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Nouvelles

Restructuration de la Sonacop : Les gérants libres invités à se faire payer
A travers un communiqué, l'administrateur provisoire de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop Sa), C. Alain Honou, convie les gérants libres des stations-service au siège de la société pour le paiement des sommes qui leur sont dues." Dans le cadre de la restructuration de la Sonacop Sa, le gouvernement a mis à disposition des ressources pour le paiement intégral des sommes dues aux gérants libres des stations-service qui s’élèvent à six cent trente et un millions (631 000 000) francs Cfa ", informe C. Alain Honou. Il invite alors les gérants libres à se présenter au siège de la société, pour les formalités liées au retrait de leur chèque. Economie 03 mars 2021


Sport au service du développement:Le Conseil économique et social à l’écoute des dirigeants sportifs
Avec à leur tête Arouna Lawani, président de la Commission des affaires sociales et de l'éducation du Conseil économique et social (Ces), les conseillers de l’institution ont rencontré, lundi 1er mars dernier, les responsables des fédérations sportives et du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén) au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Au menu des discussions, l’état des lieux et les problèmes qui minent le développement du sport au Bénin. Arouna Lawani, président de la Commission des affaires sociales et de l'éducation du Conseil économique et social (Ces) et huit conseillers de l’institution ont échangé, au cours de leur descente, lundi 1er mars dernier, au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou, avec les dirigeants des fédérations sportives autour du thème « Le sport au service du développement économique et social au Bénin ». Cet exercice s'inscrit dans la volonté du Conseil économique et social (Ces) de contribuer à l’éclosion du sport au Bénin, selon Arouna Lawani. « Le plus important est de pouvoir recueillir des informations et formuler des recommandations en vue du développement des activités sportives », a-t-il déclaré. C’est l’occasion pour Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois de faire l’état des lieux du sport béninois à ses hôtes. Selon lui, le Comité olympique compte 21 fédérations de sports qui ont permis au Bénin de disposer de quelques champions d'Afrique. Fustigeant les cadres juridique, administratif et organisationnel du sport au Bénin, il a estimé qu’il est important de travailler davantage pour les améliorer. Il s'est réjoui de cette démarche des conseillers qui ont bien voulu s’enquérir des problèmes qui minent le développement du sport au Bénin. « Nous pensons que les choses pourraient changer et nous nous attelons depuis quelques années à diagnostiquer les problèmes au niveau de chaque discipline », a-t-il ajouté. Invités à se prononcer sur la situation de leur discipline, les présidents de fédérations sportives ont, les uns après les autres, évoqué les problèmes relatifs à l’inadéquation ou l’inexistence des infrastructures sportives, à la formation des athlètes, au financement, au cadre juridique et autres. « La gestion du sport est difficile dans ce petit pays », martèle Romuald Hazoumè, président de la Fédération béninoise de Cyclisme qui se bat malgré les difficultés pour sortir le vélo béninois des sentiers battus. Comme lui, Abdon Déguénon, président de la Fédération béninoise de Natation et David Gbadamassi, président de la Fédération béninoise d’Aviron, déplorent l’absence d’infrastructures de sports nautiques. Quant à Viérin Dégon, président de la Fédération béninoise d’Athlétisme, il sollicite le soutien du Conseil économique et social afin que les doléances relatives aux infrastructures soient portées au plus haut niveau de l’Etat. A l’unanimité, tous pensent que la politique sportive mérite d’être revisitée. Satisfaite des échanges, la délégation du Ces a pris l’engagement de jouer sa partition pour l’essor des sportifs au Bénin. Sports 03 mars 2021


Lutte contre la propagation de la Covid-19:Lokossa et Grand-Popo sensibilisées aux bonnes pratiques
