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Nouvelles

Fermeture de carrières illégales de ressources minérales:La protection de l’environnement en jeu
Des mesures de fermeture de carrières illégales de ressources minérales ont été approuvées par le Conseil des ministres du mercredi 9 décembre. Le relevé de cette réunion hebdomadaire du gouvernement souligne la nécessité de préserver l’environnement à travers le respect de la règlementation en vigueur en la matière. « Le constat général, en matière de carrières d’exploitation de ressources minérales dont le sable, la latérite, le gravier roulé, les pierres et les substances précieuses, révèle que dans la plupart des communes, les sites sont ouverts au mépris de la règlementation en vigueur », a fait constater le Conseil des ministres de ce mercredi 9 décembre. En conséquence, poursuit le relevé du Conseil des ministres, ces activités incontrôlées engendrent non seulement des dégâts au plan environnemental mais aussi sont sources d’insécurité, à cause de la recolonisation non maîtrisée des sites antérieurement fermés. « En vue d’y mettre définitivement fin, le Conseil a instruit les ministres concernés à l’effet de procéder au recensement exhaustif des carrières clandestinement ouvertes dans les communes aux fins de délivrer des autorisations d’ouverture et d’exploitation artisanale à celles qui seront éligibles, mettre en place des équipes de veille pour prévenir en temps utile, l’ouverture et l’exploitation de carrières clandestines sur toute l’étendue du territoire national, et instituer des brigades mobiles de contrôle, chargées de faire appliquer la règlementation en vigueur en la matière », décide le gouvernement. Les maires sont responsabilisés pour la délivrance des autorisations d’ouverture et d’exploitation de carrières sur le territoire de leurs communes respectives. Ils devront veiller sans complaisance, à l’interdiction formelle d’activités des carrières non autorisées, insiste le gouvernement. Environnement 10 déc. 2020


Tournée du chef de l’Etat dans les communes: Ouidah, une mine touristique prête à se révéler au monde
En attendant les communes d’Abomey-Calavi et de Cotonou pour clôturer la tournée de reddition de comptes dans les communes qu’il a initié, le président Patrice Talon a rencontré les populations de Ouidah, mardi 8 décembre dernier. Mardi 8 décembre. 16h 33 minutes. Le chef de l’Etat fait son entrée dans la salle de la Maison de la culture de Ouidah. Toutes les personnes présentes se lèvent. S’ensuit une standing ovation d’environ trois minutes. C’est l’accueil du fils du terroir, le « Gléxwévi djidji» . L’étape de Ouidah dans la tournée de reddition de comptes du chef de l’Etat n’a pas dérogé au protocole. Première étape, l’allocution du maire de la ville, Christian Houétchénou. Mais avant, comme pour sceller un nouveau pacte dans la vie de cette cité aux mille merveilles touristiques, un patriarche entonne un chant d’appel à l’union et à la fraternité repris en chœur par la salle, sous le regard admiratif du président de la République. L’élu de la ville remerciera alors le chef de l’Etat pour avoir décidé de passer, à la faveur de cette tournée, à Ouidah pour faire le bilan de son action. « L’enthousiasme qui anime Ouidah et qui se montre par la forte mobilisation spontanée témoigne de la fierté, de l’admiration et des félicitations pour l’immense travail abattu pour révéler positivement le Bénin au monde entier », indique le maire. Ouidah sonne comme une marque de courage et d’abnégation, révèle-t-il. « Cette fierté, nous la devons à votre vision, à votre gouvernance. Depuis avril 2016, les Béninois se remettent peu à peu d’un passé qui ne les honorait plus » pour se rallier à une vision soutenue par une gestion rigoureuse qui propose aux citoyens de consentir des sacrifices pour bâtir la nation, poursuit-il. Et comme un peu partout dans le pays, pour Ouidah, c’est le soleil d’un nouvel espoir qui s’est levé. La ville longtemps délaissée, se voit promise à un avenir meilleur grâce au président de la République, se réjouit-il. Ouidah salue particulièrement la réforme du système partisan dont les effets sont perceptibles dans la cité des Kpassè. Un jour nouveau se lève, laisse entendre l’édile. Idem pour les nouvelles dispositions constitutionnelles sur la chefferie traditionnelle pour en finir avec les divisions dans les familles, souligne le maire. Changer le visage de Ouidah Berceau mondial du Vodoun avec une riche histoire et culture, cette terre sacrée de 964 km² avec plus de deux cent mille habitants et située à 40 km à l’ouest de Cotonou regorge d’atouts majeurs : ses multiples potentialités touristiques. D’ailleurs, sa transformation enclenchée sous l’ère de la Rupture vise à en faire la pupille touristique de l’Afrique de l’Ouest. « Des milliers de touristes se bousculeront bientôt à ses portes », promet Christian Houétchénou. De nombreux chantiers ouverts çà et là dans la commune préfigurent de son avenir dans les années à venir, se réjouit-il. Le fort portugais en réhabilitation, le musée international de la mémoire des esclaves, la place aux enchères dont les travaux ont démarré, la construction de la route des esclaves, le complexe hôtelier de la Marina, la porte du non retour, la place Zomatchi, la station balnéaire qui propose des services de haut standing aux touristes, des travaux d’aménagement sur différentes escales, le stade omnisports dont les travaux sont presque achevés… Ouidah a amorcé la pente ascendante qui la hissera au rang d’une cité touristique fière de son passé et dont le présent rehaussé la préfigure à un futur radieux. Son maire en est tout heureux et a profité de cette occasion de reddition de comptes pour dire au président de la République et à son gouvernement combien heureux sont ses concitoyens et lui. Mais la ville ne respire pas que les réformes et la réhabilitation touristique. Comme les 76 autres communes du pays, elle bénéficie d’une meilleure alimentation en eau potable. Son réseau électrique continue de s’étendre. Ses écoliers jouissent de3 repas chauds dans les cantines scolaires. Elle voit le marché de Pahou, l’un des plus importants lieux de commerce en pleine reconstruction. Dans presque tous les arrondissements se trouvent désormais des commissariats. Elle est bien prise en compte dans les réformes sanitaires, dans le développement du numérique et ses femmes jouissent déjà du microcrédit Alafia, sans oublier que le gouvernement est parvenu à régler la crise des Coopératives d’aménagement rural (Car), permettant ainsi à la filière palmier à huile de reprendre son envol. Ce qui fait aussi la fierté du maire Christian Houétchénou, c’est que la Fondation Claudine Talon a impacté des populations de la commune, notamment celles de Djègbadji. Elles ont bénéficié d’eau potable. L’école de la localité a aussi bénéficié de modules de salles de classe avec bureau et magasin plus alimentation en eau potable. Relever le défi de la renaissance de Ouidah passe aussi par l’ouverture de son centre universitaire. Doléance principale du maire pour sa cité qu’il dépeint comme une citadelle multiculturelle et multicultuelle. « Vous avez réussi l’impossible en cinq ans, encore cinq ans et le Bénin deviendra une nation phare, une nation révélée », projette le maire de Ouidah. Renaissance ! « Je suis sensible à l’honneur que me fait Ouidah pour ce que j’ai pu constater depuis mon entrée dans la ville… Tellement, je suis ému », dira en propos liminaire le président Patrice Talon. Aussi, regrette-t-il de n’avoir pas pu souvent venir rendre compte de sa mission. Mais il se réjouit d’y être enfin, non seulement pour échanger avec les populations, mais aussi pour recueillir les appréciations, remarques et suggestions. Vaincre cette fatalité qui commençait à établir la certitude que les manques des Béninois relèvent d’une situation normale, c’est la première exhortation du chef de l’Etat. A force de répétition, nos difficultés et nos doléances deviennent un refrain. La litanie des manques, besoins et difficultés est telle qu’il faut prendre le pari d’inverser la tendance, a recommandé le président de la République. Néanmoins, relève-t-il, le chemin parcouru par le Bénin ces cinq dernières années laisse croire à sa renaissance. « Notre pays n’est plus le même… Nous avons changé nous-mêmes. Notre grandeur réelle se révèle à nouveau à nous-mêmes et au monde entier. Le Bénin est déjà une grande nation », souligne-t-il. Il va saisir cette occasion pour réitérer son vœu de mettre fin à la dilapidation des ressources. Depuis plusieurs années, cette situation a privé le pays des biens préalables au développement comme les routes, l’électricité, l’eau, les infrastructures, indique le chef de l’Etat. « C’est pour cela que nous réclamons ces biens fondamentaux depuis des années. Nous avons trainé les mêmes requêtes depuis », illustre-t-il. Des grands projets touristiques du Programme d’action du gouvernement, il en dira aussi quelques mots. Il va rassurer ses compatriotes de Ouidah en particulier et du pays en général que le Bénin est parti pour être une grande destination touristique. Il leur demandera même d’être patients, car « quelque chose de grandiose se déploie ». Mais, prévient le chef de l’Etat, la renaissance passe par l’effort. « L’effort que nous consentons, c’est pour en jouir. Le pays ne permettra plus que quelqu’un, par son incompétence et sa mauvaise volonté, nous ramène en arrière. Collectivement, nous n’avons pas été bons mais désormais il faut tenir cet acquis, le défendre. Peu importe celui qui sera le prochain président, le train est sur les rails », a soutenu fièrement le président Patrice Talon. Actualités 10 déc. 2020


