La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Suite à la destitution de Souradjou Karimou Adamou : Charles Toko plébiscité maire de Parakou

Sans surprise, Charles Toko est élu nouveau maire de Parakou en remplacement de Souradjou Karimou Adamou destitué le 19 septembre dernier. L’élection s’est déroulée à huis clos sous l’égide du préfet du Borgou, Moussa Djibril Maman Cissé et sous haute surveillance policière.

Charles Toko prend les commandes de la 3e ville à statut particulier du Bénin pour trois ans et dix mois. L’homme d’affaires et patron du groupe de presse ‘’Le Matinal’’, seul en lice, a été élu par 23 voix pour, 1 bulletin nul et 0 abstention, à l’issue d’un vote secret qui a connu la présence effective de 24 conseillers sur les 25 que compte le conseil municipal. Seule la conseillère Alimatou Abdoulaye n’a pas effectué le déplacement ; même le maire déchu, Souradjou Karimou Adamou, était présent. Mais malgré le sourire qu’il affichait au terme de l’élection, ce dernier n’a pas voulu se confier à la presse.

Charles Toko, après son sacre, a remercié ses collègues pour la confiance et promis conduire « la barque du développement » de Parakou à bon port. « Il s’agit d’une lourde responsabilité. C’est à l’œuvre qu’on reconnaîtra l’artisan », laisse-t-il entendre, tout confiant. Il entend consulter la base d’abord, notamment les élus locaux et les chefs d’arrondissement, afin d’arrêter les priorités qui entreront en ligne de compte pour la confection du budget exercice 2017. Déjà, le nouveau maire élu, proche du président de la République, annonce un plan d’urgence sur trois mois. « On peut espérer », lance-t-il à la population qui nourrit dorénavant l’ambition de voir la ville amorcer le vrai chemin du développement, mais non sans fédérer toutes les énergies dans une commune qui sort ainsi d’une crise de leadership.

Proposé par des conseillers FCBE

L’élection de Charles Toko n’a été possible qu’avec une déclaration d’une majorité des conseillers des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) majoritaires avec 16 sièges contre neuf pour l’alliance Soleil dont provient le nouveau maire. En effet, onze des conseillers FCBE avec à leur tête, le premier adjoint et maire par intérim Ibrahim Chabi Mama, ont fait une déclaration en date du 3 octobre 2016 au profit de Charles Toko qui sera le seul candidat inscrit. Devant Me Félix A. Balley, notaire à Comè, les onze comparants déclarent « proposer monsieur Charles Toko comme candidat aux fonctions de maire de Parakou ». Par cette déclaration, ils entendaient ainsi « se conformer aux prescriptions du Code électoral » qui, en son article 400 alinéa 2, stipule : « Le candidat aux fonctions de maire est proposé par la liste ayant obtenu la majorité absolue des conseillers ».
Charles Toko est le seul militant de l’alliance Soleil qui fait partie de l’équipe dirigeante de la municipalité de Parakou. Les FCBE régnaient jusque-là sans partage dans la métropole du septentrion. Elles n’avaient concédé le moindre poste à l’alliance Soleil qui avait échoué successivement à tous les postes lors de l’installation du nouveau conseil municipal le 19 juillet 2015. Après quelque treize mois de gestion, 20 conseillers ont retiré leur confiance au maire Souradjou Karimou Adamou?

Politique 04 oct. 2016


Rentrée scolaire 2016-2017 à Cotonou: Un pont coupé et des cours inondées

Lundi 3 octobre 2016. Les écoles béninoises ont rouvert leurs portes après deux mois et demi de vacances. Mais à Cotonou, la grande pluie du samedi 1er octobre a créé diverses situations rendant l’accès dans certaines écoles difficile. C’est le cas du Collège d’enseignement général Entente d’Agla dont des élèves vivant à Akogbato ont du mal à effectuer la rentrée à cause du pont qui a cédé.

Quitter Akogbato pour Agla et faire le mouvement inverse n’est plus aisé. Le pont reliant les deux localités ayant cédé, les élèves du Collège d’enseignement général(Ceg) Entente d’Agla résidant à Akogbato éprouvent des difficultés pour aller au cours.

C’est aussi le cas des élèves du Ceg Entente qui sont obligés de traverser le pont. Hénock Kinhou, élève en classe de 3ème au Collège l’Entente et résidant à Fidjrossè dit ses difficultés le jour de la rentrée. « Ce matin pour me rendre à l’école, j’ai quitté la maison très tôt pour passer par une autre voie. Avant, je faisais 30 minutes mais aujourd’hui, j’ai fait près de 1h 30 de temps. Ce qui n’est pas facile.Il faut que le pont soit vite réparé afin de nous faciliter la circulation surtout en cette période de rentrée. Beaucoup de camarades n’ont même pas pu se déplacer à cause de cette situation », confie Hénock Kinhou. Mais ceux qui ne veulent pas faire de longue distance, trouvent une solution bien originale. Une solution dont l’un des promoteurs se nomme Mathieu Agbéssi, la quarantaine résidant à Akogbato. «Pour permettre aux enfants de se rendre à l’école ce matin, confie-t-il, je suis obligé de les porter au dos et de rentrer dans l’eau avec eux pour qu’ils aillent de l’autre côté ».

