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La région Sud-Ouest de l’Association béninoise pour la promotion de la famille (ABPF) organise depuis hier, lundi 5 décembre, la 2e édition du volontariat à Lokossa. Prévue pour durer une semaine, cette initiative se traduit par des journées portes ouvertes au siège de l’ABPF et offre l’occasion de faire un état des lieux du volontariat dans le Mono et le Couffo.
« L’ABPF n’existera pas sans ses volontaires ». Ainsi, le rôle de ces derniers était magnifié, ce lundi 5 décembre, par le président de la région Sud-Ouest de l’association, Wilfrid Sènou. C’était au cours du lancement de la 2e édition de la semaine du volontariat au siège de l’ABPF, quartier Agnivèdji, à Lokossa, en présence des représentants du préfet du Mono et du maire de la commune.
Aux côtés du personnel salarié, les volontaires constituent le plus gros effectif des acteurs intervenant dans le cadre des activités de l’ABPF, selon Wilfrid Sènou. C’est un regroupement de jeunes et d’adultes créé suivant la loi 1901 mais qui est devenu aujourd’hui d’utilité publique, suite à la prise du décret n°2008-332 du 19 mai 2008. Un nouveau statut dont les retombées se font attendre, dira le président régional Wilfrid Sènou pour saluer le sacrifice et l’engagement des volontaires, source de la vitalité de l’association. A sa suite, la responsable à la coordination Sud-Ouest, Suzanne Lokossou, souligne que « Les volontaires sont le socle de la gouvernance de l’ABPF ». Mais dans les départements du Mono et du Couffo, déplore-t-elle, les rangs de ces acteurs humanitaires restent clairsemés. A titre d’illustration, seules quelques communes à savoir Lokossa, Dogbo, Aplahoué et Klouékanmè disposent de Mouvement d’action des jeunes (Maj). Ce dernier est la pépinière des personnes âgées de 10 à 24 ans engagées pour le volontariat à l’ABPF.
La semaine de portes ouvertes s’offre donc pour ses initiateurs comme une aubaine pour recruter de nouveaux volontaires. Suzanne Lokossou va exhorter le public à ne pas se faire prier et appeler les anciens volontaires à réchauffer leur militantisme. « Adhérez, oui adhérez à l’ABPF et vous aurez participé au développement du Bénin», a-t-elle martelé.
Que gagne un volontaire à l’ABPF ?
La question était en débat hier, suite à la communication donnée par le président régional, Wilfrid Sènou, histoire de mieux faire connaître les tenants et les aboutissants du volontariat au sein de l’ABPF. A en croire le communicateur, le volontaire ne gagne pas un salaire mais il n’est pas moins intéressé lors de certaines activités. Cependant, ce qui importe, retient-il, est que le volontaire de l’ABPF dispose d’un cadre de militantisme et d’expérience de vie communautaire, notamment en ce qui concerne les jeunes (10 à 24 ans). A travers leurs activités, indique Wilfrid Sènou, ces derniers vont à la rencontre des jeunes évoluant dans des réalités culturelles qui ne sont pas forcément les mêmes. Et ce, rappelle-t-il, dans le cadre des actions qui visent la réduction des violences basées sur le genre et la baisse du taux de mortalité des mères et enfants. Le volontaire Jean Acakpo complète, en se félicitant, de ce que ses pairs et lui prennent également part à la promotion de l’épanouissement de la famille et contribuent au renforcement de l’autonomisation des jeunes et des femmes. Autant d’activités qui constituent non seulement une occasion de brassage culturel mais aussi source de satisfaction morale.
Mais comment un membre frappé par l’indigence peut-il participer efficacement à ces actions et contribuer au budget y afférent ? Face à cette éventualité, l’ABPF vient de concocter un programme axé sur l’entreprenariat au profit de ses volontaires. Aux dires du président régional, ce programme vise l’insertion, notamment dans l’agriculture et l’artisanat, des jeunes qui se retrouveraient dans l’indigence ou contraints d’abandonner leurs études.

