La Nation Bénin...
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En séjour au Bénin depuis quelques jours, l’économiste chinois de renommée internationale Justin Yifu Lin a échangé, jeudi 8 décembre à l’amphithéâtre Idriss Déby Itno de l’Université d’Abomey-Calavi, avec les étudiants. Avec eux, il a abordé les contours de l’envol économique de la Chine, les potentialités économiques et les chances de développement du Bénin.
L’économiste chinois Justin Yifu Lin séjourne au Bénin à l’invitation du président de la République, Patrice Talon avec qui il s’est déjà entretenu. Les deux personnalités ont donc convenu, au regard de son parcours et de son expérience, que la jeunesse béninoise puisse profiter de son savoir. Sacrifiant à cette exigence, l’économiste de nationalité chinoise dont la célébrité s’étend dans plusieurs pays du monde a échangé avec les étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi, dans la soirée du jeudi 8 décembre. L’arrivée de cet hôte de marque a été particulièrement saluée par les autorités rectorales qui y ont vu une aubaine pour les étudiants, notamment ceux en formation dans des filières en lien avec l’économie.
Pour le vice-recteur Maxime da Cruz, l’échange entre Justin Yifu Lin et ces étudiants marquera leur formation. Ils ont beaucoup à y apprendre, estime l’autorité qui les a invités, à l’entame, à l’assiduité. Il s’agit selon lui, d’une « expérience unique » qui leur est offerte et qu’ils se devaient de saisir. Cette exhortation se fonde prioritairement sur le parcours du professeur Justin Yifu Lin, qui aura été pendant longtemps, l’une des chevilles ouvrières du Centre chinois pour la recherche économique à l’université de Pékin, sans oublier son expérience au niveau de la Banque mondiale mais aussi son apport à l’envol économique de certains pays du continent comme l’Ethiopie, le Rwanda et bien d’autres.
Face aux étudiants, le message de Justin Yifu Lin a été essentiellement une exhortation à l’espoir. Selon lui, le Bénin dispose du potentiel pour son développement. Son passage à Cotonou, indique-t-il, a pour but entre autres, d’aider le pays à révéler ses potentialités et à atteindre enfin le développement qu’il se souhaite depuis fort longtemps. Selon lui, il existe assez de facteurs à même d’aider le pays à réaliser « un développement économique assez rapide ».
Des clés pour le développement
Le potentiel existe, insiste-t-il, se livrant à une comparaison entre les Produits intérieurs bruts (PIB) par habitant de la Chine et des pays de l’Afrique subsaharienne, il y a quelques décennies. Des clés essentielles pour le décollage économique du Bénin, il a saisi l’opportunité de cette rencontre pour les partager avec les étudiants et le corps enseignant. Des moyens pour atteindre vite la croissance, existent, soutient Justin Yifu Lin. Il évoque au premier rang, la technologie. C’est, note-t-il, l’élément essentiel et majeur pour les pays à faible revenu, en quête de croissance. Pour atteindre le niveau de croissance des pays émergents par exemple, illustre-t-il, il faut aux pays pauvres une technologie à la taille de celle utilisée par ces pays dits émergents, mais pas n’importe laquelle. Cette technologie devra être choisie en fonction des exigences et des ambitions poursuivies. En somme, elle doit être en phase avec les réalités du Bénin.
Le second élément du décollage économique préconisé par Justin Yifu Lin repose sur l’apport de la technologie aux secteurs de développement identifiés. Mais tout ne se limitera pas là. Dans le cas du Bénin, et de bien d’autres pays, il est important note-t-il, d’identifier de nouveaux secteurs porteurs de croissance. Le Bénin en regorge, a-t-il semblé dire. Reste à les découvrir et les exploiter. De ses explications, il ressort que ces éléments sont primordiaux et d’autres pays en ont déjà fait l’expérience. D’autres solutions pour accroitre les revenus du pays, renforcer l’encrage économique, développer le capital humain… pour impacter l’économie ont été aussi présentés par l’économiste chinois dans son exposé.