Alors que le monde connait un regain de contamination à la Covid-19, le Bénin multiplie les actions de sensibilisation de ses populations afin de limiter la propagation du mal. Ainsi, le ministère du Travail et de la Fonction publique à travers l’Institut de Formation sociale, économique et civique (Infosec) est allé vers les populations de Lokossa et de Grand-Popo pour les sensibiliser. Ceci dans le cadre d’une série de journées d’éducation à la citoyenneté initiée par l’Institut. Elus locaux, têtes couronnées, acteurs de la société civile et autorités sécuritaires ont pris part à chaque journée de sensibilisation dont l’objectif était entre autres, de présenter les pratiques d’incivisme et leurs conséquences en ce qui concerne la propagation de la Covid-19 au Bénin. Il s'agit aussi de sensibiliser aux pratiques innovantes pour promouvoir efficacement la citoyenneté dans une crise sanitaire comme celle de la Covid-19. Pour ce faire, les participants ont eu droit à des communications sur des thématiques telles que « L’incivisme comme vecteur de propagation du coronavirus » et « Responsabilité citoyenne dans la lutte contre la propagation de la Covid-19 ». Pour Moussibaou Fassassi, directeur général de l’Infosec, les bonnes pratiques ont été véhiculées plusieurs fois par les autorités sanitaires et le gouvernement, et il faille que toutes les composantes de la société se mobilisent pour sensibiliser les populations à la base afin de vulgariser ces bonnes pratiques. Après avoir reconnu la présence effective de cas positifs dans le département du Mono, le préfet Sedzro Komlan Zinsou a invité les uns et les autres à l’observance stricte des mesures barrières édictées. De quoi donner un nouveau souffle à la lutte contre la propagation du coronavirus au Bénin? Désiré VIGAN A/R Mono-Couffo Société 03 mars 2021


Audition:Une personne sur 4 devrait avoir des problèmes d’ici 2050
L’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) publie le premier rapport mondial sur l’audition, à l’occasion de la Journée mondiale de l’audition (3 mars). Le document souligne la nécessité d’intensifier les efforts de prévention et de lutte contre la perte auditive en investissant et en élargissant l’accès aux services de soins auditifs. D’ici 2050, près de 2,5 milliards de personnes dans le monde, soit une personne sur quatre, vivront avec un certain degré de perte auditive. Au moins 700 millions de personnes auront besoin d’avoir accès à des soins auditifs et à d’autres services de réadaptation à moins que des mesures ne soient prises. C’est l’ampleur estimée par le premier rapport de l’Oms sur l’audition. Des solutions qui pourraient être intégrées dans les systèmes de santé sont aussi proposées. Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’organisation en charge de la santé, a rappelé que la « capacité d’entendre est précieuse. Une perte auditive non traitée peut avoir un impact dévastateur sur la capacité des gens à communiquer, à étudier et à gagner leur vie. Elle peut également avoir un impact sur la santé mentale des personnes et leur capacité à maintenir des relations ». L’investissement dans les soins auditifs s’est montré rentable : l’Oms calcule que les gouvernements peuvent s’attendre à un rendement de près de 16 dollars pour chaque 1 $ US investi. Principales conclusions du rapport Le manque d’informations exactes et les attitudes stigmatisantes à l’égard des maladies de l’oreille et de la perte auditive limitent souvent l’accès aux soins pour ces affections. Même chez les fournisseurs de soins de santé, on constate souvent un manque de connaissances sur la prévention, l’identification précoce et la prise en charge de la perte auditive et des maladies de l’oreille, ce qui nuit à leur capacité de fournir les soins requis. Dans la plupart des pays, les soins auditifs ne sont toujours pas intégrés dans les systèmes de santé nationaux et l’accès aux services de soins est difficile pour les personnes atteintes de maladies de l’oreille et de perte auditive. De plus, l’accès aux soins auditifs est mal mesuré et documenté. Mais l’écart le plus flagrant dans la