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Nouvelles

Pandémie du Covid-19: Une crise sans précédent du marché du travail
La dernière analyse de l'impact du Covid-19 sur le marché du travail par l'Oit fait état de dommages massifs sur l’emploi et les revenus, avec des perspectives de reprise lente, inégale et aléatoire en 2021 à moins que les premières améliorations ne soient soutenues par des politiques de redressement centrées sur l'humain. Après les perturbations sans précédent qui ont marqué l’année 2020 en raison de la pandémie de Covid-19, le directeur général de l’Organisation Internationale du Travail (Oit), Guy Ryder, a déclaré que des signes d’une timide reprise économique apparaissent à travers le monde sur le marché du travail. Perte de 255 millions d’emplois Son organisation vient de publier la 7e édition de l’Observatoire de l’Oit, rapport confirmant le terrible impact subi par le marché du travail en 2020. Les derniers chiffres montrent que, sur l’ensemble de l’année, 8,8 % des heures de travail dans le monde ont été perdues (par rapport au quatrième trimestre 2019), ce qui équivaut à la perte de 255 millions d’emplois à temps plein. Ces heures de travail perdues recouvrent à la fois la réduction du nombre d’heures effectué par celles et ceux qui ont un travail, et le niveau « sans précédent » des pertes d’emplois qui touchent 114 millions de personnes. Inactivité plutôt que chômage Concrètement, 71 % de ces pertes d’emplois (81 millions de personnes) relèvent de l’inactivité plutôt que du chômage, ce qui signifie que ces personnes ont quitté le marché du travail parce qu’elles n’étaient pas en mesure de travailler, peut-être en raison des mesures de restrictions liées à la pandémie ou, tout simplement, parce qu’elles ont cessé de chercher du travail. Si l’on s’attache uniquement au chômage, on sous-estime donc gravement les conséquences du Covid-19 sur le marché du travail. 4,4 % du Produit intérieur brut mondial perdu Ces pertes massives ont entraîné une baisse de 8,3 % des revenus du travail de manière globale (avant la prise en compte des mesures de soutien), ce qui équivaut à 3700 milliards de dollars ou encore 4,4% du Produit intérieur brut mondial (Pib). Femmes et jeunes, les plus touchés Les femmes ont été plus touchées que les hommes par les perturbations entraînées par la pandémie sur le marché du travail. Au niveau mondial, les pertes d’emplois ayant affecté les femmes s’élèvent à 5 % contre 3,9 % pour les hommes. Les jeunes travailleurs ont été également particulièrement impactés, soit en perdant leur emploi, soit en quittant la vie active ou encore en retardant leur entrée sur le marché du travail. Les pertes d’emplois chez les jeunes (âgés de 15 à 24 ans) s’élevaient à 8,7 %, contre 3,7 % pour les adultes. « Cela met en évidence le risque plus que jamais réel d’une génération perdue », peut-on lire dans le document de l’Oit. Conséquences inégales Le rapport met en évidence les conséquences inégales sur les différents secteurs économiques, géographiques et sur le marché du travail dans sa diversité. Il fait part de son inquiétude face à la possibilité d’une reprise au sein de laquelle les secteurs et les travailleurs les plus touchés pourraient être laissés de côté et rater le train de la reprise économique, ce qui conduirait à une augmentation des inégalités si des mesures ne sont pas prises afin de contrer ce phénomène. Le secteur le plus touché est celui des activités d’hébergement et de restauration, dans lequel l’emploi a baissé de plus de 20 %, en moyenne, suivi par le commerce et les activités de fabrication. Hausse des embauches au 2nd et 3e trimestres 2020 On a assisté à une hausse des embauches aux deuxième et troisième trimestres 2020 dans l’information et la communication ainsi que dans les activités financières et d’assurances. Des gains marginaux ont également été enregistrés pour les activités extractives et les services. Même si un haut degré d’incertitude demeure, les dernières prévisions pour 2021 indiquent que la plupart des pays devraient connaître une croissance relativement forte dans la deuxième moitié de l’année, au fur et à mesure que les programmes de vaccinations seront opérationnels. Trois scénarios possibles en 2021 L’Observatoire de l’Oit présente trois scénarios en matière de relance : un scénario de référence, un scénario pessimiste et un scénario optimiste. Le scénario de référence, basé sur les prévisions du Fonds monétaire international d’octobre 2020, prévoit une perte de 3 % du nombre d’heures de travail dans le monde en 2021. Si l’on suit le scénario pessimiste qui part du principe que les progrès seront lents, en particulier en ce qui concerne la vaccination, les heures de travail baisseraient de 4,6 %, alors que si l’on suit le scénario optimiste, la baisse serait de 1,3 %. Dans tous les scénarios, les Amériques, l'Europe et l'Asie centrale subiraient environ deux fois les pertes d'heures de travail des autres régions. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’office des Nations Unies à Genève (Suisse) International 27 janv. 2021