L’Office béninois des services de volontariat des jeunes (OBSVJ) a célébré, ce lundi 5 décembre, la journée internationale du Volontariat sous le thème « Global Applause - Vives les Volontaires ». Occasion pour vanter les mérites des milliers de jeunes volontaires qui, de par leur engagement au sein de leurs communautés respectives, contribuent au développement et à l’édification d’un monde meilleur.
A l’instar de la communauté internationale, le Bénin célèbre le 5 décembre de chaque année la Journée Internationale du Volontariat. Les volontaires béninois étaient à l’honneur à l’occasion de l’édition 2016 célébrée hier sous le thème « Global Applause - Vives les Volontaires ». C’est à travers une marche pacifique de la place du Souvenir (ex-place des martyrs) à l’espace culturel Magic Land de Cotonou en passant par l’Infosec.
Le directeur de l’Office béninois des services de volontariat des jeunes (OBSVJ), Jean-Luc Lawson, estime que « Le monde entier fait face à d’énormes défis : des défis de développement, de l’éducation, du chômage, du changement climatique, de l’insécurité en général, et donc cette célébration révèle toute l’importance que la communauté internationale accorde au volontariat dans le monde». Il souligne que le volontariat est l’adhésion libre d’un individu ou groupe d’individus au service d’une personne, d’une communauté ou d’une nation. Il en profite pour adresser ses remerciements à l’endroit des divers partenaires au plan international.
Le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement au Bénin Siaka Coulibaly, rend hommage aux volontaires du monde entier et en particulier ceux du Bénin pour leur engagement, leur dévouement et enthousiasme. «Nous pourrions faire de notre monde un monde meilleur pour tous à travers le volontariat qui regorge assez d’enjeux liés aux objectifs de développement durable», indique-t-il.
Le ministre des Sports, Oswald Homeky, quant à lui, souligne que le gouvernement du Nouveau départ s’emploie à corriger les dysfonctionnements inhérents au bon fonctionnement du Programme de volontariat d’expertise professionnelle engagé au Bénin depuis 2014. Il rassure qu’un dispositif est mis en place pour apurer progressivement la liste des 5700 volontaires, afin de s’assurer de leur participation active au programme et de garantir le paiement de leurs allocations. Tout en relevant que la question de l’insertion professionnelle des volontaires est une préoccupation majeure du gouvernement dans son ensemble, le ministre des Sports annonce qu’à partir de l’année 2018, le programme sera conduit de manière conjointe avec le ministère du Travail afin que les jeunes volontaires nantis d’expériences puissent intégrer plus facilement le monde de l’emploi.

La direction générale de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) a organisé une cérémonie de distinction de six journalistes du quotidien ‘’La Nation’’. C’était lundi 5 décembre où les récipiendaires se sont vus remettre les prix d’encouragement pour leur travail bien accompli au profit du journal du service public. Une invite à faire davantage pour le rayonnement de l’office.
Edgard Sanvi Couao-Zotti, Bruno Sèwadé, Maurille Gnassounou, Claude Urbain Plagbéto, Thibaud Nagnonhou et Josué Mèhouénou, tous journalistes au quotidien ‘’La Nation’’ ont été distingués lundi 5 décembre par la direction générale de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip). La cérémonie de remise des différents prix d’encouragement s’est déroulée dans l’enceinte de l’office en marge du cérémonial des couleurs. La cérémonie était chargée d’émotion parce la plupart des récipiendaires ignoraient jusqu’au démarrage l’ordre du jour.
