La Nation Bénin...
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La justice béninoise aura du travail à l’ère du Nouveau départ, est-on tenté de dire face aux multiples chantiers de lutte contre la corruption et l’impunité ouverts çà et là dans le pays. Le Gouvernement ne se fait plus prier pour prendre ses responsabilités et ceci, sans se soucier de l’étoffe des mis en cause.
A ceux qui pourraient douter encore de la bonne foi du président de la République et de son équipe à faire rendre gorge à ceux qui se sont amusés avec l’argent du contribuable béninois, des signaux forts de la lutte contre la gabegie et l’impunité sont de plus en plus donnés. A peine a-t-on fini de lancer la machine pour faire la lumière sur la gestion à la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra), à l’Office national de sécurité alimentaire (Onasa) que le Gouvernement met sur le tapis les cas de la mairie de Cotonou et du Fonds national de la Microfinance (Fnm). En ce qui concerne le Fnm, même si le chef de l'Etat veut de cet outil d’épanouissement de la femme béninoise, il est tout aussi préoccupé par la gestion faite antérieurement de la structure. Et l’audit qui y a été dépêché n’a pas révélé que du bon. Le Conseil des ministres du 2 août dernier a fait un flash-back sur la gestion du Fnm au titre des exercices 2013 à 2016. La mission d’audit organisationnel, comptable et financier du Fonds examinée par le Gouvernement révèle qu’il y a eu maldonne portant préjudice à l’Etat.
De graves irrégularités ont été relevées dans la gestion ayant occasionné des pertes de ressources publiques à hauteur de 40,6 milliards de F Cfa, la gestion du portefeuille de crédit a été désastreuse sur la période, avec des conditions de financement peu optimales et un montant total d’impayés évalués à près de 20 milliards de F Cfa au 31 décembre 2016, révèle-t-on. Il en ressort aussi que « la revue approfondie du portefeuille de crédits a permis d’identifier à la fin de l’année 2016, près de 23 milliards de F Cfa de crédits irrégulièrement accordés par le Fnm et que ces crédits sont en souffrance pour un montant d’un milliard de F Cfa de crédits impayés, anormalement remboursés avec des ressources du Trésor public mises à la disposition du Fonds ». Autres irrégularités, la gestion des marchés publics a été également entachée de graves erreurs portant sur le défaut de mise en place du cadre institutionnel requis et la violation presque systématique des procédures de passation des marchés.
En somme, au titre des exercices 2013 à 2016, il y a eu mal donne et la gestion du Fnm sur la période en question a souffert d’insuffisances. De quoi interpeller les acteurs et auteurs de la situation pour, d’une part, comprendre les dessous de cette situation et au besoin, sanctionner. Pourquoi ne pas faire rembourser si leur culpabilité était établie, les pertes dans les caisses de l’Etat ?
Un défi pour la justice
Le cas Fnm n’est pas isolé. Ce n’est pas la première depuis avril 2016 que les hommes du Nouveau départ dépouillent un nid de malgouvernance. En l’espèce, ce qui est à saluer, c’est qu’à la différence d’autres régimes dont les résultats des audits n’ont été publiés nulle part des dossiers sont transmis à la justice. Une sorte de défi lancé aux juges qui ont la possibilité de démontrer à la face du monde l’importance de leur pouvoir. D’aucuns y verront la manipulation, ou mieux encore une chasse aux sorcières. On entonnera une fois que la justice invitera les mises en cause à se défendre et produire les preuves ou centre-preuves des accusations qui leur sont faites, la rengaine de la poursuite de X ou Y pour justifier cet acte que pourtant tous les Béninois appellent de leurs vœux. Les affaires, le Bénin en connaît toujours. Mais le drame, c’est qu’aucune d’elles ne connaît une issue précise. Il faut pouvoir établir les culpabilités, disculper les innocents, châtier les fautifs; et cela, seule la justice en a le monopole et la prérogative. Au chef de l’Etat et à son Gouvernement, on reconnaîtra la sagacité d’avoir une fois encore introduit la rupture dans le milieu des scandales jamais élucidés. Comme quoi, la méthode Talon diffère !?
Actualités 11 août 2017

La cour d’assises de la cour d’appel de Parakou a écouté, ce jeudi 10 août, Bawa Sanhongou. Inculpé pour coups mortels, il a été jugé coupable et condamné à 5 ans de réclusion criminelle. Il est en détention depuis le 25 janvier 2016.