Incendie dans un marché autogéré à Nikki : Près de six tonnes de coton parties en fumée
Le feu a eu raison d’une récolte de coton, lundi 25 janvier dernier, dans le village de Sansi, à Nikki. A l’arrivée, près de six tonnes sur les dix exposées au niveau du marché autogéré sont parties en fumée. Encore un manque à gagner par rapport à la campagne cotonnière 2020-2021 qui bat son plein au Bénin. Un stock non négligeable de coton a été brûlé, lundi 25 janvier dernier, dans le marché autogéré du village Sansi, à Nikki. Selon les témoins, l’incendie dont on ignore encore l’origine s’est déclenché au moment où des enfants étaient occupés à damer le tas de coton stocké sur les lieux. L’alerte a été donnée par un passant qui a constaté le feu. Rapidement, les habitants du village se sont mobilisés pour maîtriser la situation. Malgré leur intervention, six tonnes sur environ les dix qui étaient stockées sur le marché sont parties en fumée. Le vent de l’harmattan qui souffle actuellement dans les localités du septentrion ne leur a pas facilité la tâche. Pour les producteurs concernés, ce sont beaucoup d’efforts qui viennent d’être anéantis. Société 27 janv. 2021


Communauté des communes des lagunes côtières: Angelo Ahouandjinou élu président
Angelo Ahouandjinou, maire d’Abomey-Calavi, l’une des cinq communes membres du regroupement territorial dénommé Communauté des communes des lagunes côtières (Cclc) a été élu, hier mardi 26 janvier, à la tête du bureau du conseil. L’élection du président et des autres membres du bureau est intervenue à la suite de la cérémonie d’installation, à Grand-Popo, des quinze conseillers de la deuxième mandature du conseil communautaire. Les quinze nouveaux conseillers de la Communauté des communes des lagunes côtières (Cclc) ont accordé, hier, leur confiance au maire d’Abomey-Calavi pour présider aux destinées de la Cclc durant les cinq années à venir. Le maire Angelo Ahouandjinou est élu à l’unanimité des représentants des cinq communes membres de la communauté. Abomey-Calavi, Ouidah, Kpomassè, Comé et Grand-Popo sont les cinq communes membres ayant désigné les quinze conseillers communautaires à raison de trois par commune. Le président du conseil sera aidé dans ses fonctions par les maires de Grand-Popo et de Ouidah élus respectivement aux postes de premier et deuxième vice-présidents. Également, quatre commissions techniques ont été mises en place pour soutenir le bureau dans l’atteinte des objectifs de la Cclc. Au nom du nouveau bureau, le président Ahouandjinou a promis de sortir le regroupement de sa léthargie. Laquelle serait due notamment à la non libération des subventions des membres de la Cclc dont les projets majeurs sont en souffrance. Espérant que la donne va changer par rapport à la contribution financière des communes et à la mobilisation des financements complémentaires, le nouveau président compte inscrire le regroupement dans la dynamique du développement qui prévaut au niveau national afin que la Cclc se rende plus utile à ses communautés. « Nous allons mettre nos pas dans ceux du chef de l’État pour ne pas décevoir les attentes», insiste le maire de la commune d’Abomey-Calavi. En somme, Angelo Ahouandjinou et son équipe s’engagent à écrire une page heureuse de la Cclc durant leur mandature. Leur élection a été présidée par Komlan Zinsou, préfet du Mono et le secrétaire général du département de l’Atlantique, Robert Hounsou, représentant le préfet. Pour rappel, la Cclc dont le siège est dans la ville de Grand-Popo est fondée par le décret numéro 2016-388 du 30 juin 2016 portant approbation de la création de la Communauté des communes des lagunes côtières (Cclc). Lequel est pris conformément à un autre décret numéro 2012-308 du 28 août 2012, portant règles de création, d’organisation et de gestion des établissements publics de coopération intercommunale. Les communes membres de la Cclc sont traversées par une succession de fleuves, de lacs et de lagunes. Actualités 27 janv. 2021


Concours « Ouidah ville propre »: Les trois arrondissements les plus propres récompensés