Solution de fortune entre Agla et Akogbato

Nouvellement installé, le directeur de l’école primaire publique d’Akogbato groupe A, Delphin Afohindé, a laissé entendre qu’avec l’effondrement du pont reliant Agla à Akogbato, à peine la moitié de l’effectif normal des écoliers des cinq classes ont pu effectuer la rentrée. Prenant exemple sur son propre cas, il précise qu’il réside à Calavi et que ce pont était un bon raccourci pour lui. Mais avec son effondrement, il a dû contourner par Yèmikodji, via Godomey magasin en parcourant des kilomètres avant de regagner son école. Ce qui, selon lui, n’est pas aisé puisque cela entraîne plus de dépenses pour le carburant et une perte de temps.
Mais entretemps, une solution de fortune a été trouvée par les riverains. Honoré Sossou dit Hootô (père des jumeaux), torse nu et bien en nage, muni d’un gros marteau, a pris l’initiative d’installer un pont de fortune. Il a disposé des piquets sur lesquels il a posé des bois de coffrage pour faire passer les piétons.C’est ce dispositif qui a permis à Chimène Loko, élève en classe de 6e au collège l’Entente, de se rendre au cours. « Je suis passée sur les bois ce matin en partant à l’école. Si rien n’est fait, je vais chercher une autre voie mais c’est très loin d’ici », explique-t-elle avec résignation ajoutant que beaucoup de ses camarades qu’elle espérait rencontrer ne se seraient pas présentés à cause du pont dont les dalots ont cédé. Ce pont de fortune sert aussi de passage aux motocyclistes qui acceptent de ne pas rouler leurs engins.
Rencontré sur le terrain, Martin Otchoumaré, Contrôleur de la Société Afrique-Tech, donne son avis sur l’effondrement du pont. Selon lui, ce pont a été réalisé par la mairie de Cotonou en 2013. La structure à laquelle il appartient n’a fait que fournir les dalots. Mais la défaillance du pont est dû au fait qu’ils ont été posés sans un béton de propreté et sans un radier pouvant empêcher leur écartement les uns par rapport aux autres, explique l’agent de la société Afrique-Tech.
Pour Soulé Radji, directeur du collège de l’Entente, c’est lundi 03 octobre seulement qu’il a aussi appris la rupture du pont qui relie Agla à Akogbato. Les enfants sont obligés de faire des contournements avant de venir au cours. Il espère vivement que les autorités vont trouver de solution à cette situation qui pénalise les enfants.
En ce qui concerne l’inondation de la cour du Ceg, il explique que c’est une situation qui remonte à la création du collège. Car le collège est installé sur un site marécageux. S’il ne pleut pas aujourd’hui, espère-t-il, des efforts pourront être faits pour trouver une solution. « Pour le moment, nous aménageons des passages pour faciliter aux enfants l’accès aux classes », indique Soulé Radji. Entre-temps, c’était criard mais aujourd’hui, on peut dire que cela s’est amélioré. La résolution de ce problème dépasse notre compétence. Depuis 2 ans, nous sommes un centre d’examen du Bepc et pour cela, nous essayons de prévoir quelque chose dans notre budget pour régler ce problème.

La cour inondée au Ceg Le Lac

Au niveau du Ceg Le Lac à Sainte Cécile, les eaux ont aussi envahi une bonne partie de la cour. Selon Comlan Félix Koffi, directeur du Ceg, c’est pour rapprocher l’école des apprenants qu’un collège a été ouvert sur ce site marécageux. Mieux, dit-il, on pourrait imputer l’inondation aussi au changement climatique. Car cette quantité de pluie n’est pas attendue à cette période, explique-t-il. Même si la présence des eaux n’empêche pas la rentrée d’être effective, elle constitue toutefois des risques pour les usagers du collège. Entre autres, Comlan Félix Koffi craint que le paludisme sévisse au sein de l’établissement. Car le collège étant déjà dans un nid de moustiques, les eaux stagnantes ne feront qu’aggraver la situation. Si les enfants tombent malades, leur scolarité sera perturbée alors qu’il faut de la sérénité pour terminer l’année. Mais il espère que dans la journée, les agents de la direction de l’assainissement, de passage, reviendront avec leurs engins pour faire partir les eaux. Enfin, son souhait est qu’il n’y ait plus d’autres pluies de cette envergure?

Médard Ouinssou, instituteur à l’EPP Akogbato,

« Comme vous pouvez le constater, nous sommes dans une salle de classe construite avec des matériaux précaires. Quand il pleut, toute la salle est inondée parce que les tôles mal posées ne facilitent pas la bonne circulation des eaux. Conséquence, l’eau stagne dans la salle. Ce qui conduit au blocage de nos activités. Ainsi, nous sommes obligés de faire sortir les enfants de la salle pour la classe de CM1 en attendant. Mais, cela crée d’autres difficultés pour les enfants qui sont déjà dans cette salle de classe de sorte qu’on partage, les rangées et les enseignants désormais à deux essayent de faire l’effort pour que les élèves puissent suivre les cours. Même en temps de soleil, les enfants ne suivent pas bien le cours parce que dérangés par les rayons solaires qui passent par les ouvertures, ils ne prêtent aucune attention aux enseignements du maître. J’en appelle à l’indulgence des autorités et aux personnes de bonne volonté de faire quelque chose pour cette école afin que des modules de classes soient construits au grand bonheur des écoliers »?

