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Nouvelles

Construction d’infrastructures au profit des universités: Les parties prenantes échangent sur la procédure de la Badea
Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui à l’Université nationale d’agriculture (Una) et à l’Université nationale des sciences, technologies, ingénieries et mathématiques (Unstim), un atelier technique réunit les parties prenantes sur la procédure de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) à Cotonou du 18 au 19 mars. Les travaux lancés par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique mobilisent une délégation de la Badea, des recteurs des universités et autres partenaires techniques et financiers. Le projet d’appui à l’Université nationale d’agriculture (Una) et à l’Université nationale des sciences, technologies, ingénieries et mathématiques (Unstim) aborde sa phase de mise en œuvre avec un atelier technique des parties prenantes démarré ce jeudi 18 mars à Cotonou. Adam Pinto, directeur général de l’Agence pour la construction des infrastructures du secteur de l’éducation (Acise), souligne que l’atelier revêt une importance capitale puisqu’il permettra de faciliter le respect des procédures de la Badea en matière de gestion financière et de passation des marchés puis de cerner les rôles des différents acteurs lors de la mise en œuvre des activités. L’atelier va consacrer le lancement du projet d’appui à l’Una à Porto-Novo et à l’Unstim à Abomey, projet dont le montant global est d’environ 26 milliards de francs Cfa, a informé Adam Pinto. Il est cofinancé par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique à près de 88 % et par l’État béninois. Le gouvernement du Bénin a également financé sur fonds propres les travaux techniques de l’Unstim et les premiers travaux sont prévus pour démarrer au cours de cette année 2021, précise le directeur général de l’Acise, qui salue l’implication de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et toute son équipe dont la dynamique constituera un facteur de réussite dudit projet. Ce dernier vise à augmenter la capacité d’accueil des étudiants au niveau de ces deux universités thématiques, améliorer la qualité de l’enseignement de façon à augmenter les taux de réussite des étudiants et à faciliter leur insertion sur le marché de l’emploi, améliorer le cadre de vie des étudiants, promouvoir la recherche scientifique dans les domaines de l’ingénierie et de l’agronomie et améliorer les conditions de gestion de ces deux universités thématiques puis promouvoir leur rayonnement à l’échelle nationale et internationale. « Il convient de souligner que dans la mesure où ce projet constitue un maillon important dans la chaine des investissements visant le développement des formations techniques et professionnelles en assurant une cohérence renforcée entre l’enseignement technique secondaire et l’enseignement supérieur, son succès est impératif », a insisté Adam Pinto. La Badea, partenaire stratégique Zul-Kifl Salami, chargé de mission du chef de l’État, et la délégation de la Banque arabe pour le développement de l’Afrique ont respectivement apprécié les ambitions du Bénin pour le développement du secteur de l’éducation. Le partenariat entre la Badea et le Bénin a commencé dans les années 1975 avec des axes d’intervention qui portent sur le développement durable, selon le chargé de mission du chef de l’État. La Badea intervient dans la mise en route de ce projet, précise-t-il, pour soutenir la vision du chef de l’État. Elle a assuré le financement de cinq projets d’éducation au Bénin, à en croire Abdelakbir Oumali, chef de la délégation de la Badea, notamment à Lokossa avec la construction de l’École supérieure de l’enseignement technique, à Parakou avec la construction de la résidence universitaire, à Dangbo avec l’extension de l’Institut de mathématique et des sciences physiques de Dangbo… La banque a répondu à l’appel du gouvernement pour le projet à hauteur de 40 millions de dollars Us, représentant 88 % de son coût global. Selon lui, depuis le démarrage de ses activités au Bénin, la Badea a investi 199 millions de dollars Us pour le financement de quarante-quatre opérations liées à trente-trois projets de développement dans divers secteurs et onze