capacité du système de santé est dans les ressources humaines. Parmi les pays à faible revenu, environ 78 % ont moins d’un spécialiste de l’oreille, du nez et de la gorge (oto-rhino-laryngologiste / Orl) par million d’habitants ; 93 % ont moins d’un audiologiste par million ; seulement 17 % ont un orthophoniste ou plus par million; et 50 % ont un ou plusieurs enseignants pour les sourds par million. Cette lacune peut être comblée par l’intégration des soins auditifs dans les soins de santé primaires au moyen de stratégies telles que le partage des tâches et la formation, décrites dans le rapport. Même dans les pays où les proportions de professionnels de l’oreille et de l’ouïe sont relativement élevées, une répartition inégale des spécialistes est notée. Cela pose non seulement des défis aux personnes qui ont besoin de soins, mais impose également des exigences déraisonnables aux cadres qui fournissent ces services. Principales causes de perte auditive Chez les enfants, près de 60% de la perte auditive peut être évitée grâce à des mesures telles que la vaccination pour la prévention de la rubéole et de la méningite, l’amélioration des soins maternels et néonatals, le dépistage et la prise en charge précoce des médias otites (maladies inflammatoires de l’oreille moyenne). Chez les adultes, le contrôle du bruit, l’écoute et la surveillance sécuritaires des médicaments toxiques pour les oreilles, ainsi qu’une bonne hygiène de l’oreille peuvent aider à maintenir une bonne audition et à réduire le risque de perte auditive. L’identification est la première étape dans la lutte contre la perte auditive et les maladies connexes de l’oreille. Le dépistage clinique à des moments stratégiques de la vie permet d’identifier le plus tôt possible toutes pertes auditives. A l’aide d’une formation et des ressources, il est actuellement possible, grâce aux progrès technologiques, d’identifier les maladies de l’oreille et la perte auditive à tout âge, dans les milieux cliniques ou communautaires. Le dépistage peut même avoir lieu dans des situations difficiles comme celles rencontrées pendant la pandémie du Covid-19 et dans des régions mal desservies et isolées. Accès à des soins opportuns et appropriés Une fois diagnostiquée, l’intervention précoce est essentielle. Le traitement médical et chirurgical peut guérir la plupart des maladies de l’oreille, renversant potentiellement la perte auditive associée. Toutefois, lorsque la perte auditive est irréversible, la réadaptation peut faire en sorte que les personnes touchées évitent les conséquences néfastes de la perte auditive. Le rapport note que l’utilisation du langage des signes et d’autres moyens de substitution sensorielle tels que la lecture sur les lèvres sont des options importantes pour de nombreuses personnes sourdes. La technologie et les services d’assistance auditive tels que le sous-titrage et l’interprétation de la langue des signes peuvent améliorer davantage l’accès à la communication et à l’éducation pour les personnes malentendantes. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’office des Nations Unies à Genève (Suisse) Santé 03 mars 2021


Léonide Isidore Gbaguidi, président de la Fédération béninoise de Gymnastique:« L’année 2020 a été difficile, nous n'avons pas fini de payer nos dettes »
L’année 2020 n'a pas été une année blanche à la Fédération béninoise de Gymnastique en dépit de la suspension de toutes les activités sportives à cause du coronavirus et de l’absence des subventions de l’Etat. A travers cette interview, Léonide Isidore Gbaguidi, président de la Fédération béninoise de Gymnastique parle des difficultés rencontrées en 2020 et annonce les activités prévues en cette année 2021. La Nation : Le coronavirus a empêché le bon déroulement des activités en 2020. Comment avez-vous pu gérer cette année spéciale sans subventions ? Léonide Isidore Gbaguidi : 2020 a été pour tout le mouvement sportif et notamment pour la Fédération béninoise de Gymnastique (Febegym), une année particulièrement difficile en raison de la pandémie du Covid-19. On avait démarré normalement l’année avec la participation