Lorsque la violence devient le seul mode de règlement des incompréhensions qui surviennent entre les membres d’une même famille, elle s’avère lourde de conséquences. Après avoir donné un coup de bâton qui a été fatal à son oncle, en réplique au coup de pilon que ce dernier lui a porté, Bawa Sanhongou a écopé de 5 ans de réclusion criminelle. Agé de 40 ans au moment des faits et père de neuf enfants, il est cultivateur à Datori dans la commune de Cobly. Il était devant la cour, ce jeudi 10 août, pour répondre d’une infraction de coups mortels, faits prévus et punis par l’article 309 alinéas 4 du Code pénal.
Que ce soit à l’enquête préliminaire, devant le magistrat instructeur et à la barre hier, Bawa Sanhongou a reconnu avoir porté un coup de bâton à son oncle, en réplique au coup de pilon qu’il lui aurait donné. Répondant aux questions du président de la cour, Edouard Ignace Gangny et du représentant du ministère public, Bachirou Assouma Amadou, il a justifié le décès de son oncle par le coup qu’il a reçu.
Prenant ses réquisitions, le représentant du ministère public, Bachirou Assouma Amadou a démontré la culpabilité de l’accusé, après avoir défini le crime de coups mortels selon les dispositions de l’article 309 alinéas 4 du Code pénal. L’élément matériel de cette infraction, a-t-il insisté, a consisté aux coups portés et blessures faites à la victime. « Tout au long de la procédure et à la barre, il n’a pas nié les avoir portés à son oncle », soutient l’avocat général. Par rapport à la nécessité d’une victime humaine et vivante, il s’agit, selon lui, de l’oncle. Quant à l’intention coupable, il l’a traduite par la volonté de l’accusé de nuire, avant de revenir sur les circonstances dans lesquelles il a porté son coup de bâton. Il trouve que c’est en réplique au coup de pilon de l’oncle que, sous l’effet de la colère, il a réagi. L’avocat général estime qu’il existe une relation de cause à effet entre le coup porté et le décès de la victime. Bawa Sanhongou, tenant compte de son rapport d’expertise psychiatrique, ne souffre d’aucune maladie mentale pouvant abolir le contrôle de ses actes au moment des faits. Bachirou Assouma Amadou en déduit qu’il est accessible à la sanction pénale, mais demande à la cour de lui accorder l’excuse de provocation. Sous le bénéfice de ses observations, il requiert 24 mois d’emprisonnement ferme contre l’accusé. Ce que n’approuve pas Me Raymond Dossa, conseil de l’accusé.
Le conseil réplique
L’avocat de l’accusé trouve que les éléments du dossier de son client ont été mal pris à l’enquête préliminaire. Aussi a-t-il souhaité que l’on s’en tienne à la version des faits qui a été faite à la barre. « Nous sommes dans une situation de légitime défense. Il ne s’agit pas d’un acte faisant suite à une manifestation de la colère comme l’avocat général a tenté de le démontrer », a insisté Me Raymond Dossa. L’enquête de moralité étant favorable à son client, il souhaite qu’il soit acquitté purement et simplement.
Après en avoir délibéré, la cour le déclare coupable de coups mortels et le condamne à cinq ans de réclusion criminelle. Bawa Sanhongou a encore plus de trois ans à passer en prison.
La cour qui a connu du dossier avait pour président Edouard Ignace Gangny et comme assesseurs Célestin Jean-Mathieu Zanouvi et Alexis A. Mètahou. Bachirou Assouma Amadou était l’avocat général et Me François Nougbodohoué, le greffier. Ibrahima Noma Zimé, Sabi Goro Monssi Kora, Zacari Abdou-Djabarou Bouraïma et Maféirou Célestin Babahoum étaient les jurés?
Les faits
Les membres de la famille Sanhongou sont victimes des maladies récurrentes. Ainsi, Bawa Sanhongou et son oncle Nantagué Sanhongou entreprirent une consultation occulte. L’oracle a révélé des sacrifices à faire à un fétiche pour lequel les membres de la famille devraient se préparer. Au cours de ces préparatifs, une discussion s’engage entre l’oncle et son neveu sur les modalités d’exécution du rituel et dégénéra en bagarre le jeudi 21 janvier 2016.