Le concours « Ouidah ville propre » a connu son épilogue, samedi 23 janvier dernier, dans la ville touristique par la remise de prix aux gagnants. C’est Savi-Gakpé qui a remporté le premier prix de l’ arrondissement le plus propre devant les arrondissements de Ouidah centre et de Pahou qui ont enlevé respectivement les deuxième et troisième prix. Le concours « Ouidah ville propre » se conjugue désormais au passé. Ce concours qui en est à sa première édition a permis de mettre les dix arrondissements de la commune de Ouidah en compétition afin d’élire l’arrondissement le plus propre. Compte tenu de la grandeur de l’arrondissement de Pahou en superficie et surtout en populations, il a été subdivisé en 4 arrondissements. Ce qui fait au total 13 arrondissements sur la ligne de départ. Et puisque la mairie doit garantir un équilibre dans la répatition des infrastructures sociocommunautaires, le jury a opté pour un zonage des 13 arrondissements en quatre zones dont Pahou, Avlékété-Djègbadji-Houakpé, Savi-Gakpé et Ouidah centre. Ainsi, chaque arrondissement a présenté cinq différents sites propres à savoir : une école publique, un centre de santé, une rue de 500 m environ et deux places publiques. A l’arrivée, c’est Savi-Gakpé qui a été l’arrondissement le plus propre. Il remporte le premier prix devant les arrondissements de Ouidah centre et de Pahou. Alain Adjibadé, directeur exécutif de l’initiative « Bénin ville propre », a tenu à remercier toute la population de Ouidah, les chefs d’arrondissement de même que les partenaires techniques et financiers qui se sont donnés à fond pour faire de ce concours une réalité. Il a fait savoir que ce concours est le fruit de l’abnégation et du travail acharné de tous. Il ajoute que l’Ong s’est donné comme mission d’accompagner les différentes mairies du Bénin afin de rendre les différentes villes propres. Environnement sain, zéro maladie Valéry Lawson, directeur général de la Société de gestion des déchets solides et de la salubrité du Grand Nokoué, a fait savoir que sa société a la responsabilité de veiller à ce que les acquis obtenus par les récipiendaires durant ces trois mois et demi soient pérennisés. «Nous allons faire en sorte que les chefs d’arrondissement restent dans cette dynamique. A la fin de l’année, nous avons la responsabilité d’aller constater si les cadres sont toujours maintenus propres. Nous avons la joie de vivre lorsque nous sommes dans un environnement propre », a-t-il souligné. Il a exhorté tous les partenaires à continuer de soutenir l’initiative «Bénin Ville propre ». Quant aux populations, il les a invitées à accompagner les divers responsables de leurs arrondissements afin que le cadre de vie puisse toujours être maintenu propre. Christian Houétchénou, maire de Ouidah, a noté que le plus grand gagnant dans ce concours est la ville. Il a informé que les trois zones qui ont été primées recevront des infrastructures de jeunesse afin de permettre aux populations de se divertir. « Comme vous le savez très bien, toute la ville de Ouidah s’est engagée et au-delà des difficultés techniques que le comité a rencontrées pour proclamer les résultats, il était important que nous puissions positionner les infrastructures pour faire en sorte que le plus grand nombre puisse en bénéficier. Nous avions donc retenu trois zones dont la zone Savi-Gakpé qui est la première, qui recevra l’infrastructure, la zone Ouidah centre qui est la deuxième et qui recevra aussi une infrastructure, puis la zone de Pahou classée troisième qui recevra également une infrastructure », précise-t-il. Christian Houetchénou prend l’engagement de mobiliser les ressources financières avec l’appui des partenaires afin qu’une quatrième infrastructure soit érigée à Djègbadji-Avlékété qui est la quatrième zone. Il souligne qu’au-delà de ces prix, les populations de Ouidah ont acquis, durant ces trois mois, des notions pour rendre salubre leur cadre de vie. Il demande aux populations de perpétuer ces acquis afin d’éloigner d’elles toutes sortes de maladies. Environnement 25 janv. 2021


Election présidentielle 2021: Moele-Bénin de Jacques Ayadji fait sa rentrée politique
Premier parti politique à avoir invité le président Patrice Talon, à être candidat à sa propre succession, le Mouvement des élites engagés pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin) sonne la mobilisation de ses membres pour affronter les défis de la présidentielle du 11 avril prochain. Le parti a fait sa rentrée politique, samedi 23 janvier dernier, à Porto-Novo, sous l’égide de son président, Jacques Ayadji. Se ressourcer, s’apprécier et se projeter dans l’avenir. Tels sont les grands objectifs de la rentrée politique effectuée, ce samedi 23 janvier, à Porto-Novo, par le Mouvement des élites engagés pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin). Ce rendez-vous politique a été l’occasion pour le parti de faire le bilan de ses actions passées dans un esprit critique mais constructif pour tracer le chemin et fixer les objectifs pour les mois à venir. Pour le président de Moele-Bénin, Jacques Ayadji, la présidentielle du 11 avril prochain constitue le déterminant des activités du parti dans les mois à venir. Voir