des athlètes au Championnat d'Afrique de Gymnastique aérobic qui s'est tenu en mars 2020 à Sharm El Sheikh en Egypte. Ils ont gagné au total 18 médailles. C'est après cette prouesse que les mesures de suspension ont été prises en Conseil des ministres. Nous nous sommes alors conformés strictement à ces mesures. Nous avons gardé le contact avec nos athlètes et leurs parents. Différents exercices leur ont été donnés, en ligne, par les entraîneurs sous le contrôle de la direction technique nationale en vue de maintenir leur niveau. En gymnastique, 2020 n'a pas été une année blanche en dépit de l’absence des subventions de l’Etat. Vous imaginez que cela n'a pas du tout été facile pour les acteurs de la gymnastique béninoise. Nous n'avons pas fini de payer les dettes liées à ces activités. Etant une jeune fédération, nous sommes comme victimes de notre efficacité et de nos performances. Comment aviez-vous accueilli la levée de la suspension des activités sportives ? La levée de cette suspension a été très bien accueillie par tous les acteurs, notamment les athlètes et les entraîneurs. Cela a été un soulagement pour tous. Le stress était à son paroxysme. Car les activités de maintien n'équivalent pas aux entraînements et les entraînements ne sont pas synonymes de championnats. Mais, nous devons travailler en tenant désormais compte de l'existence du Covid-19. En d'autres termes, nous devons respecter les mesures de prévention mises en place par les autorités sanitaires. Car, il faut bien être en vie avant de faire le sport. Comment vous vous êtes organisés pour reprendre vos activités ? La reprise des activités a été progressive. Le Bureau exécutif a d'abord, juste après la levée de la suspension, tenu une réunion pour faire le bilan de la situation et discuter des mesures à prendre pour une reprise sans conséquences sur les athlètes. Ensuite, une autre réunion tripartite a eu lieu entre le comité exécutif, la direction technique et tous les bureaux des commissions techniques. Ce qui nous a permis de discuter des détails techniques de la reprise des activités. Cette réunion de travail s'est vite transformée en une séance de formation en préparation physique, anatomie, physiologie, psychologie, théorie de l'entraînement, développement à Long Terme des Performances de l'Athlète (Dltpa ou Dlta), etc. Nous nous sommes donc entendus sur la marche à suivre par tous les entraîneurs de la Febegym. Après cela, tout le staff technique a été invité à évaluer l'état des équipements rangés au magasin depuis mi-mars 2020. Enfin, un communiqué a été publié par mes soins invitant tous les acteurs à la reprise des activités. Parlez-nous de votre plan de travail de l'année 2021 ? Les activités prévues pour 2021 sont multiples et multiformes. Parlant sincèrement, nous avons trop de soucis financiers pour nous y engager comme à l'accoutumée. N'ayant pas reçu de subventions en 2020 et pas encore en 2021 et ayant préparé et participé au Championnat d'Afrique 2020, nous avons des dettes qui ne sont pas payées à cette date. Bien que, en tant que président, je me sois arrangé pour les paiements des dettes comme les billets d'avion pour 10 personnes, les frais d'hôtel en Egypte, l'entretien des athlètes et entraîneurs, etc., certains événements ont été reportés de 2020 à 2021 par la Fédération internationale de Gymnastique (Fig) ou l'Union africaine de Gymnastique (Uag). Nous devons participer à un championnat international en Egypte au début du mois de mai prochain. Nous devons nous y engager déjà ce mois de mars pour permettre au Comité d'organisation de prévoir les hôtels et la logistique. Nous avons également le Championnat d'Afrique de Trampoline, Double Mini Trampoline et Tumbling qui se tiendra en Namibie. Le Bénin sera présent à l'Assemblée générale de l'Union africaine de Gymnastique et celle de la Fédération internationale de Gymnastique cette année 2021. Il y a une académie de Trampoline que le Bénin doit abriter et une autre de Gymnastique Acrobatique qui sera abritée par le Burkina Faso ou le Bénin. Plusieurs camps de formation d'entraîneurs et des sessions de formation de juges sont programmés. Quel appel avez-vous à lancer aux gymnastes dans un contexte où ils doivent observer désormais les gestes barrières ? Je remercie la famille de la Gymnastique béninoise, notamment les athlètes pour le sacrifice qu'ils consentent. Et, je demande à toutes et à tous de respecter les gestes barrières et de ne pas hésiter à faire le dépistage qui est gratuit. Sports 03 mars 2021


