraient permettre aux membres de la commission de bien faire leur travail d’appréciation des deux comptes avant de donner leur quitus. Il revient alors au maire de Porto-Novo de rechercher le receveur des finances de la mairie, qui a quelques petits soucis actuellement avec la justice, et de faire pression sur lui pour qu’il en produise le compte de gestion querellé. Ce qui permettra à la mairie de régulariser la procédure et d’obtenir certainement l’approbation de la préfecture. A défaut de ce quitus, la mairie de Porto-Novo ne pourra pas bénéficier du collectif budgétaire en cours d’élaboration par le conseil municipal. Ce qui risque de compromettre le fonctionnement de cette mairie pour le reste de l’année 2017?

Par Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

Actualités 21 août 2017


Coups et blessures volontaires avec infirmité permanente (25e dossier): Boubé Bakpa se fait coller six ans de réclusion criminelle

Boubé Bakpa était à la barre, jeudi 17 août dernier, dans le cadre du vingt-cinquième dossier inscrit au rôle de la deuxième session au titre de l’année 2017 de la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou. C’était pour répondre des crimes de coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente. Il a été condamné à six ans de réclusion criminelle.

Né vers 1994 à Goungou, un village de Guéné, dans la commune de Malanville, le bouvier Boubé Bakpa mis sous mandat de dépôt depuis le 6 mars 2014, restera en détention jusqu’en mars 2020. Après l’avoir déclaré coupable de coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente, crime prévu et puni par l’article 309 alinéa 1 du Code pénal, la cour présidée par Adamou Moussa l’a condamné à six ans de réclusion criminelle. En détention depuis le 6 mars 2014, l’accusé retourne en prison pour trois autres années.
Interpellé et inculpé de coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente, Boubé Bakpa a, à toutes les étapes de la procédure, reconnu les faits mis à sa charge. Mais devant la cour, jeudi 17 août dernier, il les a niés.
Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public, Robert G. Tito, a établi sa culpabilité sur la base des dispositions de l’article 309 alinéa 1 du Code pénal. Son casier judiciaire ne portant mention d’aucune condamnation antérieure, mais l’enquête de moralité lui étant défavorable, il propose dix ans de réclusion criminelle. Une peine que le conseil de l’accusé, Me Olga Anassidé, trouve excessive. Selon elle, aucun élément n’indique dans le dossier que son client a commis ces infractions. Elle plaide pour que la cour ne condamne pas Boubé Bakpa pour les charges retenues contre lui.
Le président de la cour, Adamou Moussa, avait comme assesseurs Laziwolè Karimi Adéoti et Francis E. Bodjrènou. Robert G. Tito était l’avocat général. Me Hippolyte Ofrin a tenu la plume de l’audience. Comme jurés, ce sont Maféïrou Célestin Babhoum, Bio Takorou Korogoné Igari, Alidou Adamou et Marguérite Kombetto qui ont été sélectionnés?

Les faits

La nuit du vendredi 17 janvier 2014 à Guéné, commune de Malanville, Boubé Bakpa s’est introduit dans la chambre d’Awa Oumarou pour lui réclamer 5 000 F Cfa. C’était sous peine de lui donner la mort en cas de résistance. Ne disposant pas de cette somme, elle lui proposa en échange son cabri attaché dans la cour de la maison.
Saïdou Oumarou, un sexagénaire, qui a suivi la conversation, s’opposa à ce que la bête soit emportée. Mécontent, Boubé Bakpa a voulu lui donner un coup de coupe-coupe à la tête. Craignant pour sa tête, Saïdou Oumarou a paré le coup avec sa main gauche qui malheureusement, a été amputée?

Société 21 août 2017


Conférence interreligieuse à Savè: Les religions invitées à travailler ensemble pour préserver la paix

La Jama’at islamique Ahmadiyya a organisé, samedi 19 août dernier à Savè, une conférence interreligieuse. Cette rencontre placée sous le thème « La paix mondiale : solutions des religions » s’inscrit dans le cadre des manifestations marquant la célébration du cinquantenaire de la présence de cette communauté au Bénin.