En réplique aux coups de pilon reçus de la part de son oncle, Bawa Sanhongou lui asséna un coup bâton. L’oncle s’écroula et transporté au centre de santé de Datori, il succomba quelques jours plus tard.

Noëlie Yarigo est entrée de la plus belle des manières en compétition, ce jeudi 10 août aux Mondiaux d’athlétisme qui se déroulent à Londres.
La médaillée d’argent des jeux de la Francophonie à Abidjan a couru les 800 m dames. Elle a réédité son exploit aux derniers Jeux Olympiques de Rio au cours desquels elle était demi-finaliste.
Dans le couloir 4 dans lequel elle a effectué la première série du 800 m, l’athlète béninoise a obtenu son droit de disputer les demi-finales de l’épreuve.
Elle a parcouru la distance en 2’00’’99, terminant 2e derrière l’Américaine Ajee Wilson 2’00’’52 et devant la Lituanienne Egle Balciunaité. Noëlie Yarigo tentera ce jour, vendredi 11 août de monter sur le podium.
M.G.
Sports 11 août 2017

La Ligue 1 de football aborde sa cinquième journée. En raison du match aller du deuxième tour des éliminatoires du Chan Kenya 2018 à l’occasion duquel les Ecureuils locaux accueillent leurs homologues des Super Eagles du Nigeria, dimanche 13 août prochain au stade l’Amitié général Mathieu Kérékou, le grand nombre des matches programmées a été avancé à ce jour, vendredi 11 août.
Passés les tergiversations de début de compétition, les équipes engagées dans la ligue 1 commencent par retrouver leur rythme de croisière. Alors que certaines tenteront de rester dans le peloton de tête, d’autres mettront cette journée à profit pour redresser enfin la tête. Ce sont donc des ambiances de feu que les stades béninois s’apprêtent à vivre dans les prochaines heures, dans le cadre de la cinquième journée de la Ligue 1 de football. Ainsi, les Requins de l’Atlantique, avant-dernier du groupe B, seront aux prises avec la Jac, 2e au classement. Ce match entre les extrêmes s’annonce donc indécis, vu la volonté des Rouge-et-blanc de remporter enfin leur premier match dans le championnat. Mais il reste à savoir si la Jac se laissera faire. Afin de prendre les commandes du groupe, elle voudra profiter d’un éventuel faux pas du leader, les Dragons de l’Ouémé en déplacement à Missérété pour affronter le 3e, Ayéma FC. Comme l’explication entre Esae et Uss-Kraké, la confrontation Asos et AO ne manquera pas d’intérêt, pour la simple raison que les deux équipes en présence se suivent également au classement. Quant aux Mambas noirs et le Soleil FC, ils seront aux prises dans le cadre du match des mal-classés du groupe B.
Au niveau du groupe A, c’est vers le stade municipal de Parakou que tous les regards seront tournés. Béké FC, 2e avec 9 points, va défier les Buffles du Borgou, leur poursuivant immédiat au classement. Au même moment, les policiers qui, jusque-là, n’ont pas encore enregistré le moindre point à leur compteur, seront les hôtes du Dynamo Fc d’Abomey au stade de Goho. On n’imagine leur mission extrêmement difficile tout comme celle du Tonnerre Fc de Bohicon qui se déplace à Covè pour affronter la Jsa de la localité.
Aux dernières nouvelles, le match qui devrait opposer, ce jeudi 10 août au stade de l’Amitié de Cotonou, les Electriciens de la Sbee, Energie Fc à l’Aspac, n’a pu avoir lieu. Il a été reporté à une date ultérieure, à le demande des Portuaires qui comptent plusieurs joueurs au sein de la sélection nationale. D’autres matches comme celui qui devrait mettre aux prises ce jour, vendredi 11 août à Parakou, les Buffles du Borgou et Béké FC ont également été reportés.