Au terme de son échange avec son auditoire, il ne cache pas sa sérénité quant au devenir et au développement du Bénin. Les moyens existent à ce propos, rassure-t-il. Et pour ce qui est du capital humain, il se veut tout aussi confiant, satisfait qu’il était des interrogations de son auditoire. Pour Justin Yifu Lin, le Bénin porte encore si bien, sa renommée de quartier latin de l’Afrique?

Larissa Agbadja, miss Bénin 2016 passera sa couronne à une nouvelle élue au mois d’août 2017. Le processus devant conduire à la désignation de la prochaine reine de beauté nationale a été officiellement lancé, mercredi 7 décembre au Bénin royal hôtel de Cotonou.
L’élection Miss Bénin est cette année à sa 23e édition. La grande finale de l’élection de l'ambassadrice de la beauté béninoise est prévue pour le mois d’août 2017, ont annoncé mercredi 7 décembre, les responsables de l’Association culturelle Miss Bénin (ACMB), structure organisatrice de l’évènement. A nouveau, ont-ils expliqué, tout est mis en branle pour l’élection de la plus belle jeune fille du Bénin. Laquelle sera à même de porter haut le flambeau de beauté et de l’intelligence béninoise. Pour cette raison, une série d’innovations a été introduite. A partir de la prochaine édition, la 23e, le nombre de candidates à retenir pour la soirée finale passe de douze à quatorze. C’est d’ailleurs la plus importante innovation de l’édition, souligne le responsable à la communication de l’évènement, Léonce Adilèhou. Pour une première fois, et après maintes réflexions, les jeunes filles béninoises de la diaspora auront la possibilité de prendre part à l’élection Miss Bénin. Sont ciblées pour l’instant, celles des diasporas américaine et européenne. Deux régions donc, souligne-t-il, qui dégageront une représentante chacune auxquelles s’ajouteront les douze élues départementales retenues à l’issue des soirées régionales. Là encore, l’ACMB innove. Elle veut maximiser les moyens à sa disposition pour offrir du beau au public.
En lieu et place des douze soirées régionales qui permettaient de dégager les représentantes de chaque département, il est prévu cette année, quatre. La première est prévue pour le 18 mars 2017 à Natitingou. Les candidates des départements de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga y sont attendues. Suivra l’étape de Bohicon pour les départements du Borgou, des Collines et du Zou, le 8 avril. Le 29 avril 2017, Porto-Novo accueillera la soirée régionale pour les Miss du Plateau, de l’Ouémé et du Littoral. Le 29 mai à Comè, aura lieu la dernière étape : la soirée élective des Miss de l’Atlantique, du Mono et du Couffo. La grande finale pour désigner celle qui prendra la couronne de la plus belle fille du Bénin pour le mandat 2017 est projetée pour le 5 août 2017, a annoncé Fortuné Dégbègni, président de l’ACMB. Entre les phases régionales et la finale, révèle-t-il par ailleurs, les miss prendront part à d’autres séances. En attendant d’en arriver là, Larissa Agbadja, miss Bénin 2016 continue d’assurer son mandat. Lequel, indique-t-elle, lui a donné une chance inouïe. Pour elle, c’est une expérience que toutes les jeunes filles remplissant les critères devraient faire, eu égard aux nombreux avantages qu’on y tire. En somme, une expérience enrichissante, instructive mais aussi passionnante, soutient-elle.
Pour prendre part au concours Miss Bénin, il faut être de nationalité béninoise, célibataire et n’avoir jamais été mariée, avoir entre 18 et 25 ans, une taille de 1,70 mètre. Il faut pouvoir parler couramment la langue française et justifier d’un niveau de la classe de Terminale au moins?

Le Bénin n’est plus en proie au choléra. Le ministre de la Santé, Séïdou Alassane, a déclaré la fin de l’épidémie, ce 8 décembre à Cotonou.
Déclarée le 29 août dernier suite à l’enregistrement de quelques cas de diarrhée et à la confirmation biologique du diagnostic par le laboratoire national de Santé, l’épidémie de choléra est désormais jugulée au Bénin, à en croire le ministre de la Santé, Séïdou Alassane. Il a prononcé hier la déclaration de fin de la maladie dans notre pays. Le dernier cas confirmé de la maladie remonte au 14 novembre dernier. Et, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé, la fin de l’épidémie de choléra intervient deux semaines après la confirmation du dernier cas.
