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Nouvelles

Organisation de l’Election Présidentielle: Le matériel électoral convoyé vers les arrondissements dans l’Ouémé
En prélude au scrutin de demain, dimanche 11 avril, le matériel électoral est déjà présent depuis vendredi 9 avril dans les communes du département de l’Ouémé. Rodolphe Abadji, secrétaire général de la mairie d’Adjohoun, se réjouit du bon déroulement du processus et de la collaboration entre les différentes institutions chargées de l’organisation du scrutin. Pour lui, cette synergie d’action a favorisé le convoiement du matériel à bonne date.  « Nous nous conformons aux directives des institutions chargées d’organiser cette élection et tout se passe dans les règles de l’art », a-t-il déclaré.  Louis Affaton, point focal de la Cena dans la commune de Bonou, compte sur les forces de l’ordre et de sécurité pour réussir sa mission.  Sur instruction de leur hiérarchie, ces dernières ont aidé tous les points focaux de la Commission électorale nationale autonome ( Cena) à répartir les matériels sensible et  lourd. De Bonou à Missérété en passant  par Porto-Novo Adjohoun Dangbo, Avrankou, Adjarra et Sèmè-Kpodji,  elles veillent au déploiement du matériel électoral vers leurs arrondissements. « Nous avons échangé avec les commissaires qui assurent la sécurité du matériel », a-t-il déclaré. Emile Tiyo, secrétaire général de la mairie de Bonou, se félicite de la paix qui règne dans sa commune depuis le lancement du processus. « Tout se passe bien, nous n’avons enregistré aucun incident », a-t-il rassuré. Rencontré dans les locaux de la mairie de Bonou, Bolyvras Djitrinou, coordonnateur d’arrondissement Damé-Wogon, rassure que le matériel mis à sa disposition est gardé en lieu sûr suivant les dispostitions de la loi. Selon lui, tous les membres des bureaux ont été formés et sont prêts pour les opérations. « Nous travaillons en parfaite harmonie avec la police qui ne ménage aucun effort à nous soutenir depuis notre arrivée » a-t-il confié. Actualités 11 avr. 2021


Élection Présidentielle 2021:  Retour à la vie normale après des jours de campagne animée  
Les duos candidats pour l’élection présidentielle de demain, dimanche 11 avril, ont fini avec la campagne électorale depuis ce vendredi 9 avril à minuit dans le département de l’Ouémé. De Porto-Novo à Adjohoun en passant par Dangbo, Adjarra et Missérété, plus d’affiches sur les grands carrefours, ni de caravanes sur les rues. La vie a repris son cours normal après deux semaines de campagne électorale mouvementée dans les communes du département de l’Ouémé. Plus d’affiches sur les grands carrefours, ni de mobilisation d’électeurs sur les places publiques.  C’est un calme plat qui règne depuis minuit dans les communes de l’Ouémé. Les partis ou mouvements soutenant les duos candidats ont pris leurs dispositions pour enlever les affiches et autres attributs à l’effigie des trois duos candidats. « Nous avons été sollicités pour retirer toutes les affiches de la ville », confie Aristide Gnansounou réquisitionné pour ce job au carrefour du Cinquantenaire à 23h30 ce vendredi. Les agents de la Société de Gestion des Déchets et de la Salubrité du Grand Nokoué (Sgds-Gn) chargée de nettoyer  les rues de la capitale ont été surpris un peu à une heure en train de remettre toutes les artères de la ville au propre.  Au carrefour Adjarra Docodji, plus d’ambiance de campagne. Les discothèques et les véhicules qui distillaient de la musique à la gloire des duos ont rangé leurs matériels. Certains se réjouissent du retour à la situation normale après avoir subi la pollution sonore durant ces jours de campagne.  « Tout est rentré dans l’ordre maintenant, nous allons à présent entendre moins du bruit», se réjouit Jean Lokossou, rencontré de retour de sport ce samedi matin. A Adjohoun comme à Avrankou, les banderoles et les panneaux publicitaires de campagne ont disparu. A la Maison des Jeunes de Sèmè-Kpodji, les coordonnateurs d’arrondissement forment les derniers agents électoraux tandis que sous un arbre à palabres, les conducteurs de taxi-motos, acteurs majeurs de la campagne de certains candidats, n’attendent que demain dimanche pour exprimer leurs suffrages. Politique 10 avr. 2021


Préparatifs du scrutin du dimanche : Le matériel électoral convoyé et réparti dans le Mono