opérations d’assistance technique sous forme de don. « Quand la banque est là, il y a un indicateur de performance pour le pays. Un pays qui reçoit le financement de la banque un certain nombre de fois, est un pays qui est crédible. Nous le devons au leadership du chef de l’État Patrice Talon et au dynamisme de Zul-Kifl Salami », témoigne Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. « Dans le Programme d’action du gouvernement, indique la ministre, il est prévu d’agir à la base au niveau des structures qui forment les ressources humaines afin de les doter des moyens utiles pour produire les ressources humaines de qualité », affirme Eléonore Yayi Ladékan. Ce projet, d’après la ministre, donnera corps à une importante vision du chef de l’État qui consiste à fournir à l’économie béninoise des ressources humaines qualifiées et des résultats de recherche adaptés au développement de l’économie. Actualités 19 mars 2021


Mortalité néonatale dans les départements du Mono et du Couffo: Le sexe masculin paie le prix fort
La mort frappe un peu plus les nouveau-nés de sexe masculin que leurs congénères du sexe opposé dans les départements du Mono et du Couffo. Cette tendance qui est loin d’être isolée a été mise en lumière par des statistiques, mercredi 17 mars, à la Conférence administrative départementale du Mono qui s’est réunie à la préfecture de Lokossa. Le décès néonatal frappe un peu plus les nouveau-nés de sexe masculin dans les départements du Mono et du Couffo. Cet état de choses est confirmé par une analyse comparative des données de 2019 et 2020 relatives aux décès survenus dans la tranche d’âge de zéro à sept jours au niveau des zones sanitaires. En procédant à la restitution des résultats de l’analyse, à la préfecture de Lokossa, dans le cadre des travaux de la Conférence administrative départementale (Cad), la délégation de la direction départementale de la Santé a fait un focus sur le cas du Mono. Dans ce département, les nouveau-nés qui n’ont pu survivre au-delà de sept jours font quatre-vingt-sept pour cent des décès enregistrés en 2019. Un taux qui a grimpé, en 2020, à quatre-vingt-treize pour cent, selon la présentation faite par Eléonore Lalèyè Dah, chef du service de la Santé de la mère et de l’enfant à la Direction départementale de la Santé. Par rapport aux causes des décès, elle pointe du doigt l’asphyxie néonatale, l’infection et la prématurité. Les statistiques vues sous l’angle du genre font dire à Mme Lalèyè Dah que le sexe masculin paie le prix fort. « Parmi les décès, nous avons constaté que le sexe masculin est en tête », souligne-t-elle, ajoutant qu’en règle générale, les garçons résistent moins aux difficultés potentielles d’accouchement et celles des premiers jours de naissance. Appuyant sa collaboratrice, Etienne Hounkonnou, directeur départemental de la Santé, soutient que d’un point de vue physiologique, les filles résistent mieux que les garçons, précisant que le sexe fort n’est vraiment pas là où on le cherche. Outre les décès néonatals, la présentation de la délégation de la Dds a fait un état des lieux de la surveillance des décès maternels et la riposte mise en place. Également, il a été mis en exergue les efforts et dysfonctionnements notés non seulement au niveau de l’observance des protocoles sanitaires, les interventions de l’Etat et celles des centres de santé qu’au niveau des patients et leurs parents. Des recommandations induites par la présentation, il a été question de prier le gouvernement de soulager les populations avec au moins deux nouveaux médecins dont un pédiatre et un gynécologue. Et ce au niveau du Centre hospitalier départemental (Chd) de Lokossa, centre de référence de la pyramide sanitaire qui prend en charge les cas graves référés des territoires du Mono et du Couffo. Au Bénin, en général, la mortalité liée à la grossesse ou à l’accouchement demeure un problème de santé publique. Relativement à la mortalité maternelle, les chiffres sont alarmants. « Nous enregistrons environ 1500 décès par an », fait savoir la délégation de la Dds. Ce qui équivaut, selon une caricature de Mme Lalèyè Dah à « 25 bus de 60 places bien remplis de femmes que nous perdons chaque année pour des risques associés à la grossesse et à l’accouchement ». Société 19 mars 2021