Education 04 oct. 2016


Rentrée scolaire 2016-2017: Les cours ont repris avec diverses fortunes à Porto-Novo

Finis les vacances scolaires, l’école béninoise s'éveille à nouveau. A Porto-Novo comme dans les autres communes de l’Ouémé-Plateau, la rentrée est effective depuis lundi 3 octobre. Si les cours ont effectivement repris dans le privé, les choses sont encore à la traîne dans plusieurs établissements du secteur public surtout de l’enseignement secondaire de la ville capitale.

Vive la rentrée scolaire 2016-2017. Apprenants, enseignants et autres acteurs du système éducatif béninois ont repris le chemin des classes depuis lundi 3 octobre, pour un nouveau cycle scolaire de neuf mois. Cette rentrée est effective dans plusieurs écoles aussi bien publiques que privées à Porto-Novo. Mais la mayonnaise peine à prendre véritablement à maints endroits dans le secteur public confronté à diverses difficultés qui varient d’une école à une autre. Un tour dans plusieurs établissements scolaire permet de faire ce constat. Dans les écoles privées comme la Merveilleuse, la Cité et les Jumelles, les cours ont démarré en trombe. Enseignants et écoliers étaient tous en classe déjà à 9 heures lors du passage de notre équipe. L’heure était à la publication à la prise de contact et à la publication, des emplois du temps dans les collèges. La situation est la même dans maints autres complexes scolaires du secteur privé. En revanche, dans le secteur public, la dynamique a relativement changé. Les cours ont effectivement commencé par ailleurs.

C’est le cas par exemple de l’école primaire publique de Ouenlinda. Les trois groupes de cet établissement public qui restent après le jumelage du quatrième groupe, était aussi à la tâche en train de suivre les cours. Les choses ont changé, dira la directrice de l’école groupe B, Brunette Aho-Glèlè Akplogan. Elle fait ainsi allusion à la note circulaire du ministre des Enseignants maternel et primaire (Memp) qui organise la pré-rentrée et la rentrée proprement dite. Selon elle, la période de pré-rentrée a servi déjà à faire les formalités de rentrée notamment les travaux de nettoyage des écoles et l’attribution des classes aux enseignants et les fournitures. Cette étape étant franchie, plus rien ne devrait empêcher la reprise effective des cours dès ce lundi 3 octobre, explique la directrice de l’Epp Ouenlinda. La seule difficulté à laquelle est confrontée celle-ci est l’insuffisance d’enseignants.

Elle a sous la main cinq enseignants alors que le besoin sur le terrain est de six. Brunette Aho-Glèlè Akplogan dit avoir déjà fait le point sur la situation depuis le jeudi 29 septembre dernier au chef de la circonscription scolaire Porto-Novo-Oganla qui rendra compte à son tour au ministère de tutelle. Elle reste en attente de la décision qui sera prise pour pourvoir cette dernière classe en enseignant. Pour l’instant, la directrice de groupe B de l’EPP Ouenlinda a jumelé les classes de CE1 et CE2 afin d’occuper provisoirement ces enfants. Le problème de manque d’enseignants est également constaté à l’Epp Foun-Foun où presque la moitié des instituteurs este à pourvoir. C’est la situation inverse à l’Epp Gbénonkpo située toujours dans la ville de Porto-Novo et quelques kilomètres de Ouenlinda. Ici, il y a surnombre d’enseignants, informe le directeur de l’école, Emile Alohoutadé.

Elle compte sept enseignants alors que le besoin est de six pour prendre en charge les six classes de cette école. La grande difficulté au niveau de cette école, à en croire le directeur, est le surpeuplement des classes. L’effectif est pléthorique dans les salles de classes de CI jusqu’au CMII. Il y a 120 écoliers au CI, CP : 75, CE1 : 112, CE2 : 80, CM1 : 60 et CMII : 60 écoliers. Ces chiffres devraient encore évoluer puisque les parents continuent d’affluer pour faire inscrire leurs enfants, souligne le directeur qui pense à un dédoublement des salles de classe pour gérer cette situation. Mais, selon lui, cette mesure palliative a du plomb dans l’aile car il n’y a pas de bâtiments en surplus dans l’école pour accueillir les écoliers qui seront issus de cette opération. Comme la plupart de ses collègues des autres écoles primaires publiques sillonnées, Emile Alohoudaté attend de sa hiérarchie les dispositions à prendre après qu’il aura rendu compte de la situation. A chaque école publique donc ses problèmes à Porto-Novo.

Education 04 oct. 2016


Rentrée académique 2016-2017: Timide reprise des classes à Bohicon et Abomey

Lundi 3 octobre, jour de rentrée des classes, le ciel était clément à Bohicon et Abomey. Enseignants, écoliers et élèves sont à nouveau de retour dans les écoles et collèges après plus de deux mois de vacances. Dans ces deux villes, la reprise des activités académiques est désormais effective aussi bien dans les établissements publics que privés.