Selon Camille Guy Adinci, directeur général de l’Onip, tous ces journalistes ont été distingués pour la qualité du travail qu’ils ont abattu pour le compte de cet office ces dernières années. Il s'agit de Edgard Sanvi Couao-Zotti, ex-directeur de publication du journal ; Bruno Sèwadé, ancien rédacteur en chef ; Maurille Gnassounou, ex-secrétaire de rédaction. Claude Urbain Plagbéto et Thibaud Nagnonhou ont été distingués pour leur travail respectivement au niveau des antennes régionales du journal à Parakou et à Porto-Novo. Mais celui pour qui cette cérémonie revêt un double statut, c’est bien le jeune journaliste Josué Mèhouénou. En effet, ce journaliste du quotidien ‘’La Nation’’ a été distingué récemment « meilleur jeune journaliste promoteur du Bénin » au titre de l’année 2016. C’était à l’occasion d’une soirée de gala organisée à Cotonou le samedi 24 septembre par la structure African Pride et la distinction est dénommée Africanicon Awards. Selon le directeur général de l’Onip cette distinction internationale a honoré le journal. « Il a été distingué par une structure internationale, et nous qui recherchons la compétence, nous qui voulons promouvoir ceux qui font bien, on s’est dit que cet évènement ne peut pas passer inaperçu », laisse entendre Camille Guy Adinci, directeur général de l’Onip. Cette distinction internationale fait suite à une période d’observation de plusieurs journalistes de divers organes du Bénin (ORTB, BB24, Golfe TV, Fraternité, Canal3, Evénement précis, radio Tokpa, Radio nationale…). Période au cours de laquelle, chaque nominé a été suivi au quotidien dans ses prestations au sein de son organe de presse. Josué Mèhouénou a signé environ 3100 articles au cours de cette période. Ce qui lui a valu ce prix d’encouragement, selon les appréciations portées par les organisateurs et le jury avant la remise dudit prix le 24 septembre dernier.
Le lauréat ne cache pas sa joie et sa fierté. « Lorsqu’une structure vous distingue au même titre qu’un acteur politique de vieille date comme Rosine Soglo, je pense qu’il y a des raisons de se sentir fier », affirme Josué Mèhouénou. Pour lui, le fait de se savoir distingué aux côtés d’un certain nombre de personnalités compte beaucoup. Il est conscient du message que véhicule African Pride à travers ce prix. « Je pense que ce genre d’occasion nous oblige à travailler davantage, c’est lorsqu’on est jeune qu’on peut donner le meilleur de soi », lance-t-il?

Les personnes handicapées étaient à l’honneur samedi 3 décembre dernier. A l’occasion de la 21e édition de la Journée internationale à elles dédiée et dont les manifestations se sont déroulées à Abomey, elles ont appelé à plus d’attention et à plus de justice à leur égard.
« Assez pour survivre, mais aussi pour vivre ». C’est autour de ce thème que se sont mobilisés populations et pouvoirs publics à l’occasion de la vingt-et-unième Journée internationale des personnes handicapées célébrée samedi 3 décembre dernier, date anniversaire de l’adoption du programme d’action mondiale des Nations Unies en leur faveur. A l’instar de la communauté internationale, le Bénin n’est pas resté en marge de cette célébration qui vise à mieux faire comprendre aux communautés les problèmes liés à la vie avec un handicap et à œuvrer au respect de la dignité, des droits et du bien-être des personnes concernées. Aussi, la célébration a-t-elle voulu attirer l’attention sur ce que peut apporter de positif l’intégration des personnes handicapées dans la promotion des valeurs artistiques, culturelles, sociales, en leur garantissant un cadre de vie adéquat capable de favoriser leur épanouissement.
Près de 1% de la population béninoise est concerné. Selon le 4e recensement général de la population et de l’habitation (RGPH3) de 2013, au moins 92 364 personnes soit 0,92% sont en situation de handicap. Déjà vulnérables, les victimes sont considérées comme des exclus des secteurs productifs de l’économie. « La plupart d’entre elles sont dépendantes et ne peuvent accéder à une autonomie de vie », déplore Adidjatou Mathys, ministre des Affaires sociales. « Elles sont sujettes à la stigmatisation et à la discrimination de toutes sortes dans la société », renchérit Isaïe Awidji, représentant du Réseau des associations des personnes handicapées du Zou et des Collines (RAPH-Zoco). Il n’en veut pour preuve que le recrutement dans la fonction publique au profit des ministères de l’Enseignement organisé par le gouvernement et pour lequel les personnes en situation de handicap, même celles qui possèdent les compétences requises pour enseigner, ont été d’office écartées.