Journée mondiale des droits des femmes: Anna Teko rehausse la célébration des Ddaep du Mono et du Couffo
La célébration des droits des femmes, le 8 mars de chaque année, a été rattrapée pour le compte de cette année hier, jeudi 18 mars, au niveau des directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Mono et du Couffo. Autour du thème : «Leadership féminin pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19», la célébration des droits de la femme a eu lieu hier, à Lokossa, pour le compte des directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Ddaep) du Mono et du Couffo. Sous la houlette de Léonie Lisboa et ses collègues du Comité d’organisation, la célébration a été marquée par les riches enseignements relatifs à la thématique développée par Sylvie Fanou Gbaguidi de la direction départementale en charge des Affaires sociales. A l’en croire, en dehors de ce que les femmes doivent veiller à ne pas être des vecteurs de l’introduction de la Covid-19 dans leurs ménages, la thématique les invite à faire preuve de leadership et de douceur tel le miel coulé dans le calice de la vie pour en adoucir l’amertume. « Égalité au niveau des droits oui mais pas au niveau des sexes », a prôné Sylvie Fanou Gbaguidi. En l’appuyant, le deuxième adjoint au maire de Lokossa, le représentant du préfet du Mono, le député Euric Guidi ainsi que la Ddaep Mono-Couffo ont exhorté le personnel féminin à la réflexion pour l’autonomisation effective de la femme sur les plans économique et social. A ce niveau se trouve, selon eux, l’enjeu de la célébration de la journée des droits de la femme. Dans la même veine, la vedette de gospel, Anna Teko a exhorté les femmes à la compréhension, voire la complémentarité par rapport à leurs conjoints pour la stabilité de la société et l’élévation en milieu professionnel. Native de Lokossa, elle a fait son adresse en kotafon, avant de gratifier les femmes de deux morceaux à la gloire de Dieu en qui il faut placer sa confiance. Également, l’attention a été portée au cours de cette célébration sur « Les contraintes de la femme intellectuelle dans l’exercice de sa fonction » et « Les contraintes de la femme rurale au cours de sa fonction ». Des témoignages des femmes en situation ont permis à chacun des participants de se faire son opinion. Société 19 mars 2021


Ernest Gbaguidi, président de ‘’Bénin santé et survie du consommateur’’: « Nous sommes le prolongement des pouvoirs publics »
Lundi 15 mars dernier était la Journée internationale du droit des consommateurs. Quelle est la portée de cette Journée? Quel est le champ d’action des associations de défense des consommateurs au Bénin? Ernest Gbaguidi, président de « Bénin santé et survie du consommateur » apporte des réponses à ces préoccupations. La Nation : Le 15 mars de chaque année marque la Journée internationale du droit des consommateurs. Quel est l’intérêt de cette journée ? Ernest Gbaguidi : La Journée mondiale des droits des consommateurs permet non seulement de mener des réflexions, mais aussi de mettre l’accent sur le pouvoir des consommateurs et leur droit à un marché équitable, sûr et durable pour tous. Qu’entend-on par droit des consommateurs et quels sont les droits qui y sont liés ? La protection des consommateurs peut être perçue comme une question de droits civils ou de droits de l’Homme, le droit pour les consommateurs de s’organiser eux-mêmes, d’avoir accès aux informations, aux services publics (installations sanitaires, électricité, défense…). La protection des consommateurs peut également poursuivre un objectif politique, elle peut être un cadre pour les politiques publiques en faveur du consommateur. D’ailleurs, les lignes directrices des Nations Unies en matière de protection des consommateurs adoptées en 1985 et révisées déjà deux fois, proposent une liste d’objectifs qualifiés de besoins légitimes des consommateurs. On peut évoquer le droit à la défense, à l’information, à la sûreté, à l’éducation du consommateur, le droit de choisir, le droit au recours du consommateur, la liberté de former des groupes de consommateurs, la promotion de types de consommateurs appropriés et de leurs intérêts économiques. Ces différents objectifs ont pour origine, les droits de l’Homme. Le défenseur du consommateur devrait prendre ça