La Nation Bénin...
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Selon les croyances religieuses de l'époque, reprises par Jean dans le Nouveau Testament, les juifs attendaient trois signes: (i) la venue du Christ, le Messie, (ii) le retour d'Elie et, (iii) l'arrivée d'un nouveau prophète à l'instar de Moïse (Jean 1: 24-25) : " Ceux qui avaient été envoyés étaient des Pharisiens. Ils lui firent encore cette question: Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es pas le Christ, ni Elie, ni le Prophète"?
Oshoffa est-il le prophète annoncé dans la Bible ?
C'est Jean-Baptiste qui va révéler l'identité de Jésus-Christ : " Moi, je baptise d'eau, mais au milieu de vous, il y a quelqu'un que vous ne connaissez pas, qui vient après moi; je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers…Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l'agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. C'est lui dont j'ai dit après moi vient un homme qui m'a précédé, car il était avant moi. Je ne le connaissais pas, mais c'est afin qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser d'eau. Jean rendit ce témoignage: j'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et s'arrêter sur lui. Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser d'eau, celui-là m'a dit: Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et s'arrêter, c'est celui qui baptise du Saint Esprit. Et j'ai vu, et j'ai rendu témoignage qu'il est le Fils de Dieu" (Jean 1: 26- 34).
A son tour, Jésus-Christ rendra témoignage de Jean-Baptiste pour démonter aux Pharisiens "aveugles" que la prophétie était en train de s'accomplir sous leurs yeux par ces versets: " Comme ils s'en allaient, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean: Qu'êtes-vous allés voir dans le désert? Un roseau agité par le vent? Mais qu'êtes-vous allés voir? Un homme vêtu d'habits précieux? Voici, que ceux qui portent des habits précieux sont dans les maisons des rois. Qu'êtes-vous allés voir? Un prophète? Oui, vous dis-je, et plus qu'un prophète. Car c'est celui dont il est écrit: Voici, j'envoie mon messager devant ta face, pour préparer ton chemin devant toi. Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n'en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui. Depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s'en emparent. Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu'à Jean; et, si vous voulez le comprendre, c'est lui qui est Elie qui devait venir. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende" (Mathieu 11 : 7-15).
Sur les trois signes qu'attendaient les fils d'Israël, le peuple élu de Dieu, deux se sont réalisés sans qu'ils ne s'en rendent compte: le retour du prophète Elie qui est Jean-Baptiste et la venue du Messie qui est Jésus-Christ.
Et nous autres, avons-nous reconnu le troisième et dernier signe: l'arrivée d'un prophète qui sera à l'instar de Moïse et qui se révèlera au monde après Notre Seigneur Jésus-Christ? Non! Et pourtant les Saintes Ecritures donnèrent toutes les caractéristiques pour nous permettre de le reconnaître:
1ère caractéristique : Dans le livre de Deutéronome, dicté à Moïse, il est écrit: "L'Eternel ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d'entre tes frères, un prophète comme moi: vous l'écouterez! Il répondra ainsi à la demande que tu fis à l'Eternel, ton Dieu à Horeb, le jour de l'assemblée, quand tu disais: Que je n'entende plus la voix de l'Eternel, mon Dieu, et que je ne vois plus ce grand feu, afin de ne pas mourir. L'Eternel me dit: Ce qu'ils ont dit est bien. Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. Et si quelqu'un n'écoute pas mes paroles qu'il dira en mon nom, c'est moi qui lui en demanderai compte. " (Deutéronome 18 :15-19).
Nombreux sont les docteurs de la loi de l'époque, et après eux, les théologiens de notre ère qui ont pensé à tort que ce nouveau prophète ne pouvait être que Josué (le successeur de Moïse), Elie le prophète de feu ou son compagnon Elisée, le roi David ou peut être encore son fils Salomon, et autres Esaië, Jérémie, Ezéchiel, Daniel, Osée, Joël, Amos, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zaccharie ou Malachie. Nous disons bien à tort, car toutes ces figures bibliques ont marqué l'histoire de l'Ancien Testament (ont vécu avant Jésus-Christ), alors que le prophète annoncé devait venir après Jésus-Christ. Il fallait donc chercher celui-ci à travers le Nouveau Testament.
2ème caractéristique: Malgré que Jésus-Christ avant son ascension ait ouvert l'esprit aux apôtres, afin qu'ils comprennent les Ecritures (Luc 24 :45) et qu'ils furent remplis du Saint-Esprit, le jour de la Pentecôte (Actes 2: 1-8), ceux-ci (surtout Pierre et Jean) continuaient d'espérer en l'arrivée d'un nouveau prophète en annonçant publique que "Moïse a dit: Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi; vous l'écouterez dans tout ce qu'il vous dira, et quiconque n'écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple". (Actes 3: 22-23).
Parmi les douze (12) apôtres de Jésus-Christ, les soixante douze (72) disciples et les autres serviteurs de Dieu, décrits dans le Nouveau Testament, aucun d'eux ne firent des choses comme Moïse. Car, non seulement, il fallait être à l'instar de Moïse, mais aussi et surtout montrer aux hommes comment adorer Dieu en esprit et en vérité.
Nos frères de l'Islam ont bien démontré que Jésus-Christ a dit qu'il y aura un dernier prophète après Lui (Sourate 61, verset 6); et ils affirment haut et fort que c'est le prophète Mahomet, étant entendu que dans le Nouveau Testament, aucun des serviteurs après Jésus n'a le profil de Moussa (appellation de Moïse dans le Saint Coran). Or, malheureusement pour eux, dans les sourates écrites des mains du prophète lui-même et dans les hadiths qui relatent ses paroles, nulle part celui-ci n'a opéré un seul miracle ou fait de prodige comme Moussa. Donc, ce nouveau prophète annoncé au moment où les deux plus grands livres saints (la Sainte Bible et le Saint Coran) étaient écrits restait à venir.