L’épidémie est survenue le 9 août dernier dans la commune de Sô-Ava et s’est très tôt propagée dans plusieurs communes : Parakou, N’dali, et surtout Cotonou où plus de 70% des cas ont été enregistrés. Au total, note le ministre de la Santé, 678 cas avec 13 décès sont enregistrés sur toute l’étendue du territoire national soit une létalité de 1,92 %. L’épidémie du choléra a été maîtrisée grâce à la détermination des autorités sanitaires, à la mobilisation des communautés et au soutien du gouvernement, des autorités politico-administratives, des organisations non gouvernementales, des professionnels des médias, salue Séïdou Alassane.
Certes, l’infection diarrhéique aiguë encore appelée « maladie de la main sale » ne sévit plus, mais c’est l’occasion de faire le bilan et de tirer les leçons pour une meilleure préparation pour l’avenir, souligne le ministre de la Santé. Il n’est pas question, préconise-t-il, de « baisser la garde » mais plutôt de « rester toujours vigilant » pour contrer une éventuelle résurgence. Pour ce faire, il importe que les citoyens assainissent leur cadre de vie et adoptent des comportements d’hygiène tels que se laver régulièrement les mains à l’eau propre coulante et au savon, avant et après les selles, ou après manipulation des ordures de quelque nature, et surtout avant de toucher aux repas. Aussi, faut-il éviter les aliments exposés à l’air libre et au bord de la voie, consommer de préférence des repas chauds et rendre l’eau toujours potable avant de boire.

Le Front des organisations nationales contre la corruption (Fonac) en partenariat avec l’USAID, a célébré ce jeudi 8 décembre la journée nationale de lutte contre la corruption. L’occasion pour les responsables d’attirer l’attention sur ce phénomène qui résiste à toutes les luttes en faveur de son éradication. Ils pensent que l’éducation et la gouvernance par l’exemple, peuvent être les portes de sortie.
35 % des Béninois pensent qu’il n’est plus possible d’éradiquer la corruption parce que pour eux, c’est une cause perdue d’avance et seulement 5% des victimes de ce fléau osent rapporter les faits de corruption, la plupart du temps par peur de représailles. Ce sont là les résultats d’un récent sondage conduit, selon Jonathan Richter, directeur de l’USAID, par l’Institut de recherche empirique en économie politique (IREEP). Même si l’institut n’a pas interrogé l’ensemble de tous les Béninois, ces résultats donnent au moins une idée de l’ampleur du phénomène et surtout de son enracinement dans la société. Tellement la corruption au Bénin résiste à toutes les luttes, au point où Jonathan Richter affirme qu’elle « est devenue culturelle, donc considérée comme normale ».
A l’occasion de la célébration de cette 11e édition, le Fonac a dressé un bilan peu glorieux de la lutte contre la corruption qui montre que le phénomène résiste. Jean-Baptiste Elias, président du Fonac, a cité une dizaine de grands dossiers de corruption au Bénin dont son institution a pu rassembler les preuves depuis des années pour que les auteurs soient sanctionnés, mais la mauvaise volonté politique fait toujours traîner les pas y compris au niveau de la justice. « Nous nous rendons compte hélas que la corruption ne recule pas comme on l’aurait souhaité, les investigations ont permis de se rendre compte que c’est l’impunité qui fait le lit de la corruption » reconnaît Jean-Baptiste Elias, président du Fonac. Selon lui, il faudra nécessairement combattre l’impunité pour que la corruption recule ou cesse au Bénin. Le thème de cette 11e édition est « Lutte contre la corruption et cotre l’impunité, gage du développement durable du Bénin ». La célébration de la dite journée permet aux organisateurs de réfléchir sur les sujets d’intérêt commun qui concernent la lutte contre la corruption pour mieux identifier les activités à mener durant les douze prochains mois pour réduire sensiblement le phénomène au Bénin.
Approches de solutions
Il est donc urgent d’intensifier cette lutte pour redonner confiance aux Béninois qui commencent à se résigner quant aux résultats de cette lutte.