loin et bien reste le label du parti, indique-t-il. Jacques Ayadji a saisi l’occasion de cette rencontre pour procéder à la présentation et l'installation dans leurs fonctions des membres du bureau politique national et des responsables à divers niveaux des organes techniques du parti. Selon lui, cette installation est un acte majeur et crucial dans la marche du parti. Le président de Moele-Bénin a partagé avec l’assistance la compréhension qui est la sienne quant à la prise de responsabilités au sein des organes dirigeants du parti notamment le bureau politique national et les organes techniques. Il rappelle que la prise de responsabilité est certes un engagement à servir le parti loyalement et avec détermination pour le faire grandir, le faire rayonner et renforcer son ancrage au plan national. Mais elle va au-delà, insiste Jacques Ayadji. Il s’agit, surtout à l’en croire, de s’engager à servir le creuset politique librement choisi pour donner l’exemple à ceux en attente de prendre aussi des responsabilités et se préparer à assumer des charges nationales. Le Prd engagé Jacques Ayadji a invité les organes dirigeants installés qu’ils n’ont pas droit à l’erreur. Ils doivent s’acquitter de leurs attributions avec responsabilité et dévouement dans l’intérêt supérieur du parti. « Votre satisfaction morale en fin de mandat se prépare dès votre entrée en fonction où vous restez pour les autres membres, le miroir dont ils ont besoin pour faire pareil à votre suite », a rappelé le président de Moele Bénin à chaque responsable installé. Présent à la cérémonie d’ouverture officielle des travaux de cette rentrée politique, le Parti du renouveau démocratique de Me Adrien Houngbédji, à travers la voix de son représentant, Belmus Djidossi, a clairement laissé entendre que le Prd travaillera à la réélection de Patrice Talon. « En tant que membre de la même famille, le Prd souhaiterait que les différentes conclusions et les grandes lignes qui sortiront de votre rentrée politique, puissent réellement permettre que, dans la vérité, nous puissions travailler pour l’enracinement des acquis démocratiques et le triomphe du pouvoir de notre chef d’Etat et ensemble nous puissions continuer les œuvres entamées », a déclaré le vice-président du Prd. Politique 25 janv. 2021


Edouard Loko sur Café médias plus: «C’est normal que Talon fasse son second mandat»
Auteur du livre « Patrice Talon président, un déconfinement de l’homme en toute transgression » paru aux éditions L’Harmattan, Edouard Loko est l’invité du Club des médias, Café médias plus, du vendredi 21 janvier dernier. Face aux journalistes, le chargé de mission du chef de l’Etat Patrice Talon est revenu, entre autres, sur les coulisses de son livre, les premiers meetings du candidat Patrice Talon en 2016, les moments forts voire palpitants de la précampagne électorale jusqu’aux prémices de sa candidature pour le 11 avril 2021. Une élection que le président-candidat remportera sans doute, selon lui. Le président de la République, Patrice Talon, le plus grand favori des candidats à la présidentielle du 11 avril, sera réélu au soir de l’élection pour son second mandat. C’est du moins ce que pense Edouard Loko, auteur du livre « Patrice Talon président, un déconfinement de l’homme en toute transgression ». Il s’est prononcé, vendredi dernier, lors de la causerie-débat organisée par Café médias plus. Pour soutenir une telle position, le chargé de mission du chef de l’Etat affirme que le contexte politique n’est plus radicalement le même qu’en 2016 et que les acteurs politiques ont changé totalement. Ainsi, pour lui, il est clair que le président Patrice Talon a de fortes chances d’être réélu en avril 2021, et cela ne fait l’ombre d’aucun doute dans la tête des Béninois que le président a pu rencontrer lors de sa tournée de reddition de comptes dans les 77 communes du pays. «Aujourd’hui, sauf quelques rêveurs, quel est le Béninois sérieux qui s’imagine que Talon sera battu en avril 2021 ? Il n’y a personne de sérieux dans le pays qui pense ça », affirme Edouard Loko. « Dans la tête des Béninois (rencontrés dans les communes), poursuit-il plus loin, c’est normal que Patrice Talon fasse son second mandat. C’est certains intellectuels qui trouvent qu’il y a un problème. Sinon pour les populations, c’est normal qu’il fasse son dernier mandat. C’est installé dans leurs têtes, dans la tête du Béninois moyen. Donc, ce sera plus facile… ». Au sein de la classe politique se réclamant de l’opposition, plusieurs acteurs ont affirmé que le président de la République était en campagne électorale précoce dans les communes et pis, qu’il a utilisé les moyens de l’Etat à cette fin. Mais Edouard Loko ne pense pas que ce soit le cas. Pour lui, ces allégations sont totalement fausses. Au-delà, il affirme qu’un