Zone économique spéciale de Glo-Djigbé : Contractualisation pour la réalisation des travaux d’alimentation en énergie électrique

Le gouvernement a annoncé au cours de son Conseil des ministres du mercredi 9 décembre 2020, la contractualisation pour la réalisation des travaux d’alimentation en énergie électrique de la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé.

Les travaux envisagés, souligne le gouvernement, visent à rendre disponible l’énergie électrique pour les premiers investisseurs de ladite zone économique. Lesdits travaux consistent en la construction en mode accéléré des lignes haute et moyenne tensions pour desservir la zone du projet, l’installation d’un câble souterrain d’alimentation de 240 mm2 et la construction partielle d’un poste de répartition de 20 KV pouvant desservir plusieurs industriels.

Dans ce cadre, le gouvernement marque son accord pour la contractualisation avec le groupe retenu, ce dernier devant justifier de solides références en la matière. Ladite zone a fait objet du décret n°2020-030 du 15 janvier 2020 portant délimitation et déclaration d’utilité publique du périmètre de la zone économique spéciale de Glo-Djigbé. L’article 1er dudit décret déclare d’utilité publique le périmètre de ladite zone à Glo-Djigbé entre les communes d’Abomey-Calavi, Tori-Bossito et Zè.

Ces communes constituent un pôle de concentration de projets phares du Programme d’action du gouvernement sur environ 10 000 hectares. La création de cette zone vise à favoriser le développement des activités économiques, tout en préservant les agglomérations et les noyaux villageois. Ainsi, le gouvernement a subdivisé le périmètre du projet en trois lots. La réalisation des travaux d’électricité sur le site amorcera en effet la procédure devant aboutir à la libération des sites. Rappelons que les ministres impliqués dans l’aménagement du domaine prendront les dispositions subséquentes relativement à la sécurisation des lieux, aux évaluations foncières et immobilières, puis au dédommagement des personnes affectées, selon le Conseil des ministres en date du mercredi 15 janvier 2020.