en considération et évaluer l’importance de ces objectifs en faveur du consommateur dans son pays. Les Béninois sont-ils suffisamment informés de votre rôle ou avez-vous le sentiment qu’il reste du chemin à parcourir ? Au départ, c’était un peu difficile pour le consommateur d’apprécier le rôle que jouent les organisations de défense des consommateurs. Les lignes ont commencé par bouger. Il y a plusieurs secteurs dans lesquels les consommateurs n’hésitent pas à nous solliciter lorsqu’ils sont confrontés à des difficultés. Mais il reste du chemin à faire. Le consommateur même n’a pas conscience de ce que le rôle du défenseur serait encore plus efficace s’il s’y engage aussi, et soutient les associations. Il y a encore à faire au niveau des pouvoirs publics. Les associations de défense des consommateurs continuent d’être perçues comme des syndicalistes alors que nous sommes le prolongement des pouvoirs publics en termes de promotion de la justice économique et sociale. Nous sommes un dispositif d’alerte. C’est l’Etat qui est garant de la santé et de la sécurité des populations. Lorsqu’il arrive que les populations sont en difficulté, nous alertons les structures régaliennes. Le chemin est encore long. Une mission, des hommes et des moyens, dit-on. L’appui des consommateurs et des pouvoirs publics nous fait défaut. Les gens estiment que l’appui des pouvoirs publics ne nous est pas nécessaire. Les syndicalistes reçoivent les subventions de l’Etat. Ceux-là défendent des catégories d’individus, des groupes professionnels. Mais nous, nous défendons le premier citoyen jusqu’au dernier, dans tous les domaines d’activités, sans aucune subvention. Nous avons observé ces derniers temps notre absence au sein des instances dans lesquelles, nous devons intervenir pour porter la voix des consommateurs. Nous avons l’impression que les pouvoirs publics ne perçoivent pas encore notre rôle. Notre corporation est affiliée à la fédération internationale des consommateurs. Beaucoup de décisions sont prises à ce niveau, qui sont répercutées par nos collègues des autres pays et qui guident certaines propositions à l’échelle nationale. Il nous reste encore du pain sur la planche au Bénin. Le respect de ces directives permet d’accompagner les pouvoirs publics à réduire les questions d’injustice dans les relations contractuelles entre les consommateurs et les opérateurs de services ainsi que les producteurs. Y a-t-il des plaintes majeures des consommateurs ayant abouti à des acquis suite aux actions de l’association de défense des consommateurs au Bénin ? Les tarifs n’étaient pas à ce niveau dans le secteur des télécommunications. Nous avons œuvré à l’avènement des tarifs actuels. Nous avons installé avec l’autorité de régulation un mécanisme de règlement des litiges, même s’il demeure encore des points d’achoppement entre les consommateurs et les opérateurs. Beaucoup de décisions ont été prises suite à nos différentes plaintes. Dans le secteur de l’énergie, un règlement a été pris au niveau de l’Autorité de régulation de l’Electricité (Are), suite à nos plaintes. Je peux vous assurer qu’il n’y aura plus de coupure électrique à la veille d’un week-end. Les coupures d’électricité qui frappent toute une maison parce qu’un colocataire reste devoir à la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), ne seront non plus en vigueur. Il y a également du mieux dans le raccordement des branchements électriques. Les secteurs de la santé et de l’agroalimentaire sont en train d’être assainis. Peut-on en déduire que les droits des consommateurs sont de plus en plus respectés et garantis chez nous ? Tout n’est pas encore rose. C’est un combat permanent. Il faut réviser la loi portant protection des associations des consommateurs avec la prise des décrets d’application. Ce qui permettra à l’Etat de mieux jouer son rôle de régulation des associations de consommateurs. Nous souhaiterions qu’il y ait plusieurs instances de régulation dans différents secteurs. Le Conseil national de l’éducation (Cne) est un pas. Société 19 mars 2021


Arrondissements de Porto-Novo: Les coordinations de campagne Br installées