président-candidat à sa propre succession a toujours un avantage sur les autres candidats en lice, et cela se passe dans tous les pays du monde. Il donne l’exemple des Etats-Unis, la démocratie la plus aboutie, où l’ex-président Donald Trump et plusieurs de ses prédécesseurs ont utilisé, en partie, les moyens de l’Etat lors de leurs campagnes électorales pour un second mandat. « Il y a une prime au sortant, il est le sortant donc, il a un avantage certain par rapport aux autres (…), ne serait-ce que la protection de la garde républicaine et quelques infrastructures de l’Etat. C’est vrai qu’au Bénin, nous avons la chance ou la malchance que Talon ne voyage que dans son propre véhicule quand il veut sortir de Cotonou. Il ne les loue pas du tout comme quelqu’un l’a écrit… C’est le véhicule avec lequel nous avons fait campagne en 2016 qu’il a utilisé pour sa tournée dans les communes… C’est dans ça il se sent à l’aise… », explique Edouard Loko. Il ajoutera par la suite que le président-candidat, partout ailleurs, bénéficie, en partie, des moyens de l’Etat du moment où il n’a pas cessé d’être président de son pays lors de la campagne électorale. Mieux, en tant que président-candidat Patrice Talon a plus de connections sur le terrain : les rois, les sages, des leaders locaux et autres grands électeurs. « Rien que ces petits avantages » font de lui le candidat qui pèse plus lourd dans la balance », à en croire le chargé de mission de Patrice Talon. Actualités 25 janv. 2021


Paix et cohésion nationale:Les recommandations des évêques
Du 19 au 22 janvier dernier, s’est tenue à Cotonou, la deuxième session plénière ordinaire de la Conférence épiscopale du Bénin au titre de l’année pastorale 2020-2021. Au cours de leurs assises, les évêques du Bénin ont examiné plusieurs questions d’intérêt commun dont le point a été présenté à la presse, vendredi 22 janvier dernier par Mgr Eugène Cyrille Houndékon, évêque d’Abomey. La deuxième session plénière ordinaire de la Conférence épiscopale du Bénin au titre de l’année pastorale 2020-2021 a connu son épilogue, vendredi 22 janvier dernier à Cotonou. Du point présenté par Mgr Eugène Cyrille Houndékon à la presse, il ressort que plusieurs sujets ont été abordés par les prélats. D’entrée, il a, au nom de tous les évêques, loué Dieu pour le retour au pays de Mgr Marcel Agboton, archevêque émérite de Cotonou. Sur le plan strictement ecclésial, le prélat fait savoir que l’Eglise universelle célèbre, du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021, une « Année spéciale Saint Joseph » décrétée par le pape François pour marquer le 150e anniversaire de la proclamation de Saint Joseph comme patron de l’Eglise universelle. A ce propos, les évêques du Bénin invitent les pasteurs catholiques à divers niveaux à s’appuyer sur la lettre apostolique « Patris corde » du pape François sur Saint Joseph pour promouvoir diverses initiatives pastorales visant à faire grandir la dévotion envers ce grand saint et surtout l’imitation de ses vertus de père aimé, tendre, obéissant, accueillant, courageux, travailleur et discret. La pollution et les accidents Sur le plan social, la Conférence épiscopale du Bénin se préoccupe de l’augmentation de la pollution sonore dans les quartiers des villes et villages. Elle invite les populations à une prise de conscience collective des conséquences néfastes de ce fléau sur leur bien-être. Dans la même veine, les évêques du Bénin notent avec tristesse la recrudescence des accidents de la circulation qui entrainent d’importants dégâts matériels mais aussi des pertes en vie humaine, plongeant des familles entières dans le deuil et la détresse. Ils exhortent les populations à plus de responsabilité et surtout les conducteurs de tout véhicule au strict respect du code de la route en vue de la préservation de leurs vies et de celles des autres usagers. Ils encouragent également le gouvernement à poursuivre ses efforts pour l’amélioration du réseau routier au Bénin. Sur le plan politique, les évêques du Bénin suivent avec intérêt les débats actuels sur l’organisation et le déroulement de l’élection présidentielle d’avril 2021 et notent avec appréhension les divergences croissantes entre les acteurs politiques sur la liste électorale et le parrainage des candidats par les élus. Pour cela, la Ceb recommande vivement que tous les partis politiques et les institutions impliquées dans l’organisation dudit scrutin dialoguent franchement en vue d’une élection présidentielle pacifique, inclusive, démo-cratique et transparente. Mgr Houndékon précise qu’il y va de l’image du Bénin sur l’échiquier international et surtout de la préservation de la paix sociale sans laquelle les efforts de développement consentis seraient compromis. Au terme de leurs travaux, les évêques du Bénin renouvellent à l’endroit des personnes de bonne volonté l’invitation à jeûner et à prier instamment pour la paix et la cohésion entre les fils et filles du Bénin. Actualités 25 janv. 2021