 
Actualités 09 déc. 2020


Etat de régulation du secteur de l’électricité 2020: L’Are sensibilise les parties prenantes
L’Autorité de régulation de l’électricité (Are) organise, du 8 au 11 décembre 2020, une séance d’information et de sensibilisation des parties prenantes sur « le règlement de service de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee)» et un atelier de travail de RegulaE.Fr 2020 sur « l’accès des tiers aux réseaux d’électricité». L’objectif est de faire le point de l’état de régulation du secteur au Bénin en 2020. Au-delà de veiller, entre autres, au respect des textes, l’Autorité de régulation de l’électricité (Are) veille aussi à la préservation des intérêts des consommateurs et à assurer la protection de leurs droits en matière de fourniture, de tarif et de qualité de l’énergie ainsi qu’à la qualité et la continuité du service public d’électricité, fait savoir Gbèdonougbo Claude Gbaguidi, son président. L’accomplissement de cette mission prend en compte le contrôle de la qualité technique de l’électricité fournie à travers un suivi régulier de la qualité commerciale de service avec les meilleures pratiques réglementaires qui obligent l’entreprise de service public à rendre compte de la qualité du service fourni. Dans ce cadre, a précisé Gbèdonougbo Claude Gbaguidi, l’Are a pris la décision n° 2020-001/Cnr/Are portant adoption du règlement de service de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) qu’elle veut partager avec les parties prenantes du secteur. Le document fixe et développe les règles administratives, techniques, juridiques, financières et commerciales en matière de fourniture aux clients, a-t-il dévoilé en guise de contenu. « L’accès des tiers aux réseaux d’électricité », a indiqué Gbèdonougbo Claude Gbaguidi, renvoie au modèle de gestion du système électrique basé sur le principe de « l’accès non-discriminatoire aux infrastructures de transport et de distribution » pour l’ensemble des acteurs. « Il est donc important de s’assurer de la véritable indépendance du gestionnaire du réseau, une indépendance contrôlée et garantie par le régulateur », a-t-il clarifié. « Le régulateur est l’autorité qui décide de la planification et qui prend les mesures réglementaires générales de l’accès aux réseaux », a-t-il insisté. C’est également, selon lui, la préoccupation du Réseau Francophone des Régulateurs de l’Energie (RegulaE. Fr) en choisissant d’échanger sur le thème « Accès des tiers aux réseaux de transport d’électricité » à travers son atelier. Soulignant la pertinence du thème, le président de l’Are a indiqué qu’en matière de rapports entre producteur et consommateurs d’énergie électrique, les réseaux de transport et de distribution constituent une interface systématique. Une transformation formidable Ruben Alba Aguilera, représentant de la Délégation de l’Union européenne, a salué les efforts de l’Are dans l’accomplissement de sa mission. Mieux, il a indiqué que le secteur de l’électricité a connu « une formidable transformation » sous le leadership du ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou. Entre autres, il a relevé l’augmentation des investissements pour accroitre l’accès de la population à l’énergie moderne, viable, abordable et durable et les politiques en termes de planification, de législation et de réglementation ainsi que le niveau de renforcement des capacités dans le secteur. Il s’est aussi félicité de l’annonce par le gouvernement de la création de la Société de production d’électricité. Pour permettre au secteur de faire face aux défis actuels au niveau national et sous-régional, il a signalé que l’Union européenne met en place un plan pour attirer l’investissement privé. Car les besoins sont si énormes que le financement public se révèle insuffisant, a-t-il expliqué. La rencontre s’inscrit, selon Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, dans le cadre de la mise en œuvre par l’Ue de sa stratégie d’assistance à notre pays pour le développement du secteur de l’énergie. Profitant de l’occasion, il a fait mention des réformes engagées par le gouvernement dans le secteur avec à la clé leurs impacts positifs. «Les réformes visent principalement à garantir l’approvisionnement en énergie électrique de notre pays à moindre coût, à assurer l’équilibre financier du secteur, à améliorer sa gestion et sa gouvernance et à élargir l’accès des populations à l’électricité », a-t-il rappelé. Il n’a pas occulté les mesures législatives dans le sens de l’ouverture du secteur aux investissements privés et le développement des énergies renouvelables. Profitant de l’occasion, le président de l’Are a remis des copies de règlement au ministre et autres partenaires. Par Alain ALLABI Société 09 déc. 2020


137e session du Conseil d’administration de la Cica-Re: Un chiffre d’affaires de 107 milliards F Cfa visé pour 2021 (Olivier Mebiame Assame du Gabon élu président)
Cotonou a abrité, ce mardi 8 décembre, la cent-trente-septième session du conseil d’administration de la Compagnie commune de réassurance des Etats membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (Cica-Re). Les administrateurs ont fait le point des réalisations de l’exercice en cours et adopté les grandes lignes de la stratégie au titre de 2021. L’examen des projets, programmes et budget exercice 2021 était au cœur de la cent-trente-septième session du Conseil d’administration de la Compagnie commune de réassurance des Etats membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (Cica-Re)qui s’est tenue hier à Cotonou. Les travaux se sont déroulés à huis clos sous l’égide de Blaise Abel Ezo'o Engolo, président dudit conseil. Les administrateurs ont passé en revue les réalisations faites jusqu’au 31 octobre 2020 avant d’envisager les perspectives de développement.Dans le processus de son développement, la Cica-Re a convenu de l’augmentation de son capital avant la fin de l'année. La session a permis aux administrateurs de vérifier si cette augmentation du capital a été atteinte. Le chiffre d’affaires s’élève à 75 milliards F Cfa au 31 octobre dernier, contre 61 milliards F Cfa l’année dernière à la même date, précise Jean-Baptiste Kouamé N’guessan, directeur général de la Cica-Re. L’objectif est d’atteindre 90 milliards F Cfa en fin d’exercice, souligne-t-il, rappelant que le plan stratégique de la compagnie adopté en 2009 prévoyait en 2020 un chiffre d’affaires de 40 milliards F Cfa, montant révisé à 70 milliards en 2015 et qui est aujourd’hui largement atteint. Le conseil s’est penché notamment sur la cession légale dont bénéficie le réassureur, confie Blaise Pascal Ezo'o Engolo, au sortir de la session. La cession légale, explique-t-il, constitue la mobilisation de ressources particulières définies par les Etats pour permettre à la compagnie de mieux jouer son rôle à travers une collecte de primes auprès des cédantes de compagnies d’assurance,et d’accompagner le financement des économies. Depuis le 1er janvier dernier, le taux de cession légale sur les traités de réassurance devrait passer de 15 % à 10 % et en contrepartie, le réassureur bénéficie d'une cession au premier franc de 5 % sur toutes les affaires directes des sociétés d'assurance de la zone Cima. Satisfecit Le président du conseil d’administration salue le travail «formidable » abattu par Jean-Baptiste Kouamé Nguessan, actuel directeur général de la Cica-Re. « Depuis treize ans, se réjouit M.Ezo'o Engolo, il a encadré la conduite de cette compagnie aux destinées qui sont aujourd’hui admirables. » Au nom du conseil, il lui adresse sa satisfaction et ses félicitations pour avoir contribué à l’augmentation constante du chiffre d’affaires qui tournait autour de 14 milliards à son arrivée à la tête de la compagnie en 2008. Au-delà de la hausse du chiffre d’affaires, la Cica-Re réalise des bénéfices, paie des dividendes à ses actionnaires et fait face à ses engagements vis-à-vis des compagnies d’assurance, se félicite Jean-Baptiste Kouamé Nguessan. Gagnant en notoriété, elle a pu ouvrir des bureaux aussi bien dans la zone Cima qu’en dehors, notamment en Afrique de l’Est et en Afrique du Nord, ajoute-t-il. En fonction des objectifs fixés par les ministres des Finances de la Cima, la Cica-Re devra atteindre un niveau de chiffre d’affaires qui, de par les agences de notation, va concourir à une consolidation des acquis et surtout à une amélioration significative de sa capacité à impulser les affaires. Une tâche qui incombe aux nouveaux responsables élus de la compagnie? Nouveaux dirigeants et engagements La session de Cotonou a été marquée par l’élection pour un mandat de trois ans d’un nouveau président du conseil d’administration de la Cica-Re, en la personne d’Olivier Mebiame Assame, directeur national des Assurances du Gabon. Il remplacera le Camerounais Blaise Abel Ezo'o Engolo qui a été élu, le 4 décembre dernier, secrétaire général de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (Cima). Olivier Mebiame Assame témoigne sa gratitude à l’ensemble des membres du conseil pour la marque de confiance à son égard. Au nombre des défis, appréhende-t-il, la Cica-Re qui évolue dans un environnement « hautement concurrentiel », s’efforcera d’atteindre les objectifs fixés en collaboration avec la nouvelle direction générale. «Nous ne ménagerons aucun effort pour faire évoluer les résultats appréciables enregistrés jusque-là », assure Olivier Mebiame Assame. Karim Diarrassouba, administrateur en chef des services financiers, et directeur des Assurances de la Côte d’Ivoire, avait été élu pour un mandat de cinq ans par le conseil d’administration lors de sa 134e session tenue le 13 août dernier. Les administrateurs se sont penchés hier sur les modalités de sa prise de fonction dès le 2 janvier 2021 au siège de l’institution à Lomé au Togo. Le nouveau directeur général de la Cica-Re entend poursuivre dans la dynamique imprimée par son prédécesseur pour porter le chiffre d’affaires à hauteur de 107 milliards F Cfa en 2021 comme projeté, tout en renforçant les ratios de solvabilité de la compagnie et en veillant à la mise en œuvre du nouveau dispositif de cession légale en accord avec les compagnies d’assurance. « Nous allons redorer le blason de la Cica-Re avec les pays de la Cima mais aussi à travers l’Afrique », s’engage-t-il. « La compagnie a les atouts et les potentialités techniques pour atteindre un chiffre d’affaires de 150 milliards d’ici trois ans », estime Karim Diarassouba. Pour ce faire, il compte mettre un accent sur une gestion saine et la rentabilité des opérations tout au long de son mandat. CUP Missions La Cica-Re est créée en 1981 par les douze Etats membres de la zone Franc d’alors à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo. Ces pays avaient constitué dans les années 70 la Conférence internationale de contrôles d’assurance (Cica), devenue en 1992, la Cima. Cette organisation internationale à gestion commerciale a pour missions, de promouvoir le développement des activités nationales d’assurance et de réassurance dans les pays membres, favoriser la croissance des capacités de souscription et de rétention nationales, régionales et sous-régionales et contribuer au développement économique de l’Afrique, suivant l’accord portant sa création. Cet accord est révisé plusieurs fois et la dernière révision est intervenue le 10 octobre 2019. Avec son slogan « Un réassureur qui rassure », la Cica-Re intervient à travers les branches : Incendie Ra-Risques techniques, Transport-Aviation-Energie, Automobile- Responsabilité civile décennale–Accident, Risques agricoles, Vie. En sa qualité de réassureur, elle apporte à l’assureur direct, une plus grande sécurité des fonds propres ainsi qu’une stabilité de ses résultats lorsque des sinistres importants se produisent, en la couvrant au-delà de sa capacité de conservation. Elle permet aux assureurs d’accroître leur capacité de souscription et met à leur disposition des liquidités importantes sous forme d’avances de fonds, en cas de survenance de gros sinistres, par le mécanisme du paiement des sinistres au comptant. Auprès des cédantes, elle joue un rôle de conseil et d’assistance, en les aidant à définir leurs besoins en réassurance et à construire le programme de réassurance le plus efficace en fonction de leur niveau de capital et du profit de leur portefeuille. La compagnie contribue au renforcement de leurs capacités notamment en matière de formation technique, d’organisation, de comptabilité ou d’informatique et leur apporte son expertise dans la visite et l’analyse des risques, la tarification, l’évaluation des provisions mathématiques, la sélection médicale. Aux promoteurs, la Cica-Re apporte son expertise dans la création des compagnies d’assurances. CUP Economie 09 déc. 2020