A la rencontre initiée par la Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin, samedi 19 août dernier à Savé, grande était la mobilisation des populations. L’occasion a permis à Sa Majesté Adétutu Akinmou, roi de Savé, et son homologue de Kaboua, ainsi qu’aux autres leaders religieux présents, de rappeler l’importance de la paix et la nécessité de la préserver à tout prix dans le monde. Comme le sage et ancien président ivoirien, Félix Houphouët Boigny, tous ont reconnu que la paix n’est pas un vain mot, mais un comportement qu’il faut adopter.
L’organisation de cette conférence interreligieuse à Savè fait suite à celles qui ont eu lieu à Allada, Bohicon, Lokossa, Parakou et Kandi. Elle vise également comme objectif principal, selon le président du comité d’organisation du cinquantenaire, Mohamed Loukman Bissiriou, à promouvoir une cohabitation pacifique entre toutes les religions présentes au Bénin, sans distinction aucune. Dieu, a-t-il poursuivi, incarne la paix dans les cieux et sur la terre.
Invité à faire une communication sur le thème retenu, le missionnaire Anwar Ul Haq a indiqué que le mal le plus grave dont souffre le monde est le risque de menace qui plane à tout moment sur la paix. Pour ce faire, il s’est attardé sur les perspectives qu’offrent les religions dans leur ensemble, en ce qui concerne la sauvegarde de la paix. Il insiste sur le respect de l’éthique et de la morale dans les relations entre les hommes. Toutes choses qui, selon lui, ne sauraient se faire sans la culture de l’harmonie, l’humilité, la courtoisie, l’amour, la tolérance, la fraternité, l’équité, la bonté, la justice entre les peuples et la maîtrise de soi.
S’adressant à l’assistance, le président national de la Jama’at islamique Ahmadyya du Bénin, Rana Farooq Ahmad, a expliqué que la culture de la paix reste et demeure une quête permanente et quotidienne. Selon lui, c’est une œuvre qui, pour permettre l’extinction des foyers de tension à travers le monde, exige l’implication de tous.
Installée au Bénin en 1967, la communauté islamique Ahmadiyya est très active dans les œuvres sociales et humanitaires. Elle milite pour la propagation d’un islam de paix et s’est engagée depuis 2006 activement dans le dialogue interreligieux?

Société 21 août 2017


Faissol Fahad Gnonlonfin, producteur de film: « Il faut un fonds de soutien à part entière pour le cinéma qu'un fonds pour la culture en général… »

Le cinéma béninois retrouve une vie à travers les performances de ses acteurs expatriés. Parmi ces professionnels on compte Faissol Fahad Gnonlonfin. A 32 ans, ce producteur de films résidant en France a à son actif plusieurs œuvres et nourrit de grandes ambitions pour le 7ème art dans son pays. Mais tout ceci, confie-t-il dans cet entretien, ne peut se réaliser sans un accompagnement et une volonté manifeste des pouvoirs publics à changer la vision qu’ils ont du cinéma. 

 

Vous êtes un jeune réalisateur béninois peu connu dans son pays mais très en vue en Occident à travers plusieurs productions et la participation à divers rendez-vous du 7ème art. Comment êtes-vous arrivé à ce parcours dans l’univers du cinéma ?

Effectivement, j'ai été réalisateur et ça me tente toujours de réaliser. Mais aujourd'hui je suis plutôt un jeune producteur. Depuis cinq ans je ne fais que de la production. Tout a commencé par ma formation à l'Institut supérieur des Métiers de l'Audiovisuel (ISMA). Après trois ans de formation, j'ai compris très tôt que je n’avais reçu que les bases pour faire du cinéma. Il faut donc aller chercher de l'expérience. Ce qui m'a amené à parcourir plusieurs pays de l'espace CEDEAO à travers des formations continues, des résidences d'écriture documentaire, des stages ainsi que des expériences sur des plateaux de tournage en tant que « assistant réalisateur », « assistant à la production » ou « assistant à la régie ». Ayant fait une bonne rencontre avec le documentaire à travers le réseau Africadoc, j'en suis tombé amoureux et j'ai compris de suite qu'on a encore beaucoup d'histoires à racontrer en Afrique à travers le réel avec une petite équipe et aussi une petite économie. Pour approfondir donc mes connaissances dans le genre documentaire, j'ai repris les cours. D'abord un master 1 en Audiovisuel et Documentaire de création à l'Université Abdou Moumouni de Niamey, ensuite un master 2 en production à l'Université Stendhal Grenoble III et puis une formation à l'Université Paris X. Je me suis fait une place très vite dans la production documentaire à travers la production de plusieurs documentaires qui ont fait de nombreux festivals et gagné de nombreux prix. Ma participation à ces différents rendez-vous et la qualité des films m'ont permis de me faire une place dans l'univers cinématographique. Ayant commencé le cinéma par la fiction, j'ai repris avec ce genre cinématographique depuis 2014. Ce qui m'a amené à collaborer en coproduction au sein de la société Les Films du Djabadjah sur WALLAY de Berni Goldblat qui connait un succès à travers le monde. Je travaille aujourd'hui sur différentes projets de films en écriture, en développement, en production un peu partout en Afrique : documentaires, fictions courts et longs métrages, séries télévisées... Pour être plus précis je travaille surtout en France, dans plusieurs pays de l'Afrique de l'Ouest et au Cameroun.