Tout est fin prêt pour le démarrage dès 7 h du scrutin présidentiel, ce dimanche 11 avril, dans le Mono. Mais le matériel anti-Covid est insuffisant par endroits. Au niveau des sièges d’arrondissement des communes de Grand-Popo, Comè, Athiémé, Houéyogbé, Lokossa et Bopa parcourues, ce samedi 10 avril par notre équipe de reportage, les agents électoraux s’affairaient alors que d’autres ont fini le colisage des lots destinés aux postes de vote. Le matériel électoral pour le scrutin présidentiel du dimanche convoyé depuis vendredi soir, est entreposé dans les arrondissements, sous bonne garde. Il est composé de bulletins de vote, listes électorales, cachets, encre indélébile, mais aussi du matériel de protection contre la Covid-19 : masques, gel hydroalcoolique. La Commission électorale nationale autonome (Cena) a promis dépêcher un agent Covid par bureau de vote afin de sensibiliser et de veiller au respect des gestes barrières sur les lieux. Au cas où il en manquerait, les coordonnateurs d’arrondissement sont autorisés à en recruter, quitte à envoyer leur liste à la Cena pour le paiement, confie Clément Zocli, coordonnateur d’arrondissement de Zoungbonou, commune de Houéyogbé. Là, lui et ses trois assistants ont donné rendez-vous à 16 h pour le colisage du matériel, après la formation des membres de poste de vote (Mpv) qui ont lieu, mercredi et jeudi derniers. Seulement, pour 14 postes de vote sous sa responsabilité, il dit n’avoir reçu que 8 flacons de gel hydroalcoolique pour le moment. A Sè, l’équipe de Prudence Avadra, coordonnateur d’arrondissement, avait presque fini le colisage du matériel destiné à 43 postes de vote pour 15 386 inscrits, peu avant 16 h. Des observateurs du Conseil de l’Entente rencontrés sur les lieux, n’ont pas voulu nous livrer leurs impressions. Dans la localité de Doutou, les présidents retardataires étaient encore attendus pour vérifier et scellés les colis de leurs postes respectifs. Là aussi, la quantité de gel est insuffisante : 27 flacons reçus pour 52 postes de vote au total, relève Hermann Djossou, un des cinq assistants du coordonnateur d’arrondissement. A Lokossa centre, le matériel était déjà réparti dans les urnes pour chaque poste de vote, au passage de notre équipe. Les Mpv ont répondu massivement présents dans l’après-midi de ce samedi. « Nous les avons fait venir pour leur donner les dernières instructions en vue d’un déroulement de l’opération de vote », laisse entendre Mathieu Togbé, le coordonnateur. Au total, 39 649 électeurs répartis dans 80 postes de vote sont attendus dans cet arrondissement, précise-t-il. Dans d’autres localités : Bopa, Possotomè, Comè, Djanglanmey, Gbéhoué, le matériel électoral est déjà en place. Les présidents de postes de vote et leurs assesseurs sont attendus ce dimanche dès 5 h pour retirer le matériel électoral de leur poste. Politique 10 avr. 2021


Présidentielle du 11 avril : Les régulateurs des médias de l’espace Uemoa chez Tiando
Une forte délégation de la plateforme des régulateurs de l’audiovisuel de l’espace Uemoa a été reçue, dans la matinée de ce vendredi, par les membres du bureau de la Céna. Les échanges ont porté sur les préparatifs de la présidentielle du dimanche prochain. La plateforme est repartie, rassurée des dispositions prises pour le bon déroulement du scrutin. « Je voudrais au nom de toutes les délégations de l’Afrique de l’ouest, de l’Afrique centrale et du Maghreb, qui représentent les institutions chargées de la régulation des médias qui sont là pour participer aux côtés de la Haac, à la supervision de la couverture médiatique des activités des candidats à l’élection présidentielle du 11 avril. Notre mission se situe dans le cadre des échanges et des partages d’expériences que nous avons institués au sein de la plateforme des pays membres de l’Uemoa mais nous sommes aussi accompagnés par notre collègue du Congo Brazzaville et notre collègue de la Tunisie », explique Fodié Touré, président de la plateforme des régulateurs de l’audiovisuel de l’espace Uemoa et président de la Haute autorité de la communication du Mali. Satisfait de la rencontre avec le bureau de la Céna, Fodié Touré estime que les dispositions qui ont été prises tant par la Haac que par la Céna, rassurent sa délégation à plus d’un titre. Il apprécie de fort belle manière l’expérience du Bénin qui « s’est forgée au fil des années et permet à la Céna de prendre les dispositions qui garantissent la transparence, l’intégrité, la sincérité et la transparence du scrutin du dimanche prochain ». Le président de la plateforme souhaite, pour finir, que l’élection se déroule dans le calme, et qu’au terme du scrutin, les résultats qui seront proclamés provisoirement par la Céna, et définitivement par la Cour constitutionnelle, soient des résultats acceptés par tous, et que le seul vainqueur soit le peuple béninois. Actualités 10 avr. 2021