Le ministre Jean-Claude Houssou, coordonnateur communal de campagne du parti Bloc républicain (Br) à Porto-Novo pour le compte du duo candidat Patrice Talon-Mariam Chabi Talata, a installé ce jeudi, à tour de rôle, les coordinations de campagne au niveau des cinq arrondissements de la ville capitale. Le parti Bloc républicain (Br) est prêt à Porto-Novo pour la campagne électorale en vue de la présidentielle du 11 avril prochain pour le compte du duo candidat Patrice Talon-Mariam Chabi Talata. Il a installé à cet effet, ce jeudi 18 mars, sa machine électorale au niveau de chacun des cinq arrondissements de la ville capitale. La cérémonie d’installation a été présidée par le coordonnateur communal de campagne du Br à Porto-Novo, le ministre Jean-Claude Houssou. Il était accompagné des autres membres de son staff dont Moukaram Océni et Sofiath Onifadé. Les coordinations de campagne Br des 1er et 2e arrondissements de Porto-Novo ont été mises en place à la Maison internationale de la culture. Celle du 3e arrondissement l’a été en face de l’Ecole primaire publique de Djègan-Daho. La troisième et dernière étape de la tournée a été la Maison des jeunes de Porto-Novo où ont été installées les coordinations des 4e et 5e arrondissements. Partout, le programme de la cérémonie a été le même. Le ministre Jean-Claude Houssou a procédé à la lecture de la décision du secrétaire exécutif national du Br, Abdoulaye Bio Tchané, portant organisation de la campagne électorale communale au niveau du parti. Place ensuite à la lecture des noms des membres de chaque coordination de campagne, au nombre total de 29. La dernière étape a été l’installation proprement dite des coordinations. Des responsabilités Jean-Claude Houssou a mis chaque équipe devant ses responsabilités. Il a invité chaque coordination à travailler de façon consensuelle pour une victoire écrasante du duo au soir du 11 avril. Une victoire qui, selon lui, va porter très haut Patrice Talon pour que Porto-Novo puisse poursuivre sa transformation sur tous les plans avec de grandes œuvres de développement. « Nul ne sera de trop. Personne ne sera laissé en rade pour un ratissage le plus large possible pour montrer que Porto-Novo porte dans son cœur le duo Patrice Talon-Mariam Chabi Talata», rassure le coordonnateur communal de campagne Br à Porto-Novo. Jean-Claude Houssou n’a pas manqué d’inviter la population à la culture de la paix et de la tolérance. Il implore les uns et les autres pour que tout se passe bien le 11 avril prochain. Selon lui, le Bénin reconnu comme un havre de paix doit une fois encore le démontrer à la communauté internationale. Moubaracou Latif, coordonnateur de campagne au niveau du 1er arrondissement, se réjouit de l’installation à temps des équipes. Ce qui leur permettra de disposer d’assez de temps pour faire les derniers réglages avant l’ouverture officielle de la campagne électorale prévue pour le 26 mars prochain. Il promet de mouiller le maillot avec ses éléments pour mériter la confiance placée en eux et atteindre les objectifs, surtout améliorer le taux de participation au scrutin. Il faut signaler qu’après leur installation, les coordinations de campagne d’arrondissement du Br sont chargées, à leur tour, de faire le même exercice au niveau de chacun des 100 quartiers de Porto-Novo pour un bon quadrillage du terrain au profit du duo Talon- Talata . Politique 19 mars 2021


Vaccin Astra Zeneca : L’agence européenne des médicaments certifie son efficacité
L’Agence européenne des médicaments vient de rendre son verdict dans le dossier relatif au vaccin Astra Zeneca. Ce jeudi 18 mars 2021, lors d’une conférence de presse, l’Agence européenne des médicaments a confirmé que le vaccin n’est pas associé à un risque élevé de caillot sanguin comme il a été véhiculé dans des pays. Le vaccin Astra Zeneca est sûr et efficace, annonce l’institution. Il est donc une option sûre et efficace pour protéger contre le Covid-19 selon l’Agence européenne du médicament contrairement à ce qui a été véhiculé pour semer la psychose au sein des populations. Il faut rappeler que plusieurs pays ont renoncé à l’utilisation de ce vaccin tant décrié. C’est le cas de l’Italie, de l’Allemagne… qui ont interdit jusqu’à nouvel ordre son usage. Santé 19 mars 2021


Sécurité alimentaire et réduction de la pauvreté : Le comité de suivi de Acma2 satisfait des progrès réalisés