Plusieurs pistes de solutions ont été envisagées pour éradiquer le phénomène. On peut citer, entre autres, l’éducation à la base et le changement de mentalité au niveau des responsables à divers niveaux. Certains participants ont aussi envisagé une réadaptation de certains textes de la République qui aident à lutter contre la corruption dont l’application reste toujours difficile.
Cette lutte est un travail de longue haleine et le président du Fonac ne pense pas le contraire. « L’essentiel est que nous réussissions à infléchir les tendances de ces fléaux en vue de réduire progressivement leur ampleur à défaut de les éradiquer complètement », souligne-t-il. Jean-Baptiste Elias espère que cette 11e journée nationale de lutte contre la corruption permettra d’insuffler une nouvelle dynamique à ce combat dont la finalité est de bâtir un Bénin prospère débarrassé de la corruption, de l’impunité et de toutes pratiques attentatoires à l’éthique et à la morale?

Le Conseil des ministres du mercredi 7 décembre a adopté trois projets de décrets. Lesquels visent à compléter le cadre légal du Partenariat public-privé par un cadre réglementaire.
A la suite de l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi portant cadre juridique du Partenariat public-privé (PPP) en République du Bénin, le chef de l’Etat a promulgué la loi, qui crée le cadre légal pour la promotion, la réalisation de projets d’investissements pertinents, structurants capables de soutenir et d’accompagner la transformation structurelle de l’économie. Cette loi institue un ensemble d’organes indispensables pour une application harmonieuse de ladite loi. Selon les explications du ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki, le gouvernement pour satisfaire à cette exigence, a décidé de la création d’une Cellule d’appui au Partenariat public-privé (CAPPP).
Cette Cellule dotée d’un secrétariat exécutif « est l’organe technique de l’Etat chargé d’appuyer les personnes publiques (ministères, collectivités locales et décentralisées) dans l’identification des projets pouvant faire l’objet d’un contrat PPP, dans leur priorisation, dans la réalisation des études sur leur viabilité économique ». La Cellule, a indiqué le ministre d’Etat, apporte son expertise dans l’exécution et le suivi du contrat de partenariat.
Le cadre légal doit donc être complété par un cadre réglementaire, a soutenu le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République au cours de son point de presse. Pour cette raison, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant attributions, composition et modalités de fonctionnement de la Cellule d’appui au Partenariat public-privé (CAPPP), le projet de décret fixant les modalités de fonctionnement des Commissions ad’ hoc d’appel d’offres chargées des procédures de passation des contrats de PPP en République du Béni et le projet de décret portant conditions spécifiques du contrôle et de la régulation des procédures de passation et gestion des conventions du Partenariat public-privé?
L’Etat prend en charge les dettes de la SONEB vis-à-vis de la SBEE
Une communication relative à la situation des créances de la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) sur l’Etat a été présentée par le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines en Conseil des ministres, mercredi 7 décembre. De cette communication, il ressort, selon le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki qu’à la date du 31 décembre 2015, le montant consolidé des créances de la SONEB sur l’Etat, le CNHU, le palais des Congrès, le Centre international de conférence (CIC) et l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (ORTB) est évalué à 8,8 milliards FCFA, à la suite du rapprochement des comptes entre cette société d’Etat et les services du ministère de l’Economie et des Finances.
« Pour soutenir l’assainissement financier de la SONEB, la réalisation des investissements nouveaux cofinancés par certains partenaires au développement et l’exécution du contrat plan Etat-SONEB en cours (2014-2016), le Conseil a instruit le ministre de l’Economie et des Finances à l’effet de prendre en charge l’apurement des créances de la SONEB sur l’Etat ». Il a autorisé, précise le ministre d’Etat, la cession partielle des créances de la SONEB sur l’Etat, à hauteur de 5,2 milliards, en compensation de la dette de la SONEB envers la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) au 31 décembre 2015. Cette cession de créance sera matérialisée par une attestation à signer par le ministre de l’Economie et des Finances et les deux Sociétés.
En d’autres termes, soutient Pascal Irénée Koupaki, l’Etat prendra donc en charge les dettes de la SONEB vis-à-vis de la SBEE, en compensation partielle et formelle des créances de la SONEB sur l’Etat.