Programme des matches de la 5e journée de Ligue 1
Jeudi 10 août 2017
Energie # Aspac 16 h à Kouhounou (Reporté)
Vendredi 11 août 2017
Jac Fc # Requins Fc 14 h à Cotonou 2 (Reporté)
Esae Fc # Uss-Kraké 16 h à Cotonou 2 (Reporté)
Ayéma Fc # Dragons Fc 16h à Missérété
Mambas noirs # Soleil Fc 16h à Kouhounou
Asos Fc # AO 16h à Porto-Novo
Dynamo Fc # As Police 16 h à Goho
Buffles Fc # Béké Fc 16 h à Parakou (Reporté)
Jsa Fc # Tonnerre Fc 16 h Covè
Panthères Fc au repos
Classement après quatre journées
Groupe A
1er Energie 10 pts
2e Béké Fc 9 pts
3e Buffles Fc 8 pts
4e Dynamo Fc 6 pts
5e Aspac 4 pts
6e Jsa 3 pts
7e Panthères Fc 3 pts
8e Tonnerre Fc 2 pts
9e As Police 0 pt
Groupe B
1er Dragons FC 10 pts
2e Jac 8 pts
3e Ayéma Fc 6 pts
4e Uss-Kraké 6 pts
5e Esae Fc 5 pts
6e Asos Fc 5 pts
7e AO 4 pts
8e Mambas Noirs FC 3 pts
9e Requins FC 2 pts
10e Soleil 2 pts

La plupart des stades du continent vibreront ce week-end aux rythmes des matches aller du second tour des éliminatoires de la cinquième édition du Championnat d’Afrique des nations (Chan) dont le Kenya accueillera la phase finale en 2018. Face aux Super Eagles du Nigeria, leurs hôtes, dimanche 13 août prochain au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, les Ecureuils locaux du Bénin n’auront pas droit à l’erreur.
Qualifié au forceps devant les Eperviers du Togo, il y a quelques jours, les Ecureuils du Bénin seront aux prises, dimanche 13 août prochain au stade de l’Amitié Général Mathieu
Kérékou, avec les Super Eagles du Nigeria. C’est dans le cadre du match aller du second tour des éliminatoires pour la qualification à la phase finale de la cinquième édition du Chan prévue en 2018 au Kenya. Cette compétition est ouverte aux sélections nationales locales.
L’objectif de l’entraîneur Oumar Tchomogo et de ses poulains sera de faire un bon résultat à domicile, avant le déplacement du stade Sani Abacha de Kano, samedi 19 août prochain. Ils jouent leur qualification à domicile, avant la périlleuse expédition nigériane pour le match retour. Ce qui leur permettra de se mettre à l’abri de toutes surprises. Tout faux pas est donc interdit à Mama Séibou, Nabil Yarou, Dine Koukpéré, Marcellin Koukpo et leurs coéquipiers, ce dimanche. Face aux Super Eagles qui font office d’adversaire d’un tout autre calibre, ils chercheront donc à élever leur niveau de jeu.
En effet, avec son championnat qui regorge de talents, c’est le Nigeria qui part avec les faveurs des pronostics, celui du Bénin n’étant qu’à la cinquième journée, après une trêve de plusieurs années. Avec une troisième place occupée en 2014, lors de la dernière édition en Afrique du Sud, les Nigérians ont déjà disputé deux des quatre phases finales que cette compétition a déjà connues.
L’ogre nigérian était exempt du premier tour des éliminatoires. Sous la houlette de son entraîneur Salisu Yusuf, il y a longtemps qu’il a entamé sa préparation avec dans ses rangs, le meilleur buteur de la ligue professionnelle de football, Stephen Odey du FC Mfm de Lagos et, entre autres, les joueurs comme le milieu de terrain de Akwa United, club de l’international béninois Paterne Kounou, Alhassan Ibrahim,
Elisha Golbe et Chiamaka Madu. A leurs côtés, il y aura des joueurs plus expérimentés comme Rabiu Ali, le milieu de terrain de Kano Pillars, Mathias Samuel d’El-Kanemi Warriors, Thomas Zenke de Nasarawa United et Dimanche Adetunji d’Abia Warriors.
C’est un corps arbitral algérien qui dirigera ce match. Il est dirigé par Mustapha Ghorbal. Ce dernier aura comme premier assistant, Mokrane Gourari, deuxième assistant, Mohamed Serradj. Le quatrième arbitre a pour nom, Aouina Saïd.

Les motocyclistes usagers de l’axe stade de l’Amitié - Abomey-Calavi souffrent le martyre. Le contournement prévu au niveau de l’échangeur de Godomey est un véritable calvaire pour ces derniers à cause de l’état de la voie.