Charles Gagnon à propos de la candidature de Patrice Talon: « Il est important pour le Bénin de poursuivre la dynamique avec Patrice Talon »
Les populations de la 17e circonscription électorale qui regroupe les communes de Comè, Athiémé et Grand-Popo, à l’instar d’autres du pays ont accueilli avec ferveur l’annonce de la candidature du chef de l’Etat à la présidentielle 2021. Cette déclaration faite dans la commune d’Adjohoun reste pour elles un soulagement, voire une délivrance, selon Charles Gagnon, opérateur économique et membre fondateur de l’Union progressiste. A travers cette interview il revient sur l’état d’âme des populations et les réalisations à l'actif du gouvernement qui sous-tendent la volonté de Patrice Talon de briguer un second mandat à la tête du pays. La Nation : Le chef de l’Etat, au terme de sa tournée de reddition de comptes aux populations des différentes communes du pays, a annoncé sa volonté de poursuivre la dynamique qu’il a engagée en ce qui concerne la gestion des affaires publiques. En tant qu’opérateur économique et membre fondateur d’un parti de la mouvance présidentielle, comment accueillez-vous une telle nouvelle ? Charles Gagnon : L’annonce faite par le chef de l’Etat répond à l’aspiration du peuple béninois. C’est une décision patriotique que le chef de l’Etat a prise en acceptant de continuer la dynamique qu’il a instaurée depuis bientôt cinq ans. En tant que citoyen béninois tout court, nous sommes heureux de cette annonce. La population est soulagée, particulièrement celle de la dix-septième circonscription électorale que je côtoie presque tous les jours. C’est une délivrance pour elle d’accueillir cette nouvelle parce que, quand nous leur donnions espoir que le président ne va pas nous lâcher, cela tardait et puis elle commençait par douter. Vous avez remarqué, dès l’annonce, l’effervescence qu’il y a eue sur le parcours au retour du chef de l’Etat, depuis Adjohoun jusqu’à Cotonou. La même effervescence s’est manifestée dans notre circonscription électorale. De ma position d’opérateur économique, nous accueillons très favorablement l’annonce parce que le chef de l’Etat a entrepris beaucoup de réformes qui vont en faveur de l’amélioration du climat des affaires, du cadre de l’investissement, du développement économique. Ce n’est pas le moment d’abandonner. Il est important que le Bénin poursuive la dynamique avec Patrice Talon afin que le nouvel état d’esprit qui se crée dans le pays se renforce, perdure à travers les générations. Le bilan des cinq ans de gouvernance du pays sous le leadership du président de la République plaide-t-il, à votre avis, pour cette décision attendue depuis bien longtemps ? Le bilan de Patrice Talon plaide largement en sa faveur. Quand il a pris le pouvoir, la disponibilité de l’électricité était un vrai souci pour les activités économiques et les ménages. C’était le délestage tout le temps, avec 0% de production propre pour notre pays. Il s’est attaqué au problème et aujourd’hui il y a rarement de coupure de courant. Pour en arriver là, il y a eu des investissements. La centrale de Maria Gléta 2 tourne aujourd’hui à plein régime. Aujourd’hui, c’est une fierté pour nous de dire que nous arrivons à couvrir plus de 50 % de nos besoins par notre production. Nous n’avons pas souvent conscience de l’importance de l’énergie pour la croissance économique d’un pays. Sans énergie, il n’y a pas de croissance. Lorsqu’une entreprise doit faire du groupe électrogène sa source principale d’énergie pour tourner ses unités, c’est suicidaire. Nous sommes heureux aussi parce que le président de la République a très tôt perçu comment la dématérialisation pourrait constituer la clé d’une administration dynamique, efficace et transparente. J’avais un compatriote à l’extérieur qui était au début très critique à l’endroit du chef de l’Etat parce qu’il se fiait souvent aux intoxications des réseaux sociaux. Le jour où il a pu obtenir son casier judiciaire en moins d’une heure sans se voir obligé de rentrer au pays, il a compris combien le Bénin est en train de changer. Vous imaginez le gain de temps et de ressources pour un fonctionnaire né à Comé et en poste à Natitingou d’avoir son casier judiciaire en ligne alors qu’avant, il devrait descendre à Ouidah pour déposer sa demande et revenir des jours après le retirer ? Désormais, grâce à la dématérialisation, on peut payer les impôts et créer sa société en ligne en quelques clics. Il y a la traçabilité dans tout ce que nous faisons désormais au niveau du payement des impôts ou toute autre chose, ce qui permet à l’Etat d’avoir des ressources