Qu’ils soient privés ou publics, les écoles, collèges et lycées ont tous rouverts leurs portes lundi 3 octobre pour accueillir les apprenants et les enseignants. Dans la ville de Bohicon, à l’école primaire publique de Zakpo, à l’école urbaine centre comme au CEG1, ils étaient tous au rendez-vous. Dans la plupart des établissements publics, les cours n’ont pas démarré. Les responsables s’occupent des dossiers des nouveaux venus. Rares sont les enseignants qui ont répondu présent. Les écoliers et élèves sont livrés à eux-mêmes. A l’école publique urbaine centre, au groupe A, le directeur est désormais admis à faire valoir ses droits à la retraite. Mais jusqu’à 9h30mn, la nouvelle directrice n’est pas là, obligeant les parents venus inscrire leurs enfants à se faire recevoir par le directeur sortant qui ne manque d’ailleurs pas de les rassurer.
Au CEG1 de Bohicon, aucune classe n’a démarré ses activités en ce premier jour des classes. Les élèves allaient et venaient dans la cour, tandis que la direction est assaillie par les parents des nouveaux élèves. Ici, les classes tout comme la cour du collège ne sont pas prêtes pour accueillir les élèves. La cour est envahie par les mauvaises herbes et les classes recouvertes de deux mois de poussière. Les nouveaux venus en classe de sixième sont tenus de se munir d’une houe métallique, un panier et d’un balai en plus d’un montant de 12.500F pour les garçons et rien pour les filles. La conditionnalité ici est que les nouveaux procèdent au désherbage de la cour pour les premiers jours. Une fois leur dossier accepté, le censeur leur attribue le périmètre à sarcler, peu importe leur âge. D’ailleurs, le directeur Hyacinthe Akiyo n’a pas le temps de discuter, tant il est pris par les dossiers de transfert. C’est le censeur qui fait la répartition des groupes à recevoir et ordonne les nouveaux.
Quant aux enseignants, les rares à répondre présents, ils se retrouvent dans les locaux de l’administration pour s’enquérir des nouvelles dispositions en vigueur et l’emploi du temps les concernant.
A Abomey, le tableau est le même dans la plupart des établissements publics, en attendant la reprise effective des cours. Les apprenants procèdent à l’entretien, le temps des premiers contacts avec les enseignants. Toutefois, aux groupes C et A de l’EPP Hountondji d’Abomey, tout est mis en œuvre pour que les enfants reçoivent les premiers cours dès les prochaines heures, assurent les enseignants rencontrés sur place. Mais la réalité semble loin de ce qui est prévu. Idem dans les collèges où directeurs et censeurs sont envahis par les usagers que sont les parents d’élèves pour les dossiers de transfert et autres inscriptions d’élèves. Situation identique au Lycée Houffon des jeunes filles d’Abomey comme au Cours secondaire Ste Jeanne d’Arc à Abomey. Tout est mis en œuvre ici pour que dès le premier jour de la rentrée, les cours démarrent effectivement.

Education 04 oct. 2016


Etat-major général des Forces armées béninoises : Le général de brigade Laurent Amoussou aux commandes

Le nouveau patron des hommes en armes a pris son commandement vendredi 30 septembre dernier à la place d’armes de l’état-major général des forces armées béninoises. Le général de brigade Laurent Amoussou s’est en effet installé en lieu et place du général Awal Bouko Nagnimi appelé à faire valoir ses droits à la retraite.

Depuis vendredi 30 septembre dernier, les officiers, sous-officiers et hommes de rang du Bénin ont la stricte obligation d’obéir au général de brigade Laurent Amoussou, en tout ce qu’il leur commandera pour le bien du service et de la nation. Cette recommandation leur a été faite par Candide Azannaï, ministre délégué en charge de la Défense nationale. C’est d’ailleurs lui qui a installé le nouveau chef d’état-major général des forces armées béninoises dans ses nouvelles fonctions en présence de la haute hiérarchie militaire et des composantes essentielles de l’armée.
En effet, le Conseil des ministres du mercredi 14 septembre dernier avait décidé de la nomination à la tête des Forces armées béninoises (Fab) d’un nouveau chef en la personne du général de brigade Laurent Amoussou, en remplacement du général de brigade Awal Bouko Nagnimi appelé à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 1er octobre dernier.
Cérémonie empreinte de solennité et respectant le protocole militaire exigé en de pareilles circonstances, la passation de commandement entre Cemg entrant et sortant s’est déroulée en présence de nombreux généraux à la retraite dont le cercle vient de s’élargir avec un nouvel entrant : Awal Bouko Nagnimi. Avant de laisser le commandement à celui qui était jadis son adjoint et qui est appelé à prendre à sa suite la direction des forces armées béninoises, l’homme qui a conduit les destinées de l’armée béninoise au cours des 21 derniers mois a été célébré à la hauteur de son talent, de ses prouesses et de son engagement au service de la troupe.

Honneur, hommage et témoignages

Enrôlé le 1er août 1981 dans une promotion spéciale, Awal Bouko Nagnimi a passé 35 ans un mois et vingt-neuf jours au sein des FAB qu’il aura servi de tout son être avec un engagement et un dévouement sans pareil. Ce qui lui a valu d’être élevé à titre exceptionnel, Commandeur de l’Ordre national du Bénin par le chef de l’Etat. Une distinction qui lui a été remise au cours de cette même cérémonie «pour les éminents services rendus à la nation ». Mais avant, plusieurs des qualités de ce haut gradé de l’armée béninoise né à Kouandé le 12 janvier 1959 ont été rappelées à l’assistance. Titulaire d’un Bac D en 1981 et d’un DESS en 2001, Awal Bouko Nagnimi a également suivi diverses formations militaires qui lui ont valu entre autres, un diplôme de commandement, un diplôme de pilote militaire, un diplôme d’état-major, un brevet d’école de guerre… Mais c’est beaucoup plus à l’exercice du commandement à divers postes de responsabilités que l’homme aura révélé les qualités exceptionnelles qui lui valent l’admiration et la considération dont il jouit au sein des hommes en arme.
Ancien attaché de défense du Bénin dans des missions diplomatiques, ancien directeur général de la Gendarmerie nationale, il a passé plus de 35 ans de sa vie au service de l’armée. «Rigoureux et pragmatique, il a exercé son autorité dans le respect de la personne humaine». Il a aussi «le sens du devoir accompli». don de soi, amour du travail bien fait… sont autant de valeurs que la République célèbre en lui en l’honorant à l’heure de son départ de la tête de l’armée. Un départ que l’intéressé accueille avec satisfaction, soulignant que sa « carrière a été une grâce ». A son successeur, qui était d’ailleurs son adjoint, le général de brigade Awal Bouko Nagnimi demande de poursuivre l’œuvre de l’édification d’une armée au service de la nation, en travaillant entre autres à « l’adaptation de notre outil de défense aux exigences et menaces » actuelles. Jeune recrue, Awal Bouko Nagnimi a gravi tous les échelons de l’armée se hissant sur la plus haute de ses marches, celle de chef d’état-major, poste qu’il a occupé pendant 21 mois?