Riposte à la Covid-19:L’Allemagne réitère son soutien au Bénin
La République fédérale d’Allemagne renouvelle son engagement en faveur du Bénin dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. Elle lui a fait don de plusieurs lots d’intrants de laboratoire et de kits de diagnostic de la Covid-19. La remise officielle des dons a eu lieu ce mardi 2 mars, à Cotonou, en présence de Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. La République fédérale d’Allemagne à travers la Giz ne marchande pas son soutien au Bénin dans le cadre de la riposte à la Covid-19. Elle vient de mettre à sa disposition des matériels de laboratoire composés de 600 kits de diagnostic pour détection de Covid-19, 60 kits de diagnostic pour confirmation de Covid-19 et 660 Enzymes pour les tests de détection moléculaire, ce qui permettra d’effectuer des tests sur environ soixante mille échantillons. D’un montant global d’environ cent millions de F Cfa, ce don permettra de rendre disponibles des informations fiables sur la gestion de la pandémie au Bénin. La remise des matériels soulage le Bénin. « C’est un plaisir pour moi de réceptionner ce don de matériels en ce moment même où l’urgence de la réponse sanitaire engendrée par la Covid-19 est devenue un défi majeur pour les systèmes de santé du monde y compris le nôtre. Votre appui de ce jour vient à point nommé et va fortement contribuer à la riposte au Bénin contre la deuxième vague de la pandémie qui se révèle encore plus virulente et qui nous oblige à renforcer nos moyens d’actions dans tous les domaines de la riposte notamment celui du laboratoire », apprécie Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. L’Allemagne n’est pas à son premier geste au Bénin. Ce nouvel appui fait suite aux deux premiers déjà apportés par le groupe « déploiement rapide d’experts dans le domaine de la santé d’Allemagne (Seeg) », rappelle Achim Tröster, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin. Benjamin Hounkpatin salue la constance du geste : « Depuis le début de la pandémie, le gouvernement et le peuple béninois bénéficient de la solidarité et du soutien de l’Allemagne à travers divers appuis aux actions de prévention et de riposte engagées dans notre pays ». Bien qu’étant un remède, la vaccination pose un problème de disponibilité auquel sont confrontés les pays. Le souci de l’Allemagne, martèle Achim Tröster, est de faciliter l’accès au vaccin pour tout le monde. Le Bénin est privilégié. « L’arrivée du matériel de détection coïncide avec une première mission qu’effectuent des experts virologues de la ‘’Charité à Berlin’’, l’hôpital de référence allemand, dans le cadre d’un projet d’appui spécifique au laboratoire des fièvres hémorragiques virales de Cotonou », explique le communiqué de presse rendu disponible dans le cadre de la remise officielle des matériels. Ce projet prévu pour durer un an, vise le renforcement des capacités des laboratoires au Bénin. Il est estimé à plus de cinq cent quatre-vingt-dix millions de F Cfa. La mission soutient entre autres, l’analyse des capacités du laboratoire central et de deux laboratoires satellites, l’identification des besoins en équipements supplémentaires, l’introduction des méthodes d’identification. Santé 03 mars 2021


Présidentielle apaisée:L’Eglise protestante méthodiste du Bénin s’en préoccupe