3ème caractéristique: les deux textes tirés de l'Ancien comme du Nouveau Testament précisent que " le nouveau prophète qui sera suscité par Dieu sera comme Moïse". A partir de cette précision, comparons donc le prophète du XXème siècle, Samuel Biléou Joseph Oshoffa à Moïse.
A partir de ce tableau comparatif que nous venons de dresser sur les deux (2) hommes de Dieu, nous pouvons affirmer sans nous tromper que le Prophète annoncé et qui viendra après le Seigneur Jésus-Christ est bel et bien Samuel Biléou Joseph Oshoffa, le Berger de la Sainte Eglise venue des cieux. Et, c'est à ce titre que le Pape Jean-Paul II de l'Eglise catholique romaine, représentant légitime de l'apôtre Pierre, lui rendit visite en 1983 au Nigeria, après la confirmation de la prophétie par Michel Guery, l'envoyé du Vatican qui a séjourné sur les Paroisses de l'Eglise du Christianisme céleste au Bénin après neuf mois (Juillet 1972- Septembre 1973) de recherche sur notre Eglise.
A cet effet, si la Bible devrait être réécrire aujourd'hui, le verset 17 de l'Evangile de Jean devrait être corrigé ainsi qui suit: "Car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ, et l'adoration en esprit et en vérité par Oshoffa" (Jean 1: 17).
La date de naissance de l'Eglise ne cachait-elle pas la date de rappel à Dieu du "Guide de la Dernière Barque" ?
Ce n'est pas de la numérologie, la vision par les nombres ou les chiffres, mais une simple révélation de l'esprit qui nous a poussé à faire cette vérification.
L'Eglise du Christianisme céleste est née le 29 septembre 1947. Mais, lorsque nous écrivons cette date en chiffre, cela nous donne: 29 /09/1947. Or, une simple addition du jour, du mois et de l'année de naissance de l'Eglise, nous amène à un constat formidable: 29 (29 ème jour) + 9 (9 ème mois de l'année) + 1947 (année) = 29 + 9 + 1947 = 1985 (année de rappel à Dieu de Samuel Biléou Joseph Oshoffa) .
En théologie, le hasard n'existe que pour ceux qui ne veulent pas voir la main de Dieu derrière tout ce qui arrive sur la terre, car "Il a créé le monde par la parole et Il le dirige par le silence".
Les sept mystères qui entourent la mort de Samuel Biléou Joseph Oshoffa:
1 – Pendant l’exposition de son corps à Tafawa Balewa Square (Lagos City Council Hall) il appela une femme qui n’était pas chrétienne céleste à travers une fontaine où est apparu un arc en ciel, et lui dit : « Femme va dire au monde que Oshoffa est vivant. »
A la façon dont notre Seigneur Jésus avait annoncé sa résurrection à Marie de Magdala et l’avait envoyée le dire aux apôtres (Jean 20 :17,18).
2 - Dieu a choisi Oshoffa à l’âge de 38 ans (1909-1947) et il a dirigé l’Eglise pendant 38 ans (1947-1985).
3 - Comme Jésus était mort d’une mort considérée d’antan comme une malédiction, le Fondateur est mort à la suite d’un accident violent que lui même avait prédit.
4 - Comme Jésus a été crucifié avec deux voleurs (dont l’un s’était repenti : (Luc 23 :42,43), le Fondateur est mort 9 jours après l’accident qui a coûté la vie à deux évangélistes, l’un à sa droite (Marc Manchanroun) et l’autre à sa gauche (Thomas Gbikpi Benissan).
5 - A la mort de Jésus après sa crucifixion le soleil s’était obscurci. A l’enterrement du Pasteur Oshoffa, le 19 octobre 1985, il y eut à nouveau l’éclipse du soleil comme c’était le cas à la naissance de l’église.
6 - Comme les apôtres ont discuté le corps de Jésus-Christ avec les autorités, de même le corps du Fondateur a été discuté entre l’église du Bénin et celle du Nigeria et son tombeau a été aussi gardé par les soldats et les policiers.
7 - Comme Pierre a renié notre Seigneur Jésus-Christ trois fois et que ses apôtres ont perdu la foi après l’arrestation de leur chef et maître, de même les devanciers de l’Eglise du Christianisme Céleste ont renié Oshoffa en se détournant de son testament après sa mort. La preuve, le Prophète Pasteur Fondateur n'a pas laissé une Eglise divisée?
Vén/Sup/Ev. Darius J. ATTAKUY
Actualités 19 oct. 2016

Les agents contractuels de l’Etat mis à la disposition du ministère de l’Economie numérique et de la Communication ont suivi, mardi 18 octobre à Cotonou, une formation sur les techniques de rédaction administrative. C’est la secrétaire générale du ministère, Jémilatou Sossouhounto Djarra, qui a procédé au lancement de la formation.
Dans tous les secteurs de la vie nationale, on note un accroissement des rapports entre l’administration et ses administrés dont l’effectif ne cesse d’augmenter chaque jour. C’est pour l’aider à faire face à cette situation que, 83 agents contractuels ont été mis à la disposition du ministère de l’Economie numérique et de la Communication depuis 2014. Une formation sur les techniques de rédaction administrative a été organisée à leur intention, mardi 18 octobre à l’Infosec de Cotonou.