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji s’est entretenu mercredi 7 décembre, avec une délégation de parlementaires du Burkina Faso en mission d’étude au Bénin du 4 au 10 décembre.
S’imprégner de l’expérience de l’Assemblée nationale béninoise en matière de couverture sociale. C’est l’objectif du séjour au Bénin depuis le 4 décembre dernier d’une délégation de députés du Parlement du Burkina Faso conduite par le deuxième questeur, l’honorable Désiré Traoré. La délégation était mercredi 7 décembre au palais des Gouverneurs à Porto-Novo où elle a été reçue en audience par le président de l’Assemblée nationale. «…C’est non seulement une visite de courtoisie, mais nous sommes aussi venue nous imprégner du système d’assurance santé de l’Assemblée nationale du Bénin. Nous avons été reçus par le président de l’Assemblée nationale du Bénin et nous repartons de cette rencontre satisfaits. Il s’agit d’une mission d’étude sur le système d’assurance santé de l’Assemblée nationale béninoise. Nous avons découvert aussi qu’au Bénin, un comité est mis sur pied ici au Parlement pour réfléchir sur l’amélioration de cette assurance santé… », a déclaré le député Désiré Traoré au sortir de l’audience. Il est convaincu que l’expérience du Bénin permettra au Parlement de son pays d’améliorer son système de couverture sociale.
Il faut signaler qu’avant l’audience avec le président de l’Assemblée nationale, la délégation a eu une série de séances de travail avec certains cadres techniques de l’administration parlementaire notamment le secrétaire général administratif du Parlement, le directeur de la Questure, le chef du Service Personnel ainsi qu’avec leurs différents collaborateurs. En dehors des responsables administratifs, la mission d’étude de l’Assemblée nationale du Burkina-Faso a eu des échanges avec les questeurs pour bénéficier de leurs conseils et expériences en matière de couverture sociale.
Le président Adrien Houngbédji a également reçu en audience, la présidente de l'association des coiffeurs esthéticiens professionnels de la municipalité de Porto-Novo (ACEP-MP). Mais cette dernière n’a fait aucune déclaration à sa sortie d’audience?

Une nouvelle mesure d’interdiction nigériane risque de sonner le glas de la filière des véhicules d’occasion au Bénin. Avec sans doute des conséquences désastreuses sur l’économie du pays.
Le commerce des véhicules d’occasion sur les parcs de Sèkandji et d’Ekpè était déjà mal en point, en raison de la dépréciation de la monnaie nigériane, le naira. Mais la filière risque de s’asphyxier au regard des nouvelles mesures prises par l’Etat fédéral du Nigeria. A partir du 1er janvier 2017, une ordonnance présidentielle décrète l’interdiction des véhicules neufs et usagés par voie terrestre. La mesure vise à lutter contre l’évasion fiscale et relancer les ports nigérians qui souffrent énormément des activités de réexportation via des Etats voisins du Nigeria. Il s’agit aussi d’un signal fort du président nigérian Muhammadu Buhari qui conformément à la nouvelle politique industrielle d’Abuja a manifesté la volonté de relancer l’industrie automobile locale. Si le Bénin n’est pas directement indexé par la mesure du gouvernement fédéral, il risque de payer très cher les effets néfastes sur le commerce des véhicules d’occasion qui lui procurent des recettes fiscales importantes et créent des milliers d’emplois.
Déjà, l’Etat béninois avait enregistré plus de 20 milliards de francs CFA de pertes de recettes sur les véhicules d’occasion au premier semestre de l’année 2016 du fait de la forte dépréciation du naira. La morosité est devenue flagrante sur les parcs et se traduit notamment par la chute brutale du prix des véhicules d’occasion. « Nous sommes confrontés depuis plusieurs mois à une mévente sans précédent parce que les Nigérians qui constituent nos principaux clients ne viennent plus. Avec cette nouvelle décision, nous risquons de quitter les parcs », confie Vincent Acakpo, commissionnaire en douane.