L’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb) organise trois grandes séances de prières à Porto-Novo, Dassa-Zoumè et Parakou pour implorer la bienveillance de Dieu afin que l’élection présidentielle du 11 avril prochain se déroule dans un climat apaisé. L’annonce a été faite en marge du culte de clôture du 1er synode biennal de l’église, célébré dimanche 28 février dernier à Sèmè-Podji. Le déroulement dans une atmosphère pacifique de l’élection présidentielle du 11 avril prochain préoccupe l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb). Le premier synode biennal de cette confession religieuse qui s’est déroulé du 22 au 28 février dernier au temple Grâce divine d’Ekpè dans la commune de Sèmè-Podji s’est entre autres penché sur la situation sociopolitique du Bénin en cette période préélectorale. Selon la lettre qui a sanctionné les assises clôturées par un culte solennel célébré dimanche 28 février dernier, l’Epmb et le Conseil œcuménique national des églises du Bénin (Coneb) ont décidé d’implorer la bienveillance de Dieu sur le Bénin en cette période sensible. Ceci, à travers l’organisation de trois grandes séances de prières, a informé le révérend pasteur Clément Daré Akpaki, secrétaire général de l’Epmb qui a lu la lettre. Il a annoncé que la première grande prière aura lieu mercredi 10 mars prochain au temple Cité de Grâce de Porto-Novo. Les deux autres sont programmées respectivement pour mercredi 17 mars prochain au temple Jérusalem de Dassa-Zoumè et samedi 27 mars prochain au temple Ebénézer de Parakou Gare. Les trois séances de prières auront toutes lieu de 18 h à 18 h 30 min, précise-t-il. « L’Epmb et le Coneb conscients de l’esprit de convivialité et de paix qui caractérise le peuple béninois depuis l’historique Conférence des forces vives de la nation de février 1990, et au regard des résultats du dialogue politique d’octobre 2019, tiennent d’abord à féliciter le peuple béninois et le gouvernement en particulier pour l’organisation à bonne date de l’élection présidentielle qui aura lieu, le 11 avril 2021. Nous félicitons toutes les institutions républicaines, impliquées dans le processus en cours, qui jouent convenablement leur rôle pour une élection inclusive. Ainsi, nous en appelons à la paix, la paix et rien que la paix », renseigne la lettre. Pour l’Epmb, les contradictions et divergences d’opinion qui s’expriment et se développent actuellement sur le terrain dénotent la vitalité de la démocratie béninoise. Sept nouveaux pasteurs consacrés « C’est une bonne chose. Nous devons nous en féliciter car c’est un signe de la pluralité de pensés, de liberté d’opinion et d’expression démocratique. Que tout se déroule dans la paix, pour la paix et le développement holistique durable de notre pays », souhaitent les assises. Pour ce faire, l’Epmb et le Coneb exhortent les uns et les autres à éviter les écarts de langage en restant courtois, à préserver la paix en évitant tout acte qui n’est pas de nature à rassembler. Les pasteurs et les délégués à ce premier synode biennal louent les efforts du gouvernement pour le développement, l’investissement et le mieux-être des populations à travers les mesures sociales de plus en plus prioritaires pour le président de la République et son gouvernement. Ils encouragent ces efforts inlassables dans le cadre de la renaissance du Bénin et saluent le pragmatisme et le leadership éclairé du président Patrice Talon pour la mise en œuvre des grands projets visant la disponibilité et l’accessibilité à l’eau potable, l’éclairage, les infrastructures routières et sanitaires. Présent à ce culte de clôture dit par Kponjesu Amos Hounsa, président de l’Epmb, le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla a porté le message d’encouragement du chef de l’Etat à l’Epmb. Selon lui, le gouvernement se réjouit de constater que la réconciliation et la réunification amorcées avec la médiation du président de la République en 2016 portent leurs fruits. Alain Orounla félicite l’Epmb pour les appels à la paix et ses prières dans la perspective du déroulement dans un climat pacifique de l’élection présidentielle. Le culte au cours duquel sept nouveaux pasteurs ont été consacrés a connu la présence de plusieurs autres personnalités. Il s’agit du conseiller spécial du président de la République, Johannes Dagnon, du président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, du président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian et du ministre de la Justice et de la Législation, Sévérin Quenum. Actualités 03 mars 2021