A l’occasion, la secrétaire générale du ministère, Jémilatou Sossouhounto Djarra leur a rappelé leurs tâches essentielles qui consistent à préparer les documents administratifs. Elle leur a expliqué que le style de rédaction et la présentation d’un document administratif revêtent une impoartance particulière. Ils révèlent, a-t-elle insisté, la personnalité du fonctionnaire qu’ils sont, autant que leur sens de responsabilité et leur degré de conscience.
Jèmilatou Sossouhounto Djarra a précisé que l’objectif de la formation est de leur faire connaître les subtilités de la rédaction administrative et d’accroître leur professionnalisme dans le traitement des dossiers qui leur seront confiés. Elle leur a recommandé l’assiduité pour pouvoir mettre en pratique les connaissances reçues, dès leur retour à leurs postes respectifs pour une efficacité et une efficience dans l’accomplissement de leurs tâches quotidiennes.
La formation a été animée par les experts du cabinet Afrique Gouvernance Consulting. Son directeur général, Rémi Ahouadi, a salué l’initiative du ministère en charge de l’Economie numérique et de la Communication qui consiste à former ses agents contractuels pour accroître leurs capacités en rédaction administrative.
Rémi Ahouadi a rassuré sur la qualité et l’importance des contenus des thèmes qui seront développés au cours de la formation.

« Notre continent a beaucoup de mal à rattraper le train du développement. Nous en sommes les principaux responsables. Il est temps de nous prendre en charge nous-mêmes. Mais nous sommes dans un monde de solidarité et d’interactivité. Si l’Afrique va mal de plus en plus et de manière plus durable, le monde ira mal … »
Patrice Talon, président de la République du Bénin
« C’est extrêmement important il faut donner priorité et priorité absolue à l’éducation. Autrement, demain vous allez mal vivre votre retraite. Il y aura dans les rues que des délinquants, des malformés, des formés approximativement. Ils vont se jeter sur vous pour vous arracher votre paquet de cigarette en tirant sur vous ou en vous poignardant. C’est cela ce qu’il faut éviter »
Professeur Brice Sinsin, recteur de l’UAC
« L’école coloniale voulait former de petits commis, et des agents subalternes pour l’aider à installer la colonisation et à atteindre tous les objectifs de la colonisation qui étaient essentiellement de pouvoir profiter des richesses du Dahomey de l’époque »
Professeur Pierre Mintinhoué, enseignant à l’UAC

La Fédération béninoise de football a rencontré, lundi 17 octobre au siège de la Ligue de football professionnel à Cotonou, les présidents des Ligues régionales et les responsables des clubs engagés pour les championnats nationaux de Ligues 1, 2 et 3 dénommés Ligue Nasuba, saison 2016-2017. Avec eux, elle a voulu partager un certain nombre d’informations suite à une réunion avec le ministère des Sports et qui risque d’hypothéquer le démarrage des championnats annoncé pour mercredi 29 octobre prochain.
Le seul point inscrit à l'ordre du jour de la rencontre que le Comité exécutif de la FBF a eue avec les présidents des Ligues régionales et les présidents des clubs, a consisté à leur faire le point de la réunion avec le ministère des Sports, vendredi 14 octobre dernier. Une réunion qui, a indiqué le premier vice-président de la Fédération, Bruno Arthur Didavi, a eu lieu sous la présidence du directeur de cabinet du ministre Oswald homéky, en présence des représentants des camps Attolou et Augustin Ahouanvoébla et du président du Comité national olympique et sportif béninois, Julien Minavoa. C’était dans la droite ligne de la séance que le chef de l’Etat avait déjà eue avec eux, il y a quelques semaines. Il était question pour le ministère des Sports, selon le représentant de la Fédération, de leur soumettre un protocole d'accord retraçant la volonté du président de la République de voir les deux autres parties proposer chacune 3 membres, pour la mise en place d’un comité transitoire composé de 21 membres pour un mandat de 2 ans. Toutefois, il y a eu d’autres propositions comme la dislocation du bureau actuel afin de permettre aux trois parties de disposer chacune de 7 représentants. Un autre camp souhaite qu’en dehors de la présidence, que les autres postes de vice-présidents soient partagés.
« Pour le chef de l’Etat, le Comité exécutif élu reste entier. Le camp d’Augustin Ahouanvoébla et celui d’Attolou, proposent chacun 3 personnes. Il a souhaité que ce soit pour un mandat de 2 ans et qu’à l’international, que je m’emploie afin qu’il n’y ait pas de problèmes. Une proposition à laquelle j’ai adhéré totalement car partout où il y a la paix, il y a développement», a clarifié le président de la FBF, Moucharafou Anjorin, avant de rappeler qu’il dirige un Comité exécutif dont l’élection a été validée par la Fifa et la CAF. « Mais lorsque certains prétextent qu’ils ont un mandat en cours qui finit en 2017 et d’autres exigent une autre répartition des postes au sein du Comité exécutif, on se croirait alors à une époque médiévale », a-t-il insisté. Il a réaffirmé son accord avec la proposition du chef de l’Etat, Patrice Talon. « Je ne composerai pas avec ceux qui veulent déroger à cette décision. J’attendrai que le président de la République nous revienne et qu’il nous invite et nous dise ce qu’il pense. Mais tel que je le connais, il est un homme de parole qui n’acceptera pas qu’on remette en cause ce sur quoi, nous nous étions tous entendus», a laissé entendre le président Moucharafou Anjorin, tout en avertissant que nulle part dans les textes de la Fifa et de la CAF, il n’est prévu un bureau composé de 21 membres.