Les membres du comité de suivi du programme Approche communale pour le marché agricole (Acma) phase 2 sont sidérés par les progrès réalisés dans le cadre du projet qui ne cesse d’impacter les activités économiques et le quotidien des bénéficiaires. Du 16 au 17 mars dernier à Kétou, ils étaient en session ponctuée par des travaux en salle et des visites de terrain, avec des recommandations pour une bonne fin du programme le 30 novembre prochain. Présenter les résultats du programme Approche communale pour le marché agricole (Acma) phase 2 de l’année 2020 et le Plan de travail 2021, organiser une visite de terrain sur quelques sites d’intervention du projet, discuter des défis et recevoir les recommandations pour une mise en œuvre effective des actions en 2021. Tels sont les principaux objectifs de la session des membres du comité de suivi du programme Acma2 qui s’est tenue du 16 au 17 mars dernier à Kétou. Les deux jours de travaux ont permis aux participants de toucher du doigt les réalisations du programme financé par l’ambassade des Pays-Bas près le Bénin et mis en œuvre par Ifdc, en consortium avec Care international Bénin-Togo et l’Institut royal des tropiques. Selon le chef projet, Constant Dangbégnon, en dépit de la crise sanitaire liée au Covid-19 en 2020, Acma2 a fait de grands progrès. Le programme a pu mettre en œuvre plus de 90 % de ses activités avec un taux de réalisation financière de près de 95 %. Par rapport à 2021, la dernière année du programme qui finit le 30 novembre prochain, le chef projet entend mettre à profit le reste du temps pour renforcer certaines activités afin de consolider les acquis et permettre notamment aux bénéficiaires d’améliorer leurs revenus. Lors des descentes sur le terrain, le comité de suivi a visité le magasin de stockage de 500 tonnes de maïs à Ouinhi. Ici, il a pu constater de grandes avancées surtout par rapport à la démarche qualité en ce qui concerne le warrantage, notamment les emballages personnalisés des sacs de maïs stockés et qui n’ont rien à envier à ceux des grandes usines. A l’étape du magasin de stockage et de commercialisation de 1000 tonnes de maïs à Kétou, il a été noté plus de 448, 642 tonnes de maïs en stock, soit un record depuis la mise en service de ce magasin en 2017. Les perspectives pour la prochaine campagne sont estimées à 1500 tonnes de maïs. Ainsi, que ce soit à Ouinhi ou à Kétou, le warrantage et la commercialisation de maïs se passent bien à la grande satisfaction des producteurs. Le warrantage, un succès ! Constant Dangbégnon se réjouit des bonnes impressions des différents acteurs du programme. Ce qui, selon lui, rassure que Acma2 fait un bon travail en termes de contribution à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales au Bénin à travers l’accroissement des revenus agricoles des acteurs économiques, notamment des femmes et des jeunes. « Le warrantage est très bénéfique pour nous. Nous stockons et sécurisons nos maïs au magasin Acma et nous attendons que les prix montent sur le marché national ou régional pour les revendre. Ce qui nous permet de faire de gros bénéfices et de subvenir aux besoins de nos familles », témoigne Euphrasie Déguénon, productrice de maïs à Ouinhi. Un témoignage que partage Folahan Ogoudaré, président de l’Union du comité multi-acteurs du magasin de Kétou. Clément Edah, représentant l’ambassade des Pays-Bas près le Bénin, se réjouit des avancées du programme reconnues par tous les acteurs. Il se dit certain qu’à l’allure où vont les choses, il est probable que les objectifs du projet soient totalement atteints d’ici le 30 novembre prochain. Seulement, il recommande qu’une attention particulière soit accordée à la fonctionnalité optimale des infrastructures construites. Firmin Akpo, maire de Ouessè et président du Cadre de concertation intercommunale (Ccic) des Collines, membre du comité de suivi a témoigné au comité de pilotage du programme les reconnaissances de toutes les communes bénéficiaires de Acma2. Selon lui, tous les acteurs locaux sont satisfaits des acquis du projet. Aucune œuvre humaine n’étant parfaite, l’autorité communale déplore que le programme n’ait pas pris en compte l’aménagement des voies menant aux infrastructures construites de sorte à faciliter l’accès aux bénéficiaires. Les travaux se sont achevés ce mercredi sur de bonnes notes. Société 18 mars 2021