Depuis quelques mois, la Police nationale a imposé aux conducteurs de motos d’emprunter le passage piéton, vu les nombreux accidents dus à l’imprudence des motocyclistes et surtout à l’embouteillage qui se crée sur les principales voies de Cotonou aux heures de pointe. Cette décision qui, dans le temps, avait suscité le mécontentement des populations à cause des sanctions infligées aux contrevenants, a fini par être acceptée de tous.
Certes, les responsables de la police ont noté une diminution des accidents de la route à Cotonou avec cette mesure, mais il y demeure néanmoins des difficultés liées aux conditions d’application et surtout à l’état des voies de contournement. Le cas de la voie de contournement pour cyclistes au niveau de l’échangeur de Godomey préoccupe. Sur le plan sécuritaire, aucune disposition n’est prise pour faciliter le passage afin de permettre aux usagers de rouler en toute quiétude. Les lieux demeurent un refuge pour les divorcés sociaux qui n’hésitent pas à attaquer les passants. Plusieurs cas de braquage et de vols de motos ont été enregistrés à ce niveau.
L’état dégradé de la voie constitue également un véritable souci pour les usagers. On observe plein de crevasses qui empêchent la fluidité de la circulation. Il n’y a plus de bitume, et les trous sont remplis d’eau stagnante par ces temps de pluies. Du coup, emprunter la voie devient un véritable parcours du combattant. Chaque usager se débrouille, vaille que vaille, pour se frayer le passage. Cette situation interpelle les autorités en charge de l’entretien des infrastructures routières, car elle occasionne souvent la chute des motocyclistes. Le trafic est souvent dense sur ce tronçon qui constitue un passage obligé pour tous les motocyclistes qui quittent et vont à Calavi.
Ghislain Tossou, habitant Calavi et qui emprunte le tronçon deux par jours, affirme avoir passé toute une journée à l’hôpital pour avoir fait une chute à cause de l’état de la voie, en allant au service le matin et sa moto a été endommagée par endroits. Les cas du genre sont légion et personne n’y pense au niveau des autorités locales ; ce qui est grave pour la santé des populations.
Cette mesure qui consiste à exiger des motocyclistes le passage piéton qui n’était pas prévu lors de la construction de la voie devrait être accompagnée de précautions pour éviter ce qui s’observe aujourd’hui. Il s’impose de remédier, au plus vite, à la situation pour sauver les vies humaines. De même, il faut déployer des agents des forces de sécurité ou organiser des patrouilles à partir d’une certaine heure pour dissuader les aigrefins et autres larcins n

Pour amener le Gouvernement à adopter une politique d’exemption du paiement direct des produits contraceptifs, l’Ong Ceradis a entretenu, ce mercredi 9 août à Cotonou, les journalistes sur le niveau de mise en œuvre des engagements pris par le Bénin en la matière. Cette rencontre vise à améliorer l’accès à l’offre et au service de la planification familiale.
Le Bénin comme d’autres pays ont pris des engagements lors de la conférence d’Addis-Abeba en novembre 2013 pour rendre gratuit en 2015 l’accès aux méthodes modernes de contraception dans les formations sanitaires publiques au profit de la couche juvénile. Ces engagements devraient permettre de réduire le nombre des grossesses de 20% et de diminuer au moins la mortalité et les séquelles liées à la grossesse et à l’accouchement. Ces engagements, fait observer le directeur exécutif de l’Ong Ceradis, Nourou Adjibadé, se justifient d’autant plus que la planification familiale est un moyen peu onéreux pour diminuer le taux de mortalité maternelle en permettant de diminuer le nombre absolu de complications en réduisant les grossesses, d’une part, et de réduire le nombre d’avortements en évitant les grossesses non désirées ou imprévues, d’autre part. « La planification familiale apparaît ainsi comme une intervention de santé publique en mesure d’améliorer sensiblement l’état de santé des adolescents et jeunes », a-t-il indiqué, lors de la conférence de presse animée hier.
Malheureusement, déplore-t-il, la situation reste préoccupante au Bénin. On remarque, dit-il, que les couvertures nationales sont faibles soit 5,2% selon l’enquête démographique et de santé (Eds) 2011-2012 chez l’ensemble des adolescentes sexuellement actives. En plus, ajoute-t-il, le taux d’adolescentes ayant des besoins non satisfaits augmente, selon les résultats de l’Eds, soit 26% en 2006 et 35% en 2011. Autrement dit, on note une demande potentielle en contraception chez les adolescentes qui reste à satisfaire.