« Que voulez-vous que la FBF dise alors que les championnats nationaux de première, deuxième et troisième divisions, Ligue Nasuba, démarrent mercredi 29 octobre prochain, et pour l’organisation desquelles, elle a décroché auprès de LC2 International, un contrat de 1 000 000 de dollars chaque année et pour quatre ans, de minimum garanti. C’est à croire que nous ne sommes pas encore prêts pour jouer », a-t-il déploré. Très confiant, il a averti qu’il ne se laissera pas avoir par ceux qui ne veulent pas jouer. « Quand les acteurs commencent par jouer ensemble, on peut arriver à bout de tous les problèmes. Alors hypothéquer le démarrage de ces compétitions prévu pour mercredi 29 octobre prochain, ce serait regrettable pour le football béninois. Il n’y a que le chef de l’Etat seul qui puisse nous convaincre de ne pas démarrer. Et s’il le disait, vous comprenez que nous devons encore une fois lui faire confiance jusqu’au jour où il finisse par se rendre compte que ceux qui tirent sur la corde, ne veulent en réalité pas jouer parce qu’ils ne disposent plus des moyens pour le faire», a poursuivi le président de la Fédération.
Informés, les clubs ont décidé de prendre leur destin en mains. Ils entendent participer à tout prix aux différents championnats annoncés et pour lesquels ils affûtent déjà leurs armes. Pour ce faire, leurs responsables ont, pour se faire entendre, décidé de rencontrer le chef de l’Etat.

Les cadres du secteur de l’environnement et autres membres du Comité national sur les changements climatiques (CNCC) étaient en conclave dudit comité à Ouidah. Une session ordinaire qui s’est tenue du 13 au 15 octobre dernier sur la préparation de la participation de notre pays à la 22e conférence des Etats-parties sur les changements climatiques qui se tient à Marrakech au Maroc au mois de novembre prochain. Elle a été ouverte par la directrice de cabinet du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, Jeanne Josette Acacha Akoha en présence du représentant du Pnud, Isidore Agbokou.
La session du Comité national sur les changements climatiques du 13 au 15 octobre à Ouidah visait de manière générale à présenter aux participants, pour appréciation, les enjeux de la 22e conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de la 12e conférence des parties agissant comme réunion des parties au protocole de Kyoto prévue du 7 au 18 novembre à Marrakech au Maroc. Ce qui permettra de dégager la position du Bénin sur les principaux sujets de discussion à débattre au Maroc.
De façon spécifique, il s’est agi de rappeler le processus et les règles de négociation sur les changements climatiques,de comprendre et d’analyser stratégiquement les positions des différents groupes de négociation en présence notamment du groupe africain, du groupe des pays les moins avancés et du G77+ la Chine auxquels le Bénin appartient. La session a permis également de dégager les priorités du Bénin dans ces négociations, de comprendre les opportunités et avantages à tirer de sa participation et de préparer les membres de la délégation du Bénin avec un partage des responsabilités.
Pour Justin Nata, directeur général adjoint des changements climatiques, les changements climatiques constituent un phénomène qui affecte tous les Etats de la planète au point d’annihiler tous leurs efforts de développement. La particularité de la 22e COP est qu’elle se tient à quelques jours de l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris qui révolutionne la lutte contre les changements climatiques. La session, rappelle le directeur général adjoint des changements climatiques, a permis d’outiller les représentants du Bénin à ne pas faire piètre figure à cet important conclave. Vu toutes les compétences rassemblées pour trois jours, Justin Nata a conclu que de bons résultats sortiront de la rencontre.
C’est le même sentiment qui anime Isidore Agbokou qui représentait le Programme des Nations Unies pour le Développement. Satisfait de la tenue de cette session du Comité national sur les changements climatiques pour la préparation de la COP22, il a rappelé les rôles et missions dudit comité dont la force et le pouvoir stratégique se passent de commentaire en matière d’avis et d’orientations sur les changements climatiques.
Telle est également la conviction de la directrice de cabinet du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, Jeanne Josette Acacha Akoha qui rappelle que l’Accord de Paris traduit l’importance qu’accordent les dirigeants à la problématique des changements climatiques.Ainsi, poursuit-elle, la COP 22 doit inspirer des résultats tangibles si les parties s’engagent effectivement à modifier dans de bonnes proportions, la trajectoire ascendante des courbes climatiques. La COP 22, assure Jeanne Josette Acacha Akoha, va jeter les bases d’opérationnalisation de la COP 21. «Au regard de votre engagement constant et vos expertises,je ne doute pas que la session sera une réussite », clame la directrice de cabinet qui a plaidé pour que les communautés ressentent moins les effets du réchauffement. Elle a réaffirmé l’entière disponibilité du ministère à mettre en application les décisions et autres recommandations du Comité national sur les changements climatiques.
La session a déroulé au moins une vingtaine de communications pour outiller les participants.

Les produits biologiques ont récemment défrayé la chronique lors de la célébration de la semaine verte organisée par la Ligue pour la défense du consommateur au Bénin. Lydwine Baloitcha, ingénieur-agroéconomiste, l’une des tenancières du stand du réseau Jinukun, qui s’investit dans la culture bio et Florence Sèhlin, cliente venue se ravitailler apprécient chacune les avantages liés à l’usage des produits biologiques. Dr Colette Azandjèmè a à la même occasion, souligné et déploré quant à elle les dangers liés à la consommation des produits conventionnels.
Du piment rouge, du vernonia (aman vivè), de l’oximum (tchayo), de la grande morelle(gboman), de l’échalote(oignon vert), de la laitue, de la carotte, du chou, du maïs, de la papaye, de l’oignon, du concombre et de la tomate. Tels sont entre autres les produits que Lydwine Baloitcha pouvait offrir aux visiteurs du stand qui a ouvert du jeudi 6 au samedi 8 octobre sur l’esplanade du stade général Mathieu Kérékou.