Protection des médias et de la liberté de la presse: Echanges entre Patricia Mahoney et Rémi Moretti
L’ambassadrice des États-Unis près le Bénin a été reçue en audience hier, mercredi 17 mars, par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). La diplomate est allée échanger avec son hôte sur les mécanismes de protection des médias et de la liberté de la presse. La protection de la liberté de la presse est le point sur lequel le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti et Patricia Mahoney, ambassadrice plénipotentiaire des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, ont échangé hier, mercredi 17 mars. Reçue en audience dans la matinée de ce mercredi par le président de l’institution de régulation des médias, l’ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique a laissé entendre à sa sortie d’audience que les échanges ont porté sur la protection de la liberté de la presse qui est, selon ses dires, une question très préoccupante dans les pays démocratiques comme le Bénin et les Etats-Unis. « En tant qu’Américaine, l’une de nos plus fortes convictions est l’importance de la liberté de la presse. L’importance d’une presse libre et dynamique qui peut veiller sur les droits des citoyens est un sujet qui revient tout le temps dans les démocraties comme le Bénin et les États-Unis», a expliqué Patricia Mahoney. Cette préoccupation, selon l’ambassadrice, assistée de Christopher D. Helmkamp, directeur chargé des Affaires publiques à l’ambassade, est un enjeu en période électorale, où il est nécessaire de protéger l’indépendance de la presse. L’ambassadrice a profité pour saluer les acteurs des médias pour leur travail qui consiste à porter l’information à la connaissance des populations. Elle estime que les acteurs des médias doivent renforcer leur auditoire par la diffusion de la vraie information. « Votre responsabilité est grande. Il faut toujours faire de votre mieux pour l’assumer et dire la vérité », a exhorté la diplomate. Elle invite également les professionnels des médias à analyser les faits et chercher des informations défendables afin que l’auditoire puisse se faire sa propre opinion ou sa propre idée. Actualités 18 mars 2021


Littérature africaine d’expression française: De la fébrilité à la maturité
Au fil des années, la littérature africaine a été marquée par un mimétisme découlant du colonialisme, une remise en cause née de la prise de conscience par les Africains de leurs valeurs, puis une maturité caractérisée par une certaine ouverture d’esprit. La médiathèque de l’Institut français de Cotonou a abrité, hier mercredi 17 mars, une causerie-débat sur la question. C’est dans le cadre de la célébration du mois de la Francophonie. Il existe aujourd’hui une identité littéraire noire qui trouve ses racines dans l’histoire des peuples noirs, dans leurs cultures et dans leurs valeurs, une littérature qui s’est affirmée au fil du temps et qui aujourd’hui se démarque. C’est un postulat qui se pose aujourd’hui en évidence. Face à des apprenants assidus et épris de la littérature africaine d’expression française, l’enseignante-chercheure Claire Ducournau rappelle que la littérature africaine a été marquée à ses débuts par l’influence de la colonisation. Au fil du temps, elle va se remettre en cause puis s’ouvrir. Dans le même ordre d’idées, l’écrivain Jérôme Tossavi va rappeler les trois périodes qui caractérisent la littérature africaine. Il faut notamment distinguer la période coloniale marquée par une littérature teintée de mimétisme, essentiellement inspirée du contexte colonial. Au Bénin, on peut classer dans cette période les écrivains Paul Hazoumè avec son livre Doguicimi en 1838, Félix Kouchoro avec la publication de L’esclave en 1929... A partir des années 60, c’est l’époque des indépendances et la littérature africaine sera marquée par les dénonciations, les appels à la liberté et à la souveraineté nationale. Il y a eu des œuvres comme Soleil des indépendances de Hamadou Kourouma. Dès les années 80, la littérature africaine va beaucoup plus mettre l’accent sur les malheurs de l’Afrique indépendante gangrénée par la mauvaise gouvernance et les exactions. La troisième période littéraire, celle contemporaine est caractérisée par une littérature