Cette situation ne saurait perdurer, semble apaiser le ministre Adidjatou Mathys. «L’Etat béninois...va progressivement, dans la conception et la mise en œuvre des politiques, plans et programmes de développement, créer les conditions qui permettent la pleine participation de ces personnes au processus de développement national », annonce-t-elle.
Du droit à la protection
A l’instar des pays de la sous-région comme le Mali, le Burkina Faso, c’est le vote et l’application d’un texte de loi portant protection et promotion des droits des personnes handicapées qui préoccupent Isaïe Awidji et ses pairs. Pour lui, il est question de «mettre fin aux multiples injustices à leur endroit tant sur le marché de l’emploi que dans la société». «Mon département ministériel ne ménagera aucun effort pour jouer pleinement son rôle dans le cadre de la mise en œuvre de la politique holistique de protection sociale au Bénin », répond le ministre. Il est prévu dans le programme d’action du gouvernement un projet intitulé « Protection des couches vulnérables », informe Adidjatou Mathys. Ce projet comporte, précise-t-elle, des actions spécifiques telles que le renforcement de l’accès des personnes en situation de handicap aux services sociaux de base, l’appui à leur formation professionnelle, le développement des activités de réadaptation, l’appui en matériels et outils de production à leur profit.
Mais au-delà des actions des collectivités locales et du gouvernement, les handicapés méritent plus d’attention de la part de chaque citoyen pour l’édification d’une société juste et prospère. Car, «Tous les hommes naissent égaux en droits et devoirs», stipule l’article 1er de la déclaration universelle des droits de l’homme, et toute personne apparemment en bon état aujourd’hui est un handicapé potentiel moteur, visuel, mental ou sensoriel.

«Du mythe à la pratique du business plan » tome 1 est le titre de l’ouvrage lancé samedi 3 décembre à l’Université d’Abomey-Calavi par César Akohoué et Johannes Goudjanou. Guide pratique de gestion de projets, l’œuvre est élaborée pour corriger les insuffisances remarquées en management des entreprises au Bénin, selon les coauteurs.
«Du mythe à la pratique du business plan » tome 1 vient démystifier la rédaction d’un plan d’affaires pour améliorer la question de l’entreprenariat aujourd’hui plus que jamais au cœur des politiques de réduction des forts taux de chômage et de sous-emploi. Aux dires des auteurs du livre, chaque individu peut désormais, à partir des enseignements dont regorge le livre, jeter les bases de ses idées, les maîtriser, les écrire pour en faire un projet. En effet, «Du mythe à la pratique du business plan» présente les instruments nécessaires pour réaliser et réussir un business plan projet, outil de planification, de pilotage et de communication en entreprise.
Pour César Akohoué, il urge d’éclaircir la notion du «business plan» qui, en réalité, est le plan d’affaires ou la précision d’un projet réfléchi et défini sur papier en attendant sa mise en œuvre. Un tel livre peut servir de support didactique aux jeunes entrepreneurs, indique-t-il.
«5000 entreprises naissent chaque année et plus de 85% meurent aussitôt créées», souligne Johannes Goudjanou. Il estime par ailleurs qu’il est temps de quitter le mystère d’élaboration du plan d’affaires et passer aux nouvelles méthodes modernes pouvant aboutir au meilleur développement de l’entreprise.
Stratégie de développement, plan technique, plan financier, analyse de la rentabilité et des risques, preuve de viabilité de tout projet, font le menu de l’ouvrage «Du mythe à la pratique du business plan», tome 1. Riche de 136 pages, le livre se veut un outil puissant, à en croire ses auteurs, pour les incubateurs de projets, notamment les étudiants, les professeurs et les porteurs de projet.

Après Parakou jeudi dernier, le président Ousmane Batoko et les membres de sa délégation ont poursuivi leur tournée dans les centres de détention et de garde-à-vue de Tchaourou et de N’Dali, vendredi 2 décembre dernier. Il a fait un certain nombre de constats inquiétants.