pour assurer les investissements. Les réformes ont été beaucoup appréciées par les Béninois. C’est pour la première fois qu’on voit un chef de l’Etat arriver au pouvoir avec un programme d’action et qui tient à le réaliser quelles que soient les difficultés rencontrées. Il a promis de donner de l’eau à toute la population et ce projet est en cours. Si vous aviez l’habitude de séjourner dans les Collines, vous devriez savoir les difficultés d’accès à l’eau dans ce département. Aujourd’hui, ce souci relève du passé. Le nombre de Béninois ayant de l’eau potable aujourd’hui dépasse celui qui en avait depuis l’indépendance. Toutes les rues à Cotonou et environs aujourd’hui sont asphaltées et nous sommes heureux de faire ce constat. Les résultats sont là, nous sommes passés du statut de pays moins avancé à celui de pays à revenu intermédiaire, selon la Banque mondiale. En dehors de toutes ces réalisations, il faut aussi mettre l’accent sur le projet Arch, un grand projet à fort impact social, l’annulation des concours frauduleux au nom de la bonne gouvernance puis la mise en œuvre du microcrédit Alafia pour booster l’autonomisation des femmes par le financement des activités génératrices de revenu. Tous ces efforts devraient être une source de fierté pour tout Béninois, quel que soit son bord politique. En tant qu’acteur politique, la réforme du système partisan est salutaire pour le pays. Il faut avoir un ancrage national aujourd’hui avant de prétendre conquérir le pouvoir d’Etat. La réforme du système partisan a réduit une centaine de partis politiques que nous avions par le passé à environ dix partis politiques représentatifs, actuellements. Les réformes politiques ont assaini le système partisan et pour une fois dans notre pays, l’Etat a pu financer les partis politiques. Pour moi, nous sommes sur la voie du progrès. Ce que nous voyons, parle en faveur du président de la République et il n’y a pas de doute qu’il ne soit pas élu. Nous allons l’accompagner avec plus d’engagement afin qu’il poursuive l’œuvre de redressement socioéconomique pour le bonheur du peuple béninois. Certains acteurs politiques notamment ceux de l’opposition restent sceptiques quant à ces acquis que vous défendez pourtant ardemment à votre niveau. Quel regard portez-vous sur les griefs contre le régime du président Patrice Talon ? L’opposition est dans son rôle et cela va de la vitalité de notre démocratie. Mais mon souhait est que l’opposition se pronnce sur des sujets concrets, ressorte ce qui est mal fait par le gouvernement Talon et fasse ses propositions. Quand nous écoutons l’opposition, elle ne donne pas d’avis contraires aux actions du pouvoir. Quelles actions de mobilisation comptez-vous mettre en oeuvre dans la 17e circonscription électorale, sous la férule de l’Union progressiste, pour que ce vœu du chef de l’Etat de rempiler soit une réalité au soir du 11 avril 2021 ? Il ne nous revient pas de vous dévoiler nos stratégies. Je dirai juste que le travail pour la réélection de Patrice Talon se faisait depuis un bon moment. Nous sommes toujours au contact de l’électorat de notre circonscription électorale et un peu partout dans le Bénin. Maintenant que sa candidature est officialisée, nous allons renforcer nos stratégies sur le terrain. Quels acquis concrets capitalise la 17e circonscription électorale dans les réalisations du Programme d’action du gouvernement et qui vous motivent à lui apporter tout votre soutien ? La 17e circonscription électorale n’est pas en dehors du Bénin. Tout ce qui a été fait en termes de réformes pour l’accès égal des jeunes au service public, rendre notre administration et notre économie plus performantes, et les projets d’investissements pour améliorer notre qualité de vie ont positivement impacté toutes les populations, y compris celles d’Athiémé, de Comé, et de Grand-Popo. Mais je me réjouis particulièrement de ce que les 22 stades construits à travers tout le Bénin, la 17e circonscription électorale en a abrité deux un à Comé et un à Grand-Popo. Ce sont des joyaux qui vont contribuer à l’éclosion du sport et à l’épanouissement de la jeunesse dans nos communes. Et lors de sa tournée de reddition de comptes, le président nous a dit de considérer qu’il n’a encore rien fait pour nous. Nous sommes confiants que son second mandat viendra renforcer les acquis et ouvrir davantage les portes de la prospérité pour tous. Politique 25 janv. 2021


Duo de la mouvance pour la présidentielle 2021:Le colistier est une colistière