Tournée du chef de l’Etat dans les communes: Allada célèbre « La renaissance » du Bénin
La 18e journée de la tournée nationale du chef de l’Etat dans les communes s’est achevée dans la nuit du lundi 7 décembre sur la terre de Adjahoutô. Allada, quatrième commune parcourue ce lundi connait bien son hôte. Et cela s’est fait sentir à travers les échanges à l’occasion de la séance de travail avec les différentes couches sociales de la localité. Allada célèbre son « fils ». Le président Patrice Talon privé de visites régulières comme par le passé dans la cité des Adjahoutô en raison de la charge présidentielle y est allé, lundi 7 décembre dernier, non plus comme l’opérateur économique, mais plutôt en tant que président de la République venu faire avec ses concitoyens le bilan d’un quinquennat de la mise en œuvre de l’action publique. Dans une posture comme dans l’autre, l’homme n’est que porteur de développement pour la localité. Ce lundi, deux messages forts ont meublé les échanges qui tournent essentiellement autour de la thématique du développement. « Nous avons engagé notre pays dans le train du développement et nous l’avons posé sur les rails. Nous n’allons plus jamais reculer », a lancé le chef de l’Etat sous les ovations du public. Une fois de plus, il a reconnu la renaissance du pays et demande aux populations d’imposer cette nouvelle gouvernance et cette nouvelle manière de faire à tous les dirigeants. « De nombreux Béninois sont en train de prendre leur destin en main » et cet acquis, il a souhaité qu’il soit vaillamment défendu. Pour ce qui est du développement, il a accentué le premier point de son intervention sur les raisons pour lesquelles les populations l’ont longtemps espéré sans jamais le voir. Les préalables font défaut, a clairement expliqué le président. L’eau, l’électricité, la route sont des préalables au développement, indique-t-il. « Il ne peut y avoir usine s’il n’y a pas l’eau, l’électricité. Notre pays se plaint à la fois du manque de moyens pour satisfaire ses besoins élémentaires mais aussi de ce qu’il n’y a pas d’emploi », illustre le chef de l’Etat. Sauf que depuis cinq ans, la tendance a été inversée. Le Bénin s’est attaqué à ses besoins élémentaires de base. L’eau est disponible pour près de 70 % de la population. L’énergie électrique est disponible et fournie par une centrale qui assure la moitié de la consommation locale pendant qu’une deuxième est partie pour être construite dans les mois à venir. Autant de préalables qui fondent le président Patrice Talon à révéler aux populations que « Allada est le nouveau cœur économique du Bénin ». Depuis le plateau d’Allada, désormais battra le cœur économique du Bénin. Dans la planification de l’action du gouvernement, ce qui est prévu est important et conduira avec la résolution des problèmes sus évoqués, à des investissements massifs. « Depuis cinq ans, le Bénin développe des choses qui sont des préalables au développement. Il construit des choses qui constituent l’ouverture au développement », soutient le président. Pour lui, le pays pose les premières pierres de son développement à travers l’eau, électricité, les routes. Le deuxième message fort du chef de l’Etat face aux populations d’Allada a porté sur les efforts de chaque citoyen à construire le pays. Ce qui se fait relève de la contribution de chaque Béninois. Il insiste à nouveau sur la renaissance qui se note dans le pays et de la part de ses citoyens. Admiration et patience Contrairement à certaines communes du pays, Allada et le président Patrice Talon, c’est une longue histoire et une belle relation d’amour. L’admiration que lui vouent les populations date de longtemps. Sa rigueur et son pragmatisme, ses choix en faveur du développement ne leur sont pas étrangers. « Votre présence vous permettra de constater que sous votre leadership, Allada commence par se relever et se révéler au monde et au Bénin. Vous êtes l’homme d’Etat qui a compris qu’une démocratie qui n’assure pas au quotidien et équitablement dans la durée, le partage de la richesse nationale devient une tragédie », pense le maire d’Allada. Aussi, rendra-t-il un hommage mérité au chef de l’Etat pour sa ténacité à affronter la conjoncture et à toujours garder le cap. Depuis cinq ans, des réformes parfois difficiles, mais nécessaires pour le développement ont été menées, apprécie-t-il. En si peu de temps, le pays et toute la commune d’Allada alignent une longue liste de réalisations et de nombreuses infrastructures. Cette tournée de reddition de comptes est donc, selon lui, une initiative pertinente et opportune, qu’il voit comme un principe cardinal de la bonne gouvernance et un indicateur clé qui fonde et légitime l’action publique. Pour lui, le chef de l’Etat aura posé les jalons de la transformation socio-structurelle du pays et prouvé que le développement vu pendant longtemps comme un mythe peut devenir réalité en un laps de temps. L’attention inédite qu’il accorde à Allada à travers de grands projets et réformes importantes sera reconnue par le maire qui appelle à la poursuite de cette dynamique pour faire de la terre d’origine de Toussaint Louverture, une terre de prospérité. Actualités 09 déc. 2020