Présidentielle du dimanche : Un nouveau groupe d’observateurs chez Djogbénou
Il s’agit des observateurs électoraux de la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad) dépêchés à Cotonou dans le cadre de l’élection présidentielle 11 avril. Ils ont été reçus en audience, ce vendredi, par le président de la Cour constitutionnelle, Pr Joseph Djogbénou. Cette mission de la Cen-Sad est au Bénin pour observer le déroulement du scrutin présidentiel du dimanche prochain. Elle est conduite par l’ancien ministre des Affaires étrangères du Mali, Tiébilé Drame. La délégation n'a pas souhaité faire de déclaration à la presse au terme de sa rencontre avec le président de la Cour constitutionnelle, Pr Joseph Djogbénou. La Cen-Sad a des liens solides avec le Bénin, et la mission voudrait s’assurer de la tenue de l’élection présidentielle dans les conditions requises. Créée le 4 février 1998 à Tripoli, la Cen-Sad dispose du statut d’observateur au niveau des Nations-Unies. Cette organisation internationale comprend vingt-neuf États africains. Actualités 10 avr. 2021


Préparatifs du scrutin présidentiel: Tout au point dans le Zou
Les préparatifs entrant dans le cadre de la présidentielle du 11 avril prochain sont presque bouclés dans le département du Zou. Ce vendredi 9 avril, les différentes équipes de la Commission électorale nationale autonome (Céna) procèdent aux derniers réglages dans les arrondissements en vue du bon déroulement du scrutin.  Tout est pratiquement fin prêt pour le scrutin présidentiel du 11 avril prochain dans le département du Zou. Les coordonnateurs d’arrondissements et leurs collaborateurs rencontrés ce vendredi 9 avril à Abomey sont à pieds d’œuvre sur les derniers points. A l’arrondissement de Vidolé, le niveau d’organisation est avancé. « Nous venons de finir la formation des membres de bureaux de vote. Nous sommes en train de faire le toilettage de la liste desdits membres, afin de procéder à d’éventuels remplacements », explique Kokou Christophe Folly, assistant coordonnateur d’arrondissement de Vidolé. Idem pour les réglages techniques. « Nous avons déjà reçu les matériels lourds. Il ne nous manque qu’un seul isoloir et une seule urne que nous allions chercher à la mairie. Nous avons reçu l’essentiel du matériel de vote. Tout va bien ici. Nous sommes sereins », rassure-t-il. A l’arrondissement de Djégbé, toujours dans la cité des ‘’Houégbadjavi’’, tout se met en place. Les agents électoraux rencontrés sur le terrain ont une longueur d’onde par rapport aux préparatifs entrant dans le cadre du déroulement du vote. Célestine Bakpé, coordonnatrice d’arrondissement de Djègbé, et son équipe sont débordées par le lot du travail. Ils sont sur pieds depuis 7 heures du matin et exercent un travail de chaîne, sans répit. « Nous sommes en train de former les membres de bureaux de vote. Après ça, je vais réceptionner les matériels sensibles auprès du point focal de la Commission électorale nationale autonome (Céna) à la mairie d’Abomey. Les matériels lourds sont déjà disponibles. Il n’y a aucune perturbation chez nous », explique Célestine Bakpé. Dans le Zou, le calme règne depuis le démarrage des campagnes électorales jusqu’à ce jour. Les opérations de charme se sont déroulées dans la courtoisie, la tolérance et la convivialité. Ultime échéance pour débriefer la période électorale, dimanche 11 avril 2021, au terme du scrutin présidentiel.   Politique 09 avr. 2021


Campagne électorale dans le Mono: Un déroulement sans heurt majeur en dépit de la psychose