Je peux citer certains films produits comme ‘’Sans ordonnance’’ de la Béninoise Evelyne Agli, ‘’Les Hustlers’’ du Togolais Egome Amah, ‘’La colère dans le vent’’ de la Nigérienne Amina Weira, ‘’Vivre riche’’ de l'Ivoirien Joël Richmond Akafou.

Vous étiez au dernier FESPACO et la distinction de Sylvestre Amoussou vous honore à plusieurs titres. Quel rôle avez-vous tenu dans la production de ce long-métrage dont la trame a été saluée par les critiques comme l’une des plus osées ?

Effectivement j'étais au FESPACO 2017 et ça a été un grand plaisir d'assister à ces récompenses que ‘’L'Orage africain’’ de Sylvestre Amoussou a reçues. Je tiens à féliciter une fois encore ce grand cinéaste béninois et à le remercier de m'avoir donné l'occasion de collaborer avec lui sur son film. J'ai été régisseur général sur le plateau de tournage et c'était avec dévouement et détermination que j'ai collaboré avec toute l'équipe.

Le cinéma béninois ne se porte mieux qu’à travers les succès de ses acteurs expatriés. Quel regard portez-vous sur le 7ème art dans votre pays ?

Tant qu'il reste à faire, rien n'est fait. Le 7ème art au Bénin est encore à la traîne, a encore du chemin à faire et peut y arriver avec la nouvelle vague de jeunes cinéastes béninois que nous sommes. Moi j'y crois et je crois en la qualité artistique de certains de mes collègues. Il y aussi des aînés avec qui j'échange souvent et qui ont de très bonnes idées de films, de très bons projets. Mais il y a toujours ce problème de moyens, d’accompagnement qui se pose.

Il faut déjà qu'on fasse la différence entre la télévision et le cinéma. Cette différence doit être observée même depuis la formation dans les écoles de formation audiovisuelle et cinématographique. Il faut qu'on fasse la différence entre le théâtre filmé et le cinéma. Le langage cinématographique est universel et a des règles. En plus des quelques sources de financement que ces acteurs « expatriés » sollicitent au niveau des guichets internationaux (que tout cinéaste qui a un bon dossier artistique peut solliciter) et de leur créativité, ils ne font rien d'autres que de respecter ces règles du langage cinématographique.

Un film s'écrit lors de l'écriture et du développement, se réécrit au tournage et se réécrit au montage aussi. Il faut donc se donner une rigueur dans l'écriture de nos scénarios pour les rendre universels. De la même façon dont nous comprenons les films américains, japonais, chinois..., il faut que le Chinois aussi puisse comprendre facilement nos films. Et ça se pense depuis l'écriture du scénario. 

A votre avis, quelles sont les conditions à un réel envol du secteur ?

La première condition reste le soutien de l'Etat à l'industrie cinématographique. Après l'artistique, il faut vraiment qu'on soit accompagné par nos autorités. Il faut que l'Etat béninois accompagne les acteurs...les vrais acteurs bien sûr. Pour la petite connaissance que j’ai des fonds de soutien à l'industrie cinématographique au Burkina Faso, au Sénégal et en Côte d'Ivoire, je peux affirmer qu'il n'y a pas de miracle. Si on veut réclamer la nationalité béninoise sur des films de qualité réalisés par des Béninois, il faut aussi que le pourcentage de participation à la production de l'Etat soit à la hauteur. Et je dirai qu'il faut plutôt un fonds de soutien à part entière pour le cinéma qu'un fonds pour la culture en général. Le cinéma coûte cher et il faut les moyens pour y parvenir. Un fonds pour toute la culture nous éloigne de l'objectif d'avoir les moyens pour faire un bon film. Je pensais que l'Etalon d'argent obtenu par Sylvestre Amoussou allait booster les choses comme ça a été le cas au Sénégal. Pour rappel, le premier Etalon obtenu par Alain Gomis avec son film « Tey » a permis la création d'un fonds d'un milliard de francs CFA pour le cinéma au Sénégal. Après son deuxième Etalon obtenu avec « Félicité », les autorités ont augmenté le fonds et c'est aujourd'hui à deux milliards trois cent millions de francs CFA. Ça change beaucoup. Le nombre de productions professionnelles et la qualité des films changent. Ça permet aussi aux sociétés de production d'être vraiment présentes « majoritairement si possible » et de s'imposer dans les coproductions internationales avec les sociétés du Nord. J'insiste sur le fait qu'il faut un fonds autonome géré par des professionnels du Centre national de la Cinématographie du Bénin si nous voulons vraiment porter le cinéma béninois à l'international. Il n'y aura pas de miracle. Le talent existe mais ça manque d'accompagnement au niveau national.