Tournée de reddition de comptes du président de la République: Tori-Bossito se frotte les mains
Pour le compte de la 19e journée du périple de reddition de comptes du président de la République dans les communes, c’est Tori-Bossito dans l’Atlantique qui ouvre le bal. Rogatien Akouakou, maire de cette commune, a sorti la grosse artillerie pour recevoir son hôte. Un maire aux anges, une population sortie massivement, un accueil des plus chaleureux. Des groupes de jeunes, de femmes, d’artisans fortement mobilisés n’ont pas manqué à l’appel… Les gardiens de la nuit communément appelés zangbéto, les revenants « Egungun » et des groupes traditionnels… Panégyriques, chants, danses pour accueillir le président Patrice Talon, et surtout le remercier d’avoir amélioré le sort de la commune. L’oubli et l’enclavement auxquels d’autres ont condamné cette localité relèvent d’un lointain souvenir. Depuis cinq ans, les Djakavi se sentent aussi concernés par le développement. La commune se frotte les mains quant à son développement. Certains projets du gouvernement la laissent admirative. C’est ainsi, explique le maire, que Tori attend la construction de l’aéroport de Glo Djigbé et l’érection d’une zone économique spéciale lui apportera davantage de visibilité. En attendant, elle jouit des fruits de la réforme dans le secteur agricole. Dans le secteur de l’éducation, le maire reconnait l’impact de la politique de réveil des cantines scolaires par le gouvernement. Dans sa commune, en plus de maintenir les enfants à l’école, ces deux dernières années, l’effectif des apprenants surtout des filles a doublé. Sur un autre plan, 292 filles indigentes de cm1 en terminale ont bénéficié de kits scolaires. Les réformes dans le secteur sanitaire et plus particulièrement les diligences faites dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 n’ont pas échappé à l’attention du maire. Sa famille et lui ayant contracté le virus ont d’ailleurs bénéficié d’un suivi personnalisé et sans frais. L’appui aux artisans de la commune, les actions du Fonds national de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes avec les financements gratuits mis à la disposition des cibles sont autant d’actions qui ont eu des impacts sur la commune. Vingt-et-un projets ont été sélectionnés dans la commune par le Fonds national pour le développement agricole pour bénéficier des financements. Gratitude et doléances En matière d’infrastructures, tous les Djakavi disent aussi merci au gouvernement pour le désenclavement de la commune. La voie Calavi Kpota-Ouèdo- Tori-Bossito illustre les ambitions du chef de l’Etat pour le développement. Les projets touristiques de Ouidah impacteront en partie la commune mais celle-ci voudrait surtout mettre en avant ses forêts sacrées pour capter les ressources additionnelles et développer l’écotourisme. Tori-Bossito ambitionne de devenir une plate-forme de services, mais aussi une commune-dortoir et le grenier du département pour le maraichage et les produits bio. La fibre optique est déjà aux portes de la commune. Prise en compte dans la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement, Tori-Bossito est reconnaissante pour les projets de modernisation des marchés au profit des femmes, la fourniture d’eau potable, l’extension du réseau électrique… Elle espère surtout un second Programme d’action du gouvernement (Pag II) qui lui en apportera davantage. Le président de la République s’est montré très sensible à la gratitude des populations et du maire de la commune. Pourtant, reconnait-il, rien ou presque n’a été encore fait à Tori. « S’il fallait tenir compte du bilan de ce qui a été fait pendant les cinq ans à Tori-Bossito, je ne viendrais pas vers vous », tempère le président de la République. Au terme des cinq premières années de sa gouvernance, il admet que le grand changement attendu se fait désirer et que dans certaines communes, il reste bien des choses à faire pour répondre aux attentes des populations. Néanmoins, il fait admettre que « globalement nous avons commencé par construire notre pays ». Aussi, explique-t-il qu’il est difficile de tout faire à la fois. « Le pari, c’est celui de nous faire constater en la matière que nous avons commencé à faire face à nos difficultés. Tout le pays est en chantier même s’il y a des communes qui n’ont encore rien comme Tori-Bossito », indique le chef de l’Etat. C’est pourquoi, avec la dynamique actuellement en cours, il invite les populations à se donner l’assurance que tout ce qui leur manque vient. Une fois encore, il évoquera la renaissance du pays. Une renaissance déjà acquise au regard des efforts consentis ces dernières années. Le président Patrice Talon, avant de prendre congé des populations, les a rassurées que dans les projections, plusieurs de leurs doléances sont déjà prises en compte. Des financements ont été déjà mobilisés et le reste n’est plus qu’une question de temps. Car, selon lui, le gouvernement « a travaillé pour aujourd’hui et pour demain ». Actualités 09 déc. 2020