Depuis 2002, le Nigeria avait déjà interdit les véhicules d’occasion de plus de 10 ans d’âge sur son territoire. Cette décision a induit un regain d’activité de réexportation à partir du Bénin, et entretenue par une filière de contrebande des véhicules via les nombreuses frontières poreuses entre les deux Etats. Mais la mesure qui entre en vigueur dans quelques jours cible uniquement les frontières terrestres et traduisent une certaine volonté de traquer les contrebandiers aux fins de protéger le marché nigérian.
La nouvelle dynamique nigériane
L’étude commanditée, il y a quelques mois, par le ministère de l’Industrie et du Commerce sur l’évaluation de la compétitivité des produits sur le marché nigérian’’ avait tiré la sonnette d’alarme sur le vent de renouveau qui souffle sur le secteur automobile à Abuja. Selon les données communiquées, 22 agréments ont été accordés par le Conseil national de l’Automobile suite à un appel d’offres pour la production des pièces détachées et d’unités de montage d’automobiles neufs. Au nombre des sociétés agréées, on peut citer les constructeurs automobiles comme Nissan, Toyota, Hundai, Wolkvagen, Honda, Kia et Tata qui se préparent activement à installer leurs chaînes de montage de véhicules. Des spécimens de véhicules « made in Nigeria », sont déjà en vente dans le pays grâce à la société Hundai pour un prix estimé à moins de 6 millions de francs CFA. Selon le rapport, le groupe chinois Kewalram Chanram s’apprête à s’installer pour produire des véhicules de marque photons et Ikorodu dans les faubourgs de Lagos. Ce groupe pense investir 10 milliards de nairas pour produire 15 000 voitures par an. D’autres constructeurs opèrent déjà à l’instar du Français CFAO qui a conclu des accords pour des opérations d’assemblage de véhicules dans ses usines situées à Lagos dans la zone industrielle d’Amuwo Odofin. L’étude signale également l’existence d’une société Imosen appartenant à un Nigérian originaire de l’Etat d’Anabra. Cet investisseur local fabrique actuellement des voitures de toutes catégories où seuls les châssis et les moteurs sont importés du Japon.
Cette dynamique de l’industrie automobile nigériane fait planer le spectre de la disparition de la filière véhicules d’occasion d’autant que plus de 80% des véhicules qui transitent par le port de Cotonou atterrissent au Nigeria. Elle dicte surtout aux autorités béninoises la nécessité d’aller vers une transition fiscale afin de rendre le budget national moins dépendant des mesures de politique économique et fiscale en provenance du géant de l’Est.?

Le projet de budget du gouvernement de la Rupture tel que transmis à l’Assemblée nationale n’est pas du goût de la Convention patriotique des forces de gauche (CPFG). Il a fait l’objet d’analyse et de critique au cours d’un point de presse organisé ce mardi 6 décembre à Cotonou.
Par Décret n° 2016-615 du 05 octobre 2016, le gouvernement a transmis à l’Assemblée nationale le projet de budget gestion 2017. «Ce budget bien qu’ambitieux ne répond pas à une bonne option de développement du Bénin», selon la CPFG. L’option du «tout privé» peut aboutir au développement, mais le processus basé sur la sacro-sainte loi du marché et du profit fait que le développement est très long et pénible pour les hommes avec beaucoup de morts et de sacrifices inutiles, à en croire le conférencier Laurent Mêtongnon.
Dans son analyse, la CPFG estime que pour un développement rapide et harmonieux du Bénin, l’option la plus appropriée est celle qui privilégie le capital humain, sa formation, sa bonne santé afin de le rendre capable d’innover et de produire. Malheureusement, il apparaît que l’option choisie par le gouvernement du président de la République dans le budget en cours d’examen à l’Assemblée nationale, soit le «tout privé», «l’Etat minimum» où tous les leviers de commande économique du pays sont aux intérêts privés.
Critiques et propositions
Les points positifs du projet de loi des finances 2017, relève le conférencier, concernent le recrutement de 10.349 agents de l’Etat pour un montant prévisionnel de 17,7 milliards F CFA même s’il s’agit pour la plupart de la reconversion de vacataires en APE ; la réforme des avancements dans la fonction publique dont la finalité permettra en 2017 que les soldes et accessoires soient liquidés sur la base de l’indice réel acquis, ceci pour éviter les arriérés salariaux.