Il faut aussi que les acteurs que nous sommes, acceptons de travailler en équipe, d'être collectifs. On ne peut pas être seul scénariste, réalisateur, producteur, comédien et tout ce que vous voulez sur un film et espérer une qualité. Encore qu'il faut une expérience de fou pour oser ça. Il faut qu'on accepte aussi qu'un bon film c'est d'abord un bon scénario comme je l'avais souligné et ce n’est pas en une journée ou en deux semaines que c'est plier. Moi je passe 6 mois, une, deux ou plusieurs années sur l'écriture artistique des projets ainsi que le développement avec mes auteurs-réalisateurs avant de rentrer en production. Ça prend du temps, mais si c'est ce qu'il faut, il ne faut pas hésiter. Et tout ceci passe par une formation et un recyclage au jour le jour dans le domaine. Comme dans tout domaine, on ne finit pas d'apprendre dans ce domaine. Il faut juste de l'humilité.

Nombre de professionnels vous considèrent comme l’un des meilleurs espoirs du cinéma béninois et à ce titre, attendent beaucoup de vous. Quelles sont vos ambitions actuelles en tant qu’acteur ?

Je vais continuer par faire ce que je fais, donner le meilleur de moi-même sur mes projets afin de maintenir la confiance au sein des sociétés dans lesquelles je travaille, auprès des institutions et des partenaires qui me soutiennent dans la production de mes œuvres. Mes ambitions restent la sélection et la participation de mes œuvres dans de grands festivals à travers le monde, la distribution et diffusion dans les salles de cinéma et sur des chaînes de télévision. Il y a une question que je me pose chaque fois et qui me motive : « Pourquoi pas moi ? ». Si des cinéastes ont été en sélection dans des grands rendez-vous tels que le FESPACO, les JCC, Cannes, Berlinale, Vision du Réel, Cinéma du Réel, FIFF Namur, Durban, Hot docs, Sundance... pourquoi pas moi ? Il faut juste y croire en plus des compétences. J'ai eu la chance d'être au moins une fois à tous ces rendez-vous et je reste optimiste que le meilleur reste à venir avec mes prochaines œuvres par la grâce de Dieu.

 

Culture 19 août 2017


2e tour des éliminatoires du Chan, Kenya 2018: Expédition à risque pour les Ecureuils locaux à Kano

Les Ecureuils locaux affrontent demain, samedi 19 août au Sani Abacha stadium de Kano, leurs homologues des Super Eagles du Nigeria. Cette confrontation, considérée comme celle de tous les dangers pour Mama Séibou et ses coéquipiers, s’inscrit dans le cadre du match retour du second tour des éliminatoires du Chan, Kenya 2018.