Serge Adjovi, directeur général de l’Agence pour le développement du numérique: «La finalité du Code du numérique est d’organiser la société et de protéger les citoyens »
Les ambitions du gouvernement du président Patrice Talon pour le secteur du numérique l’ont poussé à doter le pays de la loi n°2017-20 du 20 avril 2018 portant Code du numérique en République du Bénin. Dans cet interview, Serge Adjovi, directeur général de l’Agence pour le développement du numérique (Adn), lève un coin de voile sur les innovations apportées par cette loi en matière de protection des données à caractère personnel, de services de confiance en l’économie numérique et de commerce électronique. La Nation: Quelles sont les motivations du gouvernement en dotant le Bénin d’un Code du numérique ? Serge Adjovi : La loi n°2017-20 du 20 avril 2018 portant Code du numérique en République du Bénin a été adoptée et promulguée pour deux principales raisons. La première est liée au fait que le numérique occupe une place de choix dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). La deuxième raison est liée aux grandes ambitions du Bénin dans le secteur du numérique. En effet, en optant pour la dématérialisation des services de l’administration publique, il était nécessaire pour le Bénin de se doter d’un Code du numérique, document absolument indispensable pour la simplification de la vie du citoyen dans ses démarches administratives. Le Code du numérique a également permis de rassembler tous les textes existants qui concourent à l’avènement de l’économie numérique. Des textes, il y en avait déjà, mais épars. Aujourd’hui, le Code permet de les avoir en un seul document. Le document dont nous disposons aujourd’hui est la partie législative du Code du numérique. C’est la loi. En principe, un Code est constitué non seulement de la loi, mais aussi de la règlementation qui permet de clarifier et de préciser la loi lors de son application. Cette partie réglementaire est en cours d’élaboration et devra faire l’objet, très prochainement, du deuxième volume du Code du numérique du Bénin. Quelles sont les innovations du Code du numérique en matière de protection des données à caractère personnel ? Le Code a renforcé les attributions de la Commission nationale pour l’Informatique et les Libertés (Cnil) et l’a rebaptisée Autorité de Protection des Données Personnelles (Apdp). Il définit des règles pour que lorsque vous donnez vos informations personnelles dans un cadre particulier, elles restent dans ce cadre que vous avez approuvé. La loi interdit de faire une exploitation des informations collectées auprès des clients autre que celle qui était prévue. Il est indispensable de protéger les données à caractère personnel parce que, ce faisant, nous protégeons aussi notre vie privée. Cela signifie que lorsqu’une banque ou une autre entreprise a besoin de vos informations personnelles (nom, prénom, date de naissance, numéro de téléphone, adresse…) pour pouvoir rendre un service, elle peut collecter, traiter et stocker ces informations. En la matière, le Code du numérique impose à la banque (ou tout organisme collecteur de données personnelles, y compris l’Etat) un certain nombre de contraintes dans son livre 5 sur la protection des données à caractère personnel, telles que leur utilisation exclusive à l’objet initial pour lequel elles ont été collectées. Pouvons-nous dire qu’il y a eu des changements en matière de cybersécurité depuis l’adoption du Code du numérique ? Nous avons aujourd’hui une Agence nationale pour la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi). Cette agence créée par le Code du numérique a la responsabilité de veiller à ce que les systèmes informatiques de l’administration soient protégés. Au-delà de l’administration, l’Anssi fait un travail appréciable afin que les systèmes informatiques des entreprises et autres organisations d’intérêt vital soient protégés. Il s’agit des banques, des opérateurs télécoms, des grandes sociétés, etc. Plus nous allons dans le monde du numérique, plus il faut qu’on ait de la protection des réseaux et des données. C’est l’Anssi qui assure cette protection, conformément aux dispositions du Code du numérique. Comment le Code du numérique traite-t-il les questions liées aux réseaux et services de communication électronique? Le livre premier du Code du numérique rassemble l’essentiel des lois qui régissent l’organisation de l’Autorité de Régulation des Communications électroniques et de la Poste (Arcep), l’activité de l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep) et les exigences envers les opérateurs de communications électroniques, en particulier en termes de couverture du territoire et de la qualité de service. Dans la définition de sa mission, l’Arcep se positionne comme l’organisme de régulation qui reçoit les plaintes des usagers et qui a le pouvoir de sanctionner les opérateurs ou de leur demander la rectification d’un comportement qui porte préjudice au consommateur. S’il y a des différends, le consommateur doit aller vers l’Arcep et déposer sa plainte. De la même manière, les pouvoirs publics exigent de l’Arcep que la qualité des services livrés par les opérateurs corresponde à ce qui est prescrit dans leur convention de licence. Quid des outils et écrits électroniques ? C’est le livre deuxième qui permet de dire qu’effectivement il y a la possibilité de considérer un document électronique au même titre qu’un document papier, à certaines conditions. Si par exemple on veut se servir d’un document dématérialisé comme preuve devant une juridiction, il faut qu’on puisse s’assurer que ce document électronique a été conservé dans des conditions qui garantissent son intégrité et qu’il n’a pas été modifié. Ensuite, ce livre parle de la signature électronique et de l’horodatage électronique. Avec le développement de la signature électronique, il y aura la possibilité d’apposer une signature qui ne ressemble pas à notre belle signature manuscrite, mais qui est simplement un code sécurisé, résultat d’un cryptage. Du coup, le document que j’ai signé électroniquement, a la même valeur que le document que j’aurais signé de manière manuscrite. Aujourd’hui, nous utilisons des outils bureautiques pour saisir des textes. Ensuite nous imprimons ces documents pour les signer à la main avant de les scanner. La signature électronique nous permet de supprimer ces étapes « retour au papier » qui consistent à imprimer puis scanner après signature. Elle permettra également de diminuer la quantité de papier consommée et d’augmenter la productivité et l’efficacité de l’administration publique. Que signifient « services de confiance en l’économie numérique » et quelles sont les principales dispositions du Code du numérique en la matière ? Sous le vocable « services de confiance », le Code du numérique a retenu la signature électronique, le cachet électronique, l’authentification de sites internet, l’archivage électronique et l’horodatage électronique. Pour revenir à l’exemple de la signature électronique, il faudra que nous ayons au Bénin des prestataires de services de confiance en l’économie numérique dont parle le livre 3 du Code, qui permettront aux citoyens et aux entreprises d’en avoir l’usage. Il s’agit des entreprises privées qui permettent aux citoyens d’accéder à ce service. Ces entreprises prestataires sont des tiers de confiance qui garantissent par le cryptage, l’authenticité de la signature électronique. Ces entités ont une responsabilité qui est garantie par l’administration. C’est pour cette raison qu’il est désormais créé au sein du ministère du Numérique et de la Digitalisation, un Organe de contrôle des prestataires de services de confiance numérique, chargé de surveiller et de garantir auprès du public ces services électroniques. Cet organe a pour mission de créer les conditions équitables pour tous les prestataires de services de confiance numérique et de renforcer la confiance des consommateurs lors de l’usage des outils, écrits et transactions électroniques. Cela peut être assimilé au service recommandé de la Poste. Il a confiance en votre signature, parce que la Poste lui dit que c’est effectivement vous qui avez signé. C’est un mécanisme similaire, mais entièrement digitalisé. En quoi le Code du numérique contribuera au développement du commerce électronique au Bénin ? Le Code du numérique fixe des responsabilités en matière de commerce électronique. Dans la situation d’aujourd’hui, lorsque vous achetez par exemple une chemise dans une boutique et que cette dernière ne répond pas à vos attentes, vous pouvez repartir dans la boutique pour la faire changer ou pour être remboursé dans certaines conditions. Avec le Code du numérique, ce mécanisme est appliqué au commerce électronique. Vous avez la possibilité de vous rétracter lorsque vous avez une bonne raison de le faire et vous disposez alors de 14 jours pour le faire. Le marchand a l’obligation de vous rembourser. Dans le Code, le livre sur le commerce électronique prévoit une protection du consommateur pour lui donner confiance qu’il peut effectivement acheter sur les plateformes de commerce électronique et que ce faisant, il est protégé par la loi. De la même manière, le marchand ou le producteur qui est sur la plateforme de commerce électronique a des droits et des obligations. En bref, le Code du numérique définit des droits et des obligations qui constituent un socle pour le développement du commerce électronique qui, j’en suis sûr, va désormais se développer rapidement au Bénin. Quel commentaire vous inspirent les différentes réactions défavorables au Code du numérique ? La partie législative du Code est constituée de 647 articles. Mais vous parlez certainement du seul article qui a suscité des commentaires [article 550, ndlr]. En réalité, les réactions que nous enregistrons sur le Code ne se limitent pas à un article. Il y a des réactions extrêmement positives en particulier à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur du pays. Notre Code fait des émules. Certains pays nous demandent comment nous l’avons élaboré. Cependant, le point que vous soulignez concerne la diffamation ou le harcèlement par le biais d’outils numériques. Nous avions déjà ce type de loi auparavant, sauf qu’elle ne semblait pas s’appliquer dans un contexte numérique, lors de l’utilisation de réseaux sociaux, par exemple. Sur les réseaux sociaux, n’importe qui pouvait décider d’écrire et de raconter n’importe quoi, sans risquer des poursuites judiciaires, même si les propos étaient diffamatoires. Le Code a permis ce changement : transposer dans la sphère numérique ce qui existe déjà. En principe, la loi ne permet pas d’envoyer un support papier pour vous insulter impunément. Vous auriez le droit d’aller en justice. De la même manière, on ne peut pas vous envoyer un e-mail, publier un message sur les réseaux sociaux, donc à la terre entière en vous insultant. Là aussi, vous avez le droit d’aller en justice et de demander une réparation. Donc, la finalité du Code du numérique, à l’instar des autres lois, est d’organiser la société et de protéger les citoyens. Le Code du numérique n’a pas été élaboré dans le but d’embêter indûment qui que ce soit. Que faire pour permettre aux Béninois d’adopter ce Code du numérique ? Le Code du numérique a permis d’importantes avancées pour les Béninois. Il a par exemple permis la mise en œuvre du portail national des services publics « service-public.bj » où tout citoyen peut retirer son certificat de nationalité, son casier judiciaire ou d’autres documents en ligne. Il n’y a pas de désamour entre le Béninois et le Code du numérique. C’est un arsenal juridique mis en place pour les protéger et pour permettre la simplification de leur vie par l’utilisation des outils numériques. Comme l’illustre la rapidité d’adoption du téléphone portable et des réseaux sociaux, ces outils ne vont pas nous attendre avant de faire partie de notre vie quotidienne. Il est donc important de légiférer pour définir les droits et les obligations des acteurs de ce secteur, et ce faisant, permettre un développement harmonieux de notre société qui sera de plus en plus numérique. Société 09 déc. 2020