Actualités 03 oct. 2016


Célébration de la fête nationale chinoise au Bénin: La coopération et le développement de l’amitié sino-béninoise salués

A l’occasion de la commémoration solennelle du 67e anniversaire de la fondation de son pays, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine près le Bénin, Mingsheng Diao, a organisé, jeudi 29 septembre dernier à Cotonou, une réception. C’était en présence des membres du gouvernement et du corps diplomatique accrédité au Bénin, des députés et d’un parterre d’invités.

Engagée depuis 1949 dans une nouvelle ère de dynamisme basée sur le développement économique, la République populaire de Chine peut être aujourd’hui fière de célébrer ses 67 ans d’efforts soutenus et de progrès remarquables accomplis par son peuple.

A la cérémonie de réception organisée à cet effet, l’ambassadeur Mingsheng Diao a rappelé que depuis sa fondation, la Chine s’est engagée dans la voie du développement pacifique avec comme objectif principal la poursuite d’une politique d’ouverture des réformes et de la recherche des situations de bénéfice réciproque qui aboutissent à des accords gagnant-gagnant. « Comme le plus grand pays en voie de développement du monde, la Chine porte une attention particulière à la coopération sino-africaine et l’année 2016 marque également le 44e anniversaire du rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays », a-t-il indiqué.
Il a ensuite fait remarquer que durant leurs 44 dernières années de coopération, la Chine et le Bénin n’ont cessé de renforcer la confiance politique mutuelle et de se soutenir dans les affaires internationales et régionales avec des échanges économiques élargis dans tous les secteurs d’activités. Ce qui, précise-t-il, « a beaucoup contribué à la connaissance mutuelle et à la consolidation de l’amitié traditionnelle qui existe entre leurs deux peuples ».
Par rapport à l’organisation de la 4e session de la Commission mixte de coopération économique, commerciale et technique sino-béninoise qui aura lieu à Beijing, il a informé que les deux parties évalueront le niveau de leur coopération bilatérale et définiront de nouvelles stratégies pour la renforcer voire l’élargir en matière de politique, d’économie, de commerce et de culture.
En présentant pour sa part les chaleureuses félicitations du peuple béninois à la Chine, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci a, à l’occasion, témoigné toute sa reconnaissance à l’ambassadeur Mingsheng Diao pour la qualité exceptionnelle des relations d’amitié et de travail qu’il a su développer depuis son arrivée au Bénin. Ainsi, dans le cadre des décisions issues du 2e Sommet sur la coopération sino-africaine tenu à Johannesburg en décembre 2015, le ministre a rappelé quelques nouveaux projets soumis par la partie béninoise et qui attendent le financement du gouvernement chinois. En attendant, il espère que ce partenariat historique et fructueux établi entre la Chine et le Bénin, se consolidera davantage pour la poursuite du dialogue fécond, gage d’une meilleure visibilité de leur coopération?

Actualités 03 oct. 2016


Stage des arbitres Elite de la CAF: Quatre sifflets béninois retenus pour le rendez-vous du Cameroun

La CAF accorde du prix au renforcement des capacités de ses arbitres. Elle s’apprête à organiser une série de stage à l’intention de certains parmi eux, très prochainement au Cameroun. L’arbitrage béninois, à travers quatre de ses sifflets, sera aussi de la partie que ce soit chez les hommes ou au niveau des dames.

La Fédération béninoise de football (FBF) fait partie des associations nationales affiliées de la CAF dont les arbitres ont été invités pour suivre des stages au Cameroun. C’est à la faveur de deux correspondances en date respectivement du 21 septembre 2016 et du 26 septembre 2016, toutes signées par le Refereeing Manager de la CAF, l’ancien arbitre sud-africain, Eddy Maillet.
Ainsi, quatre arbitres béninois ont été invités à participer aux stages des arbitres Elite de la CAF. Il s’agit de Narcisse Kouton Gbèmassiandan pour le stage des arbitres Elite B Hommes qui aura lieu au Cameroun du 2 au 6 novembre prochain. Sur le continent, ils sont 37 à avoir été sélectionnés.
Pour le stage des arbitres Elites A dames prévu du 26 au 30 octobre prochain au Cameroun, elles sont trois à avoir été retenues sur les 48 convoquées. Il s’agit de Tempa N’Dah François, Viviane Kouélé Igué et Aurore Ligan.
Au cours de leur stage, tous auront à effectuer des tests physique, théorique et médical.