Vainqueurs des Nigérians (1-0) à l’occasion de la manche aller du dernier tour qualificatif du Chan Kenya 2018, il y a quelques jours au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, difficile mais pas impossible s’avère la mission des Ecureuils locaux, demain samedi 19 août au Sani Abacha stadium de Kano. Il s’agira en premier lieu, pour les poulains de l’entraîneur Oumar Tchomogo, de gérer leur léger et mince avantage. Pour ce faire, Mama Séibou, Nabil Yarou, Dine Koukpéré, Marcellin Koukpo et leurs coéquipiers devront se surpasser, faire surtout preuve de détermination et d’une grande concentration. L’objectif sera de créer l’exploit en ramenant la qualification à la phase finale de le Chan, Kenya 2018, à la maison.
A Cotonou, c’était déjà bien qu’ils aient inscrit un but sans en encaisser. Mais à Kano, demain samedi 19 août, ce sera un autre match. Encore qu’à l’aller, les poulains de l’entraîneur Salifu Yusuf ne s’étaient tellement pas fait découvrir. Vincent Ikechuku Ewenza et ses coéquipiers avaient joué tactique et stratégie, se préservant pour le match retour à la maison. Ainsi, tels des rapaces, s’apprêtent-ils à être lâchés, pour foncer sur les Ecureuils locaux. Ces derniers ont quitté Cotonou pour Lagos, mercredi 16 août dernier. Ils n’ont rallié Kano, au nord du Nigeria, que ce jeudi 17 août. Pour ce déplacement, l’entraîneur national Oumar Tchomogo a reconduit l’effectif du dimanche 13 août dernier. Il a procédé à la correction des insuffisances relevées, afin que l’expédition de Kano ne tourne pas au cauchemar pour ses poulains.
Pour le président de la Fédération béninoise de football, Moucharafou Anjorin, l’espoir est permis. « Si je me réfère aux matches de préparation qu’ils ont livrés à l’extérieur, je leur fais confiance. Gardons la tête froide et ayons du respect pour le Nigeria, car c’est un sérieux client», a-t-il indiqué avant le départ de la délégation. Tout le Bénin reste donc en union de prière afin que Kano ne s’avère finalement pas un ‘’piège à écureuils’’.
C’est un quatuor équato-guinéen qui dirigera ce match. Aux côtés de l’arbitre central Joaquin Esono Eyang, il y aura comme premier arbitre assistant, Jose Antonio Eko et deuxième arbitre assistant, Carlos Ntutumu Nchama. L’arbitre réserve a pour nom Diosdado Nzibi Nze. Luleseged Begashaw Asfaw est le commissaire au match. Il est de nationalité éthiopienne.

Sports 18 août 2017


Sensibilisation sur les emballages biodégradables: Sachets plastiques, un danger pour la faune et la flore

Pratiques et moins coûteux, les sachets plastiques non biodégradables ne sont pas sans danger sur la santé humaine et sur l’environnement en général. Pour remédier à leur utilisation en vue du bien-être des populations, un atelier de sensibilisation sur les emballages biodégradables s’est tenu, les 16 et 17 août derniers à Cotonou, au profit des opérateurs économiques, pharmaciens, agents de la société civile.

Il est prouvé que les sachets plastiques ont des effets nocifs sur la faune et la flore aquatiques. Ils influencent beaucoup le milieu de vie et constituent ainsi un danger pour les grands animaux marins notamment les tortues, les cétacés et les thons qu’ils étouffent. Bref, l’écosystème est modifié par leur usage. Pourtant, les populations continuent de les utiliser, malgré les nombreuses actions de sensibilisation.
Conscient des conséquences néfastes des sachets plastiques sur l’environnement et la santé humaine d’une part, et soucieux d’améliorer le bien-être des Béninois et de préserver l’environnement au plan national d’autre part, le Gouvernement a retenu, au titre de ses actions phares, la réalisation d’un Projet de promotion des sachets plastiques biodégradables (Ppsb). C’est dans le cadre de ce projet que s’inscrit l’atelier de sensibilisation sur l’interdiction des sachets non biodégradables et la promotion des emballages biodégradables en République du Bénin.
Selon la coordonnatrice de ce projet, Yvette Boko Gauthé, le Ppsb a pour objectif de substituer progressivement les emballages biodégradables non nocifs pour la santé aux sachets plastiques. Cet atelier, poursuit-elle, se tient à la veille du vote de la proposition de loi portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables en République du Bénin.
A la suite de la coordonnatrice du Ppsb, le directeur général de l’Environnement et du Climat, Martin Pépin Ayina, a expliqué que les travaux de cet atelier visent à sensibiliser les consommateurs sur les impacts sanitaires et environnementaux des sachets non biodégradables et sur les mesures pour la promotion des alternatifs biodégradables. Il permettra d’amener les pharmaciens, opérateurs économiques et consommateurs à : premièrement prendre conscience des impacts socio-sanitaires, économiques et environnementaux de l’usage des sachets non biodégradables, deuxièmement s’approprier du contenu de la proposition de loi portant interdiction des sachets nocifs, et enfin, prendre connaissance des alternatives disponibles.
Il a invité les pharmaciens à opter pour les sachets et emballages biodégradables pour la livraison des produits pharmaceutiques à leurs clients. Il a aussi exhorté les consommateurs à changer les habitudes en optant pour zéro sachet ou à défaut les emballages biodégradables comme des sacs en papiers en jacinthe d’eau, en coton ou en raphia. Il a invité les participants à faire des propositions concrètes en vue d’améliorer les alternatives disponibles et d’augmenter leur liste.