«Nous faisons la production naturelle, nous utilisons des fientes de volailles et pour lutter contre les petits ravageurs qui détruisent souvent les plantes, on utilise l’huile de neem pour les traiter. Autour de nos différentes planches, il y a la citronnelle appelée “tiiman“ assez efficace contre les ravageurs. Il y aussi le compostage naturel fait à base de cendre et de débris végétaux », déclare Lidwine Baloitcha pour assurer les visiteurs que les produits exposés sont vraiment des produits bio.
Et pour les distinguer des autres produits, elle invite les observateurs à prendre l’exemple de la carotte conventionnelle tellement rouge qui se différencie de celle bio produite naturellement sans pesticide, qui n’est pas si rouge et avec un goût sucré. De même, spécifie-t-elle, les légumes conventionnels sont tellement gros que tout le monde les apprécie. Mais par contre les légumes bio sont vraiment différents des légumes conventionnels.
« Les produits-bio garantissent totalement la santé, luttent aussi contre les malformations, le cancer et beaucoup d’autres maux. Ils assurent l’intelligence intellectuelle surtout pour les enfants. Une femme enceinte qui consomme du bio assure sa santé et celle de son enfant », rassure Lidwine Baloitcha.
En termes de satisfaction éprouvée en tant que promotrice des produits-bio, Lidwine Baloitcha révèle que cela permet de garantir la santé de la population et d’avoir un développement durable. C'est dire, selon elle, que quand on consomme bio, on sait qu’on lutte pour un environnement durable, parce que le bio protège l’environnement, l’écosystème et on est vraiment fiers de ça. «On sait qu’on fait beaucoup pour la santé de la population béninoise. Il faut de la volonté et tout ira bien. On rencontre des difficultés dans tous les domaines mais avec le temps tout rentre dans l’ordre», concède Lidwine Baloitcha.
Les produits bio aux mêmes prix
Concernant les coûts, Lidwine Baloitcha relève que les produits bio sont pratiquement servis aux mêmes prix que les produits conventionnels. « Il n’y a pas une grande différence. Les gens se disent, quand on parle de bio que c’est cher mais c’est faux, les produits-bio ne sont pas chers», fait remarquer l’ingénieur agroéconomiste. Un avis que ne partage pas forcément Florence Sèhlin pour qui de plus en plus les cultivateurs utilisent beaucoup de pesticides sans contrôle et sans norme. Les cultivateurs en font usage sans savoir la quantité à doser, donc parfois ils en abusent et cela rentre dans les productions dont les stocks se retrouvent sur le marché.« Nous les consommons et cela cause des problèmes de malformation, de fertilité aussi bien chez les hommes que les femmes. Pour remédier à tout ça, il faut des normes pour l’utilisation des pesticides, mais il faut aussi privilégier les produits-bio, conseille-t-elle.
Avec ces pesticides, poursuit Florence Sèhlin, les produits d’origine sont entrain de disparaitre; donc c’est avec les produits bio», que nos produits d’origine vont revenir et nous pourrons ainsi les consommer sans incidence majeure, estime-t-elle.
«Les produits-bio coûtent chers parce que les pesticides ont conduit les gens à les produire en quantité industrielle, ce qui entraîne donc la chute des prix. Mais ceux qui n’utilisent pas les pesticides ressentent des difficultés à produire en grande quantité; mais ils produisent en qualité», relève Florence Sèhlin. Elle conçoit que les consommateurs devraient rechercher non pas la quantité mais la qualité. «Si tu consommes 1kg de produit renfermant des pesticides, ça te rend malade, mais tu peux consommer 500g de produit bio sans aucun problème. Il vaut mieux privilégier ces produits-bio même si c’est cher et encourager ceux qui sont en train de le produire à maximiser leur production» conçoit-elle. De cette manière, les prix seront de plus en plus abordables pour les consommateurs.
A titre d'exemple
«Je ne peux pas dire que je mange toujours bio. J‘aime manger et je privilégie les produits bio. J’étais venue à la banque, mais dès que j’ai vu les produits, cela m’a attirée et effectivement je ne m’étais pas trompée. Je vais faire un partenariat avec l’entreprise pour qu’elle puisse me livrer les produits et là je vais consommer tout le temps des produits-bio pour ma santé », s’est réjouie Florence Sèhlin.
A titre d’appel à lancer aux concitoyens, cette dernière recommande la consommation des produits bio parce que les produits conventionnels qui prennent de l’ampleur ne font pas du bien à la santé. Au temps de nos grands parents, rappelle Florence Sèhlin, le cancer n’était pas si populaire, les maladies congénitales non plus. «Aujourd’hui, il y en a tellement et c’est la disparition de nos produits d’origine qui en sont à la base. Je demande à ceux qui hésitent encore de commencer par consommer les produits-bio, et à ceux qui les apprécient déjà de continuer à en consommer pour encourager les promoteurs parce que c’est du beau travail qu’ils font », exhorte-t-elle. Comme les producteurs n’utilisent pas les pesticides, explique Florence Sèhlin, cela leur demande beaucoup d’efforts, donc il faut les encourager à continuer par produire et cet engagement va décourager ceux qui utilisent les pesticides qui ont des effets néfastes sur la santé.