2e journée du tournoi de l’Ufoa B U20-Can 2021: Le Bénin se débarrasse du Togo et se relance
Les Ecureuils juniors du Bénin se sont imposés aux Eperviers juniors du Togo par le score de 2-0, ce mardi 8 décembre au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, lors de la deuxième journée du tournoi de l’Ufoa B U20. Avec ce succès, le Bénin garde intactes ses chances de qualification pour le prochain tour. Vainqueurs des Eperviers juniors par le score de 2-0, lors de la deuxième journée dans le groupe A du tournoi de l’Ufoa B U20, mardi 8 décembre au stade Charles de Gaulle, les Ecureuils juniors se relancent dans la compétition. Avec comme objectif de remporter ce match, les jeunes béninois sont allés très vite à l’assaut des buts adverses. Dès la première minute de jeu, Charbel Gomez retrouve Saliou Allabani sur le côté droit de l’attaque béninoise. Il offre la balle de l'ouverture du score à Ishola Olaïtan mais ce dernier manque sa frappe. Les Béninois prennent le contrôle de la partie dominant leurs adversaires dans tous les compartiments du jeu. A la 7e minute, bien servi sur le côté droit, Tadjou Sakibou retrouve Saliou Allabani qui rate la balle au point de penalty. Avec la pression des Béninois, il faut attendre la 8e minute pour voir la première incursion togolaise dans le camp des Écureuils juniors. Face à cette menace, le gardien béninois Abiola Katchion sort la grande classe pour repousser le danger en sortant la balle de la tête. Les Ecureuils juniors ne baisseront pas pour autant la garde. La pression des attaquants du Bénin va occasionner la blessure du défenseur togolais Koffi Agbétogon à la 11e minute. Remuant sur toutes les balles, Charbel Gomez va profiter d’une passe d’Ishola Olaïtan pour ouvrir le score pour le Bénin à la 15e minute de jeu. A 1-0, les jeunes Ecureuils vont s’organiser davantage en défense en poussant les attaquants togolais au hors-jeu. Les minutes qui vont suivre vont paraître plus difficiles pour les jeunes Eperviers qui vont multiplier les fautes sur les joueurs du Bénin. En témoignent les cartons jaunes écopés par Kofi Holété et Abdoul-Halimou Sama respectivement aux 25e et 27e minutes suite à des charges irrégulières sur Ishola Olaïtan et Saliou Allabani. Les Eperviers juniors vont se faire découvrir jusqu’à encaisser le second but à la 29e minute de jeu. Charbel Gomez récupère une balle sur le côté droit de la défense béninoise, passe les défenseurs Togolais, trompe le gardien Aklesso Kpemin pour s’offrir le doublé de la soirée. Menés, les Togolais vont tenter de réagir. Ils vont bénéficier d’un coup franc à la 36e minute mais c’est sans compter avec la défense béninoise présente sur sa dernière ligne. Les Ecureuils juniors vont s’offrir la dernière occasion de la première mi-temps. A la 44e minute, Ishola Olaïtan profite de la passivité de la défense togolaise, entre dans la surface de réparation, fait un centre à Allabani qui rate la balle du 3-0. A 2-0, le juge central, le Ghanéen Kwame Benjamin Sefah va renvoyer les deux formations aux vestiaires. Le Bénin conserve son avantage ! A la reprise, les Béninois vont reprendre la situation en main avec le trio Charbel Gomez, Saliou Allabani et Ishola Olaïtan qui va maintenir la pression sur les buts togolais. A la 46e minute comme à la 49e minute, Ishola Olaïtan sollicité par Charbel Gomez rate l'opportunité de tuer le match. La fatigue va gagner les rangs des Béninois et les Togolais vont se montrer dangereux avec deux corners coup sur coup aux 51e et 53e minutes. Très entreprenant dans le jeu, le capitaine togolais, Thibault Klidjè va créer des soucis à la défense béninoise en enchaînant des incursions sur le côté droit. Blessé en cours de jeu, Koladé Yabi va céder sa place à Pacôme Ahandin à la 56e minute. Le Togo manque l'occasion de réduire le score alors que la défense béninoise était passive sur une attaque des Eperviers juniors à la 59e minute. Mathias Déguénon va apporter du sang neuf à l’équipe béninoise. Farid Edou va prendre la place de Tadjou Sakibou à la 69e minute tandis que du côté du Togo, Essohaman Lokou va entrer en lieu et place d’Enzo Dovlo. En dépit de ces changements, le jeu va baisser d’intensité et les Béninois vont défendre leur avantage pendant les dernières minutes du match. Le dernier quart d'heure a été âprement disputé entre les deux équipes avec plusieurs actions offensives togolaises enrayées par Taminou Ouorou et Charlemagne Azongnitodé dans l’axe de la défense béninoise. Le Bénin va enregistrer la sortie sur blessure de son gardien de but à la 89e minute. Abiola Katchion va laisser sa place à Loukmane Farou Moussa qui va gérer les dernières minutes du match. Le Bénin réussit à conserver son avance. Il remporte ses trois premiers points dans la compétition. Il jouera sa qualification pour le prochain tour contre le Burkina-Faso, vendredi 11 décembre prochain. -------------------------- Composition des équipes --------------------------------- Bénin : Katchion (Loukmane 89’)-Sakibou (Edou 67’) -Ouorou - Hassane - Ibrahim – Yabi (Ahandin 56)’- Ahouangbo - Olaïtan-Azongnitodé (j) -Allabani- Gomez Togo : Kpemin-Agbétogon-Holété (j) (Alarou 24’) Djibrila 83’ -Doké Josué -Doké - Karim –Dovlo (Lokou 69’) - Bitako -HakimouSama (j) -Wetchire- Ekoue Sports 09 déc. 2020