Vendredi dernier, le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko est allé s’enquérir des conditions de détention des gardés-à-vue et du fonctionnement des commissariats et brigades territoriales de gendarmerie de Tchaourou et de N’Dali dans leurs rôles de partenaires des acteurs du secteur de la justice. Il voulait s’assurer de la conformité de ce que font les agents de ces structures relativements au respect des libertés et des droits de l’Homme et si les gardes-à-vue se déroulent dans les conditions prévues par la loi. « Même si le citoyen est en faute et se retrouve devant la justice, qu’il sente que ses droits sont respectés », a-t-il souvent insisté.
Assisté des membres de la délégation qui l’accompagnent, il a tenu une séance de travail avec les officiers de police judiciaire et les forces de sécurité. Ces derniers ont eu droit à une communication sur les conditions de mise œuvre et le régime juridique de la garde-à-vue présentée par le procureur général près la Cours suprême, Luc Aurélien Assogba. Non seulement, ils ont eu l’occasion de renforcer leurs capacités, mais ils ont saisi l’occasion pour évoquer quelques difficultés auxquelles ils sont souvent confrontés dans l’exercice de leurs fonctions. Il s’agit de la longue distance entre les localités qui oblige à proroger les gardes-à-vue ; des populations des zones déshéritées qui continuent de penser que le commissariat ou la gendarmerie est un tribunal. Le problème des unités de sécurité qui manquent d’eau, alors que les gardés-à-vue ont besoin de prendre la douche et de se désaltérer, a été posé. Il y a également le transfèrement des gardés-à-vue devant le procureur, aux frais desdites unités qui manquent cruellement de moyens. Les officiers de police judiciaire sollicitent, par ailleurs, l’appui du ministère de la Justice qu’ils servent beaucoup plus que les ministères de l’Intérieur et de la Défense dont ils dépendent surtout.
« Ces difficultés que vous évoquez sont réelles et graves. Elles font que nous doutons parfois de ce que nous vous disons et de la qualité de la justice qui est rendue », leur a répondu le président Ousmane Batoko. Sans occulter le dénuement dans lequel ils travaillent, il les a exhortés à tout mettre en œuvre pour continuer à coller aux textes. « Nous voulons une justice moderne, mais voilà que nous avons des méthodes qui ressemblent à celles du siècle dernier », a-t-il déploré. « Malgré tous ces problèmes, vous devez rester debout et être proches de la loi », a poursuivi le président.
Dans chacun des centres de détention inspectés dans les deux communes, le président Ousmane Batoko a procédé au contrôle des registres de plaintes et de garde-à-vue. A ce niveau, quelques fausses notes ont été constatées. «Dans certaines unités, ces registres n’existent même pas. Là où ils existent, ces documents sont mal tenus, mal renseignés. Lorsqu’on se sert d’un cahier de 32 pages comme registre de garde-à-vue, ça pose un problème. Et l’officier de police judiciaire vous explique que c’est parce qu’il n’a pas les moyens », fait remarquer le secrétaire général de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou.

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, à la tête d’une délégation de sa juridiction, effectue du 1er au 8 décembre, une tournée d’inspection dans les juridictions du fond, les centres de détention et de garde-à-vue du Borgou et de l’Alibori. C’est à Parakou qu’il a consacré la première étape de sa descente.
La justice fait partie des piliers de l’Etat de droit. Afin de l’amener à jouer efficacement ce rôle primordial, ses états généraux organisés en 1996 ont conduit à son diagnostic et à la formulation des propositions de solutions pour remédier aux dysfonctionnements identifiés.