Beaucoup de décès attribués aux produits conventionnels
Si les produits bio ont des avantages, ceux conventionnels présentent des conséquences que déplore Colette Azandjèmè. «Beaucoup de personnes décèdent et on ne comprend pas la cause de leurs décès. Certains décès sont dus à des maladies chroniques. Parfois ces décès sont dus à des accidents vasculo-cardiaques ou encore le diabète», a-t-elle souligné dans la communication présentée sur le thème "Les fruits et légumes biologiques : un nouvel enjeu pour la protection du consommateur", lors de la célébration de la semaine verte. Dr Colette Azandjèmè a fait part des bienfaits liés à la consommation des produits biologiques. Elle a également mis en exergue les conséquences qu’engendrent les produits conventionnels sur notre santé.
En 2008, révèle-t-elle, sur environ 3000 décès on a noté que la plupart étaient dus à des maladies diarrhéiques et pulmonaires.
« Il y a une étroite relation entre le fait d’être exposé aux pesticides et ces maladies. On s’expose aux pesticides de diverses manières : en consommant les légumes, les fruits, l’eau que nous buvons, le sol que nous touchons, l’air que nous respirons. Ce n’est pas seulement les pesticides qui nous contaminent », explique Dr Colette Azandjèmè. Pour elle, tout ce qu’il y a comme produit chimique nous rend malade sans compter les additifs qu’on ajoute aux repas qui en rajoutent également. Tous ces produits agissent, insiste-t-elle, sur le système endocrinien de l’homme.
Pourquoi accuse-t-on les pesticides de tous ces problèmes ? interroge-t-elle. Une étude effectuée au nord du Bénin a révélé, expose Dr Colette Azandjèmè que les gens qui étaient exposés aux pesticides organo-chlorés couraient quatre à cinq fois le risque d’être obèses et avaient deux à trois fois plus de chance d’être diabétiques.
Le lapin n’est pas supposé manger de la provende, explique-t-elle, mais il devrait être soumis à une alimentation à base d’herbe, car la provende contient des pesticides. Les concentrations des produits chimiques notamment des pesticides organo-chlorés qui sont persistants dans le sol pendant des années induisent du fait de l’alimentation, des concentrations nettement au-delà des normes recommandées dans le sang, le lait maternel, les légumes, les fruits, le sol, et dans l’eau notamment le fleuve Ouémé.
« Plus on mange des produits dans lesquels il y a de pesticides, plus on a envie de manger des choses qui sont vraiment gras. Ainsi l'enfant né d’une mère exposée a une dose importante de pesticides dans son corps; le lait maternel de la mère peut aussi lui apporter encore des pesticides. Les pesticides vont aller jusqu'à modifier le phénotype de l’enfant, et même ses génotypes» a encore déploré Dr Colette Azandjèmè. Nos sols sont dans la majorité contaminés, admet-elle, à cause de l’utilisation anarchique des pesticides; nous ne pouvons plus les utiliser pour faire de l’agriculture bio. Nous ignorons parfois si l’eau qu’on utilise pour arroser est contaminée ou pas, déplore-t-elle.
« Avoir des produits cent pour cent bio n’est pas possible, mais en avoir un maximum est possible, parce que l’environnement dans lequel nous vivons est pollué par les pesticides. Selon Dr Colette Azandjèmè, à comparer ce qu’on gagne dans les produits bio par rapport à sa santé, ils ne sont pas chers, car lorsqu’on prend le prix des produits pour le traitement des productions conventionnelles, et ceux qu’on utilise pour les produits bio, on constate que les produits bio sont avantageux, relève-t-elle. «L’intrant bio n’existe pratiquement pas. Les effets des pesticides sont vraiment néfastes», a-t-elle retenu.

Au Bénin dans le cadre de l’ouverture solennelle de la seconde session ordinaire de l’année 2016 de l’Assemblée nationale, le secrétaire général de l’Union interparlementaire (UIP), Martin Chungong a été reçu en audience lundi 17 octobre par le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun.
Au sortir du tête-à-tête, Martin Chungonga a déclaré à la presse être « venu d’abord dans le cadre d’une visite de courtoisie à un ami, à un frère. Je tenais à lui témoigner tout le respect que je lui dois, toutes mes reconnaissances et le mérite pour le travail qu’il a effectué en faveur de l’Union interparlementaire. On a passé quelques moments pour remémorer un peu notre souvenir à travers l’Afrique où on a eu à intervenir ensemble pour essayer de régler certaines crises. C’est une grande joie qui m’anime aujourd’hui quand je l’ai rencontré après plusieurs années d’absence ». Aussi, l’hôte du Bénin félicite-t-il Joseph Gnonlonfoun pour le travail qu’il abat à la tête de l’institution qu’est le médiateur de la République. « Je n’ai aucun doute qu’il est à la hauteur de la tâche, de la mission qu’on lui a confiée », a souligné Martin Chungong qui dit avoir saisi de cette audience pour renouveler au médiateur de la République son souhait qu’il puisse continuer à participer aux travaux de l’Union interparlementaire notamment, en matière d’expertise dans le règlement des conflits ».
Il faut signaler que Martin Chungong a été élu au poste de secrétaire général de l’UIP depuis le 1er juillet 2014. De nationalité camerounaise, il a réussi le double exploit historique d’être à la fois le 1er non-Européen et le premier Africain élu secrétaire général de l’UIP depuis la création en 1898 de cette grande organisation parlementaire qui rassemble la grande famille des Parlements du monde entier autour des idéaux démocratiques, pour le progrès de l’humanité.