Plus de peur que de mal ! La campagne électorale en vue de la présidentielle du dimanche prochain s’achève sans accroc majeur dans le département du Mono. Sans entrave, les équipes de campagne des trois duos en lice pour la présidentielle du 11 avril prochain ont sillonné les six communes du département Mono et leurs arrondissements, quartiers de ville, villages et hameaux pour prêcher pour leur paroisse. La propagande électorale s’est globalement déroulée dans une ambiance bon enfant, à l’instar de l’embrassade entre le candidat Corentin Kohoué de la dynamique Restaurer la confiance (Rlc) et le maire Cyriaque Domingo de Houéyogbé, militant pour le duo Talon-Talata. Ils se sont croisés mardi 6 avril dernier à hauteur du siège de l’arrondissement de Doutou et ont longuement échangé. Cependant, des groupes de campagne ont essuyé des invectives d’individus, notamment ce jeudi à Comè au meeting de l’Union progressiste (Up) en campagne pour le duo Talon-Talata. Pour sa part, le candidat Corentin Kohoué s’est plaint de la destruction des affiches de son duo alors qu’il dit n’en avoir pas mis suffisamment, faute de moyens. Aussi, des manifestations de protestation ont eu lieu, dans la nuit du 5 au 6 avril, avec des pneus brûlés sur la chaussée notamment à Doutou et à Dahè, commune de Houéyogbé, dans la polémique liée à la prorogation du mandat du président en exercice de 45 jours. Au lendemain de ces manifestations, et eu égard aux échauffourées dans d’autres localités du pays, l’équipe de campagne du candidat à la vice-présidence, Paul Hounkpè, a dû enlever les affiches sur les voitures de son cortège, pour ne pas s’attirer les foudres de gens malintentionnés. Mais la psychose s’est quelque peu dissipée, et il a poursuivi les rencontres de proximité avec ses potentiels électeurs. La campagne a pris fin en apothéose dans le département du Mono avec des caravanes sonorisées un peu partout, de géants meetings de l’Up à Comè, Bopa et Athiémé et un concert à Lokossa pour le duo Talon-Talata. Quoique ce ne fût pas la grande effervescence d’antan, certainement du fait qu’on ait seulement trois candidatures contre une vingtaine, voire une trentaine ou plus par le passé, la messe est dite. Les regards sont tournés vers le scrutin du dimanche 11 avril prochain qui permettra de connaître le successeur de Patrice Talon qui rempile. Actualités 09 avr. 2021


Campagne électorale pour la présidentielle: Fin en apothéose à Natitingou avec Modeste Kérékou
Les derniers jours de la campagne électorale se sont transformés dans la ville de Natitingou en une belle fête populaire avec à la manette, le ministre Modeste Kérékou. A la tête de son équipe de campagne, le ministre des petites et moyennes entreprises a donné la preuve que Nati rythme au gré de la vague bleue du duo Talon-Talata. Les deniers jours de la campagne électorale, dans la commune de Natitingou ont donné lieu à une série d’activités menées par le ministre Modeste Kérékou. Depuis jeudi dernier, après avoir bouclé le tour de la plupart des communes du département de l’Atacora, il a mis un point d’honneur à la mobilisation des jeunes électeurs surtout. Jeudi dernier à la Maison des jeunes de la localité, avec l’appui de l’Organisation des jeunes du bloc républicain, il a animé une conférence sur l’emploi des jeunes. Dans un langage simple, empreint de vérité, Modeste Kérékou a invité les jeunes de Natitingou à s’orienter très tôt. Qu’il veuille embrasser une carrière dans l’administration publique ou privée ou encore pour ceux qui veulent se lancer dans l’auto-emploi, le jeune ministre a indiqué les voies les plus certaines pour se tirer d’affaires. A ceux qui veulent travailler pour l’Etat, il a notamment demandé de prendre connaissance des besoins de recrutement de l’administration pour les années à venir et d’en tenir dans leur orientation professionnelle. Exhortation presque similaire est faite à ceux qui penchent pour des emplois privés. Pour ceux qui rêvent de l’entrepreneuriat, Modeste Kérékou en se fondant sur ses propres expériences a prodigué des conseils et donné des tuyaux pour se tirer d’affaire. Il va profiter de l’occasion pour évoquer largement le programme d’actions du gouvernement en ce qu’il prévoit pour l’autonomisation, l’emploi et l’émancipation de la jeunesse. Le ministre finira son adresse par un appel en faveur de la paix et une participation massive au scrutin du dimanche. Vendredi, c’est avec les artisans que le ministre démarre sa journée avant d’enchainer séance de travail, réunion de mise au point, concertations avec son état-major… Et comme s’il n’avait pas assez fait, il se fera encore le principal artisan d’une grande caravane qui a sillonné la soirée durant, toute la ville et ses alentours. Pour Modeste Kérékou, l’objectif c’est de mobiliser toutes les voix de l’Atacora pour le duo Talon-Talata. Politique 09 avr. 2021