Actualités 18 août 2017


Aménagement de la route Comé-Lokossa-Dogbo: Les travaux exécutés à 63,56 %

De Comé à Dogbo, les travaux de réhabilitation de la route qui relie les deux villes avancent. Les interventions des ouvriers d’Ebomaf, l’entreprise adjudicataire du chantier, sont actuellement concentrées sur la traversée de Lokossa. Un point relatif au niveau d’exécution global des travaux a été présenté, le mercredi 16 août dernier, à la huitième session de la Conférence administrative départementale (Cad) du Mono au titre de 2017.

63,56% de taux d’exécution physique contre 119% de délai contractuel déjà consommé, ainsi se décline l’état d’évolution des travaux de réhabilitation de la route Comé-Lokossa-Dogbo (Colodo). Le directeur en charge des infrastructures pour le Mono et le Couffo, Justin Assion qui a livré ces données, commente que le non-respect du délai contractuel et le retard dans la libération des emprises ont constitué les grandes difficultés notées au sujet de la réhabilitation de ce tronçon. Les travaux de revêtement à béton bitumé sont réalisés sur 19 km seulement contre les 71 km attendus, fait-il constater. A l’en croire, cette dernière couche de revêtement pour la voie, est effective à Comé et à Dogbo, deux villes dans lesquelles la réalisation des accotements est encore en cours. La construction des caniveaux et autres ouvrages d’assainissement, évolue aussi à un rythme lent, soit 18 876 m linéaire réalisé sur une longueur totale de 37 000 m, souligne-t-il.
Quant à la libération de l’emprise de la route, fait savoir Justin Assion, le déplacement des réseaux d’adduction d’eau villageoise, d’électricité et de téléphone est presque achevé. Le dédommagement des autres sinistrés aussi progresse, à en croire le directeur en charge des Infrastructures pour le Mono et le Couffo. « 52,18% de paiement est déjà effectué dans ce cadre pour un montant de 867 668 769 francs Cfa », a laissé entendre Justin Assion n

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Actualités 18 août 2017


Sanctions disciplinaires: Pourquoi la Police n’a plus droit à l’excuse

Une mission, des hommes, des moyens et des résultats. Le Gouvernement a fait sienne cette maxime en améliorant les conditions de vie et de travail du personnel des agents de la Police nationale en termes notamment de salaire, de motivations financières et de dotation en matériels. Il est dès lors en droit d’exiger des policiers la rigueur et l’efficacité dans la lutte contre la pègre.

Des commissaires de police limogés ou mis aux arrêts de rigueur et des policiers sanctionnés pour telle ou telle faute. Les sanctions administratives et disciplinaires à l’encontre des responsables et agents de la Police nationale défraient la chronique. Certains observateurs pensent à un règlement de compte au sein de la corporation. Mais, à y voir de près, cette avalanche de sanctions devrait contribuer désormais à la nouvelle méthode de gestion de la Police nationale qui allie rigueur et efficacité sur le terrain. C’est le minimum que devrait exiger des flics le Gouvernement qui vient d’améliorer de façon substantielle les conditions de vie et de travail de ces derniers afin de leur permettre de mieux assurer la sécurité des personnes et des biens sur le terrain.
En effet, l’Etat a joué sa partition à travers la mise en application effective de la loi n°2015-20 du 19 juin 2015 portant statut spécial des personnels de sécurité publique et assimilés et son décret d’application n°2016-137 du 17 mars 2016 portant statuts particuliers des personnels de la Police nationale. L’application de ce décret pris à la veille du second tour de l’élection présidentielle de 2016, on se souvient, avait été suspendue en ce que son application induirait des dépenses faramineuses et permanentes, alors que l’état des finances publiques ne le permettait pas. Cette mesure de suspension avait provoqué la colère des policiers. Ce qui est légitime. Mais, cette colère noire n’avait pas ébranlé le Gouvernement, qui, avec méthode, savait là où il atterrissait. Pour lui, cette suspension n’était donc que provisoire. Elle devrait être levée dès que les finances publiques vont s’améliorer. Ce qui est désormais une réalité, à compter d’avril 2016. Ce qui veut dire que les bénéficiaires n’ont rien perdu au bout du rouleau. Les avantages n’ont été que différés. Ainsi, depuis quelques jours, les policiers sont effectivement payés sur la base de ce décret. Le paiement s’effectue sans tambour ni trompette. Mieux, leurs arriérés ont commencé à être épongés avec le paiement de quatre mois de moins perçus. Il est à espérer que le reste le suivra progressivement dès que les ressources financières de l’Etat vont s’améliorer de plus en plus avec la poursuite de l’assainissement de la gestion des finances publiques et la lutte effective contre la corruption et l’impunité.
Il est donc indéniable que le président Patrice Talon améliore les conditions de vie des policiers en augmentant leur salaire et en les dotant de matériels de travail adéquats. Ces derniers ont aujourd’hui le minimum pour assurer efficacement leurs missions et mettre en déroute ou hors d’état de nuire les braqueurs, les cambrioleurs et autres divorcés sociaux sur le terrain.
Avec ses efforts historiques, il est normal que le Gouvernement se montre dorénavant exigeant et rigoureux dans l’administration des sanctions aux personnels policiers défaillants. C’est en cela que se trouvent fondées les sanctions administratives et disciplinaires infligées à certains commissaires de police notamment à Porto-Novo, Sèmè-Podji et Abomey-Calavi mis aux arrêts de rigueur pour absentéisme aux postes pour certains et non port de tenue de travail pour d’autres. A priori, l’on pouvait trouver ces sanctions excessives. Mais, à l’analyse, celles-ci doivent être perçues plutôt comme pédagogiques pour montrer que plus rien ne sera comme avant dans la gestion de cette corporation. Seuls les résultats comptent, lorsque les moyens sont donnés.