Par Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

L’affaire confiscation de biens d’autrui pour laquelle l’ancien ministre d’Etat, Aboubacar Yaya, est traduit devant la justice à Parakou, a été à nouveau renvoyée au 14 novembre prochain. Ainsi en a décidé le Tribunal de première instance de première classe de Parakou au terme de l’audience qui s’est déroulée lundi 17 octobre, en présence de l’avocat du plaignant, Me Emile Dossou -Tanon, et celui du mis en cause, Me Ibrahim Salami. Ce laps de temps devrait permettre l’accomplissement d’un certain d’actes tel que souhaité par les parties prenantes.
La cause avait été déjà reportée pour lundi 17 octobre 2016 à l’issue d’une première audience tenue le lundi 25 juillet dernier. Le prévenu n’était pas présent à l’audience.
Pour les faits, le sieur Kabirou M. Wari accuse l’ancien ministre dont il était collaborateur, d’avoir saisi arbitrairement les clés de sa maison en construction à Parakou et de son véhicule depuis novembre 2015, alors qu’il était en formation militaire dans le cadre des concours de recrutement au profit du ministère de l’Economie et des Finances, lesquels sont jugés frauduleux et finalement annulés par le gouvernement. Suite à une brouille entre les deux hommes l’année dernière, Kabirou M. Wari était monté au créneau pour dénoncer des abus de la part du ministre d’Etat chargé du Travail, de la Fonction publique de la Réforme administrative et institutionnelle sur sa personne et l’accuser même d’avoir favorisé la réussite de certains candidats auxdits concours?
Claude Urbain PLAGBETO
Actualités 18 oct. 2016

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, et Séverine Donnet-Descartes, directrice résidente de la Coopération suisse, ont procédé, lundi 17 octobre, à la signature de six accords de financement relatifs aux programmes de développement entre la Suisse et le Bénin pour un montant de près de 21,5 milliards de FCFA. Cette cérémonie à laquelle prenait part le ministre de l’Enseignement secondaire, Lucien Kokou, s’est déroulée au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.
Après le paraphe et la signature des documents, les deux personnalités sont intervenues pour expliquer le sens de leur geste qui porte sur un montant d’environ 21,5 milliards de FCFA.
Dans son speech, Séverine
Donnet-Descartes, directrice résidente de la Coopération suisse, a précisé que les six accords de financement s’inscrivent dans le cadre du partenariat entre le Bénin et la Suisse pour la période 2016-2019. En termes d’objectifs, ils visent,d’une part, à renforcer des domaines prioritaires de la stratégie nationale de croissance et de réduction de la pauvreté. Il s’agit de la gouvernance locale à travers le programme de redevabilité ; du développement économique rural à travers le programme d’appui au secteur du développement rural. La Suisse accompagnera aussi le Bénin dans le secteur de l’éducation et de la formation à travers le programme d’appui à l’éducation et la formation des exclus. Il sera également question de promouvoir l’économie locale et de contribuer à offrir un meilleur accès des populations aux services sociaux de base. A cet effet, des infrastructures scolaires, sanitaires et marchandes seront réalisées dans le cadre du fonds d’appui au développement des communes.
D’autre part, ces accords ont pour objectif de renforcer la contribution des femmes et des migrants au développement socio-économique du Bénin. Pour elle, ces deux catégories sont souvent marginalisées alors qu’elles constituent des leviers de développement. «Les femmes, souligne-t-elle, représente plus de 50% de la population». C’est pourquoi, le Programme de renforcement de capacités d’action des femmes appuiera des organisations de la société civile qui œuvrent pour la promotion du leadership politique féminin et l’autonomisation économique de la femme. De même, le ministère de la Famille bénéficiera aussi d’une contribution afin d’améliorer le fonctionnement des centres de promotion sociale et la prise en compte du genre dans les politiques nationales. En ce qui concerne les migrants, une contribution sera apportée au ministère des Affaires étrangères dans le cadre du programme Migration/Diaspora et développement afin de développer le dialogue sur la migration et d’initier des projets pilotes avec la diaspora béninoise tel que le transfert de compétences dans le secteur sanitaire.
Après ces précisions de la partie suisse sur les domaines ciblés par les accords, Aurélien
Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, fait savoir que les choix répondent aux priorités du Bénin. Il ne manque pas de rassurer la directrice du bureau de la Coopération suisse au Bénin sur la bonne gestion des fonds qui seront mis à disposition dans le cadre de la signature de ces six accords. «La culture de gestion des affaires publiques de ce pays est en train de changer et doit changer», assure-t-il ajoutant que ce pays entend respecter ses partenaires en se respectant.

Conformément à l’article 87 de la Constitution béninoise, l’Assemblée nationale a ouvert lundi 17 octobre, les travaux de sa seconde session ordinaire au titre de l’année 2016. A l’occasion, le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, dans son allocution, a mis l’accent sur les défis majeurs de cette session encore appelée session budgétaire et qui va durer trois mois.
Deux allocutions ont marqué la cérémonie d’ouverture solennelle de la seconde session ordinaire de l’année 2016 à l’Assemblée nationale. La première est celle du président de l’institution parlementaire, Me Adrien Houngbédji et la seconde de son hôte de marque, le secrétaire général de l’Union interparlementaire (Uip), Martin Chungong.