Beaucoup de prétendants, mais peu d'élus. Et tel que professé par Mathieu 19:24, "Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu". Ainsi donc, les favoris qui se sont challengés pour être adoubés en tant que colistier du président Talon à la présidentielle de 2021, au terme, raconte-t-on, d'un véritable combat de coq, se sont fait doubler, pour ainsi dire. Car, au finish, au titre de vice-présidente, c'est Mariam Talata Zimé Yerima qui formera le ticket présidentiel de la mouvance avec Patrice Talon qui rempile, comme on le sait. La députée de l'Union progressiste et actuelle première vice-présidente de l'Assemblé nationale a fini par mettre tout le monde d'accord, semble t'il. Mais de loin, c'est avec les ardents défenseurs de l'égalité du genre que le camp de la mouvance s'accordera, par un choix qui paraît le plus idoine. A tout le moins, c'est un argument propable de l'imanquable procès pour mysoginie contre les duos de candidats qu'évite ainsi le ticket qui sera le plus en vue, en perspective de la prochaine présidentielle. Actualités 25 janv. 2021


Présentation de copies figurées de lettres de créance au ministre des Affaires étrangères: De nouveaux ambassadeurs du Brésil et d’Afrique du Sud au Bénin
Les nouveaux ambassadeurs du Brésil et de l’Afrique du Sud près le Bénin ont présenté respectivement les copies figurées de leurs lettres de créance au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, mercredi 20 janvier dernier. Au cours de la même journée, le ministre a reçu les lettres de cabinet du nouveau coordonnateur résident du Système des Nations Unies et de la nouvelle représentante résidente de l’Unicef au Bénin. Deux nouvelles ambassadrices accréditées au Bénin ont présenté les copies figurées de leurs lettres de créance à Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Regina Célia de Oliveira Bittencourt est la nouvelle embassadrise estraordinaire et plénipotentiaire de la République fédérative du Brésil près le Bénin. Née le 28 juin 1955 à Alagoinhas Bahia elle est diplômée en droit de l’Université de l’État de Rio de Janeiro en 1978 et de l’Académie diplomatique de l’Institut Rio Branco en 1983. Elle était en poste au Burkina Faso depuis 2014 avant sa nomination pour le Bénin. Regina Célia de Oliveira Bittencourt compte renforcer les liens de coopération entre son pays et le Bénin, car, dit-elle, au Brésil il y a un grand intérêt pour l’Afrique. « Des Brésiliens viennent régulièrement au Bénin pour retrouver leurs racines », note la diplomate qui se réjouit des traits communs entre le Bénin et son pays. «Quand on arrive ici, on voit que nous avons beaucoup de choses en commun. Notre culture, notre musique, les danses, les folklores, l’art culinaire et aussi les religions. » La nouvelle ambassadrice de l’Afrique du Sud au Bénin, Robina P. Marks, note avec satisfaction, que les relations entre le Bénin et son pays datent de très longtemps. Elle informe qu’elle mettra tout en œuvre pour consolider ces liens d'amitié. Précisant que le Bénin et l’Afrique du Sud ont les mêmes priorités, la diplomate sud-africaine entend oeuvrer pour le rayonnement de la filière ananas, entre autres. «Lorsque je suis arrivée au Bénin, j’ai goûté votre ananas qui est très doux. Je me suis demandé quelle expertise mettre en place pour promouvoir cette filière », informe Robina P. Marks, nouvelle ambassadrice de l’Afrique du Sud près le Bénin. Les instances du Système des Nations Unies renouvelées Aurélien Agbénonci a également reçu le nouveau coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Bénin. Salvator Niyonzima est de nationalité burundaise. Né le 30 avril 1959, il est titulaire d’un diplôme postuniversitaire en gestion du Vih/Sida en milieu de travail obtenu en 2003 en Afrique du Sud, après avoir obtenu en 1993 à l’Université d’État de Californie un master en administration publique. « Je viens travailler avec le gouvernement béninois pour le développement durable au Bénin », s’engageant à oeuvrer pour la synergie d’actions des Nations Unies en vue de produire des résultats tangibles suivant le cadre de coopération qui existe entre le gouvernement et les diverses agences des Nations Unies. «On est prêt, on va se mettre au travail», s’est-il engagé. De nationalité camerounaise, Djanabou Mahondé est la nouvelle représentante résidente de l’Unicef au Bénin. Au terme de son tête à tête avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, elle a exprimé toute sa joie d'être au Bénin pour y faire la promotion des droits des enfants, des jeunes et des femmes. « Je suis ravie de voir que la République du Bénin a mis un point central dans l’assurance des droits des enfants, surtout dans les domaines de l’éducation, de la survie de l’enfant, leur protection et dans le domaine de l’eau et l’assainissement. J'espère que dans les années à venir, nous allons renforcer cette étroite collaboration qui existe entre le gouvernement du Bénin et l’Unicef », informe la nouvelle représentante résidente de l’Unicef au Bénin. Actualités 22 janv. 2021


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