Présidentielle du 11 avril: Déferlante bleue dans les rues de Natitingou pour clore la campagne
Les partisans du duo Talon-Talata ont fait fort au dernier jour de la campagne électorale pour rassurer leur candidat et sa colistière d’une nette victoire au soir du 11 avril. « Talon dix ans… Premier tour KO… Vive Talata ». Aucun slogan n’était de trop pour les partisans du chef de l’Etat et de sa colistière, vendredi soir dans les rues de Natitingou. Pour une caravane, s’en était bien une. Des centaines de motos toutes estampillées aux affiches du duo, des dizaines de voitures en file indienne avec à bord, des militants surexcités, dansant au son d’une fanfare. Les rues de Natitingou étaient noires de monde. « La victoire est assurée », lance l’un des leaders de la caravane. Klaxons et vuvuzelas accompagnent le mouvement et à mesure qu’elle avance, la caravane grandit. L’ambiance est prévue pour durer toute la nuit, assure Edouard Toumoudagou, étudiant, venu « pousser ses frères à voter pour le meilleur programme de développement du Bénin ».   Politique 09 avr. 2021


Entretien à bâtons rompus avec Hygin Kakaï, politiste : « Le système de parrainage a poli le jeu électoral »
Professeur agrégé de science politique et vice-doyen de la Faculté de droit et de science politique (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), Hygin Kakaï, observe que le système de parrainages qui suscite de vives controverses a permis plutôt de polir le jeu électoral au Bénin. Le politiste apprécie ici l’actualité liée à la présidentielle de 2021 et la mise en œuvre des réformes du système partisan. La Nation : De 33 candidats en 2016, 14 en 2011, 26 en 2006, 17 en 2001, 13 en 1991, l’élection présidentielle du 11 avril 2021 ne compte en lice que trois duos candidats. De votre position de politiste, peut-on dire que c’est une avancée ou un recul démocratique ? Professeur Hygin Kakaï : C’est une bonne question. Tous les Béninois déploraient la multiplicité de candidatures à l’élection présidentielle au Bénin. Par le passé, tous les acteurs et analystes politiques stigmatisaient les candidatures pléthoriques. Ce qui suppose que, dans le fond, ces candidatures ne faisaient pas avancer la démocratie. On observe que nous avions des candidatures attendues ou espérées, des candidatures spontanées, des candidatures fantaisistes et des candidatures négligeables. C’est une typologie que moi-même j’ai pu concevoir en analysant la sociologie de la présidentielle au Bénin. Si on se réfère à une autre typologie, celle de Pascal Jean en ce qui concerne la France, nous avions des candidats figurants qui n’existent pas politiquement; nous avons des candidats espoirs, ceux-là se présentent à l’élection présidentielle pour jauger leur légitimité, et nous avons enfin des têtes d’affiche qui sont des potentiels et réels candidats. Tous les acteurs et les analystes politiques étaient dès lors soucieux d’une rationalisation de ce fait. C’est pour cela que la mise en place du système de parrainage qui a permis de recentrer le nombre de candidatures à l’élection présidentielle ne peut pas être perçue comme un frein à la démocratie mais, à mon avis, comme une avancée. Car, quand bien même des candidatures ont été recalées, nous avions eu des candidats qui ont une certaine potentialité et sont connus sur l’échiquier national. Mieux, le citoyen se fait simplement une idée des candidatures qui pourraient être retenues par la Commission électorale nationale autonome. A mon avis, on ne peut parler ni d’un recul démocratique, ni d’une stagnation, mais plutôt d’une avancée du processus démocratique. Paraphrasant le Professeur Francis Akindès de la Côte d’Ivoire, je dirai que le successeur de Boni Yayi devrait faire le choix d’être impopulaire et ce, dans la perspective de restaurer l’Etat démocratique. Je crois que Patrice Talon a fait librement cette option volontariste de servir l’Etat ; c’est un choix individualiste et rationnel que les Béninois seront capables