6e revue annuelle des réformes et programmes de l’Uemoa: 9 projets et 116 textes en examen
La sixième revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets de l’Uemoa pour le compte du Bénin s’est ouvert, ce lundi 7 décembre à Cotonou. L’évaluation permettra de s’assurer du respect des normes et engagements fixés et de s’enquérir des fruits du processus d’intégration au profit des populations. Neuf programmes et projets et 116 textes communautaires sont en évaluation à l’occasion de la sixième édition de la Revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) pour le compte du Bénin. Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, a procédé hier au lancement des travaux qui se déroulent du 7 au 11 décembre, par visioconférence en raison de la pandémie de Covid-19, entre Cotonou et Ouagadougou, siège de l’Union. « Loin d’être une formalité, cette revue technique vise à faire le point exhaustif de mise en œuvre des actes communautaires dans les différents secteurs et évaluer toutes les diligences précédemment accomplies pour améliorer le score national et par ricochet augmenter le niveau de performance du Bénin », souligne M. Orou Takou. Elle permet « de booster la transposition et l’application des textes en difficultés, et d’accélérer l’exécution des projets et programmes en retard », selon Yawovi Batchassi, représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Bénin. La revue fait suite à plusieurs rencontres d’échanges, notamment un atelier régional préparatoire tenu les 13 et 14 octobre derniers par visioconférence et un atelier national d’auto-évaluation, les 9 et 10 novembre à Cotonou. Au cours des trois dernières années, le Bénin s’est illustré comme le pays de l’Union ayant réalisé le plus grand bond, avec un taux moyen de 75 % dans la mise en œuvre des réformes communautaires, selon la Cellule de suivi de l’intégration régionale qui conduit les travaux de la revue. Le score national lors de l’édition 2019 est de 77 % contre 80 % un an plus tôt. Le taux moyen d’exécution physique et financière des projets et programmes est chiffré à 70 % avec un indice de performance de 49 %. Pérennité Les conclusions de la revue seront analysées lors de la revue politique afin de donner un coup d’accélérateur au processus d’intégration régionale.Un mémorandum de l’édition 2020 prenant en compte les nouvelles recommandations, sera et adopté et signé, après analyse de l’état de mise en œuvre de celles issues de la revue précédente. Les directives, protocoles, règlements et décisions de l’Union portent, entre autres, sur la gouvernance économique et la convergence, le marché commun et les modalités y afférentes à savoir la fiscalité, l’union douanière, la concurrence, le régime préférentiel communautaire, la libre circulation. Les réformes sectorielles touchent les télécommunications, l’agriculture, l’environnement, les mines, les transports, le développement humain et social, l’artisanat. Instituée par Acte additionnel n°05/2013/Cceg/Uemoa du 24 octobre 2013, la revue annuelle permet d’anticiper les facteurs pouvant constituer un goulot d’étranglement ou atténuer l’efficacité des réformes et projets au niveau des pays.Les cinq premières revues organisées en 2014, 2015, 2017, 2018 et 2019 ont suscité un engouement et une forte adhésion des Etats membres et ont permis de dynamiser le dispositif national de suivi de la mise en œuvre des textes communautaires, tant sur le plan de leur transposition que de leur application, à en croire M. Batchassi. Economie 08 déc. 2020


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