Bien que certaines avancées tant quantitatives que qualitatives aient été enregistrées, l’appareil judiciaire éprouve toujours des difficultés à s’adapter aux exigences de l’Etat de droit en construction au Bénin. Les populations attendent que le pays se dote d’un environnement porteur de plus de sécurité juridique et judiciaire, indispensable à l’exercice réel des libertés et à un développement économique et social durable. Au nombre des dysfonctionnements qui caractérisent le système judiciaire, il y a sa lenteur et son impartialité tant décriées. Pour l’avoir compris, la majorité des acteurs du secteur essaie, en dépit des difficultés et des maigres moyens disponibles, de relever au quotidien, les défis d’une justice au service du citoyen. Mais en dépit de ces efforts, les populations semblent toujours avoir mal en leur justice.
Une journée sans répit
Pour permettre au système d’être à la hauteur de leurs légitimes attentes, il faut donc l’évaluer dans son fonctionnement, discuter avec ses principaux animateurs, écouter les usagers, afin d’identifier des approches de solutions aux problèmes auxquels il est confronté. D’où la présente visite d’inspection qu’entreprend la Cour suprême dans les juridictions du fond, les centres de détention et de garde-à-vue du Borgou et de l’Alibori. Fondée sur les dispositions de l’article 33 de la loi N° 2004-07 du 23 octobre 2007 portant composition, organisation, fonctionnement et attributions de la Cour suprême, cette tournée vise avant tout l’accompagnement technique et l’encadrement pédagogique des magistrats du fond dans l’exercice de leur office.
A Parakou où ils ont marqué la première étape de leur tournée, le président Ousmane Batoko et sa délégation, après avoir rendu visite au préfet du Borgou et au maire de la ville, étaient à la prison civile, au commissariat central et aux commissariats d’arrondissement, à la compagnie de gendarmerie, au Tribunal et à la Cour d’appel. Outre une séance de travail avec les Officiers de police judiciaire au cours de laquelle une communication sur la garde-à-vue et ses conditions de mise en œuvre à été présentée par le procureur général près la Cour suprême, Luc Aurélien Nicolas Assogba, la délégation s’est entretenue avec les magistrats du Tribunal de première instance et de la Cour d’appel. Ces derniers ont suivi une communication sur la déontologie du magistrat.
Le président Ousmane Batoko reconnaît avoir eu à faire avec des femmes et des hommes qui travaillent dans des conditions pénibles, avec beaucoup de professionnalisme et de sacrifices à Parakou. « Nous nous complaisons à qualifier notre démocratie comme étant un modèle, mais nous exerçons nos offices à crédit. Nous faisons fonctionner le système judiciaire béninois par procuration parce que les moyens qu’il faut mettre à disposition, ne le sont pas. On n’est dans une situation d’ambivalence », a-t-il déploré. L’objectif, a poursuivi le président de la Cour suprême, c’est que tout citoyen se présentant devant la justice, le fasse sans se préoccuper de qui il aura en face, puisqu’il sait que c’est le droit qui sera dit.
Surpopulation carcérale
Il a pris connaissance des problèmes qui se posent à la prison civile de Parakou. Par rapport au désengorgement de l’effectif de ce lieu pénitentiaire, le président Ousmane Batoko a, entre autres, fait constater, qu’il y a plus de détenus préventifs que de condamnés.« Beaucoup de détenus préventifs sont à la prison civile de Parakou, alors qu’ils ne devraient plus y être. Surtout en application des nouvelles lois, ces femmes et ces hommes ne devraient plus être en prison. J’ai donné des instructions pour que, en ce qui les concerne, les procédures soient accélérées pour que d’ici à la fin de l’année, tout ce monde soit mis dehors », a-t-il confié. « Je voudrais que ce passage de la Cour suprême dans le département marque les esprits, à travers ces décisions qui doivent être prises dans les meilleurs délais », a insisté le président.
Par rapport aux conditions de travail des magistrats et des agents administratifs du secteur, il a promis voir avec le Garde des Sceaux, comment elles pourraient être améliorées.

Le Centre arts et cultures de Lobozounkpa, commune d’Abomey-Calavi, abrite depuis samedi 3 décembre dernier, une exposition collective des productions d’artistes plasticiens et peintres. Elle s’inscrit dans le cadre des manifestations de la première édition du festival ‘’Les échos de Lobozounkpa’’.