de saisir dans un temps à venir. Le changement dans les politiques publiques s’accompagne toujours des facteurs de résistance. A vous entendre, la réforme du système partisan intervenue en 2018 était opportune… C’est une réforme à encourager, même si elle n’est pas parfaite. Elle est humaine. Toute réforme est perfectible. J’estime qu’il faut l’expérimenter. Je pense que ce n’est pas un recul, si on opte notamment pour l’expérience du duo présidentiel. Car, la démocratie est un jeu d’acteurs. A partir de ce moment, comme dans les démocraties anciennes et les grandes démocraties, elle a l’obligation de s’adapter aux réformes. Le processus démocratique est évolutif. Nous pouvons faire des expériences et en cours de chemin, opérer quelques corrections à nos pratiques. L’avantage majeur d’avoir quelques candidats à la présidentielle de 2021 est que le citoyen-électeur sera plus éclairé, judicieux et conscient de son choix, plutôt que de faire recours à des faits religieux ou ethniques comme des déterminants de vote. Il peut facilement apprécier la personnalité du candidat, analyser sa vision et enfin, faire un choix rationnel ; je parlerai de l’électeur rationnel. En dehors de l’innovation relative au duo présidentiel, il y a aussi l’exigence de parrainage des candidats par des élus (maires et députés) expérimenté pour la première fois à une présidentielle au Bénin. Comment l’appréciez-vous ? Le système de parrainage permet de filtrer et de polir le jeu électoral. Supposons 20 duos pour une élection présidentielle, c’est demander au même citoyen-électeur de choisir un candidat parmi tant de personnes. Il lui sera difficile de faire un choix judicieux. Le fait démocratique a besoin d’être rationnalisé, d’où un changement des objectifs de la politique électorale devient nécessaire. Elle n’est pas un fait ex-nihilo. Certes, il y a eu la Conférence nationale de février 1990 qui a opté pour le pluralisme politique mais cette option répondait beaucoup plus aux négations obtenues sous la période révolutionnaire. Du coup, le système pluraliste qui dure depuis 1990 au Bénin a besoin d’être repensé pour être performant. Plus de 250 partis politiques et 33 candidatures à une élection présidentielle, c’est un émiettement de la classe politique. Un tel contexte sonnait la fin des partis politiques. Êtes-vous d’avis avec ceux qui pensent qu’au nom du respect de nos institutions, surtout à la fonction présidentielle, le législateur doit prendre ses responsabilités en allant plus loin pour prévoir dans le code électoral des dispositions pénales, afin de décourager à l’avenir les candidats plaisantins ? Non, je crois qu’il ne faut pas pénaliser, puisque la Commission électorale nationale autonome (Cena) peut faire le tri. De même, du moment où le code électoral a prévu les critères, tout individu qui se rend compte qu’un candidat n’a pas rempli toutes les conditions procède lui-même au tri. Avant que la Cena ne publie la liste des candidatures retenues, la plupart des Béninois savaient déjà qui pouvait être candidat et qui ne pouvait pas l’être. Avec le temps, cette mauvaise pratique va se corriger. Car, tout changement engendre des résistances. Les acteurs ont déjà pris certaines habitudes et ont des intérêts en jeu, c’est avec le temps qu’ils vont s’adapter aux nouveaux comportements qui paraissent brusquement dans le système social que constitue l’élection. Je crois que d’ici deux élections présidentielles, ces types de comportements vont disparaitre. Certes, une procédure judiciaire peut bien être enclenchée contre les intéressés, mais je pense qu’il ne faut pas pénaliser, pour laisser une porte de sortie aux uns et aux autres. 