Conscient de cette réalité, le Gouvernement a décidé d’accélérer les progrès vers une prévalence de 20 % d’ici 2018 en respectant les engagements d’Addis-Abeba. Pour ce faire, il a besoin de revoir ses politiques, programmes et prestations comme pour lever les barrières financières à l’accès aux prestations de la Planification familiale. Or, note Nourou Adjibadé, l’adoption de ce document de politique qui a pour objectifs : d’augmenter la couverture contraceptive chez les adolescents et les jeunes en passant de 5% en 2015 à 20% en 2020, de réduire les grossesses précoces et non-désirées chez les adolescents et les jeunes, de contribuer à atténuer les barrières socioculturelles freinant l’accès à la Planification familiale et d’augmenter le taux de rétention des jeunes et adolescents à l’éducation secondaire, se fait toujours attendre jusqu’en 2017.
Loukoumane Tidjani, champion de la Planification familiale, désigné par l’Ong Alliance droits et santé, a insisté, pour sa part, sur l’importance de la jeunesse dans le développement d’un pays pour préciser que les investissements dans la santé de la reproduction sont nécessaires pour exploiter le potentiel de la jeunesse. Ainsi, l’accès à l’information et aux services de santé reproductive permettra aux adolescents d’éviter les grossesses non désirées et de prévenir le Vih/Sida et des infections sexuellement transmissibles. « Les informations et les services de planification familiale peuvent aider les adolescents à retarder leur première grossesse jusqu’à ce qu’elle soit physiquement, psychologiquement et socialement préparée à procréer », estime-t-il.

Le Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau (Brmn) sous tutelle du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a convié, ce mercredi 9 août à Natitingou, les promoteurs d’unités de transformation industrielle de l’Atacora à une rencontre pour leur présenter les multiples avantages du Programme national de Restructuration et de Mise à niveau (Pnrmn).
Conduire les unités de production industrielle vers la compétitivité et l’internationalisation d’une part et pour une croissance rapide et durable de l’économie nationale d’autre part. Tel est l’objectif visé par l’Etat béninois en instituant le Programme national de Restructuration et de Mise à niveau (Pnrmn) piloté par le Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau (Brmn) sous tutelle du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat. Face aux promoteurs des petites et moyennes entreprises/ industries (Pme et Pmi) de l’Atacora, les responsables dudit programme ont présenté les opportunités qu’il offre à tous ceux qui tirent leurs revenus des activités de transformation industrielle et des Btp.
Il s’agit à travers la séance de sensibiliser les participants sur les objectifs du programme afin qu’ils puissent y adhérer pour le développement de leurs différentes unités. Selon Pablita Cogué, responsable administrative et des engagements du Brmn, les chefs d’entreprises ont tout à gagner de l’adhésion au programme qui reste, à son avis, un outil appelé à booster les unités de production pour leur contribution plus élevée à la croissance du Pib.
Des opportunités dont ne peuvent bénéficier que les entreprises légalement constituées et ayant fait preuve de plus de méthode et de rigueur dans leur gestion, souligne-t-elle, tout en invitant tous les promoteurs d’unités de transformation à formaliser leurs conditions d’exercice.
L’appui du Pnrmn, a-t-elle martelé, est soumis au respect de certains critères dont les plus importants sont : l’exercice d’une activité officielle (déclaration des salaires à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) et paiement des impôts) durant les trois dernières années, l’appartenance à un secteur à fort potentiel de croissance, l’absence de situation de faillite imminente.
Des attentes
Sortir donc de l’informel pour se faire accompagner par l’Etat aux fins de se développer et se rendre compétitives, telle est l’exhortation faite par Pablita Cogué aux chefs d’entreprises au sein desquels on compte de nombreuses femmes transformatrices. Ces dernières ont d’ailleurs en majorité formulé leur souhait d’être appuyées par le programme dans leurs activités. Eprouvant de réelles difficultés à participer aux diverses foires de valorisation de leurs produits aussi bien au Bénin qu’à l’extérieur du pays et à développer tout leur potentiel faute de moyens, elles ne sont pas allées par quatre chemins pour exprimer leurs attentes. Des attentes qui devront être comblées, assure Mme Cogué, si elles venaient à adhérer au programme.