Sports 03 oct. 2016


Portrait: Célestine Zanou : La bravoure devant l’éternel !

La femme la plus en vue actuellement sur l’échiquier politique béninois, Célestine Zanou, s’est forgée, par un positionnement qui tranche avec le commun, une réputation de dur à cuir.

La liberté d’un cri sonore ! Tel semble être le credo de la présidente de la Dynamique du changement pour un Bénin debout, Célestine Zanou qui, née en 1960, porte comme une seconde peau, la marque de l’indépendance, au point de tracer son sillon, loin des systèmes des choses auxquelles elle n’adhère pas par conviction.

Depuis 2006, année de son entrée en politique, point de dérogation à cette règle qu’elle s’est fixée. « N’est-il pas une évidence que la vie est un choix ? », avance-t-elle pour dire en définitive qu’en « Politique, le choix du dirigeant devrait obéir à la trilogie du choix: réfléchir, examiner et évaluer». La crédibilité se construit, objectera-t-elle même avec fierté. Elle que le Général Mathieu Kérékou a tancé pour n’avoir pas vu son «signe distinctif», alors qu’un « grand nombre de cadres tapis à tous les niveaux ne cessent de se livrer à leurs jeux préférés de sauve-qui-peut», s’est moqué le Caméléon «en consultations ultimes» pour former son gouvernement.

Parcours d’une iconoclaste

Célestine Zanou n’en fut pas et s’offrit même le luxe de ne pas accéder à la volonté du Général de lui proposer sa destination future…en tant que ministre...Cela étant, plus personne ne s’étonnera dès lors de ne pas voir la belle de Logozohè à quelque poste ministériel sous le régime de la Rupture dont elle a contribué à l’avènement.
Directrice de cabinet du ministère du Plan, de la Restructuration économique et de la promotion de l’emploi à 36 ans (Célestine Zanou a été nommée en avril 1996), il faut avoir du bagage et du répondant, aux côtés du professeur Albert Tévoèdjrè dont on connaît l’exigence et la rigueur intellectuelles, pour être appelé si jeune à un tel niveau de responsabilité au service de la République, et rejoindre deux ans après le cabinet du président de la République. Sur recommandation d’une mission de la Banque mondiale qui l’a repérée « pour prendre en main le cabinet du président Mathieu Kérékou», alors qu’elle était précédemment chargée de mission à la Conférence des ministres de l’Agriculture de l’Afrique centrale et de l’Ouest à Dakar et précédemment à la FAO de 1989 à 1995.
Sans étiquette et écurie politiques, elle doit sa promotion à la rigueur au travail qui lui vaudra la réputation de ‘’dame de fer’’ à l’instar de Margaret Thatcher. Et avant de déposer le tablier par démission en mai 2001, Célestine Zanou a marqué de son empreinte ces deux pôles importants du pouvoir exécutif, non sans laisser l’image d’une femme au caractère bien trempé et de conviction au sein de l’opinion. Au ministère du Plan, notamment, elle dépoussière les codes surannés de l’administration, imprime sa marque de management axé sur l’efficacité et les résultats, et, pompon sur le bouquet, réussit l’organisation de la première Conférence économique nationale qui lui a été confiée malgré les chausse- trappes dont l’administration et le personnel politique béninois ont le secret. « C'est une femme extrêmement intelligente, qui a une vision vaste et haute de son pays, des enjeux de la sous-région…Et une énergie remarquable, un sens du dévouement au service du bien commun, au sens noble et politique du terme», a pu dire de la Géographe et Agro-économiste de formation, l’ancien consultant de la Banque mondiale Jérôme Champetier, devenu président du cabinet Aleleka spécialiste en coaching de dirigeants.
«Sois belle et tais-toi !». L’inspirateur de cette pensée sexiste a dû se raviser depuis. À tout le moins, les lui intiment, la perspicacité et la hauteur analytique de Célestine Zanou, dont passé 55 ans aujourd’hui Jean La Fontaine aurait pu encore dire que c’est «La grâce, plus belle encore que la beauté». «Si j’étais une arme, je serais l’intelligence», clame du reste Célestine Nabéi, la fille qui a égaillé de son premier cri, en 1960 à Ouèssè dans la commune de Savalou où elle est née.
Selon toute évidence, le génie de l’intelligence a été au rendez-vous, au gré des pérégrinations de sa vie. De Ouèssè, où elle fit ses premiers pas, à Logozohè, au lycée Houffon d’Abomey, au collège de Davié à Porto-Novo, puis à l’Université nationale du Bénin, et à l’Institut agronomique méditerranéenne de Montpellier. Parcours exemplaire d’études et d’apprentissage de la vie d’une femme, «Si j’étais un véhicule ce serait mes pieds», avance t-elle souvent, persuadée qu’il n’y a de vent favorable à celui qui ne sait où il va.