Actualités 18 août 2017


Vol à main armée (23e dossier): Mama Garba recouvre la liberté après plus de 13 ans de détention

Mama Garba a été condamné à 13 ans de réclusion criminelle, mercredi 16 août dernier. Il était devant la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou pour avoir commis un vol à main armée.

Pour s’être laissé embarquer dans une aventure à laquelle il n’était pas destiné, Mama Garba a fait les frais de sa cupidité. Il ne s’y laissera certainement plus prendre de sitôt. Inculpé de vol à main armée, il a écopé de 13 ans de réclusion criminelle à la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, mercredi dernier.
Né vers 1972 à Malanville et cultivateur bouvier demeurant au quartier Yarakinnin à Parakou, il a été mis sous mandat de dépôt depuis le 1er mars 2004. Il recouvre donc sa liberté.
C’est un homme rongé de remords qui était à la barre, mercredi 16 août dernier. Les faits qui fondent son renvoi devant la cour, il ne les a pas niés. Ils trouvent leur fondement dans l’article 381, paragraphe 1er du Code pénal. Après avoir établi la constitution de l’infraction de vol à main armée, le représentant du ministère public, Michel Linsoussi, déclare l’accusé accessible à la sanction pénale. Mama Garba ayant collaboré avec la cour pour la manifestation de la vérité, l’avocat général demande alors à la cour de le condamner au temps déjà passé en détention.
Des réquisitoires qu’approuve le conseil de l’accusé. Me Charlos Agossou plaide, pour que dans le secret du délibéré, la cour ordonne la libérisation de son client.
Richard Limoan a présidé la cour. Il avait comme assesseurs Jean-Pierre Yérima Bandé et Pascal A. Agboton. Nasser Michel
Linsoussi a occupé le fauteuil du ministère public et Me Ambroise Alassane a assuré la mémoire de l’audience. Orou N’Gobi Orou Allagbé, Alexandre Goudomon, Bio Takorou Korogoné Igari et Jocelyne Paulette Ahoton étaient les jurés.

Les faits

Voulant effectuer un voyage sur Bohicon, le 26 février 2004, Mama Garba a dû solliciter l’aide financière de son ami Mamadou Alpha. Ce dernier ne pouvant répondre à sa demande, lui conseille de se joindre à lui pour braquer afin d’avoir de l’argent. Le même jour aux environs de 20 h, ils se sont mis en embuscade sur un sentier de Tourou et à l’aide d’une corde, ils ont barré la voie et ont réussi à faire intercepter Taïrou Allagbé qui allait dans une ferme avec sa motocyclette de marque Honda Kymco 125. Ils lui ont asséné un coup de hache au bras et plusieurs autres sur le corps avant de disparaître avec sa motocyclette. Grâce à l’intervention de la brigade mobile civile du quartier Wansirou, Mama
Garba a été appréhendé tandis que Mamadou Alpha a pris la fuite.
Interpellé et inculpé de vol à main armée, Mama Garba a reconnu les faits qui lui sont reprochés à toutes les étapes de la procédure.

Société 18 août 2017


Production halieutique nationale: Sauver la pêche continentale

La pêche continentale est sinistrée au Bénin. L’ensablement et la surexploitation des lacs exigent aujourd’hui une réponse politique forte pour sortir les poissons de ces eaux troubles.