Cadre idéal de promotion des œuvres artistiques et culturelles, le Centre d’arts et cultures de Lobozounkpa rayonne avec l’exposition collective d’œuvres de trente-cinq artistes plasticiens et peintres à travers le festival ‘’Les échos de Lobozounkpa’’. Il s’agit, entre autres, d’Aston, Azé Baba, Rémy Samuz, Charly Djikou, Marius Dansou, Elon-m, Glèlè, Prince Toffa, Gratien Zossou, Daavo, Zinkpè, EricMèdéda, Sébastien Boko, Audace Aziakou, Benjamin Déguénon, Nathanaël Vodounhè, Marianna Capuano, Théodore Dakpogan, Eliane Aïsso, groupe ‘’La vie’’. Ils font découvrir au public leurs talents, leur savoir-faire par la pierre taillée, les tableaux, les sculptures, les photos. De belles œuvres qui, loin d’être de simples réalisations artistiques, renferment des messages et dénoncent des maux que rencontrent les populations. L’artiste plasticien Charly Djikou, devant l’exposition de ses œuvres, a expliqué, par exemple, qu’il taille les pierres, les granites et les marbres du Bénin pour les faire parler.
Selon le directeur exécutif du Centre arts et cultures de Lobozounkpa, Dominique Zinkpè, la 1ère édition du festival ‘’Les échos de Lobozounkpa’’ avec son programme de résidence et ses expositions, est un projet initié pour mettre en lumière l’écriture. Il a accueilli les artistes de grandes envergures du théâtre, de la musique et de la danse contemporaine et des arts plastiques. «Nous avons voulu faire un évènement annuel pour réunir les œuvres des plus grands artistes béninois du centre et aujourd’hui, nous avons pu réunir l’œuvre de 35 artistes plasticiens et peintres pour faire raisonner la culture tout en essayant d’atteindre la ville et son entourage», a-t-il confié.
Pour lui, le festival ‘’Les échos de Lobozounkpa’’ a pour but de permettre aux artistes de partager la culture avec les populations environnantes par la danse, la chanson et le visuel avec l’art plastique. Le vernissage a pris fin par une séance d’échanges avec le mécène Robert Vallois qui a renouvelé tout son soutien à la direction du centre pour la suite du programme marqué par un concert live donné dans la soirée du samedi par le roi du Tchink system Stan Tohon.

A quelques jours du coup d’envoi de la phase finale de la Can Gabon 2016, la Confédération africaine de football (Caf) vient de procéder à l’ouverture des engagements pour les éliminatoires de la compétition que le Cameroun accueillera en 2019. Très bientôt, les Ecureuils du Bénin vont donc retrouver la compétition.
Après le Gabon, à partir du 10 janvier prochain, c’est le Cameroun qui sera à l’honneur en 2019 avec la phase finale de la « Can Total ». Déjà, tout se met en place au niveau de la Caf, pour l’organisation de la compétition en ce qui concerne sa phase des éliminatoires. En effet, dans une correspondance en date du 27 novembre dernier, le secrétaire général de la confédération, Hicham El Amrani, informe les associations nationales affiliées que les engagements pour cette compétition sont désormais ouverts. Ils ont commencé depuis jeudi 1er décembre dernier, précise la correspondance. Les associations nationales affiliées à la Caf dont la Fédération béninoise de football (FBF) ont, selon les règlements de la compétition, jusqu’au samedi 31 décembre prochain comme dernier délai pour inscrire leur sélection.
Par ailleurs, le tirage au sort des éliminatoires de cette Can Total 2019 est prévu pour le 12 janvier 2017 à Libreville, en marge de la Can Gabon 2017. S’agissant des procédures du tirage au sort, elles seront adoptées par la Commission d’organisation de la Can Total durant sa réunion, un peu plus tôt le même 12 janvier 2017, a informé le secrétaire général.