Laurent Mêtongnon trouve toutefois que le projet de budget exercice 2017 vise à pressurer les couches populaires et enrichir les plus riches par la création de nouveaux impôts. Il s’agit notamment de : la taxation des gains de jeux de hasard désormais soumis à une contribution spéciale de 15% retenue à la source; l’institution d’une taxe d’entretien des infrastructures routières. A tout ceci s’ajoutent la suppression de la gratuité à l’école pour les filles du second cycle; le rétablissement en vue du droit d’inscription dans les universités qui seraient portées jusqu’à 50.000 F CFA, les déguerpissements des petits commerçants et artisans des abords des voies publiques sans création préalable de marchés de regroupement locaux dans les quartiers sur des emplacements réservés et qui ont été illégalement bradés.
Laurent Mêtongnon affirme que les mesures de taxes et d’impôts contenus dans ce projet de loi des finances, la multiplication des frais et charges scolaires et universitaires sur les parents sont à revoir, car elles écrasent les pauvres, les petits commerçants, les artisans, les ouvriers, les fonctionnaires et favorisent les grands opérateurs économiques et producteurs à l’image de la gratuité des droits d’enregistrement.

Le Réseau des instances africaines de régulation de la communication (Riarc) organise à Cotonou, du 6 au 8 décembre, la Conférence des instances de régulation de la communication d’Afrique (Circaf). Les travaux portent sur les enjeux de la régulation des médias à l’ère du numérique.
Procéder à une relecture du cadre juridique et institutionnel de la régulation et de la communication audiovisuelle dans les pays membres du Riarc, tel est l’objectif principal de la 8e Conférence des instances de régulation de la communication d’Afrique (Circaf) qui se tient à Cotonou du 6 au 8 décembre. Il s’agit de revoir les fondements afin de mieux s’adapter aux nouveaux défis de la régulation des nouveaux supports de diffusion numérique et des médias en ligne, imposés par l’avènement de la Télévision numérique terrestre (TNT).
Cette rencontre d’échanges et de réflexions s’inscrit dans le cadre de la 8e édition de Circaf placée sous le thème « La régulation des nouveaux supports de diffusion et des médias en ligne : Opportunités et défis».
En fait, «Les nouveaux médias et leurs acteurs constituent un véritable défi aux instances de régulation, ces nouveaux acteurs sont plus malléables, plus dynamiques… Ils sont même plus rebelles à la régulation que les acteurs médiatiques traditionnels », selon le ministre béninois de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou. Les nouveaux médias ont engendré de nouvelles manières de penser, de produire et de diffuser l’information mais aussi de la consommer. Et la conséquence directe de cette mutation est la transformation de l’environnement socioprofessionnel, juridique politique et surtout économique des médias, souligne le ministre.
Il est donc nécessaire que les instances de régulation se réajustent à cette nouvelle donne en adoptant de nouvelles politiques publiques qui doivent être attentives à ces mutations. « Le principal défi pour nos instances de régulation reste la politique, les techniques à mettre en œuvre pour enserrer ces nouveaux supports et médias dans le cadre légal national pour mieux profiter des aubaines qu’ils offrent», signale Rafiatou Monrou. Pour elle, ce défi passe par deux autres défis non moins importants, à savoir la mise en place d’un véritable cadre légal actualisé et une connaissance technique et technologique de ces supports et médias en ligne.
Elle confie que le gouvernement du Bénin reste disposé à accompagner les efforts allant dans le sens de l’adaptation de nos sociétés à ces nouvelles métamorphoses. Comme on le voit, les défis sont très nombreux et Abdourahamane Ousmane, président en exercice du Riarc en est bien conscient. « La 8e Circaf à Cotonou marquera un nouveau départ pour le Riarc et pour chacune des instances membres. J’ai foi en notre capacité à atteindre nos objectifs », espère-t-il.