Dis-moi qui tu es…

Convaincue que la crédibilité se construit, Célestine Zanou n’a pas attendu d’avoir son Master of Science Degree (Economie et Agro-alimentaire) en 1990 avant de se projeter dans la vie active. Professeur certifié de géographie dès 1986, elle a enseigné au CEG Savè de 1986 à 1987 et au CEG Akpakpa centre de 1987 à 1988. Elle qui soutient que «La femme est différente de l’homme mais pas inférieure à lui», édifie à ce propos rien que par son parcours qui n’a pas été un long fleuve tranquille mais une dynamique allant de défi en défi. Selon des témoignages, l’exigence qualitative a toujours été l’obsession de cette femme d’extraction modeste chez qui tout, dans la démarche et l’élégance voire même le verbe, renseigne sur la rigueur si caractéristique qu’elle a fait sa boussole. Pas difficile pour autant de composer avec la «colombe» qu’elle voudrait être si elle était un animal, étayent les témoignages. Avant même que Célestine Zanou ne dépose sa candidature à l’élection présidentielle de 2016, qu’elles ne furent pas les sollicitations ! De même lorsqu’elle renonça à sa candidature avant d’opérer un choix qui conforte son leitmotiv sur l’échiquier politique, n’ayant de cesse d’imposer le débat d’idées : «J’ai choisi de redonner un sens aux valeurs», revendique celle dont l’engagement se veut constructif et «sans compromission» au service du pays, car soutient-elle, «notre pays a besoin d’audace et…d'une nouvelle génération de leaders capables de conclure avec les citoyens un nouveau contrat social qui donne du sens aux rapports communautaires…». Ainsi se décline la pensée politique de la présidente de la Dynamique du changement pour un Bénin debout, forgée par la conviction que «La vérité libère et élève» et que «les politiques doivent, dans la situation actuelle de notre pays, faire le choix responsable de la cohérence entre le dire et le faire qui n’est rien d’autre que la Vérité…». D’où hier son opposition farouche à ce qu’elle a appelé «Le Léviathan qui tire le navire (Bénin) vers le fond». Avec une telle détermination qu’elle se confondrait au néologisme de Ségolène Royal : ‘’bravitude’’.
Poussant une réflexion, il y a quelques années sur le devenir du Bénin, CZ comme ses supporters aiment l’appeler évoquait déjà le «Vrai départ» pour le Bénin, soutenant que le peuple béninois a besoin non pas d’un «messie» mais «d’une main complice pour accomplir son grand destin…Une main qui protège et ne dépouille point… La main antidote de l’égarement abscons».
Amateur des Ecritures saintes, son livre culte qu’elle décrypte du point de vue de l’histoire et pour nourrir sa foi chrétienne, Célestine Zanou à la réputation d’un débatteur attachant qui s’exprime sans passion. Sous une toile de fond faite de rigueur à tout point de vue, que la native des Collines avoue faire désormais violence sur elle-même pour modérer à l’endroit des autres mais «pas à mon propre égard», se cache de l’entregent et de l’humanisme. Confiance, solidarité, et justice est la devise de cette quinqua qui n’a rien perdu de son charme, et qui, à défaut de pouvoir être «toujours» si elle avait été un «adverbe», semble-t-il dans le regard, n’a rien perdu de la candeur à laquelle on prétend seulement à l’âge de l’acné, du temps où Célestine jouait dans le sable de grès de Logozohè quand, en fille studieuse, elle ne remplissait pas d’eau de puits les jarres et écrasait sur la pierre les condiments dont se servait pour la cuisine sa mère.
Maman Honorine de qui, sans conteste, Célestine Zanou tient sa bonne main à mitonner, avec passion confie-t-elle, les bonnes recettes béninoises et européennes. Pour peu qu’on gagne son estime, renseigne-t-on, elle prend plaisir à recevoir autour d’un café ou d’un met fait maison.

«Si j’étais un loisir, je contemplerais le monde»

Loin de cette réputation de cordon bleu, c’est en dehors du Bénin que les qualités professionnelles de cette polyglotte (anglais et espagnol) sont d’abord célébrées. Notamment, par ses recherches sur l’intégration régionale, à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en tant que consultante au Club du Sahel, en qualité d’administratrice à la Banque ouest-africaine de développement (BOAD)… En avril 2003, la Suisse lui confie le Programme d’appui à la paix en Côte d’Ivoire qui l’amènera trois années durant à travailler aux côtés du Premier ministre issu des accords de Marcoussis, Seydou Diarra.
Aujourd’hui encore, Célestine Zanou sans répit, vend toujours bien ses atouts de consultante internationale, ayant semble-t-il gardé sa liberté vis-à-vis du pouvoir de la Rupture auquel elle est censée appartenir de par ses liens avec l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT). Paradoxe frappant, lorsqu’on connaît ses atouts faits de structuration et d’exigence qualitative, et sa parfaite connaissance du monde agricole ainsi que ses travaux pour apporter des réponses concrètes sur la sécurité alimentaire, la pêche et l'agriculture…Quelle suite réserve l’engagement de cette politique atypique ? Elle dont les initiales ne sont pas sans rappeler un héros de cape et épée, et qui, comme Zorro avec son fameux Z, a déjà marqué ses compatriotes de ses lettres tranchantes : CZ.

Actualités 03 oct. 2016


Assemblée générale extraordinaire de la CAF: Les nouveaux statuts définitivement validés

Le rideau est tombé, jeudi 29 septembre dernier au Caire, en Egypte, sur les travaux de l’Assemblée générale extraordinaire de la Confédération africaine de football (CAF). A l’occasion de ces assises, les délégués des 54 associations nationales membres ont validé les statuts de l’institution-faîtière déjà approuvés en 2015. La délégation de la Fédération béninoise de football (FBF) qui a également pris une part active aux travaux était composée de son président Moucharafou Anjorin et du premier vice-président, Bruno Didavi.