Toutefois, les procédures du tirage au sort proposées incluront une phase de groupes, avec la participation de l’équipe nationale du pays hôte (Cameroun). De même, les dates ci-après dans le calendrier international de la Fifa sont retenues pour les éliminatoires. Ainsi, la première journée pourrait se jouer entre le 20 et le 28 mars 2017, la 2e journée du 5 au13 juin 2017. Les autres journées suivront. Ce sera jusqu’en octobre 2018 avec la 6e et dernière journée qui aura lieu entre le 8 et le 16 octobre 2018.
Pour le Bénin et ses Ecureuils étouffés du côté de Bamako, lors de la dernière journée des éliminatoires de la CAN Gabon 2017 par les Aigles du Mali, il n’y a plus à attendre. Après la prestation peu reluisante des locaux à Lomé, au cours de la 7e édition du tournoi de l’Uémoa, il n’y a plus une minute à perdre. Le Bénin doit rapidement se mettre au travail en gardant à l’esprit que la qualification, c’est maintenant qu’il faut commencer par la préparer. Car, enseigne la sagesse africaine, ce n’est pas le jour de la chasse, que l’on dresse son chien?

Les lectures-spectacle organisées dans les lycées et collèges de la commune de Ouidah dans le cadre du marché local du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) appelée «Xwéxi» a permis d’une part d’installer des clubs et d’autre part, de poser des jalons pour la relève.
«Si nous partons sans transmettre le flambeau, il y aura un vide pour le théâtre ». C’est tout souriant, que le directeur du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), Erick-Hector Hounkpè s’est adressé, jeudi 1er décembre, aux élèves du lycée technique de Ouidah pour leur expliquer l’importance et l’utilité du « Club des amis du Fitheb » qui sera implanté dans leur centre de formation. Ceci, pour leur permettre de s’engager au service de la culture. L’exhortation du comédien-directeur a été accueillie par des ovations nourries des élèves. Certains parmi eux n’ont pas hésité à faire savoir leur attachement à cet art de la scène. Un attachement né ces derniers jours à la suite des séances d’exercice et de répétition faits en marge de la présentation des spectacles-lecture à l’occasion du « Xwéxi Ouidah 2016». Après Bohicon, Kandi, Dassa, Lokossa… la cité de Kpassè a été retenue comme l’ultime étape du Fitheb migratoire. A la différence des autres étapes, celle-ci a été étalée sur plusieurs jours avec un programme varié. «Ouidah est une ville de culture et il fallait marquer la différence», justifiait le directeur du festival à l’occasion de la première nuit de spectacles, mardi 29 novembre dernier au Fort français situé dans la ville.
Et si Ouidah est ville de culture, il eût fallu aussi que ses élèves, relève incontournable pour les arts, s’inscrivent assez tôt dans la logique de la relève. Ceux-ci se disent prêts pour le défi, mais cela passe par des préalables, leur a rappelé Erick-Hector Hounkpè. Au nombre de ceux-ci, la lecture figure en bonne place. Si trois établissements de la ville ont été retenus dans le cadre des lectures-spectacle, ce n’est pas par hasard, annoncent les organisateurs du « Xwéxi Ouidah 2016 ». En effet, le challenge pour être du team final a obligé nombre des élèves à s’approprier la pièce «La secrétaire particulière» de Jean Pliya. Pour le directeur du Fitheb, la lecture se meurt dans les écoles. Or, sans elle, le théâtre est en souffrance. Raison pour laquelle il a exhorté les apprenants du lycée technique de Ouidah à lire au moins un livre par jour, soit douze livres par an. Ce qui leur permettra de se cultiver, de s’informer mais aussi de se perfectionner et d’améliorer leur niveau de connaissance. Celui-ci leur a clairement signifié que les technologies de l’information avec leurs corolaires que constituent les réseaux sociaux, de même que la télévision, bien qu’étant utiles, ne peuvent remplacer les connaissances livresques. Et si « soldats du Fitheb » ils veulent être vraiment, cela passe aussi par un bon niveau de culture et donc de lecture, a soutenu Erick-Hector Hounkpè.
Culture 02 déc. 2016