Abiba Séfou Gaba, au nom de ses homologues, a dit tout leur engagement à voir les femmes transformatrices apporter, à travers leurs activités, une part importante au Pib, pour peu que le programme les accompagne.
De son côté, Fulgence Dégbohouet, chef service technique d’une unité de transformation du riz à Natitingou, a indiqué que la rencontre lui a permis de disposer d’informations qu’il n’avait pas en tant qu’acteur du secteur industriel. Savoir que des responsables de Pme et Pmi peuvent bénéficier d’appuis de la part du Pnrmn reste une aubaine à saisir par tous.
Par ailleurs, le défi de la compétitivité des entreprises locales sur le plan régional a été évoqué par certains participants qui condamnent la facilité qu’ont les unités d’ailleurs à inonder le marché béninois de leurs produits. Une préoccupation qui n’aurait pas sa raison d’être, selon Pablita Cogué, si les unités de transformation locales tenaient également le pari de se faire valoir en dehors du Bénin

Pour qui connaît la situation quelque peu délétère dans laquelle exerce l’opérateur de téléphonie mobile Bell-Bénin Communications et le lourd tribut payé par les consommateurs du fait de ses difficultés, la révocation par le Conseil des ministres de la convention d’exploitation de réseau de téléphonie mobile de norme GSM signée entre le Gouvernement béninois et son promoteur ne devrait guère surprendre. Si la décision continue d’agiter le milieu politique béninois, les déboires de la société Bell-Bénin Communications S.A ne devraient emballer outre mesure.
Au lendemain de la décision de révocation de la convention d’exploitation de réseaux de téléphonie mobile de norme GSM, signée entre le Gouvernement béninois et la société Bell-Bénin Communications SA, d’aucuns ont cru à un règlement de comptes politiques. La position de son promoteur, le député Issa Salifou, face au projet de révision de la Constitution porté par le président de la République a trop tôt corroboré cette hypothèse soutenue dans le landernau politique. Mais loin de toute supputation tapageuse, une analyse s’impose quant aux motifs qui fondent cette décision de l’Exécutif.
Dans un passé récent, la même société avait défrayé la chronique à travers une passe d’armes entre son promoteur et le Gouvernement de Boni Yayi qui l’accusait de jouir illégalement de certaines faveurs préférentielles dans l’installation du réseau téléphonique qu’elle exploite. S’il faille se remémorer ce feuilleton, ce n’est nullement pour jeter l’anathème sur le parcours exceptionnel d’homme d’affaires de cette personnalité politique, mais juste relever l’amalgame qui est fait autour de ses affaires économiques et des relations conflictuelles qu’il entretenait avec le chef de l’Etat d’alors. Comme en 2012 où le Gouvernement lui reprochait tant d’impairs, la société Bell-Bénin se retrouve encore avec le Gouvernement de la Rupture sur la sellette. Contrairement au bras de fer engagé avec le précédent Gouvernement qui prend en compte les conditions d’installation de sa chaîne de télévision Canal 3 et de l’opérateur mobile GSM, le cas d’espèce se limite à l’exercice de la société d’exploitation dudit réseau.
Il est en effet reproché à la société Bell-Bénin des manquements aux obligations de la convention signée le 8 octobre 2007 entre elle et le Gouvernement et qui fait l’objet d’attribution d’une licence consacrée par décret n° 2010-167 du 06 mai 2010. Les conditions d’établissement et d’exploitation du réseau de l’opérateur de téléphonie mobile stipulées dans la convention n’auraient guère été honorées, selon l’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la Poste (Arcep-Bénin).
Qui payera les crédits volatilisés ?
En dépit de conditions particulières dont il a bénéficiées pour faire face à ses multiples difficultés, l’opérateur n’a pu se donner une meilleure situation sur le marché de la téléphonie mobile. D’où l’extinction totale du réseau depuis plusieurs mois. Les difficultés de cette société se traduisant par : le non-paiement de la contrepartie financière de sa licence pour un montant de 6 milliards de F Cfa, le non-paiement des redevances dues au titre de cette licence pour un montant de 12 089 012 237 F Cfa, des dettes envers des sociétés et offices d’Etat ainsi que des dettes fiscales. Et par ailleurs celles envers les abonnés, dont le préjudice financier n’a pu être évalué compte tenu du caractère imprévisible de l’extinction de son réseau.