La Fifa a procédé, le 26 février dernier, à l’adoption d’un train de réformes qu’elle a initiées. Au cours des travaux de son Assemblée générale extraordinaire qui a pris fin, jeudi 29 septembre dernier, l’urgence pour la CAF de s’arrimer à cette nouvelle donne a été réaffirmée. Ce, afin de valider la mise en conformité de ses statuts avec ceux de la Fifa. Mais également pour s’assurer de pourvoir aux positions supplémentaires désormais dévolues à l’Afrique au sein du Conseil de l’instance faîtière du football mondial.
Le premier vice-président de la FBF, Bruno Arthur Didavi, membre de la délégation de la FBF conduite par Moucharafou Anjorin, est rentré, dimanche 2 octobre à Cotonou. Très satisfait des conclusions issues des travaux, il a indiqué que les délégués ont notamment validé les propositions pour la modification des statuts, du règlement d’application des statuts et du règlement de l’Assemblée générale. Les débats, a-t-il fait remarquer, se sont déroulés sous le regard des invités de marque du président de la CAF, Issa Hayatou. Il s’agit du président de la Fifa, Gianni Infantino, et de sa secrétaire-générale, Fatma Samoura. Avec l'adoption de ces statuts, a assuré Bruno Arthur Didavi, la CAF fait ainsi peau neuve, après leur approbation qui avait déjà eu lieu en 2015.
Le point qui a causé le plus d'émois, a-t-on également appris, concerne l’amendement déposé par la Fédération djiboutienne concernant l’article 18, paragraphe 3, «Seules les associations membres sont habilitées à proposer des candidatures à la fonction de président de la CAF. Une candidature à la fonction de président n’est valable que si elle est soutenue par au moins cinq associations membres. Le candidat doit avoir joué un rôle actif dans le football en tant qu’officiel d’une association membre, durant quatre des cinq dernières années ayant précédé le dépôt de sa candidature et à l’obligation de se soumettre au contrôle d’éligibilité ». A l'issue du vote, l’amendement a été rejeté par 16 voix pour, 32 contre et 5 abstentions.
Il y avait aussi au menu, l’élection de deux membres africains additionnels au sein du Conseil de la FIFA pour la période transitoire allant du 30 septembre 2016 au 16 mars 2017. Au nombre de sept au départ, trois se sont désistés, laissant le champ libre à quatre candidats pour le vote. A l'arrivée, le Guinéen Almamy Kabele et le Ghanéen Kwesi Nyantakyi ont obtenu les faveurs de leurs collègues au détriment du Malgache Ahmad et du Sénégalais Augustin Senghor.
Le président de la Fifa qui assistait pour la première fois à une Assemblée générale de la CAF en territoire africain, a précisé, d’après Cafonline, le rôle très important du continent dans le monde du football, dans son développement. «Nous devons aller plus loin», a-t-il martelé devant les délégués. «Nous devons passer des mots à l’action. L’Afrique est le continent qui va le plus bénéficier du concours de la FIFA». Toutefois, il a exhorté les fédérations sportives africaines a s'affranchir de toute pesanteur politique, soulignant au passage que la nomination de la Sénégalaise, Fatma Samoura, au poste de Secrétaire générale est un signal fort, «dans son esprit, envoyé à l’Afrique».
La prochaine Assemblée générale qui marquera le 60e anniversaire de la CAF aura lieu à la mi-mars 2017 à Addis-Abeba.

Sports 03 oct. 2016


Facilitation du commerce et du transport sur le Corridor Abidjan-Lagos : Des acquis à pérenniser pour plus de fluidité

Réunis à Cotonou les 29 et 30 septembre derniers, les délégués de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo, du Bénin et du Nigeria, membres de l’Organisation du Corridor Abidjan-Lagos se sont penchés sur les rapports des études sur divers axes du Projet de Facilitation du commerce et du transport sur le Corridor Abidjan-Lagos. Au terme des travaux, plusieurs recommandations ont été faites dont la pérennisation des acquis.

Pendant deux jours, les délégués venus des Etats membres de l’Organisation du Corridor Abidjan-Lagos ont planché sur les rapports d’études sur l’enquête comportementale en matière de Vih/Sida, sur l’état de la route et sur l’impact global du Projet de facilitation du commerce et du transport sur le Corridor Abidjan-Lagos (Pfctal).

A la cérémonie de clôture des travaux, Idrissa Koné, secrétaire exécutif de l’Ocal, s’est réjoui de la validation des rapports de fin de projets et des recommandations faites par les participants pour pérenniser les acquis du projet. En termes d’acquis, il a mentionné la réduction du temps de passage des camions aux frontières, la réduction su séjour des marchandises aux ports, le suivi et la réduction du nombre de barrages sur le Corridor, etc.
A cet égard, les participants ont souhaité que les chefs d’Etat et de gouvernement et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) réfléchissent sur comment confier à l’Ocal un rôle plus important dans le cadre de la Haute Autorité de gestion de l’autoroute Abidjan-Lagos qui sera mise en place.
Soulignant le poids des pays du Corridor dans l’économie ouest-africaine, Idrissa Koné a précisé que la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria regroupent les grands ports, presque la moitié de la population de l’Afrique de l’Ouest. De même, ajoutera-t-il, 75% des activités économiques de la sous-région se passent sur ce corridor. « Pour toutes ces raisons, on doit travailler ensemble pour mieux renforcer l’activité économique et améliorer la libre circulation des personnes et des biens sur le Corridor», a-t-il recommandé?

Actualités 03 oct. 2016


1968 - 2244