Il suffit d’un tour au marché de poisson de Tokpa, embarcadère d’Abomey-Calavi pour se convaincre du drame que vivent les pêcheurs continentaux béninois. Le poisson se fait rare dans nos eaux, au point où les marchés de poisson ne sont animés que de menus fretins. En cette période de mousson, d’aucuns pourraient attribuer ce constat à l’amorce de la montée des eaux qui, habituellement freine le rythme de la pêche artisanale. Mais le mal est beaucoup plus structurel. Cela fait des décennies que les lacs sont victimes de l’ensablement. De nombreuses études ont recommandé l’urgence du dragage. Les déclarations d’intention ont marqué les discours des gouvernements successifs. Aucun acte concret n’a suivi. Que ce soit le Nokoué, l’Ahémé ou encore le Toho, ces cours d’eau étaient considérés comme de véritables trous à poissons dont les produits alimentaient les marchés de Cotonou et environs. Les crevettes pêchées dans ces eaux ont longtemps animé le commerce extérieur jusqu’à la prise de mesure auto-suspension des exportations vers l’Union européenne par l’Etat béninois en 2003. En dépit des efforts consentis grâce à l’appui des Ptf pour améliorer l’environnement de la pêche continentale, les projets structurants ont manqué à l’appel. En 2014, le Gouvernement avait commandité une étude de faisabilité de la réhabilitation du lac Ahémé et ses chenaux. Les résultats de cette étude sont rangés dans les placards.
Aujourd’hui, les eaux continentales ont épuisé leurs positions et attendent des investissements humains pour se régénérer.
Le drame du sous-secteur de la pêche continentale découle en réalité du peu d’entrain pour son développement. Alors qu’on parle du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, il s’est toujours observé une tendance lourde qui consiste à consacrer la priorité à la production agricole, alors que le secteur halieutique constitue un maillon essentiel pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. Pourtant, la pêche continentale contribue pour 75 à 80% des débarquements totaux de poissons et fait vivre plus de 300 000 personnes. Elle est demeurée, malgré tout, le parent pauvre du développement rural et ne survit que grâce à quelques projets que déploient des pays comme le Japon et le Royaume de Belgique. Dans le même temps, les documents de stratégies nationales consignent souvent que le sous-secteur de la pêche joue un rôle très important dans l’économie d’autant qu’elle procure de nombreux emplois et contribue pour 40% à la consommation nationale en protéines animales.

Exode massif

Le désespoir dans les activités de pêche continentale a contraint beaucoup de jeunes lacustres à l’exode. Bon nombre de conducteurs de taxi-moto dans les villes de Cotonou, Abomey-Calavi ou Porto-Novo viennent des Aguégués, Sô-Ava ou encore de Ganvié, obligés parfois de dormir à la belle étoile. Ceux qui restent n’ont d’autres choix que d’utiliser les engins prohibés pour ratisser les menus fretins, une surexploitation qui n’est pas sans conséquences sur l’écosystème.
Il est admis en effet que la surexploitation a non seulement des répercussions sur l’écologie, mais elle amenuise également la production halieutique, avec des effets négatifs d’ordre social et économique. Les données indiquent que les pêcheries du Sud-Bénin ont atteint un niveau de surexploitation qui fait froid aux yeux. La densité moyenne des pêcheurs au Sud -Bénin est de 117 pêcheurs/km², largement supérieur à la moyenne de 9 pêcheurs/Km² établie pour l’ensemble des milieux de type lagunaire et/ou estuariens de l’Afrique de l’Ouest et du golfe de Guinée, ainsi que des 12 à 13 pêcheurs/km² généralement admis dans ce type de milieu. La conséquence en est la forte paupérisation des villages de pêcheurs en est alors une illustration. Les divers appels de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) pour une pêche responsable ne reçoivent pas d’écho favorable dans les communautés de pêche continentale, car l’usage des engins prohibés, notamment les filets à mailles fines, répond à un instinct de survie.
La réponse à la situation tarde à venir alors que le Bénin a encore de pas de géants à faire pour garantir l’autosuffisance. Le pays reste encore dépendant de l’extérieur en matière de consommation de protéine animale. Le poulet ou le poisson congelé prend du volume dans le plat des Béninois aux dépens du poisson des eaux continentales dont le prix devient onéreux en raison de sa rareté. La pêche continentale est sinistrée et il faut des réponses fortes pour sauver les poissons de ces eaux troubles.

Economie 17 août 2017


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