Autant d’infortunes face auxquelles l’Arcep-Bénin a réagi en ouvrant une procédure de sanction contre cette société, le 6 mars dernier. Ainsi par une décision prise le 18 avril dernier, l’institution a mis en demeure la société pour non-respect des obligations contractuelles.
Comment comprendre la thèse de l’acharnement et de règlement de comptes brandie par certains à la suite de la révocation de la convention d’établissement et d’exploitation du réseau de téléphonie mobile de norme GSM en date du 8 octobre 2007, de ses deux avenants en date respectivement du 20 juillet 2008 et du 8 décembre 2014 ainsi que du cahier des charges correspondant alors même qu’il a été établi que l’opérateur n’est plus actif depuis un moment et que ses abonnés ont été mis hors réseau sans avoir été avertis et sans qu’aucune procédure de dédommagement n’ait été enclenchée à leur endroit ? Combien de consommateurs n’ont vu leurs crédits s’évaporer avec l’extinction délibérée et sans préavis du réseau qu’ils affectionnaient ?
Qu’est-ce qui justifie alors ce recours gracieux adressé à
l’Arcep-Bénin par les responsables de la société le 19 mai dernier, si tant est qu’ils n’ont rien à se reprocher ?
S’il s’entend que l’opérateur est défaillant, n’est-il pas aberrant de voir à travers la révocation de la convention d’exploitation signée entre le Gouvernement béninois et la société Bell-Bénin Communications SA, une décision dirigée contre un homme ?
Au motif que ce retrait de la licence de l’opérateur défaillant s’inscrit au rang des diligences qu’impose l’assainissement du secteur des communications électroniques, comme l’atteste l’Arcep-Bénin, la décision de révocation prise par le Gouvernement ne vient en fait que consacrer une situation établie. La société Bell-Bénin, à l’instar d’autres entreprises de services semble perdre de vue les droits des consommateurs. Et ceux qui pressentent une bataille juridique en vue avec le développement qu’a connu l’affaire occultent également tout le préjudice causé aux abonnés dudit réseau de téléphonie mobile. Quoique les associations de consommateurs restent passives en ce qui concerne à la défense des droits des abonnés, il n’est pas exclu un sursaut d’orgueil de leur part pour réclamer des dividendes, ce qui reste encore des actifs de cette société qui aurait été déjà cédée à un autre opérateur sans l’aval du régulateur qu’est l’Arcep-Bénin, selon certaines indiscrétions.

Les mendiants, les vendeurs à la sauvette et autres malades mentaux qui errent dans les rues sont sommés de débarrasser les feux tricolores, les carrefours, les trottoirs et autres espaces publics qu’ils occupent.
Ce mercredi 9 août, le préfet du Littoral, Modeste Toboula, accompagné des forces de sécurité, a entamé une campagne de sensibilisation pour amener ces occupants illégaux de l’espace public à déguerpir volontairement, avant les actions de répression annoncées pour les prochains jours. A l’en croire, cette action s’inscrit dans le cadre de l’assainissement de la ville de Cotonou depuis plus d’un an en vue de la rendre propre et attrayante et de faciliter la circulation.
En juillet 2016, le préfet
Modeste Toboula avait signé, entre autres, les arrêtés n° 0214/DEP-LIT/SG/SCAD/SA portant interdiction d’occupation des trottoirs et autres emprises (cent pas du roi, berge lagunaire) dans la ville de Cotonou, et n° 0215/DEP-LIT/SG/SCAD/SA portant interdiction aux engins à deux roues de circuler dans la zone commerciale. Dans les environs de la zone commerciale, il était strictement interdit à toute personne physique ou morale d’occuper les trottoirs avec des marchandises, des matériaux de construction et autres sur toute l’étendue du territoire du département du Littoral d’une part, et, interdit à tous engins à deux roues l’entrée dans le centre commercial de Ganhi, allant de la rue Mtn-Notre Dame jusqu’à l’immeuble Mawulé en passant devant le Ceg Dantokpa, d’autre part. L’autorité préfectorale avait également mis un accent sur le déguerpissement des occupants anarchiques du trajet Bourse du travail-mosquée Zongo, tout le long des rails de l’Ocbn. Tout contrevenant à ces dispositions est exposé aux sanctions, notamment le paiement d’amende allant de 10 000 à 100 000 francs Cfa selon le cas.
C.U.P.
Société 10 août 2017