D’entrée de jeu, le président de l’Assemblée nationale a jeté un regard rétrospectif sur les activités de son institution au cours des six derniers mois. Il note avec satisfaction que le Parlement s’est acquitté vaillamment, au plan législatif, aux attentes de la population. Il en veut pour preuve le bilan de la production législative qui affiche 12 lois adoptées et 12 autorisations de ratification d’accords internationaux, le tout pour un montant de plus de 153 milliards FCFA au profit des secteurs tels que l’alimentation en eau potable, le transport urbain, le développement du maraîchage, la microfinance, et l’enseignement supérieur. Toutefois, pour le président de l’Assemblée nationale, en matière du contrôle de l’action gouvernementale, le bilan n’a pas été reluisant. En effet, à l’en croire, au cours des six derniers mois, trois questions écrites ont été posées au gouvernement, trente questions orales, dix questions d’actualité, presque toutes restées sans suite ; aucune commission parlementaire d’information et d’enquête et aucune interpellation. Il justifie ce rendement presque nul en matière de contrôle de l’action gouvernementale par le silence de certains ministres aux questions écrites ou leur indisponibilité aux séances de question d’actualité, qui ont contraint le Parlement à des reports répétitifs. Le président de l’Assemblée nationale rappelle par ailleurs que les ministres ne sont pas pour autant fautifs de cette situation. Ils bénéficient d’un temps de grâce décidé par l’Assemblée nationale vu qu’ils venaient à peine de s’installer. Il fallait dès lors laisser aux ministres le temps de s’organiser, de s’imprégner des dossiers, pour répondre avec pertinence aux préoccupations exprimées par les députés. Ce temps de répit est désormais révolu, avertit Adrien Houngbédji. Les ministres concernés doivent alors se préparer pour être au feu au cours de cette session budgétaire et répondre aux préoccupations des députés touchant leurs secteurs respectifs. D’ailleurs à cet effet, le président de l’Assemblée nationale a annoncé qu’outre l’après-midi de la journée du jeudi traditionnellement consacré aux questions au gouvernement, son institution a revu son plan de travail hebdomadaire. C’est désormais toute la journée entière des jeudis qui sera consacrée à l’opération. Les ministres auront désormais et la matinée et l’après-midi de la journée du jeudi pour se mettre à la disponibilité du Parlement.
Budget ambitieux, mais…
Revenant au projet de budget général de l’Etat, gestion 2017, point prioritaire de l’ordre du jour de la session budgétaire, le président Adrien Houngbédji s’est dit frappé par le montant de ce budget qui s’élève à la somme de 2010 milliards CFA contre 1423 milliards CFA pour le budget 2016 en cours d’exécution. Tout en saluant les défis de la mobilisation accrue des ressources et du capital-investissement que s’est lancé le chef de l’Etat et son gouvernement, il a invité ses collègues députés à examiner ce dossier, comme à l’accoutumée, avec minutie. Il s’agira pour eux de décortiquer le volumineux document pour voir s’il reflète les aspirations profondes du peuple, c’est-à-dire donne de réponses précises à certaines questions telles que le chômage des jeunes, les problèmes d’infrastructure de transport et de TIC, l’énergie, l’insécurité galopante et surtout les effets néfastes de la récession économique au Nigeria, avec son corollaire de baisse d’activités, et de baisse de compétitivité pour l’industrie locale, et de réduction des recettes fiscales au Bénin. Le président de l’Assemblée nationale a rappelé, outre le projet de loi de finances, les autres chantiers législatifs de cette seconde session ordinaire de 2016. Il a insisté sur les dossiers phares dont celui relatif à la proposition de loi portant égalité d’accès aux fonctions entre homme et femme. Relativement à ce point, Me Adrien Houngbédji a déploré la faible représentativité des femmes à l’Assemblée nationale du Bénin qui tient la lanterne rouge dans la sous-région avec ses sept femmes sur 83 députés soit un taux de 8%. Ce qui appelle, selon lui, à l’urgence pour le Bénin d’entreprendre des réformes pour corriger le tir dans ce sens. « Entre les 63% qu’elles sont au Parlement du Rwanda, les 44% qu’elles sont au Sénégal, les 17,5% qu’elles sont au Togo et les 15% qu’elles sont au Niger, il y a place pour une amélioration substantielle de la représentation des femmes dans notre Assemblée nationale. La démocratie béninoise qui se veut pionnière, qui se veut modèle, ne peut plus s’accommoder de cette anomalie, qui fait de nous la lanterne rouge de la sous-région », a plaidé en bon avocat le président de l’Assemblée nationale.
Une réforme pour l’Union interparlementaire (UIP) annonce son soutien au Parlement béninois à travers son secrétaire général, Martin Chungong, présent à l’ouverture solennelle de la session budgétaire. Ce dernier a assuré de la disponibilité de l’UIP à accompagner le Bénin à corriger cette injustice faite à la gent féminine.
Il faut souligner que la cérémonie a connu par ailleurs la présence des présidents des institutions de la République, des ministres du gouvernement, des membres du corps diplomatique, des organisations internationales, de la Société civile, des autorités traditionnelles et religieuses de la ville de Porto-Novo?
Rapport d’activités du président du Parlement : Me Adrien Houngbédji planche ce jour
Les députés de la 7e législature ne veulent pas perdre du temps. Ils veulent aller très vite dans le vif du sujet. A peine la seconde session ordinaire de l’année 2017 a-t-elle été ouverte hier que le président de l’Assemblée nationale a décidé de soumettre à l’appréciation de ses collègues son rapport d’activités allant de la période d’avril à octobre 2016. Le dossier est en examen ce mardi 18 octobre. Le président Adrien Houngbédji aura à présenter le document et le faire passer ensuite au vote. C’est la troisième fois qu’il fait cet exercice semestriel et constitutionnel pour le compte de la 7e législature installée en mai 2015. Les deux précédents rapports ont été adoptés à l’unanimité de ses collègues qui n’ont pas manqué de le féliciter pour la qualité de sa présentation. Le rapport de ce jour aura-t-il les mêmes chances que les deux derniers ? On attend de voir l’issue du vote de ce mardi à l’hémicycle.
Th. C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 18 oct. 2016