17 des 20 candidatures enregistrées par la Cena ont été recalées, notamment pour défaut de parrainages. Qu’en dites-vous ? Je pense que dans une certaine mesure. Ces candidats qui n’ont pas pu capter les parrainages doivent s’en prendre à eux-mêmes. J’ai appris qu’un groupe politique a saisi par voie d’huissier le président d’un parti politique. Je pense que même pour la courtoisie et pour les relations de sociabilité qui existent entre les Béninois, ce n’est pas par voie d’huissier qu’il faut saisir le chef d’une formation politique et demander les parrainages. Les Béninois ont l’habitude de se parler. Même en contexte de crise, ils trouvent les voies de médiation sociale pour échanger entre eux. À partir de ce moment, ces candidats devraient faire le pas vers ces partis politiques pour demander les parrainages. Si ces derniers ne donnaient rien, on aurait compris. Mais rester dans une posture intransigeante pour exiger des parrainages par voie d’huissier, cela ne me paraît pas trop suffisamment réfléchi. Car, si l’on voudrait avoir quelque chose de quelqu’un, il est judicieux d’en faire la démarche socialisante vers lui, au lieu d’entreprendre une procédure totalement formelle, sachant que l’intéressé détient ce qu’il faut et a le dernier mot. L’autre chose qui a surtout bouleversé les candidatures, ce n’est même pas les parrainages. C’est la constitution des duos présidentiels. Les ténors des formations politiques, notamment ceux de l’opposition, ont en effet passé le clair de leur temps à se battre entre eux. On a vu comment tel front a désigné tel candidat ; le même jour on change et le lendemain on change à nouveau. De quel temps disposent finalement les partis politiques de l’opposition pour aller négocier les parrainages quand ils ont passé tout leur temps à constituer et à reconstituer les équipes en leur propre sein ? Déjà, il y a eu des sanctions à l’interne. En principe, les formations politiques aussi bien de la mouvance que de l’opposition devraient constituer les duos depuis un bon moment au point où, si les négociations politiques en termes de captation de parrainages échouent, le peuple prendra à témoin les formations politiques qui refuseraient de mettre à la disposition des autres cette pièce capitale. Avec les trois duos retenus, peut-on dire que le pari d’une élection présidentielle inclusive est gagné ? Je pense qu’il s’agira d’une élection inclusive à partir du moment où le camp présidentiel qui détient la grande majorité des parrainages nous a permis d’avoir d’autres duos en lice. Les trois duos ont leur autonomie de battre campagne sur l’ensemble du territoire national qui constitue ici la circonscription électorale. Le système électoral demeure ainsi ouvert. S’il était fermé, on allait dire que le processus n’était pas inclusif. Mieux, on constate que la Cena dispose d’assez de temps pour conduire le processus électoral. L’élection présidentielle a lieu le 11 avril 2021 et les candidats sont définitivement connus depuis le 22 février 2021. Ainsi, près de deux mois avant le scrutin, on connait déjà les candidats. Je crois que c’est une bonne réforme même si elle est perfectible. Par le passé, c’est peut-être à quelques instants du scrutin que les candidatures seraient rendues publiques. La réforme permet aujourd’hui à chaque électeur béninois de suivre le discours, les faits et gestes des candidats sur le terrain. Il a le temps de fouiller dans la vie politique de ces candidats pour se faire une idée de la personne pour qui il va voter. Je pense que l’opposition politique béninoise doit éviter de se prendre pour une victime. Elle devrait élaborer des stratégies qu’il faut pour contrer la mouvance. Dans aucun Etat, on ne verra une mouvance qui ouvre les portes pour accepter l’opposition. Cela n’existe nulle part au monde. Dans tous les pays où l’opposition politique se prend pour une victime, cela ne donne rien. On peut faire des colloques, des conférences publiques, etc. pour dénoncer et se victimiser, mais la portée est très limitée. Il s’agit d’une instrumentalisation de l’électeur. Il faut que les opposants béninois développent des stratégies de conquête du pouvoir et de l’alternance politique. À mon avis, lorsqu’ils savent que le terrain ne leur est pas favorable pour la captation des parrainages, ils devraient prendre très tôt leurs dispositions pour ficeler leurs candidatures et négocier les parrainages à temps, avec les partis politiques de la mouvance. Maintenant, si ces négociations échouent, le peuple verra que dans le fond, le système de parrainage n’est pas ouvert. Que diriez-vous en guise de conclusion ? Il faut que les acteurs politiques évitent la violence électorale. Car, ces derniers jours, la tension politique est vive mais il ne faut pas que l’on aille loin. Il faut que l’on s’arrête à l’étape de contestations puisque le peuple béninois demeure un et unique. Actualités 09 avr. 2021


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