Criet/Pour usage de fausse attestation et escroquerie: Sébastien Ajavon condamné à cinq ans de prison ferme (Mandat d’arrêt décerné contre l’homme d’affaires)
L’affaire qui oppose Sébastien Germain Ajavon à l’Etat béninois, précisément la direction générale des Impôts a livré son verdict tard dans la nuit du lundi 1er mars dernier à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Au pénal, l’homme d’affaires a été condamné par défaut à cinq ans d’emprisonnement ferme et à 2,4 millions F Cfa d’amende. Il a été déclaré coupable des faits d’usage de fausse attestation et d’escroquerie. Absent à la barre, la cour a décerné un mandat d’arrêt contre lui. Au plan civil, Sébastien Germain Ajavon est condamné à payer à l’Etat béninois à titre de dommages-intérêts les sommes de 80 958 254 863 F Cfa pour les préjudices subis par l’administration fiscale et 60 milliards F Cfa pour les autres préjudices non fiscaux. Ce qui fait un montant total de 140 958 254 863 F Cfa de réparation à la charge de l’ex-roi de la volaille hors du pays depuis 2018. Mouftaou Lalèyè, co-prévenu de l’homme d’affaires, a été, quant à lui, retenu dans les liens de fausse attestation. Il a été condamné à deux ans d’emprisonnement ferme et à 400 mille F Cfa d’amende. La cour a décerné un mandat de dépôt contre Mouftaou Lalèyè qui était présent à la barre. L’ancien ambassadeur du Bénin près le Nigeria séjourne désormais à la prison civile d’Akpro-Missérété. Les deux condamnés ont chacun 15 jours pour faire appel s’ils ne sont pas satisfaits du jugement de cette affaire qui remonte à 2013 sous le régime précédent. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau   Actualités 03 mars 2021


Feue Conceptia Ouinsou : Un parcours admirable
Ce jour mardi 2 mars 2021, cela fait exactement dix ans que la nation béninoise a perdu l’une de ses fiertés : Conception Ouinsou, ancienne présidente de la Cour constitutionnelle… Retour sur le parcours élogieux d’une femme de science et de mérite. Né le 21 septembre 1942 à Grande-Saline en Haïti, Conceptia Ouinsou a fait ses études fondamentales en Haïti où elle décroche le baccalauréat en juillet 1962, une Licence en Sciences sociales et administratives en 1965 et une Licence en droit en 1968. Elle poursuivra ses études en France où elle obtient à l’Université Paris 2, ses Diplôme d’études supérieures en droit privé (1969) et en sciences criminelles (1971). En avril 1975, elle décroche son Doctorat d’Etat en droit privé avant de réussir au concours d’Agrégation en droit privé en novembre 1985. Compétente, femme de science, elle a su partager ses connaissances aussi bien dans les milieux universitaires qu’à travers ses travaux et publications dont : « Réflexions sur le divorce au Bénin » (1981), « La Nationalité béninoise » (1983), « Les conditions des étrangers au Bénin » (1983) ; « Le nom de la femme mariée » (Communication en 1989), « L’enlèvement international d’enfant » (1990) ; « La compétence directe des juridictions béninoise » (1995), « Les grandes orientations du droit de la famille en Afrique francophone » (Communication à l’Université de Conalay en 1996) ; « Le projet du Code des personnes et de la famille du Bénin (Communication à l’Assemblée nationale en 1997)… Il n’est pas étonnant qu’elle fût sollicitée pour des missions d’enseignement dans plusieurs pays en Afrique notamment au Gabon, au Togo, au Burkina Faso, en Guinée, au Cameroun, en Côte d’Ivoire… Juriste de haut niveau, Agrégé de droit privé, Conceptia Liliane Dénis Ouinsou était avocate au barreau du Bénin. Elle fut coordonnatrice du Certificat d’aptitude à la profession d’avocat (Capa) et du Diplôme d’études supérieures spécialisées (Dess) de droit des affaires de 1996 à 1998. Plus tôt, de juin 1990 à février 1992, elle a été vice-recteur de l’Université nationale du Bénin après avoir occupé le poste de directrice des affaires académiques de 1985 à 1990. Conceptia Ouinsou fut membre des jurys d’agrégation de droit du Camès en 1993 (à Cotonou) et membre du collectif d’enseignants chargés de la préparation au concours d’agrégation des enseignants des