Joseph Djogbénou, ministre de la Justice et représentant du chef de l’Etat, a signifié que le président Patrice Talon accorde beaucoup d’intérêt à cette rencontre dont les résolutions pourront améliorer les conditions d’exercice de cette profession. «Il est tout aussi préoccupé de la situation des médias dans chacun de nos Etats et espère qu’à l’issue de vos travaux des résolutions évidentes et pertinentes seront prises dans le sens de l’amélioration de la pédagogie nécessaire afin que cet objectif soit atteint », fait-il savoir.

Du 5 au 11 décembre, le Bénin vibre au rythme de la semaine de l’Internet. Cet événement d’envergure nationale a été lancé ce mardi 6 décembre au palais des Congrès à Cotonou par Rafiatou Monrou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication.
Instituée en 2011, la semaine de l’Internet au Bénin, édition 2016, a démarré ses activités sous le thème : « Economie numérique au Bénin : Enjeux et défis ».
Jacques Dossou, directeur général de l’Economie numérique et la Poste, a précisé que la semaine de l’internet est une opportunité pour discuter des pistes à explorer pour rendre effectif l’essor de l’économie numérique au Bénin. Ainsi, a-t-il poursuivi, les acteurs du secteur feront l’état des lieux de l’économie numérique au Bénin et se pencheront sur les enjeux et les défis à relever pour assurer son développement harmonieux. Pour ce faire, la collaboration de toutes les parties prenantes est une nécessité pour positionner le Bénin comme la plate-forme du numérique de l’Afrique de l’Ouest à l’horizon 2021 et faire des technologies de l’information de la communication (TIC) le principal levier de son développement.
En procédant au lancement officiel de la semaine de l’Internet édition 2016, Rafiatou Monrou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication a fait savoir que le développement des télécommunications et des TIC basé notamment sur l’Internet a transformé le monde en un village planétaire. Cette évolution numérique bien utilisée sera un réel levier de croissance économique et d’inclusion sociale. Mais la question fondamentale, selon elle, est de savoir comment les populations peuvent tirer profit de toutes ces opportunités.
Evoquant l’évolution remarquable du secteur, Rafiatou Monrou a souligné qu’on assiste à une mutation sectorielle du numérique vers une économie numérique où l’analphabète, le paysan, l’artisan, l’élève, le retraité et le fonctionnaire utiliseront le numérique comme vecteur d’inclusion sociale. Ce qui va booster définitivement l’économie du Bénin, a-t-elle espéré.
Les initiatives du gouvernement
Pour faire des TIC le principal levier de développement économique, il faut qu’il y ait une pénétration Internet d’au moins 80%, des milliers d’emplois, une meilleure répartition de l’économie, une égalité des chances pour tout étudiant ou élève quels que soient son milieu social et sa localisation géographique. « Cela sera possible, car le gouvernement accorde une place de choix à la contribution de l’économie numérique au développement du Bénin », a assuré le ministre Rafiatou Monrou. Dans ce cadre, elle a rappelé certaines initiatives du gouvernement dont l’élaboration d’une nouvelle politique sectorielle, la relance du projet du passage de l’analogique au numérique, le réaménagement de la grille des programmes de l’ORTB, l’assainissement de la gouvernance des offices et agences sous tutelle, le démarrage du projet de développement d’infrastructures de télécommunications et des TIC. A cela s’ajoutent la relance du programme de renforcement des structures centrales de gouvernances, la mise en œuvre des activités du service universel à travers la dotation des matériel informatique et de communication aux apprenants de lycées, des étudiants et des inspecteurs pédagogiques de l’enseignement secondaire. Elle n’a pas omis l’extension du réseau de téléphonie mobile dans les communes de Savè, Glazoué, Dassa, Bantè, Savalou, Ouessè, Djidja et Tchaourou.
Par ailleurs, elle a annoncé qu’en 2017 l’Etat adoptera une stratégie de cyber-sécurité assortie de lois de lutte contre la cybercriminalité, la cryptographie et les transactions électroniques en République du Bénin.
En dehors du palais des Congrès, la semaine de l’Internet se déroule aussi au stade de l’Amitié Mathieu Kérékou. Au nombre des activités, l’on note des formations, des conférences-débats, un concours des meilleures applications web, des championnats TIC interuniversitaires et la visite du village numérique.