très ouverte, féconde en imaginations et de plus en plus adaptée à l’évolution de la société. Aujourd’hui, écrire c’est tenir compte de l’évolution de la société et des préférences du public-cible. « Si on se borne à la littérature francophone, la thématique la plus en vogue c’est la sexualité, les questions relatives au sexe. Cette approche est très captivante pour la jeunesse. C’est une thématique phare parce que le sexe est un sujet tabou mais reste au centre des curiosités», fait observer Jérôme Tossavi. Il reste convaincu que la littérature africaine, en l’occurrence celle du quartier latin de l’Afrique, reste un terrain fertile qui mûrit au fil du temps. Culture 18 mars 2021


Activités du mois de la Francophonie: Des causeries sur les récits littéraires
Dans le cadre du mois de la Francophonie 2021 qui se tient du 13 au 31 mars prochain, trois panels ont été animés, dans la matinée de ce mercredi 17 mars, à l’Institut français du Bénin (Ifb). Ces différentes causeries ont réuni des auteurs francophones et des lycéens, autour des sous-thèmes liés au prix Kourouma, les monologue et soliloque puis, la singularité des récits de femmes dans les narrations francophones. Des lycéens et autres littéraires face à des auteurs venus de divers pays francophones dont Haïti et la Suisse échangeant autour des narrations francophones en littérature. Cette image plutôt rare au Bénin témoigne de la portée et de la richesse des causeries animées, hier matin, dans le cadre de l’édition 2021 du mois de la Francophonie. Au total, trois panels ont été organisés. Le premier a porté sur le sous-thème : « Ecriture et prix Kourouma » avec comme invités, les auteurs Suisse d’origine camerounaise Max Lobé (prix Kourouma 2017) et Sénégalais Mohammed Mbougar Sarr (prix Kourouma 2015, intervenu par visioconférence depuis la France). Tous les deux ont partagé avec les jeunes participants des éléments de leurs créations littéraires et leurs expériences en tant que prix Kourouma. La deuxième causerie aborde les monologue et soliloque. Sèdjro Giovanni Houansou, auteur béninois (Grand prix théâtre Rfi 2018) et James Noël, poète et romancier haïtien, lauréat de nombreux prix, ont été les invités. Les deux romanciers évoquent les œuvres dans lesquelles l’auteur parle tout seul et à lui-même. Ainsi, ils ont partagé avec les jeunes apprenants, comment ils passent de l’acte de la pensée à l’acte d’écriture en matière de narration littéraire. Pour James Noël, il s’agit d’un processus « très complexe ». « Moi je ne pense pas en français, je ne pense pas en créole. Giovanni a dit qu’il n’aime pas les monologues. Moi non plus mais en même temps, nous sommes surpris de voir qu’un monologue nous traverse… Du coup, la question, c’est de savoir comment notre corps réussit à convertir des émotions, des sensations, des pulsions, et puis quelque chose émerge de tout cela qui est l’écriture qui passe au travers du créole ou du français… », explique l’auteur haïtien. Pour illustrer son propos, James Noël lit un extrait de son ouvrage intitulé « La migration des murs» qui tourne en ‘‘dérision’’ le processus du Brexit au point de faire marrer l’assistance. De son côté, Sèdjro Giovanni Houansou affirme qu’il pense dans plusieurs langues et qu’il va puiser des images et des sons dans toutes ces langues. A l’instar de James Noël, il a illustré son propos par un morceau choisi de son ouvrage intitulé « Les Inamovibles » publié en 2019. Le troisième et dernier panel de la matinée a réuni la Béninoise Sonia Couao-Zotti, médiatrice culturelle, auteure d’une bande dessinée (Bd) sur la reine Tassi Hangbé (après une première Bd sur le roi Béhanzin), et la poète romancière haïtienne, Emilie Prophète, auteure du livre «Les villages de Dieu ». Elles ont abordé la singularité des récits de femmes dans les narrations francophones. Ainsi, elles ont décrit, exemples à l’appui, comment elles campent les personnalités féminines lorsqu’elles écrivent un roman. A travers ce panel, les deux auteures ont appelé à plus d’égalité homme-femme, et surtout incité la gent féminine, particulièrement les jeunes filles présentes à la rencontre, à changer le regard (de sexe faible) qu’elles portent sur elles-mêmes. Culture 18 mars 2021


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