facultés de droit de Lomé et de Cotonou en 1995 (à Lomé). Toujours dans les années 90, elle fut présidente du Comité scientifique sectoriel Droit-Économie et Chef du département Droit à la Faculté de droit. Elle sera pour peu de temps ministre de l’Education nationale et de la Recherche scientifique (mai – juin 1998) avant de rejoindre la Cour constitutionnelle dont elle fut la présidente de 1998 à 2008. Mérite ! Durant ses deux mandatures, elle a œuvré pour la consolidation de l'Etat de droit et de démocratie pluraliste en restant attachée à l’esprit de la Constitution et à l’intérêt général tels que défendus avant elle, par le Haut Conseil de la République sous la houlette de Mgr Isidore de Souza (1991-1993), puis la première mandature de la Cour constitutionnelle présidée par Elisabeth Pognon (1993-1998). La contribution de Conceptia Ouinsou à la consolidation de la démocratie lui a valu les hommages de l’Université d’Abomey-Calavi et de la Cour Constitutionnelle. Au cours d’un colloque placé sous le thème « Jurisprudence de la Cour constitutionnelle : les droits fondamentaux », l’actuel président de la Haute juridiction, Joseph Djogbénou, a reconnu les efforts accomplis sous la présidence Ouinsou dans le sens du renforcement de la protection des droits et des libertés des citoyens. Aussi, la 6ème mandature de la Cour constitutionnelle a-t-elle baptisé l’un des bâtiments nouvellement rénovés en son nom pour immortaliser sa contribution au rayonnement de l’institution. Conceptia Ouinsou fut une femme de mérite, une femme combative. Les nombreuses distinctions qu’elle reçut l’en témoignent : Officier des palmes académiques de la République Française ; Officier de l'ordre international des palmes académiques du Camès ; Grand Officier de l’Ordre national du Bénin ; Grand-Croix de l’Ordre national du Bénin ; Grand-Croix de l’Ordre allemand… Mère de trois enfants, Conceptia Liliane Dénis Ouinsou est décédé le 2 mars 2011. Actualités 02 mars 2021


Classement 2020 des pays africains les plus démocratiques, selon l’Eiu:Le Bénin dans le Top 20
L'Economist intelligence unit (Eiu) a publié, il y a quelques semaines, son classement 2020 sur la démocratie dans le monde. Au niveau du continent africain 50 pays ont été pris en compte par cette étude. La publication montre que durant les deux dernières années, la démocratie a globalement reculé dans le monde, sur le continent africain et plus particulièrement en Afrique subsaharienne. Pour cette année l’Eiu indique que le score moyen de la région chute à 4,16 contre 4,26 en 2018. Dans ce classement, le Bénin est 19e au plan africain malgré son recul de trois places par rapport à 2019, devançant ainsi des pays tels que la Côte d’Ivoire (21e), le Nigeria (22e) et bien d’autres. Au niveau du peloton de tête, l’on retrouve l’Ile Maurice (seul pays qualifié de pleine démocratie) suivi du Cap vert (démocratie imparfaite), du Botswana (démocratie imparfaite), de l’Afrique du sud (démocratie imparfaite) et de la Tunisie (démocratie imparfaite) pour ce qui est des cinq premiers pays. La lanterne rouge du classement est tenue par la République démocratique du Congo, que l’Eiu positionne dans la catégorie des démocraties autoritaires. Au total, l’institution classe sept pays africains dans la catégorie des démocraties imparfaites, quatorze dans la catégorie des hybrides et les vingt-huit autres sont rangés au sein des régimes autoritaires. « D’après l’Eiu, écrit l’Agence Ecofine, le recul de la démocratie sur le continent africain en général est essentiellement dû à la situation sécuritaire qui s’est détériorée dans plusieurs pays, et à la pandémie de Covid-19. L’avancée du djihadisme en Afrique de l’Ouest, notamment, a entraîné une déstabilisation des Etats qui ont eu de plus en plus de mal à contrôler leurs territoires ». « Cela a entraîné une détérioration des critères pertinents pour plusieurs pays dans la catégorie fonctionnement du gouvernement », indiquent les experts de l’institution dont les propos sont rapportés par l’Agence Ecofine. Ariel GBAGUIDI Actualités 02 mars 2021


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